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"A tant m'en vois" - Figures du départ au Moyen Âge

Résumé de l'annonce: 
Appel à contributions "A tant m'en vois" - Figures du départ au Moyen Âge Partir, c’est toujours se séparer de quelqu’un ou de quelque chose. C’est créer un avant et un après par une action que l’on sait irréversible (car elle entérine la coupure) – même s’il est toujours possible de revenir (vers un arrière, mais par un pas en avant). Que l’on parte volontairement ou poussé par le sort / Fortune / la destinée / les astres contraires, le départ est toujours ce moment inchoatif qui suspend la durée en même temps qu’il la provoque, comme un défi à un enchaînement qui aurait dû être.
A tant est l’adverbe de temps qui accompagne, le plus souvent, cette coupure : coupure spatiale, coupure temporelle, coupure émotionnelle et signifiante. Guillaume de Machaut, Christine de Pizan, Alain Chartier, les Cent Nouvelles Nouvelles, George Chastelain, Olivier de la Marche, etc., en font un adverbe prisé en moyen français pour signifier tous les possibles ouverts par cette section dans la narration. L’adverbe exprime également les différentes nuances de la causalité (on pourrait le traduire par « et sur ce… ») – des nuances peut-être moins relevées dans les dictionnaires, mais qui disent une prise de conscience justifiant le départ, déterminant les modalités qui le caractérisent. Que l’on ait honoré un devoir, accompli une tâche, satisfait aux attentes d’autrui, changé d’avis, enduré une déception, souffert d’une forme d’ingratitude, sans nécessairement fuir des situations, on peut se résoudre à « partir ». Ce départ, choisi et en même temps obligé, signifiant une « mutacion », voire une rupture, n’est pas déterminé par un projet à réaliser et, même s’il conduit toujours à regarder vers d’autres horizons et à aller de l’avant, il traduit d’abord une prise de position à l’égard de ce qui a été. Il est le produit du passé et appelle un à-venir. Le moment où l’on « met un terme » à quelque chose, restant d’abord inaperçu ou étant, à l’inverse, grandement remarqué, peut donner lieu à des interprétations, des conjectures, amenant à formuler des hypothèses quant aux raisons sur lesquelles repose le fait de s’en aller. Occasion dynamique d’un renversement, où la personnalité s’affirme, où la présence se définit et impose encore plus in absentia, elle laisse derrière soi la surprise, le regret, la joie ou l’hypocrisie des félicitations, le silence des larmes, le bruit des portes claquées. A tant m’en vois : le je est au centre d’une dynamique grandement ‘textogénétique’ ; vécue à la première personne, elle peut être narrée dans ses causes et ses effets, par le « sujet partant » ou par ceux qui assistent aux salutations (lorsqu’il y en a). Cette dynamique, profondément  émotionnelle, parfois pulsionnelle, est génératrice de narration, de débat, et suscite le questionnement. Aucune limite aux changements qu’elle produit, aux confins qu’elle conduit à franchir, que ce soit de manière réfléchie ou de façon abrupte : le huis d’un couvent, les frontières d’un pays, les règles de la bienséance, le terme naturel de sa propre vie, recherché dans les cas les plus extrêmes de… « départ ». Partir signifie peut-être quitter, lâcher, encore plus que changer. Partir signifie séparer, mais aussi partager, se départir, départager… Il ne s’agit pas ici d’étudier, en contexte, l’expression même qui donnera le titre au volume, mais de proposer des départs dont on constituera un riche et savoureux florilège ; il ne s’agit pas non plus d’envisager une réflexion sur le voyage, le pèlerinage, le passage, l’itinéraire, le cheminement (effet duratif) mais d’envisager avec « A tant m’en vois » le moment de bascule, de rupture, qui sous-tend chaque départ (effet sécant). Dynamique, dynamisante (« m’en voys »), productrice de mouvement et de narration, la formule actantielle qui nous a inspiré(e)s appelle le changement – tout au moins narratif : on part pour questionner autrement ce(ux) qui reste(nt). Qu’il s’agisse d’interroger les effets de régie et de suture (comme chez Chrétien de Troyes et, à sa suite, chez les continuateurs), qui créent dans la narration des seuils auteur / lecteur et qui, par le changement formel, dynamisent le récit et se font performatifs. Qu’il s’agisse de questionner sur ce que l’on quitte (ou refuse de quitter !) comme dans le Jeu de la Feuillée d’Adam de la Halle où le départ, toujours différé, crée une « fin de partie » qui se rejoue à chaque scène ? Partir comme se séparer, quitter, abandonner, mais aussi renouveler ou fonder, comme les Congés de Jean Bodel. Qu’il s’agisse de thématiser les modalités de ce départ (chansons de toile, reverdies, mais aussi textes historiques, chroniques ou mémoires narrant un changement de camp, etc.) qui propose une césure entre un avant et un après : quel est cet « aller vers » ? Une croisade ? Un pèlerinage ? Un amant ? Un ami ? Dieu ? Un temps nouveau ? La mort ? Qu’il s’agisse de dramatiser le départ : bruit de portes claquées, froideur des salutations, larmes versées, rires (narrés à la première personne, mais aussi par d’autres, en position d’observateurs). Dans le cas des départs préparés ou des départs abrupts, ce qui est en jeu face à la rupture, c’est le commentaire, la relecture, la réinterprétation pour réintégrer le sécant dans le duratif, l’incompréhension dans l’explicatif. La dynamique situationnelle, si elle constitue une relance du récit, va aussi de pair avec une pause. Qu’il s’agisse de rendre compte, par les outils linguistiques, de la rupture : temps verbaux, adverbes, constructions de phrase, formules conduisant à la formation de patrons syntaxiques « moment + cause > rupture » qui rendent compte du changement, de la mutation (et, réflexivement, d’une écriture ou d’une langue en pleine mutation qui dit le changement). Dans cette dynamique du partement, il s’agit de s’interroger, comme le dit la chanson, sur ce « comment te dire adieu ». CALENDRIER Soumission du résumé (250 mots) : fin février 2018 Décision du comité scientifique : fin avril 2018. Soumission de la version finale de l’article : fin décembre 2018 Publication de « A tant m’en vois ». Figures du départ au Moyen Âge, études recueillies par N. Labère et L. Pierdominici, Fano, Aras Edizioni, 2019 (P.B.S.M.R., III) : premier semestre 2019. Les propositions de sujets sont à envoyer avant fin février 2018 à Nelly Labère (Université Bordeaux III) et Luca Pierdominici (Università di Macerata), éditeurs scientifiques : labere@free.fr, luca.pierdominici@unimc.it et lpierdominici@yahoo.fr. Chaque soumission est évaluée par au moins deux relecteurs appartenant au comité scientifique international de la collection. Indexation : Fabula, Calenda, RMBLF, SUSLLF, DoRiF, etc.   ------------------------------------------------------------------------------------- Piccola Biblioteca di Studi Medievali e Rinascimentali Collana fondata e diretta da Luca Pierdominici Aras Edizioni, Fano Italia Comitato d‘Onore : Gabriella Almanza Ciotti (Università di Macerata), Jean Dufournet † (Université Paris III), Michèle Perret (Université Paris X), Danielle Quéruel (Université de Reims). Comitato scientifico : Donatella Bisconti (Université de Clermont-Ferrand), Massimo Bonafin (Università di Macerata), Jean Devaux (Université du Littoral-Côte d'Opale), Estelle Doudet (Université Grenoble-Alpes), Elisabeth Gaucher-Rémond (Université de Nantes), Nelly Labère (Université Bordeaux III), Bruno Méniel (Université de Nantes), Amalia Rodriguez Somolinos (Universitad Complutense de Madrid), Fleur Vigneron (Université Grenoble-Alpes). ISSN de la collection: 2039-1412
Nom du contact: 
Nelly Labère, Luca Pierdominici (éds.)
Suggéré par: 
Luca Pierdominici
Courriel: 
luca.pierdominici@unimc.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
28/02/2018
Ville de l'événement: 
Bordeaux / Macerata
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
départ, partir, partement, séparation, partenza, partire, separazione, letteratura, francese, littérature française, medioevo, moyen âge, critique, interprétation

