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Appels à contribution

Plurilinguisme et littératie dans les pays francophones et italophones

Résumé de l'annonce: 
"Synergies Italie", n° 18/2022
APPEL À CONTRIBUTIONS POUR LE N°18/2022 Date limite de soumission des résumés : 31 mai 2021 La revue "Synergies Italie", revue francophone indexée dans de nombreuses bases de revues scientifiques dont ERIH PLUS, Scopus et Anvur lance un appel à contributions pour la publication du n°18 sur le thème suivant : PLURILINGUISME ET LITTÉRATIE DANS LES PAYS FRANCOPHONES ET ITALOPHONES Numéro coordonné par SARA VECCHIATO Dans un cadre général de grands changements sociaux, accélérés par la crise pandémique mondiale, les compétences linguistiques s’inscrivent dans des espaces sociaux en tension (Berthoud & Burger, 2014) et augmentent leur importance à bien des égards. En effet, sur un marché où l’impact des technologies de l’information est en train de remodeler la division du travail (Frey & Osborne, 2017 ; Levy & Murnane, 2012), plusieurs professions de niveau « moyen » disparaissent. Face à cet effet sablier (Vittori, 2009) partageant de plus en plus la société, le fait de parler plusieurs langues est important pour l’épanouissement personnel et professionnel de l’individu (Grin, 2015). La formation linguistique touche de près l’ensemble des compétences mobilisées en lecture et en écriture, désignées sous le nom de « littératie » (ou « lettrisme », cf. Pruvost, 2019) : alors que l’évolution de la société impose des niveaux de plus en plus élevés de littératie, les phénomènes de l’analphabétisme et de l’illettrisme marginalisent des fractions importantes d’adultes (OCDE, 2020 ; Vertecchi & Gallina, 2007). Puisque le plurilinguisme est configuré comme un « capital culturel » (Bourdieu & Passeron, 1970 ; Coffey, 2018), l’éducation aux langues a une valeur d’émancipation sociale (De Mauro, 2018). Premièrement, la question du plurilinguisme est d’une grande actualité à un moment historique où l’Europe débat de son avenir et où l’équilibre entre les langues est en train d’être redessiné (Ginsburgh et al., 2017 ; Somssich, 2016). En effet, s’il existe un consensus sur le fait que pouvoir s’exprimer et accéder à des services dans sa propre langue est un droit (Varennes, 2016), la co-édition de textes en plusieurs langues au niveau européen soulève un certain nombre de problématiques (Raus, 2010), si bien que le coût du maintien du plurilinguisme au niveau européen fait débat (Ginsburgh et Moreno-Ternero 2020). D’autre part, il est bien connu qu’au niveau économique, le manque de compétences en langues étrangères parmi les employés entraîne un préjudice qui a été quantifié dans plusieurs études (Commission Européenne 2009 ; Holmes, 2018), tandis que certain.e.s chercheur.e.s ont souligné le rôle du plurilinguisme comme stratégie de communication efficace dans les entreprises (Gerolimich & Vecchiato, 2016 ; Lüdi, 2020). La valeur économique des langues étrangères dans la carrière professionnelle d’un individu semble être une donnée acquise, quoique les études scientifiques sur ce sujet aient une extension variable selon les pays, notamment en ce qui concerne l’Italie (Gazzola, 2017). Toujours est-il que le modèle d’une langue véhiculaire unique a longtemps été remis en question (Hogan-Brun, 2017 ; Mattioda, 2013). Parmi les alternatives possibles, la pratique de l’intercompréhension, ou lingua receptiva, a reçu l’attention de la Commission européenne (Ten Thije et al., 2017) et pourrait représenter un tournant communicatif, notamment pour les langues romanes (Badelita, 2016). En même temps, les compétences plurilingues et pluriculturelles (Coste et al., 2009 ; Gibault, 2018) risquent d’être présentées de manière enthousiaste comme la panacée à toutes les inégalités sociolinguistiques, alors qu’elles peuvent aussi faire l’objet d’exploitation par le marché, sans que l’individu en tire aucun bénéfice (Duchêne, 2011 ; Duchêne & Heller, 2012). Deuxièmement, le plurilinguisme comme gage de la connaissance et de la reconnaissance de l’Autre constitue le pari de l’Observatoire Européen du plurilinguisme qui a soumis au Conseil de l’Europe et au Parlement européen une Charte européenne du plurilinguisme (Observatoire européen du plurilinguisme, 2005 ; Telmon, 2018). En effet, l’utilisation de répertoires linguistiques plurilingues (Lüdi, 2006) permet à la personne