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Moyen âge

Quaderni di filologia e lingue romanze, terza serie, 34 (2019)

Contenu de l'annonce: 

Quaderni di filologia e lingue romanze - XXXIV (2019)
Ricerche svolte nell'Università di Macerata, terza serie

Roma, Aracne Editrice

ISBN : 978-88-255-3046-9
ISSN : 1971–4858–34

Revue de Philologie et langues romanes de l'Université de Macerata, Italie, fondée en...

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ISSN format papier: 
1971–4858–34
Catégorie principale: 
Courriel: 
luca.pierdominici@unimc.it
giulialm@libero.it
Directeur(s) scientifique(s): 
Giulia Latini Mastrangelo
Éditeur: 
Aracne
Date de parution: 
Jeudi, Octobre 8, 2020
Lieu de parution: 
Roma
Suggéré par: 
Luca Pierdominici

La Fabrique des récits médiévaux (XIIIe-XVIe siècles)

Résumé de l'annonce: 
Deux journées, les 12 mai 2021 et 11 février 2022 consacrées à une réflexion sur la fabrique du texte médiéval, sa matérialité et l’évolution des procédés de mise en forme
Journées d’étude internationales La Fabrique des récits médiévaux (XIIIe-XVIe siècles) Bordeaux – Boulogne-sur-Mer, 12 mai 2021 et 11 février 2022 Université Bordeaux Montaigne, UR 4593 CLARE Université Littoral Côte d’Opale, UR 4030 HLLI Organisatrices : Grace BAILLET, Priscilla MOURGUES Présentation du projet Cette manifestation scientifique répartie sur deux journées les 12 mai 2021 et 11 février 2022 proposera une réflexion sur la fabrique du texte médiéval, sa matérialité et l’évolution des procédés de mise en forme du XIIIe siècle au XVIe siècle en se fondant sur différents types de récit. Dans le cadre d’autres réflexions, des chercheurs se sont attelés à analyser les techniques d’écriture dans les récits médiévaux et ont appréhendé ces textes pour comprendre les modalités de transmission et de diffusion de la culture française. Pour aborder cette thématique sous un angle plus neuf, dans une double perspective, diachronique et comparatiste, nous envisagerons de sonder la structuration des récits médiévaux classiques et tardifs en laissant de côté les problèmes que peut rencontrer l’éditeur actuel lors de l’élaboration d’une édition critique pour mieux nous concentrer sur le texte dans son époque. Argumentaire Les recherches menées sur les récits médiévaux et leur élaboration ont bien souvent permis d’éclairer l’esthétique et les divers enjeux, poétiques, littéraires et historiques, subordonnés à la tradition de ces textes. Déjà dans les années 1970, Paul Zumthor adoptait dans son Essai de poétique médiévale un point de vue formaliste en décrivant et en analysant par la forme des modèles d’écriture. À la même époque, le théoricien du langage Henri Meschonnic esquissait la notion de « forme sens » en avançant l’idée que l’œuvre crée sa propre forme. Ce concept sera repris quelques décennies plus tard dans le domaine des études médiévales et développé dans les travaux de Danièle James Raoul, notamment dans « Forme-sens : du legs de la tradition à la modernité créatrice » (2002), dans la mesure où celui-ci permet d’envisager le sens des textes médiévaux, en particulier la matière arthurienne, à partir de la forme qu’ils adoptent. Ce constat prouve le besoin d’inscrire le texte dans une forme pour mieux l’éprouver. D’autres études de ce début du XXIe siècle ont tendu à présenter les textes dans une structure. En 2001, Alberto Varvaro s’interrogeait ainsi sur l’« Élaboration des textes et modalités du récit dans la littérature française médiévale » pour comprendre le mélange des genres dans les manuscrits des XIIe et XIIIe siècles et la mouvance des textes narratifs. Dans une perspective plus générale, en 2008, Pierre Chastang, dans son article sur « L’archéologie du texte médiéval », définit deux niveaux d’études complémentaires du texte pour mieux le contextualiser : le premier stade est la restitution d’une stratification textuelle grâce à l’examen du manuscrit ; le second est la nécessité de « situer le matériel dans son environnement ». Sans toutefois sonder les procédés de mise en forme du récit lui même, de telles données abordent de plus en plus la notion de structure et démontrent l’intérêt de repositionner le matériel dans son époque. Par ailleurs, la multiplication des manifestations scientifiques de la dernière décennie témoigne une fois encore du désir de saisir avec exactitude l’esthétique et les techniques d’écriture à une époque définie. Nous songeons, entre autres, aux nombreuses contributions de Maria Colombo Timelli sur les mises en prose et aux manifestations qui furent consacrées à ce phénomène (Mettre en prose aux XIVe et XVIe siècles) en combinant des approches diversifiées sur le sujet (linguistiques, philologiques, littéraires, etc.). Nous pensons également aux études qui, dans un but similaire d’approfondissement, se concentrent plus spécifiquement sur l’art de la mise en prose dans un atelier localisé, tel celui du Maître de Wavrin, qui a fait l’objet d’un ouvrage collectif, L’Art du récit à la cour de Bourgogne, coordonné par Jean Devaux et Matthieu Marchal (2018). Dans la lignée de ces manifestations, des journées d’étude et colloques ont prolongé la réflexion en interrogeant la transmission et la diffusion de ce fonds littéraire médiéval au tournant de la fin du Moyen Âge et de la première Renaissance, en lien avec le changement de média que constituent les premiers imprimés (Les premiers imprimés français et la littérature de Bourgogne (1470-1550), colloque organisé en 2015 par Jean Devaux, Matthieu Marchal et Alexandra Velissariou à l’Université du Littoral). Ce regard renforcé sur ces œuvres, manuscrites et imprimées, a contribué également à enrichir le domaine de l’édition critique actuelle en exposant les potentialités que ces deux types de témoins peuvent offrir pour soulever les difficultés qu’implique l’élaboration d’une édition (L’édition des textes médiévaux de langue française et les imprimés anciens, journée d’étude, 2016). Nous remarquons dès lors que l’étude du texte médiéval est souvent subordonnée au travail de l’éditeur actuel sans que soit considérée pour autant la matérialité du texte replacé dans son époque. D’une part, à notre connaissance, excepté quelques articles qui analysent et qui approfondissent à certains égards la question des procédés de structuration des récits médiévaux, il n’existe pas d’ouvrage de synthèse ou de collectif se consacrant uniquement à cette thématique. D’autre part, il peut être intéressant d’examiner cette problématique sur la longue durée, sans se borner au traditionnel tournant des XVe et XVIe siècles et sans non plus exclure cette période, pour pouvoir établir des passerelles entre les différentes époques. Ainsi ce projet, « La Fabrique des récits médiévaux (XIIIe XVIe siècles) », peut venir à l’appui des recherches amorcées depuis les années 2000 en les complétant et en les éclairant sous des angles moins étudiés. Afin de pouvoir combiner plusieurs types d’approches (littéraire, historiographique, paléographique, etc.) et d’avoir un panel représentatif de récits médiévaux, en vers ou en prose, au fil des siècles, pour examen, nous optons pour le corpus suivant : les chroniques, les romans, les récits de voyage, les récits hagiographiques, les mises en prose, les récits brefs et les nouvelles. Axes de recherches Pour analyser les processus de structuration des récits médiévaux et leur évolution du XIIIe siècle au XVIe siècle, les pistes d’exploitation proposées ci-dessous s’articuleront autour de l’étude de la macrostructure et de la microstructure des textes : la composition d’un recueil, la dispositio du texte, les épisodes, la mise en page, les rubriques, les colonnes, les paragraphes, les miniatures, les bois, les sauts, les blancs, les différents marqueurs du texte, la ponctuation, etc. Axe 1 – Identification et analyse de procédés de structuration Le repérage de procédés de structuration à petite et grande échelles dans les manuscrits et dans les imprimés permettra de déceler ce qui appartient spécifiquement ou non à une époque ou encore de définir ce qui relève d’une catégorie de texte (par exemple, l’écriture sous forme d’épisode dans les récits brefs). Ainsi on pourra analyser les principes qui s’installent. Par ailleurs, on pourra s’intéresser aux normes des œuvres fabriquées dans un même atelier et milieu culturel pour définir des pratiques spécifiques ou originales de mise en forme et pour en comprendre les particularités. Axe 2 – La question de la frontière générique par la forme Pour compléter le premier axe, il s’agira de croiser les techniques appliquées à différentes catégories de textes. Si l’on songe, par exemple, à la question de la mise en recueil, certains manuscrits ou imprimés regroupent parfois des textes assez différents. La présentation matérielle de récits de même catégorie possédant des caractéristiques communes ou au contraire très variées peut également être examinée. Les réflexions sur un corpus constitué de récits du même genre, envisagés sur une longue période peuvent aussi apporter des compléments à cette question. Axe 3 – L’adoption d’usages et de réflexes de structuration et les écarts Pour pouvoir mesurer l’écart de normes entre les récits médiévaux, on pourra s’interroger sur les réflexes adoptés au cours des processus d’écriture, de mises en forme et de structuration : ces gestes sont-ils comparables ou existe-t-il un fossé entre deux époques bien distinctes ? Doit-on les évaluer sur le même plan ? Les usages sont-ils toujours respectés ? Dans quelles conditions ? De même, ces questions peuvent se poser pour des productions créées à des périodes moins éloignées dans le temps, voire composées au même siècle. Si l’on pense également à la question des formats manuscrit et imprimé, il peut être intéressant de comparer les pratiques structurelles pour la composition d’une même histoire, que ce soit pour une tradition uniquement manuscrite, pour une tradition transmise par les seuls imprimés ou pour une transmission mixte du récit, pour évaluer le degré d’aménagement et pour en saisir les raisons. Axe 4 – Les effets de l’évolution des pratiques Enfin, pour parfaire les trois axes précédents, il convient d’observer les impacts et effets que peut produire l’évolution des pratiques de mise en forme lors de la fabrique du texte. Ces observations peuvent se situer au niveau de la diffusion. Pour quelles raisons un texte est-il fondu dans une forme déterminée ? Les constats peuvent aussi s’effectuer à partir de la réception des structures des récits médiévaux par les contemporains de ces textes. Quelles sont les conséquences de l’accès de plus en plus large au livre et à l’écrit ? Quelles perceptions sont décelables à la lecture d’un récit sous une forme nouvelle ? Cela entraîne-t-il de nouvelles pratiques de lecture ? Dans une époque donnée, quels ont été les effets des transformations des pratiques de lecture sur l’écriture et la structuration des récits ? En outre, l’attention peut aussi se porter sur le rapport à la matérialité du texte du point de vue de l’auteur et du lecteur. Si l’on songe au système de balisage des textes, au rôle structurant des images qui insinue un dialogue texte-image dans la page ou encore aux indices textuels laissés par l’auteur pour son lecteur, un commerce lie de manière certaine le lecteur à son livre et à celui qui participe à sa constitution. Quels rapports peut entretenir le lecteur avec l’espace du livre ? Comment est-il sollicité ? Comment le livre permet-il d’établir une relation de communication entre le lecteur et les divers acteurs gravitant autour de la fabrique des récits (auteur, éditeur, imprimeur, libraire) ? Le lecteur a-t-il finalement une influence sur la fabrication du produit qu’il lira et quels en sont les impacts sur la production ? D’autres réflexions peuvent bien sûr venir étayer les quatre axes de recherche précédemment exposés. Les propositions de communication accompagnées d’un argumentaire d’une dizaine de lignes et d’un bref curriculum vitae sont à envoyer aux organisatrices avant le 20 novembre 2020. Grace BAILLET, ulcogracebaillet@gmail.com Priscilla MOURGUES, priscilla.mourgues@gmail.com Comité scientifique Maria COLOMBO TIMELLI, Professeur à l’Università degli Studi di Milano, Langue et littérature françaises du Moyen Âge Jean DEVAUX, Professeur à l’Université du Littoral Côte d’Opale, Littérature française du Moyen Âge et de la Renaissance Nadine HENRARD, Professeur à l’Université de Liège, Littérature française du Moyen Âge Danièle JAMES-RAOUL, Professeur à l’Université Bordeaux Montaigne, Langue et littérature du Moyen Âge
Nom du contact: 
Grace Baillet
Courriel du contact: 
ulcogracebaillet@gmail.com
Suggéré par: 
Grace Baillet
Courriel: 
ulcogracebaillet@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
20/11/2020
Ville de l'événement: 
Boulogne-sur-Mer et Bordeaux
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
récits médiévaux,
Site web de référence: 
https://hlli.univ-littoral.fr

«Ticontre. Teoria Testo Traduzione», XIII (2020)

Contenu de l'annonce: 

The new issue (XIII, 2020) of the academic journal "Ticontre. Teoria Testo. Traduzione" is now available at http://www.ticontre.org/ojs/index.php/t3/issue/view/15
The monographic section is dedicated to Cesare Pavese and...

