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Sociolinguistique

Français parlé : données, représentations, questionnements théoriques

Résumé de l'annonce: 
Les axes du colloque portent sur la constitution des corpus, les représentations de l'oral et les questionnements théoriques posés par l'intégration des données orales dans la description grammaticale.
"Français parlé : données, représentations, questionnements théoriques". Turin, 16-17 juin 2022. Colloque international organisé par les Universités de Turin et Sorbonne Université, avec la participation du Do.Ri.F.-Università (Centro di documentazione e di Ricerca per la Didattica della Lingua Francese nell’Università Italiana) et de la CRL (Cellule de Recherche en Linguistique) Après une époque pionnière, où l’étude de l’oral était confrontée à un déni de légitimité et à l’absence de cadres de référence précis et d’outils d’analyse – technologiques et conceptuels – adaptés, force est de constater que, malgré tout, le français parlé demeure encore assez peu représenté dans les ouvrages grammaticaux de référence. À l’heure où la Grande Grammaire du Français voit enfin le jour, il est donc légitime de revenir sur les représentations de l’oral, sur sa place et son rôle dans la théorie linguistique et dans la description du système unitaire de la langue française. En effet, si l’adoption d’une démarche empirique à partir de l’usage réel ne soulève pas d’objection pour les langues sans tradition grammaticale, pour lesquelles la norme, établie par les linguistes de terrain, correspond au fonctionnement « spontané » du système, il en est tout autrement pour des langues à la longue tradition grammaticale, comme le français. Pour ces langues, l’établissement de la description grammaticale est perpétuellement pris entre l’enclume et le marteau d’une double normativité : la norme interne au système lui-même et la norme externe, comme résultante de la stratification historique d’exigences émanant d’instances hétérogènes, institutionnelles, éducatives, esthétiques et sociétales. Les vœux pour une grammaire basée sur l’usage écrit et oral, sur le modèle de ce qu’ont fait Biber et ses collaborateurs pour l’anglais en 1999 (cf. Bybee 2006) butent donc tout à la fois contre trois obstacles majeurs, en plus du problème de légitimité dont il a déjà été question. Premièrement, les problèmes économiques et techniques liés à la constitution et à l’exploitation de grands corpus de référence, par rapport auxquels plusieurs projets essaient de donner une réponse ces dernières années (nous ne citerons ici, à titre d’exemple, que le projet Orféo, centralisant plusieurs corpus écrits et oraux, mais dont la taille est encore loin d’être comparable à celle des corpus anglophones BNC ou COCA). Deuxièmement, les problèmes épistémologiques liés à la possibilité d’appliquer le même cadre conceptuel et terminologique utilisé par les ouvrages courants ou de le remettre à plat suite à l’intégration des données orales. Le renouvellement du cadre d’analyse pose corollairement le problème de la création d’une terminologie « neutre ». En effet, l’abandon d’une terminologie héritée de la tradition, peu adaptée à la description de l’écrit lui-même, entraînerait néanmoins des problèmes de lisibilité pour un public non expert (comme cela s’est produit avec l’opus de Damourette et Pichon, qui intégrait déjà un très grand nombre de données orales), ainsi que des conflits entre approches linguistiques en concurrence. Troisièmement, le problème statistique de la représentativité des données orales et des conséquences sur la description qui en résulte. En effet, la fréquence de certaines structures est liée aux genres de parole de l’oral et aux dimensions de la variation linguistique. La dichotomie saussurienne langue/parole est présente ici de façon cruciale et pose la question de savoir si une telle description pourrait encore prétendre au statut de grammaire de la langue ou ne devrait pas plutôt être qualifiée de grammaire de la parole. Sans exclure d’autres propositions concernant les multiples dimensions d’analyse de l’oral, les axes privilégiés par ce colloque visent donc prioritairement : 1) la représentation de l'oral : • Dans la transcription, qui effectue une sorte de pré-analyse implicite et qui conditionne la perception de phénomènes étudiés • Dans les œuvres de fiction (œuvres littéraires, théâtre, cinéma, etc.) • Dans le discours métalinguistique des non-experts (la « folk-linguistique »), en termes de connotations associées à la langue orale par ses utilisateurs Si la possibilité même d’une analyse de l’oral passe par sa transcription, c’est-à-dire sa représentation écrite, il est certain que les choix relatifs à la manière de transcrire et de représenter cet oral ont des conséquences sur les observables, dans la mesure où la transcription constitue déjà, par elle-même, une forme d’analyse, qui retient certains éléments et en laisse de côté d’autres. L’adoption de normes de transcription particulières rend souvent les corpus difficilement exploitables et la constitution de grands corpus informatisés rend le problème encore plus évident : difficultés liées à la normalisation orthographique, à la lemmatisation, à la multitranscription, à l’annotation morpho-syntaxique, prosodique et des modalités de phrase. Des représentations pluridimensionnelles combinant la transcription alphabétique et la disposition spatiale des segments transcrits permettent par exemple de faire ressortir certaines composantes propres à l’élaboration de l’oral : mise en grilles pour le croisement des axes syntagmatique et paradigmatique (Blanche-Benveniste et al. 1979) ; grilles prosodiques et mimogestuelles (par exemple Morel & Danon-Boileau, 2001, Bouvet & Morel, 2002) pour la multimodalité. Dans quelle mesure la transcription participe-t-elle de la construction de l’objet d’analyse ? Quelles sont les conséquences de ces choix de représentation et comment ces problèmes sont-ils gérés à l’heure actuelle ? Quelles solutions pour la normalisation et l’automatisation de ces tâches ? Parallèlement, la représentation de l’oral se fait aussi de manière plus ou moins fantasmée, à travers la représentation fictionnelle du théâtre, du cinéma, de la chanson et de la littérature, qui oscille entre la mimésis et la re-création plus ou moins déformante, avec des phénomènes bien connus de stéréotypisation à partir d’un nombre réduit d’éléments dont la fréquence est artificiellement exagérée et dont le degré de représentativité est discutable. Quels sont les éléments récurrents de cette stylisation, contribuant à l’émergence d’un stéréotype du français parlé ? Un troisième palier de représentation de l’oral concerne plutôt l’imaginaire linguistique et, plus largement, la « folk linguistique ». Il s’agit, dans ce cas, des connotations associées à la langue parlée, oscillant entre valeurs positives et négatives. D’une part, les valeurs positives de la spontanéité, de la fraîcheur voire de la langue verte, ou encore de l’éloquence qui, après une longue période où elle avait été ignorée, voire décriée, est aujourd’hui remise à l’honneur à la faveur des formations d’infocom et de concours d’éloquence plus ou moins médiatisés. D’autre part, les valeurs négatives pointant le caractère approximatif, voire fautif, attribué à la langue parlée en tant que telle, qu’on qualifie très souvent en lui associant les catégories sociolinguistiques (diaphasiques et diastratiques) des productions basilectales (langue familière, populaire, vulgaire…). Quel genre de productions orales étudie-t-on ? Quelle image du français parlé se dégage-t-il de ces études ? 