d’entrer en contact avec d’autres cultures et d’explorer son identité d’un autre point de vue (Kinginger, 2008). Toutefois, le plurilinguisme n’est ni conçu ni accepté de la même manière au niveau international et au niveau national : la pression en faveur du monolinguisme justifie alors des revendications empreintes de purisme qui justifient l’abandon des répertoires linguistiques plurilingues au niveau local (Cerquiglini, 2003 ; sous presse ; Telmon et al., 2012). Cette divergence sur le plan symbolique devient d’une pertinence absolue dans certains contextes tels que les régions frontalières (Buonocore, 2018). Lorsque, d’autre part, l’éducation linguistique intervient positivement dans la formation de l’individu, le plurilinguisme peut donner lieu à une expérience privilégiée de réflexion sur soi, comme c’est le cas dans la proposition pédagogique de « l’autobiographie linguistique » (Favero & Sofia, 2018). Troisièmement, le plurilinguisme touche directement la transmission du savoir, bien que ce rôle soit resté relativement discret (Berthoud & Gajo, 2020). En effet, le monolinguisme de plus en plus répandu dans la communication scientifique comporte le risque pour les langues qui ne sont pas « hyper-centrales » (au sens de Calvet, 1999), comme le français et l’italien, de mener des batailles d’arrière-garde pour défendre un héritage culturel du passé (Cabiddu, 2017 ; Hamel, 2013). Inversement, la « littératie plurilingue » peut entrer en jeu dans les entreprises, les institutions, et surtout dans l’éducation (Egli Cuenat et al., 2020 ; Legros et al., 2009 ; Lo Bianco, 2000). Les éducateurs se confronteront alors à une valorisation fortement asymétrique des langues selon le pays et au phénomène de l’illettrisme dans la langue maternelle accompagné de la scolarisation de l’enfant dans une langue qu’il maitrise mal ou pas du tout (Conseil de l’Europe et Assemblée parlementaire, 2006). Voilà pourquoi les études de langues étrangères et le temps consacré à la lecture-écriture dans l’enseignement font l’objet d’une attention particulière dans la planification de l’éducation au sein de l’Union européenne (DEPP, 2020). Ce numéro de Synergie Italie se veut une occasion de faire le point sur le plurilinguisme et la littératie, en les considérant à la fois de façon autonome et à travers leurs points d’intersection. Un accent particulier sera mis sur leur rôle dans les pays francophones et italophones. Voici une liste (non exhaustive) des questions examinées : • plurilinguisme et identité(s) sociale(s), compétences pluriculturelles, droits linguistiques ; • littératie plurilingue, compétences d’écriture dans un milieu multilingue ; • illettrisme en L1, éducation au plurilinguisme, intercompréhension, lingua receptiva ; • valeur économique des langues, marché des langues ; • communautés translinguales, communautés plurilingues et écrilectes. Références Badelita, C.-G. (2016). « L’intercomprensione – una possibile svolta comunicativa in ambito romanzo ». Colóquio Internacional Comunicação e cultura na Romània europeia 2015, pp. 274–282. Berthoud, A.-C., & Burger, M. (2014). Repenser le rôle des pratiques langagières dans la constitution des espaces sociaux contemporains. De Boeck Superieur. Berthoud, A.-C., & Gajo, L. (2020). The Multilingual Challenge for the Construction and Transmission of Scientific Knowledge. John Benjamins. Bourdieu, P., & Passeron, J.-C. (1970). La Reproduction: Éléments pour une théorie du système d’enseignement (édition électronique). Minuit. Buonocore, A. (2018). « Quelques réflexions sur la didactique de la langue, de la civilisation et de la littérature françaises dans un contexte plurilingue ». Synergies Italie, n° 14, pp. 69–80. Cabiddu, M. A. (2017). L’italiano alla prova dell’internazionalizzazione. Guerini e associati. Calvet, L.