Alessandro Metlica (Università di Padova), Marino poeta di corte. Feste, nozze e spettacoli a Parigi

Seminari di Storia della cultura "Tra Italia e Francia, tra Cinque e Seicento"

Résumé de l'annonce: 
Il 21 novembre alle ore 16,30, presso il Dipartimento di Studi linguistici e letterari dell'Università di Padova, in Sala Scattola, si terrà il terzo seminario del ciclo "Tra Italia e Francia, tra Cinque e Seicento". Interverrà il prof. Alessandro Metlica dell'Università di Padova con una lezione dal titolo "Marino poeta di corte. Feste, nozze e spettacoli a Parigi"
Il ciclo di seminari in oggetto (Seminari di storia della cultura "Tra Italia e Francia, tra Cinque e Seicento") si propone di raccogliere l’eredità dei seminari organizzati, tra il 2010 e il 2013, dal Gruppo di Studio sul Cinquecento Francese, e ospitati dapprima dall’ex Dipartimento di Romanistica, e in seguito dal Dipartimento di Studi Linguistici e Letterari (DiSLL) dell’Ateneo dell’Università di Padova (Seminari di storia della lettura e della ricezione, tra Italia e Francia, nel Cinquecento). Con lo scopo di trarre profitto dalle diverse competenze ospitate in seno al DiSLL, si è deciso di ampliare gli estremi cronologici dell’iniziativa, che ora contemplano il Sei oltre al Cinquecento, e di insistere sull’analisi comparativa. Perciò i relatori, francesisti e italianisti ben noti alla comunità accademica internazionale, saranno chiamati a intervenire sulla circolazione di uomini, libri e idee attraverso le Alpi, nel periodo che va dal Rinascimento agli albori dei Lumi. 
Adresse postale: 
Piazzetta G. Folena 1, Padova
Suggéré par: 
Enrico Zucchi (Università di Padova)
Courriel: 
zucchi.en@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
21/11/2017
Ville de l'événement: 
Università di Padova - Sala Scattola
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Marino, barocco, Parigi, Maria de' Medici
Site web de référence: 
http://www.disll.unipd.it/seminari-di-storia-della-cultura

Ecrivains et artistes italiens dans les revues de langue française (1880-1940)

