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Études thématiques

Appel à contribution – Nouvelle Fribourg n. 3

Résumé de l'annonce: 
Pour sa troisième parution, Nouvelle Fribourg propose une réflexion sur le genre du portrait entre XIXe et XXe siècle. En particulier, on se concentrera sur la représentation de l'artiste en considérant les échanges entre art figuratif et littérature.
Une galerie de portraits : l’auteur et ses représentations en littérature Le genre du portrait accompagne l’histoire de l’art avec des finalités qui ont changé au cours des siècles. Très à la mode au cours du XVIIe siècle, aussi sous l’influence de la littérature précieuse, il déborde bientôt les confins d’un pur art figuratif : il suffit de penser au rôle du portrait dans le roman psychologique (comme chez Madame de La Fayette) ou au théâtre de Molière, par exemple, qui l’exploite dans la célèbre galerie dressée par Célimène dans le Misanthrope (1666). Ensuite, il devient l’instrument remarquable des auteurs de mémoires, comme le Cardinal de Retz ou, après quelques décennies, Saint-Simon, lesquels l’utilisent pour entrecouper la narration et lui imposer une pause, un suspens. Le portrait peut bien être élogieux ou satirique, comme chez des moralistes tels que La Bruyère et La Rochefoucauld. Néanmoins, c’est au XIXe siècle que le portrait devient un genre indépendant et incontournable. Il se définit alors selon trois critères : physique, lorsqu’on considère les traits du visage, la description du corps, la posture, l’allure ; psychologique et moral, si l’on se concentre sur le caractère, les sentiments et les pensées du sujet ; social, quand les fréquentations, l’idéologie, les vêtements et le langage du personnage révèlent son appartenance à un milieu donné ou une attitude sociale. De la même façon, le portrait peut avoir une fonction purement référentielle, argumentative, symbolique, esthétique, selon les exigences de qui le met en place. Enfin, de genre épidictique tout court, célébrant le pouvoir établi et nourrissant le mythe des mécènes, le portrait s’est lentement affranchi de sa fonction sociale pour devenir le moyen privilégié d’une connaissance touchant au cœur de la question du rapport entre l’extérieur et l’intérieur du sujet, aussi bien que du rapport entre le sujet et l’espace, ou entre le sujet et son milieu social. Au XXe siècle, c’est Henri Michaux qui souligne l’importance d’une approche visuelle à la poésie en réfléchissant longuement au sujet du portrait, notamment dans Peintures et dessins (1946), où il exhorte ses semblables à utiliser l’écriture au sens pictural – comme l’instrument d’une enquête sur l’intériorité : « Homme, regardez-vous dans le papier. » La conscience de cette nécessité s’accompagne à l’abandon d’une perspective traditionnelle, centrée sur la simple reproduction de traits physiques. L’art du portrait est fécond lorsqu’il révèle le « double » au-delà des apparences extérieures : « Le visage a des traits, je m’en fiche. Je peins les traits du double (qui n’a pas nécessairement besoin de narines et peut avoir une trame d’yeux.) » Dans ce jugement personnel sur l’art littéraire du portrait, Michaux incorpore les théories sur l’inconscient, qui mettent en question la correspondance parfaite entre ce qui apparaît et ce qui est caché par les mécanismes de défense de l’individu. Parmi tous les individus possibles, émerge donc la figure de l’artiste portraituré et auto-portraituré, ce qui ouvre à de nombreuses réflexions sur la représentation de la figure de l’artiste dans les œuvres littéraires. Les intersections entre littérature et art au XIXe et au XXe siècle permettent de considérer le portrait comme un genre transversal, adopté en tant que tel ou comme métaphore du regard vers soi. Il est notre intention de comprendre à fond les changements dans le genre du portrait en peinture entre les deux siècles et, en même temps, de comprendre dans quelle mesure un genre pictural arrive à influencer et à déterminer un sous-genre littéraire : celui du portrait de l’artiste. Nous proposons les pistes d’analyse suivantes : La représentation de l’artiste dans l’univers romanesque : une longue tradition  Photographies et portraits d’écrivains : une posture de l’artiste ? L’artiste caricaturé : un art fleurissant au XIXe siècle Représentations de l’artiste et changement de son rôle social  Pour une théorie du portrait en peinture au XXe siècle  La représentation de l’artiste par les avant-gardes : un thème pictural ? L’autoportrait : un autre genre littéraire ? Le tombeau, genre commémoratif  Portraits hors l’Hexagone : identités de l’artiste francophone  ... Calendrier  Date limite pour la remise des propositions :  31 mai 2017 Date limite pour la remise des contributions : 30 septembre 2017 Vous pouvez envoyer vos propositions de titre accompagnées de 10 lignes de projet et votre profil à l’adresse info@nouvellefribourg.com, avant le 31 mai 2017. Le Comité scientifique de lecture décidera dans les jours suivants et nous communiquerons ensuite les consignes éditoriales aux auteurs sélectionnés. Responsables Federica Locatelli, Università Cattolica del Sacro Cuore di Milano Chiara Nifosi, University of Chicago
Suggéré par: 
Nouvelle Fribourg
Courriel: 
info[at]nouvellefribourg[point]com
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/05/2017
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
auteur, artiste, portrait
Site web de référence: 
http://www.nouvellefribourg.com/