2) Les conséquences, sur la description grammaticale courante, de l'intégration des données orales à l'ensemble des observables et l’extension du domaine de la syntaxe au-delà des rections de catégories Les catégories d’analyse traditionnelles, telles que les parties du discours, ainsi qu’une tradition de description grammaticale centrée sur la parole écrite, sont de plus en plus souvent interrogées et mises à l’épreuve par l’analyse de l’oral, qui manifeste le caractère partiel de ces analyses, au niveau morphologique et syntaxique. Si la morphologie bénéficie en effet depuis longtemps des études sur les langues non écrites, la syntaxe, quant à elle, doit se confronter, d’une part, aux phénomènes marginaux, exclus de la description et, d’autre part, aux frontières du domaine de la rection de catégories. L’empan traditionnel de la phrase, notion reposant sur des routines communicatives basées sur la ponctuation et la typographie, est en effet remis en cause dès qu’on abandonne le médium écrit. Les notions de construction verbale (syntaxique), d’énoncé (pragmatique) et de structure thème-rhème (informationnelle), souvent utilisées dans les descriptions de l’oral, sont partiellement incommensurables par rapport aux notions de phrase et de discours et remettent en question le bien-fondé de la séparation entre domaine syntaxique et domaine sémantico-pragmatique. Les questions de cohésion et de cohérence, à la faveur de phénomènes tels que la deixis, la dislocation ou la corrélation, ainsi que les questions d’incidence (adverbes de phrase et d’énoncé, par exemple, et, plus généralement, le statut des constituants non régis), interrogent profondément la frontière entre ce qui relève de la syntaxe rectionnelle et ce qui n’en relève pas. Les propositions et les recherches autour de la notion de macrosyntaxe montrent bien l’exigence d’intégrer certains phénomènes abondamment attestés en français parlé et traditionnellement rejetés hors du champ de la connexité syntaxique, dans la grammaire plutôt que dans la rhétorique, voire de remettre en cause le cloisonnement absolu entre langue et discours. Quels phénomènes de l’oral sont encore peu ou mal décrits ? Quels phénomènes pourraient recevoir un éclairage nouveau grâce à l’apport des données orales ? Où en est-on des recherches sur la macrosyntaxe et, plus largement, sur les frontières de la syntaxe ? Calendrier de soumission 20 janvier : diffusion de l’appel à communication 15 mars : date limite pour l’envoi des propositions de communication 31 mars : notification aux auteurs de la décision du comité scientifique 16-17 juin : colloque Les propositions de communication (une page maximum, sans compter la bibliographie éventuelle) devront être anonymes et soumises à l’adresse suivante : francparle2022@gmail.com Les auteurs seront avertis au plus tard le 31 mars 2022 de la sélection opérée par le comité scientifique. Une publication d’articles sélectionnés est prévue. Déroulement du colloque : Turin, 16-17 juin 2022 Ce colloque bénéficie du soutien du département LLC (Lingue e Letterature straniere e Culture moderne) de l’Université de Turin. Il constitue le premier volet du projet de recherche « Français parlé : descriptions, didactiques, traductions » Comité d’organisation : Ruggero Druetta (Université de Turin), Maria Margherita Mattioda (Université de Turin), Patricia Kottelat (Université de Turin), Carole Conti (Université de Turin), Claire Martinot (Sorbonne Université), Sonia Gerolimich (Université de Udine), Isabelle Stabarin (Université de Trieste), Giulia D’Andrea (Université de Turin) Comité Scientifique : en cours de constitution Références bibliographiques citées dans le texte de l’appel ABEILLÉ, Anne, GODARD, Danielle, 2021, La grande grammaire du français, Paris, Actes Sud – Imprimerie Nationale Éditions BIBER, Douglas, Stig JOHANSSON, Geoffrey LEECH, Susan CONRAD & Edward FINEGAN, 1999, Longman Grammar of Spoken and Written English. Harlow: Pearson Education Limited BLANCHE-BENVENISTE Claire et al., 1979. « Des grilles pour le français parlé », Recherches sur le français parlé, 2, pp. 163-206. BOUVET, Danielle, MOREL, Mary-Annick, 2002, Le ballet et la musique de la parole, Paris-Gap, Ophrys. BYBEE Joan, 2006, “From usage to grammar: the mind’s response to repetition”, Language, 82(4), 711–733. http://www.jstor.org/stable/4490266 DAMOURETTE, Jacques, PICHON, Edouard, 1930-1950, Des mots à la pensée. Essai de Grammaire de la Langue Française, Paris, Editions d'Artrey. MOREL, M.-A. & L. DANON-BOILEAU, 1998, Grammaire de l’intonation. L’exemple du français oral, Paris : Ophrys. Corpus, Banques de données et plateformes BNC: The British National Corpus, version 2 (BNC World). 2001. Distributed by Oxford University Computing Services on behalf of the BNC Consortium. URL: http://www.natcorp.ox.ac.uk/ CFPP2000 : Corpus de français parlé parisien des années 2000. http://cfpp2000.univ-paris3.fr/ CFPB : Corpus de Français Parlé à Bruxelles. http://cfpp2000.univ-paris3.fr/cfpb.html CFPQ : Corpus de français parlé au Québec. https://applis.flsh.usherbrooke.ca/cfpq/ CLAPI Corpus de LAngue Parlée en Interaction. http://clapi.ish-lyon.cnrs.fr/ COCA: Corpus of Contemporary American English: https://www.english-corpora.org/coca/ Cocoon : COllections de COrpus Oraux Numériques. https://cocoon.huma-num.fr/exist/crdo C-PROM : Corpus libre de parole multigenre. https://sites.google.com/site/corpusprom/ Elicop : Étude linguistique de la communication parlée. https://limo.libis.be/primo-explore/fulldisplay?docid=LIRIAS1797250&context=L&vid=Lirias&search_scope=Lirias&tab=default_tab&lang=en_US&fromSitemap=1 ESLO: Enquêtes sociolinguistiques à Orléans. http://eslo.huma-num.fr/index.php FONC : French Oral Narrative Corpus. http://frenchoralnarrative.qub.ac.uk MPF (Multicultural Paris French) https://www.ortolang.fr/market/corpora/mpf OFROM : Corpus oral de français de Suisse Romande. http://www11.unine.ch Orfeo : https://repository.ortolang.fr/api/content/cefc-orfeo/11/documentation/site-orfeo/index.html ORTOLANG: Outils et Ressources pour un Traitement Optimisé de la LANGue. https://www.ortolang.fr/ TCOF : Traitement de corpus oraux en français. http://cnrtl.fr/corpus/tcof/
Nom du contact: 
Ruggero DRUETTA
Courriel du contact: 
ruggero.druetta@unito.it
Suggéré par: 
Ruggero DRUETTA
Courriel: 
ruggero.druetta@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
16/06/2022
Date de fin de l'événement: 
17/06/2022
Ville de l'événement: 
Torino
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
syntaxe, morphologie, français parlé, oralité, corpus, description

