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XIXe siècle

La plume et la fourchette : de la nourriture en littérature

Nouvelle Fribourg, n. 5

Résumé de l'annonce: 
Le prochain numéro de "Nouvelle Fribourg" vise à analyser les représentations de la nourriture dans la littérature française à partir du XIXe siècle jusqu'à l'époque contemporaine.
Qu’est-ce que la nourriture ? Selon Roland Barthes, « ce n’est pas seulement une collection de produits, justiciables d’études statistiques ou diététiques. C’est aussi et en même temps un système de communication, un corps d’images, un protocole d’usage, de situations et de conduites » (Pour une psycho-sociologie de l’alimentation contemporaine, 1961). Si tous les arts, et en particulier la peinture et la photographie, ont toujours célébré la nourriture depuis leur origine, la littérature n’en fait pas moins. Pourquoi tant d’intérêt pour un sujet apparemment banal ? Nous suggérons que c’est en vertu de sa nécessité pour l’être humain, cet humain qui est d’ailleurs au cœur de toute tentative et ambition littéraire. Chaque écrivain traduit par sa plume l’existence sous ses aspects les plus divers, et l’acte vital de manger trouve par conséquent dans la création littéraire une place essentielle. Comme Alexandre Dumas, qui nous a offert sa « bible culinaire », de nombreux artistes ont parsemé en effet leurs ouvrages de gestes liés à ce besoin primordial. Si l’alimentation est indispensable à la survie du corps et de l’esprit, elle est pourtant célébration, consolation, séduction, éros, offrande, soulagement : autrement dit, elle est inscrite en profondeur dans l’expérience perceptive et dans la sensibilité d’un individu et d’une société. La nourriture apparaît en effet comme la marque par laquelle s’exprime un peuple, un ensemble social, dans son rapport au monde. Nous pourrions pour cela affirmer à juste titre qu’elle est mode de vie et langage à la fois. Les descriptions des tables, des repas, les mots que s’échangent les convives ne se bornent pas à donner plus de réalisme aux œuvres littéraires. Ils permettent de découvrir les enjeux constitutifs des sujets romanesques et la vision du monde que ceux-ci incarnent. C’est dans cette perspective qu’il faudrait relire et analyser les comportements et les gestes des mangeurs, afin d’en dégager l’importance au-delà de la fonction thématique dans l’ensemble d’un texte littéraire. En effet, l’acte de s’alimenter implique le plus souvent commensalité, c’est-à-dire convivialité autour d’un repas. Le plaisir de manger, outre à donner libre essor à la jouissance physique, voire charnelle, relève du désir de partage et de la volonté d’établir des liens entre les individus. Cela dit, nous avons considéré jusqu’ici la nourriture comme soumise au geste humain et comme objet de marchandisation. Elle est pourtant sujet actif pourvu de sa propre autonomie et de son existence au-delà de l’individu qui se l’approprie. Pour cette raison, l’homme a voulu donner sa voix à ce qui ne la possède pas, dans l’intention d’explorer un univers étranger et à l’apparence impénétrable. Que l’on songe par exemple à cette célèbre description des légumes dans Le Ventre de Paris : « Les cœurs élargis des salades brûlaient, (…) les carottes saignaient, les navets devenaient incandescents, dans ce brasier triomphal » que Zola essaie d’animer à travers une anthropomorphisation. Suivant l’esthétique zolienne du débordement, très proche du gigantisme rabelaisien, les aliments dépassent ici leurs limites en nombre et en nature, jusqu’à vivre, agir et souffrir comme des êtres. Le monde animal se prête encore mieux à un travail d’identification et de rapprochement visant au développement d’une empathie entre les différentes espèces vivantes. Seulement la reconnaissance de la pleine subjectivité des animaux les affranchit de leur condition de simples biens de consommation, de manière que leur point de vue soit effectivement pris en compte. Toutes ces réflexions, d’une extrême actualité, nous poussent à formuler une question : qu’enseigne la littérature à propos du rapport entre l’homme et l’environnement dans une perspective durable ? Pour conclure, comme le dit Claude Lévi-Strauss, « il ne suffit pas qu’un aliment soit bon à manger, encore faut-il qu’il soit bon à penser ». C’est pour cela que dans le prochain numéro de Nouvelle Fribourg nous vous invitons à alimenter les interrogatifs liés à ce fondement incontournable de la vie quotidienne, en particulier dans la littérature française du XIXe, XXe et XXIe siècles. Nous vous prions de nous envoyer vos propositions d’article avant le 31 octobre 2019 à l’adresse suivante : info@nouvellefribourg.com Calendrier  Date limite pour la remise des propositions :  31 octobre 2019 Date limite pour la remise des contributions : 31 décembre 2019 Vous pouvez envoyer vos propositions de titre accompagnées de 10 lignes de projet et d’une courte biographie professionnelle à l’adresse info@nouvellefribourg.com. Le Comité scientifique de lecture prendra sa décision dans les jours qui suivront et nous communiquerons ensuite les consignes éditoriales aux auteurs sélectionnés. Présentation du projet Nouvelle Fribourg Nouvelle Fribourg est une revue de recherche scientifique en langue française, prioritairement axée sur des questions d’ordre littéraire, stylistique, didactique et interdisciplinaire. Nouvelle Fribourg invite les professeurs, chercheurs et étudiants francophones à contribuer à la publication d’articles consacrés à la littérature française du XIXe, XXe et XXIe siècles, à la critique et à l’enseignement du FLE, mais aussi à la littérature comparée. Chaque article répondant à nos appels à contribution et publié dans Nouvelle Fribourg sera soumis de manière anonyme à un Comité scientifique de lecture (selon la modalité de la double peer review), conformément au protocole des revues savantes. Nous vous invitons à visiter notre site internet et à explorer toutes ses sections à l’URL suivant : http://www.nouvellefribourg.com
Nom du contact: 
Federica Locatelli, Chiara Nifosi
Courriel du contact: 
info@nouvellefribourg.com
Suggéré par: 
Federica Locatelli, Chiara Nifosi
Courriel: 
info@nouvellefribourg.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
05/08/2019
Date de fin de l'événement: 
31/10/2019
Ville de l'événement: 
Milan
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Site web de référence: 
http://www.nouvellefribourg.com

Ticontre. Teoria Testo Traduzione

Contenu de l'annonce: 

«Ticontre. Teoria Testo Traduzione» XI (2019)»

http://www.ticontre.org/ojs/index.php/t3/issue/view/13

Sezione monografica

La letteratura sotto i torchi. Bibliologia, storia del libro e studi filologico-...