Spazi bianchi. Indagine sull'assenza

Résumé de l'annonce: 
Call for papers per il convegno dottorale organizzato dal Dipartimento di Studi umanistici dell'Università di Studi di Salerno. Il convegno si svolgerà dal 6 al 7 luglio 2017.
Spazi bianchi Indagine sull’Assenza Salerno, 6 -7 luglio 2017 Università degli Studi di Salerno, Campus di Fisciano Aula Nicola Cilento Keynote Speakers: Nicola Gardini, Università di Oxford Enrico Terrinoni, Università per stranieri di Perugia Anna Maria Thornton, Università degli Studi dell'Aquila   Call for papers Lacuna è il nome con il quale convenzionalmente si riconosce, all’interno di un testo, il vuoto generato dalla caduta di alcuni elementi – lettere, parole o intere frasi -, una cavità in cui si raccoglie una sospensione della scrittura che può compromettere il significato del discorso. Tuttavia la mancanza della parola non sempre si identifica con un luogo di incongruenza e di filologica desperatio, ma può anche assurgere a criterio che partecipa alla rappresentazione, definirsi come risultato di contingenze esterne o come volontaria o inconsapevole rinuncia alla comunicazione. Lo spazio bianco causato dalla perdita, dall’omissione o dalla negazione della parola diventa così manifestazione concreta del non espresso e principio metaforico per una riflessione intorno all’assenza. È su tale tema che la Graduate Conference Unisa propone un’indagine che coinvolga differenti ambiti scientifici (letteratura, linguistica, filologia, storia, storia dell’arte e dei media, antropologia, etc.) e che faccia ricorso a nuove o consolidate prospettive metodologiche, allo scopo di elaborare un quadro significativo dell’argomento nel contesto di un dialogo interdisciplinare. Si riportano di seguito alcuni dei punti centrali del Convegno: 1. Assenze discorsive  Lacune testuali: problemi ecdotici e implicazioni esegetiche  Censura, auto-censura e altre forme di repressione  Assenza di forme, assenze di significati  Scritture allegoriche e simboliche  Intraducibilità 2. Vuoti linguistici ed espressivi Ellissi, reticenza, inferenze, eufemismi, presupposizioni Afasia e patologie del linguaggio Erosione linguistica e fenomeni di perdita fonetica, morfosintattica e semantica Il non-luogo dello standard: dialetti, regionalismi e bilinguismo sottrattivo Assenza di parola: linguaggi verbali e paraverbali 3. Spazi dell'assenza Lo spazio invisibile: para-mondo, spazi fittizi, luoghi creativi Estetica dell’assenza: la rappresentazione del lutto, della perdita, della mancanza Memoria rimossa nella cronachistica, nella storia, nella biografia e nell’autobiografia Horror vacui o l’assenza dissimulata Sradicamento e alterità Si specifica che i temi riportati hanno una mera funzione indicativa; saranno quindi benvenuti suggerimenti, opportunamente ragionati, che portino all’evidenza ulteriori declinazioni del tema o che propongano commistioni tra quelli già elencati. Tutti i dottorandi e i dottori di ricerca interessati a partecipare dovranno inviare un abstract in formato .doc e .pdf di 300-500 parole, ad esclusione del titolo e dell’eventuale bibliografia, all’indirizzo gradconfdipsum@unisa.it entro il 30 marzo 2017. Nell’abstract dovranno essere indicati: nome e cognome, indirizzo mail, ateneo di provenienza, la qualifica e l’area tematica cui si intende riferire il contributo. Il Comitato organizzativo si incarica di comunicare l’ammissione alla Graduate Conference non oltre il 30 aprile 2017. I relatori selezionati avranno a disposizione 15-20 minuti per presentare il proprio contributo e saranno successivamente invitati a sottoporre il loro intervento per la pubblicazione degli Atti del Convegno. Si specifica che sia la relazione che il contributo per gli Atti potranno essere presentati in tutte le lingue del dottorato (italiano, inglese, francese, tedesco e spagnolo). Le eventuali spese di partecipazione sono a carico dei convegnisti. Per ulteriori informazioni è possibile consultare la pagina web dedicata alla Graduate Conference sul sito di ateneo (http://www.unisa.it/dipartimenti/dip_studi_umanistici/ricerca/dottorati/studilettlingsto/convegni/index) oppure rivolgersi al Comitato (gradconfdipsum@unisa.it). Comitato organizzativo Alfonsina Buoniconto Raffaele Cesaro Francesca D’Angelo Ljubica Leone Eriberto Russo Gerardo Salvati
Courriel du contact: 
gradconfdipsum@unisa.it
Suggéré par: 
Graduate Conference Dipsum Unisa 24/1/2017
Courriel: 
gradconfdipsum@unisa.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/03/2017
Ville de l'événement: 
Salerno
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
absence, perte, invisibilité

La poésie italienne de 1975 jusqu'aujourd'hui. Enjeux et interprétations du contemporain