-J. (1999). Pour une écologie des langues du monde. Plon. Cerquiglini, B. (A c. Di). (2003). Les langues de France. Presses Universitaires de France. Coffey, S. (2018). « Choosing to Study Modern Foreign Languages: Discourses of Value as Forms of Cultural Capital ». Applied Linguistics, n° 39(4), pp. 462–480. Conseil de l’Europe, & Assemblée parlementaire. (2006). APCE - Recommandation 1740 (2006) — La place de la langue maternelle dans l’enseignement scolaire. Coste, D., Moore, D., & Zarate, G. (2009). Compétence plurilingue et pluriculturelle. Vers un Cadre Européen Commun de référence pour l’enseignement et l’apprentissage des langues vivantes: études préparatoires. Version révisée et enrichie d’un avant-propos et d’une bibliographie complémentaire. Conseil de l’Europe, Division des Politiques linguistiques. https://www.coe.int/fr/web/language-policy/home De Mauro, T. (2018). L’ educazione linguistica democratica. Laterza. Duchêne, A. (2011). « Néolibéralisme, inégalités sociales et plurilinguisme: L’exploitation des ressources langagières et des locuteurs ». Langage et societe, n° 136(2), pp. 81–108. Duchêne, A., & Heller, M. (2012). Language in Late Capitalism: Pride and Profit. Routledge. Egli Cuenat, M., Manno, G., & Desgrippes, M. (2020). « Littératie(s) plurilingue(s) dans le contexte de l’apprentissage et de l’enseignement des langues – des perspectives complémentaires ». Bulletin VALS-ASLA, pp. 1–13. Commission Européenne. (2009). Languages mean business: Companies work better with languages : recommendations from the Business Forum for Multilingualism established by the European Commission. Publications Office of the European Union. http://op.europa.eu/en/publication-detail/-/publication/d5ee6ef0-986c-49e6-b8ac-71da8401efc6/language-en/format-PDF Favero, E., & Sofia, V. (2018). L’autobiografia linguistica nella pratica didattica: Una proposta per valorizzare la madrelingua e il plurilinguismo. Aracne. Frey, C. B., & Osborne, M. A. (2017). « The future of employment: How susceptible are jobs to computerisation? ». Technological Forecasting and Social Change, n°114, pp. 254–280. Gazzola, M. (2017). Multilinguismo ed economia in Italia. In M. A. Cabiddu (A c. Di), L’italiano alla prova dell’internazionalizzazione. Guerini e associati. Gerolimich, S., & Vecchiato, S. (A c. Di). (2016). Le plurilinguisme et le monde du travail / Plurilingualism and the Labour Market. Entre besoins, défis et stratégies / Language needs, challenges and strategies. Peter Lang. Gibault, F. (2018). « Langues, interculturalité et emploi: Comment préparer les étudiants et l’université à une société globalisée ? », Synergies Italie, n°14, pp. 45–53. Ginsburgh, V., Moreno-Ternero, J. D., & Weber, S. (2017). « Ranking languages in the European Union: Before and after Brexit ». European Economic Review, n° 93(C), pp.139–151. Grin, F. (2015). « La valeur des langues dans l’activité professionnelle ». In C. Carrère (A c. Di), L’impact économique des langues. Implications pour la francophonie. Ferdi, Economica, pp. 1–21. Hamel, R. (2013). « L’anglais, langue unique pour les sciences? Le rôle des modèles plurilingues dans la recherche, la communication scientifique et l’enseignement supérieur ». Synergies Europe, n° 8, pp. 53–66. Hogan-Brun, G. (2017). Linguanomics -. What is the Market Potential of Multilingualism? Bloomsbury Academic. Holmes, B. (2018). « Speaking to a Global Future: The Increasing Value of Language and Culture to British Business Post-Brexit ». In M. Kelly (A c. Di), Languages after Brexit: How the UK Speaks to the World. Springer International Publishing, pp. 61–74. Kinginger, C. (2008). « épertoires: Décentrages et expression identitaire ». In G. Zarate, D. Lévy, & C. J. Kramsch (A c. Di), Précis du plurilinguisme et du pluriculturalisme, pp. 47–50. Legros, D., Bounouara, Y., Acuna, T., Benaicha, F. Z., Hoareau, Y. V., & Sawadogo, F. (2009). « TICE et Cognition de la Littératie plurilingue. Vers un modèle intégrateur ». Synergie Algérie, n°6, pp. 21–28. Levy, F., & Murnane, R. J. (2012). The New Division of Labor: How Computers Are Creating the Next Job Market. Princeton University Press. Lo Bianco, J. (2000). « Multiliteracies and multilingualism ». In B. Cope, M. Kalantzis, & New London Group (A c. Di), Multiliteracies: Lit Learning. Routledge, pp. 89–102. Lüdi, G. (2006). « De la compétence linguistique au répertoire plurilingue ». Bulletin VALS-ASLA, n°84, pp. 173–189. Lüdi, G. (2020). « Plurilingual speech as legitimate and efficient communication strategy ». International Journal of Bilingual Education and Bilingualism, n°23(1), pp. 36–48. Mattioda, M. M. (A c. Di). (2013). Présentation / Presentazione. Synergies Italie, n°9, pp. 5–21. Observatoire européen du plurilinguisme. (2005). Charte européenne du plurilinguisme https://www.observatoireplurilinguisme.eu/images/Fondamentaux/CharteplurilinguismefrV2.13.pdf OCDE. (2020). L’importance des compétences: Résultats supplémentaires de l’évaluation des compétences des adultes. OECD