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Mots-clés: 
Storia del libro, Traduzione, Letteratura contemporanea
ISSN format électronique: 
2284-4473
Titre du numéro: 
Ticontre. Teoria Testo Traduzione, XI, 2019
Catégorie principale: 
Courriel: 
claudia.crocco@unitn.it
Directeur(s) scientifique(s): 
Pietro Taravacci
Éditeur: 
Università di Trento - Dipartimento di Lettere e Filosofia
Langue: 
Date de mise en ligne: 
Lundi, Juillet 8, 2019
Date de parution: 
Vendredi, Mai 31, 2019
Lieu de parution: 
Trento
Suggéré par: 
Claudia Crocco

Les silences de la montagne. Littérature et discours alpins (XVIIIe-XXIe siècles)

Colloque international organisé par le Département de Sciences humaines et sociales de l’Université de la Vallée d’Aoste en collaboration avec l’Université Catholique de Milan.

Résumé de l'annonce: 
Colloque international organisé par le Département de Sciences humaines et sociales de l’Université de la Vallée d’Aoste en collaboration avec l’Université Catholique de Milan.
Appel à communication Les silences de la montagne. Littérature et discours alpins (XVIIIe-XXIe siècles) Colloque international organisé par le Département de Sciences humaines et sociales de l’Université de la Vallée d’Aoste en collaboration avec l’Université Catholique de Milan. Date du Colloque : jeudi 12 décembre 2019 Organisateurs : Federica Locatelli - Françoise Rigat (Université de la Vallée d’Aoste) Langue du colloque : français Jamais le silence n’a été connu dans les vallées tumultueuses ; ce n’est que sur les cimes froides que règne cette immobilité, cette solennelle permanence que nulle langue n’exprimera, que l’imagination n’atteindra pas. Etienne Pivert de Senancour, Obermann, lettre VII C’est ainsi que parle Obermann, le protagoniste du roman éponyme d’Etienne Pivert de Senancour (1804) ; après avoir fui sa famille parce que celle-ci lui imposait les « misérables chaînes » d’un mariage et d’un métier et s’être réfugié aux alentours de Saint-Maurice (Valais), le héros, désireux de tenter une ascension des Alpes, décrit la « permanence silencieuse des hautes cimes ». La « permanence » et le « silence » apparaissent en effet comme les traits spécifiques du sacré qui entoure, traditionnellement, les sommets : cette sacralité est souvent déclinée sous le signe de l’érémitisme (solitude, marginalité, introspection, abnégation) et de la verticalité (Gal 2018), voire de l’élévation (ascension, questionnement métaphysique, dialogue intime et/ou désespéré avec l’invisible, défi prométhéen). Elle s’exprime à la fois par un langage mystique et par une absence ou, pour mieux dire, une impossibilité de langage : « Je ne saurais vous donner une idée juste de ce monde nouveau, ni exprimer la permanence des monts dans une langue des plaines », déclare en effet Obermann. L’homme des Alpes, dont il est l’emblème comme le suggère son nom, est souvent tenté par le silence, certes plus éloquent qu’une parole menacée par la bassesse de la corruption sociale, plus sonore que la prolifération des bruits et plus profondément inhérent au sujet hanté (Locatelli 2019). Si la ville et plus généralement la plaine se donnent comme le lieu du vacarme, les sites de haute montagne représentent, même dans le rôle de stéréotype, un refuge, un havre de paix, en raison même du silence qui les habite. D’ailleurs, comme le soutenait Pascal dans ses Pensées, si dans le divertissement l’homme se perd, dans le silence il se trouve : autrement dit, le silence renvoie à une épaisseur de l’être, à une valeur ontologique impossible à discerner autre part. Toute la littérature qui s’est développée à partir de l’ascension au mont Blanc jusqu’à nos jours nous témoigne en effet du fait que le silence reste « le plus précieux des plaisirs alpins » (Samivel 1997), car il est étroitement lié aux charmes de la contemplation et à la quête intérieure. On se souvient à ce propos des vertus thérapeutiques et métaphysiques de l’altitude tant célébrées par Rousseau dans sa célèbre Lettre du Valais (La Nouvelle Héloïse) : « […] c’est une impression générale qu’éprouvent tous les hommes, […] que sur les hautes montagnes, où l’air est pur et subtil, on se sent plus de facilité dans la respiration, plus de légèreté dans le corps, plus de sérénité dans l’esprit ; […] Il semble qu’en s’élevant au-dessus du séjour des hommes, on y laisse tous les sentiments bas et terrestres, et qu’à mesure qu’on approche des régions éthérées, l’âme contracte quelque chose de leur inaltérable pureté ». Saussure (éd. 2002), faisant écho à Rousseau, a lui aussi enregistré les effets bienfaisants de la fréquentation des sommets : une fois les cimes atteintes, déclare-t-il, « l’âme s’élève, les vues de l’esprit semblent s’agrandir et, au milieu de ce majestueux silence, on croit entendre la Voix de la Nature et devenir le confident de ses opérations les plus secrètes ». Bien conscientes que tout questionnement sur le « silence » conduit à la confrontation avec ses apories et que « parler du silence » peut paraître paradoxal, pouvons-nous parler d’un silence ou faut-il que nous admettions l’existence de plusieurs formes de silence ? Qu’est-ce