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Socio/ethno/anthropologie

Il dono come paradigma linguistico-culturale

Résumé de l'annonce: 
La giornata di studi "Il dono come paradigma linguistico-culturale" si svolgerà all'Università degli studi di Roma Tre il 19 marzo 2015.
Programma Ore 14.30 Apertura dei lavori Coordina: Danielle Londei, Università di Bologna Interventi di: - Federico Albano Leoni, Università Sapienza Il donum, la strena e il regalo - Vincenzo Matera, Università Bicocca di Milano La parola rivolta. Lo scambio e il dono come valori fondanti della socialità - Silvana Borutti, Università di Pavia Per una critica del dono come forma di intersoggettività - Laura Santone, Università Roma Tre Lo straniero à l’épreuve tra dono e ospitalità. Riflessioni sulla traduzione Répondant: Alessandro Duranti, UCLA, Los Angeles Ore 17.00 Pausa Caffè Ore 17.30 Presentazione del libro di Danielle Londei & Laura Santone (éds), Entre linguistique et anthropologie. Observations de terrain, modèles d’analyse et expériences d’écriture, Peter Lang, 2013 Intervengono : Enrica Galazzi, Università Cattolica di Milano; Franca Orletti, Università Roma Tre Répondant: Michela Fusaschi, Università Roma Tre
Suggéré par: 
Micaela Rossi
Courriel: 
micaela.rossi@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
19/03/2015
Ville de l'événement: 
Roma
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
dono, paradigma linguistico-culturale

Malelingue 2 - Mauvaises langues, male lingue, bad language/tongues, slechte taal/kwaadspreken, böse Sprachen

Résumé de l'annonce: 
Suite au colloque Malelingue 1 à Macerata (actes publiés dans Heteroglossia n°13), département SPOCRI et doctorat PEFLIC (dir. D. Lévy), la collaboration internationale sur ce thème se poursuit à l'Université de Rennes 2 avec le Laboratoire PREFics – EA 4246 (T. Bulot, G. Ledegen) et Aline Gohard (Domaine plurilinguisme et didactique des langues étrangères Université de Fribourg /Suisse).
Le colloque s'attache à  la perception des Mauvaises langues, par le sujet même ou par les autres, dans les discours courants et dans les discours officiels, comme inadéquates ou nocives pour la communication ou l’échange (Tabouret-Keller 2011). C’est dans cette mesure que les travaux, sur des terrains et situations langagières divers, initiés au PREFics - EA 4246 à propos les discriminations langagières (Meyer, 2012) et les différentes formes de linguicismes (Bulot, 2013) prennent leur place dans la présente session, travaux qui ont pour vocation de complexifier encore la construction-même de l’objet male lingue. Continuant la réflexion entamée lors du colloque Malelingue 1, seront étudiés les discours décrits et prescrits, effectués généralement pour classifier (catégoriser) mais aussi pour dénigrer ou exclure, qu’ils tiennent leurs représentations sur le théâtre de l’histoire des pays et des peuples, dans les « salons », à « l’école » ou sur la scène intime ou réflexive des auto-représentations. La thématique des migrations et mobilités linguistiques introduit centralement l’analyse glottopolitique du plurilinguisme, le dynamisme identitaire dans les situations de migrance interculturelle, voire les effets de la diasporisation sociolinguistique sur les valeurs auto- ou hétéro-attribuées aux langues. Ainsi seront envisagés une grande diversité de situations d’énonciation et de contextes sociohistoriques : polémique classique, insulte contemporaine, rumeur émergente, discours politiques stigmatisants, discours institutionnels classifiants,… les Mauvaises langues sont de tout temps objet tout à la fois de fascination et de répulsion. ----------------------------- Le colloque est ouvert aux étudiants de Licence, de Master, aux doctorants et post-doctorants, ainsi qu’aux enseignants-chercheurs et chercheurs spécialistes des différents champs scientifiques réunis ici au sein des Sciences Humaines et Sociales : sociolinguistique, sociodidactique, anthropologie, ... Il constituera un des moments forts de la formation et de la recherche du Laboratoire PREFics – EA 4246 et des universités partenaires de l’évènement. ------------------------ Les réflexions seront organisées en sessions qui porteront sur : Axe 1. Glottopolitique, plurilinguisme et migrances Ce premier axe, portant sur les Mauvaises langues dans le cadre d’analyses glottopolitiques du plurilinguisme et de la migrance, pourra réunir des contributions ayant trait aux discours officiels (discours linguistiques, statuts des langues), aux politiques linguistiques scolaires et universitaires, ou encore à la problématique du plurilinguisme prôné face à langue académique imposée, l'anglais. Axe 2. Discours et émergence de langues et institutions Ce deuxième axe se concentrera sur l’évaluation de l’éducation, de l’institution, mais fera aussi une place à l’analyse de discours dans l’analyse de l’émergence linguistique et pragmatique dans la construction des Mauvaises langues (entre autres, au sens ‘commérage’, « gossiping » (Morin 1969)). Il