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Mots-clés: 
Cesare Pavese
ISSN format électronique: 
ISSN 2284-4473
Catégorie principale: 
Courriel: 
alessandraelisa.visinoni@unibg.it
Date de mise en ligne: 
Vendredi, Juillet 31, 2020
Date de parution: 
Vendredi, Juillet 31, 2020
Suggéré par: 
Alessandra Visinoni

CFP «Ticontre. Teoria Testo Traduzione», XV (Maggio 2021): Sezioni fisse

Résumé de l'annonce: 
Aperta la CFP per le sezioni fisse del primo numero del 2021 (XV, Maggio) della rivista accademica "Ticontre. Teoria Testo Traduzione"
La rivista "Ticontre.Teoria Testo Traduzione" ha aperto la call for paper per le tre sezioni fisse del primo numero del 2021 («Ticontre» XV, maggio 2021): Saggi – nei quali trovano posto interventi critici di varia natura –, Teoria e pratica della traduzione – sezione che raccoglie interventi di carattere traduttologico, nonché traduzioni di testi letterari corredate da una nota di commento –, infine la sezione Reprints, la quale ospita testi di grande importanza scientifica e/o per la storia della disciplina non ancora tradotti in italiano o non più reperibili. Chi fosse interessato a sottoporre una proposta per la sezione Saggi o Teoria e pratica della traduzione , dovrà inviare un abstract all’indirizzo proposal@ticontre.org. La proposta di articolo deve contenere il titolo, uno stringato profilo dell’autore (massimo 150 parole), un abstract esteso (minimo 800 parole, massimo 1.200 parole) e una bibliografia di riferimento. All’interno dell’abstract devono essere indicati anche il taglio critico e/o le metodologie che si intendono adottare. Si invitano gli interessati a consultare la presentazione della rivista (link) nella quale sono indicate le aree di interesse di «Ticontre». La scadenza per l’invio degli abstract di proposta è il 27 settembre 2020; la Redazione comunicherà l’esito della valutazione entro il 10 ottobre 2020. Il termine ultimo per inviare gli articoli selezionati sarà il 22 novembre 2020, per essere quindi sottoposti al processo di peer-review, previo vaglio da parte della Redazione.
Nom du contact: 
Redazione rivista "Ticontre. Teoria Testo Traduzione"
Courriel du contact: 
proposal@ticontre.org
Suggéré par: 
Alessandra Visinoni
Courriel: 
alessandraelisa.visinoni@unibg.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
23/07/2020
Date de fin de l'événement: 
27/09/2020
Ville de l'événement: 
Trento
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Site web de référence: 
http://www.ticontre.org/ojs/index.php/t3/announcement/view/29
http://www.ticontre.org/ojs/index.php/t3/index

Annales du patrimoine numéro 20 / 2020

Call for paper for issue 20, 2020 of Journal Annals of Heritage

Résumé de l'annonce: 
La revue "Annales du patrimoine" de l'Université de Mostaganem (Algérie) lance un appel à publications pour le numéro 20 / 2020.
Les chercheurs peuvent soumettre leurs articles dans les disciplines suivantes : - littérature comparée (orientale, occidentale et africaine), - littérature postcoloniale, orientalisme, - littérature mystique, littérature de voyage, littérature maghrébine, - langues, traduction et interculturalité, - patrimoine matériel et immatériel, histoire et civilisation... La revue accepte également des articles de varia en rapport avec le patrimoine. Les chercheurs sont invités à envoyer leurs contributions (le résumé de 15 lignes, l'article de 15 pages maximum et 5 mots-clés, en format Word), au plus tard le 31 juillet 2020, à l'adresse email de la revue : annales@mail.com Le titre, le résumé et les cinq mots-clés doivent être en français et en anglais. Veuillez préciser votre affiliation institutionnelle et votre grade académique si possible. Les propositions d'articles devront respecter les normes de publication de la revue : https://annales.univ-mosta.dz Responsable : Pr Mohammed Abbassa
Nom du contact: 
Mohammed Abbassa
Courriel du contact: 
annales@mail.com
Adresse postale: 
Faculté des lettres et des arts - Université de Mostaganem (27000), Algérie
Suggéré par: 
Mohammed Abbassa
Courriel: 
annales@mail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/07/2020
Ville de l'événement: 
Mostaganem
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
littérature comparée, langue et traduction, mysticisme, histoire, intrculturalité
Site web de référence: 
https://annales.univ-mosta.dz

