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Études historiques

Dictionnaire Yourcenar

Contenu de l'annonce: 

Dictionnaire Marguerite Yourcenar
Dirigé et préfacé par Bruno Blanckeman

Paris, Champion, 2017, 660 p.

 

"Ouvrage collectif à dimension internationale" , al quale hanno contribuito 5 colleghi italiani  

 

Bruno Blanckeman, maître d’...

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Catégorie principale: 
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institutfrancais.it
ISBN: 
9782745346469
Collection: 
Dictionnaires et références
Marie
Éditeur: 
Honoré Champion
Lieu de parution: 
Paris
Date de parution: 
Jeudi, Septembre 28, 2017
Date de mise en ligne: 
Mardi, Décembre 12, 2017
URL: 
https://www.honorechampion.com/fr/10698-book-08534646-9782745346469.html
Langue: 
Français
Mots-clés: 
Yourcenar

"A tant m'en vois" - Figures du départ au Moyen Âge

Résumé de l'annonce: 
Appel à contributions "A tant m'en vois" - Figures du départ au Moyen Âge Partir, c’est toujours se séparer de quelqu’un ou de quelque chose. C’est créer un avant et un après par une action que l’on sait irréversible (car elle entérine la coupure) – même s’il est toujours possible de revenir (vers un arrière, mais par un pas en avant). Que l’on parte volontairement ou poussé par le sort / Fortune / la destinée / les astres contraires, le départ est toujours ce moment inchoatif qui suspend la durée en même temps qu’il la provoque, comme un défi à un enchaînement qui aurait dû être.
A tant est l’adverbe de temps qui accompagne, le plus souvent, cette coupure : coupure spatiale, coupure temporelle, coupure émotionnelle et signifiante. Guillaume de Machaut, Christine de Pizan, Alain Chartier, les Cent Nouvelles Nouvelles, George Chastelain, Olivier de la Marche, etc., en font un adverbe prisé en moyen français pour signifier tous les possibles ouverts par cette section dans la narration. L’adverbe exprime également les différentes nuances de la causalité (on pourrait le traduire par « et sur ce… ») – des nuances peut-être moins relevées dans les dictionnaires, mais qui disent une prise de conscience justifiant le départ, déterminant les modalités qui le caractérisent. Que l’on ait honoré un devoir, accompli une tâche, satisfait aux attentes d’autrui, changé d’avis, enduré une déception, souffert d’une forme d’ingratitude, sans nécessairement fuir des situations, on peut se résoudre à « partir ». Ce départ, choisi et en même temps obligé, signifiant une « mutacion », voire une rupture, n’est pas déterminé par un projet à réaliser et, même s’il conduit toujours à regarder vers d’autres horizons et à aller de l’avant, il traduit d’abord une prise de position à l’égard de ce qui a été. Il est le produit du passé et appelle un à-venir. Le moment où l’on « met un terme » à quelque chose, restant d’abord inaperçu ou étant, à l’inverse, grandement remarqué, peut donner lieu à des interprétations, des conjectures, amenant à formuler des hypothèses quant aux raisons sur lesquelles repose le fait de s’en aller. Occasion dynamique d’un renversement, où la personnalité s’affirme, où la présence se définit et impose encore plus in absentia, elle laisse derrière soi la surprise, le regret, la joie ou l’hypocrisie des félicitations, le silence des larmes, le bruit des portes claquées. A tant m’en vois : le je est au centre d’une dynamique grandement ‘textogénétique’ ; vécue à la première personne, elle peut être narrée dans ses causes et ses effets, par le « sujet partant » ou par ceux qui assistent aux salutations (lorsqu’il y en a). Cette dynamique, profondément  émotionnelle, parfois pulsionnelle, est génératrice de narration, de débat, et suscite le questionnement. Aucune limite aux changements qu’elle produit, aux confins qu’elle conduit à franchir, que ce soit de manière réfléchie ou de façon abrupte : le huis d’un couvent, les frontières d’un pays, les règles de la bienséance, le terme naturel de sa propre vie, recherché dans les cas les plus extrêmes de… « départ ». Partir signifie peut-être quitter, lâcher, encore plus que changer. Partir signifie séparer, mais aussi partager, se départir, départager… Il ne s’agit pas ici d’étudier, en contexte, l’expression même qui donnera le titre au volume, mais de proposer des départs dont on constituera un riche et savoureux florilège ; il ne s’agit pas non plus d’envisager une réflexion sur le voyage, le pèlerinage, le passage, l’itinéraire, le cheminement (effet duratif) mais d’envisager avec « A tant m’en vois » le moment de bascule, de rupture, qui sous-tend chaque départ (effet sécant). Dynamique, dynamisante (« m’en voys »), productrice de mouvement et de narration, la formule actantielle qui nous a inspiré(e)s appelle le changement – tout au moins narratif : on part pour questionner autrement ce(ux) qui reste(nt). Qu’il s’agisse d’interroger les effets de régie et de suture (comme chez Chrétien de Troyes et, à sa suite, chez les continuateurs), qui créent dans la narration des seuils auteur / lecteur et qui, par le changement formel, dynamisent le récit et se font performatifs. Qu’il s’agisse de questionner sur ce que l’on quitte (ou refuse de quitter !) comme dans le Jeu de la Feuillée d’Adam de la Halle où le départ, toujours différé, crée une « fin de partie » qui se rejoue à chaque scène ? Partir comme se séparer, quitter, abandonner, mais aussi renouveler ou fonder, comme les Congés de Jean Bodel. Qu’il s’agisse de thématiser les modalités de ce départ (chansons de toile, reverdies, mais aussi textes historiques, chroniques ou mémoires narrant un changement de camp, etc.) qui propose une césure entre un avant et un après : quel est cet « aller vers » ? Une croisade ? Un pèlerinage ? Un amant ? Un ami ? Dieu ? Un temps nouveau ? La mort ? Qu’il s’agisse de dramatiser le départ : bruit de portes claquées, froideur des salutations, larmes versées, rires (narrés à la première personne, mais aussi par d’autres, en position d’observateurs). Dans le cas des départs préparés ou des départs abrupts, ce qui est en jeu face à la rupture, c’est le commentaire, la relecture, la réinterprétation pour réintégrer le sécant dans le duratif, l’incompréhension dans l’explicatif. La dynamique situationnelle, si elle constitue une relance du récit, va aussi de pair avec une pause. Qu’il s’agisse de rendre compte, par les outils linguistiques, de la rupture : temps verbaux, adverbes, constructions de phrase, formules conduisant à la formation de patrons syntaxiques « moment + cause > rupture » qui rendent compte du changement, de la mutation (et, réflexivement, d’une écriture ou d’une langue en pleine mutation qui dit le changement). Dans cette dynamique du partement, il s’agit de s’interroger, comme le dit la chanson, sur ce « comment te dire adieu ». CALENDRIER Soumission du résumé (250 mots) : fin février 2018 Décision du comité scientifique : fin avril 2018. Soumission de la version finale de l’article : fin décembre 2018 Publication de « A tant m’en vois ». Figures du départ au Moyen Âge, études recueillies par N. Labère et L. Pierdominici, Fano, Aras Edizioni, 2019 (P.B.S.M.R., III) : premier semestre 2019. Les propositions de sujets sont à envoyer avant fin février 2018 à Nelly Labère (Université Bordeaux III) et Luca Pierdominici (Università di Macerata), éditeurs scientifiques : labere@free.fr, luca.pierdominici@unimc.it et lpierdominici@yahoo.fr. Chaque soumission est évaluée par au moins deux relecteurs appartenant au comité scientifique international de la collection. Indexation : Fabula, Calenda, RMBLF, SUSLLF, DoRiF, etc.   ------------------------------------------------------------------------------------- Piccola Biblioteca di Studi Medievali e Rinascimentali Collana fondata e diretta da Luca Pierdominici Aras Edizioni, Fano Italia Comitato d‘Onore : Gabriella Almanza Ciotti (Università di Macerata), Jean Dufournet † (Université Paris III), Michèle Perret (Université Paris X), Danielle Quéruel (Université de Reims). Comitato scientifico : Donatella Bisconti (Université de Clermont-Ferrand), Massimo Bonafin (Università di Macerata), Jean Devaux (Université du Littoral-Côte d'Opale), Estelle Doudet (Université Grenoble-Alpes), Elisabeth Gaucher-Rémond (Université de Nantes), Nelly Labère (Université Bordeaux III), Bruno Méniel (Université de Nantes), Amalia Rodriguez Somolinos (Universitad Complutense de Madrid), Fleur Vigneron (Université Grenoble-Alpes). ISSN de la collection: 2039-1412
Nom du contact: 
Nelly Labère, Luca Pierdominici (éds.)
Suggéré par: 
Luca Pierdominici
Courriel: 
luca.pierdominici@unimc.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
28/02/2018
Ville de l'événement: 
Bordeaux / Macerata
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
départ, partir, partement, séparation, partenza, partire, separazione, letteratura, francese, littérature française, medioevo, moyen âge, critique, interprétation