s’agit de s’interroger sur la dévalorisation du statut d’une langue et de ses locuteurs (ainsi que de ceux qui l’apprennent ou l’enseignent) au sein de l’institution. Axe 3. Interaction et difficultés à dire / à se dire Le troisième axe regroupera les aspects identitaires dans les auto-représentations, les discours ordinaires, les stéréotypes, axés sur la parole en difficultés, à dire et à se dire, à raconter et à se raconter (aspects psycholinguistiques, cognitifs, physiques, socio-psychologiques, sociaux, interculturels, etc.). Programme Le 04 juin 2015 09h00 Accueil Introduction : Malelingue : un projet européen ? - Président(e) de séance (Thierry Bulot – Rennes 2) 09h30 Intervention d’un élu de Rennes Métropole 09h45-10h15 : Le projet ANR Open Research Area, spécificités et modalités (Marie Grosset) 10h15-11h00 : Table Ronde : Mutualisation des méthodologies et des conceptualisations, quels enjeux européens (institutionnels, scientifiques et sociaux) pour le projet ? (Débat avec la participation de Thierry Bulot, Sabine Diao-Klaeger et Aline Gohard-Radenkovic) 11h00-11h15 : « ‘Malelingue’, mise en perspective de la conceptualisation de ses axes, raisons et enjeux » Danielle Levy (Macerata) 11h15-11h45 : « Discriminations et linguicismes : les mauvaises langues en sociolinguistique » Thierry Bulot & Gudrun Ledegen (Rennes 2) Pause déjeuner Session 1 : Glottopolitique, plurilinguisme et migrances -Président(e) de séance : Aline Gohard-Radenkovic (Fribourg) 13h45-14h30 : « Entre la bonne et la mauvaise "langue" : dynamiques familiales intergénérationnelles et rôle du dialecte dans la co-costruction de la compétence en Italien des migrant-e-s » Edith Cognigni (Macerata) 14h30-15h15 : « Les mauvaises langues des migrant-e-s : citoyenneté et migrance en région Romagne » Valeria Villa (Bordeaux 3) 15h15-16h00 : « Le ‘variamanana’ la mauvaise langue de la migrance ? questionnements glottopolitiques » Brigitte Rasoloniaina (Inalco Paris) Discutant-es : Elatiana Razafimandimanana & Thomas Vetier 16h30-17h15 : « Espace plurilingue et affichage des mauvaises langues à Alger » Aissa Boussiga (Alger) 17h15-18h00 : « Mise en mots de la mauvaise langue : dire les pratiques des jeunes migrants mineurs isolés à Rennes » Thomas Vetier (Rennes) 18h00-18h45 : « L’émergence glottonomique d’une ‘mauvaise langue’ : le camfranglais et ses enjeux identitaires » Jean-Benoit Tsofack et Venant Eloundou Eloundou (Dschang et Yaoundé) 18h45-19h30 : « Séjour de mobilité étudiante à la PHBern : entre langues honnies et mauvaises compétences, quel dispositif d’accompagement ? » Jésabel Robin (Bern) Discutant-es : Josianne Veillette, Hyacinthe Khodja & Pauline Rannou Le 05 juin 2015 Suite Session 1 : Glottopolitique, plurilinguisme et migrances -Président(e) de séance : Sabine Diao-Klaeger (Landau-Koblenz) 09h00-09h45 : « Discriminations sociolangagières et accès tendu à l’espace public : Catégorisation sociale, Accent, Identité, Altérité » Jeanne Meyer (Cergy-Pontoise) 09h45-10h30 : « Analyser les pratiques régionales en Alsace : une ou des mauvaises langues » Dominique Huck (Strasbourg) Discutant-es : Jésabel Robin, Thierry Deshayes Session 2 : Discours et émergence de langues et institutions - Président(e) de séance : Mathilde Anquetil (Macerata) 11h00-11h45 : « Langues d’intégration, langues de cohabitation. Plurilinguisme et mauvaises langues dans des communes bilingues fribourgeoises » Josianne Veillette (Fribourg) 11h45-12h30 : « LSF, langue de France émergente : discours identitaires et médicaux » Pauline Rannou (Rennes) Discutant-es : Mathieu Marchadour, Spomenka Alvir Pause déjeuner Session 3 : Interaction et difficultés à dire / à se dire - Président(e) de séance : Elatiana Razafimandimanana (Tours) 14h00-14h45 : « Enseigner/Apprendre les parlers jeunes ? Des pratiques de « langue urbaine » à l’épreuve de la traduction chez les étudiants italiens en contexte d’apprentissage du FLE » Silvia Vecchi (Macerata) 14h45-15h30 : « Dire et se dire : les mauvaises langues des migrants en Suisse » Spomenka Alvir (Fribourg) 15h30-16h15 : « Pratiques langagières et ’mauvais français’ en Afrique subsaharienne : entre le ludique et le stratégique » Sabine Diao-Klaeger (Landau-Koblenz) 16h15-17h00 : « ISIS, ISIL, Etat Islamique, DAESH, variations stratégiques dans la mise en scène énonciative d’un ennemi émergent » Mathilde Anquetil (Macerata) Discutant-es : Gudrun Ledegen & Sylvia Vecchi 17h30-18h30 : Table ronde finale présidée par Gudrun Ledegen, avec Aline Gohard-Radenkovic – Fribourg, Elatiana Razafimandimanana – Tours, Philippe Blanchet – Rennes, Danielle Levy - Macerata : « La/les mauvaise-s langue-s de la recherche : pour une approche politique de la recherche en SHS » 18h30 fin des travaux
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancymurzilli@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
04/06/2015
Date de fin de l'événement: 
05/06/2015
Ville de l'événement: 
Rennes
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Malelingue, langues,