Panser et repenser l'œuvre : le concept de restauration

Résumé de l'annonce: 
Journée d’Étude Jeunes Chercheurs Lettres / Histoire / Sciences humaines, 7 avril 2021
Journée d’Étude Jeunes Chercheurs Lettres / Histoire / Sciences humaines « Panser et repenser l’œuvre : le concept de restauration » Université Littoral Côte d’Opale, Boulogne-sur-Mer, Centre universitaire du Musée Mercredi 7 avril 2021 Unité de Recherche sur l’Histoire, les Langues, les Littératures et l’Interculturel (UR 4030 HLLI)   Argumentaire La restauration peut recouvrir de larges champs d’études selon les domaines abordés. Les dictionnaires usuels s’accordent pour ce terme sur la valeur de « réparation ». Néanmoins, l’étymologie du mot « restaurer » possède une ramification très riche de sens qui a pour tronc commun l’idée de « réparer », « raviver », « redonner son éclat ». Le terme est emprunté au latin impérial restaurare qui signifie « rebâtir, refaire » et en latin tardif « reprendre, renouveler ». Au Xe siècle, il possède le sens de « guérir une blessure, un organe malade » et celui de « rendre l’usage d’une partie du corps », voire de « redonner des forces à quelqu’un. ». Dès le XIIe siècle, il s’est employé plus spécialement en architecture dans le sens général de « remettre dans un état antérieur ». En ancien français, on rencontre encore ce mot dans les sens de « remplacer quelque chose », « compenser » ou « dédommager ». Au XIXe siècle, Eugène Viollet-le-Duc apporte un nouvel éclairage à cette définition en modulant le concept de restauration : « Le mot et la chose sont modernes. Restaurer un édifice, ce n’est pas l’entretenir, le réparer ou le refaire, c’est le rétablir dans un état complet qui peut n’avoir jamais existé à un moment donné ». Loin de limiter l’acte de restaurer à la simple réparation, Viollet-le-Duc imagine un état hypothétique de l’œuvre archétype à restituer en respectant le style d’une époque précise. Ce n’est pas tant l’idée d’obtenir la version originale d’une œuvre qui prime mais plutôt celle de retrouver un lustre d’authenticité. Eu égard à la force sémantique de « restaurer », il serait intéressant d’interroger cette notion au regard des œuvres perdues. L’œuvre perdue est à entendre en tant qu’œuvre altérée ou ruinée, à savoir toute œuvre historique ou littéraire ayant subi les sévices du temps et/ou de l’homme.   Axes de recherche  Sans exclure pour autant toute approche relevant du champ de l’histoire de l’art, cette Journée d’Étude centrée sur le concept de restauration d’une œuvre privilégiera les approches historiques et littéraires. Approche historique L’approche historique du concept de restauration nous amènera à réfléchir autour de deux principaux points. Le premier point aborde la démarche scientifique qui encadre l’exécution des travaux de restauration : outils et supports, planification, recours aux nouvelles techniques virtuelles, choix des matériaux, niveau de maîtrise, main-d’œuvre, mécénat, etc. En effet, la restauration est riche d’une compilation de connaissances et de capacités d’expertise à l’exemple de Cesare Brandi et de ses travaux de restauration comparée entre la France et l’Italie. Le second point porte sur la nature des œuvres restaurées. Ainsi, l’étude d’infrastructures tant économiques qu’administratives ou urbaines comme le port, les quartiers, la ville ou encore l’industrie ainsi que de la documentation historique produite telle que la monographie ou bien les photographies entre autres, offre des renseignements sur la manière dont la restauration est acceptée, légitimée et réintroduite au sein d’un environnement économique, politique, culturel et social à l’image de la reconstruction des ports et villes martyres de la Seconde Guerre mondiale. L’attention pourra se porter également sur des œuvres corrompues, détériorées, partiellement ou totalement détruites ou encore disparues. De ce point de vue, il sera intéressant de doubler la perspective historique d’une approche littéraire.   Approche littéraire En effet, les nombreux domaines qui constituent la littérature peuvent appeler une extrême rigueur dans les démarches scientifiques employées et disposent d'autres outils d’analyse pour sonder le concept de restauration. Le premier aspect peut se concentrer sur l’état de l’œuvre à restaurer et sur les méthodes adaptées ou choisies pour y parvenir. En effet, si l’on songe au domaine de la philologie et à l’édition de textes anciens, se posent un certain nombre de questionnements avant le travail même de la restauration : la nature de l’œuvre, le nombre d’exemplaires, la qualité des exemplaires conservés, l'accès aux sources, la question épineuse de la fiabilité, etc. De même, l’expertise se complexifie lorsque l’archétype initial a disparu ou encore lorsque le manuscrit appartient à une collection privée non consultable. Le contexte in situ de l’œuvre à restaurer et son mode de diffusion sont à prendre en considération si l’on songe par exemple à la censure qui a contraint un auteur ou un éditeur à remanier telle ou telle version de son œuvre ou encore aux éditions pirates du XVIIIe siècle concomitantes à la véritable œuvre. Les nouvelles données acquises sur une œuvre peuvent également permettre de définir une méthode si l’on pense à la critique génétique et à l’étude des brouillons d’auteur. L’éditeur doit s’adapter en fonction des matériaux mis à sa disposition et posséder des compétences multiples dans des domaines variés pour restituer, reconstituer et restaurer sur mesure. Le second aspect peut porter sur les raisons et les objectifs qui motivent la restauration d’une œuvre et sur le degré et la forme de restauration. Restaure-t-on à l’image de l’original ? Pour apporter plus de précisions ? Attend-on une copie conforme ? Doit-elle être rendue en intégralité ou en partie ? Ou essaie-t-on de redonner une forme à l’œuvre perdue ? À ce titre, tout ce qui est périphérique tel que l’apparat critique, les notes ou les préfaces, entre autres choses, ou tout ce qui est de l’ordre des ajouts, comme des illustrations, peut apporter des renseignements sur l’œuvre restaurée et légitimer sa réintroduction sous une forme déterminée. Les diverses pistes historiques et littéraires évoquées pour le concept de restauration d’une œuvre peuvent être interchangeables d’un domaine à un autre ou peuvent être combinées. D’autres perspectives peuvent compléter ces réflexions. Néanmoins, il est attendu que les œuvres en perdition étudiées impliquent une redécouverte, une métamorphose, voire un total renouveau, en définitive, que l’œuvre perdue ait été pansée au sens presque médical, à savoir réparée, rétablie ou repensée. Il ne s’agit pas de réinvestir les aspects mémoriels, poétiques ou fantasmagoriques que suscitent ces œuvres perdues mais plutôt de les réévaluer à leur juste place et de les penser comme un terrain propice à la sauvegarde du patrimoine culturel et historique. Loin d’être exhaustifs pour soulever la notion de restauration d’une œuvre perdue, les questionnements suivants pourront être abordés : Comment et pourquoi faire revivre un modèle perdu ? Comment une œuvre est-elle perçue quand elle est réintégrée dans son flux historique ? Qu’apprenons-nous sur la période historique considérée ? Convient-il de reconstituer pour mieux reconstruire ou pour mieux préserver ? Comment la nouvelle œuvre est-elle appréhendée lorsque nous sommes encore en possession de l’œuvre originale ?   Comité scientifique Jean Devaux, Professeur à l’ULCO, Littérature française du Moyen Âge et de la Renaissance Xavier Escudero, Professeur à l’ULCO, Études hispaniques Jean-Louis Podvin, Professeur à l’ULCO, Histoire ancienne, Directeur de l’UR HLLI   Modalités de soumission Pour cette Journée d’Étude, nous prendrons uniquement en considération les propositions de jeunes chercheurs (doctorants et jeunes post-doctorants). Dans une perspective pluridisciplinaire, nous souhaiterions croiser les regards de littéraires et d’historiens sur cette thématique. Les spécialistes d’autres disciplines d’arts ou de sciences humaines ou de sciences du langage peuvent bien entendu proposer des communications pour cette journée si elles éclairent l’un des points mentionnés ci-dessus. Les interventions seront limitées à 25 minutes. Les propositions de communications se présenteront sous la forme d’un résumé d’une dizaine de lignes précédé d’un titre provisoire. Elles seront suivies d’un bref curriculum vitae. Ces propositions sont à soumettre par mail sous un format lisible (Word, OpenOffice, PDF) aux organisatrices Grace Baillet, Virginie Picot et Cécile Rault avant le 16 septembre 2020 à l’adresse mail suivante : manifestationULCO@gmail.com  Une réponse individuelle sera communiquée par mail à partir du 16 octobre 2020. Pour toute information pratique supplémentaire concernant la journée d’étude, merci d’écrire à la même adresse. Il est à noter que l’Unité de Recherche HLLI ne pourra pas prendre en charge les frais de déplacement.
Nom du contact: 
Grace Baillet
Courriel du contact: 
ulcogracebaillet@gmail.com
Adresse postale: 
34 Grand rue 62200 Boulogne-sur-Mer
Suggéré par: 
Baillet Grace
Courriel: 
ulcogracebaillet@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/09/2020
Ville de l'événement: 
Boulogne-sur-Mer
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
œuvre, restauration, reconstruction, métamorphoses, méthodes
Site web de référence: 
https://mod-fictionnel.univ-littoral.fr/
https://www.fabula.org/actualites/panser-et-repenser-l-oeuvre-le-concept-de-restauration_96725.php