Journée d'étude

Résumé de l'annonce: 
Au tournant des XIXe et XXe siècles, les « petites revues » de littérature et d’art ont été de véritables laboratoires d’expérimentation esthétique, mais aussi des lieux de discussion, de débats, d’échanges à une échelle internationale. Les revues françaises ont souvent tissé des liens avec les écrivains et artistes de langue italienne ; l’étude de ces périodiques permet de dévoiler l’ampleur des échanges culturels internationaux dans l’Europe de la Belle Époque. L’accès à des bases de numérisations de périodiques a transformé en profondeur la manière dont nous comprenons l’histoire culturelle : il permet de revoir les relations entre les champs littéraires français et italiens.
  Institut Universitaire de France Ministère de l’Enseignement supérieur 1 rue Descartes, 75005 Paris salle modulaire M.A-1 Inscription obligatoire avant le 5 novembre 2017 à l’adresse schuh.julien [at] gmail.com Programme 10h : Accueil des participants (Présentation à l’accueil, dépôt d’une pièce d’identité contre un badge visiteur) Julien Schuh : Introduction 10h30 : Poétique de la traduction Présidente de séance : Evanghélia Stead Pierre-Carl Langlais : Une poétique médiatique franco-italienne ? Essai de lecture distante d’interactions textuelles translinguistiques dans des revues littéraires de la Belle Époque De nouveaux outils de « détection de viralité » ont récemment permis d’identifier de vastes réseaux de reprises et de réemprunts de textes dans les périodiques du XIXe siècle. Ces méthodes restent cependant cantonnées à des corpus d’une seule langue, alors même que les emprunts translinguistiques constituent une dimension fondamentale du système médiatique. Ces interactions caractérisent tout particulièrement les revues littéraires italiennes de la belle époque, notamment sous l’impulsion d’une forte influence française. Nous utiliserons plusieurs approches expérimentales (word embeddings, parsing syntaxique…) pour faire émerger des convergences génériques et stylistiques entre des périodiques de langue et de culture nationale distinctes.   Alexia Kalantzis : La littérature italienne dans les revues françaises fin-de-siècle : les enjeux de la traduction Les périodiques artistiques et littéraires de la fin du 19e siècle apparaissent comme un moyen de diffusion privilégié de la littérature étrangère. Des revues comme le Mercure de France ou la Revue blanche accordent ainsi une place privilégiée à la littérature étrangère par l’intermédiaire de chroniques, parfois tenues par des écrivains étrangers, de publications d’extraits traduits et de collections de littérature étrangère. Nous nous intéresserons plus particulièrement à la traduction de la littérature italienne : qui sont les traducteurs ? Quelles sont les œuvres traduites et diffusées en France ? Nous tenterons ainsi de dégager les enjeux culturels de ces traductions et la constitution d’un réseau d’écrivains et de traducteurs au sein de ces périodiques.   13h45 : Sociologie de la traduction Présidente de séance : Alessandra Marangoni Elisa Grilli : « Le génie italien » et « l’ignorance des Français » : le programme à double-sens de L’Anthologie-Revue de France et d’Italie (1897-1900) Nous nous intéresserons à la place occupée par les auteurs italiens dans cette revue milanaise essentiellement publiée en langue française, afin de comprendre le déséquilibre en jeu dans les échanges littéraires et les transferts culturels entre les deux pays. Clément Dessy : Un naturalisme belge au prisme du vérisme italien ? Georges Eekhoud et Giovanni Verga Au pôle de production restreint du champ littéraire, les travaux de traduction trouvent davantage leur place dans des publications périodiques que dans l’édition de volumes. Ainsi en va-t-il des traductions de nouvelles de Giovanni Verga par Georges Eekhoud dans les revues belges. Ces dernières révèlent la dimension cosmopolite de l’écrivain et l’actualité littéraire qu’elles sont à même de relayer permet aux traductions d’Eekhoud de directement entrer en écho avec la réception de son œuvre de création littéraire.   15h : Réception et appropriation Président de séance : Julien Schuh Vincent Gogibu : La Phalange et l’Italie ou l’équilibre instable entre littérature et politique. La Phalange, puissante revue de Jean Royère, si elle ne concède que des fragments et quelques chroniques dramatiques à Ricciotto Canudo durant vingt-quatre mois entre 1908 et 1910, consacre quelques années plus tard, dès 1936, une série de numéros intitulés Hommage à l’Italie ou Rome où la politique prend le dessus sur la littérature.   Alessandra Marangoni : Marinetti et Mallarmé. Coup de dés et Mots en liberté Comment Marinetti – trait d’union entre deux cultures – raconte Mallarmé aux Italiens et aux Français, à l’aube du XXe siècle.   Damiano De Pieri : « Tu t’appelles Marinetti ou d’Annunzio ? ». Poètes et artistes italiens dans la revue Littérature (1919-1924) et ses alentours « Tu t’appelles Marinetti ou d’Annunzio ? », « où est-ce, l’Italie ? », demandent de manière provocatrice les membres de la rédaction de la revue Littérature dans une sorte de chronique en forme de poème qui relate la soirée vivement contestée sur le Tactilisme tenue par Marinetti en janvier 1921 à Paris. Questions paradoxales et ambiguës mais qui expriment bien les problématiques soulevées par la distribution des poètes italiens et la réception de la littérature italienne dans les revues artistiques et littéraires de l’après-guerre comme Les Écrits nouveaux (qui devient la Revue Européenne sous la direction de Philippe Soupault), La Nouvelle Revue Française ou encore L’Esprit nouveau. La présence de poètes italiens et de chroniques sur la littérature italienne se superpose-t-elle à l’apparente polarisation du champ littéraire français représenté par les revues entre une littérature d’avant-garde et une littérature tournée vers la tradition ? Ou semble-t-elle plutôt témoigner de la complexité d’une phase de transition et de réorganisation des avant-gardes exprimées par des formules telles que « classicisme moderne » et « retour à l’ordre » dans un contexte socio-politique qui, au contraire de la France, en Italie est déterminé par le « retour » à l’ordre du Fascisme ? 16h30 Clôture    
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institufrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
10/11/2017
Ville de l'événement: 
Paris
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Revues