Repenser la Méditerranée. L’apport des sciences sociales

Résumé de l'annonce: 
Dans le cadre de la pérennisation du réseau RAMSES, grâce au soutien du Laboratoire d’Excellence LabexMed et de la fondation A*MIDEX, avec la participation du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, est un appel à candidatures est lancé pour un Atelier thématique d’Etudes doctorales sur "Repenser la Méditerranée. L’apport des sciences sociales" qui se déroulera du 7 au 11 septembre 2015 à Marseille (France). Les doctorants, quelle que soit leur nationalité, sont invités à présenter leur candidature d’ici le 14 février 2015. Les frais de voyage, de restauration et d’hébergement seront pris en charge pour les candidats sélectionnés.
Présentation Vieil objet d’étude des historiens – sur quoi a été bâti un modèle de la longue durée et des échelles temporelles – la Méditerranée est un territoire particulièrement pertinent pour réinterroger les disciplines qu’elle a vu naître. À la suite d’Hérodote, les anthropologues, les géographes et les sociologues n’ont cessé d’analyser les moeurs, les espaces et les liens sociaux de ce terrain de connaissances, de cette Terra cognita. « Penser la Méditerranée », « Méditerranéiser la pensée » comme l’écrit Edgar Morin, c’est ce à quoi s’attachent les chercheurs de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme depuis bientôt 20 ans, avec notamment l’appui du Réseau d’Excellence des centres de recherche en sciences humaines sur la Méditerranée (RAMSES2). Qu’apprend-on aujourd’hui à regarder la Méditerranée au prisme des sciences sociales ? Point de contact et de tension, frontière et passage, espace de circulation et entité régionale, la Méditerranée se trouve au centre de nouveaux enjeux. Avec la mondialisation et l’émergence de nouvelles puissances, on assiste d’une part au renforcement d’unités régionales et d’autre part à une redéfinition des rapports Nord/Sud. Dans le même temps, depuis 2011, les bouleversements politiques majeurs de la rive Sud de la Méditerranée, et leurs conséquences sociales, économiques et juridiques, posent avec encore plus d’acuité dans un contexte de crise la question des conditions, enjeux et modalités de l’analyse des phénomènes sociaux à l’échelle euro-méditerranéenne. L’ambition de cet atelier est de proposer un cadre international et interdisciplinaire d’échanges et d’expériences privilégiant les croisements analytiques et méthodologiques. Cet appel s’adresse à tous les doctorants dont les recherches portent sur des enjeux sociétaux importants, tels les enjeux démographiques, environnementaux, de renouvellement des populations par les incessants mouvements migratoires, de nouvelle gouvernance régionale, ou encore de circulation des savoirs, de formes de solidarités ou de conflits qui y ont cours et qui infléchissent les ambitions de théorisation des sciences sociales. Il s’agira de questionner la démarche de recherche à partir d’une interaction avec d’autres disciplines et traditions d’études, en particulier celles de l’histoire, de la sociologie, de la géographie, de l’anthropologie et des sciences juridiques. Cette semaine de formation intensive sera l’occasion de travailler sur trois axes : - La comparaison déclinée à différentes échelles temporelles et spatiales (locales, nationales, régionales, internationales). - La circulation de notions, concepts et catégories d’analyse entre les pays et les disciplines. - La mise en oeuvre de protocoles d’enquête et d’outils (y compris numériques, artistiques et audiovisuels) dans la collecte de données inédites. Le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, partenaire de la formation, alimentera la réflexion de ces trois axes en associant les doctorants à la pratique professionnelle du Musée à partir de ses collections et fonds documentaires. Placée sous la direction scientifique du Laboratoire méditerranéen de sociologie (LAMES UMR 7305, CNRS AMU) et de l’Université de Bari (Centre interuniversitaire de recherche pour l’analyse du territoire (CRIAT), cette formation bénéficie aussi du soutien et de la participation des partenaires suivants : Laboratoire d’excellence « Les sciences humaines et sociales au coeur de l’interdisciplinarité pour la Méditerranée », Aix-Marseille Université / CNRS, Maison méditerranéenne des sciences de l’homme (USR 3125), Laboratoire Temps, Espaces, Langages Europe Méridionale Méditerranée (TELEMME UMR 7303), Institut d’ethnologie méditerranéenne et comparative (IDEMEC UMR 7307), Réseau de partenaires RAMSES, Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MUCEM), Université de Bari, Université d’Alicante, Ecole française d’Athènes, Université de Gênes.   Contenu et déroulement Cet atelier visant à faire progresser les doctorants dans leur parcours doctoral, chaque doctorant est invité à soumettre une contribution sous la forme d’un projet de thèse, d’un article, d’un dispositif méthodologique ou d’une réflexion relative à des enjeux épistémologiques. Afin de guider au mieux les doctorants dans leur projet scientifique, plusieurs activités seront programmées et (co)animées par des enseignants-chercheurs et des doctorants : - Des conférences plénières. - Des présentations et discussions des projets doctoraux. Groupées par thématiques, les présentations seront supervisées par plusieurs membres du comité scientifique. Les travaux de chaque doctorant seront diffusés à tous les membres de leur groupe de présentation : chaque papier sera lu et évalué par un chercheur ainsi qu’un autre doctorant du groupe. Chaque doctorant disposera de 15 minutes de présentation et 40 minutes de suggestions et discussions. - Un atelier pratique prenant pour cadre d’étude l’exposition permanente du MuCEM « La galerie de la Méditerranée ». - Des rencontres personnalisées. Les doctorants auront la possibilité de rencontrer individuellement les membres du comité scientifique afin de discuter de certains éléments de leur recherche qu’ils souhaiteraient approfondir. - Des échanges conviviaux. Des moments spécifiques seront aménagés dans le programme pour permettre un maximum d’échanges informels avec les chercheurs. Pour valoriser et donner une place à chacune de ces activités, la rencontre durera cinq jours (7 au 11 septembre 2015). Elle aura lieu au Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée. Afin de garantir la qualité de l’évaluation et des discussions, cette rencontre sera limitée à une vingtaine de doctorants ; les frais de voyage, restauration et hébergement sont pris en charge par les organisateurs. L’atelier doctoral est organisé dans le cadre de la pérennisation du Réseau d’Excellence des centres de recherche en sciences humaines sur la Méditerranée (RAMSES2) qui rassemble aujourd’hui 20 institutions euro-méditerranéennes. Cet atelier doctoral s’insère dans le projet d’un cycle d’ateliers doctoraux itinérants organisé.   Responsables scientifiques de l’atelier Sylvie Mazzella, Laboratoire méditerranéen de sociologie – LAMES UMR 7305 Biagio Salvemini, Centre interuniversitaire de recherche pour l’analyse du territoire - CRIAT, Université de Bari.   Modalités et inscriptions Pour participer à cet atelier doctoral, les doctorants devront être inscrits en thèse depuis au moins six mois. Chacun devra soumettre – pour le 14 février 2015 – un bref dossier de candidature comprenant : • La fiche de candidature jointe. • Un curriculum vitae (1 page maximum). • Une présentation des travaux personnels (1 à 2 pages maximum) : projet de thèse, article théorique ou empirique, étude de cas, revue de littérature, approche méthodologique ou posture épistémologique. Les candidats retenus seront prévenus au plus tard le 10 mars 2015 et seront ensuite invités à soumettre un texte complet. Celui-ci pourra être rédigé en français ou en anglais. Il comportera une introduction et une conclusion et n’excèdera pas 15 pages (hors références). Afin de regrouper les sessions anglophones, les doctorants préciseront dès l’inscription s’ils sont disposés à présenter en anglais (dans ce cas, un texte en anglais est fortement encouragé). Renseignements et candidatures : Chloé Chatelin +33 4 42 52 40 64 - chatelin@mmsh.univ-aix.fr   Comité d’organisation scientifique Sylvie Mazzella (LAMES CNRS AMU, UMR 7305), Biagio Salvemini (CRIAT, Université de Bari), Maryline Crivello (TELEMME CNRS AMU UMR 7303), Dionigi Albera (IDEMEC CNRS AMU UMR 7307), Maria Couroucli (Ecole française d’Athènes), Juan David Sempere Souvannavong (université d’Alicante), Nicola Mai (A*Midex, AMU LAMES UMR 7305), Constance De Gourcy (LAMES CNRS AMU UMR 7305), Pierre Fournier (LAMES CNRS AMU UMR 7305), Sylvia Girel (LAMES CNRS AMU UMR 7305), Sara Casella (LabexMed LAMES), Pierre Sintès (TELEMME CNRS AMU UMR 7303), Stéphane Mourlane (TELEMME CNRS AMU UMR 7303), Elisabetta Rosa (LabexMed TELEMME), Katia Boissevain (IDEMEC CNRS AMU UMR 7307), Cyril Isnart (IDEMEC CNRS AMU UMR 7307), Delphine Perrin (CERIC, CNRS AMU, UMR 7318), Xavier Philippe (Institut Louis Favoreu AMU), Salvatore Palidda (université de Gênes), Denis Chevallier (MuCEM), Yolande Padilla (MuCEM).
Nom du contact: 
Chloé Chatelin
Courriel du contact: 
chatelin@mmsh.univ-aix.fr
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancymurzilli@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
14/02/2015
Ville de l'événement: 
Marseille
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
méditerranée, sciences sociales

Discours d’Europe, discours sur l’Europe. Quand polémiques et controverses s’en(m)mêlent...