Publishing. Pruvost, J. (2019). « Avant-propos de la ‘littératie’, de la ‘santé’ et de Condorcet…. », Etudes de linguistique appliquee, n° 195(3), pp. 267–276. Raus, R. (A c. Di). (2010). Multilinguismo e Terminologia nell’Unione Europea. Hoepli. Somssich, R. (2016). What Language for Europe. ELTE Law Journal, 103. Telmon, T. (2018). « Plurilinguismo e politiche linguistiche. L’esempio del CIEBP ». Lingue Antiche e Moderne, 7, 5–22. Telmon, T., Raimondi, G., & Revelli, L. (éds.). (2012). Coesistenze linguistiche nell’Italia pre e postunitaria. Società linguistica italiana, Bulzoni. Ten Thije, J. D., Gooskens, C., Daems, F., Cornips, L., & Smitss, M. (2017). « Lingua Receptiva: Position Paper on the European Commission’s Skills Agenda. European Journal of Language Policy », 9(1), 138–143. Varennes, F. de. (2016). « Importance de la médiation dans la protection des droits linguistiques : Une perspective juridique ». Etudes de linguistique appliquee, n° 181(1), 35–42. Vertecchi, B., & Gallina, V. (2007). Il disagio, l’alfabeto, la democrazia. Riflessioni sui risultati del progetto Predil. FrancoAngeli. Vittori, J.-M. (2009). L’effet sablier. Grasset. NB : Les doctorants et chercheurs francophones italiens menant leurs travaux dans un autre domaine couvert par la revue (Ensemble des Sciences Humaines et Sociales, culture et communication internationales, sciences du langage, littératures francophones, didactique des langues-cultures, éthique et théorie de la complexité) sont également invités à participer dans la limite de l’espace éditorial disponible et selon les étapes d’évaluation décrites dans les consignes aux auteurs. Consignes, format de soumission et sélection L’auteur de la proposition, avant tout engagement, devra consulter directement en ligne :  la politique éditoriale générale de l’éditeur http://gerflint.fr/politique-editoriale-generale  la politique éditoriale de la revue http://gerflint.fr/synergies-italie/politique-editoriale  les 25 normes éditoriales et rédactionnelles http://gerflint.fr/synergies-italie/consignes-aux-auteurs  la politique orthographique précisée dans la politique éditoriale générale de l’éditeur http://gerflint.fr/politique-editoriale-generale  la politique de l’éditeur en matière d’accès libre et d’archivage http://www.sherpa.ac.uk/romeo/issn/1724-0700/ Les propositions d’articles seront présentées sous forme d’un résumé de deux pages maximum (format A4, police Times taille 10), incluant 5 mots-clés et les éléments essentiels de bibliographie, et envoyées par courriel à l’adresse suivante : synergies.italie@gmail.com Elles seront transférées pour évaluation au comité scientifique de la revue. CALENDRIER : Date limite de l’envoi des résumés : 31 mai 2021 Retour des avis aux auteurs : 30 juin 2021 Envoi des articles : Avant le 30 septembre 2021 CONTACT: synergies.italie@gmail.com
Nom du contact: 
Rédaction de "Synergies Italie"
Courriel du contact: 
synergies.italie@gmail.com
Suggéré par: 
Roberto Dapavo
Courriel: 
roberto.dapavo@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/05/2021
Date de fin de l'événement: 
31/05/2021
Ville de l'événement: 
Torino
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Plurilinguisme et littératie
Site web de référence: 
http://gerflint.fr/synergies-italie

Teatro, scienza e medicina

Résumé de l'annonce: 
Convegno internazionale organizzato congiuntamente dal Dipartimento di Lettere e Filosofia e il Dipartimento di Medicina sperimentale e clinica dell'Università degli Studi di Firenze
Teatro, Scienza e Medicina Università degli Studi di Firenze - febbraio 2022 “Sui palcoscenici francesi si è celebrato a lungo un matrimonio misto, tanto bizzarro quanto affascinante. Incredibile! Peccato non avere più il tempo per poterlo raccontare!” Con queste parole, scritte di suo pugno su uno dei tanti fogli volanti raccolti nel suo archivio, Ferdinando Martini (1841-1928), uomo politico e letterato, dichiarava a se stesso il definitivo abbandono di una delle tracce di ricerca a cui più volte aveva progettato di dedicarsi, senza tuttavia riuscire mai a concretizzarne un vero inizio, a causa dei suoi numerosi impegni istituzionali. Bibliofilo appassionato, Martini aveva raccolto, nel corso della sua vita, un cospicuo numero di testi drammatici rari e rarissimi, soprattutto concernenti il teatro francese e italiano del Settecento e dell’Ottocento. Il “matrimonio misto”, al quale