au fond que ce ce/s silence/s des sommets célébré/s depuis quatre siècles ? Sommes-nous autorisées à voir dans le silence le langage propre des sommets ? Le Colloque se propose d’analyser la place du silence et ses formes dans les textes littéraires ainsi que dans les discours dits « ordinaires » consacrés aux Alpes, du XVIIIe siècle à nos jours. Les contributions porteront par conséquent sur la problématique de sa reformulation et/ou de sa résolution, ainsi que sur ses marques, ses fonctions et ses enjeux discursifs, à partir d’un ou plusieurs axes ici suggérés : 1. Les typologies du silence : les contributions pourront d’abord s’intéresser aux différentes « gammes ou textures » du silence (Margarito, Celotti 2001 ; Corbin 2016) qui s’éprouvent dans les textes au gré des situations, des époques et des cultures, et sur ce qu’elles véhiculent : du silence de la contemplation, de l’ébranlement pathémique au silence de la méditation, de l’expérience cathartique, jusqu’à la cure de silence vantée par le marketing d’aujourd’hui ; ou encore, du silence solennel, harmonieux de la communion avec la nature au silence oppressant de la solitude, du vertige, de l’horror vacui en passant par le silence « assourdissant » pour conjurer la douleur, la perte, la mort, sans oublier le silence de la cordée et le mutisme des montagnards, parfois vertueux, parfois symbole de la fermeture des hautes terres (les « taiseux »). Cet axe s’intéressera donc à l’expérience du silence, ses valeurs et ses axiologies. 2. Le silence comme mode de connaissance de la montagne : la montagne est par excellence l’espace du silence (on le trouve en entrée dans le dictionnaire de Thiriez 2016). D’ailleurs, pour Elisée Reclus (éd. 2015), la montagne ne se dit pas, mais se vit, parce qu’elle « est une expérience du regard ». Il y aurait donc, pour paraphraser Pucinelli Orlandi (1996), un mode d’être en silence, dans le silence du promeneur des montagnes : il s’ensuit qu’on pourrait entendre le silence comme mode de relation et de médiation à la montagne ou bien considérer le silence en relation avec le geste de la marche : ce n’est en effet pas par hasard si Le Breton (Du silence, 1997) est aussi l’auteur d’un Eloge de la marche (2000). On pourra dans cette veine interroger la figure du pèlerin de montagne ou encore celle du guide en tant que porte-voix d’une montagne muette mais qui communique. 3. Le mythe du silence : on se demandera dans cet axe dans quelle mesure le « silence des sommets » est un topos, un mythe, c’est-à-dire une instrumentalisation poétique et/ou un cliché publicitaire (« un refuge calme et silencieux »), depuis que la montagne est devenue le terrain de jeu de l’Europe, pour reprendre les termes de Leslie Stephen (éd. 2003) et qu’elle est de plus en plus asphyxiée par la « touristication » (De Baecque 2014). Au-delà des « silences d’auteurs » (Mortara Garavelli 2015), une attention particulière pourra être ici accordée à l’analyse en diachronie ou en synchronie des discours des associations telles que le Club Alpin Français, Alpes-là, Fédération européenne de randonnée, Mountain Wilderness France, etc. 4. Le silence et ses dichotomies : dans la foulée de Rousseau (1761), qui focalise l’attention sur la surprenante dichotomie entre le silence intime et le dialogue avec le spectacle alentour, on s’intéressera plus largement dans cet axe aux réseaux dichotomiques qui relaient le silence : montagne vs plaine, sublime vs maudit, solitude vs ville, passé vs modernité, etc. 5. Le silence et l’ineffable : le silence, c’est l’absence de bruit, de voix et de son (silēo, d’après l’étymologie), mais aussi l’absence de mots (tăcĕo), c’est-à-dire la difficulté de nommer, de décrire, de raconter les paysages, les perceptions et les péripéties en altitude et d’en restituer une « idée juste » (Windham 1912). Cet axe étudiera les procédés langagiers employés et, plus largement, les stratégies discursives et rhétoriques pour palier à ce manque. On pourra alors se demander en quoi le silence informe les œuvres qui s’en nourrissent, quels choix stylistiques et formels (les figures : Prandi 1990 ; Paissa 2015), quelles valeurs pragmatiques, quelles portées sémantiques et quelles orientations esthétiques il induit. 6. Les temps du silence : le silence en montagne peut être la possibilité de saisir le passage du temps, de le suspendre, de s’en évader. Le silence serait-il le temps de la lenteur (du « slow »), de l’immuable, du sublime, du divin ou encore de l’infini tel que le découvre Pétrarque au Mont-Ventoux (éd. 2001) ? Ce silence-là pourra être également appréhendé à partir de l’analyse de la photographie (Mons 1998) qui, depuis les premiers clichés des frères Bisson, a tant contribué à façonner l’image des Alpes (Frangne 2019). 