Résumé de l'annonce: 
Appel à communication pour le colloque international et interdisciplinaire "Discours d’Europe, discours sur l’Europe. Quand polémiques et controverses s’en(m)mêlent...". Le colloque aura lieu les 17 et 18 décembre 2015 à l’ULB, à l’initiative de l’Université libre de Bruxelles (Cevipol, Graid et Resic), de l’Université de Liège (Lemme), de l’Université de Mons, de l’Université Saint-Louis – Bruxelles (Crespo, IEE), des Groupes de travail « Questions sociales » et « Europe » de l’Association belge francophone de Science politique et du Groupe de contact F.R.S.-FNRS Langue(s) et Politique(s).
La construction européenne a déjà plus de 62 ans si l’on met en route le compteur à la naissance de la Communauté économique du charbon et de l’acier en 1952. Si dans un long premier temps, elle a été principalement l’affaire de la classe politique et de certaines professions directement concernées par son développement (fonctionnaires européens, financiers et exportateurs, industriels, juristes spécialisés en droit communautaire...), l’essentiel des populations européennes des États membres y était largement indifférente. Tout changea avec la décision prise par les élites politiques et économiques de transformer le marché commun des origines, surtout connu pour sa célèbre politique agricole commune (PAC), en une Union économique et monétaire (UEM). Pareil projet nécessitait de telles transformations des mentalités, notamment pour passer à une monnaie commune, qu’il a fallu entreprendre une extraordinaire politique de communication auprès des populations pour essayer de convaincre un maximum de monde possible du bien-fondé de l’entreprise et de ses bienfaits. C’est avec les débats sur le projet de Traité de Maastricht, dès avant son adoption par les chefs d’État et de gouvernement en décembre 1991, que l’Europe sortit de son «anonymat» populaire... Naquirent ainsi de sérieuses et nombreuses polémiques et controverses dans l’espace public tant sur le sens de cette construction que sur son rythme et ses élargissements, donnant lieu à des dénominations, faisant circuler des argumentaires et des mots d’ordre, et cristallisant des postures politiques : néolibéralisme contre développement de la redistribution sociale, souveraineté nationale contre supranationalisme, Europe des États contre Europe des régions, Europe de gauche contre Europe de droite. Des bipolarisations fortes se construisirent engageant le rejet ou le soutien pur et simple soit de la construction européenne soit du tournant amorcé depuis 1985 et le grand marché.   Intégration contre élargissement, fédéralisme contre confédéralisme, supranational contre intergouvernemental, Europe à une vitesse contre Europe à plusieurs vitesses : les polémiques sont aussi intenses parmi les partisans de la construction européenne. Certes ces débats sont plus anciens mais ils restent tout aussi vifs parmi ceux qui s’entendent pourtant à œuvrer à l’édification d’une Europe intégrée. Avec le virage effectué par le pouvoir politique de l’Union européenne dès 2010 par l’adoption des mesures de la nouvelle gouvernance économique, controverses et polémiques se renforcent de plus belle tout comme la popularisation négative du pouvoir européen symbolisé par une Troïka dont la légitimité est elle aussi fortement mise en débat : Europe des riches contre Europe des pauvres, Europe des banques contre Europe des peuples... Le clivage semble s’accroître davantage de part et d’autre. Ce prochain événement scientifique prolonge la réflexion commune entamée à l’automne 2013 par le « groupe de Besançon » sur la notion de contre-discours d’Europe et qui a débouché sur la création d’un réseau transnational de réflexion et d’échange dénommé l’Observatoire des discours d’Europe (http://disceurope.hypotheses.org/). Il vise à élargir le cercle de partage des études sur ce type de production discursive ainsi que les disciplines représentées : sciences politiques, socio-linguistique, sociologie, histoire, communication politique et journalisme, économie, philosophie. Le colloque a pour ambition de réunir deux jours durant des chercheur.e.s universitaires de diverses disciplines travaillant sur des terrains de recherche très variés et qui ont comme point commun de s’intéresser aux discours produits par les acteurs qui s’affrontent autour du processus de la construction européenne, que ce soit d’un point de vue diachronique ou synchronique. Le but est de faire le point sur l’état des principales controverses et polémiques sur la construction européenne pour réfléchir sur l’état réel de l’intégration européenne : quelles sont les polémiques qui s’éteignent ? Quelles sont celles qui survivent au temps ? Retrouve-t-on les mêmes types de débats dans tous les espaces nationaux ? Y a-t-il vraiment débat ou bien s’enferre-t-on dans des monologues imperméables les uns aux autres ? Existe-il au contraire des dialogues qui s’enrichissent mutuellement dans la durée ? Quelles sont les controverses-clés de l’heure ? Quels sont les styles, les arguments, les figures, les artifices les plus mobilisés pour polémiquer? Qui soutient l’Union européenne, qui la condamne? Qui soutient l’Europe, qui la condamne ? Ces deux dernières questions amenant des réponses bien différentes. Nous serons également amenés à nous demander quel est le rôle des discours médiatiques dans la construction des problèmes publics liés à l’Europe (i.e. l’entrée de la Turquie) et dans la médiatisation des débats