Le multilinguisme dans les milieux professionnels

Observation des pratiques et interventions sur le terrain

Résumé de l'annonce: 
Le Département des Langues et Littératures Étrangères de l’Université de Vérone, en collaboration avec le Progetto di Eccellenza : le Digital Humanities applicate alle lingue e letterature straniere (Projet d’Excellence sur les Humanités numériques), organise un colloque international dans le but d’explorer le thème des pratiques multilingues dans les contextes professionnels, ainsi que leurs retombées pour la formation des salariés.
À la suite d’un projet biennal intitulé MultilinVR, qui a analysé les besoins linguistiques des entreprises de la région de Vérone et a mis en place une formation spécialisée pour les salariés, nous souhaitons lancer une réflexion plus globale sur le multilinguisme dans les milieux professionnels et ouvrir de nouvelles pistes de recherche. Ce colloque vise à susciter une réflexion sur la portée du multilinguisme et sur son impact, notamment dans les milieux professionnels – contextes parmi les plus affectés par l'étendue et les modulations du phénomène.
Nom du contact: 
Giovanni Tallarico
Courriel du contact: 
giovanni.tallarico@univr.it
Suggéré par: 
Giovanni Tallarico
Courriel: 
giovanni.tallarico@univr.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
25/11/2021
Date de fin de l'événement: 
26/11/2021
Ville de l'événement: 
Verona
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Multilinguismo, didattica delle lingue, terminologia
Site web de référence: 
https://www.dlls.univr.it/?ent=iniziativa&convegno=1&id=9795

Synergies Italie

Contenu de l'annonce: 

La revue Synergies Italie, revue francophone indexée dans de nombreuses bases de revues scientifiques dont ERIH PLUS, Scopus et Anvur, lance un appel à contributions pour la publication du n°19 sur le thème suivant :

Littératures francophones vues d’Italie : questionnements autour des...

Image de l'annonce: 
Mots-clés: 
interférences linguistiques et diglossie ; métissages linguistiques, culturels et identitaires ; créativité et innovations morpho-syntaxiques ; emprunts et calques linguistiques ; évolution des variations et de la norme (...)
ISSN format papier: 
1724-0700
ISSN format électronique: 
2260-8087
Titre du numéro: 
Littératures francophones vues d’Italie : questionnements autour des variétés du français
Catégorie principale: 
Courriel: 
roberto.dapavo@unito.it
Directeur(s) scientifique(s): 
Veronica Cappellari, Flaviano Pisanelli
Éditeur: 
Gerflint
Langue: 
Lieu de parution: 
Turin
Suggéré par: 
Roberto Dapavo

La traduction au service des institutions : outils, expérimentations et innovations pour le multilinguisme

12èmes Journées du Réseau LTT - Lexicologie, Terminologie, Traduction

Résumé de l'annonce: 
Ce colloque étudiera les enjeux de la traduction institutionnelle, dans une optique multilinguistique, et la variété des pratiques et des approches, selon les contextes sociaux et géographiques.
Cette rencontre scientifique se propose d’interroger les enjeux de la traduction institutionnelle, dans une optique multilinguistique, pour mettre en relief la variété des pratiques et des approches selon les contextes sociaux et géographiques. L’accent est mis sur la dimension multilingue de ces institutions et sur les activités traduisantes, innovantes et expérimentales, qui contribuent à leur fonctionnement et à leur développement. Suivant les thématiques du Réseau LTT, le Colloque s’articulera autour de trois axes principaux : 1) l’évolution et l’adaptation méthodologique des pratiques traductives en contexte institutionnel ; 2) les outils, les expérimentations et les innovations au service de la traduction institutionnelle ; 3) la formation des traducteurs spécialisés (méthodes, pratiques, objectifs).
Nom du contact: 
Jana Altmanova
Courriel du contact: 
colloqueltt2021@gmail.com
Suggéré par: 
Jana Altmanova
Courriel: 
jaltmanova@unior.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
04/11/2021
Date de fin de l'événement: 
05/11/2021
Ville de l'événement: 
Plateforme Zoom (Université de Naples "L'Orientale")
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
traduction, innovation, institutions
Site web de référence: 
www.colloqueltt2021.unior.it