7. Le silence comme oubli : on pourra enfin aborder le silence comme l’absence des récits d’ascension dans l’Histoire de la littérature de langue française, bien que la montagne offre de multiples facettes à l’imagination des écrivains, et semble s’imposer aujourd’hui comme un cadre romanesque à en juger par l’avalanche des récits et des autobiographies dans les rayons des librairies (Siestrunck 2005). Certes, tout un filon de la littérature alpine demeure plutôt médiocre, mais la froideur de la critique littéraire est-elle justifiée ? On pense bien évidemment aux ouvrages de Frison-Roche, de Rébuffat, de Samivel. Peut-on être d’accord avec De Luca (2017) lorsqu’il affirme que la littérature alpestre n’existe pas ? On pourra par ailleurs appréhender un autre manque, celui des femmes, longtemps bannies des récits de voyage et d’ascension ou reléguées dans l’anonymat, à l’exception de quelques intrépides (Georges Sand), de quelques images archétypales (Heidi), de « pastourelles » dans la narration (par exemple Peyré 1939) ou de jeunes « fiancées » (Marie Paradis), et mettre en lumière les autrices et/ou les récits contemporains. Les propositions de communication sont à adresser avec un titre, un bref résumé (200-250 mots environ) avant le 30 septembre 2019 aux adresses suivants : f.locatelli@univda.it / f.rigat@univda.it Les décisions du comité scientifique du colloque seront communiquées le 15 octobre 2019. Les articles définitifs pour la publication seront à remettre avant le 29 février 2020. Conférencières/conférenciers plénières/pléniers : Pierre-Henry Frangne, Professeur de philosophie et alpiniste, Université de Rennes Alain Guyot, Professeur de littérature, Université de Lorraine Paola Paissa, Professeur de langue et culture françaises, Università di Torino Fabio Scotto, Professeur de littérature, Università di Bergamo Marisa Verna, Professeur de littérature, Università Cattolica del Sacro Cuore di Milano Comité scientifique : Federica Locatelli (Université de la Vallée d’Aoste) Mariagrazia Margarito (Università di Torino) Ida Merello (Università di Genova) Michele Prandi (Università di Genova) Françoise Rigat (Université de la Vallée d’Aoste) Les actes du colloque seront publiés en volume. Références citées CELOTTI Nadine. « La Linguistique à l’écoute des silences », a cura di M. Margarito, E. Galazzi, M. Lebbar Politi, Oralità nella parola e nella scrittura/Oralité dans la parole et l’écriture, Torino, Edizioni Libreria Cortina, 2001, p. 91-105 Corbin Alain, Histoire du silence, de la Renaissance à nos jours, Paris, Albin Michel 2016 DE BAECQUE Antoine. La Traversée des Alpes : essai d’histoire marchée, Paris, NRF, 2014 DE LUCA Erri, Introduction, In Movimento, numéro spécial, 27 avril 2017 FRANGNE Pierre-Henry. De l’Alpinisme, Presses Universitaires de Rennes, 2019 GAL Stéphane. Histoires verticales : Les usages politiques et culturels de la montagne : XIVe – XVIIIe siècles, Paris, Champ Vallon, 2018 LE BRETON David. Du silence, Paris, Métailié, 1997 LOCATELLI Federica. Les Alpes, singuliers spectacles, Milan, Educatt, 2019 MARGARITO Mariagrazia. « Le Silence du dictionnaire », a cura di M. Margarito, E. Galazzi, M. Lebbar Politi, Oralità nella parola e nella scrittura / Oralité dans la parole et l’écriture, Torino, Edizioni Libreria Cortina, 2001, 107-118 MONS Alain. « Le silence de la photographie, la brulure de l’image », Médiation et information, n°9, 1998 MORTARA GARAVELLI Bice. Silenzi d’autore, Milano, Editori Laterza, 2015 PAISSA Paola. « Le silence sur la torture pendant la guerre d’Algérie. Analyse d’un corpus de presse française (1957 et 2000) », Mots. Les langages du politique [En ligne], 103 | 2013, mis en ligne le 16 décembre 2015 PETRARQUE. L’Ascension du mont Ventoux, Éd. Mille et une nuits, 2001 PEYRÉ Joseph, Matterhorn, Grasset, 1939 PUCINELLI ORLANDI Eni. Les Formes du silence, Paris, Ed. des Cendres, 1996 PRANDI Michele. « Una Figura testuale del silenzio : la reticenza », in M.E. Conte, A. Giacolone Ramat, P. Ramat (a cura di), Dimensioni della linguistica, Milano, Franco Angeli, 1990 RECLUS Elisée, Les Alpes, Editions Héros-Limite, 2015 ROUSSEAU, Jean-Jacques. Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Paris, Garnier, 1960 SAMIVEL (Paul Gayet-Tancrède, dit). L’Amateur d’abîmes, Paris, Hoëbeke, 1997 SAUSSURE, Horace-Bénédict de. Voyages dans les Alpes, Neuchâtel, Fauche, 1779, t. I ; Genève, 1786, t. II ; Neuchâtel, 1795, t. III-IV ; Relation abrégée d’un voyage à la cime du Mont-Blanc : en août 1787, Genève, 1787 ; Voyages dans les Alpes (1852), Julie Boch (éd.), Genève, Georg, 2002 SENANCOUR, Etienne Pivert de. Obermann (1804), Paris, Gallimard, 1984 SIESTRUNCK René, « Le roman de la montagne », Alpe, n. 26, p. 33-41, 2005 STEPHEN Leslie. Le Terrain de jeu de l’Europe, Paris, Hoëbeke, éd. 2003 THIRIEZ Frédéric. Dictionnaire amoureux de la montagne, Paris, Plon, 2016 WINDHAM, William. Relation d’un voyage aux Glacières en 1741 par M. Windham, copie manuscrite, in Lettres de Windham et de Martel. Premiers voyages à Chamouni, Lyon, A. Geneste, 1912
Nom du contact: 
Federica Locatelli
Courriel du contact: 
f.locatelli@univda.it
Adresse postale: 
Strada Cappuccini 2A 11100 AOSTA Italy
Suggéré par: 
Federica Locatelli
Courriel: 
f.locatelli@univda.it
f.rigat@univda.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/09/2019
Date de fin de l'événement: 
30/09/2019
Ville de l'événement: 
Aoste
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Littérature, discours alpins, montagne

