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Linguistique

Le neuvième art : transparence et opacité

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Colloque international (Palerme, 9-10 mars 2023), avec pour objectif la réflexion sur la perméabilité de l’art séquentiel, en analysant les contenus et les nuances de sens que le dessin abrite.
L'Université de Palerme, Dipartimento di Scienze Umanistiche, organise, en collaboration avec l'Université Amu Aix-Marseille et l’Association francophone de Sicile, un colloque international qui se tiendra à Palerme les 9 et 10 mars 2023. L’objectif du colloque est celui de concentrer la réflexion sur la perméabilité de l’art séquentiel, en analysant les contenus et les nuances de sens que le dessin abrite en filigrane. Outre la valeur esthétique et l’énorme potentiel que la BD possède dans les formes de transmédialité bien consolidées, nos axes thématiques se centraliseront sur la transparence et l’opacité dont le médium artistique visuel est pourvu. Il est nécessaire de considérer que les images, créées pour représenter quelque chose, possèdent intrinsèquement un degré de transparence et d’opacité : « Un'immagine creata è tanto più trasparente quanto più ci permette di concentrarci sulle figure raffigurate come se fossero reali […]. L'opacità, viceversa, è la resistenza a questa illusione, data dalla natura fittizia dell'opera » (D. Barbieri, 2017: 16). La BD opaque est celle qui expose sa structure au détriment d’une illusion de transparence par rapport au récit. La BD à prétention transparente a été associée à la lecture puisqu’il y a une prééminence de la narration et que la BD opaque s’associe à une BD de vision et plus plastique. Du côté du sens également, il est possible d'établir des processus d'analyse qui migrent de la surface vers la profondeur de l'œuvre. En considérant les trois plans de signification que Thierry Groensteen propose dans son Système de la bande dessinée, on peut également décomposer la perméabilité de la représentation graphique de la bande dessinée. En isolant du contexte le plan du dessin, il est possible de « traduire ou exprimer ce que je vois à l’intérieur du cadre en termes linguistiques ». Le deuxième plan assume la tâche de maintenir ensemble les trois temporalités de la lecture, comme une unité syntaxique autonome, de sorte que le passé de la vignette précédente et le futur de la suivante permettent au lecteur de construire « des relations sémantiques » avec l'action / la vignette à peine lue. Enfin le troisième plan, dans lequel « La séquence se laisse elle-même convertir en un énoncé synthétique qui, transcendant les observations et constructions de niveau inférieur et arrêtant le travail d’inférences, produit un sens global explicite et satisfaisant » (T. Groensteen, 1999 : 130-131). Tout comme les traits du dessin peuvent mettre en pleine lumière le personnage ou une scène, il existe une narration nette, dont la structure porteuse de l’histoire est parfaitement décelable dès le premier regard. Les traits caractéristiques de la fabula se montrent en transparence, devenant les charnières qui soutiennent et meuvent toute transposition artistique possible de l’œuvre graphique. Quelquefois, pour l’efficacité de la fruition, on prête attention seulement à l’apparence : on ne peut pas regarder à travers le dessin, la pipe dessinée est une pipe, il s’agit de symboles qui représentent une réalité. Le pacte avec le lecteur consiste même dans le fait que pendant la lecture d’un roman graphique il faut prêter attention au symbole sans regarder à travers (N. Goodman, 1978). Ce n’est que dans la reconnaissance et dans l’identification de la représentation graphique que le lecteur arrive à comprendre le message de l’œuvre. Dans la BD, la narration et la description coïncident, inhibant une transparence figurative complète, et créant, au contraire, une sorte d'opacité persistante qui empêche l'acte de monstration d'être pleinement transparent et transitif. L’opacité est référentielle ; la BD est une représentation d’événements, les histoires ne sont pas nécessairement vraies, mais vraisemblables. Le concept d’opacité s’étend aussi aux expressions linguistiques : langue littéraire, variations linguistiques, jeux de mots, expressions figées. La transparence permet la parfaite superposition. L’opacité, au contraire, est nécessaire là où le médium accomplit un autre choix créatif, mais cet acte éloignera l’œuvre dérivée de l’œuvre originelle. L’histoire et les dessins peuvent faire filtrer plus ou moins clairement les contenus dérivés. Un modèle culturel ou social est véhiculé par le médium artistique et non pas seulement représenté ou raconté en premier plan. Un arrière-plan où les figures bougent : « Le dessin et l'écriture sont par nature des traces. Même les productions les plus transparentes de la ligne claire font preuve d'une sorte d'incapacité atavique à atteindre une entière transparence. Le dessin n'est jamais un simple moyen de figuration, quelque chose en lui fait réticence, aspérité, opacité ; il s'accroche obstinément à la subjectivité d'un style » (P. Marion, 1991 : 61). Les propositions de communication privilégieront donc les axes suivants : 1. Traduction et adaptation 2. Le 9ème art et la réalité augmentée 3. Littérature et art séquentiel 4. Langues standards et variations 5. Représentation culturelle et de genre 6. Outil didactique 7. Le 9ème art et le cinéma Bibliographie indicative Barbieri, D., (1991): I linguaggi del fumetto, Milano, Bompiani. Barbieri, D., (2009): Breve storia della letteratura a fumetti, Roma, Carocci. Barbieri, D., (2017): Semiotica del fumetto. Roma, Carocci. Cómitre Narváez, I. (2015) : « Traduction et créativité dans la bande dessinée », En route pour le Goncourt de J.