Patrimoine, Langue, Discours, Tourisme

Pour une approche interdisciplinaire

Résumé de l'annonce: 
Le patrimoine désigne, au sens large, les ressources matérielles et immatérielles, naturelles ou culturelles, partagées par une communauté et transmises de génération en génération. Acceptons, pour le moment, cette définition générale, même si nous serions amenés à la discuter davantage ultérieurement. Le patrimoine est aujourd’hui l’objet d’enjeux politiques, économiques, sociaux, identitaires, etc. C’est une notion transversale, car intimement liée à d’autres entités telles que la langue, le discours ou le tourisme, pour ne citer que les trois entrées composant la problématique de notre colloque international. Notre approche se veut pluri et transdisciplinaire, sans exclure des contributions portant sur le patrimoine matériel (notamment le bâti), nous sollicitons surtout des communications portant sur le patrimoine culturel immatériel (PCI). Aussi les communications ne doivent pas porter exclusivement sur le patrimoine mais questionner les liens étroits entre ces quatre entrées.
Colloque international   Patrimoine, Langue, Discours, Tourisme Pour une approche interdisciplinaire PaLDiT 2018   Djerba (Tunisie), 23, 24 et 25 avril 2018   Organisé par Le laboratoire DYLIS « Dynamique du langage in situ », Université de Rouen L’ISET « Institut Supérieur des Etudes Technologiques, Djerba, Tunisie L’URLDC « Unité de Recherche en Langue, Discours et Civilisation », Université de Sfax Le Laboratoire LIMPACT « Langues, Identité, Médias, Patrimoine, Culture et Tourisme », Université Cadi Ayyad de Marrakech   Appel à communication      Le patrimoine désigne, au sens large, les ressources matérielles et immatérielles, naturelles ou culturelles, partagées par une communauté et transmises de génération en génération. Acceptons, pour le moment, cette définition générale, même si nous serions amenés à la discuter davantage ultérieurement. Le patrimoine est aujourd’hui l’objet d’enjeux politiques, économiques, sociaux, identitaires, etc. C’est une notion transversale, car intimement liée à d’autres entités telles que la langue, le discours ou le tourisme, pour ne citer que les trois entrées composant la problématique de notre colloque international. Notre approche se veut pluri et transdisciplinaire, sans exclure des contributions portant sur le patrimoine matériel (notamment le bâti), nous sollicitons surtout des communications portant sur le patrimoine culturel immatériel (PCI). Aussi les communications ne doivent pas porter exclusivement sur le patrimoine mais questionner les liens étroits entre ces quatre entrées. Sans vouloir définir le concept de patrimoine par sa matérialité ou par son immatérialité, nous privilégions, lors de ce colloque,l’étude du PCI :contes, chants, mythes, légendes, pratiques, savoir-faire, traditions orales, représentations et connaissances associées aux espaces et groupes socioculturels, etc. Pour plus de précision, nous nous référonsà de la Convention pour la sauvegarde du patrimoineimmatériel, adoptée par l’Unesco, en octobre 2003, en particulier à son article 3, lequel inclut : « 1) les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel ; 2) les arts du spectacle ; 3) les pratiques sociales, rituels et événements festifs ; 4) les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ; 5) les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel. » Le colloque international tentera autant que faire se peut de questionner et de problématiser les rapports étroits que le PCI entretient avec la langue, le discours ou le tourisme, ce qui justifie les trois axes suivants : 1) PCI et langue ; 2) PCI et discours ; 3) PCI et tourisme. Chaque proposition de communication doit s’inscrire dans l’un des trois axes suivants. Axe1 : PCI et langue Le mot « patrimoine », du latin patrimonium, réfère à l’héritage paternel transmis de génération en génération. L’une de nos préoccupations est de s’interroger sur cette transmission ainsi que sur la (ou les langues) dans laquelle (lesquelles) s’exprime et se transmet ce patrimoine. La langue, conçue anthropologiquement comme le lieu où se conserve l’expérience humaine, véhicule les différentes conceptions valorisant l’héritage, matériel et immatériel, tout en l’inscrivantdans un prolongement temporel traçant une trajectoire continue dans une histoire commune. C’est aussi par l’intermédiaire de la langue, sous une forme orale (contes, légendes, chansons…) et/ouécrite (manuscrits, traces, inscriptions…) que l’interaction entre le passé et le présent se maintient et se perpétue. Dans un paysage sociolinguistique pluriculturel et plurilingue, celui du Maghreb, par exemple, dans quelle langue se fait la transmission du PCI ? Que transmet-on ? Qui transmet quoi ? Comment ?Par quel processus ? Et pour quelle finalité ? Si l’on en adopte une approche genrée, on pourrait s’intéresser au rôle des femmes dans la conservation et la transmissiondu patrimoine oral. Mais on pourrait aussi s’inscrire dans une approche intergénérationnelle. Axe 2 : PCI et discours Quel est le discours relatif aux processus de patrimonialisation ? Quels sont les discours portant sur le comment et le pourquoi de la préservation et de la sauvegarde de la diversité du PCI d’une communauté qui, sous l’effet de la globalisation, perd de plus en plus les conditions matérielles de production de son héritage ?Le discours institutionnel, celui des représentants de l’Unesco, par exemple, tient-il toujours compte des spécificités et contraintes locales ? Est-il toujours approprié au contexte local ? Comment un tel discours, perçu souvent, par les détenteurs du patrimoine, comme occidental, dominant et élitiste, est-il reçuet transposé à l’échelle nationale et locale ? Comment gère-t-on la double nécessité de la patrimonialisation et du développement local ? Dans d’autres termes, la patrimonialisation est-elle toujours perçue comme une garantie de préservation des biens culturels ou comme une injonction au développement ? Qu’en est-il, par ailleurs, des discours des décideurs politiques relatifs à l’identification, l’inventaire, la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine national ? Axe 3 : Patrimoine et tourisme Le patrimoine est, à première vue, intimement lié à un territoire, à une localité et à une communauté. Qui sont ces « communautés, groupes et individus » supposés recréer en permanence le PCI et perpétuer le sentiment d’identité et de continuité ? Pourquoi lepatrimoine immatériel est-ildifférent du patrimoine matériel ?Parce que si le premier se situe dans la localité, le second,bien qu’il y prenne sa source,n’y est assujetti ni définitivementni durablement. Dans un monde de plus en plus dominé par la globalisation, où la mobilité des personnes (tourisme, immigration, exode, guerre, etc.) et la marchandisation de la culture provoquent la déterritorialisation du PCI et l’inscrivent dans uncontexte planétaire transcendant ainsi les frontières nationales et politiques, commentles communautés procèdent-elles pour« faire-revivre »la mémoire traditionnelle à l’heure où la mise en tourisme et la muséification s’emparent du patrimoine ? Et à l’inverse, que sera le rôle du touriste véhiculant souvent des représentations plus subjectives que réelles et correspondant à des images exotiques et fortement intériorisées ?Les touristes sont-ils souvent en quête d’images plus que de contenus ? Sont-ils attachés à des démonstrations spectaculaires, voire à un exotisme teintésouvent de méconnaissance ? Si le PCI se déterritorialise, perd ses attaches matérielles et renonce, du moins en partie, à son enracinement territorial, ce n’est pas pour mourir mais pour mieux survive. Quel est donc le rôle d’Internet et de la diaspora dans sa survie ?La diaspora participe-t-elle seulement à sa déterritorialisation ou plutôt à sa virtualisation ?Si grâce à la diaspora, le PCI peut se reproduire à n’importe quel endroit de la planète, tout en gardant un lien avec son origine spatiale,comment est-il valorisé par ces communautés culturelles diasporiques ?Cependant cette déterritorialisation, voire cette rencontre entre le local et le global se fait-elle au détriment d’autre chose ? Autrement dit, la survie du PCI déterritorialisé passe-t-elle nécessairement par sa reproduction, sa transformation et sa métamorphose ? Ce dernier, en se déterritorialisant, devient-ilautre ?Quelle qu’en soit l’issue, il convient d’étudier, entre autres sur les plans discursif et représentationnel, ce processus de transformation.   Notre souhait est de voir émerger de l’approche pluridisciplinaire de notre problématique une réflexion enrichissante, constructive et à plusieurs voix, car au-delà des rapports du patrimoine avec la langue et/ou le discours (volet linguistique et sociolinguistique), avec le tourisme (volet anthropologique, économique, social et politique), il est question d’histoire (les deux volets historiques concernent le témoignage et l’archivage), de géographie (le patrimoine étant enraciné dans un milieu donné), etc. Comité scientifique AKINCI Mehmet-Ali, Université de Rouen Normandie ASSAS, Anis, ISET, Institut Supérieur des Etudes Technologiques, Djerba BEN SLAMA Kaïs, Institut Supérieur des Sciences Humaines et Sociales de Médenine, Université de Gabes BEN TAHAR, Sami, Institut National du Patrimoine, Tunis BOUJLIDI, Ali, Université de Gabès BOURGOU, Mongi, Université de Tunis KERTAOUI, Hayat, Université Cadi Ayyad Marrakech LAROUSSI, Foued, Université de Rouen Normandie  LISSIR, Fethi, Université de Sfax  OUACHANI, Adel, Université de Gabès  OUDI, Mekki, Université de Sfax  RHIBI, Chokri, Institut Supérieur des Sciences Humaines et Sociales de Médenine, Université de Gabès  SKOUNTI, Ahmed, Institut National des sciences de l'Archéologie et du Patrimoine, Rabat  SOUISSI, Taieb  TEBBAA, Ouidad, Université Cadi Ayyad de Marrakech  TEGHLET, Zouhair  TRABELSI, Mustapha, Université de Sfax Comité d’organisation  ASSAS, Anis, Institut Supérieur des Etudes Technologiques de Djerba  LAROUSSI, Foued, Université de Rouen Normandie  RHIBI, Chokri, Institut Supérieur des Sciences Humaines et Sociales de Médenine, Université de Gabès  TEBBAA, Ouidad, Université Cadi Ayyad de Marrakech  TRABELSI, Mustapha, Université de Sfax  BARDAK, Salma, Institut Supérieur des Etudes Technologiques de Djerba  BLAGHGI, Manel, Institut Supérieur des Etudes Technologiques de Djerba  BLAGHGI, Mejdi, Institut Supérieur des Etudes Technologiques de Djerba  BEN OMRANE, Imene, Institut Supérieur des Etudes Technologiques de Djerba  MHAYA, Slah, Institut Supérieur des Etudes Technologiques de Djerba Dates importantes 15 septembre 2017 : Diffusion de l’appel à communication 30 novembre 2017 : Dernier délai de réception des propositions de communication 1er janvier 2018 : Notification aux auteurs par le Comité d’organisation 1er juin 2018 : Remise des textes définitifs pour une publication en 2019 Les langues du colloque : arabe, français et anglais Les soumissions des communications et des posters s'effectuent exclusivement par l'intermédiaire du formulaire en ligne. NB : Pour plus de détails sur le déroulement du colloque, les frais de participation et les Modalités de soumission des propositions, voir le site du colloque à l’adresse suivante : http://www.isetjb.rnu.tn/paldit  
Nom du contact: 
iset djerba Tunisie
Courriel du contact: 
colloque.paldit@gmail.com
Adresse postale: 
Institut Supérieur des Etudes Technologiques de Djerba Avenue de la Liberté, 4116 Midoun - Djerba (Tunisie)
Suggéré par: 
Chokri Rhibi
Courriel: 
rhibi_chokri@yahoo.fr
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/11/2017
Date de fin de l'événement: 
30/11/2017
Ville de l'événement: 
île de Djerba Tunisie
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
patrimoine-langue-discours-tourisme
Site web de référence: 
http://www.isetjb.rnu.tn/paldit