Alessandro Metlica (Università di Padova), Marino poeta di corte. Feste, nozze e spettacoli a Parigi

Seminari di Storia della cultura "Tra Italia e Francia, tra Cinque e Seicento"

Résumé de l'annonce: 
Il 21 novembre alle ore 16,30, presso il Dipartimento di Studi linguistici e letterari dell'Università di Padova, in Sala Scattola, si terrà il terzo seminario del ciclo "Tra Italia e Francia, tra Cinque e Seicento". Interverrà il prof. Alessandro Metlica dell'Università di Padova con una lezione dal titolo "Marino poeta di corte. Feste, nozze e spettacoli a Parigi"
Il ciclo di seminari in oggetto (Seminari di storia della cultura "Tra Italia e Francia, tra Cinque e Seicento") si propone di raccogliere l’eredità dei seminari organizzati, tra il 2010 e il 2013, dal Gruppo di Studio sul Cinquecento Francese, e ospitati dapprima dall’ex Dipartimento di Romanistica, e in seguito dal Dipartimento di Studi Linguistici e Letterari (DiSLL) dell’Ateneo dell’Università di Padova (Seminari di storia della lettura e della ricezione, tra Italia e Francia, nel Cinquecento). Con lo scopo di trarre profitto dalle diverse competenze ospitate in seno al DiSLL, si è deciso di ampliare gli estremi cronologici dell’iniziativa, che ora contemplano il Sei oltre al Cinquecento, e di insistere sull’analisi comparativa. Perciò i relatori, francesisti e italianisti ben noti alla comunità accademica internazionale, saranno chiamati a intervenire sulla circolazione di uomini, libri e idee attraverso le Alpi, nel periodo che va dal Rinascimento agli albori dei Lumi. 
Adresse postale: 
Piazzetta G. Folena 1, Padova
Suggéré par: 
Enrico Zucchi (Università di Padova)
Courriel: 
zucchi.en@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
21/11/2017
Ville de l'événement: 
Università di Padova - Sala Scattola
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Marino, barocco, Parigi, Maria de' Medici
Site web de référence: 
http://www.disll.unipd.it/seminari-di-storia-della-cultura