-F. Kierzkowski et M. Ephrem Çédille, revista de estudios franceses, 11, 131-154 Dancette, J., Audet, L. & Jay-Rayon, L., (2007) : «Axes et critères de la créativité en traduction». Meta, 52 (1), 108-122. Eisner, W., (2008): Graphic storytelling and visual narrative : principles and practices from the legendary Cartoonist, New York, W.W. Norton & Co. Fresnaut-Deruelle, P., (1972) : La bande dessinée. Paris, Hachette. Gibbons, C. T., Varnum, R. (2001): The Language of Comics: Word and Image. Stati Uniti, University Press of Mississippi. Goodman, N., (1978) : Ways of Worldmaking. Hackett Publishing. Groensteen, T., (1999) : Système de la bande dessinée. Paris, PUF. Groensteen, T., (2007) : La bande dessinée. Mode d’emploi. Liège, Les Impressions Nouvelles. Groensteen, T., (2011) : Bande dessinée et narration. Système de la bande dessinée 2. Paris, PUF. Groensteen, T., (2012): «The current state of French comics theory». Scandinavian Journal of Comic Art, 1 (1), 112-122. Gubern, R., (1975): Il linguaggio dei comics. Milano, Milano Libri. Ippolito, M. (2010) « Translating humour in comics for children: a Donald Duck comic strip and its Italian translations », in Valero-Garcés, C., Dimensions of humor. Explorations in linguistics, literature, cultural studies and translation. Valencia, Publicacions Universitat de Valencia, pp. 407-418. Kaindl, K., (2004): « Multimodality in the translation of humour in comics», in Eija Ventola et al. (eds.), Perspectives on Multimodality, Amsterdam/Philadelphia, John Benjamins, 173–92. Kaindl, K., « Thump, Whizz, Poom: A frame work for the Study of Comics under Translation, Target », in International Journal of Translation Studies, John Benjamins B.V., Amsterdam, 11, n. 2, pp.263-288, 1999. Lacassin, F. (1982, I ed. 1971) : Pour un neuvième art- la bande dessinée, Slatkine, Paris-Genève. Marion, P., (1991) : « Traces graphiques, lecture et vraisemblance », dans l'Image BD - Het strip beeld, Actes du colloque international, Leuven, Open ogen et Centre belge de la bande dessinée. Pauwels, L., Mannay, D., (eds.), (2019) : The SAGE handbook of visual research methods (2nd Edition), London: SAGE Publications. Saffi, S., (2008) : « Chants et cris d’animaux : corpus d’onomatopées et de verbes français et italiens », Arches de Noé [2], in “Revue d’études italiens”, Centre Aixois d’Études Romanes, Université de Provence, n. 12, pp. 173-190. Saffi, S., (2014) : « De l’intérêt d’une étude contrastive des bandes dessinées Topolino et Le journal de Mickey », Studia Universitatis Babeş-Bolyai Philologia, Université de Cluj (Roumanie), LIX, n.3, pp. 7-23. Sclafani, M.-D., (2018): « Le Roman graphique en méthodologie CLIL», Roman graphique en langues romanes, Cahiers d’Études Romanes, nouvelle série, n. 37, Aix-Marseille Université (AMU), pp. 221 – 233. Velez, A. (2017): « Da Plop a Yiuk Yiuk : onomatopee, ideofoni e interiezioni ne Le Journal De Mickey, Picsou e Topolino dagli anni Trenta agli anni Settanta », In Verbis, Roma, Carocci. Yuste Frías, J., (2010) : «Au seuil de la traduction : la paratraduction», in T. Naaijkens (ed.), Event or Incident. Événement ou Incident. On the Role of Translation in the Dy-namics of Cultural Exchange. Du rôle des traductions dans les processus d’échange cultu-rels. Bern, Peter Lang (Genèses de textes-Textgenesen 3), 287-316. Yuste Frías, J., (2011) : «Traduire l’image dans les albums d’Astérix. À la recherche du pouce perdu en Hispanie», in B. Richet (ed.), Le tour du monde d’Astérix, Actes du colloque tenu à la Sorbonne les 30 et 31 octobre 2009, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 255-271. Zanettin, F., (2007): « I fumetti in traduzione. Approcci e prospettive di ricerca », in Intonti, V., Todisco, M., La traduzione. Lo stato dell’arte/ Translation. The State of the Art. Ravenna: Longo. Zanettin, F., (2008): Comics in Translation. Manchester, St. Jerome Publishing. Zanettin, F., (2010): « Humour in translated cartoons and comics », in D. Chiaro (ed.), Translation, Humour and the Media, New York, Bloomsbury Publishing, 34-52. Soumission des propositions d’intervention et informations pratiques Les résumés, de 300 mots au maximum, avec quelques références bibliographiques, accompagnés d’une notice bio-bibliographique de l’intervenant.e, seront envoyés aux adresses suivantes : antonino.velez@unipa.it et mariedenise.sclafani@unipa.it avant le 30 septembre 2022. Les propositions seront évaluées à l’aveugle par des pairs. L’acceptation sera notifiée le 15 novembre 2022. Le colloque aura lieu en présentiel ou en distanciel, à l’Université de Palerme et au IPSSEOA « Pietro Piazza » de Palerme selon les normes sanitaires imposées, ouvert à toutes et à tous, du 9 au 10 mars 2023. Les interventions, dont la durée ne doit pas excéder 20 minutes, se feront en français, anglais, espagnol et italien. Comité scientifique (par ordre alphabétique) : Isabel Cómitre Narvaez (Université de Malaga) Virginie Culoma Sauva (Université Amu Aix-Marseille) Carmela Lettieri (Université Amu Aix-Marseille) Francesco Paolo Alexandre Madonia (Université de Palerme) Vito Pecoraro (IPSSEOA « Pietro Piazza ») Sophie Saffi (Université Amu Aix-Marseille) Marie-Denise Sclafani (Université de Palerme) Catherine Teissier (Université Amu Aix-Marseille) Daniela Tononi (Université de Palerme) Antonino Velez (Université de Palerme) Fabio Zanettin (Université de Pérouse) Comité d’organisation : Antonino Velez, Marie-Denise Sclafani, Francesco Paolo Alexandre Madonia, Daniela Tononi, Vito Pecoraro, Nacira Abrous, Martine Sousse, Sara Cacioppo, Monica Adriana Huerta Organisation administrative : Dipartimento di Scienze Umanistiche – Università degli Studi di Palermo Viale delle Scienze Ed. 12 – 90128 Palermo web: http://www.unipa.it/dipartimenti/scienzeumanistiche Segreteria convegni, sig. Vincenzo Lo Grasso vincenzo.lograsso@unipa.it Tel. +3909123899553. Frais : Frais de participation 100 euros Doctorants 50 euros
Suggéré par: 
Marie-Denise Sclafani
Courriel: 
mariedenise.sclafani@unipa.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
09/03/2023
Date de fin de l'événement: 
10/03/2023
Ville de l'événement: 
Palermo
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 