Proust et les écrans / Proust e gli schermi

Università di Padova, 18-19 luglio 2019

Résumé de l'annonce: 
Le colloque souhaite interroger l’image d’un Proust de plus en plus « mondialisé », « numérisé » et hyper-contemporain que renvoient tous les écrans connectés de notre époque.
Le colloque Proust et les écrans/ Proust e gli schermi souhaite interroger l’image d’un Proust de plus en plus « mondialisé », « numérisé » et hyper-contemporain que renvoient tous les écrans connectés de notre époque, autant de projections et de diffractions dont l’inventaire n’a pas encore été entrepris par la critique proustienne. Amphi C, Palazzo Maldura, Padova Inscription gratuite et souhaitée à cette adresse : https://docs.google.com/forms/d/13Mf4aYA4ZTugvxtFaxJoaB2u2IM5ucxD8KRMwyyKOns/prefill Programme du colloque : Giovedì 18 luglio 2019 14.00 Accueil des participants 14.20 Salut de bienvenue des autorités La Recherche des écrans - Présidence : MAURO CARBONE 14.30 ILARIA VIDOTTO, « Proust e gli schermi. Panoramica » 15.15 MARIE-CLÉMENCE RÉGNIER, « Proust et son œuvre sur Vimeo. La légende proustienne dans la création audiovisuelle et multimédia partagée » 16.00 FRANÇOISE LERICHE, « Proust et la correspondance à l’écran » 16.45 Pause café 17.15 GENEVIÈVE HENROT, « Les noms viraux de la Recherche. La dissémination par antonomase » 18.00 LUDOVICO MONACI, « Verba volant, verba manent » : Le cinéma passe au crible les dialogues de la Recherche 18.45 LISA PUTIN, « Le Temps retrouvé, de la page à l’écran. Proust et Ruiz » 20.00 Diner Venerdì 19 luglio 2019 Les écrans de la Recherche - Présidence : FRANÇOISE LERICHE 09.30 GARANCE MAZELIER, « Des fenêtres ouvertes sur l’intimité : les écrans vestimentaires, charnels et artistiques d’Albertine dans À la Recherche du temps perdu » 10.15 BÉRENGÈRE MORICHEAU-AIRAUD, « L’écran du monocle dans À la recherche du temps perdu » 11.00 SYLVAIN LOUET, « La chambre claire du désir proustien. Des écrans du délaissement au montage des seuils de la mémoire » 11.45 MAURO CARBONE, « La surface obscure ». La littérature de Proust et la philosophie pour Merleau-Ponty en tant que dispositif de vision 12.00 Buffet de clôture
Nom du contact: 
Ilaria vidotto, Geneviève Henrot
Courriel du contact: 
ilaria.vidotto2@unibo.it ; genevieve.henrot@unipd.it
Suggéré par: 
Ilaria Vidotto
Courriel: 
ilaria.vidotto2@unibo.it
genevieve.henrot@unipd.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
18/07/2019
Date de fin de l'événement: 
19/07/2019
Ville de l'événement: 
Padova
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Proust, écrans, schermi

Nouvelle Fribourg - Lieu de culture littéraire

Contenu de l'annonce: 

Nous avons le plaisir d’annoncer la parution du quatrième numéro de la revue en ligne Nouvelle Fribourg, à la suite de l’appel à contribution « La littérature et ses espaces ». Les articles choisis pour ce numéro sont les suivants :

- Léa Pradel (Université de Strasbourg), « Jules Verne,...

Image de l'annonce: 
Mots-clés: 
Littérature, espace, narratologie, poésie, études thématiques
ISSN format électronique: 
2421-5813
Titre du numéro: 
La littérature et ses espaces
Catégorie principale: 
Courriel: 
info@nouvellefribourg.com
Directeur(s) scientifique(s): 
Federica Locatelli, Chiara Nifosi
Éditeur: 
Groupe Nouvelle Fribourg
Langue: 
Date de mise en ligne: 
Mardi, Juin 11, 2019
Date de parution: 
Mardi, Juin 11, 2019
Lieu de parution: 
Milan
Suggéré par: 
Federica Locatelli, Chiara Nifosi