Cerimonia di consegna del PRIX MURAT 2017 a Jean-Marc Ceci per il romanzo Monsieur Origami (Gallimard)

Résumé de l'annonce: 
Consegna IX edizione Premio Murat. Università di Bari. Un romanzo francese per l'Italia
Nell’ambito delle attività previste per il Premio Murat. Univeristà di Bari. Un romanzo francese per l’Italia, il Groupe de Recherche sur l'Extrême Contemporain (GREC) – diretto dal prof. Matteo Majorano del Dipartimento di Lettere Lingue Arti dell’Università di Bari – organizza la cerimonia di premiazione del vincitore della IX edizione del premio.  Martedì 24 ottobre 2017, alle 9.30, presso l’aula “Aldo Moro”, Jean-Marc Ceci riceverà il Premio Murat 2017 per il romanzo Monsieur Origami (Gallimard, 2016). In questo mese di ottobre il volume è stato tradotto e pubblicato in Italia dalla casa editrice Salani ed è apparso nelle librerie. Il riconoscimento verrà consegnato dal Rettore dell’Università degli Studi di Bari, alla presenza del responsabile scientifico del Groupe de Recherche sur l’Extrême Contemporain, di Mme Florence Ferran (attachée culturelle dell’Ambasciata di Francia a Roma), di Guy Goffette (scrittore ed editor presso la casa editrice Gallimard), dei giurati (docenti e studenti di francese del Dipartimento LELIA e di 24 Scuole secondarie di secondo grado della città di Bari e delle provincie di Bari, BAT, Brindisi, Taranto). Lo scrittore interloquirà con gli studenti nel corso della stessa mattinata e l’indomani si recherà a Taranto per incontrare studenti e docenti di alcune scuole della città e della provincia. Nel pomeriggio, alle ore 16 nell’aula Magna del Liceo “Aristosseno”, il Prof. Matteo Majorano terrà una conferenza su “Necessità della letteratura, necessità del lettore”.  
Nom du contact: 
Groupe de Recherche sur l'Extrême Contemporain (GREC)
Courriel du contact: 
grec@lingue.uniba.it
Adresse postale: 
Università degli Studi di Bari - Dipartimento Lettere Lingue Arti - Via Garruba, 6 - 70122 Bari
Suggéré par: 
Groupe de Recherche sur l'Extrême Contemporain (GREC)
Courriel: 
grec@lingue.uniba.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
24/10/2017
Date de fin de l'événement: 
24/10/2017
Ville de l'événement: 
Università degli Studi di Bari
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Jean-Marc Ceci, Premio Murat
Site web de référence: 
http://grecart.it
http://uniba.it/elenco-siti-tematici/premio-murat-prix-murat