Premières Rencontres OTALF

Orientations Théoriques et Appliquées dans les études de Linguistique Française synchronique et diachronique

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Premières Rencontres OTALF Orientations Théoriques et Appliquées dans les études de Linguistique Française synchronique et diachronique.
Premières Rencontres OTALF Orientations Théoriques et Appliquées dans les études de Linguistique Française synchronique et diachronique.
Nom du contact: 
Maria Teresa Zanola
Courriel du contact: 
osservatorio.terminologie@unicatt.it
Adresse postale: 
Università Cattolica del Sacro Cuore, Milano
Suggéré par: 
Maria Teresa Zanola
Courriel: 
osservatorio.terminologie@unicatt.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
19/05/2022
Date de fin de l'événement: 
20/05/2022
Ville de l'événement: 
Milano
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
linguistique française, terminologie, lexicologie, terminographie, lexicographie, diachronie, synchronie

Conférence internationale "LinC (Linguaggi della crisi) - Les langages de la crise entre virus et politique : formes du discours et modèles de communication"

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Ce colloque vise à solliciter une réflexion commune valorisant les interférences et les “contaminations” entre des disciplines qui, à partir de leur diversité, offrent un apport essentiel aux “langages de la crise”.
Le colloque international et multidisciplinaire "Les langages de la crise entre virus et politique" se donne pour objectif de réfléchir aux formes de discours, aux langages et aux modèles de communication qui sont apparus lors de la crise pandémique de la Covid-19. Les axes privilégiés par ce colloque sont prioritairement les pandémies dans la narration historico-politique ; l’exercice du pouvoir, les formes du discours et de la décision politique en temps de pandémie ; le rôle des médias ; les formes du langage en temps de coronavirus ; la représentation de l’Autre comme danger potentiel ; les inégalités et les asymétries sociales exacerbées par la pandémie. L’allègement progressif des restrictions de l’autonomie individuelle et de la liberté subjective, l’annonce du plan de relance Next Generation EU et le début de la campagne de vaccination ont engendré des changements essentiels pour les pays de l’UE par rapport aux scénarios qui étaient apparus au début de la crise. Deux ans plus tard, non seulement l’unité et une visée politique partagée, surtout au niveau européen, ont cédé aux aléas d’un contexte d’incertitude (Moirand 2021), d’équilibres précaires et de décisions qui ne font pas l’unanimité, mais l’instabilité internationale est désormais accrue par les retombées de la guerre en Ukraine. Ainsi l’année 2022 a-t-elle débuté par nombre de questions encore irrésolues. Face à une campagne intensive de vaccination, les personnes qui continuent à nier l’existence du virus et l’efficacité du vaccin sont nombreuses. Cela contribue à alimenter des thèses hostiles au système de soins mis en place, à construire et à diffuser des « vérités alternatives » vis-à-vis du discours scientifique, basé sur un « savoir de connaissance » (Charaudeau 2020). La circulation d’informations souvent dévoyées, imprécises, non-vérifiées, a généré une désinformation (Sini, Cetro 2020), voire une contre-information qui ont influencé l’opinion publique au point que l’“infodémie” est devenue l’un des enjeux de la pandémie. L’époque actuelle, dite postmoderne, doit faire face à une multiplicité de canaux d’information parmi lesquels il est difficile d’identifier la vérité, comme le remarque Charaudeau (2020). Il est alors opportun de poser la question du “post”, mais également celle de la responsabilité d’information de la politique et des médias (Moirand 2007). En effet, dans un contexte marqué par des tentations “négationnistes” et conspirationnistes, qui peuvent déboucher sur un révisionnisme historique, et par des contradictions sociales et politiques importantes, des tendances qui se sont manifestées au début de l’urgence sanitaire sont destinées à perdurer, ainsi que des dynamiques anciennes et nouvelles dans les domaines de la politique, de la communication, de l’emploi, de l’éducation et des rapports sociaux. Pendant les périodes les plus critiques de la crise sanitaire, les gouvernements des pays européens se sont au fur et à mesure appuyés sur des « frames » (Wodak 2021) différents pour légitimer les mesures gouvernementales imposées à la population – la religion, le dialogue, la confiance dans les institutions, et même la guerre, par le biais d’un lexique martial (cf. Semino et al. 2021 ; Charteris-Black 2021). Tant les épidémies et les pandémies du passé que la pandémie actuelle révèlent qu’il est de plus en plus difficile de récupérer des valeurs fondées sur l’égalité, la solidarité et l’harmonie sociale. Cela s’observe notamment dans les transformations liées à l’emploi, où des asymétries croissantes ont également une influence sur l’intermédiation des intérêts et sur les relations entre les genres. À ce propos, toutes les avancées sociales qui ont été obtenues dès le début du XXIe siècle sont remises en cause, surtout relativement aux femmes, qui sont menacées par des violences, par la précarité dans l’emploi mais aussi par une gestion complexe de leur vie professionnelle et de leur travail de soin. La crise sanitaire a en outre mis en évidence la vulnérabilité et la fragilité d’une société sophistiquée et complexe qui, pour se maintenir en équilibre, est convaincue de ne pas pouvoir ralentir et encore moins s’arrêter. La distanciation sociale et l’auto-confinement n’ont pu qu’accroître la portée de phénomènes déjà existants, auxquels se sont ajoutées des formes de distance émotionnelle, de perte de relations avec l’Autre – perçu comme une menace –, de limitation dans nos capacités sociales, ainsi que d’empathie des citoyen-ne-s. À un autre niveau, la pandémie a entraîné des changements dans les relations géopolitiques qui se sont manifestés par une tendance à une « renationalisation », à une (ré-)actualisation de l’État-nation (Wodak 2020), ayant pour conséquence la fermeture de certaines frontières et le non respect du traité de Schengen, afin de « garder le virus dehors » (Wodak 2021). On a alors assisté à un renforcement d’orientations promues par des leaders populistes qui ont utilisé la pandémie pour légitimer des politiques de fermeture et d’éloignement (cf. Arienzo et al. 2021), lesquelles, en termes discursifs, peuvent déboucher sur des formes de haine plus ou moins directe (cf. Baider, Constantinou 2019 ; Lorenzi Bailly, Moïse 2021). Au nom de la sécurité publique, le domaine politico-institutionnel et les garanties de l’État de droit des démocraties libérales ont été mis à rude épreuve sur le plan de la gestion de l’urgence sanitaire, qui a parfois même été interprétée comme un “état d’exception”. Une situation qui a mis en lumière des aspects critiques de la relation entre liberté et santé notamment par le biais du contrôle social et numérique, de la “démocratie immunitaire”, en passant par un “gouvernement d’experts” et une domination de la peur, qui semble désormais tracer les contours d’une « fobocrazia » (Di Cesare 2020). Ce qu’on a défini comme une « syndémie » a en fait révélé un rapport, au niveau mondial, entre inégalités socioéconomiques, impact des activités humaines sur l’environnement, appauvrissement de la biosphère et tensions croissantes au sein de tout système politique (cf. Arienzo et al. 2021). Dans un scénario où il semble que la pandémie ait alimenté un « imaginaire dystopique » désormais assumé tant par la culture de masse que par la culture académique (Ceretta 2021), le colloque international Les langages de la crise entre virus et politique : formes du discours et modèles de communication vise à solliciter une réflexion commune valorisant les interférences et les “contaminations” entre des disciplines qui, à partir de leur diversité, offrent un apport essentiel aux “langages de la crise”. À cet effet, les axes privilégiés par ce colloque sont prioritairement 1) les pandémies dans la narration historico-politique : paradigmes culturels, formes de la crise et catégories de la pensée ; 2) l’exercice du pouvoir, les formes du discours et de la décision politique en temps de pandémie ; 3) le rôle des médias, entre la responsabilité d’informer et la dégénération de l’information transmise ; 4) les formes du langage en temps de coronavirus entre néologismes, métaphores, imaginaires sociaux, négationnisme et discours de haine ; 5) la représentation de l’Autre comme danger potentiel : de l’étranger à l’“ennemi” public et politique ; 6) les inégalités et les asymétries sociales exacerbées par la pandémie, notamment le discours de genre et la condition des femmes. Modalités d’adhésion Nous attendons des propositions de communication, en français, en anglais ou en italien, avant le 30 juin 2022, au format word, à l’adresse linc2022@uniba.it. Le fichier devra contenir le nom et le prénom de l’auteur-e ou des auteur-e-s, l’affiliation institutionnelle, une adresse électronique, le titre, le résumé (350 mots, y compris cinq mots-clés et les références bibliographiques citées), l’axe ou les axes d’intérêt. L’objet du courriel sera : LinC2022 – Prénom et nom de l’auteur-e ou des auteur-e-s. Les avis d’acceptation seront communiqués aux auteur-e-s le 15 septembre 2022 au plus tard. Les interventions auront une durée de 20 minutes.
Nom du contact: 
Comitato organizzativo
Courriel du contact: 
linc2022@uniba.it
Suggéré par: 
Alida Maria Silletti
Courriel: 
alida.silletti@uniba.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
01/12/2022
Date de fin de l'événement: 
02/12/2022
Ville de l'événement: 
Bari
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Autre ; apocalypse ; catastrophe ; communication ; complotisme ; confinement ; conflit ; contrôle ; démocratie ; discours ; droits ; dystopie ; ennemi ; état d’exception ; inégalités ; infox ; insécurité ; genre ; haine ; liberté ; langage ; métaphore ; p