Agnès Guiderdoni (Université catholique de Louvain), Penser par figures entre Renaissance et baroque en Europe

Seminari di Storia della cultura "Tra Italia e Francia, tra Cinque e Seicento"

Résumé de l'annonce: 
Martedì 7 novembre alle 16,30 in Sala Scattola, presso il Dipartimento di Studi lingustici e letterari dell'Università di Padova, si terrà il secondo dei seminari del ciclo "Tra Italia e Francia, tra Cinque e Seicento". Interverrà Agnès Guiderdoni, professore di letteratura francese presso l'Université Catholique du Louvain, con una lezione dal titolo "Penser par figures entre Renaissance et Baroque en Europe"
Il ciclo di seminari in oggetto (Seminari di storia della cultura "Tra Italia e Francia, tra Cinque e Seicento") si propone di raccogliere l’eredità dei seminari organizzati, tra il 2010 e il 2013, dal Gruppo di Studio sul Cinquecento Francese, e ospitati dapprima dall’ex Dipartimento di Romanistica, e in seguito dal Dipartimento di Studi Linguistici e Letterari (DiSLL) dell’Ateneo dell’Università di Padova (Seminari di storia della lettura e della ricezione, tra Italia e Francia, nel Cinquecento). Con lo scopo di trarre profitto dalle diverse competenze ospitate in seno al DiSLL, si è deciso di ampliare gli estremi cronologici dell’iniziativa, che ora contemplano il Sei oltre al Cinquecento, e di insistere sull’analisi comparativa. Perciò i relatori, francesisti e italianisti ben noti alla comunità accademica internazionale, saranno chiamati a intervenire sulla circolazione di uomini, libri e idee attraverso le Alpi, nel periodo che va dal Rinascimento agli albori dei Lumi.   
Adresse postale: 
Piazzetta G. Folena 1, Padova
Suggéré par: 
Enrico Zucchi (Università di Padova)
Courriel: 
zucchi.en@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
07/11/2017
Ville de l'événement: 
Università di Padova - Sala Scattola
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Figures, baroque, art, littérature
Site web de référence: 
http://www.disll.unipd.it/seminari-di-storia-della-cultura

Ecrivains et artistes italiens dans les revues de langue française (1880-1940)

