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Morphosyntaxe

Français parlé : données, représentations, questionnements théoriques

Résumé de l'annonce: 
Les axes du colloque portent sur la constitution des corpus, les représentations de l'oral et les questionnements théoriques posés par l'intégration des données orales dans la description grammaticale.
"Français parlé : données, représentations, questionnements théoriques". Turin, 16-17 juin 2022. Colloque international organisé par les Universités de Turin et Sorbonne Université, avec la participation du Do.Ri.F.-Università (Centro di documentazione e di Ricerca per la Didattica della Lingua Francese nell’Università Italiana) et de la CRL (Cellule de Recherche en Linguistique) Après une époque pionnière, où l’étude de l’oral était confrontée à un déni de légitimité et à l’absence de cadres de référence précis et d’outils d’analyse – technologiques et conceptuels – adaptés, force est de constater que, malgré tout, le français parlé demeure encore assez peu représenté dans les ouvrages grammaticaux de référence. À l’heure où la Grande Grammaire du Français voit enfin le jour, il est donc légitime de revenir sur les représentations de l’oral, sur sa place et son rôle dans la théorie linguistique et dans la description du système unitaire de la langue française. En effet, si l’adoption d’une démarche empirique à partir de l’usage réel ne soulève pas d’objection pour les langues sans tradition grammaticale, pour lesquelles la norme, établie par les linguistes de terrain, correspond au fonctionnement « spontané » du système, il en est tout autrement pour des langues à la longue tradition grammaticale, comme le français. Pour ces langues, l’établissement de la description grammaticale est perpétuellement pris entre l’enclume et le marteau d’une double normativité : la norme interne au système lui-même et la norme externe, comme résultante de la stratification historique d’exigences émanant d’instances hétérogènes, institutionnelles, éducatives, esthétiques et sociétales. Les vœux pour une grammaire basée sur l’usage écrit et oral, sur le modèle de ce qu’ont fait Biber et ses collaborateurs pour l’anglais en 1999 (cf. Bybee 2006) butent donc tout à la fois contre trois obstacles majeurs, en plus du problème de légitimité dont il a déjà été question. Premièrement, les problèmes économiques et techniques liés à la constitution et à l’exploitation de grands corpus de référence, par rapport auxquels plusieurs projets essaient de donner une réponse ces dernières années (nous ne citerons ici, à titre d’exemple, que le projet Orféo, centralisant plusieurs corpus écrits et oraux, mais dont la taille est encore loin d’être comparable à celle des corpus anglophones BNC ou COCA). Deuxièmement, les problèmes épistémologiques liés à la possibilité d’appliquer le même cadre conceptuel et terminologique utilisé par les ouvrages courants ou de le remettre à plat suite à l’intégration des données orales. Le renouvellement du cadre d’analyse pose corollairement le problème de la création d’une terminologie « neutre ». En effet, l’abandon d’une terminologie héritée de la tradition, peu adaptée à la description de l’écrit lui-même, entraînerait néanmoins des problèmes de lisibilité pour un public non expert (comme cela s’est produit avec l’opus de Damourette et Pichon, qui intégrait déjà un très grand nombre de données orales), ainsi que des conflits entre approches linguistiques en concurrence. Troisièmement, le problème statistique de la représentativité des données orales et des conséquences sur la description qui en résulte. En effet, la fréquence de certaines structures est liée aux genres de parole de l’oral et aux dimensions de la variation linguistique. La dichotomie saussurienne langue/parole est présente ici de façon cruciale et pose la question de savoir si une telle description pourrait encore prétendre au statut de grammaire de la langue ou ne devrait pas plutôt être qualifiée de grammaire de la parole. Sans exclure d’autres propositions concernant les multiples dimensions d’analyse de l’oral, les axes privilégiés par ce colloque visent donc prioritairement : 1) la représentation de l'oral : • Dans la transcription, qui effectue une sorte de pré-analyse implicite et qui conditionne la perception de phénomènes étudiés • Dans les œuvres de fiction (œuvres littéraires, théâtre, cinéma, etc.) • Dans le discours métalinguistique des non-experts (la « folk-linguistique »), en termes de connotations associées à la langue orale par ses utilisateurs Si la possibilité même d’une analyse de l’oral passe par sa transcription, c’est-à-dire sa représentation écrite, il est certain que les choix relatifs à la manière de transcrire et de représenter cet oral ont des conséquences sur les observables, dans la mesure où la transcription constitue déjà, par elle-même, une forme d’analyse, qui retient certains éléments et en laisse de côté d’autres. L’adoption de normes de transcription particulières rend souvent les corpus difficilement exploitables et la constitution de grands corpus informatisés rend le problème encore plus évident : difficultés liées à la normalisation orthographique, à la lemmatisation, à la multitranscription, à l’annotation morpho-syntaxique, prosodique et des modalités de phrase. Des représentations pluridimensionnelles combinant la transcription alphabétique et la disposition spatiale des segments transcrits permettent par exemple de faire ressortir certaines composantes propres à l’élaboration de l’oral : mise en grilles pour le croisement des axes syntagmatique et paradigmatique (Blanche-Benveniste et al. 1979) ; grilles prosodiques et mimogestuelles (par exemple Morel & Danon-Boileau, 2001, Bouvet & Morel, 2002) pour la multimodalité. Dans quelle mesure la transcription participe-t-elle de la construction de l’objet d’analyse ? Quelles sont les conséquences de ces choix de représentation et comment ces problèmes sont-ils gérés à l’heure actuelle ? Quelles solutions pour la normalisation et l’automatisation de ces tâches ? Parallèlement, la représentation de l’oral se fait aussi de manière plus ou moins fantasmée, à travers la représentation fictionnelle du théâtre, du cinéma, de la chanson et de la littérature, qui oscille entre la mimésis et la re-création plus ou moins déformante, avec des phénomènes bien connus de stéréotypisation à partir d’un nombre réduit d’éléments dont la fréquence est artificiellement exagérée et dont le degré de représentativité est discutable. Quels sont les éléments récurrents de cette stylisation, contribuant à l’émergence d’un stéréotype du français parlé ? Un troisième palier de représentation de l’oral concerne plutôt l’imaginaire linguistique et, plus largement, la « folk linguistique ». Il s’agit, dans ce cas, des connotations associées à la langue parlée, oscillant entre valeurs positives et négatives. D’une part, les valeurs positives de la spontanéité, de la fraîcheur voire de la langue verte, ou encore de l’éloquence qui, après une longue période où elle avait été ignorée, voire décriée, est aujourd’hui remise à l’honneur à la faveur des formations d’infocom et de concours d’éloquence plus ou moins médiatisés. D’autre part, les valeurs négatives pointant le caractère approximatif, voire fautif, attribué à la langue parlée en tant que telle, qu’on qualifie très souvent en lui associant les catégories sociolinguistiques (diaphasiques et diastratiques) des productions basilectales (langue familière, populaire, vulgaire…). Quel genre de productions orales étudie-t-on ? Quelle image du français parlé se dégage-t-il de ces études ? 