Le traduzioni francesi delle «Vite parallele» di Plutarco prima di Amyot (1519-1559)

Problemi di attribuzione e di intertestualità

Résumé de l'annonce: 
Proseguono i webinar sulla Storia del libro organizzati nell’ambito del progetto DUBI - Du Bellay et l’Italie-. La prossima conferenza, dal titolo "Le traduzioni francesi delle «Vite parallele» di Plutarco prima di Amyot (1519-1559): problemi di attribuzione e di intertestualità”, sarà tenuta dal dott. Filippo Fassina (Università del Piemonte Orientale). ➡️ 4 giugno 2020 h. 11.00 ➡️ su Zoom Si invitano gli interessati a contattare via email la prof. Gorris Camos per iscriversi al webinar. Sul sito www.cinquecentofrancese.it è possibile accedere ai link dei webinar precedenti: ➡️ http://www.cinquecentofrancese.it/index.php/archivio/457-seminari-on-line-di-storia-del-libro-aprile-maggio-2020 Docente responsabile: Rosanna Gorris Camos
Proseguono i webinar sulla Storia del libro organizzati nell’ambito del progetto DUBI - Du Bellay et l’Italie-. La prossima conferenza, dal titolo "Le traduzioni francesi delle «Vite parallele» di Plutarco prima di Amyot (1519-1559): problemi di attribuzione e di intertestualità”, sarà tenuta dal dott. Filippo Fassina (Università del Piemonte Orientale). ➡️ 4 giugno 2020 h. 11.00 ➡️ su Zoom Si invitano gli interessati a contattare via email la prof. Gorris Camos per iscriversi al webinar. Sul sito www.cinquecentofrancese.it è possibile accedere ai link dei webinar precedenti: ➡️ http://www.cinquecentofrancese.it/index.php/archivio/457-seminari-on-line-di-storia-del-libro-aprile-maggio-2020 Docente responsabile: Rosanna Gorris Camos
Nom du contact: 
Rosanna Gorris Camos
Courriel du contact: 
rosanna.gorris@univr.it
Suggéré par: 
Rosanna Gorris Camos
Courriel: 
rosanna.gorris@univr.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
04/06/2020
Ville de l'événement: 
Webinar su Zoom
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
vite parallele; Plutarco; Amyot; traduzioni francesi; attribuzione; intertestualità
Site web de référence: 
http://www.cinquecentofrancese.it/index.php/archivio/457-seminari-on-line-di-storia-del-libro-aprile-maggio-2020