Martini si riferiva, era quello tra Teatro, Scienza e Medicina di cui egli stesso aveva potuto in un certo senso essere testimone leggendo alcune delle pièces settecentesche e primo ottocentesche che componevano la sua Raccolta libraria: pièces che dovevano aver in qualche modo meravigliato, per il loro contenuto 'ibrido', il Martini critico drammaturgico e letterario, convinto - come molti altri - che esistesse una netta distinzione di competenze e campi d’indagine fra “letteratura” e “scienze”. In tempi recenti, il rapporto fra Teatro, Scienza e Medicina ha suscitato a varie riprese l’attenzione degli studiosi e dei ricercatori. Se gli studi su “Teatro e medicina” si sono concentrati oltre che sul Settecento (Sade a Charenton) sul Seicento (ad esempio, la “malattia erotica” e le sue terapie sceniche: Massimo Ciavolella, Marco Lombardi) e in particolare sul rapporto fra Molière e le sue pièces “mediche” (numerosi sono i contributi in merito, a partire da quelli di studiosi dall’Ottocento fino ai contemporanei come Patrick Dandrey), il rapporto tra Teatro e Scienza è stato indagato soprattutto relativamente alla produzione drammatica del secondo Ottocento, con particolare riferimento all’esperienza del teatro scientifico del chimico Louis Figuier. Un discreto interesse critico è stato anche rivolto alla produzione teatrale contemporanea “a vocazione scientifica”: si consideri, per fare solo un esempio, la compagnia di Nantes “Science 89” a cui sono stati dedicati alcuni articoli (uno fra tutti Convoquer la science au théâtre di Michel Valmer, Ocim, 82, 2002, pp. 10-16). Due significativi volumi su Teatro e Scienza sono stati pubblicati negli anni 2000: il primo, frutto della rielaborazione di una tesi di dottorato, ha come autore lo stesso Michel Valmer (Le théâtre des sciences, CNRS éditions, 2006), mentre il secondo, più recente, raccoglie alcuni contributi sullo stesso tema (Théâtre et science, sous la direction de Florence Fix, Orizons, 2018). Altri contributi da segnalare sono: il volume Science and spectacle in European Enlightment (2008), che raccoglie ‘studi di caso’ sui tentativi nell'Europa settecentesca di diffondere al largo pubblico i risultati delle scoperte scientifiche, e il volume di Daniel Raichvarg Science et Spectacle, figure d’une rencontre (2002), in cui si analizzano i metodi di divulgazione scientifica che ricorrono in senso ampio alla spettacolarizzazione (dalle dimostrazioni pubbliche alle conferenze, dagli spettacoli di strada alle rappresentazioni teatrali) nell’arco cronologico che va dal Seicento alla Contemporaneità. In tempi molto recenti, la medicina ha ri-scoperto l’uso del teatro e il “fare teatro” è diventato un’esperienza educativa e sono state attivate numerose iniziative di drammatizzazione, con l’obiettivo di sperimentare e valutare protocolli di formazione, rivolti anche agli operatori sanitari (si pensi all’accordo stabilito nel 2013 tra la Facoltà di Medicina di Montpellier e l’Ecole Nationale Supérieure d’Art Dramatique: https://ensad-montpellier.fr/actualites-de-lensad/theatre-medecine/). Nel quadro delle Medical Humanities, infatti, sono numerosi ed articolati gli obiettivi, che possono essere perseguiti dal teatro, sia come strumento terapeutico per alcuni tipi di patologie, sia come strategia per rafforzare la capacità comunicativa dei professionisti. Se è stato dimostrato che lezioni di improvvisazione teatrale possono aiutare gli operatori a migliorare la qualità della relazione con i pazienti, spunti metodologici proficui riguardano il role playing e i diversi modelli di simulazione: non a caso, la Società Italiana di Medicina Generale e delle Cure Primarie, che raccoglie i Medici di famiglia, ha recentemente affidato le aperture di alcune sessioni dei suoi Congressi a La Compagnia delle Seggiole (Firenze), che trova uno dei punti di forza delle sue rappresentazioni nel rapporto tra testo e recitazione, utilizzando scenografie scarne ed essenziali. Il Convegno, che si concentrerà, in particolare, su “case studies” relativi ai connubi tra Teatro, Scienza e Medicina osservabili nella produzione francese dal Seicento ai giorni nostri, intende aprirsi più in generale ai rapporti fra Letteratura, Scienza e Medicina osservabili in altre realtà europee (italiana, inglese, tedesca, spagnola, ecc.). Tracce di ricerca possibili (lista non esaustiva): - Indagini sui rapporti che nei secoli si sono