Congrès Mondial de Traductologie 2022

Traduction et diffusion des savoirs dans le monde

Résumé de l'annonce: 
Le deuxième Congrès Mondial de Traductologie 2022 sera consacré au thème : "Traduction et diffusion des savoirs dans le monde".
La Société Française de Traductologie (SoFT) organise le deuxième Congrès Mondial de Traductologie qui se tiendra en ligne sur Zoom du 5 au 9 septembre 2022. La première journée se tiendra en Sorbonne en présentiel et sera diffusée en ligne. Elle s'adresse tant aux chercheurs et formateurs universitaires qu'aux traducteurs professionnels, aux responsables d'entreprises et groupes industriels et aux représentants du monde politique. La rencontre s'articule autour de cinq axes majeurs: 1) diffusion des savoirs et pluriliguisme, 2) diffusion des grands domaines scientifiques par la traduction, 3) égalité des chances, accès aux savoirs et à l'éducation par la traduction, 4) formation des traducteurs et recherche scientifique, 5) nouveaux défis de l'intercompréhension linguistique selon les divers domaines scientifiques. Cette manifestation majeure a pour but de dresser un bilan de la traduction, la diffusion et la valorisation de la recherche scientifique dans les différents domaines des savoirs : sciences naturelles et formelles, sciences humaines et sociales, intelligence artificielle. Elle servira de tremplin pour présenter, susciter ou développer des initiatives à fort impact sociétal qui visent à accroître la quantité et la qualité de la diffusion des textes écrits ou oraux de la recherche dans le monde, dans les diverses disciplines scientifiques et pour une grande variété de langues. Sont invités au dialogue les principaux protagonistes de la production et de la circulation mondiale des savoirs : ● les chercheurs, universitaires et responsables de laboratoires de recherche ; ● les traducteurs professionnels ; ● les responsables d’entreprises et de groupes industriels ; ● les représentants des ministères et du monde politique. Le Congrès a pour objectif d’explorer 5 axes avec leurs thématiques spécifiques : ▪ 1. Diffusion des savoirs et plurilinguisme : politiques de diffusion et de financement de la traduction des ouvrages de la recherche scientifique ; supports de transmission des savoirs par et entre aires culturelles et géographiques ; modalités de réception des traductions dans le monde et impact pour la recherche. ▪ 2. Diffusion des grands domaines scientifiques par la traduction : des besoins actuels de diffusion des connaissances de chaque champ disciplinaire par la traduction sur un plan national ou international. ▪ 3. Égalité des chances, accès aux savoirs et à l’éducation par la traduction : accès à l’éducation par la traduction des grands classiques des sciences humaines, sociales et dures et des manuels universitaires et scolaires ; traduction des publications liées aux innovations récentes, etc. ▪ 4. Formation des traducteurs et recherche scientifique : nouveaux programmes de formation adossés aux domaines pointus de la recherche ; nouveaux usages et limites des nouvelles technologies ; formation dans des contextes politiques, linguistiques et culturels pluriels. ▪ 5. Nouveaux défis de l’intercompréhension linguistique selon les divers domaines scientifiques : traduction des nouveaux concepts dans la langue de chaque discipline ; évolution des présupposés historiques et idéologiques ; terminologie et bases de données multilingues en sciences humaines et sociales ; traduction des structures argumentatives en fonction des types de langues et des cultures. Les interventions dans cette rencontre mondiale pourraient prendre les formes suivantes : – proposer une communication qui relate l’engagement de votre domaine de recherche, laboratoire, entreprise, agence de traduction ou institution dans la transmission des savoirs, les besoins et les difficultés rencontrés dans ce processus, les solutions, collaborations, supports, outils, normes préconisés ; – proposer/coordonner un atelier de 6-7 communications sur l’un des axes prévus par le Congrès ; – offrir un témoignage de terrain (en table ronde ou communication) de la relation des entreprises avec les acteurs de la traduction multilingue internationale ; – offrir votre soutien financier au Congrès, garantissant par votre partenariat la présence de votre institution ou votre société dans la vitrine mondiale du Congrès. Toute proposition se fait via le site du Congrès www.cmt2022.org à partir du 20 septembre 2021 jusqu'au 1 juillet 2022. Florence Lautel-Ribstein Présidente de la Société Française de Traductologie Coordinatrice Générale du CMT2
Nom du contact: 
Geneviève Henrot
Courriel du contact: 
communication@cmt2022.org
Adresse postale: 
https://www.cmt2022.org
Suggéré par: 
Geneviève Henrot
Courriel: 
genevieve.henrot@unipd.it
communication@cmt2022.org
Date de début ou date limite de l'événement: 
05/09/2022
Date de fin de l'événement: 
09/09/2022
Ville de l'événement: 
Paris Sorbonne
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
traductologie, traduction spécialisée, diffusion des savoirs
Site web de référence: 
https://www.cmt2022.org

XVIIes Journées Scientifiques REALITER

La terminologie dans la dimension sociale de la communication

Résumé de l'annonce: 
Les Journées REALITER 2021 se proposent d’interroger les relations entre la terminologie et la dimension sociale de la communication en questionnant tous les phénomènes de cet impact dans le transfert des connaissances en perspective intra- et interlinguistique, bien au-delà du texte/contexte spécialisé.
Les XVIIes Journées Scientifiques REALITER "La terminologie dans la dimension sociale de la communication" (Lebanese American University, Universidade Federal do Rio Grande do Sul) auront lieu à distance (plateforme Microsoft Teams) les 7 et 8 octobre 2021. Les XVIIes Journées Scientifiques de REALITER veulent réunir les réflexions les plus percutantes et les plus pointues sur les recherches actuelles portant sur les rapports de la terminologie avec la dimension sociale de la communication. Sécurité sanitaire, technologie, traçabilité, systèmes et qualité agroalimentaires, aspects juridiques et réglementaires de la vie sociale, formation scolaire et universitaire: autant de domaines où la précision terminologique est une priorité, sans négliger l’importance de l’adéquation de la traduction et de la communication spécialisée, qui est aussi culturelle, médicale, juridique, pour ne citer que quelques aspects. Une relation souvent évoquée mais qui n’a pas encore joui d’une réflexion systématique et d’un cadre de référence théorique et appliqué explicite. Il s’agira de vérifier au cours des débats éveillés par ce sujet à quel point cette relation est fondamentale dans toute pratique terminologique.
Nom du contact: 
Claudio Grimaldi
Courriel du contact: 
realiter@unicatt.it
Suggéré par: 
Claudio Grimaldi
Courriel: 
realiter@unicatt.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
07/10/2021
Date de fin de l'événement: 
08/10/2021
Ville de l'événement: 
En ligne
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
terminologia, comunicazione, terminografia
Site web de référence: 
https://www.realiter.net/fr/novita

La nominazione degli eventi nella stampa. Saggio di semantica discorsiva

Contenu de l'annonce: 

Questo saggio di semantica discorsiva riassume l’insieme delle ricerche condotte da Marie Veniard sulla nominazione degli eventi in relazione al fatto che, come dice lei stessa in apertura del volume, l’«accadere di un evento perturba l’ordine naturale delle cose e impegna le comunità...