Du rite au mythe: le Carnaval dans la culture européenne

Da rito a mito: il Carnevale nella cultura europea

Résumé de l'annonce: 
Il convegno, organizzato dai dottorandi e dottori di “Miti fondatori dell’Europa nelle arti e nella letteratura”, è aperto a tutti i ricercatori di discipline umanistiche e si terrà nei giorni 16-17 novembre.
Du rite au mythe: le Carnaval dans la culture européenne Colloque international d’études interdisciplinaires et de littérature comparée Florence, 16-17 novembre 2020 - Doctorat en Mythes Fondateurs de l’Europe dans les Arts et la Littérature Call for Papers/Call for conference del Convegnointernazionale di studi interdisciplinari e di letterature comparate sul tema"Tra rito e mito: il Carnevale nella cultura europea/ Du rite au mythe: le Carnaval dans la culture européenne / Zwischen Ritus und Mythos: Karneval in der europäischen Kultur”. Il convegno, organizzato dai dottorandi e dottori di “Miti fondatori dell’Europa nelle arti e nella letteratura”, è aperto a tutti i ricercatori di discipline umanistiche e si terrà nei giorni 16-17 novembre 2020 presso l’Università degli Studi di Firenze, piazza Brunelleschi 4, nella Sala Comparetti. È prevista una pubblicazione degli atti sulla rivista LEA-Lingue e letterature d’Oriente ed’Occidente. I testi completi delle proposte accettate dovranno pervenire prima dello svolgimento del convegno ai fini della pubblicazione. Deadline abstract 1 giugno, deadline testi 31 agosto. Qui songe au Carnaval de nos jours ? Dans la vie contemporaine, je crois qu’il y a de moins en moins de personnes qui se souviennent ou s’aperçoivent du Carnaval ou di Carême. Dans les livres, en revanche, il m’arrive de lire de plus en plus fréquemment des références au Carnaval, comme si, maintenant que cette coutume avait disparu de nos expériences directes, elle prenait tout son sens, devenait un élément nécessaire pour comprendre les fondements ethnologiques de la civilisation occidentale. Calvino, “Il mondo alla rovescia”, 1970; notre traduction Cette réflexion d’Italo Calvino nous invite à tenir compte d’une tendance importante : plus le Carnaval s’estompe parmi les célébrations qui colorent notre imaginaire festif - en d’autres termes, plus notre perception du Carnaval comme fête s’affaiblit – plus les théorisations sur cette tradition augmentent, comme pour donner raison à Hegel lorsqu’il soutient qu’un phénomène ne peut être rationalisé et inclus dans le raisonnement philosophique que si sa vitalité concrète appartient déjà au passé. L’écrivain russe Mikhaïl Bakthine, en mettant l’attention sur le rite du Carnaval dans deux de ces études (sur Dostoevskij et sur Rabelais), avait déjà souligné comment, derrière une façade de pur divertissement, le Carnaval cachait une ambiguïté de fond, de nature dramatique, violente et presque dionysiaque. L’amusement se trouve, alors, chargé de ce substrat violemment subversif qui est le fondement de tout désir de profond renouvellement social et spirituel. L’irruption d’éléments comme le « bas », le « dégradant », le « scatologique » et le « matériel » du réel, nous offre l’image intercalaire d’un modèle de société paradoxale ; une image de l’ordre social renversée, capable de dévoiler la fragilité des normes et des mœurs qui déterminent les rapports entre les hommes dans leur vie quotidienne, et parmi lesquelles le principe d’autorité, mondaine ou ultramondaine. Il s’agit, d’après les mots de Bakhtine, d’une « utopie réalisée » qui célèbre la continuité de la vie collective face à la peur de la mort et à toute forme de pouvoir qui limite et assujettit. Cette utopie ne peut se matérialiser que dans la dimension authentiquement populaire de la vie dans la place publique : celle-ci, organisée autour du principe de la raillerie et du rire, donne lieu à une forme inédite de franchise et à une liberté de parole autorisée uniquement par un contexte social de fête et de bouffonnerie. Derrière ces considérations critiques, il est possible de percevoir toujours plus nettement la fonction de mythisation dont Bakhtine voudrait revêtir le Carnaval : il s’agirait, dans ce cas, d’une thématique fréquente qui, bien que – ou parce que – elle n’est plus active dans l’expérience quotidienne, fait sentir encore son influence dans la littérature et dans les arts, jusqu’à pouvoir constituer un de ces piliers tacites sur lesquels la culture européenne et occidentale s’est peut-être édifiée. Les diverses facettes (non exemptes de ressemblances) que ce rite présente dans le contexte des plus grands pays européens – du Carnaval français à la Fastnacht allemande, mais pas seulement – démontrent l’ubiquité de ce « mythe » dans nos différentes cultures ; ubiquité qui se réfléchit dans le volume gigantesque d’œuvres littéraires et artistiques qui ont abordé ce thème de façon programmatique ou tangentielle. Du drame bouffon à la farce et à la grande tradition de la Commedia dell’Arte italienne, des observations de Goethe sur le Carnaval de Rome aux compositions de Schumann (Carnaval, op. 9) et de Saint-Saëns (Le Carnaval des Animaux), jusqu’à la peinture de Brueghel l’Ancien, Monet, Pissarro et Elrond, le Carnaval a fasciné de nombreux auteurs. Le but de ce colloque est de recueillir et de combiner des idées innovatrices pour l’analyse ou la reformulation de ce mythe, en créant un pont entre les perspectives de lecture les plus diverses dans le domaine des humanités : littérature, histoire, histoire de l’art, philosophie, anthropologie, ethnologie, psychologie, histoire du cinéma, études interculturelles, études de genre, linguistique. Voici quelques pistes d’analyses possibles : • D’où vient la profonde exigence sociale du Carnaval et quels sont les thèmes et les motifs que cette tradition a fait émerger dans notre héritage culturel et artistique ? • Faisant référence à la représentation du Carnaval dans la littérature, dans le cinéma et dans les arts figuratifs, de quelle façon le grotesque, la satire, la parodie et les autres formes artistiques du rire sont-ils liés à cette fête ? • À quel point le Carnaval cesse-t-il d’être seulement un « rite » pour se faire « mythe » ou « processus » à travers lequel les catégories artistiques et littéraires elles-mêmes sont mises en discussion ou renversées ? • Quelle est la nature et quelles sont les implications philosophiques, sociales, culturelles et politiques de cette « vie autre » qui s’instaure pendant le Carnaval ? Quelle est la raison de la perte d’intérêt pour cette tradition à partir d’une certaine période historique ? Un phénomène semblable dans la société contemporaine peut-il se réaliser ? Le Carnaval est-il vraiment un phénomène en crise ? Le colloque se déroulera du 16 au 17 novembre à l’Università degli Studi di Firenze, piazza