Presse et Femmes en Italie

Résumé de l'annonce: 
l’émergence de la subjectivité féminine dans les journaux littéraires et politiques entre 1750 et 1861
Appel à contributions pour la Journée d'Etudes sur Presse et Femmes en Italie : l’émergence de la subjectivité féminine dans les journaux littéraires et politiques entre 1750 et 1861 qui se tiendra à l'UCA de Clermont-Ferrand le 24 octobre 2019 organisée par le centre de recherche Celis. Responsable: Paola Roman: paola.roman@uca.fr Date d'échéance des propositions: 14 juillet 2019. Dans le sillage des travaux de Christiane Veauvy et de Laura Pisano (Paroles oubliées : les femmes et la construction de l’Etat-Nation en France et en Italie (1789-1860), 1999) et des apports théoriques des gender studies (voir les réflexions, entre autres, de Chantal Savoie, Pour une sociopoétique historique des pratiques littéraires des femmes, 2009) faisant de la presse « bien plus qu’un simple espace de diffusion mais un véritable foyer de pratiques qui a le mieux façonné l’émergence de la pratique littéraire et politique des femmes », cette journée d’études voudrait approfondir la connaissance du journalisme féminin « italien » entre 1750 et 1861. La période envisagée est ponctuée par une série d’enjeux d’envergure du point de vue historique (expérience révolutionnaire jacobine et construction de l’Etat-Nation) ou culturel (diffusion de la culture des Lumières et transformation du rôle de la presse). Pendant cette période, l’écriture journalistique féminine souffre d’une double marginalisation. D’une part, le caractère hétérogène, pour ne pas dire hétéroclite, des textes proposés dans la presse de l’époque (extrait, lettre, chronique, poème, narration brève, roman-feuilleton) rend cette écriture suspecte aux yeux des lettrés et du monde académique, qui tente d’en définir, par ailleurs, frontières et limites (anonymat, l’injonction de la « neutralité » lors des comptes-rendus des ouvrages d’autrui ect.). D’autre part, le journalisme - et le journalisme politique notamment - étant un champ éminemment « genré » au masculin, la parole des femmes y est encore peu visible. Son existence même « demeure encore largement insoupçonnée » (Christiane Veauvy) puisque largement soumise à des préjugés fortement enracinés. Dans l’intention de dépasser la confusion entre « invisibilité » et « absence », essayer de retrouver les contours de cette existence publique des femmes nous semble du plus grand intérêt. L’approche envisagée est celle de s’interroger sur la manière adoptée par les femmes-journalistes pour « exister » au sein des journaux, à travers d’adoption des stratégies d’appropriation, de contournement ou de refus des pratiques courantes, pour répondre à l’ émergence de leur désir de « présence subjective ». Il s’agira de saisir, dans cet espace non homogène, les traces, souvent fragmentaires et soumises à toute forme de censure ou d’ « autocensure », d’ une pensée littéraire, esthétique, politique ou morale autonome, plus ou moins revendiquée comme telle, ainsi que d’une dimension plus intime. La recherche italienne a pris en compte l’activité et le rôle culturel joués par des figures de référence de ce journalisme au féminin italien de l’époque, telles qu’ Elisabetta Caminer Turra (première directrice des deux plus importants journaux littéraires de la seconde moitié du siècle, l’Europa letteraria et Il Giornale enciclopedico) ou Eleonora Fonseca Pimentel (première directrice d’un journal politique, il Monitore napoletano) ou Cristina di Belgioioso (très active dans la diffusion de la « cause italienne » en France pendant le Risorgimento avec un journal comme l’Ausonio, entre autres). Par rapport à ces figures, il est maintenant envisable une analyse plus ponctuelle de leurs « discours » afin d’en dégagé les enjeux évoqués plus haut. C’est, nous l’espérons, l’un des buts de cette journée d’études. L’appel à communication tendra, d’ailleurs, à privilégier aussi les axes suivants : Figures de femmes-journalistes peu ou mal connues. Analyses du « discours » des femmes-journalistes : stratégies d’appropriation, de parodie, de contournement des pratiques de référence culturelle « genrées ». Présence réelle ou « fictive » des femmes-lectrices dans les journaux littéraires et politiques.
Nom du contact: 
Paola Roman
Courriel du contact: 
paola.roman@uca.fr
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institufrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
14/07/2019
Ville de l'événement: 
Clermont-Ferrand
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
presse politique, presse littéraire, femmes

"La Cousine Bette" di Honoré de Balzac

Giornata di studi a cura di Luca Pietromarchi e Agnese Silvestri

Résumé de l'annonce: 
Giornata di studi nell'ambito della quale verrà presentata la rivista "The Balzac Review / Revue Balzac" (Classiques Garnier)
GIORNATA DI STUDI LA COUSINE BETTE DI HONORÉ DE BALZAC A cura di LUCA PIETROMARCHI e AGNESE SILVESTRI 13 maggio 2019 9.30, Saluti di benvenuto Letizia Norci Cagiano (Consiglio di Presidenza della Fondazione Primoli) Prima sessione ‒ Presiede Luca Pietromarchi (Rettore dell’Università Roma Tre) 9.45, Francesco Fiorentino (Università di Bari) La France Louis-Philippe et le charme de Valérie 10.15, Ilaria Vidotto (Université Grenoble-Alpes) Du baron Hulot au baron de Charlus, en passant par Samuel Beckett. Étude croisée de deux «frères par excès» 10.45, Discussione e pausa Seconda sessione ‒ Presiede Andrea Del Lungo (Università La Sapienza) 11.15, Andrea Schellino (Institut catholique de Paris/ITEM) Valérie Marneffe ou la palme de la perversité 11.45, Agnese Silvestri (Università di Salerno) Lisbeth, ou les limites de la vengeance populaire 12.15, Discussione e pausa 15.00, Presentazione della rivista THE BALZAC REVIEW / REVUE BALZAC Modera Francesco Fiorentino Intervengono il direttore Francesco Spandri (Università Roma Tre), Éric Bordas (ENS Lyon), Andrea Del Lungo Fondazione Primoli, Via G. Zanardelli, 1
Nom du contact: 
Agnese Silvestri
Courriel du contact: 
asilvestri@unisa.it; agnese_silvestri@yahoo.it
Adresse postale: 
Via G. Zanardelli, 1 - Roma
Suggéré par: 
Agnese Silvestri
Courriel: 
asilvestri@unisa.it
agnese_silvestri@yahoo.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
13/05/2019
Ville de l'événement: 
Roma
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Honoré de Balzac - roman du XIXe siècle - Les Parents pauvres - La Cousine Bette
Site web de référence: 
https://www.fondazioneprimoli.it/Eventi

Le "ecoregioni" francesi dell'Ottocento

Fra geografia, cultura e tattiche autoesotiste

Résumé de l'annonce: 
Progetto ‘Environmental Perspectives on Connections between Australia, the United Kingdom and the Francophone World from the Industrial Revolution to Today’
Presentazione del Progetto ‘Environmental Perspectives on Connections between Australia, the United Kingdom and the Francophone World from the Industrial Revolution to Today’, all'interno della linea di ricerca ‘Language Acts and Worldmaking’ finanziato dal' Arts and Humanities Research Council, Gran Bretagna. Introduce: Marisa VERNA Dipartimento di Scienze Linguistiche e Letterature straniere Intervengono: Daniel FINCH-RACE University of Bristol – School of Modern Languages Valentina GOSETTI University of New England, Sydney Dipartimento di Scienze Linguistiche e Letterature straniere, Università Cattolica, Milano
Suggéré par: 
Davide Vago
Courriel: 
davide.vago@unicatt.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
16/04/2019
Ville de l'événement: 
Milano
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
ecoregione. geografia