creati fra Letteratura, Scienza e Medicina, concentrandosi in modo particolare sullo studio e l’analisi della volgarizzazione (con intento di volta in volta didattico, parodico, satirico, critico) delle nuove scoperte scientifiche e mediche (i palloni aerostatici, il paracadute, il parafulmine, i primi esperimenti sull’elettricità, ma anche le grandi scoperte mediche - i vaccini - o le teorie che in seguito la medicina ufficiale escluderà dal suo campo di studi e di applicazione: il magnetismo animale, la craniologia, ecc.), fino alle più recenti scoperte medico-scientifiche. - Il tema della Scienza o della Medicina al centro dell’opera letteraria nelle sue varie declinazioni e all’interno dei ‘generi’ (teatro, romanzo, poesia…) - Il Medico e lo Scienziato protagonisti dell’opera letteraria. - Malattia e cura nella produzione letteraria e artistica. - Il teatro come strumento terapeutico o di diffusione scientifica o per rafforzare la strategia comunicativa dei professionisti del settore sanitario Il convegno è organizzato congiuntamente dal Dipartimento di Lettere e Filosofia e dal Dipartimento di Medicina sperimentale e clinica dell’Università degli Studi di Firenze Comitato scientifico: Michel Delon (Sorbonne Université), Michela Landi (Università di Firenze), Donatella Lippi (Università di Firenze) Marco Lombardi (Università di Firenze), Ilaria Natali (Università di Firenze). Le proposte di intervento, di circa 300 parole, dovranno essere accompagnate da un breve CV del proponente e inviate congiuntamente prima del 30 giugno 2021 ai seguenti indirizzi: barbara.innocenti@unifi.it; michela.landi@unifi.it Théâtre, science et médecine un dialogue fructueux qui prend ses racines dans le temps Colloque international – février 2022 Un mariage mixte est célébré depuis longtemps sur les scènes françaises, aussi bizarre que fascinant. Incroyable! Dommage que je n'ai plus le temps pour pouvoir le décrire! Avec ces mots, écrits de sa propre main sur l'une des nombreuses pages détachées rassemblées dans ses archives, Ferdinando Martini (1841-1928), homme politique et écrivain, déclarait à lui même l'abandon définitif de l'une des traces de recherches auxquelles il avait maintes fois prévu de se consacrer, sans jamais réussir cependant à commencer ses études, en raison de ses nombreux engagements institutionnels. Bibliophile passionné, Martini avait rassemblé, au cours de sa vie, un grand nombre de textes dramatiques rares et très rares, notamment concernant le théâtre français et italien des XVIIIe et XIXe siècles. Le "mariage mixte" auquel Martini faisait allusion était celui entre le théâtre, la science et la médecine : ce ‘mariage’ était au cœur de certaines des pièces du XVIII-XIXème siècles qui composaient sa collection de livres : pièces qui ont dû en quelque sorte étonner, pour leur contenu «hybride», Martini, convaincu - comme beaucoup d'autres - qu'il y avait une nette distinction de compétences et de champs d'investigation entre «littérature» et «science». Dernièrement, la relation entre le théâtre, la science et la médecine a attiré l'attention des chercheurs à plusieurs reprises. Si les études sur «Théâtre et médecine» se sont concentrées - outre que sur le XVIIIème siècle (Sade à Charenton) - sur le XVIIème siècle (la mise en scène de la « maladie érotique » : Massimo Ciavolella, Marco Lombardi) et notamment sur la relation entre Molière et ses pièces «médicales» (les contributions sur le sujet sont nombreuses, à commencer par celles des savants du XIXe siècle jusqu’à celles des Patrick Dandrey, par exemple), la relation entre le théâtre et la science a été étudiée avant tout en relation avec la production dramatique de la seconde moitié du XIXème siècle, avec une référence particulière à l'expérience du théâtre scientifique du chimiste Louis Figuier. Un intérêt critique modéré a également été adressé à la production théâtrale contemporaine "à vocation scientifique": considérons, pour ne citer qu'un exemple, la compagnie nantaise "Science 89" à laquelle certains articles ont été consacrés (un parmi tous Convoquer la science au théâtre par Michel Valmer, Ocim, 82, 2002, p. 10-16). Deux volumes importants sur le théâtre et la science ont été publiés dans les années 2000: le premier, fruit d'une thèse de doctorat, a été rédigé par Michel Valmer lui-même (Le théâtre des sciences, CNRS éditions, 2006), tandis que le second, plus récent rassemble