Conferenza Guy Goffette

Résumé de l'annonce: 
Conferenza dello scrittore Guy Goffette
Nell’ambito delle attività previste per il Premio Murat. Università di Bari. Un romanzo francese per l’Italia, organizzato dal Groupe de Recherche sur l’Extrême Contemporain (GREC), lunedì 23 ottobre 2017, alle ore 10.30, nell’aula “Carofiglio”, lo scrittore Guy Goffette terrà una conferenza dal titolo Poète, imprimeur, éditeur. Interverrà il Prof. Matteo Majorano, responsabile scientifico del GREC.
Nom du contact: 
Groupe de Recherche sur l'Extrême Contemporain (GREC)
Courriel du contact: 
grec@lingue.uniba.it
Adresse postale: 
Università degli Studi di Bari - Dipartimento Lettere Lingue Arti - Via Garruba, 6 - 70122 Bari
Suggéré par: 
Groupe de Recherche sur l'Extrême Contemporain (GREC)
Courriel: 
grec@lingue.uniba.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
23/10/2017
Date de fin de l'événement: 
23/10/2017
Ville de l'événement: 
Università degli Studi di Bari, Palazzo Lingue
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Goffette
Site web de référence: 
http://grecart.it

Benoît Bolduc (New York University), French Festivals in Print: Readership and Interpretation

Seminari di Storia della cultura "Tra Italia e Francia, tra Cinque e Seicento"

Résumé de l'annonce: 
Il 24 ottobre a Padova, presso la Sala delle Edicole (14:30), avrà luogo il primo dei seminari del ciclo di Storia della cultura "Tra Italia e Francia, tra Cinque e Seicento", organizzato dal Dipartimento di Studi Linguistici e Letterari. L'intervento di apertura sarà affidato a BENOÎT BOLDUC (New York University), che terrà una relazione dal titolo French Festivals in Print: Readership and Interpretation
Il 24 ottobre a Padova, presso la Sala delle Edicole (14:30), avrà luogo il primo dei seminari del ciclo di Storia della cultura "Tra Italia e Francia, tra Cinque e Seicento", organizzato dal Dipartimento di Studi Linguistici e Letterari. L'intervento di apertura sarà affidato a BENOÎT BOLDUC (New York University), che terrà una relazione dal titolo French Festivals in Print: Readership and Interpretation.
Nom du contact: 
Enrico Zucchi
Courriel du contact: 
zucchi.en@gmail.com
Adresse postale: 
Piazza Capitaniato, Arco Valaresso, Padova
Suggéré par: 
Enrico Zucchi (Università di Padova)
Courriel: 
zucchi.en@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
24/10/2017
Date de fin de l'événement: 
24/10/2017
Ville de l'événement: 
Padova - Sala delle Edicole
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Cinquecento, Seicento, Letteratura francese, Politica e Letteratura
Site web de référence: 
http://www.disll.unipd.it/ricerca/calendario-appuntamenti-del-disll

Giornata italo-francese sulla laicità

Immigrazione, politiche culturali, religione

Résumé de l'annonce: 
Questa giornata vuole essere un confronto tra studiosi ed esperti di varie discipline, sui recenti sviluppi della riflessione sulla laicità, in Francia e in Italia. Nella prima parte di questa riflessione saranno affrontate questioni giuridico-costituzionali Italia e Francia, sotto questo profilo, hanno storie diverse, ma entrambe affermano il valore di laicità; la prima come principio contemplato dall’ordine costituzionale, la seconda in maniera esplicita nella Costituzione del 1958. Entrambe le costituzioni difendono il principio che lo Stato garantisce la libertà religiosa, escludendo le discriminazioni nei confronti delle “religioni”. In Italia, queste garanzie sono onorate attraverso norme e convenzioni (concordati, legislazioni e intese). In Francia la separazione tra lo Stato e le Chiese è rigorosa, anche se una considerazione di alcuni regimi giuridici (Concordato di Napoleone che si applica in Alsazia-Lorena, regime speciale nei territori d’Oltremare) e delle regole amministrative dimostrano che lo Stato ha consentito alcune facilitazioni finalizzate all’organizzazione delle collettività religiose in funzione dei loro bisogni. Come è emerso nei più recenti dibattiti, sia in Italia che in Francia, il principio di laicità è sottoposto ad un confronto costante con l’evoluzione della società in tutti i suoi aspetti, come ha dimostrato per esempio la commissione STASI (2003) che, in Francia, ha riunito storici, giuristi, sociologi, letterati e politologi.
Giornata italo-francese sulla laicità   Immigrazione, politiche culturali, religione   17 ottobre 2017   Centro di Studi italo-francesi - Università Roma Tre Sala Capizucchi, Piazza Campitelli 3   con il concorso di: Cattedra Unesco “Popolazione, migrazioni e sviluppo” Sapienza Università di Roma – Centro di Studi italo-francesi Università Roma Tre – Fondazione Primoli – Institut Français-Centre Saint-Louis   Martedì 17 ottobre, ore 9.30   Apertura dei lavori: Luca Pietromarchi, Rettore eletto dell’Università Roma Tre   Presidenza: Carlo Felice Casula, Università Roma Tre   Introduzione: Patrick Valdrini, Pontificia Università Lateranense - Università Federico II   Relazioni:   Olivier EchappÉ, Conseiller à la Cour de Cassation - Institut Catholique de Paris Immigrazione, politiche culturali, religione in Francia   Giovanni Salvi, Procuratore generale della Corte d’Appello, Roma Immigrazione, politiche culturali, religione in Italia   Discussione   Pausa pranzo   Ore 14.30   Tavola rotonda: Immigrazione, politiche culturali, religione: nuove prospettive   Coordina: Raimondo Cagiano de Azevedo, Sapienza Università di Roma   Partecipanti:   Maria d’Arienzo, Università di Napoli Federico II Isabella Camera d’Afflitto, Sapienza Università di Roma Xavier Cuche, Université de Strasbourg Michel Roy, Segretario generale della Caritas Internationalis Catherine Wihtol de Wenden, Paris - CNRS, CERI Sciences Po   Interventi programmati   Elena Ambrosetti, Sapienza Università di Roma Nicola Antonetti, Presidente dell’Istituto Luigi Sturzo Marie Bassi, École française de Rome Natalia Encolpio, Giornalista   Discussione   Conclusioni: Carlo Felice Casula, Università Roma Tre   Comitato promotore: Letizia Norci Cagiano (Università Roma Tre), Valeria Pompejano (Università Roma Tre), Patrick Valdrini (Pontificia Università Lateranense)   Organizzazione: Andrea Di Giuseppe, Stefania Palumbo, Rita Zamborlini Centro di Studi italo-francesi - Università Roma Tre
Nom du contact: 
Andrea Di Giuseppe
Courriel du contact: 
andrea.digiuseppe@uniroma3.it
Adresse postale: 
Piazza di Campitelli, 3
Suggéré par: 
Andrea Di Giuseppe - Centro di Studi italo-francesi
Courriel: 
andrea.digiuseppe@uniroma3.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
17/10/2017
Date de fin de l'événement: 
17/10/2017
Ville de l'événement: 
Roma
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
laicità
Site web de référence: 
http://host.uniroma3.it/centri/itafra/Novit%C3%A002.htm