2) Les conséquences, sur la description grammaticale courante, de l'intégration des données orales à l'ensemble des observables et l’extension du domaine de la syntaxe au-delà des rections de catégories Les catégories d’analyse traditionnelles, telles que les parties du discours, ainsi qu’une tradition de description grammaticale centrée sur la parole écrite, sont de plus en plus souvent interrogées et mises à l’épreuve par l’analyse de l’oral, qui manifeste le caractère partiel de ces analyses, au niveau morphologique et syntaxique. Si la morphologie bénéficie en effet depuis longtemps des études sur les langues non écrites, la syntaxe, quant à elle, doit se confronter, d’une part, aux phénomènes marginaux, exclus de la description et, d’autre part, aux frontières du domaine de la rection de catégories. L’empan traditionnel de la phrase, notion reposant sur des routines communicatives basées sur la ponctuation et la typographie, est en effet remis en cause dès qu’on abandonne le médium écrit. Les notions de construction verbale (syntaxique), d’énoncé (pragmatique) et de structure thème-rhème (informationnelle), souvent utilisées dans les descriptions de l’oral, sont partiellement incommensurables par rapport aux notions de phrase et de discours et remettent en question le bien-fondé de la séparation entre domaine syntaxique et domaine sémantico-pragmatique. Les questions de cohésion et de cohérence, à la faveur de phénomènes tels que la deixis, la dislocation ou la corrélation, ainsi que les questions d’incidence (adverbes de phrase et d’énoncé, par exemple, et, plus généralement, le statut des constituants non régis), interrogent profondément la frontière entre ce qui relève de la syntaxe rectionnelle et ce qui n’en relève pas. Les propositions et les recherches autour de la notion de macrosyntaxe montrent bien l’exigence d’intégrer certains phénomènes abondamment attestés en français parlé et traditionnellement rejetés hors du champ de la connexité syntaxique, dans la grammaire plutôt que dans la rhétorique, voire de remettre en cause le cloisonnement absolu entre langue et discours. Quels phénomènes de l’oral sont encore peu ou mal décrits ? Quels phénomènes pourraient recevoir un éclairage nouveau grâce à l’apport des données orales ? Où en est-on des recherches sur la macrosyntaxe et, plus largement, sur les frontières de la syntaxe ? Calendrier de soumission 20 janvier : diffusion de l’appel à communication 15 mars : date limite pour l’envoi des propositions de communication 31 mars : notification aux auteurs de la décision du comité scientifique 16-17 juin : colloque Les propositions de communication (une page maximum, sans compter la bibliographie éventuelle) devront être anonymes et soumises à l’adresse suivante : francparle2022@gmail.com Les auteurs seront avertis au plus tard le 31 mars 2022 de la sélection opérée par le comité scientifique. Une publication d’articles sélectionnés est prévue. Déroulement du colloque : Turin, 16-17 juin 2022 Ce colloque bénéficie du soutien du département LLC (Lingue e Letterature straniere e Culture moderne) de l’Université de Turin. Il constitue le premier volet du projet de recherche « Français parlé : descriptions, didactiques, traductions » Comité d’organisation : Ruggero Druetta (Université de Turin), Maria Margherita Mattioda (Université de Turin), Patricia Kottelat (Université de Turin), Carole Conti (Université de Turin), Claire Martinot (Sorbonne Université), Sonia Gerolimich (Université de Udine), Isabelle Stabarin (Université de Trieste), Giulia D’Andrea (Université de Turin) Comité Scientifique : en cours de constitution Références bibliographiques citées dans le texte de l’appel ABEILLÉ, Anne, GODARD, Danielle, 2021, La grande grammaire du français, Paris, Actes Sud – Imprimerie Nationale Éditions BIBER, Douglas, Stig JOHANSSON, Geoffrey LEECH, Susan CONRAD & Edward FINEGAN, 1999, Longman Grammar of Spoken and Written English. Harlow: Pearson Education Limited BLANCHE-BENVENISTE Claire et al., 1979. « Des grilles pour le français parlé », Recherches sur le français parlé, 2, pp. 163-206. BOUVET, Danielle, MOREL, Mary-Annick, 2002, Le ballet et la musique de la parole, Paris-Gap, Ophrys. BYBEE Joan, 2006, “From usage to grammar: the mind’s response to repetition”, Language, 82(4), 711–733. http://www.jstor.org/stable/4490266 DAMOURETTE, Jacques, PICHON, Edouard, 1930-1950, Des mots à la pensée. Essai de Grammaire de la Langue Française, Paris, Editions d'Artrey. MOREL, M.-A. & L. DANON-BOILEAU, 1998, Grammaire de l’intonation. L’exemple du français oral, Paris : Ophrys. Corpus, Banques de données et plateformes BNC: The British National Corpus, version 2 (BNC World). 2001. Distributed by Oxford University Computing Services on behalf of the BNC Consortium. URL: http://www.natcorp.ox.ac.uk/ CFPP2000 : Corpus de français parlé parisien des années 2000. http://cfpp2000.univ-paris3.fr/ CFPB : Corpus de Français Parlé à Bruxelles. http://cfpp2000.univ-paris3.fr/cfpb.html CFPQ : Corpus de français parlé au Québec. https://applis.flsh.usherbrooke.ca/cfpq/ CLAPI Corpus de LAngue Parlée en Interaction. http://clapi.ish-lyon.cnrs.fr/ COCA: Corpus of Contemporary American English: https://www.english-corpora.org/coca/ Cocoon : COllections de COrpus Oraux Numériques. https://cocoon.huma-num.fr/exist/crdo C-PROM : Corpus libre de parole multigenre. https://sites.google.com/site/corpusprom/ Elicop : Étude linguistique de la communication parlée. https://limo.libis.be/primo-explore/fulldisplay?docid=LIRIAS1797250&context=L&vid=Lirias&search_scope=Lirias&tab=default_tab&lang=en_US&fromSitemap=1 ESLO: Enquêtes sociolinguistiques à Orléans. http://eslo.huma-num.fr/index.php FONC : French Oral Narrative Corpus. http://frenchoralnarrative.qub.ac.uk MPF (Multicultural Paris French) https://www.ortolang.fr/market/corpora/mpf OFROM : Corpus oral de français de Suisse Romande. http://www11.unine.ch Orfeo : https://repository.ortolang.fr/api/content/cefc-orfeo/11/documentation/site-orfeo/index.html ORTOLANG: Outils et Ressources pour un Traitement Optimisé de la LANGue. https://www.ortolang.fr/ TCOF : Traitement de corpus oraux en français. http://cnrtl.fr/corpus/tcof/
Nom du contact: 
Ruggero DRUETTA
Courriel du contact: 
ruggero.druetta@unito.it
Suggéré par: 
Ruggero DRUETTA
Courriel: 
ruggero.druetta@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
16/06/2022
Date de fin de l'événement: 
17/06/2022
Ville de l'événement: 
Torino
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
syntaxe, morphologie, français parlé, oralité, corpus, description