Le/les discours de réparation à la haine

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Séminaire en distanciel.
Ce séminaire s'insère dans le sillage des colloques itinérants concernant "Le/Les discours de haine" proposés par le groupe Analyse du discours, Argumentation, Rhétorique du Do.Ri.F. – Université (Centro di Documentazione e Ricerca per la Didattica della Lingua Francese nell’Università Italiana) en collaboration avec le groupe ADARR (Analyse du discours, argumentation, rhétorique) et le réseau DRAINE (Haine et rupture sociale : discours et performativité).
Nom du contact: 
Silvia Modena
Courriel du contact: 
silvia.modena@unimore.it
Suggéré par: 
Silvia Modena
Courriel: 
silvia.modena@unimore.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
06/05/2022
Date de fin de l'événement: 
06/05/2022
Ville de l'événement: 
Modalité en distanciel
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Discours de haine - Réparation

Tralogy III

Human translation and natural language processing: Forging a new consensus?

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Conférence internationale visant à rassembler des spécialistes des différents domaines et disciplines participant des métiers de la traduction d’aujourd’hui et de demain.
Dans le sillage des deux premiers événements Tralogy de 2011 et 2013, cette conférence internationale vise à rassembler des spécialistes des différents domaines et disciplines participant des métiers de la traduction d’aujourd’hui et de demain : universitaires (études de traduction et de TAL), traducteurs professionnels (en particulier à travers la participation de la SFT, la Société française des traducteurs), utilisateurs de la traduction (notamment à travers la DGT, la direction générale de la traduction de la Commission européenne) et enseignants de la traduction (à travers l’AFFUMT, l’Association française des formations universitaires aux métiers de la traduction). La conférence sera co-parrainée par la DGT, sous la forme d’un atelier « Traduire l’Europe » et se déroulera en coordination avec les projets SPECTRANS et PAPTAN (CLILLAC-ARP, Université de Paris Cité). Elle se déroulera en mode hybride, avec possibilité de participer en présence ou à distance pour les personnes inscrites. Programme: https://tralogy3.sciencesconf.org/program Coorganisé par Claire Larsonneur (Paris 8), Nicolas Froeliger (Paris Diderot), Giuseppe Sofo (Ca' Foscari)
Nom du contact: 
Giuseppe Sofo
Courriel du contact: 
giuseppe.sofo@unive.it
Suggéré par: 
Giuseppe Sofo
Courriel: 
giuseppe.sofo@unive.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
07/04/2022
Date de fin de l'événement: 
08/04/2022
Ville de l'événement: 
Parigi
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
traduzione; traduzione e digitale

Posto di dottorato con borsa in linguistica italiana o francese o spagnola o portoghese

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
L’Università di Stoccolma bandisce un posto di dottorato con borsa in linguistica italiana o francese o spagnola o portoghese
Il dipartimento di studi romanzi e classici dell’Università di Stoccolma bandisce un posto di dottorato con borsa in linguistica italiana o francese o spagnola o portoghese. Tra i requisiti è compresa la certificazione della conoscenza della lingua inglese a un livello C1 o superiore secondo il CEFR (https://www.universityadmissions.se/en/entry-requirements/english-language-requirements/). Il bando, che scade il 15 aprile 2022, è disponibile al seguente indirizzo: https://www.su.se/english/about-the-university/work-at-su/available-jobs/phd-student-positions-1.507588
Suggéré par: 
Sara Cigada
Courriel: 
sara.cigada@unicatt.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
23/03/2022
Date de fin de l'événement: 
15/04/2022
Ville de l'événement: 
Università di Stoccolma
Type d'événement: 
Bourses, prix, emplois
Catégorie principale: 

Discours de haine et traduction

Colloque international

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Le colloque International "Discours de haine et traduction" se tiendra en ligne (https://bit.ly/36nhulK) du 10 au 12 mars 2022.
Le panorama contemporain de la communication interculturelle, élément fondateur de l’acte traductif à toutes les époques, est caractérisé par une pratique discursive généralisée de la haine qui considère l’altérité culturelle, d’ethnie, de genre, d’orientation sexuelle, de religion et de groupes sociaux minoritaires non pas dans les termes du dialogue et de l’hospitalité langagière, mais comme une menace, dans le sillage de l’intolérance et de la discrimination. Afin de contribuer à l’élaboration d’un contre-discours qui devient de plus en plus nécessaire, le colloque se propose d’étudier le phénomène du discours de haine du point de vue traductologique, en analysant ses formes et ses pratiques au niveau interlinguistique, au niveau intermédial et au niveau multimodal.
Suggéré par: 
Annafrancesca Naccarato
Courriel: 
annafrancesca.naccarato@unical.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
10/03/2022
Date de fin de l'événement: 
12/03/2022
Ville de l'événement: 
Università della Calabria - Arcavacata di Rende (CS)
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 

Language contact, variation and change across borders: diasporas, mobility, barriers

Call for papers - Rivista "Testi e Linguaggi" (17, 2023)