Journée d'étude

Résumé de l'annonce: 
Au tournant des XIXe et XXe siècles, les « petites revues » de littérature et d’art ont été de véritables laboratoires d’expérimentation esthétique, mais aussi des lieux de discussion, de débats, d’échanges à une échelle internationale. Les revues françaises ont souvent tissé des liens avec les écrivains et artistes de langue italienne ; l’étude de ces périodiques permet de dévoiler l’ampleur des échanges culturels internationaux dans l’Europe de la Belle Époque. L’accès à des bases de numérisations de périodiques a transformé en profondeur la manière dont nous comprenons l’histoire culturelle : il permet de revoir les relations entre les champs littéraires français et italiens.
  Institut Universitaire de France Ministère de l’Enseignement supérieur 1 rue Descartes, 75005 Paris salle modulaire M.A-1 Inscription obligatoire avant le 5 novembre 2017 à l’adresse schuh.julien [at] gmail.com Programme 10h : Accueil des participants (Présentation à l’accueil, dépôt d’une pièce d’identité contre un badge visiteur) Julien Schuh : Introduction 10h30 : Poétique de la traduction Présidente de séance : Evanghélia Stead Pierre-Carl Langlais : Une poétique médiatique franco-italienne ? Essai de lecture distante d’interactions textuelles translinguistiques dans des revues littéraires de la Belle Époque De nouveaux outils de « détection de viralité » ont récemment permis d’identifier de vastes réseaux de reprises et de réemprunts de textes dans les périodiques du XIXe siècle. Ces méthodes restent cependant cantonnées à des corpus d’une seule langue, alors même que les emprunts translinguistiques constituent une dimension fondamentale du système médiatique. Ces interactions caractérisent tout particulièrement les revues littéraires italiennes de la belle époque, notamment sous l’impulsion d’une forte influence française. Nous utiliserons plusieurs approches expérimentales (word embeddings, parsing syntaxique…) pour faire émerger des convergences génériques et stylistiques entre des périodiques de langue et de culture nationale distinctes.   Alexia Kalantzis : La littérature italienne dans les revues françaises fin-de-siècle : les enjeux de la traduction Les périodiques artistiques et littéraires de la fin du 19e siècle apparaissent comme un moyen de diffusion privilégié de la littérature étrangère. Des revues comme le Mercure de France ou la Revue blanche accordent ainsi une place privilégiée à la littérature étrangère par l’intermédiaire de chroniques, parfois tenues par des écrivains étrangers, de publications d’extraits traduits et de collections de littérature étrangère. Nous nous intéresserons plus particulièrement à la traduction de la littérature italienne : qui sont les traducteurs ? Quelles sont les œuvres traduites et diffusées en France ? Nous tenterons ainsi de dégager les enjeux culturels de ces traductions et la constitution d’un réseau d’écrivains et de traducteurs au sein de ces périodiques.   13h45 : Sociologie de la traduction Présidente de séance : Alessandra Marangoni Elisa Grilli : « Le génie italien » et « l’ignorance des Français » : le programme à double-sens de L’Anthologie-Revue de France et d’Italie (1897-1900) Nous nous intéresserons à la place occupée par les auteurs italiens dans cette revue milanaise essentiellement publiée en langue française, afin de comprendre le déséquilibre en jeu dans les échanges littéraires et les transferts culturels entre les deux pays. Clément Dessy : Un naturalisme belge au prisme du vérisme italien ? Georges Eekhoud et Giovanni Verga Au pôle de production restreint du champ littéraire, les travaux de traduction trouvent davantage leur place dans des publications périodiques que dans l’édition de volumes. Ainsi en va-t-il des traductions de nouvelles de Giovanni Verga par Georges Eekhoud dans les revues belges. Ces dernières révèlent la dimension cosmopolite de l’écrivain et l’actualité littéraire qu’elles sont à même de relayer permet aux traductions d’Eekhoud de directement entrer en écho avec la réception de son œuvre de création littéraire.   15h : Réception et appropriation Président de séance : Julien Schuh Vincent Gogibu : La Phalange et l’Italie ou l’équilibre instable entre littérature et politique. La Phalange, puissante revue de Jean Royère, si elle ne concède que des fragments et quelques chroniques dramatiques à Ricciotto Canudo durant vingt-quatre mois entre 1908 et 1910, consacre quelques années plus tard, dès 1936, une série de numéros intitulés Hommage à l’Italie ou Rome où la politique prend le dessus sur la littérature.   Alessandra Marangoni : Marinetti et Mallarmé. Coup de dés et Mots en liberté Comment Marinetti – trait d’union entre deux cultures – raconte Mallarmé aux Italiens et aux Français, à l’aube du XXe siècle.   Damiano De Pieri : « Tu t’appelles Marinetti ou d’Annunzio ? ». Poètes et artistes italiens dans la revue Littérature (1919-1924) et ses alentours « Tu t’appelles Marinetti ou d’Annunzio ? », « où est-ce, l’Italie ? », demandent de manière provocatrice les membres de la rédaction de la revue Littérature dans une sorte de chronique en forme de poème qui relate la soirée vivement contestée sur le Tactilisme tenue par Marinetti en janvier 1921 à Paris. Questions paradoxales et ambiguës mais qui expriment bien les problématiques soulevées par la distribution des poètes italiens et la réception de la littérature italienne dans les revues artistiques et littéraires de l’après-guerre comme Les Écrits nouveaux (qui devient la Revue Européenne sous la direction de Philippe Soupault), La Nouvelle Revue Française ou encore L’Esprit nouveau. La présence de poètes italiens et de chroniques sur la littérature italienne se superpose-t-elle à l’apparente polarisation du champ littéraire français représenté par les revues entre une littérature d’avant-garde et une littérature tournée vers la tradition ? Ou semble-t-elle plutôt témoigner de la complexité d’une phase de transition et de réorganisation des avant-gardes exprimées par des formules telles que « classicisme moderne » et « retour à l’ordre » dans un contexte socio-politique qui, au contraire de la France, en Italie est déterminé par le « retour » à l’ordre du Fascisme ? 16h30 Clôture    
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institufrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
10/11/2017
Ville de l'événement: 
Paris
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Revues

Benoît Bolduc (New York University), French Festivals in Print: Readership and Interpretation

Seminari di Storia della cultura "Tra Italia e Francia, tra Cinque e Seicento"

Résumé de l'annonce: 
Il 24 ottobre a Padova, presso la Sala delle Edicole (14:30), avrà luogo il primo dei seminari del ciclo di Storia della cultura "Tra Italia e Francia, tra Cinque e Seicento", organizzato dal Dipartimento di Studi Linguistici e Letterari. L'intervento di apertura sarà affidato a BENOÎT BOLDUC (New York University), che terrà una relazione dal titolo French Festivals in Print: Readership and Interpretation
Il 24 ottobre a Padova, presso la Sala delle Edicole (14:30), avrà luogo il primo dei seminari del ciclo di Storia della cultura "Tra Italia e Francia, tra Cinque e Seicento", organizzato dal Dipartimento di Studi Linguistici e Letterari. L'intervento di apertura sarà affidato a BENOÎT BOLDUC (New York University), che terrà una relazione dal titolo French Festivals in Print: Readership and Interpretation.
Nom du contact: 
Enrico Zucchi
Courriel du contact: 
zucchi.en@gmail.com
Adresse postale: 
Piazza Capitaniato, Arco Valaresso, Padova
Suggéré par: 
Enrico Zucchi (Università di Padova)
Courriel: 
zucchi.en@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
24/10/2017
Date de fin de l'événement: 
24/10/2017
Ville de l'événement: 
Padova - Sala delle Edicole
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Cinquecento, Seicento, Letteratura francese, Politica e Letteratura
Site web de référence: 
http://www.disll.unipd.it/ricerca/calendario-appuntamenti-del-disll