quelques contributions sur le même thème (Théâtre et science, sous la direction de Florence Fix, Orizons, 2018). D'autres contributions à noter sont le volume Science and spectacle in European Enlightment (2008), qui rassemble des « études de cas » sur les tentatives dans l'Europe du XVIIIe siècle de diffuser les résultats des découvertes scientifiques au grand public, et le volume de Daniel Raichvarg Science et Spectacle, figure d'une rencontre (2002), qui analyse les méthodes de diffusion scientifique qui reviennent au sens large à la spectaculaire (des démonstrations publiques aux conférences, des spectacles de rue aux représentations théâtrales) dans la période chronologique du XVIIème siècle à la contemporanéité. Récemment, la médecine a redécouvert l'usage du théâtre et «faire du théâtre» est devenu une expérience pédagogique. De nombreuses initiatives de dramatisation (par exemple celle de Montpellier depuis 2013: https://ensad-montpellier.fr/actualites-de-lensad/theatre-medecine/) ont été activées, dans le but d'expérimenter et d'évaluer des protocoles de formation, destinés également aux professionnels de santé. En effet, dans le cadre des Humanités Médicales, les objectifs que peut poursuivre le théâtre sont nombreux et articulés, à la fois comme outil thérapeutique pour certains types de pathologies, et comme stratégie de renforcement des capacités de communication des professionnels. S'il a été démontré que les cours d'improvisation théâtrale peuvent aider les opérateurs à améliorer la qualité de leur relation avec les patients, des idées méthodologiques fructueuses concernent le jeu de rôle et les différents modèles de simulation: sans surprise, la Société Italienne de Médecine Générale et des Soins Primaires, qui réunit les médecins généralistes, a récemment confié l'ouverture de certaines sessions de ses congrès à la troupe «La Compagnia delle Seggiole» (Florence), qui utilise des scénographies simples et essentielles. Le colloque, qui portera notamment sur des «études de cas» relatives à l'union entre Théâtre, Science et Médecine observable dans la production française du XVIIe siècle à nos jours, entend s'ouvrir plus généralement aux relations entre Littérature, Science et Médecine observables aussi dans d'autres réalités européennes (italienne, anglaise, allemande, espagnole, etc.). Pistes de recherche possibles (liste non exhaustive): - Enquêtes sur les relations qui se sont créées au fil des siècles entre la littérature, la science et la médecine, en se concentrant notamment sur l'étude et l'analyse de la vulgarisation (didactique, parodique, satirique, critique…) de nouvelles découvertes scientifiques (les ballons, le parachute, le paratonnerre, les premières expériences sur l'électricité…) mais aussi les grandes découvertes médicales - les vaccins - ou les théories que plus tard la médecine officielle exclura de son champ d'étude et d'application (magnétisme animal, cranologie, etc.), jusqu'aux découvertes médico-scientifiques les plus récentes. - Le thème de la Science ou de la Médecine au centre de l'œuvre littéraire sous ses différentes formes et au sein des «genres» (théâtre, roman, poésie…) - Le médecins ou les savants protagonistes de l'œuvre littéraire. - Maladie et soins dans la production littéraire et artistique. - Le théâtre comme outil de diffusion thérapeutique ou scientifique, ou pour renforcer la stratégie de communication des professionnels de santé. Le colloque est organisé conjointement par le Département de Lettres et Philosophie et le Département de Médecine Expérimentale et Clinique de l'Université de Florence (Italie) Comité scientifique: Michel Delon (Sorbonne Université), Barbara Innocenti (Université de Florence), Michela Landi (Université de Florence), Donatella Lippi (Université de Florence), Marco Lombardi (Université de Florence), Ilaria Natali (Université de Florence). Les propositions de communication d’environ 300 mots seront accompagnées par une brève présentation du proposant et seront envoyées avant le 30 juin 2021 aux adresses suivantes: barbara.innocenti@unifi.it; michela.landi@unifi.it
Nom du contact: 
Barbara Innocenti
Courriel du contact: 
barbara.innocenti@unifi.it
Adresse postale: 
Università degli Studi di Firenze, DILEF, via della Pergola 58/60 Firenze
Suggéré par: 
Barbara Innocenti
Courriel: 
barbara.innocenti@unifi.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/06/2021