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Call for papers: "Language contact, variation and change across borders: diasporas, mobility, barriers" (Testi e Linguaggi - 17, 2023). Editors: Michele Bevilacqua, Rita Calabrese, Mikaela Cordisco, Rossella Latorraca
Focusing on the topic of language variation in the context of global movements and language contact, we invite to explore the role of language in spatial and social mobility across geographical and cultural borders, to discuss the role of language in the contemporary world, where spatial and language barriers are becoming increasingly permeable. Although the topic is currently a much debated one, we think that a variationist perspective is particularly suitable to see how new linguistic practices challenge existing norms and categories of belonging. We invite the submission of papers on original and unpublished studies including, but not limited to the following topics: • language contact issues in migration contexts and their impact on language change and on local languages • language, identity, belonging and otherness • language and mobility • translation and translanguaging in migration and diasporic contexts • language variation and change in migration and diasporic contexts • all aspects of language variation and change in new Varieties of languages in migration contexts • synchronic/diachronic analyses/perspectives in the domain of language variation and change and migration. The Call for Papers is open to general linguists as well as linguists specialized in different languages through different channels. Contributions, written in English, should focus on results from completed as well as ongoing research, with an emphasis on current approaches, methods, and perspectives, whether descriptive, theoretical, or corpus-based. Abstracts (300 words) should be submitted to rlatorraca@unisa.it by 31 March 2022. Deadlines for the publication process:  Abstract submission: 31 March 2022  Notification of acceptance: 30 April 2022  Accepted paper submission: 15 September 2022  Accepted contributions will be published in 2023, in Testi e Linguaggi, 17
Nom du contact: 
Michele Bevilacqua
Courriel du contact: 
mibevilacqua@unisa.it
Suggéré par: 
Michele Bevilacqua
Courriel: 
mibevilacqua@unisa.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/03/2022
Date de fin de l'événement: 
31/03/2022
Ville de l'événement: 
Università degli Studi di Salerno
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Language contact, variation, language change