Les chemins de l’imperfection

Résumé de l'annonce: 
Reconfiguration d’un paradigme moderne (XIXe-XXIe siècles)
Colloque international Complesso Monumentale Steri, Sala delle Capriate, Università degli Studi di Palermo Jeudi 4 avril 2019 9h00 / Ouverture du colloque par les autorités Fabrizio Micari Magnifico Rettore de l’Université de Palerme Laura Auteri Prorettore alla Didattica de l’Université de Palerme Francesca Piazza Direttrice del Dipartimento di Scienze Umanistiche 9h30-11h (Im)perfection et (in)achèvement. Présidence : Jacques Neefs Patrizia Oppici, Université de Macerata Bouvard et Pécuchet, l’« interminable bouquin » Emmanuelle Tabet, CNRS Les Carnets de Joubert : entre aspiration à la perfection et esthétique de l’incomplétude Teresa Manuela Lussone, Université de Pescara Trop fini, perfection et achèvement chez Sartre 11h00-11h30 Pause café 11h30-13h Imperfection et poétique. Présidence : Francesco Paolo Alexandre Madonia Paolo Tamassia, Université de Trente Désœuvrement, neutre, contradiction : Nancy, Blanchot, Rancière et la littérature au-delà de la perfection Raphaëlle Hérout, Université de Caen Pour une poétique surréaliste de la faute Michele Castigliola d’Abele, Université de Naples « L’Orientale » Le clinamen de Lucrèce à Perec : lorsque l’erreur est à la base de la création 13h00-14h30 Déjeuner 14h30-16h Imperfection et norme. Présidence : Patrizia Oppici Luciano Pellegrini, Université de Pise Norme classique, nostalgie romantique. Le cas monstrueux du Roi s’amuse de Victor Hugo Hans Färnlöf, Université de Stockholm Imperfection et inflexion – Consuelo et La Comtesse de Rudolstadt de George Sand Andrea Schellino, Institut catholique de Paris « Une nature exilée dans l’imparfait » : Baudelaire et le fragment 16h00-16h30 Pause café 16h30-18h Imperfection et œuvre. Présidence : Maria Chiara Gnocchi Corentin Lahouste, FNRS, Université catholique de Louvain Paradigme tératogène et contre-conduite langagière dans l’œuvre de Marcel Moreau Fabrizio Impellizzeri, Université de Catane Pensait-il réussir ? Les imperfections de Jean de Tinan au miroir de son œuvre Alexandre Burin, Université de Durham Jean Lorrain et le texte-échafaudage Vendredi 5 avril 2019 9h-11h00 Imperfection et processus d’écriture. Présidence : Florence Pellegrini. Jacques Neefs, Université Paris 8 et Université Johns Hopkins Entre œuvre et chantier : les dossiers de Bouvard et Pécuchet Anna Opiela-Mrozik, Université de Varsovie Mallarmé entre perfection et inachèvement : un rêve poétique qui se (dé)dore Philippe Willemart, Université de Sao Paulo Ce qu’il ne faut pas faire pour écrire selon le narrateur proustien Daniela Tononi, Université de Palerme Composer avec l’indicible en le décomposant : stratégies perecquiennes 11h00-11h30 Pause café 11h30-13h00 Imperfection et genre. Présidence : Paolo Tamassia Delphine Gachet, Université Bordeaux Montaigne De quelques imperfections de la traduction : réflexion autour du genre fantastique et de ses manifestations Maria Chiara Gnocchi, Université de Bologne Imperfection et vérité : les récits de la Première Guerre mondiale (1916-1939) Iacopo Leoni, EHESS Mener le roman à l’échec du roman : éclatement formel et subversion des structures narratives chez Céline 13h00-14h30 Déjeuner 14h30-16h30 Imperfection et modernité. Présidence : Philippe Willemart Florence Pellegrini, Université Bordeaux Montaigne « Un œil qui tourne un peu, c’est comme une mouche bien placée sur un visage, ça attire ! » : défaut et modernité chez Huysmans Juliette Douillet, Université de Tours « Le Beau au prix du laid » : Le Spleen de Paris ou les partis pris d’une éthique et d’une poétique de la modernité Marjorie Colin, Université Paris 3 Nécessité de l’imperfection dans le théâtre beckettien Conclusions
Nom du contact: 
Daniela Tononi
Courriel du contact: 
daniela.tononi@unipa.iti
Suggéré par: 
Daniela Tononi
Courriel: 
dtononi@libero.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
04/04/2019
Date de fin de l'événement: 
05/04/2019
Ville de l'événement: 
Palermo
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Imperfection, roman, génétique
Site web de référence: 
http://www.unipa.it/dipartimenti/scienzeumanistiche

Expressions et dynamiques de l’interculturel dans des correspondances du XIXe au XXIe siècle