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Catégorie principale: 
Suggéré par: 
tab edizioni
Courriel: 
info@tabedizioni.it
ISBN: 
978-88-9295-218-8
Collection: 
Traduco. Tradurre l’analisi del discorso francese e francofona
Anonyme
Éditeur: 
tab edizioni
Lieu de parution: 
Roma
Date de parution: 
Lundi, Juillet 12, 2021
Date de mise en ligne: 
Lundi, Juillet 12, 2021
URL: 
https://www.tabedizioni.it/shop/product/la-nominazione-degli-eventi-nella-stampa-464
Langue: 
italiano
Mots-clés: 
semantica, linguistica, nominazione, eventi, stampa, media, lessico, discorso, ADF, DORIF, traduzione
Site web de référence: 
https://www.tabedizioni.it/

L’expression de la causalité en langue maternelle et en langue étrangère

Résumé de l'annonce: 
Colloque international à distance.
L’expression de la causalité en langue maternelle et en langue étrangère (Université Catholique Jean-Paul II de Lublin - Pologne) organisé par : Urszula Paprocka-Piotrowska (Université Catholique de Lublin, Pologne), Claire Martinot (Sorbonne Université, France), Tomislava Bošnjak Botica (Institut de Langue Croate et de Linguistique, Croatie), Sonia Gerolimich (Université d’Udine, Italie) Argumentaire : La causalité est d’abord le résultat d’une interprétation que notre esprit pose entre deux situations, états, événements dont l’un détermine l’autre. La causalité est donc une relation orientée, exprimée en langue par un type d’enchaînement argumentatif (Carel, 2001, Ducrot, 2001) qui se manifeste de façon très diversifiée dans les langues, y compris sans l’appui (explicite) d’un marqueur comme en (1). (1) Pierre est très heureux, il part au Groenland Parmi les caractéristiques de l’expression de la causalité, on peut relever que le nombre des connecteurs dédiés à la relation causale (fr. parce que, puisque, car, comme et quelques autres) est réduit ou encore que les relations causales ne soient pas toutes réversibles. Ainsi (1) peut être interprété comme en (1a) ou comme en (1b) : (1a) Pierre est très heureux parce qu’il part au Groenland. P PCQ Q (1b) Pierre part au Groenland, donc il est très heureux. Q DC P En (2), en revanche, la relation en donc est douteuse : (2) Chloé aimait le froid parce qu’elle dormait mieux. (?? Chloé dormait mieux donc elle aimait le froid) Une autre caractéristique de la relation causale (en français et en anglais, entre autres langues) est la proximité de pour et parce que (3) : (3) Max a été puni pour son insolence. (= parce qu’il a manifesté de l’insolence) En ancien français pour (ce que) Q et par (ce que) Q étaient proches (Gross & Nazarenko, 2004 : 19). On se demandera également dans quelle mesure la langue distingue les différents types de causalité envisagés par notre pensée : la cause fortuite, factuelle (4 et 5) versus la cause volontaire, humaine (6). Ou encore, si la langue distingue différents degrés de causalité : causalité faible (7) ou causalité forte (8) : (4) Les rues ont été inondées par des torrents de boue. (= parce qu’il y avait des torrents de boue, à cause des torrents de boue, où la préposition par, introduisant le « complément d’agent » introduit (plutôt ?) un complément de cause) (5) La lumière apparaît à l’horizon parce que le soleil se lève. (6) Les congères ont été dégagées par des chasse-neige. (= parce que des chasse-neige (conduits par Nhum) se sont mis en action) (7) Tom est très heureux, il ne sait plus quoi dire. (8) Tom est tellement heureux qu’il ne sait plus quoi dire. Ces quelques exemples sont loin d’épuiser les différents types de causalité (corrélation logique (9), relation temporelle (10), circonstancielle (11) …) et les différents moyens dont chaque langue dispose pour exprimer les relations causales : (9) Plus il y a de brouillard, plus la visibilité est réduite. (10) Quand il y a du brouillard, la visibilité est réduite. (11) Avec le brouillard, la visibilité est réduite. Le questionnement linguistique sur le fonctionnement des relations causales dans toute langue ou entre plusieurs langues constitue l’axe 1 du colloque. L’axe 2 du colloque sera plus directement lié à la production et à la compréhension des relations causales par des locuteurs spécifiques. En effet, la diversité des moyens mis par chaque langue à la disposition des locuteurs n’implique pas que ces moyens soient utilisés de la même façon par les uns et les autres. Enfants ou adultes, locuteurs natifs ou allophones, en production/compréhension orale ou écrite, sont autant de paramètres qui vont influencer l’expression des relations causales. Seront bienvenues les communications qui aborderont, dans tout cadre théorique, l’acquisition des relations causales : - par des enfants d’âges différents, dans plusieurs langues maternelles, - par des enfants ou des adultes ayant des troubles