Théories et Réalités en Traduction et Rédaction 7

Theories and Realities in Translation and wRiting 7

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Ce colloque (24-25 novembre 2022 à l'Université d'Udine) se propose d’étudier les liens existant entre les trois activités évoquées dans son intitulé, à savoir traduire, écrire, simplifier.
Théories et Réalités en Traduction et Rédaction 7 Theories and Realities in Translation and wRiting 7 Colloque international Département DILL, Università degli Studi di Udine – en collaboration avec KU Leuven [Anvers], Université de Bretagne Occidentale [Brest], Università Suor Orsola Benincasa [Naples], Bilkent Üniversitesi [Ankara] Traduire, écrire, simplifier Ce colloque se propose d’étudier les liens existant entre les trois activités évoquées dans son intitulé, à savoir traduire, écrire, simplifier. La traduction et la rédaction professionnelle, les deux piliers des colloques T&R, peuvent toutes deux être associées de diverses façons au concept de simplification. Parallèlement, la simplification peut d’une certaine manière servir de passerelle entre elles. Lors du colloque, le thème de la simplification pourra donc être exploré en relation avec la traduction, l'écriture ou toutes les deux à la fois, aussi bien pour confirmer sa pertinence que pour la remettre en cause. Selon les contextes et les domaines d'application, la simplification peut être vue comme un mal à éviter, comme un objectif à atteindre ou simplement comme une tendance à prendre en compte. Ce colloque – ainsi que la publication qui suivra – se propose d’approfondir tous ces points de vue, en traductologie et en rédactologie. Voici quelques pistes de réflexion, qui ne sont en aucun cas exhaustives. Traduire-simplifier La simplification revient, de manière plus ou moins sous-jacente, dans de nombreuses réflexions sur la traduction. De nombreux « universaux de traduction » par exemple, sont liés à des tendances simplificatrices : standardisation, normalisation de la variation linguistique, explicitation, utilisation de formes conventionnelles. Les réflexions de nombreux théoriciens prescripteurs, comme Berman (1991) ou Venuti (1995), semblent critiquer des « déformations » (rationalisation, clarification, expansion…) qui vont dans le même sens. Une vision plus positive de la simplification se dégage de la réflexion sur la traduction pragmatique : diverses théories fonctionnalistes (par exemple Reiss et Vermeer 1984, ou Holz-Mänttäri 1984) se consacrent spécifiquement à la réception du texte traduit, comme c’est le cas de l'application à la traduction de la théorie de la pertinence de Sperber et Wilson par Gutt (2000, 2013). Un autre domaine de réflexion peut être lié à la traduction automatique ou à la traduction assistée par ordinateur – il suffit de penser, dans le premier cas, au risque de la fluent inadequacy (Bernardini et Garcea 2020) ou, dans le second cas, à l'aplatissement provoqué par les mémoires de traduction, qui permettent certes d'uniformiser les choix de traduction dans un large éventail de textes mais empêchent en même temps le traducteur ou la traductrice d'innover, même là où cela serait souhaitable. Écrire-simplifier Dans le domaine de la rédaction professionnelle, l'idée de simplification, conçue comme la suppression des barrières linguistiques à la compréhension, semble de plus en plus centrale. En effet, des recherches récentes dans le domaine de la rédactologie ont montré que la réécriture simplificatrice bienveillante impose certaines stratégies qui investissent la dimension du contenu, en insérant et en supprimant des informations considérées comme plus ou moins pertinentes pour le lecteur (Clerc et al. 2006 ; Clerc 2019) et en explicitant le macro-acte communicatif (Vervier 2014 ; Vecchiato 2021). En d'autres termes, les stratégies de simplification-divulgation ont moins à voir avec la technique de la paraphrase et beaucoup plus avec les techniques du résumé et de l'explicitation (Gerolimich et Vecchiato 2018 ; Vecchiato 2021). Il est également possible d’inclure dans cette section les réécritures conçues en fonction de différents groupes cibles – par exemple, les personnes ayant des difficultés cognitives et/ou ayant des problèmes de lecture et de compréhension, qui ont besoin d'un « langage facile à lire », une leichte Sprache (Bock 2019 ; Crestani 2020). D’une façon générale, la « prise en compte du lecteur » semble être une qualité indispensable pour un bon rédacteur (Schriver 1997 ; Cho & Choi 2018). Écrire-traduire-simplifier Il y a au moins un domaine dans lequel nos trois verbes peuvent être explorés ensemble : celui de la vulgarisation scientifique. Dans un monde de plus en plus complexe et hyperspécialisé, une grande partie de l'activité de (ré)écriture devra être consacrée à des formes de simplification capables de rendre certaines informations plus accessibles au citoyen. On sait aussi que l'activité de divulgation a souvent été considérée comme une forme de traduction (intra ou interlinguale selon les cas). Dans ce contexte, un apport fondamental est constitué par la terminologie et en particulier par la socioterminologie, qui vise à examiner les différentes formes d'« ergonomie linguistique » (Gaudin 2003 ; 2021). Le « modèle traductif » de la divulgation scientifique pourra être soutenu ou remis en question. Selon les contextes et les domaines d'application, la simplification peut être vue comme un mal à éviter, comme un objectif à atteindre ou simplement comme une tendance à prendre en compte. Ce colloque – ainsi que la publication qui suivra – se propose d’approfondir tous ces points de vue, en traductologie et en rédactologie. Informations pratiques Le colloque se tiendra les 24 et 25 novembre 2022 auprès du département DILL de l'Université d'Udine. Les communications dureront 20 minutes. Les propositions de communication (300 mots maximum hors bibliographie, en français, allemand, anglais ou italien) et une courte biographie doivent être envoyées à simple@uniud.it avant le 28 février 2022. Les notifications d'acceptation seront envoyées avant le 30 avril 2022. Inscription : 50 euros (25 euros doctorants et jeunes chercheurs) Organisation : Sonia Gerolimich, Iris Jammernegg, Fabio Regattin, Deborah Saidero, Sara Vecchiato. Les colloques T&R précédents ont eu lieu à Brest en 2011 (T&R1 – Le bon sens en traduction et rédaction (technique) / Common sense in translation and (technical) writing), à Anvers en 2012 (T&R2 – Le bien faire, faire le bien : éthique et déontologie en traduction et rédaction / Doing the right thing: ethics and deontology in translation and writing), de nouveau à Brest en 2014 (T&R3 – Traduire, écrire la science aujourd’hui / Translating, writing science today), à Naples en 2016 (T&R4 – Creativity in Translation/ Interpretation and Interpreter/ Translator Training / Créativité en traduction/interprétation et dans la formation des interprètes/traducteurs), à Anvers en 2018 (T&R5 – Traduire, écrire le voyage / Writing, translating travel) et à Istanbul, en distanciel, en 2021 (T&R6 – Traduction/ Rédaction comme mosaïque…? / Translation/ Writing as mosaic…?). Membres du comité scientifique T&R : Emine Bogenç Demirel (Bilkent Üniversitesi, Turquie), Emilia Di Martino (Università degli Studi Suor Orsola Benincasa, Italie), Jean-Yves Le Disez (Université de Bretagne Occidentale), Winibert Segers (KU Leuven, Belgique) et Fabio Regattin (Università degli Studi di Udine, Italie). Bibliographie sélective - Berman, A. (1991) La Traduction et la lettre, ou l’auberge du lointain, Paris: Seuil. - Bernardini, S. & Garcea, F. (2020) ‘Come funziona, e quanto ci serve, la traduzione automatica’, Linguisticamente.org, 26 agosto 2020, https://www.linguisticamente.org/come-funziona-e-quanto-ci-serve-la-traduzione-automatica/. - Bock B. (2019) Leichte Sprache – Kein “Regelwerk”. Sprachwissenschaftliche Ergebnisse und Praxisempfehlungen aus dem LeiSA-Projekt, Berlin: Frank & Timme. - Cho, Y., Choi, I. (2018) ‘Writing from sources: Does audience matter?’, Assessing Writing 37, 25-38. - Clerc, I. (2019) ‘Quelles règles d’écriture se donner pour communiquer avec l’ensemble des citoyens du Québec?’, Éla. Études de linguistique appliquée 195, 295–314. - Clerc, I., Kavanagh, É., Université Laval, & Groupe Rédiger (2006) De la lettre à la page Web: savoir communiquer avec le grand public, Québec: Publications du Québec. - Crestani, V. (2020) ‘Mediare in “Leichte Sprache” in tedesco e in italiano’, Italiano LinguaDue 12(1), 586-602. - Delavigne, V. (2012) ‘Peut-on “traduire” les mots des experts ? Un dictionnaire pour les patients atteints de cancer’, in Heinz, M. (ed.) Dictionnaires et Traduction, Frank & Timme GmbH, 233–266. - Delavigne, V. (2019) ‘Littératies en santé et forums de patients : des formes d’ergonomie discursive’, Éla. Études de linguistique appliquée 195, 363–381. - Gaudin F. (2003) Socioterminologie, une approche sociolinguistique de la terminologie, Bruxelles : de Boeck. Duculot. - Gaudin F. (2021) ‘Definitions in dictionaries with a popularization aim: Observations and remarks’, La linguistique 57(1), 93-110 - Gerolimich, S. & Vecchiato, S. (2018) ‘«C’est illisible ? Simplifiez-le ! ». Évaluer la compréhension d’un texte à partir de la reformulation par des apprenants de FLE’, Repères DoRiF, 16. - Gutt, E.A. (2000) Translation and Relevance. Cognition and Context, London-NewYork: Routledge. - Gutt, E.A. (2013) ‘Le « bon sens », la théorie de la pertinence et la communication (technique) interlinguistique’, in Le Disez, J.-Y., Segers, W. (dir.), Le bon sens en traduction, Rennes: PUR. - Holz-Mänttäri, J. (1984) Translatorisches Handeln: Theorie und Methode, Helsinki: Suomalainen Tiedeakatemia. - Reiss, K. & Vermeer, H.J. (1984) Grundlegung einer allgemeinen Translationstheorie, Tübingen: Niemeyer, (traduz. inglese 2013, Towards a General Theory of Translational Action: Skopos Theory Explained, London: Routledge). - Schriver, K.A. (1997) Dynamics in Document Design: Creating Texts for Readers, New York: Wiley. - Vecchiato, S. (2021) ‘Riassumere, parafrasare, esplicitare: per una modellizzazione della semplificazione testuale’, in Fusco, F., Marcato, C., and Oniga, R. (eds), Studi sul Plurilinguismo. Tematiche, problemi, prospettive, Udine: Forum. - Venuti, L. (1995) The Translator’s Invisibility, London-New York: Routledge. - Vervier, A. (2014) Courrier administratif: un «avant/après» exemplaire, Rédaction claire, http://www.redaction-claire.com/2014/05/23/augmentez-l-impact-de-vos-courriers-exemple-d-avant-après/
Nom du contact: 
Fabio Regattin
Courriel du contact: 
simple@uniud.it
Adresse postale: 
Università degli studi di Udine
Suggéré par: 
Sonia Gerolimich
Courriel: 
sonia.gerolimich@uniud.it
fabio.regattin@uniud.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
28/02/2022
24/11/2022
Date de fin de l'événement: 
25/11/2022
Ville de l'événement: 
Udine
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
traduction, rédaction professionnelle, simplification, rédactologie, réécriture, vulgarisation scientifique