Résumé de l'annonce: 
L’objectif de ce numéro est de contribuer à l’histoire de la littérature contemporaine à travers une reconstruction des événements poétiques de 1975 jusqu’à présent.
Il pubblico della poesia (Cosenza, Lerici, 1975) est la première anthologie dédiée aux poètes de l’après 1968. Dans ce livre, cette génération poétique est définie par trois nouveaux phénomènes : l’interruption du rapport continu avec la tradition, la dissolution accélérée du rôle socioculturel et idéologique de l’auteur, le changement du champ littéraire. Berardinelli, dans l’introduction du volume, déclare : « […] le je qui dans ces dernières années produit des textes poétiques n’est plus celui de la grande tradition du XXe siècle, et il n’est pas non plus celui des pères et des fils ainés des deux dernières décennies ». L’historiographie littéraire traditionnelle, avec ses catégories interprétatives figées, a longtemps semblé inadaptée pour décrire et avancer des commentaires sur les nouveaux auteurs. Berardinelli et Cordelli, qui sont les premiers à décrire cette fracture et cette impasse critique, restent paradoxalement aussi pour longtemps les derniers à avoir tenté de dresser une cartographie. Mieux encore, on peut dire que, pour un bon moment, le seul point d’accord des critiques littéraires, en ce qui concerne la poésie italienne à partir des années Soixante-Dix, a été justement l’impossibilité d’élaborer une carte. L’abandon de la description historique a été accompagné par la multiplication des reconstructions tendancieuses (surtout dans les anthologies), censées soutenir et légitimer des arts poétiques émergeants. S’il est vrai qu’il ne reste pas grand chose de la plupart des cartes esquissées dans les dernières décennies, il est vrai de même que plusieurs de ces tentatives étaient remarquables pour elles-mêmes – et révélatrices à la fois. Toute tentative de décrire, ou écrire, la « nouvelle » poésie, à partir d’un moment donné, est devenue une hypothèse de reconstruction. Le cadre a changé dans les quinze dernières années. Un signe de reprise de l’intérêt pour la reconstruction du champ poétique a été la publication d’anthologies d’auteurs de conception semi-séculaire (Parola plurale, Dopo la lirica, La poesia italiana dagli anni Sessanta a oggi), mais aussi l’édition d’études et les propositions historiographiques (voir par exemple les numéros 11, 13, 16 et 17 de la revue L’Ulisse), ou l’organisation de colloques (Pontignano 2001, Torino 2015). Toutefois, il manque encore un cadre général bénéficiant de l’accord critique. L’objectif de ce numéro est ainsi de contribuer à l’histoire de la littérature contemporaine à travers une reconstruction des événements poétiques de 1975 jusqu’à présent. La date de 1975 est symbolique pour certains aspects : au moment de la mort de Pasolini, Montale reçoit le Prix Nobel de littérature et tient le discours qui est presque un requiem du genre lyrique ; en même temps paraît Il pubblico della poesia. Ce numéro encourage la perspective historique, les analyses textuelles appliquées à plus d’un auteur, de même que les recherches qui intègrent l’étude des caractères formels à l’attention pour l’évolution du genre littéraire. Seront acceptées les propositions d’articles de grande envergure, surtout celles en accord avec les lignes directrices suivantes : Reconstructions et propositions interprétatives générales sur la période choisie. Propositions de périodisation, dédiées à la période depuis 1975, mais aussi projetées à la mettre en perspective à l’intérieur d’une dimension chronologique plus ample (par exemple, dans le contexte de l’ensemble du XXe siècle, ou dans la comparaison avec les deux décennies précédentes). Recherches sur la définition de modèles, de points de repère, de tendances générationnelles. Analyses métriques et stylistiques faites sur plusieurs auteurs, afin d’identifier des facteurs constants et des caractéristiques formelles de la poésie contemporaine. Études sur l’évolution de la poésie non-lyrique dans les dernières décennies. Reconstructions de reconstructions : la poésie italienne de 1975 jusqu’à présent dans l’analyse de ses interprétations historiographiques. Réflexions sur les changements du champ littéraire (par exemple, l’analyse des anthologies, revues, sites internet, réseaux sociaux où la poésie trouve de nouveaux espaces expressifs, etc.). Approfondissements sur les rapports entre la poésie et la prose ; entre la poésie et les autres genres littéraires. Études sur le panorama poétique italien sous un angle international (par exemple, des recherches sur l’influence et les lectures étrangères des poètes italiens ; des analyses de type comparatif, etc.). Ne seront pas acceptées les propositions à propos d’un seul auteur (à moins que l’importance générationnelle de l’auteur et sa présence dans la longue durée ne le justifient) ; des interprétations militantes, à savoir en faveur d’un seul groupe poétique. Les contributions pourront être en langue italienne, française, espagnole et anglaise. Les participants sont tenus d’envoyer leur proposition d’article (300 mots environ) et une note biobibliographique (150 mots maximum) à l’adresse poesiacontemporanea@ticontre.org, avant le 20 janvier 2017. L’avis du comité scientifique de la revue sera communiqué avant le 5 février 2017. Les articles sélectionnés devront être remis avant le 20 mai 2017 et feront ensuite l’objet d’une peer-review.
Nom du contact: 
Claudia Crocco
Courriel du contact: 
poesiacontemporanea[at]ticontre[point]org
Suggéré par: 
Claudia Crocco 04/1/2017
Courriel: 
poesiacontemporanea[at]ticontre[point]org
Date de début ou date limite de l'événement: 
20/01/2017
Ville de l'événement: 
Trento
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
poésie italienne, genres littéraires

Discours d’Europe, discours sur l’Europe. Peurs anciennes et actuelles / Discourses of and on Europe. About old and new fears