Collana Anamorfosi

Barbara Continenza, Valerio Magrelli, Raffaele Manica presentano la collana Anamorfosi diretta da Annamaria Laserra

Résumé de l'annonce: 
Il giorno 19 ottobre 2017, presso il Centro di Studi italo-francesi dell'Università di Roma 3, p.za Campitelli 3, Roma, Barbara Continenza, Valerio Magrelli e Raffaele Manica presenteranno la collana Anamorfosi, diretta da Annamaria Laserra per le Edizioni Euno
Università di Roma 3 Centro di Studi italo-francesi Barbara Continenza, Valerio Magrelli e Raffaele Manica presenteranno la collana Anamorfosi diretta da Annamaria Laserra per le Edizioni Euno  
Nom du contact: 
Annamaria Laserra
Courriel du contact: 
anlaserra@gmail.com
Adresse postale: 
via Fratelli Ruspoli 2 - 00198 Roma
Suggéré par: 
Annamaria Laserra
Courriel: 
anlaserra@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
19/10/2017
Ville de l'événement: 
Roma, Centro di Studi italo-francesi, p.za Campitelli 3
Type d'événement: 
Parutions d'ouvrages
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Letteratura, cultura, scienze umane

Discours d'Europe, discours sur l'Europe : peurs anciennes et actuelles

Résumé de l'annonce: 
Colloque "Discours d'Europe, discours sur l'Europe : peurs anciennes et actuelles", organisé à l'initiative du Centro studi sull'Europa TO-EU di dipartimento di culture, politica e società de l'Université de Turin les 26 et 27 ottobre 2017
Le thème de la peur et ses liens avec la sphère politique n’est pas nouveau dans les études menées au sein du champ scientifique et il existe déjà de nombreuses analyses qui l’ont abordé à partir d’angles différents. Il suffit de citer les recherches célèbres de Delumeau (1978, 1984…), de Shklar (1989), de Berchtold et de Porret (1994) sans oublier les travaux récents de Robin (2004), de Bucheron et Robin (2015), et de Wodak (2015), par exemple. Il est pourtant clair que ces dernières années l’on assiste à un déploiement important de ce thème, notamment en Europe, où il semble traverser sans cesse le débat public et politique actuel. Des illustrations diverses de peurs collectives sont données à voir avec de plus en plus d’intensité et de fréquences dans les médias. Ces peurs nourrissent notamment des réflexions et des polémiques autour des valeurs européennes, des frontières de l’Europe, ainsi que sur la capacité du projet européen de faire face aux défis de la mondialisation. L’On entend parler ainsi souvent d’une Europe qui est en guerre non seulement à l’extérieur de ses frontières mais aussi à l’intérieur, où des peurs anciennes sont réactualisées (comme la pauvreté, la précarité, la peur de « l’autre », l’apparition de nouvelles maladies (SIDA, Ebola), la fin apocalyptique de l’humanité…) tandis que de nouvelles peurs sont pointées du doigt (comme le terrorisme, l’intégrisme religieux, le réchauffement climatique et ses conséquences sur la planète, l’impact de « progrès techniques » sur la santé publique (pollutions, OGM, wifi, nucléaire, nanotechnologie), l’ambivalence des genres sexuels,…), ce qui renforce le sentiment général d’insécurité et d’incertitude quant à l’avenir de l’humanité et la possibilité d’instituer des sociétés viables. Plusieurs publications récentes insistent justement sur ces aspects non seulement dans le domaine littéraire et des sciences humaines (Houllebecq, Soumission 2015), mais aussi dans les domaines de l’économie, de la politique et du journalisme (Fürstenberg 2007, Tremonti 2009, Garton Ash & Franceschini 2013). Ce prochain événement scientifique prolonge la réflexion commune que le réseau de l’Observatoire des discours sur l’Europe (http://disceurope.hypotheses.org/) a déjà entamée sur les notions de contre-discours (Besançon, 2013) et de polémique (Bruxelles, 2015). Il vise à élargir le cercle de partage des études sur les productions discursives ainsi que les disciplines représentées : communication politique, économie, histoire (moderne, contemporaine, des idées), journalisme, philosophie, sciences politiques, sociolinguistique, sociologie. Ce colloque interdisciplinaire entend retracer les mécanismes de production et d’utilisation de la peur, entendue comme un phénomène collectif (Lefebvre 1932, Delumeau1978), et envisage l’étude du lexique des peurs européennes afin de comprendre quelles sont les transformations et les éléments de continuité des peurs anciennes et nouvelles, ainsi que la transformation de leurs représentations et des imaginaires qui leur sont rattachés.   Informations pratiques : https://toeu.sciencesconf.org/ Programme: voir fichier ci-dessous
Courriel du contact: 
toeu@unito.it
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institufrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
26/10/2017
Date de fin de l'événement: 
27/10/2017
Ville de l'événement: 
Turin
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Europe
Site web de référence: 
https://toeu.sciencesconf.org/