Brunelleschi 4, dans la salle « Sala Comparetti ». Pour la proposition de communication, un abstract de 300-500 mots est demandé. Ce dernier devra être rédigé de préférence en italien, français ou allemand (l’anglais est accepté) et devra être accompagné d’une brève présentation de l’activité scientifique du/de la candidat/candidate. L’abstract et la présentation sont à envoyer à l’adresse callcarnevale2020@gmail.com avant le 1er juin 2020. Les textes complets des propositions acceptées devront nous parvenir le 31 août 2020 au plus tard, avant le déroulement du colloque, afin de pouvoir les soumettre à une relecture. Le colloque donnera lieu à une publication sur la revue LEA – Lingue e Letterature d’Oriente e d’Occidente en décembre 2020. Un remboursement partiel des dépenses lors du séjour est prévu. Voir le site web… *** Tra rito e mito: il Carnevale nella cultura europea Convegno internazionale di studi interdisciplinari e di letterature comparate Firenze, 16-17 novembre 2020 - Corso di Dottorato in Miti Fondatori dell’Europa nelle Arti e nella Letteratura Chi pensa più al Carnevale? Nella vita contemporanea credo che siano sempre meno le persone che ricordano o s’accorgono se è Carnevale o Quaresima. Nei libri, invece, mi capita di leggere sempre più spesso riferimenti al Carnevale, come se oggi che è tramontata dalle nostre esperienze dirette questa costumanza si caricasse di tutto il suo significato, diventasse un elemento necessario per comprendere i fondamenti etnologici della civiltà occidentale. Calvino, “Il mondo alla rovescia”, 1970 A oltre quarant’anni di distanza, questa riflessione di Italo Calvino ci spinge a fare i conti con una sintomatica tendenza: quanto più il Carnevale sbiadisce tra le celebrazioni che annualmente colorano il nostro immaginario festivo, quanto più, in altri termini, si affievolisce la nostra percezione del Carnevale come ricorrenza, tanto più le teorizzazioni riguardo questa usanza aumentano, quasi come a dar ragione a Hegel nel sostenere che un fenomeno possa venire concretamente razionalizzato e inglobato dal ragionamento filosofico solo a patto che la sua vitalità concreta appartenga ormai al passato. Già il critico russo Michail Bachtin, ponendo l’attenzione sul rito del Carnevale in due suoi celebri studi rispettivamente su Dostoevskij e Rabelais, aveva evidenziato come, dietro a una facciata di solo spasso, il Carnevale celasse un’ambiguità profonda, di natura drammatica, cruenta e quasi dionisiaca. L’amusement si caricherebbe, allora, di tutto quel sostrato violentemente sovversivo che soggiace a ogni desiderio di profondo rinnovamento sociale e spirituale. L’irruzione di aspetti come il “basso”, il “degradante”, lo “scatologico” e il “materiale” del reale ci offrirebbe, insomma, l’immagine intercalante di un modello “paradossale” di società; un’immagine ribaltata del suo ordine, capace di disvelare la fragilità delle norme sociali e di condotta che reggono i rapporti tra gli uomini nell’ordinario della loro quotidianità, e fra questi stessi e qualsivoglia principio di autorità, mondana o ultra-mondana che sia. “Utopia realizzata”, secondo le parole di Bachtin, che celebra la continuità della vita collettiva di fronte alla paura della morte e a ogni forma di potere che limita e opprime. Questa utopia non può che prendere corpo nella dimensione autenticamente popolare della vita di piazza; la quale, organizzandosi attorno al principio dello scherno e del riso, dà diritto a una inaudita forma di franchezza e alla libertà di parola consentita solo al più festoso e buffonesco dei contesti sociali. Dietro queste considerazioni critiche, possiamo intravedere sempre più nettamente la funzione mitizzante di cui Bachtin vorrebbe rivestire il Carnevale: ci troveremmo, in questo caso, di fronte a una tematica ricorrente che, per quanto – o perché – non più attiva nell’esperienza quotidiana, fa sentire ancora il suo influsso nella letteratura e nelle arti, tanto da poter a ragione costituire uno di quei taciti pilastri su cui la cultura europea e occidentale stessa potrebbe essersi edificata. Le diverse (e simili a un tempo) sfaccettature che il medesimo rito riveste nel contesto dei maggiori paesi europei – dal Carnaval francese alla Fastnacht tedesca, ma non solo – provano l’ubiquità di questo “mito” nelle nostre diverse culture; ubiquità che si riflette nella gigantesca mole di opere letterarie e artistiche che hanno (sia in maniera programmatica, sia tangenziale) toccato questo tema. Dal teatro buffonesco e farsesco alla grande tradizione della Commedia dell’Arte italiana; dalle osservazioni di Goethe sul Carnevale Romano alla musica di Schumann (Carnaval, op. 9) o di Saint-Saëns (Le Carnaval des Animaux); per arrivare alla pittura di Bruegel, Monet, Pissarro e Elrond; sono veramente moltissimi gli autori che si sono confrontati con la fascinazione del Carnevale. Scopo del convegno è raccogliere materiali inediti per l’analisi o la rielaborazione di questo mito, gettando un ponte tra le più svariate prospettive di lettura in campo umanistico: letteratura, storia, storia dell’arte, filosofia, musicologia, antropologia, etnologia, psicologia, sociologia, storia del cinema, studi interculturali, studi di genere, linguistica. Ecco alcuni possibili percorsi di indagine: • Da dove sorge l’esigenza sociale profonda del Carnevale e quali temi e motivi ha depositato nella nostra eredità culturale e artistica? • Con riferimento alla rappresentazione del Carnevale in letteratura, nel cinema e nelle arti figurative, in che modo il grottesco, la satira, la parodia e le altre forme artistiche legate al riso si imparentano all’esperienza della festa carnevalesca? • Dove il Carnevale cessa di essere puro “rito” e diventa invece “mito” o “processo” attraverso il quale le stesse categorie artistico-letterarie vengono messe in discussione e rovesciate? • Quali sono la natura e le implicazioni filosofiche, sociali, culturali e politiche di questa “vita altra” che si instaura durante il Carnevale? A cosa è dovuta la sua perdita di rilevanza a partire da un certo periodo storico? Può nella società contemporanea realizzarsi qualcosa di simile? È davvero il Carnevale un fenomeno “in crisi”? Il convegno si svolgerà il 16 e 17 novembre, presso l’Università degli Studi di Firenze, piazza Brunelleschi 4, nella Sala Comparetti. Si richiede, ai fini della proposta, un abstract di 300-500 parole, redatto preferibilmente in italiano, francese, o tedesco (è accettato l’inglese), accompagnato da una breve presentazione dell’attività scientifica del/la candidato/a. L’abstract e la presentazione devono essere inviati all’indirizzo di posta elettronica callcarnevale2020@gmail.com entro il 1° giugno 2020. I testi completi delle