présentés comme des polémiques ou des controverses. Enfin, les polémiques et controverses autour de l’Europe sont également éclairées par leur contraire, la recherche d’un consensus, par exemple lorsque les élites politiques nationales tendent à invoquer l’Union européenne pour créer le consensus autour de mesures entreprises, en particulier dans le champ socio-économique. Quelles sont les modalités de ces types de discours? L’Europe y joue-t-elle le rôle d’un bouc émissaire, d’une contrainte extérieure ? Est-elle présentée comme le lieu de définition du politiquement raisonnable ? Comme l’échelle de gouvernement (ou de « gouvernance ») adéquate pour faire face aux « défis de la mondialisation » ? Bref, comment l’Europe s’articule-t-elle aux discours politiques et économiques ? Comment participe-t-elle au découpage discursif des différentes sphères d’activité sociale ? Comment participe-t-elle à la distinction, en amont de la polémique, entre ce qui peut faire l’objet d’une polémique et ce qui ne le peut pas ? Au-delà des discours politique et médiatique, il nous intéresse d’interroger aussi la dimension des publics médiatiques ou citoyens par le biais des polémiques « profanes », que l’on peut retrouver sur des forums de discussion ou des réseaux sociaux. Les publics vont en effet acquérir une importance de plus en plus grande au fur et à mesure que le processus de construction européenne avance et que se développent des outils de consultation et des dispositifs sociotechniques de participation. La parole citoyenne, qu’elle apparaisse comme des énoncés éclatés (commentaires sur Facebook par exemple) ou sous forme organisée (sondage), est en effet toujours convoquée par les instances de décision, soucieuses de développer les processus de consultation. Mais cette parole peut également déclencher la polémique en lançant des pétitions ou des initiatives citoyennes. Dans ce contexte, la polémique peut être vue comme un outil de démocratisation. Travailler sur l’Europe, c’est aussi s’inscrire dans un contexte de multilinguisme ; l’Union européenne prend en compte officiellement 24 langues distinctes. Des travaux sur des corpus multilingues seront particulièrement appréciés. Un appel est lancé afin de recueillir des propositions de communication, que ce soit tant de praticiens de l’analyse du discours, quelle que soit la méthode d’analyse pratiquée, que des analystes travaillant sur les acteurs, les institutions et les politiques de l’Union européenne : le point de convergence des communications qui animeront ce colloque étant l’analyse de polémiques tant passées qu’actuelles sur le contenu et la forme de l’Europe à partir de matériaux textuels. Nous encourageons les participants à construire des corpus ad hoc susceptibles d’exemplifier les questions ici évoquées –la liste n’étant pas par ailleurs exhaustive. INFORMATIONS PRATIQUES ET CALENDRIER Lieu : Université libre de Bruxelles (ULB); date : 17 et 18 décembre 2015 Langue de travail : français et anglais Calendrier de l’événement : Appel à communication : 5 décembre 2014 Retour des projets de communication : 1er mars 2015 Sélection des projets : 1er mai 2015 Retour des textes de communication : 1er décembre 2015 FORMAT DU PROJET DE COMMUNICATION 3500 signes (espaces compris) comportant le nom, la discipline, l’Université de rattachement et le courriel du/des auteurs, le titre de la communication, la description de l’objet de la recherche, la/les méthodes d’analyses mobilisées, la mise en évidence de son inscription dans le thème du colloque. COMITE D’ORGANISATION BELGE Arthur Borriello (Politologue, Cevipol-ULB), Laura Calabrese (Analyse du discours, RESIC-ULB), Jean-Claude Deroubaix (Sociologue, sciences du langage, ESHS-UMons), Denis Duez (Politologue, IEE-USL-B ; GT ABSP « Europe »), François Fecteau (Sociologue, GRAID-ULB), Geoffrey Geuens (Communication, LEMME-ULg), Corinne Gobin (Politologue, GRAID-ULB ; GT ABSP « Questions sociales »), Clément Jadot (Politologue, Cevipol-ULB), Heidi Mercenier (Politologue, CRESPO-USL- B, groupe de contact F.R.S.-FNRS Langue(s) et Politique (s)). COMITE SCIENTIFIQUE INTERNATIONAL Julien Auboussier (Communication, Université de Franche-Comté), Paul Bacot (Politologue, professeur émérite de l’IEP Lyon), Michelangelo Conoscenti (Linguiste, Università di Torino), Alice Krieg-Planque (Communication, Université Paris Est-Créteil), Hélène Michel (Politologue, IEP de Strasbourg), Susan Milner (Politologue, University of Bath), Umberto Morelli (Historien, Università di Torino), Coco Norén (Linguiste, Uppsala University), Claire Oger (Communication, Université Paris Est-Créteil), Rachele Raus (Linguiste, Università di Torino), Philippe Schepens (Linguiste, Université de Franche-Comté), Agnès Steuckardt (Linguiste, Université de Montpellier), Pierre Tilly, (Historien, Université catholique de Louvain). Ce colloque est soutenu par l’Observatoire des discours d’Europe (Université de Franche-Comté) et le Centro Studi sull’Europa (Università di Torino). Les projets de communication sont à envoyer à cogobin@ulb.ac.be, François.Fecteau@ulb.ac.be, lcalabre@ulb.ac.be
Nom du contact: 
Corinne Gobin
Courriel du contact: 
cogobin@ulb.ac.be
Adresse postale: 
Université libre de Bruxelles
Suggéré par: 
Rachele Raus
Courriel: 
cogobin@ulb.ac.be
Date de début ou date limite de l'événement: 
01/03/2015
Ville de l'événement: 
Bruxelles
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Europe, colloque international, interdisciplinaire