Synergies Italie

Contenu de l'annonce: 

La revue Synergies Italie, revue francophone indexée dans de nombreuses bases de revues scientifiques dont ERIH PLUS, Scopus et Anvur, lance un appel à contributions pour la publication du n°19 sur le thème suivant :

Littératures francophones vues d’Italie : questionnements autour des...

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Mots-clés: 
interférences linguistiques et diglossie ; métissages linguistiques, culturels et identitaires ; créativité et innovations morpho-syntaxiques ; emprunts et calques linguistiques ; évolution des variations et de la norme (...)
ISSN format papier: 
1724-0700
ISSN format électronique: 
2260-8087
Titre du numéro: 
Littératures francophones vues d’Italie : questionnements autour des variétés du français
Catégorie principale: 
Courriel: 
roberto.dapavo@unito.it
Directeur(s) scientifique(s): 
Veronica Cappellari, Flaviano Pisanelli
Éditeur: 
Gerflint
Langue: 
Lieu de parution: 
Turin
Suggéré par: 
Roberto Dapavo

Postes de lecteurs d'échange en Italie

Résumé de l'annonce: 
L’Institut français Italia (IFI) annonce la vacance de deux postes de lecteur d’échange en Italie, à l’Université de Gênes et à l'Université de Turin à la rentrée 2021.
Postes de lecteur d’échange en Italie Rentrée année universitaire 2021-2022 L’Institut français Italia (IFI) annonce la vacance de deux postes de lecteur d’échange en Italie à la rentrée 2021. Ces postes s’adressent exclusivement à des professeurs titulaires du MEN (agrégés ou certifiés). Les lecteurs/lectrices effectueront leur mission en position de détachement direct par le MEN auprès de l’université d’accueil, pour un emploi sur la base d’un contrat d’un an susceptible d’être renouvelé. Il leur sera proposé également un contrat de droit privé avec l’IFI pour la mise en œuvre d’activités de coopération avec leur université d’accueil. Fonctions : Le lecteur d’échange assure un service d’enseignement à l’université dans un département de langues et/ou de lettres ainsi que les tâches pédagogiques et administratives qui accompagnent cette activité (jurys, commissions, corrections, tutorat). Dans le cadre du contrat qui lui sera proposé par l’IFI, il est également associé à des projets de coopération linguistique et universitaire en réseau, au soutien aux manifestations et échanges scientifiques organisés entre son université d’accueil et des partenaires français, et à la promotion de l’enseignement supérieur français, en liaison avec Campus France. GENES: Le lecteur/la lectrice prendra en outre enfin en charge la gestion du portail EFMR- Études francophones et franco-italiennes mises en réseau. Profil : Nécessairement agrégés ou certifiés, les candidats auront une formation en lettres modernes, des compétences en FLE et en TIC, et une bonne connaissance de l’italien. Doctorat en cours ou soutenu bienvenu, connaissance du système universitaire, aptitude à travailler en équipe dans une optique pluridisciplinaire. Rémunération brute de l’université : 2385 Euros (à titre indicatif), complétée par une participation de l’IFI de 1 200 Euros bruts Contact : marie.gaboriaud@institutfrancais.it TURIN: Profil: Nécessairement agrégés ou certifiés, les candidats auront une formation en lettres modernes, des compétences en FLE, et une bonne connaissance de l’italien. Doctorat en cours ou soutenu bienvenu, connaissance du système universitaire, aptitude à travailler en équipe dans une optique pluridisciplinaire. Rémunération brute de l’université : 2591 Euros (à titre indicatif), complétée par une participation de l’IFI de 1 200 Euros bruts Contact: benoit.monginot@institutfrancais.it Candidatures : CV détaillé, lettre de motivation. Copie d’une publication scientifique, photocopies des diplômes. Les demandes d’information et les dossiers de candidature doivent parvenir par mail avant le 10/06/2021 à ces deux adresses (l’une et l’autre impérativement) : Florence Ferran : florence.ferran@institutfrancais.it Colinne Orain : colinne.orain@institutfrancais.it Plusieurs postes de lecteurs d’échanges étant vacants à la rentrée 2021/2022, les candidats devront envoyer un dossier complet pour chacun des postes auxquels ils postuleront.
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institutfrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
10/06/2021
Ville de l'événement: 
Gênes et Turin
Type d'événement: 
Bourses, prix, emplois
Catégorie principale: 
Site web de référence: 
https://www.institutfrancais.it/italia/poste-de-lecteur-dechange-en-italie
https://www.institutfrancais.it/italia/offre-demploi-poste-de-lecteur-dechange-en-italie

L’expression de la causalité en langue maternelle et en langue étrangère

Résumé de l'annonce: 
Colloque international à distance.
L’expression de la causalité en langue maternelle et en langue étrangère (Université Catholique Jean-Paul II de Lublin - Pologne) organisé par : Urszula Paprocka-Piotrowska (Université Catholique de Lublin, Pologne), Claire Martinot (Sorbonne Université, France), Tomislava Bošnjak Botica (Institut de Langue Croate et de Linguistique, Croatie), Sonia Gerolimich (Université d’Udine, Italie) Argumentaire : La causalité est d’abord le résultat d’une interprétation que notre esprit pose entre deux situations, états, événements dont l’un détermine l’autre. La causalité est donc une relation orientée, exprimée en langue par un type d’enchaînement argumentatif (Carel, 2001, Ducrot, 2001) qui se manifeste de façon très diversifiée dans les langues, y compris sans l’appui (explicite) d’un marqueur comme en (1). (1) Pierre est très heureux, il part au Groenland Parmi les caractéristiques de l’expression de la causalité, on peut relever que le nombre des connecteurs dédiés à la relation causale (fr. parce que, puisque, car, comme et quelques autres) est réduit ou encore que les relations causales ne soient pas toutes réversibles. Ainsi (1) peut être interprété comme en (1a) ou comme en (1b) : (1a) Pierre est très heureux parce qu’il part au Groenland. P PCQ Q (1b) Pierre part au Groenland, donc il est très heureux. Q DC P En (2), en revanche, la relation en donc est douteuse : (2) Chloé aimait le froid parce qu’elle dormait mieux. (?? Chloé dormait mieux donc elle aimait le froid) Une autre caractéristique de la relation causale (en français et en anglais, entre autres langues) est la proximité de pour et parce que (3) : (3) Max a été puni pour son insolence. (= parce qu’il a manifesté de l’insolence) En ancien français pour (ce que) Q et par (ce que) Q étaient proches (Gross & Nazarenko, 2004 : 19). On se demandera également dans quelle mesure la langue distingue les différents types de causalité envisagés par notre pensée : la cause fortuite, factuelle (4 et 5) versus la cause volontaire, humaine (6). Ou encore, si la langue distingue différents degrés de causalité : causalité faible (7) ou causalité forte (8) : (4) Les rues ont été inondées par des torrents de boue. (= parce qu’il y avait des torrents de boue, à cause des torrents de boue, où la préposition par, introduisant le « complément d’agent » introduit (plutôt ?) un complément de cause) (5) La lumière apparaît à l’horizon parce que le soleil se lève. (6) Les congères ont été dégagées par des chasse-neige. (= parce que des chasse-neige (conduits par Nhum) se sont mis en action) (7) Tom est très heureux, il ne sait plus quoi dire. (8) Tom est tellement heureux qu’il ne sait plus quoi dire. Ces quelques exemples sont loin d’épuiser les différents types de causalité (corrélation logique (9), relation temporelle (10), circonstancielle (11) …) et les différents moyens dont chaque langue dispose pour exprimer les relations causales : (9) Plus il y a de brouillard, plus la visibilité est réduite. (10) Quand il y a du brouillard, la visibilité est réduite. (11) Avec le brouillard, la visibilité est réduite. Le questionnement linguistique sur le fonctionnement des relations causales dans toute langue ou entre plusieurs langues constitue l’axe 1 du colloque. L’axe 2 du colloque sera plus directement lié à la production et à la compréhension des relations causales par des locuteurs spécifiques. En effet, la diversité des moyens mis par chaque langue à la disposition des locuteurs n’implique pas que ces moyens soient utilisés de la même façon par les uns et les autres. Enfants ou adultes, locuteurs natifs ou allophones, en production/compréhension orale ou écrite, sont autant de paramètres qui vont influencer l’expression des relations causales. Seront bienvenues les communications qui aborderont, dans tout cadre théorique, l’acquisition des relations causales : - par des enfants d’âges différents, dans plusieurs langues maternelles, - par des enfants ou des adultes ayant des troubles du langage, - par des adultes allophones en langue étrangère, - par des locuteurs plus ou moins scolarisés dont on comparera le même discours à l’oral et à l’écrit. Si l’on peut admettre, à la suite de Kant, que la causalité est une catégorie a priori de l’entendement, et qu’elle ne dérive donc pas de la seule observation des faits, son expression linguistique reste, en grande partie, déterminée par les moyens linguistiques disponibles dans chaque langue et la capacité de chaque locuteur à comprendre la présence et la spécificité de chaque relation causale dans le discours entendu. Les moyens d’expression de la causalité relèvent donc de l’observation que font tous les locuteurs de la langue qu’ils acquièrent. Références indicatives : Anscombre, Jean-Claude, 1984. La représentation de la notion de cause dans la langue, Cahiers de grammaire, 4, 1-53. Benazzo, Sandra, 2004. L’expression de la causalité dans le discours narratif en français L1 et L2, Langages, 155, 33-51. Boniecka, Barbara, 1995, Pragmatyczne apekty wypowiedzi dziecięcych. Lublin, Wydawnictwo UMCS. Carel, Marion, 2001, Argumentation interne et argumentation externe au lexique : des propriétés différentes, Langage, 142, 10-21. Christoforou, Nathalie, Christofi, Marina, 2014. Expression de la cause dans les productions écrites et orales en FLE: apprenants chypriotes hellénophones, Colloque international des Etudiants chercheurs en Didactique des langues et en Linguistique, Lidilem, Juin 2014, Grenoble, France (hal-01252335). Couper-Kuhlen, Elizabeth & B. Kortmann, Bernd (Eds.), 2000. Cause, condition, concession and contrast: Cognitive and discourse perspectives. Berlin-New York, Mouton de Gruyter. Diessel, Holger, 2004. The acquisition of complex sentences. Cambridge: CUP. Ducrot, Oswald, 2001. Critères argumentatifs et analyse lexicale, Langage, 142, 22-40. Gross, Gaston, 2010. Sémantique de la cause, Paris, Vrin. Gross, Gaston et Nazarenko, Adeline, 2004. Quand la langue cause : contribution de la linguistique à la définition de la causalité, Intellectica, 2004/1, 38, 15-41. Grunig, Blanche-Noëlle et Roland, 1985. La fuite du sens dans l’interlocution, Paris, LAL Crédif, Hatier. Jisa, Harriet, Mazur Audrey, 2006. L’expression de la causalité : une étude développementale, Actes du colloque Des savoirs savants aux savoirs enseignés, Namur, Presses universitaires de Namur, 33-60. Martinot, Claire, 2013. L’acquisition de la causalité est-elle comparable chez tous les enfants ? Travaux de linguistique, 66, 15-52. Nazarenko, Adeline, 2000. La cause et son expression en français, Paris, Ophrys. Pilecka, Ewa, 2007. « Mourir d`ennui, s`ennuyer à mort » : quelques problèmes de description et de la traduction de syntagmes prépositionnels circonstants / pseudo-circonstants de cause en français et en polonais, Bulletin de Linguistique Appliquée et Générale, 32, 145-163. Sanders, Ted & Sweetser, Eve (Eds.), 2009. Causal categories in discourse and cognition, Berlin, Mouton de Gruyter. Van Den Broek, Paul, 1990. Causal inferences and the comprehension of narrative texts, Psychology of Learning and Motivation, 25, 175-196. Comité de lecture : Birtić Matea, Institut de Langue Croate et de Linguistique Bramati Alberto, Université de Milan De Gioia Michele, Université de Padoue Do-Hurinville Danh Thành, Université Bourgogne-Franche-Comté Druetta Ruggero, Université de Turin Gueorguieva Steenhoute Elena, Institut de sciences politiques de Paris Hržica Gordana, Université de Zagreb Jo Mihwa, Université autonome de Barcelone Karpińska-Szaj Katarzyna, Université Adam Mickiewicz, Poznań Marque-Pucheu Christiane, Sorbonne Université Muller Claude, Université Michel de Montaigne, Bordeaux 3 Oraić Rabušić Ivana, Institut de Langue Croate et de Linguistique Piotrowski Sebastian, Université Catholique Jean Paul II de Lublin Piotrowska-Skrzypek Małgorzata, Université de Varsovie Richard Elisabeth, Université Rennes 2 Romero Clara, Université de Paris Stabarin Isabelle, Université de Trieste Wojciechowska Bernadeta, Université Adam Mickiewicz, Poznań Vecchiato Sara, Université d’Udine Zuliani Alessandro, Université d’Udine
Nom du contact: 
Urszula Paprocka-Piotrowska, Sonia Gerolimich, Claire Martinot, Tomislava Bošnjak Botica
Courriel du contact: 
paprocka@kul.pl ; cause.lublin2020@gmail.com
Suggéré par: 
Sonia Gerolimich
Courriel: 
sonia.gerolimich@uniud.it
paprocka@kul.pl
Date de début ou date limite de l'événement: 
20/05/2021
Date de fin de l'événement: 
21/05/2021
Ville de l'événement: 
Lublin/Distanciel
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Causalité ; expression de la cause ; relations causales ; locuteurs ; langue ; acquisition ; apprentissage
Site web de référence: 
http://cause.lublin2021.com/
http://cause.lublin2021.com/en/home_en/