Résumé de l'annonce: 
Appel à communication pour le colloque interdisciplinaire "Discours d’Europe, discours sur l’Europe. Peurs anciennes et actuelles/Discourses of and on Europe. About old and new fears" qui se déroulera à Turin les 26 et 27 octobre 2017.
A l’initiative du Centro Studi sull’Europa (TO-EU) - Dipartimento di Culture, Politica e Società (Université de Turin), soutenu par l’Observatoire des discours d’Europe (Université de Franche-Comté), l’Université  libre de Bruxelles (Cevipol, Graid et Resic), le Dipartimento di Scienze Economico-Sociali e Matematico-Statistiche – Sez. Lingue Straniere (Université de Turin), le Dipartimento di Lingue e Letterature Straniere e Culture Moderne (Université de Turin), Le Dipartimento di Scienze della Mediazione linguistica e di Studi interculturali de l’Université de Milan). Le thème de la peur et ses liens avec la sphère politique n’est pas nouveau dans les études menées au sein du champ scientifique et il existe déjà de nombreuses analyses qui l’ont abordé à partir d’angles différents. Il suffit de citer les recherches célèbres de Delumeau (1978, 1984…), de Shklar (1989), de Berchtold et de Porret (1994) sans oublier les travaux récents de Robin (2004), de Bucheron et Robin (2015), et de Wodak (2015), par exemple. Il est pourtant clair que ces dernières années l’on assiste à un déploiement important de ce thème, notamment en Europe, où il semble traverser sans cesse le débat public et politique actuel. Des illustrations diverses de peurs collectives sont données à voir avec de plus en plus d’intensité et de fréquences dans les médias. Ces peurs nourrissent notamment des réflexions et des polémiques autour des valeurs européennes, des frontières de l’Europe, ainsi que sur la capacité du projet européen de faire face aux défis de la mondialisation. L’On entend parler ainsi souvent d’une Europe qui est en guerre non seulement à l’extérieur de ses frontières mais aussi à l’intérieur, où des peurs anciennes sont réactualisées (comme la pauvreté, la précarité, la peur de «  l’autre  », l’apparition de nouvelles maladies (SIDA, Ebola), la fin apocalyptique de l’humanité…) tandis que de nouvelles peurs sont pointées du doigt (comme le terrorisme, l’intégrisme religieux, le réchauffement climatique et ses conséquences sur la planète, l’impact de «  progrès techniques  » sur la santé publique (pollutions, OGM, wifi, nucléaire, nanotechnologie), l’ambivalence des genres sexuels,…), ce qui renforce le sentiment général d’insécurité et d’incertitude quant à l’avenir de l’humanité et la possibilité d’instituer des sociétés viables. Plusieurs publications récentes insistent justement sur ces aspects non seulement dans le domaine littéraire et des sciences humaines (Houllebecq, Soumission 2015), mais aussi dans les domaines de l’économie, de la politique et du journalisme (Fürstenberg 2007, Tremonti 2009, Garton Ash & Franceschini 2013). Ce prochain événement scientifique prolonge la réflexion commune que le réseau de l’Observatoire des discours sur l’Europe (http://disceurope.hypotheses.org/) a déjà entamée sur les notions de contre-discours (Besançon, 2013) et de polémique (Bruxelles, 2015). Il vise à élargir le cercle de partage des études sur les productions discursives ainsi que les disciplines représentées : communication politique, économie, histoire (moderne, contemporaine, des idées), journalisme, philosophie, sciences politiques, sociolinguistique, sociologie.  Ce colloque interdisciplinaire entend retracer les mécanismes de production et d’utilisation de la peur, entendue comme un phénomène collectif (Lefebvre 1932, Delumeau 1978), et envisage l’étude du lexique des peurs européennes afin de comprendre quelles sont les transformations et les éléments de continuité des peurs anciennes et nouvelles, ainsi que la transformation de leurs représentations et des imaginaires qui leur sont rattachés. Les propositions se pencheront notamment sur : la présence éventuelle de peurs spécifiques qui sont liées à l’histoire européenne et aux facteurs politiques, religieux et sociaux qui ont joué un rôle fondamental dans la construction de l’Europe contemporaine  ; l’identification des tournants événementiels et/ou discursifs qui ont produit des changements dans les discours, les images et les lexiques de la peur depuis le XVIIIe siècle  dans le contexte européen ; l’étude des mécanismes de production de la peur, ainsi que des façons de la propager, les stratégies énonciatives des acteurs et les contenus qui leur permettent de la circuler et de la répandre  ;  l’analyse de la manière dont les peurs anciennes (entre autres la peur de la mort, la menace des maladies, les craintes liées à la pauvreté ou à l’insécurité, la peur de l’étranger) se sont renouvelées et même renforcées dans le contexte actuel de mondialisation.  Afin de répondre à ces nombreuses questions, nous privilégierons les propositions qui présenteront des études de cas ou de corpus précis depuis le XVIIIe siècle jusqu’à nos jours, dans un cadre général restreint à l’Europe. L’approche diachronique est particulièrement souhaitée. Les méthodologies pourront varier, tout en privilégiant l’analyse du discours, ou mieux les Critical Discourse Studies (van Dijk 2013  : 1), comme approche interprétative qui permet la rencontre interdisciplinaire.     Quelques repères bibliographiques Berchtold, Jacques, Porret, Michel (éds.) (1994). La peur au XVIIIème siècle. Genève: Droz. Breton, Philippe (2000). La Parole manipulée. Paris: La Découverte. Bucheron, Patrick, Robin, Corey (2015), Les exercices de la peur. Usages politique d’une émotion. Lyon  : PUL.  Delumeau, Jean (1978). La peur en Occident (XIVe-XVIIe siècles). Une cité assiégée. Paris  : Fayard. – (1984). Le péché et la peur. La culpabilisation en Occident (XIIIe-XVIIIe siècles). Paris  : Fayard. Duez, Denis (2008) “L’Europe et les clandestins  : la peur de l’autre comme facteur d’intégration  ?”. Politiques européennes, n°26, pp. 97-119. Fürstenberg, Nina Zu (2007), Chi ha paura di Tariq Ramadan? L’Europa di fronte al riformismo islamico. Venise : Marsilio. Geremek, Bronislaw, Picht, Robert (éds.) (2007). Visions d’Europe. Paris: Odile Jacob. Garton Ash, Timothy, Franceschini, Enrico (2013). Perché diventare europei fa paura ai cittadini dell’Europa? La Repubblica delle idee. Guilhaumou, Jacques (2006). Discours et événement. L’histoire langagière des concepts. Besançon  : PUFC. Micheli, Raphaël (2010). L’émotion argumentée. L’abolition de la peine de mort dans le débat parlementaire français. Paris  : Le Cerf. Plantin, Christian (2011). Les bonnes raisons des émotions. Principes et méthode pour l’étude du discours émotionné. Berne  : Peter Lang.   Rinn, Michael  (éd.) (2008). Émotions et discours. L’usage des passions dans la langue. Rennes: Presses universitaires de Rennes.  Robin, Corey (2004). Fear. The History of a Political Idea. Oxford  : Oxford University Press. Shklar, Judith N. (1989). The Liberalism of Fear. Cambridge / London  : Harvard University Press.  Tremonti, Giulio (2009). La paura e la speranza. Europa, la crisi globale che si avvicina e la via per superarla. Milan  : Mondadori.  van Dijk, Teun A. (2013). News as Discourse. London: Routledge. Wodak, Ruth (2015). The Politics of Fear. What right-wing populist discourses mean. London  : Sage.   Informations pratiques Lieu : Université de Turin. Campus Luigi Einaudi (CLE) - Via Lungo Dora Siena 100 (Torino); date : 26-27 octobre 2017  Langues de travail : français et anglais   Calendrier Appel à communication : 5 décembre 2016  Retour des projets de communication : 5 mars 2017  Sélection des projets : 15 mai 2017 Retour des textes de communication : 1er octobre 2017    Format du projet de communication 3500-4000 signes (espaces compris) comportant le nom, la discipline, l’Université de rattachement et le courriel du/des auteurs (deux auteurs maximum), le titre de la communication, la description de l’objet de la recherche, la/les méthodes d’analyses mobilisées, la mise en évidence de son inscription dans le thème du colloque, 4-5 textes de bibliographie. Les projets de communication sont à envoyer à toeu@unito.it
Courriel du contact: 
toeu@unito.it
Suggéré par: 
Nancy Murzilli 05/1/2017
Courriel: 
nancy.murzilli@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
05/03/2017
Ville de l'événement: 
Turin
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Europe, peur, discours