Journée d’étude : Quel avenir pour les partis politiques

Résumé de l'annonce: 
Quel avenir pour les partis politiques dans les modèles républicains français et italien ? Troisième journée d’étude organisée par la Fondation Charles de Gaulle et la Fondazione Magna Carta Vendredi 22 septembre 2017 Rome, Institut Français - Centre Saint Louis Largo Toniolo 22. Piazza San Luigi dei Francesi Comité scientifique Maria Elena Cavallaro, Frédéric Fogacci, Olivier Jacquot, Christine Vodovar
PROGRAMME 9.00 Enregistrement 9.20 Introduction Philippe ZELLER, Ambassadeur de France près le Saint Siège Arnaud TEYSSIER, Président du Conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle Gaetano QUAGLIARIELLO, ancien ministre, Président de la Fondazione Magna Carta 9.45 Première table ronde Quelles place pour les partis politiques dans les équilibres constitutionnels et institutionnels? Présidence : Eugenio CAPOZZI, Professeur d’histoire contemporaine, Université Suor Orsola, Naples Alain LAQUIEZE, Professeur de droit constitutionnel, Université Paris V-Descartes Francesco BONINI, Professeur d’histoire des institutions politiques, Recteur de la LUMSA Pause 11.15 Deuxième table ronde Une « forme-parti » en crise depuis les années 1970 ? Présidence : Arnaud TEYSSIER, Président du conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle Gilles LE BEGUEC, Professeur émérite d’Histoire contemporaine, Université Paris X - Nanterre Paolo POMBENI, Professeur émérite à l’Université de Bologne. Déjeuner 15.00 Troisième table ronde Les Primaires, la concurrence des think-tanks : des partis politiques pris en tenaille ? Présidence : Antonio POLITO, éditorialiste au Corriere della Serra Laurent BIGORGNE, Directeur de l’Institut Montaigne, Paris Hervé GAYMARD, ancien ministre, Président du Conseil départemental de la Savoie Gaetano QUAGLIARIELLO, ancien ministre, Président de la Fondazione Magna Carta Arnaud LEROY, ancien député, membre du conseil d’administration de la République en Marche (LREM) Luciano VIOLANTE, ancien Président de la Chambre des Députés, membre du PD. 18.00 Conclusioni Arnaud TEYSSIER, Président du conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle. Gaetano QUAGLIARIELLO, ancien ministre, Président de la Fondazione Magna Carta PRESENTATION En 1997, Pietro Scoppola, dans son ouvrage classique, définissait la République italienne comme « La République des partis ». Il renvoyait par là à un élément fondateur commun à la France et à l’Italie, le fait que la reconstruction du système politique à la Libération s’est nourrie d’un consensus commun entre partis (de masse), et a correspondu à une ère de socialisation politique massive par leur biais. En témoignent l’exemple des contre-sociétés communistes, analysées par Marc Lazar, ou le modèle de la Démocratie Chrétienne en Italie. Le consensus partisan est donc l’une des clés du modèle républicain, aussi bien constitutionnelle que politique (le célèbre programme du CNR en France), même si la contrepartie réside bien évidemment dans une monopolisation de la vie publique par ces formations, sous tous ses aspects (sélection et formation de la classe dirigeante, animation du débat politique, et même, dans une forme de dérive, prise en main de certains pans du domaine administratif avec des phénomènes de « bastions » et de recrutements partisans). Ce compromis mérite d’être réinterrogé. Il souffre, à l’évidence, de la crise de légitimité des formations politiques classiques, laquelle semble s’enclencher à partir du tournant des années 1970, aussi bien en France qu’en Italie. On peut y voir les effets de l’offensive gaullienne, qui privilégie le modèle du « rassemblement » à celui du parti : si la Ve République reconnaît le rôle et la place des partis politiques dans l’expression démocratique (article 7), son système institutionnel conduit en effet à les marginaliser autant que possible. En Italie, à la même période, les partis s’imposent comme le principal verrou du « bipartisme imparfait », tout en abritant en leur sein des courants et des aspirations de plus en plus contradictoires. La montée progressive des partis « hors système » accélère ce processus de crise, qui se traduit par une baisse drastique des effectifs et de la représentativité, mais aussi par la recherche croissante de formes démocratiques alternatives, et par des moments de reconfiguration douloureux (après 1992 en Italie). Le phénomène Cinque Stelle, avec la mise en avant de procédures de démocratie directe systématiques, mais un fonctionnement interne très hiérarchisé et autoritaire, peut apparaître comme le contre-projet partisan par excellence. Bref, les partis apparaissent de moins en moins « protégés » par le système institutionnel, et peinent à renouveler leurs discours et leurs pratiques : leur crise est aussi une crise de l’appartenance et du militantisme. La période la plus récente semble constituer un aboutissement de ces problématiques, puisque des formes d’expression démocratique nouvelles, alternatives aux partis et visant à se substituer à eux dans certaines de leurs missions essentielles s’imposent peu à peu. La popularisation des primaires, inventées en Italie, et adoptées progressivement en France, renvoie à la difficulté des partis à assurer la sélection de leur personnel politique et à créer un consensus interne produisant l’« obligation politique » chère à Paolo Pombeni. Paradoxalement, les principaux chefs de parti ont moins l’aura de leaders que celle d’hommes d’un consensus minimal, chargés de maintenir, à leur corps défendant, des unités de plus en plus précaires, à coup de synthèses doctrinales complexes et souvent improbables. Or, précisément, l’élaboration doctrinale, tâche par excellence des formations politiques, souffre aussi de cet affaiblissement du sentiment partisan. La multiplication des think tanks et des fondations, l’externalisation de la production doctrinale renvoie soit à l’usure des doctrines politiques classiques qui ont nourri les partis pendant des décennies, soit au contraire au fait que ceux-ci ne constituent plus un cadre de réflexion et de débat adapté, d’où la tentation d’externaliser cette tâche. Mais quelle est alors la légitimité de ces éléments politiques nouveaux, leurs liens avec les formations politiques ? Afin de proposer une réflexion d’ensemble sur ces questionnements, l’approche comparative franco-italienne est apparu une nouvelle fois pertinente et heuristique. La journée d’étude du 28 septembre prochain, troisième d’un cycle de collaboration entre la Fondation Charles de Gaulle et la Fondation Magna Carta, avec le soutien de l’Ambassade de France près le Saint Siège a pour objectif de proposer une réflexion actualisée sur ces enjeux.
Courriel du contact: 
segreteria@magna-carta.it
Adresse postale: 
FONDAZIONE MAGNA CARTA - Via Simeto 64- 00198 Roma
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institutfrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
22/09/2017
Date de fin de l'événement: 
22/09/2017
Ville de l'événement: 
Rome
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Site web de référence: 
https://www.institutfrancais.it/italia/quel-avenir-pour-les-partis-politiques-dans-les-modeles-republicains-francais-et-italien