Linguisteries. Pour une grammaire des affects

Contenu de l'annonce: 

L'OUVRAGE : Ce livre s’inscrit à la croisée de la linguistique et de la psychanalyse. Il vise à montrer comment les faits de langue sont traités différemment par la linguistique et par la psychanalyse. L’ouvrage est un plaidoyer pour une ouverture des sciences du langage à la psychanalyse et une...

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Catégorie principale: 
Suggéré par: 
Federico Bravo
Courriel: 
Federico.Bravo@u-bordeaux-montaigne.fr
ISBN: 
979-10-95543-26-8
Collection: 
Résonances
Anonyme
Éditeur: 
Stilus
Lieu de parution: 
Paris
Date de parution: 
Mercredi, Août 4, 2021
Date de mise en ligne: 
Mercredi, Août 4, 2021
Mots-clés: 
psychanalyse, sciences du langage, sémiotique, discours, langage, affect
Site web de référence: 
https://www.editions-stilus.com

Parole che non c'erano

La lingua e le lingue nel contesto della pandemia

Résumé de l'annonce: 
Webinar
Webinar "Parole che non c'erano" sulla piattaforma Microsoft Teams in data 18 marzo 2021 e 19 marzo 2021. L’evento si svolgerà sulla piattaforma Microsoft Teams e potrà partecipare anche chi non è iscritto alla piattaforma e non l’ha mai usata ( “utenti esterni”). Basterà cliccare sui link di collegamento che verranno comunicati su questo blog https://parolechenoncerano.blogspot.com/ il giorno prima delle due giornate. Per avere l’attestato di partecipazione occorrerà scrivere alla mail dell’evento parolechenoncerano@gmail.com entro il 24 marzo 2021. Per una migliore gestione dell’evento si richiede cortesemente di voler compilare i fogli di ingresso virtuali che verranno messi a disposizione.
Suggéré par: 
Irene Zanot
Courriel: 
parolechenoncerano@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
18/03/2021
Date de fin de l'événement: 
19/03/2021
Ville de l'événement: 
Online/Teams
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Site web de référence: 
https://parolechenoncerano.blogspot.com/