Une approche linguistique de la médiation: quelles retombées? Colloque international

Résumé de l'annonce: 
Le Colloque réunira des linguistes, des médiateurs et des juristes qui apprécieront l’impact qu’une attention à la dimension linguistique peut apporter, d’un côté, en matière de précision conceptuelle, à l’égard de la médiation et, de l’autre, en termes de confiance envers toutes ses déclinaisons. Le Colloque sera aussi l’occasion de partager des réflexions sur les difficultés et les malentendus soulevés par le délaissement de la langue quand on traite de médiation ou quand on la pratique.
La polysémie du mot médiation reflète l’existence protéiforme de la médiation elle-même. Si, d’une part, le foisonnement des pratiques médiatives invite les spécialistes et les professionnels à trouver un accord sur les fondements théoriques essentiels utiles à la définir – un éclaircissement est requis en effet pour autonomiser la médiation comme discipline à part entière et la sauvegarder comme modus operandi au quotidien –, de l’autre, l’instabilité sémantique du mot, par son renvoi à la pluralité des pratiques médiatives (et soi-disant telles), réclame des études linguistiques ponctuelles sur, par exemple, les discours sur la médiation, c’est-à-dire concernant les principes d’une théorie de la médiation, et de(s) médiation(s) civile, familiale, institutionnelle, scolaire, sanitaire, etc. L’attention à la langue et au choix des mots est un enjeu central de la formation des médiateurs. Dans la mesure où la présence du médiateur dans le processus de médiation est liée à la plus stricte impartialité, toute défaillance communicative risque d’en compromettre l’issue. Les sciences du langage sont donc un outil précieux non seulement pour enquêter sur les échanges (à l’écrit comme à l’oral) qui relèvent de toutes les pratiques se réclamant de la médiation, mais aussi pour aider les médiateurs à choisir les stratégies communicatives les plus appropriées. Sous la direction de Michele De Gioia (Université de Padoue), ce Colloque international fournira une approche scientifique des retombées théoriques, pratiques, voire économiques, de l’analyse rigoureusement linguistique de la médiation. Des linguistes, des médiateurs et des juristes apprécieront l’impact qu’une attention à la dimension linguistique peut apporter, d’un côté, en matière de précision conceptuelle, à l’égard de la médiation et, de l’autre, en termes de confiance envers toutes ses déclinaisons. Le Colloque sera aussi l’occasion de partager des réflexions sur les difficultés et les malentendus soulevés par le délaissement de la langue quand on traite de médiation ou quand on la pratique. Seront présentées par conséquent des recherches portant sur les divers aspects linguistiques (morphosyntaxiques, lexicaux, textuels, conversationnels etc.) qui caractérisent les discours sur la médiation et de(s) médiation(s). Toutes les études s’efforceront de donner une réponse à l’urgence réelle de mieux expliquer et relancer la médiation comme « processus de communication éthique » sur les différents plans de l’existence sociale et pour chaque moment de la vie.
Nom du contact: 
Mario Marcon
Courriel du contact: 
mario.marcon@uniud.it
Adresse postale: 
Archivio Antico - Palazzo Bo - via VIII Febbraio, 2 - Padova
Suggéré par: 
Mario Marcon
Courriel: 
mario.marcon@uniud.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
09/12/2014
Ville de l'événement: 
Padova
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
médiation, approche linguistique
Site web de référence: 
http://www.spgi.unipd.it/dipartimento/news/eventi-e-news/
http://www.unipd.it/ilbo/content/une-approche-linguistique-de-la-mediation-quelles-retombees

Perspectives Critiques : François Cusset à Rome

Résumé de l'annonce: 
François Cusset dialogue avec Dario Gentili sur French et Italian Theory, modération Stefano Petrucciani, avec traduction consécutive de Riccardo Antoniucci.
Dans le cadre d'un cycle consacré au débat d'idées, François Cusset tiendra une conférence à l'Université la Sapienza à Rome le 25 novembre à 16h30, autour de son livre French Theory (il Saggiatore, 2012). Il s'entretiendra avec  Dario Gentili autour du thème " Dialogue entre la French Theory et l'Italian Theory ". La rencontre bilingue français-italien sera modérée par Stefano Petrucciani, avec traduction consécutive de Riccardo Antoniucci. Où et quand? Villa Mirafiori, Aula VIII Via Carlo Fea, 2 00161 ROMA 16h30 François Cusset est professeur d'études américaines à l'Université Paris-Ouest. Dario Gentili est chercheur en philosophie politique (Istituto Italiano di Scienze Umane SUM, Roma 3, Daad...). Stefano Petrucciani est professeur de philosophie à l'Université La Sapienza. Riccardo Antoniucci est traducteur pour la maison d'éditions DeriveApprodi.
Nom du contact: 
Lucie Lagardère
Courriel du contact: 
lucie.lagardere@institutfrancais.it
Suggéré par: 
Lucie Lagardère
Courriel: 
lucie.lagardere@institutfrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
25/11/2014
Ville de l'événement: 
Roma
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
débat, idée, philosophie, cultural studies, french theory, rencontre, institut français, Sapienza Università, perspectives critiques
Site web de référence: 
http://roma.institutfrancais-italia.com/fr/node/5058

Le mythe mode d’emploi Pour une nouvelle épistémologie des réécritures littéraires des mythes