Appel à contribution pour un ouvrage collectif

Résumé de l'annonce: 
Le but du volume qui sera publié aux éditions Roma Tre-Press (s.l.d. Marina Geat) consistera à sonder les correspondances de l’époque moderne et contemporaine afin de mieux comprendre comment des représentations dynamiques et partagées du monde s’élaborent, à l’échelle de deux (ou de plusieurs) existences individuelles qui se confrontent au fil des jours et des événements
Appel à contribution pour un ouvrage collectif Département de Sciences de l’Éducation – Université Roma Tre Groupe de Recherche RUIPI (Réseau Universitaire international pour l’Interculturel) « Expressions et dynamiques de l’interculturel dans des correspondances du XIXe au XXIe siècle » (sous la direction de Marina Geat) Présentation Les correspondances sont un instrument privilégié pour explorer le champ de l’interculturel. Le but du volume qui sera publié aux éditions Roma Tre-Press consistera donc à sonder les correspondances de l’époque moderne et contemporaine afin de mieux comprendre comment des représentations dynamiques et partagées du monde s’élaborent, à l’échelle de deux (ou de plusieurs) existences individuelles qui se confrontent au fil des jours et des événements, notamment dans des situations où les correspondants manifestent des identités culturelles différentes, des identités qui tiennent à leur milieu d’origine, à leur éducation ou à leur réaction à cette dernière, aux expériences qui ont jalonné leur existence, à leurs succès ou à leurs échecs. Rappelons, à cet égard, qu’un des aspects fondamentaux du genre épistolaire, c’est son dialogisme intrinsèque, perceptible même quand il ne s’agit pas de dialogue à proprement parler : le destinataire hante toujours le propos de l’énonciateur. En outre, les correspondants, conscients de l’altérité de ce destinataire, sont souvent en quête, à travers l’espace et le temps, de révélations inédites, sinon de « vérités ». Des lettres sont échangées entre des personnes réelles qui ne sont pas en présence l’une de l’autre ; il faut donc reconstituer la situation de communication : qui s’adresse à qui, avec quelle intention et dans quelles circonstances ? Les « vérités » auxquelles les correspondants aboutissent, ainsi que celles auxquelles aboutiront les éventuels lecteurs non destinataires de ces lettres, ne sont jamais définies au préalable. Il s’agit d’élaborations partielles et provisoires, dépendant du vécu des épistoliers comme de celui des lecteurs « hors jeu », de leur état d’esprit au moment de la lecture, de leur intelligence, des stratégies discursives déployées pour réaliser les intentions, enfin, de leur culture. Les cultures diffèrent, et le succès de la tentative d’élucidation du vouloir-dire d’autrui est conditionné par la possibilité de prendre conscience de cette diversité, de prendre ses distances envers sa propre identité culturelle, sans la renier pour autant, et d’envisager avec empathie celle d’autrui. Autrement dit, d’adopter une attitude interculturelle. Le concept d’interculturalité est ici proposé dans une acception large, étant donné, d’une part, la difficulté de définir de façon univoque le terme « culture », d’autre part la complexité croissante d’une (post)modernité où les éléments que l’on peut tenir momentanément pour constitutifs d’une identité culturelle, individuelle ou collective, tantôt s’estompent et s’amalgament, tantôt au contraire voient leurs contours renforcés et s’excluent réciproquement. Deux significations principales du mot « culture » sont prises en compte : a) La culture en tant qu’adhésion à une vision du monde, et qu’adoption de modalités d’expression de soi comme de communication avec autrui. Cette adhésion et cette adoption dépendent de l’histoire individuelle ainsi que de l’Histoire collective, notamment de l’éducation reçue et de la réaction à cette dernière. b) La culture en tant qu’adhésion prioritaire, à la suite des études et/ou des choix professionnels, à l’un des deux grands modes d’approche de la connaissance du monde, le mode humaniste et le mode scientifique, compatibles en dépit de tous ceux qui les renvoient dos à dos. L’attitude interculturelle implique la conscience de la diversité et de la relativité des identités culturelles, la conviction de leur mutabilité, le soin d’éviter la crispation sur un état transitoire de ces dernières et la volonté de chercher, par-delà les différences, ce qui peut fonder le vivre ensemble. La période où nous avons fixé les limites de cette recherche – du début du XIXe siècle au début du nôtre – est celle de la modernité et de la postmodernité. Elle impose à l’individu d’interagir de plus en plus avec des personnes dont la perception du monde, la sensibilité, les valeurs, les modes de pensée, les façons de poser les problèmes, diffèrent des siennes, de celles qu’il a acquises dans son environnement. C’est, au XXIe siècle, la conséquence de la mondialisation et de l’interconnexion. L’époque exige en outre de tenir compte du déferlement des technologies et des acquis scientifiques dans la vie quotidienne, ce qui entraîne un questionnement, au-delà de tout cloisonnement disciplinaire académique, sur les rapports entre l’humain et la science, l’individu et la société, le politique et le laboratoire. Quelques pistes, non exhaustives Correspondances dans des contextes de colonisation et/ou de décolonisation et/ou de sociétés postcoloniales. Correspondances d’anthropologues, d’ethnologues, de voyageurs. Correspondances interdisciplinaires (médecins et écrivains ; physiciens et psychologues ; mathématiciens et poètes ; philosophes et sociologues, etc.). Correspondances entre scientifiques ou artistes qui proviennent de pays différents ou qui parlent des langues différentes, etc. En ce qui concerne l’analyse du discours et/ou la stylistique : étude des stratégies de communication, des intertextualités, de l’approche logique des problèmes, de l’élaboration et du partage de l’imaginaire et du symbolique, etc. Les propositions de contribution de 500 mots maximum (accompagnées d’une brève notice biobibliographique) sont à envoyer avant le 15 avril 2019 à l’adresse suivante : marina.geat@uniroma3.it Calendrier : Envoi des propositions de contribution : 15 avril 2019. Évaluation et réponse du comité de lecture : 30 mai 2019. Envoi des contributions retenues : impérativement le 30 août 2019 dernier délai. Du 30 août au 15 octobre: évaluation des articles en double aveugle et transmission des résultats aux auteurs. Réception des articles avec les corrections, améliorations, intégrations demandées : 30 novembre 2019. Vérification finale de la part du comité scientifique et éditorial. Livraison des textes à la maison d’édition Roma TrE-press : 15 décembre 2019. Parution de l’ouvrage : février 2020. Langues des articles : français, italien, anglais, espagnol. Longueur des articles de 35000 à 50000 caractères espaces compris. Comité scientifique : Yamina Bettahar (Université de Nancy) ; Viviane Devriésère (ISFEC Aquitaine – RUIPI) ; Jean- Louis Dumortier (Université de Liège - RUIPI) ; Éric Francalanza (Université de Bretagne Occidentale – CECJI) ; Marina Geat (Université Roma Tre – RUIPI) ; Sophie Guermès (Université de Bretagne Occidentale – CECJI - RUIPI).
Nom du contact: 
Marina Geat
Courriel du contact: 
marina.geat@uniroma3.it
Suggéré par: 
Marina Geat
Courriel: 
marina.geat@uniroma3.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/04/2019
Ville de l'événement: 
Roma
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Correspondances ; interculturel ; interdisciplinarité ;

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