L’expression de la causalité en langue maternelle et en langue étrangère

Résumé de l'annonce: 
Colloque en ligne de l'Université Catholique Jean-Paul II de Lublin (Pologne), 20-21 mai 2021
Nouvel appel pour colloque international à distance 20-21 mai 2021 L’expression de la causalité en langue maternelle et en langue étrangère Université Catholique Jean-Paul II de Lublin (Pologne) organisé par : Urszula Paprocka-Piotrowska (Université Catholique de Lublin, Pologne) Claire Martinot (Sorbonne Université, France) Tomislava Bošnjak Botica (Institut de Langue Croate et de Linguistique, Croatie) Sonia Gerolimich (Université d’Udine, Italie) Argumentaire : La causalité est d’abord le résultat d’une interprétation que notre esprit pose entre deux situations, états, événements dont l’un détermine l’autre. La causalité est donc une relation orientée, exprimée en langue par un type d’enchaînement argumentatif (Carel, 2001, Ducrot, 2001) qui se manifeste de façon très diversifiée dans les langues, y compris sans l’appui (explicite) d’un marqueur comme en (1). (1) Pierre est très heureux, il part au Groenland Parmi les caractéristiques de l’expression de la causalité, on peut relever que le nombre des connecteurs dédiés à la relation causale (fr. parce que, puisque, car, comme et quelques autres) est réduit ou encore que les relations causales ne soient pas toutes réversibles. Ainsi (1) peut être interprété comme en (1a) ou comme en (1b) : (1a) Pierre est très heureux parce qu’il part au Groenland. -> P PCQ Q (1b) Pierre part au Groenland, donc il est très heureux. -> Q DC P En (2), en revanche, la relation en donc est douteuse : (2) Chloé aimait le froid parce qu’elle dormait mieux. (?? Chloé dormait mieux donc elle aimait le froid) Une autre caractéristique de la relation causale (en français et en anglais, entre autres langues) est la proximité de pour et parce que (3) : (3) Max a été puni pour son insolence. (= parce qu’il a manifesté de l’insolence) En ancien français pour (ce que) Q et par (ce que) Q étaient proches (Gross & Nazarenko, 2004 : 19). On se demandera également dans quelle mesure la langue distingue les différents types de causalité envisagés par notre pensée : la cause fortuite, factuelle (4 et 5) versus la cause volontaire, humaine (6). Ou encore, si la langue distingue différents degrés de causalité : causalité faible (7) ou causalité forte (8) : (4) Les rues ont été inondées par des torrents de boue. (= parce qu’il y avait des torrents de boue, à cause des torrents de boue, où la préposition par, introduisant le « complément d’agent » introduit (plutôt ?) un complément de cause) (5) La lumière apparaît à l’horizon parce que le soleil se lève. (6) Les congères ont été dégagées par des chasse-neige. (= parce que des chasse-neige (conduits par Nhum) se sont mis en action) (7) Tom est très heureux, il ne sait plus quoi dire. (8) Tom est tellement heureux qu’il ne sait plus quoi dire. Ces quelques exemples sont loin d’épuiser les différents types de causalité (corrélation logique (9), relation temporelle (10), circonstancielle (11) …) et les différents moyens dont chaque langue dispose pour exprimer les relations causales : (9) Plus il y a de brouillard, plus la visibilité est réduite. (10) Quand il y a du brouillard, la visibilité est réduite. (11) Avec le brouillard, la visibilité est réduite. Le questionnement linguistique sur le fonctionnement des relations causales dans toute langue ou entre plusieurs langues constitue l’axe 1 du colloque. L’axe 2 du colloque sera plus directement lié à la production et à la compréhension des relations causales par des locuteurs spécifiques. En effet, la diversité des moyens mis par chaque langue à la disposition des locuteurs n’implique pas que ces moyens soient utilisés de la même façon par les uns et les autres. Enfants ou adultes, locuteurs natifs ou allophones, en production/compréhension orale ou écrite, sont autant de paramètres qui vont influencer l’expression des relations causales. Seront bienvenues les communications qui aborderont, dans tout cadre théorique, l’acquisition des relations causales : - par des enfants d’âges différents, dans plusieurs langues maternelles, - par des enfants ou des adultes ayant des troubles du langage, - par des adultes allophones en langue étrangère, - par des locuteurs plus ou moins scolarisés dont on comparera le même discours à l’oral et à l’écrit. Si l’on peut admettre, à la suite de Kant, que la causalité est une catégorie a priori de l’entendement, et qu’elle ne dérive donc pas de la seule observation des faits, son expression linguistique reste, en grande partie, déterminée par les moyens linguistiques disponibles dans chaque langue et la capacité de chaque locuteur à comprendre la présence et la spécificité de chaque relation causale dans le discours entendu. Les moyens d’expression de la causalité relèvent donc de l’observation que font tous les locuteurs de la langue qu’ils acquièrent. Références indicatives : Anscombre, Jean-Claude, 1984. La représentation de la notion de cause dans la langue, Cahiers de grammaire, 4, 1-53. Benazzo, Sandra, 2004. L’expression de la causalité dans le discours narratif en français L1 et L2, Langages, 155, 33-51. Boniecka, Barbara, 1995, Pragmatyczne apekty wypowiedzi dziecięcych. Lublin, Wydawnictwo UMCS. Carel, Marion, 2001, Argumentation interne et argumentation externe au lexique : des propriétés différentes, Langage, 142, 10-21. Christoforou, Nathalie, Christofi, Marina, 2014. Expression de la cause dans les productions écrites et orales en FLE: apprenants chypriotes hellénophones, Colloque international des Etudiants chercheurs en Didactique des langues et en Linguistique, Lidilem, Juin 2014, Grenoble, France (hal-01252335). Couper-Kuhlen, Elizabeth & B. Kortmann, Bernd (Eds.), 2000. Cause, condition, concession and contrast: Cognitive and discourse perspectives. Berlin-New York, Mouton de Gruyter. Diessel, Holger, 2004. The acquisition of complex sentences. Cambridge: CUP. Ducrot, Oswald, 2001. Critères argumentatifs et analyse lexicale, Langage, 142, 22-40. Gross, Gaston, 2010. Sémantique de la cause, Paris, Vrin. Gross, Gaston et Nazarenko, Adeline, 2004. Quand la langue cause : contribution de la linguistique à la définition de la causalité, Intellectica, 2004/1, 38, 15-41. Grunig, Blanche-Noëlle et Roland, 1985. La fuite du sens dans l’interlocution, Paris, LAL Crédif, Hatier. Jisa, Harriet, Mazur Audrey, 2006. L’expression de la causalité : une étude développementale, Actes du colloque Des savoirs savants aux savoirs enseignés, Namur, Presses universitaires de Namur, 33-60. Martinot, Claire, 2013. L’acquisition de la causalité est-elle comparable chez tous les enfants ? Travaux de linguistique, 66, 15-52. Nazarenko, Adeline, 2000. La cause et son expression en français, Paris, Ophrys. Pilecka, Ewa, 2007. « Mourir d`ennui, s`ennuyer à mort » : quelques problèmes de description et de la traduction de syntagmes prépositionnels circonstants / pseudo-circonstants de cause en français et en polonais, Bulletin de Linguistique Appliquée et Générale, 32, 145-163. Sanders, Ted & Sweetser, Eve (Eds.), 2009. Causal categories in discourse and cognition, Berlin, Mouton de Gruyter. Van Den Broek, Paul, 1990. Causal inferences and the comprehension of narrative texts, Psychology of Learning and Motivation, 25, 175-196. Comité de lecture : Birtić Matea, Institut de Langue Croate et de Linguistique Bramati Alberto, Université de Milan De Gioia Michele, Université de Padoue Do-Hurinville Danh Thành, Université Bourgogne-Franche-Comté Druetta Ruggero, Université de Turin Gueorguieva Steenhoute Elena, Institut de sciences politiques de Paris Hržica Gordana, Université de Zagreb Jo Mihwa, Université autonome de Barcelone Karpińska-Szaj Katarzyna, Université Adam Mickiewicz, Poznań Marque-Pucheu Christiane, Sorbonne Université Muller Claude, Université Michel de