Résumé de l'annonce: 
Appel à contribution - n 17 Interférences Littéraires- octobre 2015. Le numéro Le Mythe: mode d'emploi vise à formuler de nouvelles voies pour envisager les enjeux des réécritures des mythes dans le domaine de la littérature et à s’interroger sur les outils qu’il convient de mettre en œuvre pour rendre compte des enjeux soulevés par les réécritures des mythes dans la littérature.
Appel à contributions - n° 17 Interférences Littéraires - octobre 2015 - Le Mythe: mode d'emploi Le mythe mode d’emploi. Pour une nouvelle épistémologie des réécritures littéraires des mythes s. dir. Franca Bruera & Giulia Boggio Marzet (Università di Torino) n° 17, octobre 2015 Des années 1960 à nos jours, la critique thématique, la mythanalyse, la mythocritique, les études sur l’intertextualité et, plus récemment, la poétique comparée des mythes et la comparaison différentielle n’ont eu de cesse de s’intéresser aux critères méthodologiques fondant l’analyse des réécritures littéraires des mythes. Au sein des études littéraires, au cours de la deuxième moitié du xxe siècle, les recherches sur les réécritures des mythes ont été soumises à de profondes transformations. Pour donner une idée synthétique de l’évolution des débats, une première période a été caractérisée par la prépondérance d’approches ethno-anthropologiques et philosophiques (Bachelard, Durand), fondées sur la conception du mythe comme matrice sémantique invariante. En réaction à ces approches fondatrices, pour lesquelles le texte littéraire faisait parfois simplement office de modèle donnant lieu à l’application de méthodes à vocation universalisante, la recherche s’est tournée vers des outils méthodologiques plus spécifiquement littéraires et a tendu à étudier les œuvres pour elles-mêmes. Ce tournant de l’histoire de l’étude des réécritures mythiques, qui correspond à l’émergence de la mythocritique, s’est notamment traduit par l’adoption d’une nouvelle terminologie (« mythe littéraire », « thème », « motif ») et de nouvelles notions (« irradiation », « flexibilité », « émergence »). À partir des années 1980, la recherche d’une forme prototypique, voire d’une « essence » des mythes littéraires a été délaissée au profit des nouvelles perspectives de la critique thématique (Brémond) et de celles qui, reposant sur une interaction entre philologie, ethno-anthropologie et sémiotique (Detienne, Calame, Bollack), réaffirmaient en même temps la spécificité historique de chaque formulation littéraire d’un mythe. Dans le sillon des études de Calame, de nouvelles pistes de recherche, axées sur la poétique comparée des mythes et, plus largement, sur des perspectives interdisciplinaires, ont vu le jour au cours de cette dernière décennie. Ainsi Ute Heidmann a-t-elle élaboré ses recherches sur le sujet en fonction d’une poétique comparative des mythes fondée sur une approche différentielle qui vise à faire droit à la singularité énonciative de chaque réécriture. Depuis quelques années, auprès du Dipartimento di Studi Umanistici de l’Université de Turin, un groupe de recherche travaille sur le potentiel herméneutique de l’expérience littéraire, dans une perspective interdisciplinaire visant à dépasser aussi bien les limites d’un système logocentrique relevant de la tradition cartésienne et rationaliste (Derrida), que les contraintes du déconstructionnisme (Putnam), donc d’une pensée axée sur l’assemblage et l’accumulation au détriment de la possibilité d’articuler un discours non-fragmentaire. Au sein de l’ouvrage Beyond Deconstruction from Hermeneutics to Reconstruction (De Gruyter, 2012, A. Martinengo dir.), qui rassemble les résultats d’une première phase de recherche sur ces problématiques, la mobilisation des modèles mythiques dans la littérature est apparue comme un exemple emblématique de ce dépassement. S’inscrivant dans le prolongement de ces recherches, le numéro spécial d’Interférences littéraires/Literaire interferenties se propose de systématiser et d’approfondir les apports théoriques et méthodologiques des travaux les plus récents à propos des réécritures littéraires des mythes. Ce projet a pour ambition de contribuer à la constitution d’une nouvelle épistémologie au sein des études littéraires. Il s’agira de réunir un ensemble d’articles dont la vocation sera prioritairement théorique et méthodologique et qui se fonderont, autant que possible, sur l’étude de cas particuliers. Ces contributions se donneront pour objectif de formuler de nouvelles voies pour envisager les enjeux des réécritures des mythes dans le domaine de la littérature. Ainsi peut-on se demander en quoi consiste la particularité des réécritures mythiques au regard des autres formes littéraires. Quels sont les traits typiques du mythe réécrit au regard de l’identité du discours littéraire ? Comment ces spécificités se trouvent-t-elle mobilisée dans les œuvres littéraires ? Selon quelles finalités ? Que nous dit le traitement littéraire des mythes de ce que la littérature tend à être en tant que discours, mais aussi, plus largement, en tant que pratique sociale et anthropologique historiquement déterminée ? Ou encore comment est-il possible d’aborder le discours mythique face au discours littéraire sans pourtant négliger les modalités d’énonciation de l’œuvre ? Devant ces questions, il importe de s’interroger sur les outils qu’il convient de mettre en œuvre pour rendre compte des enjeux soulevés par les réécritures des mythes dans la littérature. Veuillez envoyer vos propositions avant le 15 septembre 2014 à Franca Bruera (franca.bruera@unito.it), Giulia Boggio Marzet (giuliaboggiomarzet@gmail.com) et David Martens (david.martens@arts.kuleuven.be). Cette proposition comprendra un résumé de plus ou moins 300 mots, ainsi qu’une courte biographie précisant votre appartenance institutionnelle et vos domaines de recherche. La sélection des textes sera opérée pour le 15 octobre 2014. Les articles, d’une longueur de 30.000 à 50.000 signes (espaces et notes compris), seront soumis dans leur version définitive par voie électronique pour le 25 février 2015.
Nom du contact: 
Giulia Bozzo Marzet
Courriel du contact: 
giuliaboggiomarzet@gmail.com
Adresse postale: 
Via Sant'Ottavio 20, 10124 Torino
Suggéré par: 
Franca Bruera 17/06/2014
Courriel: 
franca.bruera@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/09/2014
Ville de l'événement: 
Turin
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 

Le mythe mode d’emploi Pour une nouvelle épistémologie des réécritures littéraires des mythes