Français parlé : données, représentations, questionnements théoriques

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Les axes du colloque portent sur la constitution des corpus, les représentations de l'oral et les questionnements théoriques posés par l'intégration des données orales dans la description grammaticale.
"Français parlé : données, représentations, questionnements théoriques". Turin, 16-17 juin 2022. Colloque international organisé par les Universités de Turin et Sorbonne Université, avec la participation du Do.Ri.F.-Università (Centro di documentazione e di Ricerca per la Didattica della Lingua Francese nell’Università Italiana) et de la CRL (Cellule de Recherche en Linguistique) Après une époque pionnière, où l’étude de l’oral était confrontée à un déni de légitimité et à l’absence de cadres de référence précis et d’outils d’analyse – technologiques et conceptuels – adaptés, force est de constater que, malgré tout, le français parlé demeure encore assez peu représenté dans les ouvrages grammaticaux de référence. À l’heure où la Grande Grammaire du Français voit enfin le jour, il est donc légitime de revenir sur les représentations de l’oral, sur sa place et son rôle dans la théorie linguistique et dans la description du système unitaire de la langue française. En effet, si l’adoption d’une démarche empirique à partir de l’usage réel ne soulève pas d’objection pour les langues sans tradition grammaticale, pour lesquelles la norme, établie par les linguistes de terrain, correspond au fonctionnement « spontané » du système, il en est tout autrement pour des langues à la longue tradition grammaticale, comme le français. Pour ces langues, l’établissement de la description grammaticale est perpétuellement pris entre l’enclume et le marteau d’une double normativité : la norme interne au système lui-même et la norme externe, comme résultante de la stratification historique d’exigences émanant d’instances hétérogènes, institutionnelles, éducatives, esthétiques et sociétales. Les vœux pour une grammaire basée sur l’usage écrit et oral, sur le modèle de ce qu’ont fait Biber et ses collaborateurs pour l’anglais en 1999 (cf. Bybee 2006) butent donc tout à la fois contre trois obstacles majeurs, en plus du problème de légitimité dont il a déjà été question. Premièrement, les problèmes économiques et techniques liés à la constitution et à l’exploitation de grands corpus de référence, par rapport auxquels plusieurs projets essaient de donner une réponse ces dernières années (nous ne citerons ici, à titre d’exemple, que le projet Orféo, centralisant plusieurs corpus écrits et oraux, mais dont la taille est encore loin d’être comparable à celle des corpus anglophones BNC ou COCA). Deuxièmement, les problèmes épistémologiques liés à la possibilité d’appliquer le même cadre conceptuel et terminologique utilisé par les ouvrages courants ou de le remettre à plat suite à l’intégration des données orales. Le renouvellement du cadre d’analyse pose corollairement le problème de la création d’une terminologie « neutre ». En effet, l’abandon d’une terminologie héritée de la tradition, peu adaptée à la description de l’écrit lui-même, entraînerait néanmoins des problèmes de lisibilité pour un public non expert (comme cela s’est produit avec l’opus de Damourette et Pichon, qui intégrait déjà un très grand nombre de données orales), ainsi que des conflits entre approches linguistiques en concurrence. Troisièmement, le problème statistique de la représentativité des données orales et des conséquences sur la description qui en résulte. En effet, la fréquence de certaines structures est liée aux genres de parole de l’oral et aux dimensions de la variation linguistique. La dichotomie saussurienne langue/parole est présente ici de façon cruciale et pose la question de savoir si une telle description pourrait encore prétendre au statut de grammaire de la langue ou ne devrait pas plutôt être qualifiée de grammaire de la parole. Sans exclure d’autres propositions concernant les multiples dimensions d’analyse de l’oral, les axes privilégiés par ce colloque visent donc prioritairement : 1) la représentation de l'oral : • Dans la transcription, qui effectue une sorte de pré-analyse implicite et qui conditionne la perception de phénomènes étudiés • Dans les œuvres de fiction (œuvres littéraires, théâtre, cinéma, etc.) • Dans le discours métalinguistique des non-experts (la « folk-linguistique »), en termes de connotations associées à la langue orale par ses utilisateurs Si la possibilité même d’une analyse de l’oral passe par sa transcription, c’est-à-dire sa représentation écrite, il est certain que les choix relatifs à la manière de transcrire et de représenter cet oral ont des conséquences sur les observables, dans la mesure où la transcription constitue déjà, par elle-même, une forme d’analyse, qui retient certains éléments et en laisse de côté d’autres. L’adoption de normes de transcription particulières rend souvent les corpus difficilement exploitables et la constitution de grands corpus informatisés rend le problème encore plus évident : difficultés liées à la normalisation orthographique, à la lemmatisation, à la multitranscription, à l’annotation morpho-syntaxique, prosodique et des modalités de phrase. Des représentations pluridimensionnelles combinant la transcription alphabétique et la disposition spatiale des segments transcrits permettent par exemple de faire ressortir certaines composantes propres à l’élaboration de l’oral : mise en grilles pour le croisement des axes syntagmatique et paradigmatique (Blanche-Benveniste et al. 1979) ; grilles prosodiques et mimogestuelles (par exemple Morel & Danon-Boileau, 2001, Bouvet & Morel, 2002) pour la multimodalité. Dans quelle mesure la transcription participe-t-elle de la construction de l’objet d’analyse ? Quelles sont les conséquences de ces choix de représentation et comment ces problèmes sont-ils gérés à l’heure actuelle ? Quelles solutions pour la normalisation et l’automatisation de ces tâches ? Parallèlement, la représentation de l’oral se fait aussi de manière plus ou moins fantasmée, à travers la représentation fictionnelle du théâtre, du cinéma, de la chanson et de la littérature, qui oscille entre la mimésis et la re-création plus ou moins déformante, avec des phénomènes bien connus de stéréotypisation à partir d’un nombre réduit d’éléments dont la fréquence est artificiellement exagérée et dont le degré de représentativité est discutable. Quels sont les éléments récurrents de cette stylisation, contribuant à l’émergence d’un stéréotype du français parlé ? Un troisième palier de représentation de l’oral concerne plutôt l’imaginaire linguistique et, plus largement, la « folk linguistique ». Il s’agit, dans ce cas, des connotations associées à la langue parlée, oscillant entre valeurs positives et négatives. D’une part, les valeurs positives de la spontanéité, de la fraîcheur voire de la langue verte, ou encore de l’éloquence qui, après une longue période où elle avait été ignorée, voire décriée, est aujourd’hui remise à l’honneur à la faveur des formations d’infocom et de concours d’éloquence plus ou moins médiatisés. D’autre part, les valeurs négatives pointant le caractère approximatif, voire fautif, attribué à la langue parlée en tant que telle, qu’on qualifie très souvent en lui associant les catégories sociolinguistiques (diaphasiques et diastratiques) des productions basilectales (langue familière, populaire, vulgaire…). Quel genre de productions orales étudie-t-on ? Quelle image du français parlé se dégage-t-il de ces études ? 