Discours d'Europe, discours sur l'Europe : peurs anciennes et actuelles

Résumé de l'annonce: 
Colloque "Discours d'Europe, discours sur l'Europe : peurs anciennes et actuelles", organisé à l'initiative du Centro studi sull'Europa TO-EU di dipartimento di culture, politica e società de l'Université de Turin les 26 et 27 ottobre 2017
Le thème de la peur et ses liens avec la sphère politique n’est pas nouveau dans les études menées au sein du champ scientifique et il existe déjà de nombreuses analyses qui l’ont abordé à partir d’angles différents. Il suffit de citer les recherches célèbres de Delumeau (1978, 1984…), de Shklar (1989), de Berchtold et de Porret (1994) sans oublier les travaux récents de Robin (2004), de Bucheron et Robin (2015), et de Wodak (2015), par exemple. Il est pourtant clair que ces dernières années l’on assiste à un déploiement important de ce thème, notamment en Europe, où il semble traverser sans cesse le débat public et politique actuel. Des illustrations diverses de peurs collectives sont données à voir avec de plus en plus d’intensité et de fréquences dans les médias. Ces peurs nourrissent notamment des réflexions et des polémiques autour des valeurs européennes, des frontières de l’Europe, ainsi que sur la capacité du projet européen de faire face aux défis de la mondialisation. L’On entend parler ainsi souvent d’une Europe qui est en guerre non seulement à l’extérieur de ses frontières mais aussi à l’intérieur, où des peurs anciennes sont réactualisées (comme la pauvreté, la précarité, la peur de « l’autre », l’apparition de nouvelles maladies (SIDA, Ebola), la fin apocalyptique de l’humanité…) tandis que de nouvelles peurs sont pointées du doigt (comme le terrorisme, l’intégrisme religieux, le réchauffement climatique et ses conséquences sur la planète, l’impact de « progrès techniques » sur la santé publique (pollutions, OGM, wifi, nucléaire, nanotechnologie), l’ambivalence des genres sexuels,…), ce qui renforce le sentiment général d’insécurité et d’incertitude quant à l’avenir de l’humanité et la possibilité d’instituer des sociétés viables. Plusieurs publications récentes insistent justement sur ces aspects non seulement dans le domaine littéraire et des sciences humaines (Houllebecq, Soumission 2015), mais aussi dans les domaines de l’économie, de la politique et du journalisme (Fürstenberg 2007, Tremonti 2009, Garton Ash & Franceschini 2013). Ce prochain événement scientifique prolonge la réflexion commune que le réseau de l’Observatoire des discours sur l’Europe (http://disceurope.hypotheses.org/) a déjà entamée sur les notions de contre-discours (Besançon, 2013) et de polémique (Bruxelles, 2015). Il vise à élargir le cercle de partage des études sur les productions discursives ainsi que les disciplines représentées : communication politique, économie, histoire (moderne, contemporaine, des idées), journalisme, philosophie, sciences politiques, sociolinguistique, sociologie. Ce colloque interdisciplinaire entend retracer les mécanismes de production et d’utilisation de la peur, entendue comme un phénomène collectif (Lefebvre 1932, Delumeau1978), et envisage l’étude du lexique des peurs européennes afin de comprendre quelles sont les transformations et les éléments de continuité des peurs anciennes et nouvelles, ainsi que la transformation de leurs représentations et des imaginaires qui leur sont rattachés.   Informations pratiques : https://toeu.sciencesconf.org/ Programme: voir fichier ci-dessous
Courriel du contact: 
toeu@unito.it
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institufrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
26/10/2017
Date de fin de l'événement: 
27/10/2017
Ville de l'événement: 
Turin
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Europe
Site web de référence: 
https://toeu.sciencesconf.org/