du langage, - par des adultes allophones en langue étrangère, - par des locuteurs plus ou moins scolarisés dont on comparera le même discours à l’oral et à l’écrit. Si l’on peut admettre, à la suite de Kant, que la causalité est une catégorie a priori de l’entendement, et qu’elle ne dérive donc pas de la seule observation des faits, son expression linguistique reste, en grande partie, déterminée par les moyens linguistiques disponibles dans chaque langue et la capacité de chaque locuteur à comprendre la présence et la spécificité de chaque relation causale dans le discours entendu. Les moyens d’expression de la causalité relèvent donc de l’observation que font tous les locuteurs de la langue qu’ils acquièrent. Références indicatives : Anscombre, Jean-Claude, 1984. La représentation de la notion de cause dans la langue, Cahiers de grammaire, 4, 1-53. Benazzo, Sandra, 2004. L’expression de la causalité dans le discours narratif en français L1 et L2, Langages, 155, 33-51. Boniecka, Barbara, 1995, Pragmatyczne apekty wypowiedzi dziecięcych. Lublin, Wydawnictwo UMCS. Carel, Marion, 2001, Argumentation interne et argumentation externe au lexique : des propriétés différentes, Langage, 142, 10-21. Christoforou, Nathalie, Christofi, Marina, 2014. Expression de la cause dans les productions écrites et orales en FLE: apprenants chypriotes hellénophones, Colloque international des Etudiants chercheurs en Didactique des langues et en Linguistique, Lidilem, Juin 2014, Grenoble, France (hal-01252335). Couper-Kuhlen, Elizabeth & B. Kortmann, Bernd (Eds.), 2000. Cause, condition, concession and contrast: Cognitive and discourse perspectives. Berlin-New York, Mouton de Gruyter. Diessel, Holger, 2004. The acquisition of complex sentences. Cambridge: CUP. Ducrot, Oswald, 2001. Critères argumentatifs et analyse lexicale, Langage, 142, 22-40. Gross, Gaston, 2010. Sémantique de la cause, Paris, Vrin. Gross, Gaston et Nazarenko, Adeline, 2004. Quand la langue cause : contribution de la linguistique à la définition de la causalité, Intellectica, 2004/1, 38, 15-41. Grunig, Blanche-Noëlle et Roland, 1985. La fuite du sens dans l’interlocution, Paris, LAL Crédif, Hatier. Jisa, Harriet, Mazur Audrey, 2006. L’expression de la causalité : une étude développementale, Actes du colloque Des savoirs savants aux savoirs enseignés, Namur, Presses universitaires de Namur, 33-60. Martinot, Claire, 2013. L’acquisition de la causalité est-elle comparable chez tous les enfants ? Travaux de linguistique, 66, 15-52. Nazarenko, Adeline, 2000. La cause et son expression en français, Paris, Ophrys. Pilecka, Ewa, 2007. « Mourir d`ennui, s`ennuyer à mort » : quelques problèmes de description et de la traduction de syntagmes prépositionnels circonstants / pseudo-circonstants de cause en français et en polonais, Bulletin de Linguistique Appliquée et Générale, 32, 145-163. Sanders, Ted & Sweetser, Eve (Eds.), 2009. Causal categories in discourse and cognition, Berlin, Mouton de Gruyter. Van Den Broek, Paul, 1990. Causal inferences and the comprehension of narrative texts, Psychology of Learning and Motivation, 25, 175-196. Comité de lecture : Birtić Matea, Institut de Langue Croate et de Linguistique Bramati Alberto, Université de Milan De Gioia Michele, Université de Padoue Do-Hurinville Danh Thành, Université Bourgogne-Franche-Comté Druetta Ruggero, Université de Turin Gueorguieva Steenhoute Elena, Institut de sciences politiques de Paris Hržica Gordana, Université de Zagreb Jo Mihwa, Université autonome de Barcelone Karpińska-Szaj Katarzyna, Université Adam Mickiewicz, Poznań Marque-Pucheu Christiane, Sorbonne Université Muller Claude, Université Michel de Montaigne, Bordeaux 3 Oraić Rabušić Ivana, Institut de Langue Croate et de Linguistique Piotrowski Sebastian, Université Catholique Jean Paul II de Lublin Piotrowska-Skrzypek Małgorzata, Université de Varsovie Richard Elisabeth, Université Rennes 2 Romero Clara, Université de Paris Stabarin Isabelle, Université de Trieste Wojciechowska Bernadeta, Université Adam Mickiewicz, Poznań Vecchiato Sara, Université d’Udine Zuliani Alessandro, Université d’Udine
Nom du contact: 
Urszula Paprocka-Piotrowska, Sonia Gerolimich, Claire Martinot, Tomislava Bošnjak Botica
Courriel du contact: 
paprocka@kul.pl ; cause.lublin2020@gmail.com
Suggéré par: 
Sonia Gerolimich
Courriel: 
sonia.gerolimich@uniud.it
paprocka@kul.pl
Date de début ou date limite de l'événement: 
20/05/2021
Date de fin de l'événement: 
21/05/2021
Ville de l'événement: 
Lublin/Distanciel
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Causalité ; expression de la cause ; relations causales ; locuteurs ; langue ; acquisition ; apprentissage
Site web de référence: 
http://cause.lublin2021.com/
http://cause.lublin2021.com/en/home_en/