Canada, Crocevia di Migrazioni

Résumé de l'annonce: 
La rencontre scientifique "Canada, crocevia di migrazioni", organisée par le Centro di Cultura Canadese et par le Centro Internazionale Letterature Migranti de l'Università degli Studi di Udine se tiendra vendredi 16 décembre 2016 à Palazzo Caiselli (vicolo Florio, Udine). Il sera l'occasion pour présenter le numéro 11 de la revue Oltreoceano “L'identità canadese tra migrazioni, memorie e generazioni”, publiée chez Forum, sous la direction de Silvana Serafin, Alessandra Ferraro et Daniela Ciani Forza. Aux travaux participeront Primo De Luca, Amélie Hien, Silvano Zamaro, Alessandro Costantini et Margherita Cannavacciuolo.
Scaricare il programma:
Suggéré par: 
Alessandra Ferraro
Courriel: 
alessandra.ferraro@uniud.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
16/12/2016
Ville de l'événement: 
Udine
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Canada, migrazioni

Sorelle e sorellanza - Il rapporto sororale nella letteratura e nelle arti

Résumé de l'annonce: 
Convegno internazionale “Sorelle e sorellanza - Il rapporto sororale nella letteratura e nelle arti” (Cagliari, 24-25 novembre 2016)
Il 24 e il 25 novembre si terrà a Cagliari il convegno internazionale “Sorelle e sorellanza - Il rapporto sororale nella letteratura e nelle arti”, nel quadro dell’omonimo progetto di ricerca biennale (Legge Regionale 7/8/07, n. 7 – Regione Sardegna) diretto da Monica Farnetti e Marina Guglielmi. Per informazioni: Claudia Cao cao.claudiac@gmail.com .
Nom du contact: 
Claudia Cao
Courriel du contact: 
cao[point]claudiac[at]gmail[point]com
Suggéré par: 
Fabio Vasarri
Courriel: 
vasarri@tin.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
24/11/2016
Date de fin de l'événement: 
25/11/2016
Ville de l'événement: 
Cagliari
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
sorellanza, letteratura, arti