Résumé de l'annonce: 
Appel à contribution - n 17 Interférences Littéraires- octobre 2015. Le numéro Le Mythe: mode d'emploi vise à formuler de nouvelles voies pour envisager les enjeux des réécritures des mythes dans le domaine de la littérature et à s’interroger sur les outils qu’il convient de mettre en œuvre pour rendre compte des enjeux soulevés par les réécritures des mythes dans la littérature.
Appel à contributions - n° 17 Interférences Littéraires - octobre 2015 - Le Mythe: mode d'emploi Le mythe mode d’emploi. Pour une nouvelle épistémologie des réécritures littéraires des mythes s. dir. Franca Bruera & Giulia Boggio Marzet (Università di Torino) n° 17, octobre 2015 Des années 1960 à nos jours, la critique thématique, la mythanalyse, la mythocritique, les études sur l’intertextualité et, plus récemment, la poétique comparée des mythes et la comparaison différentielle n’ont eu de cesse de s’intéresser aux critères méthodologiques fondant l’analyse des réécritures littéraires des mythes. Au sein des études littéraires, au cours de la deuxième moitié du xxe siècle, les recherches sur les réécritures des mythes ont été soumises à de profondes transformations. Pour donner une idée synthétique de l’évolution des débats, une première période a été caractérisée par la prépondérance d’approches ethno-anthropologiques et philosophiques (Bachelard, Durand), fondées sur la conception du mythe comme matrice sémantique invariante. En réaction à ces approches fondatrices, pour lesquelles le texte littéraire faisait parfois simplement office de modèle donnant lieu à l’application de méthodes à vocation universalisante, la recherche s’est tournée vers des outils méthodologiques plus spécifiquement littéraires et a tendu à étudier les œuvres pour elles-mêmes. Ce tournant de l’histoire de l’étude des réécritures mythiques, qui correspond à l’émergence de la mythocritique, s’est notamment traduit par l’adoption d’une nouvelle terminologie (« mythe littéraire », « thème », « motif ») et de nouvelles notions (« irradiation », « flexibilité », « émergence »). À partir des années 1980, la recherche d’une forme prototypique, voire d’une « essence » des mythes littéraires a été délaissée au profit des nouvelles perspectives de la critique thématique (Brémond) et de celles qui, reposant sur une interaction entre philologie, ethno-anthropologie et sémiotique (Detienne, Calame, Bollack), réaffirmaient en même temps la spécificité historique de chaque formulation littéraire d’un mythe. Dans le sillon des études de Calame, de nouvelles pistes de recherche, axées sur la poétique comparée des mythes et, plus largement, sur des perspectives interdisciplinaires, ont vu le jour au cours de cette dernière décennie. Ainsi Ute Heidmann a-t-elle élaboré ses recherches sur le sujet en fonction d’une poétique comparative des mythes fondée sur une approche différentielle qui vise à faire droit à la singularité énonciative de chaque réécriture. Depuis quelques années, auprès du Dipartimento di Studi Umanistici de l’Université de Turin, un groupe de recherche travaille sur le potentiel herméneutique de l’expérience littéraire, dans une perspective interdisciplinaire visant à dépasser aussi bien les limites d’un système logocentrique relevant de la tradition cartésienne et rationaliste (Derrida), que les contraintes du déconstructionnisme (Putnam), donc d’une pensée axée sur l’assemblage et l’accumulation au détriment de la possibilité d’articuler un discours non-fragmentaire. Au sein de l’ouvrage Beyond Deconstruction from Hermeneutics to Reconstruction (De Gruyter, 2012, A. Martinengo dir.), qui rassemble les résultats d’une première phase de recherche sur ces problématiques, la mobilisation des modèles mythiques dans la littérature est apparue comme un exemple emblématique de ce dépassement. S’inscrivant dans le prolongement de ces recherches, le numéro spécial d’Interférences littéraires/Literaire interferenties se propose de systématiser et d’approfondir les apports théoriques et méthodologiques des travaux les plus récents à propos des réécritures littéraires des mythes. Ce projet a pour ambition de contribuer à la constitution d’une nouvelle épistémologie au sein des études littéraires. Il s’agira de réunir un ensemble d’articles dont la vocation sera prioritairement théorique et méthodologique et qui se fonderont, autant que possible, sur l’étude de cas particuliers. Ces contributions se donneront pour objectif de formuler de nouvelles voies pour envisager les enjeux des réécritures des mythes dans le domaine de la littérature. Ainsi peut-on se demander en quoi consiste la particularité des réécritures mythiques au regard des autres formes littéraires. Quels sont les traits typiques du mythe réécrit au regard de l’identité du discours littéraire ? Comment ces spécificités se trouvent-t-elle mobilisée dans les œuvres littéraires ? Selon quelles finalités ? Que nous dit le traitement littéraire des mythes de ce que la littérature tend à être en tant que discours, mais aussi, plus largement, en tant que pratique sociale et anthropologique historiquement déterminée ? Ou encore comment est-il possible d’aborder le discours mythique face au discours littéraire sans pourtant négliger les modalités d’énonciation de l’œuvre ? Devant ces questions, il importe de s’interroger sur les outils qu’il convient de mettre en œuvre pour rendre compte des enjeux soulevés par les réécritures des mythes dans la littérature. Veuillez envoyer vos propositions avant le 15 septembre 2014 à Franca Bruera (franca.bruera@unito.it), Giulia Boggio Marzet (giuliaboggiomarzet@gmail.com) et David Martens (david.martens@arts.kuleuven.be). Cette proposition comprendra un résumé de plus ou moins 300 mots, ainsi qu’une courte biographie précisant votre appartenance institutionnelle et vos domaines de recherche. La sélection des textes sera opérée pour le 15 octobre 2014. Les articles, d’une longueur de 30.000 à 50.000 signes (espaces et notes compris), seront soumis dans leur version définitive par voie électronique pour le 25 février 2015.
Nom du contact: 
Giulia Boggio Marzet
Courriel du contact: 
giuliaboggiomarzet@gmail.com
Adresse postale: 
Via Sant'Ottavio 20, 10124 Torino
Suggéré par: 
Franca Bruera
Courriel: 
giuliaboggiomarzet@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/09/2014
Ville de l'événement: 
Turin
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
mythe, littérature, épistémologie, méthodologie, théorie, réécritures

Expériences interculturelles en entreprise: comment s’organiser pour oeuvrer ensemble. Cycle de conférences 2014 "Langues et citoyenneté. Comprendre le monde pour agir dans la société"

Résumé de l'annonce: 
Rencontres avec Philippe d'Iribarne, ingénieur polytechnique, ex directeur de recherche au CNRS.
Initiative organisée dans le cadre du cycle de conférences 2014. Langues et citoyenneté: comprendre le monde pour agir dans la sociétéPhilippe D’Iribarne, Ingénieur polytechnique ex Directeur de Recherche CNRS"Expériences interculturelles en entreprise: comment s’organiser pour oeuvrer ensemble" Programme:6 mai : 10.30/12.30 – Università degli Studi di Milano –  Polo mediazione (Sesto San Giovanni), Aula T47 mai : 8.45/10.30 – Università Cattolica – Sede di via Morozzo della Rocca, Aula 004  Le cycle de conférences a reçu le label scientifique de l’Université Franco-italienneIl ciclo di conferenze ha ottenuto il label scientifico dell’Università Italo-francese Pour tout renseignementUniversità Cattolica - Enrica Galazzi : enrica.galazzi@unicatt.itUniversità degli Studi di Milano - Marie-Christine Jullion: marie.jullion@unimi.itInstitut Français de Milan - Claudie Pion : claudie.pion@institutfrançais.it
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancy.murzilli@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
06/05/2014
Date de fin de l'événement: 
07/05/2014
Ville de l'événement: 
Milano
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
expérience interculturelle, langue, citoyenneté

Festival Nuovo Cinema Europa: serata dedicata al cinema di animazione

Résumé de l'annonce: 
Due film francesi saranno presentati al Festival Nuovo cinema europa nella sezione dedicata al cinema di animazione con il film animato “Couleur de peau: miel” di Jung & Laurent Boileau (Francia/Belgio 2012) e “Mademoiselle Kiki et les Montparnos” di Amélie Harrault (Francia 2013).
Festival Nuovo Cinema Europa: serata dedicata al cinema di animazione El ruido del mondo («El rumore del mondo» 2013, Spagna) di Coke Riobóo (1971). Corto metraggio premiato in vari festival. Mademoiselle Kiki et les Montparnos («Kiki di Montparnasse», 2013, Francia») di Amélie Harrault (1982). César 2014 del migliore corto d'animazione. Couleur de peau : miel («Colore della pelle: miele», 2012, Francia | Svizzera) di Jung & Laurent Boileau. Premiato 20 volte in festival. Presentato dall'Alliance française Galliera di Genova, l'Università di Genova e l'Institut français Italia. I film Couleur de peau : miel e Mademoiselle Kiki et les Montparnos sono stati tradotti dagli studenti della LM94 (Traduzione e interpretariato) del Dipartimento di Lingue e culture moderne dell'Università di Genova PROIEZIONI E DIBATTITI: Cinema Sivori (Salita Santa Caterina 12) ORARIO PROIEZIONI: ore 21.00. INFO E PROGRAMMA: info@fnce.it | +39 010 8567448 | www.fnce.it
Courriel du contact: 
info@fnce.it
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancy.murzilli@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
07/04/2014
Ville de l'événement: 
Genova
Type d'événement: 
Informations diverses
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
cinéma
Site web de référence: 
www.fnce.it

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