Regards croisés sur le Québec et la France

Résumé de l'annonce: 
Convegno internazionale CISQ - Centro Interuniversatario Studi Quebecchesi
Dans les dix dernières années, le nombre de Français qui ont décidé de s’installer au Québec a augmenté de plus de 70% et depuis peu, le Plateau Mont-Royal, le quartier populaire rendu célèbre par Michel Tremblay dans ses Chroniques du Plateau-Mont-Royal, est souvent désigné par les Montréalais comme la « Petite France » ou encore comme le quartier des « Maudits Français ». Quel est le regard que l’un, le Québec, porte sur l’autre, la France, et vice-versa? Quelles sont les représentations culturelles des Français à l’égard du Québec et des Québécois à l’égard de la France? Programme Colloque Regards croisés sur le Québec et la France JEUDI, 20 MAI 2021 (Plateforme Zoom) 14h30 – Ouverture du colloque Gerardo ACERENZA – CISQ Trento (Université de Trente) Marco GOZZI – Directeur du Département des Lettres et Philosophie (Trente) Maurizio GIANGIULIO – Coordinateur CeASUm (Université de Trente) Marco MODENESI – Directeur CISQ (Université de Milan) Marianna SIMEONE – Délégation du Québec à Rome Chantal HOUDET – AIÉQ (Association Internationale Études Québécoises) SESSION 1 – Présidée par Annick FARINA (Université de Florence) 15h00 – « Le glossaire franco-canadien d’Oscar Dunn : reproches d’un lexicographe québécois du 19e siècle à une France oublieuse » – Nadine VINCENT (Université de Sherbrooke). 15h30 – « Québécismes dans Le Robert et francismes dans Usito » – Louise LARIVIÈRE (Université de Montréal). 16h00 – « “Sans le vouloir, j’avais changé ma façon de parler juste parce qu’un Français me parlait”. L’accommodation linguistique entre Québécois et Français » – Wim REMYSEN (Universités de Sherbrooke). 16h30-17h00 Pause SESSION 2 – Présidée par Paola PUCCINI (Université de Bologne) 17h00 – « Les Français à Montréal et leur cheminement linguistique » – Julie AUGER, Nadège FOURNIER (Université de Montréal). 17h30 – « Intelligence Artificielle et diversité linguistique : quel regard sur la langue française au Québec ? » – Valeria ZOTTI (Université de Bologne). 18h00 – « Charles Bruneau à Montréal » – Cristina BRANCAGLION (Université de Milan). VENDREDI, 21 MAI 2021 SESSION 3 – Présidée par Stefania CERRITO (Université des Études internationales - Rome) 9h00 – « La France, pôle ambivalent dans la posture de l’écrivain Québécois » – Alex DEMEULENAERE (Université de Trèves). 9h30 – « “C’est là qu’il faut être” : le Paris dessiné de Dany Laferrière » – Marco MODENESI (Université de Milan). 10h00 – « Maudits Français ! Frenchie ! Être Français au Québec dans les romans de Nathalie Fontaine, Yves E. Arnau et Flora Balzano » – Gerardo ACERENZA (Université de Trente). 10h30-11h00 – Pause SESSION 4 – Présidée par Franca BRUERA (Université de Turin) 11h00 – « Querelle de Roberval de Kevin Lambert : édition québécoise et édition française » – Giuditta LORENZINI GIRARDELLI (Université de Trente). 11h30 – « Sabrina Calvo : l’adaptation linguistique au milieu québécois d’une écrivaine française à travers son roman Toxoplasma et le plurilinguisme de cette œuvre » – Dalibor ŽÍLA (Université Masaryk de Brno). 12h00 – « “Ce n’est clairement pas la France”. Négation et identité dans les recensions touristiques sur Montréal et Québec » – Fernando FUNARI (Université de Florence). 13h00-15h00 – Pause SESSION 5 – Présidée par Anna GIAUFRET (Université de Gênes) 14h30 – « Entre euphorie et dysphorie : représentations de la France dans le roman québécois de 1945 à aujourd’hui » – Dominique GARAND (UQAM). 15h00 – « Entre la France et “nous” : retour sur une querelle » – Patricia GODBOUT (Université Sherbrooke). 15h30 – « Émerveillement et auto-décolonisation de l’écrivain de France au Québec : écrire le Québec en français de France, décrire aux Français le français du Québec » – Stéphane LEDIEN (Université Laval). 16h00 – 16h30 – Pause SESSION 6 – Présidée par Ylenia DE LUCA (Université de Bari) 16h30 – « Un Panthéon transatlantique ? Pratique de l’épigraphe et prétendant-e-s de la littérature québécoise » – Edoardo CAGNAN (Université McGill/Sorbonne). 17h00 – « “On partait s’encélébrer à Paris”. Examen empirique du malaise linguistique dans les relations littéraires France-Québec » – Jean-Philippe CHABOT et Laurence OUELLETTE TREMBLAY (Université McGill – UQAM). 17h30 – « “Vous vous soulevez, nous nous soulevons, ils, elles se soulèvent”. Analyse comparative des cultures visuelles révolutionnaires françaises et québécoises à partir de la circulation de l’exposition “Soulèvements” » – Fanny BIETH et Louis BOULET (UQAM). 18h00 – François BLAIS – (Écrivain, Québec) – Lecture d’extraits littéraires. SAMEDI 22 MAI 2021 SESSION 7 – Présidée par Marco MODENESI (Université de Milan) 9h00 – « L’image de la Nouvelle-France décrite aux XVIIe et XVIIIe siècles dans les textes historiques et littéraires français » – Ekaterina ISAEVA (Université de Moscou). 9h30 – « Thérèse Bentzon en ancienne Nouvelle-France » – Sindičić Mirna SABLJO (Université de Zadar). 10h00 – « Les enfants de Chénier dans un autre grand spectacle d’adieu de Jean-Claude Germain : pour une décolonisation culturelle du théâtre québécois » – Elena RAVERA (Université de Bergame). 10h30 – 11h00 – Pause SESSION 8 – Présidée par Gerardo ACERENZA (Université de Trente) 11h00 – « Marie Claire Blais. Parcours éditorial d’une œuvre » – Anne DE VAUCHER (Université de Venise). 11h30 – « “Ben là j’parle p’tet’ pas le français de France, mais oui je parle français” : sous-titrage et traduction intralinguale dans le film Mommy de Xavier Dolan » – Myriam VIEN (Université de Bologne). 12h00 – « Les figures des Français dans la littérature et le cinéma québécois – quelques passages de l’écrit à l’écran » – Katarzyna WÓJCIK (Université de Varsovie). 12h30 – Clôture du colloque
Nom du contact: 
Gerardo Acerenza
Courriel du contact: 
gerardo.acerenza@unitn.it
Adresse postale: 
Via Tommaso Gar, n. 14 - 38122 Trento
Suggéré par: 
Gerardo Acerenza
Courriel: 
gerardo.acerenza@unitn.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
20/05/2021
Date de fin de l'événement: 
22/05/2021
Ville de l'événement: 
Trento - Università degli Studi di Trento - Dipartimento di Lettere e Filosofia
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Québec, France, Littérature, Sociolinguistique, Lexicologie
Site web de référence: 
https://webmagazine.unitn.it/evento/lettere/93729/regards-crois-s-sur-le-qu-bec-et-la-france