Montaigne, Bordeaux 3 Oraić Rabušić Ivana, Institut de Langue Croate et de Linguistique Piotrowski Sebastian, Université Catholique Jean Paul II de Lublin Piotrowska-Skrzypek Małgorzata, Université de Varsovie Richard Elisabeth, Université Rennes 2 Romero Clara, Université de Paris Stabarin Isabelle, Université de Trieste Wojciechowska Bernadeta, Université Adam Mickiewicz, Poznań Vecchiato Sara, Université d’Udine Modalités d’envoi des propositions de communication : Les langues du colloque sont le français et l’anglais. Les propositions, rédigées dans la langue de communication, sont à envoyer pour le 15 janvier 2021 à l’adresse suivante : cause.lublin2020@gmail.com Les propositions (Word) devront avoir une longueur de 600 à 800 mots et comporter le titre de la proposition, le nom et le prénom du ou des auteurs et leur affiliation. Les références, en fin de communication, sont uniquement celles qui sont évoquées dans le texte de la proposition. Les propositions seront anonymisées avant évaluation. La réponse d’acceptation ou non est prévue pour le 15 février 2021. Le site du colloque sera accessible en janvier. Un appel à publication dans la revue de linguistique Rasprave (http://ihjj.hr/stranica/rasprave-casopis-instituta-za-hrvatski-jezik-i-jezikoslovlje/33/#engle) sera envisagé à l’issue du colloque. Les modalités de participation à distance et le programme seront envoyés ultérieurement. Les droits d’inscription pour les participants s’élèvent à 60€ (40€ pour les étudiants). Les membres de la CRL à jour de leur cotisation 2021 (au 30 mars 2021) sont exonérés des droits d’inscription. Pour le Comité d’Organisation : Urszula Paprocka-Piotrowska, Claire Martinot, Tomislava Bošnjak Botica, Sonia Gerolimich ******************************************************************************************* . Call for papers International online conference Expressing causality in L1 and L2 20-21 May 2021 Catholic University John-Paul II, Lublin (Poland) Organized by : Urszula Paprocka-Piotrowska (Catholic University John-Paul II, Poland) Claire Martinot (Sorbonne University, France) Tomislava Bošnjak Botica (Institute of Croatian Language and Linguistics, Croatia) Sonia Gerolimich (University of Udine, Italy) Causality is, first of all, the result of an interpretation that our mind poses between two situations, states, events, one of which determines the other. Causality is, therefore, an oriented relation, expressed in language by a type of argumentative sequence (Carel, 2001, Ducrot, 2001) which manifests itself in very diverse ways in the language, including without the (explicit) support of a marker as in (1). (1) Pierre is verry happy, he is going to Greenland. Among the characteristics of the expression of causality, one can note that the number of connectors dedicated to the causal relation (Fr. parce que, puisque, car, comme and some others) is reduced or that the causal relations are not all reversible. Thus (1) can be interpreted as in (1a) or as in (1b): (1a) Peter is very happy because he is going to Greenland.-> P BECAUSE Q (1b) Peter is going to Greenland, so he is very happy. -> Q SO P In (2), on the other hand, the relation with so is unlikely: (2) Chloe liked the cold because she slept better. (?? Chloe slept better so she liked the cold) Another feature of the causal relationship (e.g. in French and English) is the proximity of for and because (3): (3) Max was punished for being rude. (= because he demonstrated rudeness) In Old French pour (ce que) Q and par (ce que) were close (Gross & Nazarenko 2004: 19). We shall explore to what extent language distinguishes the different types of causality envisaged by our thought: the fortuitous, factual cause (4 and 5) versus the voluntary, human cause (6). Or again, if the language distinguishes different degrees of causality, for example weak causality (7) or strong causality (8): (4) The streets were covered with streams of mud. (= because there were streams of mud, because of the streams of mud, where the preposition with introducing the «agent complement» actually introduces the causal complement) (5) The light appears on the horizon because the sun rises. (6) Snowdrifts were cleared by snowploughs. (= because snowploughs (driven by Nhum ) did it) (7) Tom is very happy, he doesn’t know what else to say. (8) Tom is so happy that he doesn’t know what else to say. These several examples are far from exhausting the various types of causality (logical correlation (9), temporal relation (10), circumstantial relation (11), etc.) and the various means that languages use to express causal relations: (9) The more fog there is, the more visibility is reduced. (10) When there is fog, visibility is reduced. (11) With this fog, visibility is reduced. Linguistic inquiry on the functioning of causal relations in any language or between several languages constitutes Axis 1 of the conference. Axis 2 of the conference will be more directly related to the production and understanding of causal relations by specific speakers. Indeed, the diversity of the means made available by each language does not imply that these means are used in the same way by its speakers. Children or adults, native or non-native speakers, in oral or written production/comprehension – there are numerous parameters that could influence the expression of causal relations. We welcome proposals which will present, in different theoretical frameworks, the acquisition of causal relations: - by children of different ages, in several mother tongues, - by children or adults with language impairments, - by adults who speak a foreign language, - by more or less educated speakers whose same speech will be compared both orally and in writing. If we can concede, following Kant's reasoning, that causality is an a priori category of understanding, and that it does not derive from the sole observation of facts, its linguistic expression remains largely determined by the linguistic means available in each language and each speaker's ability to understand the presence and specificity of each causal relation in a specific discourse. The means for expressing causality thus depend on speakers' observation of the language that they are acquiring. References (see above in the French version) Abstract submission: The languages of the conference are French and English. The proposals should be sent by 15 January 2021 to the following address: cause.lublin2020@gmail.com Abstract (Word) have to be 600 to 800 words in length and include the title of the proposal, the name and first name of the author(s) and their affiliation. The references at the end of the abstract are only those mentioned in the text. Notification of acceptance will be sent to the corresponding author by 15 February 2021. The conference site will be accessible in january. Papers will be considered for publication in the Croatian linguistic journal Rasprave http://ihjj.hr/stranica/rasprave-casopis-instituta-za-hrvatski-jezik-i-jezikoslovlje/33/#engle. Registration fees: 60 euros (40 euros for students) Payment methods and practical information regarding online participation will be announced later. CRL members who pay their annual membership fees by 31 March 2021 are exempted from registration fees. On behalf of the Organising Committee : Urszula Paprocka-Piotrowska, Claire Martinot, Tomislava Bošnjak Botica, Sonia Gerolimich
Nom du contact: 
Sonia Gerolimich, Urszula Paprocka-Piotrowska, Claire Martinot, Tomislava Bošnjak Botica
Courriel du contact: 
cause.lublin2020@gmail.com
Suggéré par: 
Sonia Gerolimich
Courriel: 
sonia.gerolimich@uniud.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/01/2021
Date de fin de l'événement: 
21/05/2021
Ville de l'événement: 
Distanciel
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Causalité ; expression de la cause ; relations causales ; locuteurs ; langue ; acquisition ; apprentissage