2) Les conséquences, sur la description grammaticale courante, de l'intégration des données orales à l'ensemble des observables et l’extension du domaine de la syntaxe au-delà des rections de catégories Les catégories d’analyse traditionnelles, telles que les parties du discours, ainsi qu’une tradition de description grammaticale centrée sur la parole écrite, sont de plus en plus souvent interrogées et mises à l’épreuve par l’analyse de l’oral, qui manifeste le caractère partiel de ces analyses, au niveau morphologique et syntaxique. Si la morphologie bénéficie en effet depuis longtemps des études sur les langues non écrites, la syntaxe, quant à elle, doit se confronter, d’une part, aux phénomènes marginaux, exclus de la description et, d’autre part, aux frontières du domaine de la rection de catégories. L’empan traditionnel de la phrase, notion reposant sur des routines communicatives basées sur la ponctuation et la typographie, est en effet remis en cause dès qu’on abandonne le médium écrit. Les notions de construction verbale (syntaxique), d’énoncé (pragmatique) et de structure thème-rhème (informationnelle), souvent utilisées dans les descriptions de l’oral, sont partiellement incommensurables par rapport aux notions de phrase et de discours et remettent en question le bien-fondé de la séparation entre domaine syntaxique et domaine sémantico-pragmatique. Les questions de cohésion et de cohérence, à la faveur de phénomènes tels que la deixis, la dislocation ou la corrélation, ainsi que les questions d’incidence (adverbes de phrase et d’énoncé, par exemple, et, plus généralement, le statut des constituants non régis), interrogent profondément la frontière entre ce qui relève de la syntaxe rectionnelle et ce qui n’en relève pas. Les propositions et les recherches autour de la notion de macrosyntaxe montrent bien l’exigence d’intégrer certains phénomènes abondamment attestés en français parlé et traditionnellement rejetés hors du champ de la connexité syntaxique, dans la grammaire plutôt que dans la rhétorique, voire de remettre en cause le cloisonnement absolu entre langue et discours. Quels phénomènes de l’oral sont encore peu ou mal décrits ? Quels phénomènes pourraient recevoir un éclairage nouveau grâce à l’apport des données orales ? Où en est-on des recherches sur la macrosyntaxe et, plus largement, sur les frontières de la syntaxe ? Calendrier de soumission 20 janvier : diffusion de l’appel à communication 15 mars : date limite pour l’envoi des propositions de communication 31 mars : notification aux auteurs de la décision du comité scientifique 16-17 juin : colloque Les propositions de communication (une page maximum, sans compter la bibliographie éventuelle) devront être anonymes et soumises à l’adresse suivante : francparle2022@gmail.com Les auteurs seront avertis au plus tard le 31 mars 2022 de la sélection opérée par le comité scientifique. Une publication d’articles sélectionnés est prévue. Déroulement du colloque : Turin, 16-17 juin 2022 Ce colloque bénéficie du soutien du département LLC (Lingue e Letterature straniere e Culture moderne) de l’Université de Turin. Il constitue le premier volet du projet de recherche « Français parlé : descriptions, didactiques, traductions » Comité d’organisation : Ruggero Druetta (Université de Turin), Maria Margherita Mattioda (Université de Turin), Patricia Kottelat (Université de Turin), Carole Conti (Université de Turin), Claire Martinot (Sorbonne Université), Sonia Gerolimich (Université de Udine), Isabelle Stabarin (Université de Trieste), Giulia D’Andrea (Université de Turin) Comité Scientifique : en cours de constitution Références bibliographiques citées dans le texte de l’appel ABEILLÉ, Anne, GODARD, Danielle, 2021, La grande grammaire du français, Paris, Actes Sud – Imprimerie Nationale Éditions BIBER, Douglas, Stig JOHANSSON, Geoffrey LEECH, Susan CONRAD & Edward FINEGAN, 1999, Longman Grammar of Spoken and Written English. Harlow: Pearson Education Limited BLANCHE-BENVENISTE Claire et al., 1979. « Des grilles pour le français parlé », Recherches sur le français parlé, 2, pp. 163-206. BOUVET, Danielle, MOREL, Mary-Annick, 2002, Le ballet et la musique de la parole, Paris-Gap, Ophrys. BYBEE Joan, 2006, “From usage to grammar: the mind’s response to repetition”, Language, 82(4), 711–733. http://www.jstor.org/stable/4490266 DAMOURETTE, Jacques, PICHON, Edouard, 1930-1950, Des mots à la pensée. Essai de Grammaire de la Langue Française, Paris, Editions d'Artrey. MOREL, M.-A. & L. DANON-BOILEAU, 1998, Grammaire de l’intonation. L’exemple du français oral, Paris : Ophrys. Corpus, Banques de données et plateformes BNC: The British National Corpus, version 2 (BNC World). 2001. Distributed by Oxford University Computing Services on behalf of the BNC Consortium. URL: http://www.natcorp.ox.ac.uk/ CFPP2000 : Corpus de français parlé parisien des années 2000. http://cfpp2000.univ-paris3.fr/ CFPB : Corpus de Français Parlé à Bruxelles. http://cfpp2000.univ-paris3.fr/cfpb.html CFPQ : Corpus de français parlé au Québec. https://applis.flsh.usherbrooke.ca/cfpq/ CLAPI Corpus de LAngue Parlée en Interaction. http://clapi.ish-lyon.cnrs.fr/ COCA: Corpus of Contemporary American English: https://www.english-corpora.org/coca/ Cocoon : COllections de COrpus Oraux Numériques. https://cocoon.huma-num.fr/exist/crdo C-PROM : Corpus libre de parole multigenre. https://sites.google.com/site/corpusprom/ Elicop : Étude linguistique de la communication parlée. https://limo.libis.be/primo-explore/fulldisplay?docid=LIRIAS1797250&context=L&vid=Lirias&search_scope=Lirias&tab=default_tab&lang=en_US&fromSitemap=1 ESLO: Enquêtes sociolinguistiques à Orléans. http://eslo.huma-num.fr/index.php FONC : French Oral Narrative Corpus. http://frenchoralnarrative.qub.ac.uk MPF (Multicultural Paris French) https://www.ortolang.fr/market/corpora/mpf OFROM : Corpus oral de français de Suisse Romande. http://www11.unine.ch Orfeo : https://repository.ortolang.fr/api/content/cefc-orfeo/11/documentation/site-orfeo/index.html ORTOLANG: Outils et Ressources pour un Traitement Optimisé de la LANGue. https://www.ortolang.fr/ TCOF : Traitement de corpus oraux en français. http://cnrtl.fr/corpus/tcof/
Nom du contact: 
Ruggero DRUETTA
Courriel du contact: 
ruggero.druetta@unito.it
Suggéré par: 
Ruggero DRUETTA
Courriel: 
ruggero.druetta@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
16/06/2022
Date de fin de l'événement: 
17/06/2022
Ville de l'événement: 
Torino
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
syntaxe, morphologie, français parlé, oralité, corpus, description

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