proposte accettate devono essere inviati entro massimo il 31 agosto 2020, prima dello svolgimento del convegno, così da poter essere sottoposti a peer review e pubblicati su LEA – Lingue e Letterature d’Oriente e d’Occidente entro dicembre 2020. È previsto un rimborso parziale delle spese di soggiorno. https://oajournals.fupress.net/index.php/bsfm-lea/announcement/view/29 *** Zwischen Ritus und Mythos: Karneval in der europäischen Kultur Internationale Tagung für interdisziplinäre Studien und vergleichende Literaturwissenschaft Florenz, 16-17 November 2020 - Graduiertenkolleg “Gründungsmythen Europas in Literatur, Kunst und Musik” Wer denkt noch an Karneval? Ich glaube, dass sich im gegenwärtigen Leben immer weniger Personen an den Karneval oder an die Fastenzeit erinnern oder davon Notiz nehmen. In den Büchern hingegen begegnen mir immer häufiger Bezugnahmen auf den Karneval, so als ob dieser Brauch heute, da er aus unserem direkten Erleben in der Versenkung verschwunden ist, seine ganze Bedeutung entfalte und als ein notwendiges Element erscheine um die ethnologischen Grundlagen der okzidentalen Kultur zu verstehen. Calvino, “Il mondo alla rovescia”, 1970; unsere Übersetzung Diese vor knapp vierzig Jahren geäußerte Beobachtung Italo Calvinos lenkt die Aufmerksamkeit auf eine auffallende Tendenz: Je mehr der Karneval zwischen den jährlichen Feierlichkeiten, die unsere Kultur prägen, verblasst, je mehr unsere Wahrnehmung vom Karneval als jährliches populäres Fest verschwimmt, desto mehr theoretische Überlegungen werden zu diesem Brauchtum vorgenommen. Es scheint fast eine Entsprechung zur hegelianischen These vorzuliegen, die besagt, dass ein Phänomen nur dann konkret von der philosophischen Ratio erfasst werden kann, wenn seine Lebenskraft der Vergangenheit angehört. Auch Michail Bachtin hat mit seinen Untersuchungen zur europäischen Literatur von Rabelais bis Dostojewskij auf die grundlegende Ambiguität dieses Phänomens hingewiesen. Laut Bachtin verbirgt der Karneval hinter seiner scherzhaften Fassade ein höchst dramatisches, heftiges und nahezu dionysisches Wesen. Das Amüsement lädt sich dabei mit dem subversiven Substrat auf, welches die Basis für jedes Verlangen nach tiefgreifender gesellschaftlicher und spiritueller Veränderung bildet. Aspekte wie der Wechsel zwischen Erhöhung und Erniedrigung, Exzentrizität, Skatologie oder die pure Materialität der Realität skizzieren ein Bild einer paradoxalen Gesellschaft, bzw. ein Bild der umgekehrten sozialen Ordnung, das die Fragilität der herrschenden Normen und Sitten, sowie jeglicher Autorität, sei sie mondän oder geistlich, aufzudecken im Stande ist. Der Karneval erscheint laut Bachtin als eine realisierte Utopie, die die Fortdauer des kollektiven Lebens, der vermeintlichen Freiheit, sowie des vermeintlichen Überflusses gegenüber der Angst vor dem Tode, Mangel und vor jeder unterdrückenden Macht feiert. Diese Utopie kann sich einzig und allein in der populären Hauptarena der karnevalistischen Handlungen konkretisieren: dem öffentlichen Platz. Der Karneval ermöglicht auf dem öffentlichen Platz eine einzigartige Form der Offenheit und der autorisierten Ausdrucksfreiheit, in der sich die Prinzipien der Bejahung (Triumph) und der Verneinung (Spott), der Parodie und des „universellen Lachens“ vereinen. Über diese grundlegenden Bemerkungen hinaus kann auf Bachtins Begriff der „Karnevalisierung“ als mythologisierender Prozess zurückgegriffen werden. Obwohl, oder gerade weil, der Karneval im kulturellen Leben der europäischen Bevölkerung eher an Bedeutung verliert als gewinnt, ist sein Einfluss auf die Kunst und Literatur umso spürbarer. Die verschiedenen und doch strukturell ähnlichen Brauchtümer der unterschiedlichen Länder verdeutlichen die Allgegenwart dieses Phänomens in Europa. Es handelt sich dabei um eine Allgegenwart, die sich besonders in einer schier unüberschaubaren Masse von „karnevalisierten“ Werken in Kunst, Musik und Literatur niederschlägt. Vom bedeutenden Einfluss der Commedia dell’Arte zum Fastnachtsspiel, zum théâtre bouffon, zur Farce, bis zu Goethes Beobachtungen zum Römischen Karneval, von Schumanns Komposition Carnaval über Saint-Saëns Le Carnaval des animaux bis zur Malerei Bruegels des Älteren, Monets, Manets, Pissarros – Die Autoren, Komponisten und Künstler, die sich vom Karneval inspirieren ließen sind zahlreich. Das Ziel der Konferenz ist es, neuartige Perspektiven, Ideen und Ansätze zum Thema Karneval und Karnevalisierung auszuloten und zu kombinieren. Eine explizit interdisziplinäre und internationale Ausrichtung der Konferenz ist erwünscht. So werden Themenvorschläge aus Literaturwissenschaft, Kunstgeschichte, Film- und Musikwissenschaft, Geschichte, Philosophie, Anthropologie und Psychologie begrüßt. Mögliche Achsen der Analyse wären beispielsweise: • Woher kommt das soziale Bedürfnis nach dem Karneval? Ist es heute noch vorhanden? • Kommt es tatsächlich zu einer Abnahme der Bedeutung des Karnevals? Und wenn ja, warum? • Welche Motive und Strukturen kehren im gemeinsamen europäischen Kontext immer wieder? • Inwiefern sind die Gattungen Satire, Groteske und Parodie mit dem Karneval verbunden? • Wo und wie vollzieht sich der Wandel des Karnevals vom Ritus zum Mythos oder Prozess? • Wie ist das Wesen dieser Utopie des „anderen Lebens“ des Karnevals philosophisch, soziologisch, kulturell oder politisch zu erklären? Die Konferenz findet am 16. und 17. November in der Università degli Studi di Firenze, piazza Brunelleschi 4 im Raum „Sala Comparetti“ statt. Es wird um ein kurzes abstract von 300 bis 500 Wörtern auf Deutsch, Italienisch oder Französisch, sowie um eine kurze Vorstellung der wissenschaftlichen Aktivität gebeten. Das abstract kann bis zum 1. Juni 2020 an die folgende Adresse geschickt werden: callcarnevale2020@gmail.com. Die ausgewählten Vorträge müssen daraufhin bis zum 31. August 2020 eingeschickt werden, um im peer review Verfahren für die Veröffentlichung in der Zeitschrift LEA – Lingue e Letterature d’Oriente e d’Occidente im Dezember 2020 bestätigt zu werden. Eine partielle Kostenerstattung ist vorgesehen. https://oajournals.fupress.net/index.php/bsfm-lea/announcement/view/29
Nom du contact: 
Università di Firenze, Dottorandi Miti Fondatori
Courriel du contact: 
callcarnevale2020@gmail.com
Adresse postale: 
Firenze (Italia), piazza Brunelleschi 4, 50121
Suggéré par: 
Dottorandi Miti Fondatori dell'Europa-Università di Firenze
Courriel: 
callcarnevale2020@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
01/06/2020
Ville de l'événement: 
Firenze
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
carnevale europa mito rito arti
Site web de référence: 
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Rivista di Storia e Letteratura Religiosa