Prix Murat 2017 - Selezione romanzi finalisti IX edizione

Résumé de l'annonce: 
Il Comitato di lettura del GREC ha individuato i tre romanzi finalisti della nona edizione del Prix Murat. I testi selezionati per il Prix Murat 2017 sono Jean-Marc CECI, Monsieur Origami, Gallimard, 2016 Marie REDONNET, La femme au colt 45, Le Tripode, 2016 Emmanuel VENET, Marcher droit, tourner en rond, Verdier, 2016
Il Comitato di lettura del GREC ha individuato i tre romanzi finalisti della nona edizione del Prix Murat. I testi selezionati per il Prix Murat 2017 sono Jean-Marc CECI, Monsieur Origami, Gallimard, 2016 Marie REDONNET, La femme au colt 45, Le Tripode, 2016 Emmanuel VENET, Marcher droit, tourner en rond, Verdier, 2016 Si tratta di opere i cui autori, in modi diversi, trattano nelle loro narrazioni i temi della violenza, in particolare quella sulle donne, dell’arte e, in essa, dell’importanza del silenzio e del tempo, e dell’alterità misconosciuta, capace anche di mostrare i rapporti tra le persone in una luce diversa. I romanzi vogliono rispondere a problemi che angustiano questa nostra difficile stagione, con la leggerezza della letteratura. I romanzi invitano a riflettere sui luoghi comuni e sulle soluzioni possibili quando si voglia rinunciare all’ovvietà e alle abitudini consolidate. Calendario: Data della votazione e proclamazione del vincitore del Prix Murat 2017 : fine maggio 2017. Data di consegna del Premio : seconda metà di ottobre 2017. Per ulteriori informazioni sul Prix Murat, vedere il sito del GREC, www.grecart.it
Nom du contact: 
Prof. Matteo Majorano - Groupe De Recherche Sur L'extrême Contemporain
Courriel du contact: 
grec[at]lingue[point]uniba[point]it
Adresse postale: 
Università degli Studi di Bari - Dip LELIA - Palazzo Lingue - Via Garruba, 6 - 70122 BariV
Suggéré par: 
Groupe De Recherche Sur L'extrême Contemporain (grec) - Université De Bari
Courriel: 
grec[at]lingue[point]uniba[point]it
Date de début ou date limite de l'événement: 
28/09/2016
Ville de l'événement: 
Bari (70100)
Type d'événement: 
Bourses, prix, emplois
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Prix Murat

La fille aux yeux d'or di Honoré de Balzac

Résumé de l'annonce: 
Seminario di studi sull'opera di Honoré de Balzac La fille aux yeux d'or a cura di Luca Pietromarchi (Università degli Studi Roma Tre) e Agnese Silvestri (Università degli Studi di Salerno).
Sessione I   presiedeValeria Pompejano(Università degli Studi Roma Tre)   9.30 Alessandra Ginzburg (Società Italiana di Psicoanalisi): A ciascuno la sua chimera?   10.15 Agnese Silvestri (Università di Salerno): Suggestioni orientali:la dimensioneideologica dellaFilleauxyeuxd’or   10.45 – Pausa caffè   11.15 – Fabio Vasarri (Università di Cagliari): Sventure e prosperità dell’eros   11.50 Discussione   12.30-14.00 Pausa pranzo   Sessione II   presiedeLucaPietromarchi(Università degli Studi Roma Tre)   14.15 Susi Pietri (Università di Macerata): Filles aux yeux d’or. Riscritture balzachiane   14.50Francesco Spandri (Università degli Studi Roma Tre): Réflexions sur le symbolisme des « yeux d’or »   15.30 Discussione e chiusura della giornata
Suggéré par: 
Andrea Di Giuseppe
Courriel: 
andrea.digiuseppe@uniroma3.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
07/11/2016
Ville de l'événement: 
Roma
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Balzac