Journée d’étude : Quel avenir pour les partis politiques

Résumé de l'annonce: 
Quel avenir pour les partis politiques dans les modèles républicains français et italien ? Troisième journée d’étude organisée par la Fondation Charles de Gaulle et la Fondazione Magna Carta Vendredi 22 septembre 2017 Rome, Institut Français - Centre Saint Louis Largo Toniolo 22. Piazza San Luigi dei Francesi Comité scientifique Maria Elena Cavallaro, Frédéric Fogacci, Olivier Jacquot, Christine Vodovar
PROGRAMME 9.00 Enregistrement 9.20 Introduction Philippe ZELLER, Ambassadeur de France près le Saint Siège Arnaud TEYSSIER, Président du Conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle Gaetano QUAGLIARIELLO, ancien ministre, Président de la Fondazione Magna Carta 9.45 Première table ronde Quelles place pour les partis politiques dans les équilibres constitutionnels et institutionnels? Présidence : Eugenio CAPOZZI, Professeur d’histoire contemporaine, Université Suor Orsola, Naples Alain LAQUIEZE, Professeur de droit constitutionnel, Université Paris V-Descartes Francesco BONINI, Professeur d’histoire des institutions politiques, Recteur de la LUMSA Pause 11.15 Deuxième table ronde Une « forme-parti » en crise depuis les années 1970 ? Présidence : Arnaud TEYSSIER, Président du conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle Gilles LE BEGUEC, Professeur émérite d’Histoire contemporaine, Université Paris X - Nanterre Paolo POMBENI, Professeur émérite à l’Université de Bologne. Déjeuner 15.00 Troisième table ronde Les Primaires, la concurrence des think-tanks : des partis politiques pris en tenaille ? Présidence : Antonio POLITO, éditorialiste au Corriere della Serra Laurent BIGORGNE, Directeur de l’Institut Montaigne, Paris Hervé GAYMARD, ancien ministre, Président du Conseil départemental de la Savoie Gaetano QUAGLIARIELLO, ancien ministre, Président de la Fondazione Magna Carta Arnaud LEROY, ancien député, membre du conseil d’administration de la République en Marche (LREM) Luciano VIOLANTE, ancien Président de la Chambre des Députés, membre du PD. 18.00 Conclusioni Arnaud TEYSSIER, Président du conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle. Gaetano QUAGLIARIELLO, ancien ministre, Président de la Fondazione Magna Carta PRESENTATION En 1997, Pietro Scoppola, dans son ouvrage classique, définissait la République italienne comme « La République des partis ». Il renvoyait par là à un élément fondateur commun à la France et à l’Italie, le fait que la reconstruction du système politique à la Libération s’est nourrie d’un consensus commun entre partis (de masse), et a correspondu à une ère de socialisation politique massive par leur biais. En témoignent l’exemple des contre-sociétés communistes, analysées par Marc Lazar, ou le modèle de la Démocratie Chrétienne en Italie. Le consensus partisan est donc l’une des clés du modèle républicain, aussi bien constitutionnelle que politique (le célèbre programme du CNR en France), même si la contrepartie réside bien évidemment dans une monopolisation de la vie publique par ces formations, sous tous ses aspects (sélection et formation de la classe dirigeante, animation du débat politique, et même, dans une forme de dérive, prise en main de certains pans du domaine administratif avec des phénomènes de « bastions » et de recrutements partisans). Ce compromis mérite d’être réinterrogé. Il souffre, à l’évidence, de la crise de légitimité des formations politiques classiques, laquelle semble s’enclencher à partir du tournant des années 1970, aussi bien en France qu’en Italie. On peut y voir les effets de l’offensive gaullienne, qui privilégie le modèle du « rassemblement » à celui du parti : si la Ve République reconnaît le rôle et la place des partis politiques dans l’expression démocratique (article 7), son système institutionnel conduit en effet à les marginaliser autant que possible. En Italie, à la même période, les partis s’imposent comme le principal verrou du « bipartisme imparfait », tout en abritant en leur sein des courants et des aspirations de plus en plus contradictoires. La montée progressive des partis « hors système » accélère ce processus de crise, qui se traduit par une baisse drastique des effectifs et de la représentativité, mais aussi par la recherche croissante de formes démocratiques alternatives, et par des moments de reconfiguration douloureux (après 1992 en Italie). Le phénomène Cinque Stelle, avec la mise en avant de procédures de démocratie directe systématiques, mais un fonctionnement interne très hiérarchisé et autoritaire, peut apparaître comme le contre-projet partisan par excellence. Bref, les partis apparaissent de moins en moins « protégés » par le système institutionnel, et peinent à renouveler leurs discours et leurs pratiques : leur crise est aussi une crise de l’appartenance et du militantisme. La période la plus récente semble constituer un aboutissement de ces problématiques, puisque des formes d’expression démocratique nouvelles, alternatives aux partis et visant à se substituer à eux dans certaines de leurs missions essentielles s’imposent peu à peu. La popularisation des primaires, inventées en Italie, et adoptées progressivement en France, renvoie à la difficulté des partis à assurer la sélection de leur personnel politique et à créer un consensus interne produisant l’« obligation politique » chère à Paolo Pombeni. Paradoxalement, les principaux chefs de parti ont moins l’aura de leaders que celle d’hommes d’un consensus minimal, chargés de maintenir, à leur corps défendant, des unités de plus en plus précaires, à coup de synthèses doctrinales complexes et souvent improbables. Or, précisément, l’élaboration doctrinale, tâche par excellence des formations politiques, souffre aussi de cet affaiblissement du sentiment partisan. La multiplication des think tanks et des fondations, l’externalisation de la production doctrinale renvoie soit à l’usure des doctrines politiques classiques qui ont nourri les partis pendant des décennies, soit au contraire au fait que ceux-ci ne constituent plus un cadre de réflexion et de débat adapté, d’où la tentation d’externaliser cette tâche. Mais quelle est alors la légitimité de ces éléments politiques nouveaux, leurs liens avec les formations politiques ? Afin de proposer une réflexion d’ensemble sur ces questionnements, l’approche comparative franco-italienne est apparu une nouvelle fois pertinente et heuristique. La journée d’étude du 28 septembre prochain, troisième d’un cycle de collaboration entre la Fondation Charles de Gaulle et la Fondation Magna Carta, avec le soutien de l’Ambassade de France près le Saint Siège a pour objectif de proposer une réflexion actualisée sur ces enjeux.
Courriel du contact: 
segreteria@magna-carta.it
Adresse postale: 
FONDAZIONE MAGNA CARTA - Via Simeto 64- 00198 Roma
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institutfrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
22/09/2017
Date de fin de l'événement: 
22/09/2017
Ville de l'événement: 
Rome
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Site web de référence: 
https://www.institutfrancais.it/italia/quel-avenir-pour-les-partis-politiques-dans-les-modeles-republicains-francais-et-italien

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