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Ce numéro de la Rivista di Storia e Letteratura Religiosa, dirigé par Stéphanie Smadja et Anna Isabella Squarzina, réunit les contributions du colloque "Parola interiore e spiritualità" organisé à l’Università LUMSA à Rome les 18 et 19 octobre 2018 dans une double perspective: il relève de l’Axe...

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Mots-clés: 
Parole intérieure, spiritualité, religion, monologue, théâtre, roman, nouvelle
ISSN format papier: 
0035-6573
Titre du numéro: 
Parole intérieure et spiritualité
Catégorie principale: 
Courriel: 
squarzina@gmail.com
Directeur(s) scientifique(s): 
C. Ossola, B. Papàsogli, F. A. Pennacchietti, M. Rosa, B. Stock
Éditeur: 
Olschki
Date de parution: 
Mercredi, Janvier 1, 2020
Lieu de parution: 
Firenze
Suggéré par: 
Anna Isabella Squarzina

Un trésor de textes. Images, présences et métaphores du trésor dans la langue et la littérature françaises

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Alla conclusione dei lavori di redazione editoriale condotti dai Colleghi dell'Università di Padova con il contributo prezioso di tutti gli Autori, escono presso Leo S. Olschki gli Atti del Convegno internazionale di studi della SUSLLF "Un trésor de textes", tenutosi a Padova nel settembre 2018...

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Suggéré par: 
Anna Bettoni
Courriel: 
anna.bettoni@unipd.it
ISBN: 
9788822266798
Collection: 
Biblioteca dell’«Archivum Romanicum», Serie I: Storia, Letteratura, Paleografia, n. 498
Anonyme
Éditeur: 
Leo S. Olschki
Lieu de parution: 
Firenze
Date de parution: 
Lundi, Mars 30, 2020
Date de mise en ligne: 
Jeudi, Avril 9, 2020
URL: 
http://www.francesisti.it/node/4998
Langue: 
Francese
Mots-clés: 
Tesoro: metafora; simbolo. Letteratura francese. Corpora testuali. Thesaurus...
Site web de référence: 
https://www.olschki.it/libro/9788822266798

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