La narration de soi dans l’autotraduction

Résumé de l'annonce: 
Ce numéro monographique de Ticontre. Teoria Testo Traduzione vise à étudier comment l'autotraduction façonne le récit de soi des auteurs multilingues.
Dès le début du XXIe siècle, les pratiques littéraires des écrivains multilangues ont suscité l’intérêt de plusieurs chercheurs, qui ont commencé à parler de « littérature translinguistique » (Kellmann 200), de « mémoires langagiers » (Nic Craith 2012) et du rapport entre le multilinguisme et les questions identitaires (Besemeres 2002). Un nombre croissant de ces écrivains a, en outre, choisi d’autotraduire ses écrits ou bien d’écrire le même texte en deux langues différentes. Bien que son histoire soit assez ancienne et que sa pratique soit très répandue, l’autotraduction a été longtemps négligée par les études littéraires et traductologiques, à cause du préjugé selon lequel il s’agirait d’un phénomène rare et sans conséquences. Cependant, la recherche sur les pratiques autotraductives s’est développée de manière considérable, comme en témoigne le grand nombre de monographies (Quimera 2002, Atelier de Traduction 2007, Quaderns 2009, Oltroceano 2011, Orbis Litterarum 2013, Tradução em revista. 2014) et de conférences (Pescara 2010, Bologna 2011, Perpignan 2012, Cork 2013, Vitoria-Gasteiz 2015) consacrées récemment à ce sujet. En 2012, Anselmi signe le certificat de naissance des Self-translation studies, en tant que “rapidly growing subfield within translation studies.” Désormais, le corpus des études sur l’autotraduction compte environ 1000 ouvrages publiés et 200 en attente de publication. Il comprend des études de cas, des analyses concernant les stratégies traductives (Oustinoff 2001) et les raisons profondes de l’autotraduction (Anselmi 2012) ; des précis d’ordre historique (Hokenson & Munson 2007) et des travaux socio-linguistiques (voire notamment le numéro spécial de Glottopol 2015). Les écrivains qui ont décidé de s’autotraduire consacrent à ce choix une place centrale dans leurs écrits autobiographiques et autofictionnels, en rapprochant la création littéraire de l’activité de traduction. L’individu bilingue pense, parle et écrit dans deux langues : il est façonné par deux cultures et, souvent, il arpente deux lieux géographiques et deux lieux de l’esprit différents. Par la voie (et la voix) de la traduction, il choisit de mettre en relation ces éléments qui constituent le mélange – divers pour chacun – de son identité, de sa Weltanschauung linguistique et culturelle. Maintes autotraducteurs, en effet, ont éprouvé le besoin de prendre position par rapport à leur bilinguisme, pour le décrire, pour en différencier les traits, pour légitimer leur double afférence, pour démontrer que leur état « ne va pas de soi ». Le bilinguisme ou le multilinguismesont devenus ainsi des thèmes littéraires permettant de réfléchir aux enjeux personnels et collectifs de l’identité linguistique (vivre dans un pays différent de celui de sa naissance ; publier les mêmes textes dans plusieurs langues et s’adresser ainsi à des lecteurs différents). Ainsi, les narrations de soi manifestent une sorte de « surconscience linguistique » (Gauvin 1997 : 6), notamment chez des auteurs migrants car, comme l’a dit Alain Ausoni, l’autotraduction permet d’« échapper au double silence de l'étranger » (Ausoni 2013 : 77). En se traduisant, ces auteurs parlent de manière double et leurs œuvres permettent d’analyser la fonction du langage dans la perception et dans la narration de soi (sous la forme de l’autobiographie, des mémoires, de l’autofiction). Souvent, la première langue d’écriture est la langue d’adoption, à savoir la langue qui permet à l’auteur de garder une certaine distance à l’égard des événements racontés. L’autotraduction annule, ensuite, cette distance. Le travail d’analyse et de comparaison des versions peut donc montrer aussi bien la quête identitaire de l’auteur bilingue que l’influence de différentes langues sur la narration. Si, comme l’estime Rita Wilson, « self-translation is closely linked to the representation of self » (2009 : 186), comment le passage d’une langue à l’autre change-t-il cette représentation ? Vladimir Nabokov nous fournit un exemple illustre, ayant traduit en russe (Drugie berega, 1954) son livre anglais Conclusive Evidence. A memoir (1951) et l’ayant ensuite retraduit en anglais (Speak memory. An Autobiography Revisited, 1967). Cette expérience du va-et-vient langagier a été définie par l’auteur comme  un« re-Englishing of a Russian re-version of what had been an English re-telling of Russian memories in the first place » (Nabokov 2000 : 10). Parmi les autotraducteurs qui ont thématisé leur bilinguisme, leur exil culturel ainsi que l’écriture et la traduction, on peut mentionner à titre d’exemple : Ariel Dorfman, qui raconte ses souffrances de l’entre-deux-langues dans Heading South, Looking North : A Bilingual Journey, 1998 / Rumbo al Sur, deseando el Norte: un romance en dos lenguas. 1999) ; Esmeralda Santiago (When I was a Puerto Rican, 1993 / Cuando era puertorriqueña, 1994) ; Gustavo Pérez-Firmat (Next Year in Cuba. A Cubano’s Coming of Age in America, 1995 /El ano que viene estamos en Cuba, 1997) ; Georges-Arthur Goldschmidt (La traversée des fleuves. Autobiographie, 1999 / Über die Flüsse.Autobiographie, 2001) ; Carlo Coccioli (Piccolo Karma, 1987 ; Petit Karma, 1988, Pequeño Karma, 1988). Le choix de la langue d’écriture est au cœur de Paris-Athènes (1989) de Vassilis Alexakis, ainsi que de Moreno (2003) de Brina Svit. D’autres écrivains, comme Julien Green (Le langage et son double / Language and its shadow, 1987) et Nancy Huston (Nord perdu, 1999 / Losing North, 2002) ont donné à leur méditations sur le bilinguisme et l’identité la forme de l’essai. Ce numéro monographique de Ticontre. Teoria Testo Traduzione vise à étudier comment l'autotraduction façonne le récit de soi des auteurs multilingues. Nous signalons ici à titre d’exemple et en dehors de toute exhaustivité quelques perspectives d’enquête : mémoire transculturelle / transnationale des auteurs migrants qui s’autotraduisent ; formes autobiographiques / mémoires de langue / autofictions où l'identité linguistique et culturelle est façonné par le passage de la langue maternelle à la langue d’adoption ; choix de la langue d’écriture (langue maternelle vs. langue d’adoption / vernaculaire vs. variété codifiée) et directionnalité du processus de traduction ; (auto-)traduction comme dispositif thématique et comme appel à la création littéraire ; ré-autotraduction ; réinvention de soi à travers la traduction et la réécriture ; (auto)-censure rendue visible par l'autotraduction. Les articles sur l'autotraduction `interne' ou `mentale' ne seront pas pris en considération. Les articles pourront être écrits en italien, français, espagnol ou anglais. Ceux qui sont intéressés pourront envoyer un abstract (300 mots maximum), accompagné d’une notice bio-bibliographique (150 mots maximum), à l’adresse : selftranslation@ticontre.org, avant le 10 juillet 2016. Les auteurs des articles retenus seront contactés avant le 30 juillet 2016. Les articles devront parvenir avant le 30 octobre 2016 et ils seront soumis à peer review. Pour tout renseignement ou question, veuillez écrire à : selftranslation@ticontre.org
Nom du contact: 
Claudia Crocco
Courriel du contact: 
claudia.crocco@unitn.it
Suggéré par: 
Claudia Crocco
Courriel: 
claudia.crocco@unitn.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
10/07/2016
Ville de l'événement: 
Trente
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
autotraduction, récit de soi, auteurs multilingues
Site web de référence: 
http://www.ticontre.org/