L’expression de la causalité en langue maternelle et en langue étrangère

Résumé de l'annonce: 
Colloque international qui aura lieu les 24-25 septembre 2020 à l'Université de Lublin (Pologne).
Colloque international L’expression de la causalité en langue maternelle et en langue étrangère 24-25 septembre 2020 Université Catholique Jean Paul II de Lublin (Pologne) organisé par : Urszula Paprocka-Piotrowska (Université Catholique de Lublin, Pologne) Claire Martinot (Sorbonne Université, France) Sonia Gerolimich (Université d’Udine, Italie) Tomislava Bošnjak Botica (Institut de Langue Croate et de Linguistique, Croatie) Argumentaire : La causalité est d’abord le résultat d’une interprétation que notre esprit pose entre deux situations, états, événements dont l’un détermine l’autre. La causalité est donc une relation orientée, un type d’enchaînement argumentatif (Carel, 2001, Ducrot, 2001) qui se manifeste de façon très diversifiée dans la langue, y compris sans l’appui (explicite) d’un marqueur comme en (1). On remarque aussi (Gross & Nazarenko, 2004) que l’expression de la causalité est extrêmement variée alors que le nombre des connecteurs que les grammaires considèrent comme spécifiques de la cause (parce que, puisque, car, comme) est réduit. (1) Pierre est très heureux, il part au Groenland Un grand nombre de relations causales, mais pas toutes, sont réversibles. Ainsi (1) peut être interprété de façon schématique comme en (2) ou comme en (3) : (2) P PCQ Q Pierre est très heureux parce qu’il part au Groenland (3) Q DC P Pierre part au Groenland, donc il est très heureux En ancien français pour (ce que) Q et par (ce que) Q étaient proches (Gross & Nazarenko, 2004 : 19), ce que l’on constate encore dans : (4) Max a été puni pour son insolence (= parce qu’il a manifesté de l’insolence) En (5), en revanche, la relation en donc est douteuse : (5) Chloé aimait le froid parce qu’elle dormait mieux (?? Chloé dormait mieux donc elle aimait le froid) On se demandera dans quelle mesure la langue distingue les différents types de causalité envisagés par notre pensée : la cause fortuite, factuelle (6 et 7) versus la cause volontaire, humaine (8). Ou encore, si la langue distingue différents degrés de causalité : causalité faible (9) ou causalité forte (10) : (6) Les rues ont été inondées par des torrents de boue (= parce qu’il y avait des torrents de boue, à cause des torrents de boue, où la préposition par, introduisant le « complément d’agent » introduit (plutôt ?) un complément de cause) (7) La lumière apparaît à l’horizon parce que le soleil se lève (8) Les congères ont été dégagées par des chasse-neige (= parce que des chasse-neige se sont mis en action) (9) Tom est très heureux, il ne sait plus quoi dire (10) Tom est tellement heureux qu’il ne sait plus quoi dire Ces quelques exemples sont loin d’épuiser les différents types de causalité (corrélation logique (11), relation temporelle (12), circonstancielle (13) …) et les différents moyens dont chaque langue dispose pour exprimer les relations causales : (11) Plus il y a de brouillard, plus la visibilité est réduite (12) Quand il y a du brouillard, la visibilité est réduite (13) Avec le brouillard, la visibilité est réduite Le questionnement linguistique sur le fonctionnement des relations causales dans toute langue ou entre plusieurs langues constitue l’axe 1 du colloque.   L’axe 2 du colloque sera plus directement lié à la production et à la compréhension des relations causales par des locuteurs spécifiques. En effet, la diversité des moyens mis par chaque langue à la disposition des locuteurs n’implique pas que ces moyens soient utilisés de la même façon par les uns et les autres. Enfants ou adultes, locuteurs natifs ou allophones, en production/compréhension orale ou écrite, sont autant de paramètres qui vont influencer l’expression des relations causales. Seront bienvenues les communications qui aborderont, dans des cadres théoriques différents, l’acquisition des relations causales : - par des enfants d’âges différents, dans plusieurs langues maternelles, - par des enfants ou des adultes ayant des troubles du langage, - par des adultes allophones en langue étrangère, - par des locuteurs plus ou moins scolarisés qui produisent le même discours à l’oral et à l’écrit. Si l’on peut admettre, à la suite de Kant, que la causalité est une catégorie a priori de l’entendement, et qu’elle ne dérive donc pas de l’observation des faits, son expression linguistique reste, en grande partie, déterminée par les moyens linguistiques disponibles dans chaque langue et la capacité de chaque locuteur à comprendre la présence et la spécificité de chaque relation causale dans le discours entendu. Les moyens d’expression de la causalité relèvent donc de l’observation que font tous les locuteurs de la langue qu’ils acquièrent. Références indicatives : - Anscombre, Jean-Claude, 1984. La représentation de la notion de cause dans la langue, Cahiers de grammaire, 4, 1-53. - Benazzo, Sandra, 2004. L’expression de la causalité dans le discours narratif en français L1 et L2, Langages, 155, 33-51. - Boniecka, Barbara, 1995, Pragmatyczne apekty wypowiedzi dziecięcych. Lublin, Wydawnictwo UMCS. - Carel, Marion, 2001, Argumentation interne et argumentation externe au lexique : des propriétés différentes, Langage, 142, 10-21. - Couper-Kuhlen, Elizabeth & B. Kortmann, Bernd (Eds.), 2000. Cause, condition, concession and contrast: Cognitive and discourse perspectives. Berlin-New York, Mouton de Gruyter. - Diessel, Holger, 2004. The acquisition of complex sentences. Cambridge: CUP. - Ducrot, Oswald, 2001. Critères argumentatifs et analyse lexicale, Langage, 142, 22-40. - Gross, Gaston, 2010. Sémantique de la cause, Paris, Vrin. - Gross, Gaston et Nazarenko, Adeline, 2004. Quand la langue cause : contribution de la linguistique à la définition de la causalité, Intellectica, 2004/1, 38, 15-41. - Grunig, Blanche-Noëlle et Roland, 1985. La fuite du sens dans l’interlocution, Paris, LAL Crédif, Hatier. - Jisa, Harriet, Mazur Audrey, 2006. L’expression de la causalité : une étude développementale, Actes du colloque Des savoirs savants aux savoirs enseignés, Namur, Presses universitaires de Namur, 33-60. - Martinot, Claire, 2013. L’acquisition de la causalité est-elle comparable chez tous les enfants ? Travaux de linguistique, 66, 15-52. - Nazarenko, Adeline, 2000. La cause et son expression en français, Paris, Ophrys. - Pilecka, Ewa, 2007. « Mourir d`ennui, s`ennuyer a mort » : quelques problèmes de description et de la traduction de syntagmes prépositionnels circonstants / pseudo-circonstants de cause en français et en polonais, Bulletin de Linguistique Appliquée et Générale, 32, 145-163. - Sanders, Ted & Sweetser, Eve (Eds.), 2009. Causal categories in discourse and cognition, Berlin, Mouton de Gruyter. - Van Den Broek, Paul, 1990. Causal inferences and the comprehension of narrative texts, Psychology of Learning and Motivation, 25, 175-196. Comité de lecture : - Birtić Matea, Institut de Langue Croate et de Linguistique - Bramati Alberto, Université de Milan - De Gioia Michele, Université de Padoue - Do-Hurinville Danh Thành, Université Bourgogne-Franche-Comté - Druetta Ruggero, Université de Turin - Gueorguieva Steenhoute Elena, Institut de sciences politiques de Paris - Hržica Gordana, Université de Zagreb - Jo Mihwa, Université autonome de Barcelone - Karpińska-Szaj Katarzyna, Université Adam Mickiewicz, Poznań - Marque-Pucheu Christiane, Sorbonne Université - Muller Claude, Université Michel de Montaigne, Bordeaux 3 - Oraić Rabušić Ivana, Institut de Langue Croate et de Linguistique - Piotrowski Sebastian, Université Catholique Jean Paul II de Lublin - Piotrowska-Skrzypek Małgorzata, Université de Varsovie - Richard Elisabeth, Université Rennes 2 - Romero Clara, Université de Paris - Stabarin Isabelle, Université de Trieste - Wojciechowska Bernadeta, Université Adam Mickiewicz, Poznań - Vecchiatto Sara, Université d’Udine Modalités d’envoi des propositions de communication : Les langues du colloque sont le français, le polonais et l’anglais. Les propositions, rédigées dans la langue de communication, sont à envoyer pour le 15 mars 2020 à l’adresse suivante : cause.lublin2020@gmail.com Les propositions devront avoir une longueur de 600 à 800 mots (nom, prénom, affiliation de l’auteur, titre et références non inclus) et respecter le format Word, police Times New Roman 12, interligne simple. Le retour des évaluations des propositions et la réponse des organisatrices sont prévus pour le 30 avril 2020. Un appel à contribution est prévu à l’issue du colloque. Droits d’inscription : 100€ (50€ pour les étudiants). Les modalités de payement ainsi que les informations pratiques (voyage, logement, repas) seront envoyées dans la deuxième circulaire. Une excursion dans les environs de Lublin sera proposée samedi 26 septembre. Pour le Comité d’Organisation : Claire Martinot, Urszula Paprocka-Piotrowska, Sonia Gerolimich, Tomislava Bošnjak Botica
Nom du contact: 
Urszula Paprocka-Piotrowska
Courriel du contact: 
cause.lublin2020@gmail.com
Suggéré par: 
Sonia Gerolimich
Courriel: 
sonia.gerolimich@uniud.it
cause.lublin2020@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/03/2020
Ville de l'événement: 
Lublin
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Causalité ; expression de la cause ; relations causales ; locuteurs ; langue ; acquisition ; apprentissage

9° Convegno Internazionale di Linguistica Contrastiva

ICLC 9

Résumé de l'annonce: 
Si invitano contributi, sia teorici sia empirici, che comparano due o più lingue o varietà di una stessa lingua da una prospettiva funionale e congitivista che discutano aspetti di una delle seguenti aree: fonetica/ fonologia, morfologia, sintassi, semantica, pragmatica.
Si invitano contributi, sia teorici sia empirici, che comparano due o più lingue o varietà di una stessa lingua da una prospettiva funionale e congitivista che discutano aspetti di una delle seguenti aree: fonetica/ fonologia, morfologia, sintassi, semantica, pragmatica. Si invato anche proposte di sessioni tematiche (con un massimo di 5 relatori). Le presentazioni dureranno 20 minuti con uleriori 5 minuti per la discssione. Tutte le proposte saranno valutate in modo anonimo dai mebri del Comitato scientifico. Le proposte/abstracts vanno caricate sul sistema EasyChair all'indirizzothttps://easychair.org/conferences/?conf=iclc9 , entro il 15 febbraio 2020. Gli abstracts devono essere anonimi e non devono eccedere le 500 parole, esclusa la bibliografia. Ogni proponente può inviare due abstract, uno singlolo e uno in collaborazione. Dettagli sul sito : https://sites.google.com/view/iclc9/home?authuser=0#h.p_aPtezAFTKGMe
Nom du contact: 
Annalisa Baicchi
Courriel du contact: 
2020ICLC9@gmail.com
Adresse postale: 
Prof. Annalisa Baicchi. Dipartimento di Lingue. PIazza Santa Sabina, 2. 16124 Genova
Suggéré par: 
Prof. Annalisa Baicchi
Courriel: 
annalisa.baicchi@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/02/2020
Ville de l'événement: 
Santa Margherita Ligure
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
linguistica contrastiva, sincronica e diacronica
Site web de référence: 
https://sites.google.com/view/iclc9