La traduction au service des institutions

outils, expérimentations et innovations pour le multilinguisme

Résumé de l'annonce: 
12èmes Journées du Réseau LTT - Lexicologie, Terminologie, Traduction
Colloque International 12èmes Journées du Réseau LTT - Lexicologie, Terminologie, Traduction « La traduction au service des institutions : outils, expérimentations et innovations pour le multilinguisme » Université de Naples « L’Orientale » 4-5 novembre 2021 Argumentaire : L’importance de la traduction dans le contexte institutionnel n’est plus à démontrer. Dans notre perspective, la traduction institutionnelle englobe, outre la traduction officielle, voire juridique, toute pratique traductive réalisée au sein des institutions politiques, économiques, sociales, culturelles, y compris les institutions de formation. Les enjeux de la traduction dans le contexte institutionnel sont d’ordre civilisationnel, puisque les besoins auxquels elle répond sont étroitement liés à l’évolution de la société, aussi bien à sa politique qu’à son économie. Suivant les thématiques du Réseau LTT, le Colloque s’articulera autour de trois axes principaux : 1) l’évolution et l’adaptation méthodologique des pratiques traductives en contexte institutionnel ; 2) les outils, les expérimentations et les innovations au service de la traduction institutionnelle ; 3) la formation des traducteurs spécialisés (méthodes, pratiques, objectifs). Dans le premier axe, nous nous proposons d’analyser les choix traductifs effectués sous l’influence du contexte institutionnel et en fonction de ses contraintes pragmatiques. Les traducteurs doivent souvent intercepter les évolutions de la langue les plus infimes que ce soit sur le plan de l’orthographe, de la syntaxe, du lexique ou sur le plan discursif, et opérer parfois des choix sur des questions linguistiques encore débattues. Parmi les exemples les plus récents de questionnement sur la langue dans l’administration publique française, on pensera ici, par exemple, à la féminisation de noms de métiers ou aux modes d’utilisation de l’écriture inclusive. Dans ce sens, le travail du traducteur est souvent celui d’un pionnier sur qui repose une grande responsabilité. Le deuxième axe du Colloque vise à réfléchir sur les ressources et les outils au service de la traduction, susceptibles d’exploiter le potentiel informatique et les ressources numériques telles que les logiciels employés dans la traduction assistée, automatique et neuronale, les dictionnaires et les bases de données terminologiques, les corpus parallèles et comparés etc., appliqués aux contextes institutionnels. Enfin, la problématique de la formation professionnelle, qui se base sur de multiples acquis méthodologiques, sera exploitée précisément dans le troisième axe, en tenant compte de la double compétence du traducteur, c’est-à-dire en fonction de la mise en œuvre de principes et de théories traductologiques, et en fonction du développement d’outils d’aide à la traduction. En effet, bien que le traducteur humain soit irremplaçable pour un grand nombre de domaines et pour la qualité des textes, les résultats obtenus dans le champ de la traduction assistée par ordinateur sont de plus en plus probants et amènent à une reconfiguration des compétences du traducteur, comprenant aussi celles du réviseur. Cette rencontre scientifique se propose donc d’interroger les enjeux de la traduction institutionnelle, dans une optique multilinguistique, pour mettre en relief la variété des pratiques et des approches selon les contextes sociaux et géographiques (européens et extra-européens). L’accent est mis sur la dimension multilingue de ces institutions et sur les activités innovantes et expérimentales qui contribuent à leur fonctionnement et à leur développement, en tenant compte d’un public en évolution, y compris sur le plan plus proprement communicationnel ou informatique (sites, réseaux sociaux, applications et dispositifs numériques innovants). Mais quelles sont les spécificités de la traduction dans ces contextes communicatifs ? De quelle nature sont les textes et la terminologie qui y sont employés ? De quelle manière les ressources technologiques contribuent-elles à améliorer la qualité et la rapidité d’exécution de la traduction ? Quelles sont leurs caractéristiques les plus performantes et les possibilités d’exploitations futures ? Dans ce contexte, quelles compétences attend-on du traducteur ? Les réflexions pourront porter, entre autres, sur les sujets suivants : - le rapport entre la traduction institutionnelle et la norme (linguistique, rédactionnelle etc.) ; - les aspects juridiques de la traduction en Europe et hors Europe ; - la traduction et l'exploitation des ressources numériques ; - la traduction et le multilinguisme ; - la problématique de l’intraduisibilité ; - la traduction et la variation linguistique ; - les typologies textuelles et les enjeux traductologiques ; - traduction et genre ; - traduction et localisation ; - traduction et formation universitaire, etc. Echéances : - date limite pour la soumission des propositions : 25 mai 2021 Les propositions de communication (1 page de texte - 12 points, interligne simple et une page de références bibliographiques accompagnées de 3 à 6 mots-clefs et d’une brève biographie (150 mots maximum) devront être envoyées à : colloqueltt2021@gmail.com. - notification de l’acceptation des propositions : 25 juin 2021 - date des sessions de formation et ateliers : 3 novembre 2021 - date du colloque : 4-5 novembre 2021 Journée de formation La journée de formation aura lieu le 3 novembre 2021. Les ateliers proposés porteront sur l’utilisation des outils TICE pour la traduction et la gestion de mémoires de traduction. Les membres de LTT auront un accès préférentiel à la formation. Toutes informations concernant le colloque et la journée de formation seront disponibles sur le site : www.colloqueLTT2021.unior.it Langues du colloque : langue de présentation : français langue de traduction : toutes les langues Comité scientifique : Jana Altmanova, Université de Naples « L’Orientale » Ibrahim Ben Mrad, VALD, Université de Tunis-La Manouba Xavier Blanco Escoda, fLexSem, Universitat Autònoma de Barcelona Mohamed Bouattour, LLTA, Université de Sfax Aïcha Bouhjar, Institut Royal de la Culture Amazighe, Rabat Teresa Cabré, IULATERM, Universitat Pompeu Fabra, Barcelone Manuel Célio Conceição, Universidade do Algarve, Faro Katarína Chovancová, Université Matej Bel de Banská Bystrica, Slovaquie Anne Condamines, CLLE, Université de Toulouse 2 Rute Costa, Universidade Nova de Lisboa Luc Damas, LISTIC, Université de Savoie Mont Blanc Patrick Drouin, Université de Montréal Dièye El Hadj, SOLDILAF, Université Cheikh Anta Diop, Dakar Cécile Frérot, ILCEA4, Université de Grenoble Alpes Lina Sader Feghali, CERTAL-ETIB, Université Saint Joseph, Beyrouth Natalie Kübler, CLILLAC-ARP, Université Paris 7 (Paris Diderot) Marie-Claude L’Homme, OLTS, Université de Montréal Gabrielle Le Tallec, LATTICE (Paris 3-ENS-CNRS), Université Paris 13 Mathieu Mangeot, LIG, Université Grenoble Alpes François Maniez, CERLA, Université Lumière Lyon 2 Johanna Monti, Université de Naples « L’Orientale » Franck Neveu, ILF, Centre national de la recherche scientifique Patrice Pognan, INALCO, Paris Alain Polguère, ATILF CNRS, Université de Lorraine Christophe Roche, LISTIC, Université de Savoie Mont-Blanc Amalia Todirascu, LiLPA, Université de Strasbourg Agnès Tutin, LIDILEM, Université Grenoble Alpes Marc Van Campenhoudt, Tradital, Université Libre de Bruxelles Maria Teresa Zanola, Università, Cattolica del Sacro Cuore, Milan Coordination locale : Jana Altmanova (Université de Naples « L’Orientale ») Johanna Monti (Université de Naples « L’Orientale ») Comité d’organisation : Jana Altmanova (Université de Naples « L’Orientale ») Maria Centrella (Université de Naples « L’Orientale ») Johanna Monti (Université de Naples « L’Orientale ») Sarah Pinto (Université de Naples « L’Orientale ») Contact : colloqueltt2021@gmail.com
Nom du contact: 
Jana Altmanova
Courriel du contact: 
colloqueltt2021@gmail.com
Suggéré par: 
Jana Altmanova
Courriel: 
jaltmanova@unior.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
04/11/2021
Date de fin de l'événement: 
05/11/2021
Ville de l'événement: 
Napoli
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
traduction institutionnelle, multilinguisme, innovation technologique
Site web de référence: 
www.colloqueLTT2021.unior.it

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