Appel à contribution: "Le compositeur dans la littérature"

Résumé de l'annonce: 
Les points de rencontre de la littérature et de la musique sont multiples, leurs points de friction également. Si les deux pratiques artistiques n’ont cessé de se nourrir l’une de l’autre, elles se sont aussi concurrencées. Une abondante critique a déjà rendu compte de l’imaginaire de la musique dans la littérature, et les relations entre littérature et musique sont depuis longtemps un objet d’étude privilégié de la littérature comparée. Il convient maintenant de focaliser l'attention sur la représentation du compositeur dans le texte littéraire.
Premier volet du projet Obvil (Paris-Sorbonne): "Autorités en partage" Les points de rencontre de la littérature et de la musique sont multiples, leurs points de friction également. Si les deux pratiques artistiques n’ont cessé de se nourrir l’une de l’autre, elles se sont aussi concurrencées. Certains poètes, comme Mallarmé, ont revendiqué le pouvoir musical intrinsèque de la langue. À l’inverse, certains compositeurs ont revendiqué la capacité de la musique à produire un sens, voire à raconter une histoire, s’attribuant les mêmes pouvoirs que les écrivains. Une abondante critique a déjà rendu compte de l’imaginaire de la musique dans la littérature, et les relations entre littérature et musique sont depuis longtemps un objet d’étude privilégié des études comparées.   La représentation du compositeur dans la littérature, qui fera l’objet de ce colloque, est l’une des manifestations les plus frappantes et les plus ostensibles de cet imaginaire littéraire de la musique – que l’on songe, par exemple, aux compositeurs mis en scène par George Sand dans Consuelo, à Johannes Kreisler, l’alter ego de E.T.A. Hoffmann, ou au Doktor Faustus de Thomas Mann, dans lequel le compositeur Adrian Leverkühn a vendu son âme au diable, basculant dans un nihilisme qui finit par l’anéantir. La représentation du compositeur dans la littérature s’inscrit souvent dans une réflexion sur la création littéraire, les pratiques du compositeur modélisant celles de l’écrivain, et la fabrique de l’œuvre musicale celle de l’œuvre littéraire – mais en soulignant la porosité entre les arts, elle repense en même temps leur spécificité. Elle pose surtout la question du partage – ou du conflit – des autorités. Ainsi la littérature, incomplète par nature, semble parfois attendre de la musique qu’elle vienne la parachever (Wilhelm Müller ne déclarait-il pas : « Mes lieder mènent seulement à une moitié de vie, une vie de papier, en noir et blanc, jusqu’à ce que la musique les anime du souffle de la vie, ou plus encore, alors que celui-ci sommeille en eux, l’appelle et le réveille ») ; la représentation littéraire du compositeur peut alors être interprétée comme un hommage rendu à un art avec lequel ne peut rivaliser la littérature.  Mais c’est aussi une rivalité qui parfois se fait jour (on pense par exemple à Edouard, l’écrivain des Faux-Monnayeurs de Gide : « ce que je voudrais faire, (…) c’est quelque chose comme L’Art de la fugue. Et je ne vois pas pourquoi ce qui fut possible en musique, serait impossible en littérature »), ou encore une forme de condescendance de la littérature à l’égard d’un art condamné à rester privé de toute fonction cognitive. Ces différentes pistes ne sont bien sûr ni exclusives ni exhaustives, l’enjeu scientifique de ce colloque, qui se déroule dans le cadre du projet Obvil « Autorités en partage », étant d’explorer la manière dont la figure du compositeur au sein de la fiction littéraire contribue à repenser la relation entre les arts, et la figure de l’auteur en particulier. Ce colloque est le premier volet d’un diptyque ; le second volet, prévu au printemps 2018, sur « l’homme de lettres dans la musique », permettra de compléter la réflexion. Les propositions de communications, pour le premier volet, sont attendues avant le 30 mars 2016.
Nom du contact: 
Michela Landi
Courriel du contact: 
michela[point]landi[at]unifi[point]it
Adresse postale: 
Università di Firenze - Dipartimento di Lingue, Letterature e Studi Interculturali, via s. Reparata 93-95-50129 Firenze
Suggéré par: 
Michela Landi
Courriel: 
michela[point]landi[at]unifi[point]it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/03/2016
Ville de l'événement: 
Paris
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
musique, compositeur

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