Deuxième colloque international sur le plurilinguisme

Résumé de l'annonce: 
Organisé par Fabiana Fusco, Carla Marcato, Renato Oniga
13th-15th NOVEMBER 2019 SALA CONVEGNI ‘R. GUSMANI’, PALAZZO ANTONINI, VIA PETRACCO 8, UDINE WEDNESDAY, 13th NOVEMBER 16:30 – WELCOME SPEECHES ROBERTO PINTON Magnifico Rettore dell’Università di Udine FABRIZIO CIGOLOT Assessore alla Cultura, Progetti europei, Comune di Udine RENATO ONIGA Direttore del Centro Internazionale sul Plurilinguismo 17:00 – PLENARY SESSION Chair: ALESSANDRA FERRARO La langue française au défi de l’Autre - BERNARD CERQUIGLINI Identité des polyglottes. «Qui décide qui je suis?» - NATALIA DANKOVA Le phénomène complexe du plurilinguisme à la lumière de la «Nouvelle Théorie du Langage» - OLGA KATAEVA, JOËL CUADRAT Come abbattere le barriere linguistiche alla comunicazione istituzionale di ambito medico-sanitario? Proposta di un “navigatore” multilingue - SARA VECCHIATO, NICKOLAS KOMNINOS Attraversare il wen 文: identità plurilingue, bilinguismo e autotraduzione - SIMONA GALLO 18:40-19:00 Discussion THURSDAY, 14th NOVEMBER 9:40-10:40 Chair: RENATA LONDERO Los retos del plurilingüismo en España - Mª SAGRARIO DEL RÍO ZAMUDIO Towards an analysis of the plurilingual workplace: demands and actual requirements in the business sector of Catalonia - JOSEP MARIA COTS, CARME ROSELL Las posibilidades de las lenguas propias de Aragón en la Educación Secundaria. Estudio de las actitudes de la comunidad educativa - OROSIA CAMPOS BANDRÉS 10:40-11:00 Discussion Coffee break 11:20-12:40 Chair: PAOLO DRIUSSI Multilingual patterns and linguistic attitudes in Bashkirian Mari speech communities - PÉTER POMOZI Rappresentare le donne nella lingua comune e nella comunicazione specialistica: il plurilinguismo come risorsa e modello - STEFANIA CAVAGNOLI The dynamics of multilingual speech of the Senegalese migrants in Italy - LAURA TRAMUTOLI Linguistic competence in plurilingual settings: The case of comparative constructions in Kriol (Guinea-Bissau / Casamance Portuguese-related Creole) - ALAIN KIHM 12:40-13:00 Discussion Lunch break 15:00-16:20 Chair: FABIANA FUSCO Implementing plurilingualism in the foreign language classroom - ANTOINETTE CAMILLERI GRIMA Misurare gli usi linguistici degli scolari bilingui - PATRIZIA CORDIN La classe plurilingue: repertori linguistici, auto-valutazione e produzione in un campione di scuole bolognesi - CHIARA GIANOLLO, ILARIA FIORENTINI “E in casa continuano a parlare le loro lingue incomprensibili!”. Una ricerca sull’insegnamento dell’italiano rivolto ad apprendenti di seconda generazione - PAOLO NITTI 16:20-16:40 Discussion Coffee break 17:00-19:00 Chair: RENATO ONIGA Promozione del plurilinguismo in età scolare e inclusione: il progetto IMPACT-FVG 2018-2020 - GIANLUCA BALDO, FEDERICO SALVAGGIO Plurilinguismo in atto: l’autobiografia linguistica per educarsi alla pluralità. Osservazioni metalinguistiche e linguistiche. - VITTORIA SOFIA, ELISA FAVERO Lingua e identità. L’autobiografia linguistica e gli studenti internazionali - ELENA DUSO Il plurilinguismo nell’Asia Minore di età romana attraverso la documentazione epigrafica: interazioni tra greco, latino e lingue locali - ELISA MERISIO La lingua delle traduzioni scolastiche dal latino - ILENIA SANNA Plurilingualism in early modern England: John Florio’s first fruites and the Italian circle in the Elizabethan court - OMAR HASHEM ABDO KHALAF 19:00-19:20 Discussion FRIDAY, 15th NOVEMBER 9:40-10:40 Chair: MARIA BORTOLUZZI A case study of developing pragmatic competence of Chinese (as a foreign language) learners with CALL in a multilingual classroom - SHUBHAM KARMAKAR Language variation in a Hakka Chinese environment in Malaysia - RALF VOLLMANN – TEK WOOI SOON Pan Arab Satellite Television: A Linguistic Perspective - ENESH AKHMATSHINA 10:40-11:00 Discussion Coffee break 11:20-12:20 Chair: CARLA MARCATO Multilingualism in Italian communities in NYC in the 20th century - LORI REPETTI Repertori linguistici in contesti di plurilinguismo: le colonie galloromanze di Guardia Piemontese, Faeto e Celle San Vito - IRENE MICALI Multilingualism in the Public Administration - MICHELE GAZZOLA 12:20-12:40 Discussion Lunch break 15:00-16:00 Chair: FEDERICO VICARIO Italian-Friulian children: an investigation into their bilingualism - CAMILLA COVAZZI Variazione e cambio linguistico nelle migrazioni contemporanee - MARGHERITA DI SALVO «Il libro delle tristi parole». Dal Vademecum dell’Emigrante Mantovano al poemetto Pietole di Giovanni Pascoli - PATRIZIA PARADISI 16:00-16:20 Discussion Coffee break Workshop Traslanguaging: innovations and challenges 16:40-18:00 Chair: MARCO SANTELLO Translanguaging: a “Maximalist” Perspective - MIKE BAYNHAM, TONG KING LEE Translanguaging in migratory contexts: (im)mobilities, repertories and practices - GERARDO MAZZAFERRO Costructing locality and translocality in transidiomaatic practices within a Global StoryBridges site - EMILEE MOORE Studying translanguaging pedagogy in bilingual education and English-medium classrooms in the U.S. - MAITE SÁNCHEZ 18:00-18:20 Discussion 18:20-19:00 Poster session Language Collision in the Bilingual-Particularities of the Bilingual Lexicon and Participants’ Language Skills - VERENA NOVAK-GEIGER Language Choice and Its Affective Dimension in a Multilingual Malta - DORIS BABIĆ Oswald von Wolkenstein: un esempio tardomedievale di plurilinguismo - DARIO CAPELLI Lingua, identità e migrazione: pratiche di translanguaging nella comunità migrante di Cesena (Italia) - CHIARA FACCIANI 19:00-19:20 Discussion and closing remarks
Nom du contact: 
Barbara Villalta
Courriel du contact: 
barbara.villalta@uniud.it
Adresse postale: 
Centro Internazionale sul Plurilinguismo, via Mazzini 3, 33100 Udine
Suggéré par: 
Sara Vecchiato
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sara.vecchiato@uniud.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
13/11/2019
Date de fin de l'événement: 
15/11/2019
Ville de l'événement: 
Udine
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
plurilinguisme; langue française; altérité; polyglotte; nouvelle théorie du langage; barrières linguistiques; langue de la santé
Site web de référence: 
https://www.uniud.it/it/ateneo-uniud/ateneo-uniud-organizzazione/altre-strutture/centro-internazionale-plurilinguismo

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