Aux frontières de l’essai

Pour un bilan sur les destinées de la forme essayistique

Résumé de l'annonce: 
Près de vingt ans après La forma del saggio et plus de cent après L’Âme et les Formes, ce numéro monographique vise à fournir un nouveau bilan des destins multiples de cette fascinante forme littéraire. On souhaiterait encourager les propositions portant sur l’étude du panorama actuel et passé formé autour de l’essai, examiné par une perspective supranationale ou nationale ; les études de grande envergure seront acceptées, tout comme les analyses ponctuelles de textes essayistiques.
À l’aube du siècle dernier, aux débuts du célèbre texte L’Âme et les Formes, György Lukács confie à son ami Leo Popper comment le simple désir de présenter son œuvre s’était rapidement transformé en une interrogation purement théorique : qu’est-ce que l’essai ? En 1911 remontait ainsi à la surface une question vieille de plusieurs siècles, dont Michel de Montaigne et Francis Bacon avaient été les premiers inspirateurs et dont la production littéraire du XVIIIème siècle avait représenté l’ἀκμή. L’âge moderne semble avoir ensuite favorisé le développement de cette vocation antisystématique, qui avait déjà été attribué à l’essai par son étymologie même : sa dérivation du bas latin exagium (la « balance ») a permis d’identifier dans l’attitude de « peser », à savoir de ramener perpétuellement les idées établies à l’épreuve concrète de l’expérience, le caractère fondamental de l’écriture essayistique. Le repérage de ce trait distinctif (son inclination expérimentale) a facilité la reconnaissance de l’essai en tant que forme autonome, et a également permis d’en découvrir les interactions de plus en plus fréquentes avec les autres arts littéraires.   Si, aussi bien que la poésie, l’essai se caractérise par sa propension à la forme brève ainsi que sa tendance à procéder par associations libres, il semble partager avec le roman son ontologie : cette dernière germerait du même regard ironique, que l’essayiste et le romancier emploient dans la critique des vérités présumés, et du choix commun de la prose comme instrument de relation avec le monde. Le débat critique n’a pas manqué de souligner ces ressemblances : des critiques tels que Thomas Pavel ont bien reconnu dans le mélange de narration et de méditation essayistique un aspect décisif du roman moderne et contemporain (on pense à Marcel Proust, Thomas Mann, Robert Musil, Jorge Luis Borges et, parmi les exemples plus récents, à Thomas Bernhard, Milan Kundera ou à Enrique Vila-Matas).Cela a conduit François Ricard – dans le numéro que la revue française L’Atelier du roman a consacré aux rapports entre le roman et l’essai (Roman, essai : affinités électives, 2007) – à considérer le roman comme le chantier par excellence du développement de la pratique essayistique au XXèmesiècle. C’est dans cette période que la critique littéraire signée par les romanciers fut l’un des territoires plus fertiles rattrapés par l’essai : des auteurs comme Hermann Broch, Julien Gracq, Alejo Carpentier, Julio Cortázar, Milan Kundera, Javier Cercas, Ricardo Piglia et Martin Amis, renommés pour leurs œuvres romanesques, se sont révélés également de grands essayistes ; parmi ceux-ci, on peut certainement compter Julio Cortázar pour l’essai Imagen de John Keats. L’intensité de l’échange que l’essai a entretenu avec les autres formes littéraires révèle peut-être le scénario contradictoire dans lequel est contraint d’opérer l’essayiste moderne :  frère du poète et du romancier, contrairement à eux il ne peut toutefois compter sur la reconnaissance d’une tradition suffisamment définie avec laquelle se confronter ; ainsi, à part les cas rares mais lumineux d’essayistes pures, à savoir d’écrivains qui ont embrassé l’art de l’essai avec un certain niveau de conscience (outre Montaigne, probablement Alain, Cioran ou José Ortega y Gasset, notamment pour ses Méditations sur Don Quichotte), tous les autres ne l’ont été qu’incidemment. L’absence d’un nombre suffisant de modèles a rendu difficile pour les chercheurs d’atteindre une analyse, plus ou moins complète, des objectifs esthétiques et cognitives de l’essai. Il a donc été plus facile procéder par négation, selon la méthode suivie par Irène Langlet dans sa récente monographie (L’Abeille et la Balance : penser l’essai, 2015). Donc, déterminer ce que l’essai n’est pas: traité académique, article, pamphlet, poème en prose, journal intime, autobiographie, etc. ; tous genres dans lesquels, cependant, des aspects de l’essai subsistent. Malgré la difficulté objective d’encadrer le portrait de l’essayiste (qui est toujours « en apprentissage et en épreuve », comme l’écrit Montaigne), il a quand même été possible de voir que, dans les dernières années, des intellectuels tels que Theodor Adorno, Walter Benjamin et Jean Starobinski avaient réfléchi sur l’essai et donc préparé le terrain pour ce qui va être l’un des débats critiques européens les plus prometteurs.   En Italie, à part dans des études très récentes, où toutefois l’essai n’est traité que partiellement, par exemple en ce qui concerne son rapport avec le roman – voir Il romanzo-saggio de Stefano Ercolino, 2017 – ou avec l’écriture humoristique – L’umorismo letterario. Una lunga storia europea (secoli XIV-XX) de Giancarlo Alfano, (2016) –, le texte de référence à cet égard est encore le bilan qu’Alfonso Berardinelli a tenté avec sa Forma del saggio. Definizione e attualità del genere letterario (2002). Selon le critique italien, l’essayiste serait l’expression de la conscience laïque, de la subjectivité individuelle problématique et divisée, il serait antidogmatique et ironique tout comme un authentique esthète. Toutefois, à part l’exception représentée par quelques proses de Leopardi et par la production de De Sanctis, pour Berardinelli la critique essaystique italienne en XXème siècle paraît épuisée, écartelée entre la tentation de l’évasion et la tentation de l’encadrement historique ; cela attesterait l’impossibilité des essayistes italiens du siècle dernier d’atteindre une médiation entre continuité et rupture, tradition et innovation. Berardinelli se concentre également sur la condition d’exilé de la contemporanéité qui serait le propre de l’essai : exilé alors que l’avènement et le développement du journalisme et des écritures spécialisées semblent menacer, la vocation des vrais essayistes restant rare.   Près de vingt ans après La forma del saggio et plus de cent après L’Âme et les Formes, ce numéro monographique vise à fournir un nouveau bilan des destins multiples de cette fascinante forme littéraire. On souhaiterait encourager les propositions portant sur l’étude du panorama actuel et passé formé autour de l’essai, examiné par une perspective supranationale ou nationale ; les études de grande envergure seront acceptées, tout comme les analyses ponctuelles de textes essayistiques. On prendra notamment en considération les propositions de communication consacrées aux sujets suivants :                                                 Reconstructions et propositions d’interprétation théorique du sujet. Propositions de périodisation et d’historisation de la forme essayistique. Interventions autour d’auteurs uniques, de leur production spécifiquement essayistique ou de leur rapport à l’essai. Reconstructions d’une possible tradition de l’essai en tant que forme d’art. Comparaison entre essayistes. Analyses des rapports entre essai et roman ; essai et poésie, etc. Études de l’évolution de l’essai au cours des dernières décennies. Les articles pourront être écrits en italien, français, espagnol et anglais. Ceux qui sont intéressés pourront envoyer un abstract (300 mots maximum), accompagné d’une notice bio-bibliographique (150 mots maximum) à l’adresse : confinidelsaggio@ticontre.org, avant le 25 juillet. Les auteurs des articles retenus seront contactés avant le31 juillet ; les articles devront parvenir avant le 30 octobre et ils seront soumis à peer review. Pour toute question, veuillez écrire à :confinidelsaggio@ticontre.org. « Ticontre. Teoria Testo Traduzione » n. 9 (mai 2018) Aux frontières de l’essai. Pour un bilan sur les destinées de la forme essayistique Sous la direction de Federico Bertoni, Simona Carretta, Nicolò Rubbi   Pour envoyer des propositions ou demander de renseignements : confinidelsaggio@ticontre.org. Langues : italien, français, espagnol, anglais. Extension des articles : 50 000 signes maximum, espaces inclus. Abstract : 300 mots — Notice biobibliographique : 150 mots Envoi des propositions (abstract et notice biobibliographique) : 25 juillet Notification de l’acceptation des propositions : 31 juillet Envoi des articles définitifs : avant le 30 octobre Publication du numéro de la revue : mai 2018 ; peer review : oui.
Suggéré par: 
Claudia Crocco
Courriel: 
claudia.crocco@unitn.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
13/07/2017
Date de fin de l'événement: 
25/07/2017
Ville de l'événement: 
Trento
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 

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