Ville de l'événement: 
Firenze
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Teatro; scienza; medicina

L'héritage de Molière

Réécritures, traductions et représentations du Grand Siècle à l'âge contemporain

Résumé de l'annonce: 
Colloque 6-7 mai 2022 , Università degli Studi di Torino
L’héritage de Molière: réécritures, traductions et représentations du Grand Siècle à l’âge contemporain. 6-7 mai 2022 , Università degli Studi di Torino, Dipartimento di Lingue e Letterature straniere e Culture moderne. Appel à communication. Pour célébrer le quatrième centenaire de la naissance de Molière, ce colloque se propose de présenter son héritage et sa fortune dans plusieurs pays et cultures de réception, à travers les traductions, réécritures, adaptations et mises en scène de son œuvre, depuis l’âge moderne jusqu’à la contemporanéité, dans les pays européens (Italie, Espagne, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal, Russie) et extra-européens (Etats-Unis, Chine, Japon). De nombreuses initiatives destinées à célébrer le quatrième centenaire de la naissance de Molière sont prévues en 2022 : les Universités et les théâtres à une échelle internationale se préparent à rendre hommage au dramaturge français le plus représenté, lu et traduit dans le monde entier. Parmi les raisons d’un tel succès, notamment, la complexité de son œuvre: Molière est un homme de théâtre capable de récupérer les legs du passé, tout en les innovant ; un dramaturge dont l’écriture réfléchit son identité prismatique, révélant à la fois le moraliste, le libertin, le comédien, l’esprit mélancolique. Il s’agit d’un artiste capable de dialoguer avec le pouvoir, mais aussi de se heurter avec la censure ; d’un écrivain sachant mêler plusieurs registres pour s’adresser à un public hétérogène. Ces différentes facettes ont été relevées depuis longtemps par la critique qui, suivant les époques et les espaces géographiques, en a souligné toute la richesse : l’herméneutique des textes moliéresques permet de découvrir les enjeux des horizons de réception. C’est surtout la théâtralité de son œuvre que la critique contemporaine a visé, pour déceler les conditions matérielles de ses créations et des mises en scène de ses pièces, ainsi que les relations avec ses acteurs et actrices, ainsi que les stratégies d’organisation liées aux nécessités économiques de sa troupe. Prenant appui sur les acquis critiques contemporains, ce colloque se propose de présenter l’héritage de Molière, sa fortune dans plusieurs pays et cultures de réception, à travers les traductions, réécritures, adaptations et mises en scène de son œuvre. Nous voudrions poser notre attention sur l’héritage de Molière depuis l’âge moderne jusqu’à la contemporanéité, dans les pays européens (Italie, Espagne, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal, Russie) et extra-européens (Etats-Unis, Chine, Japon). Un deuxième volet du colloque sera consacré à l’espace culturel franco-italien, étant donné la tradition des études françaises de l’Université de Torino, depuis longtemps orientée dans cette direction. Nous envisageons des communications visant à relever les échos et les passages intersémiotiques entre l’œuvre moliéresque et d’autre genres littéraires, ou différentes formes théâtrales et artistiques ; ou portant sur la contemporanéité de Molière, sur les scènes et dans les institutions scolaires et académiques dans l’espace franco-italien actuel. Dans cette perspective, les propositions d’intervention pourront s’inscrire dans les axes de réflexion suivantes : -Réception dans la dramaturgie italienne, européenne et extra-européenne du Grand Siècle au XX siècle. Dès sa parution, le théâtre de Molière est considéré en Italie comme un modèle du point de vue dramaturgique et théâtral. Parcourir sa réception dans un horizon plus vaste nous permettra de saisir historiquement la portée de son influence à ces deux niveaux. - Reprise et resémantisation des pièces en France et en Italie dans d’autres genres littéraires et artistiques. Le phénomène de la migration de ses hypotextes théâtraux, grâce à la pratique citationnelle, au passage d’un genre littéraire à l’autre ou à la traduction intersémiotique, mérite notre attention pour évaluer la capacité de ce corpus de générer de nouveaux horizons sémantiques, suivant les époques de réception. - Les mises en scène dans les théâtres français et italiens au XXIe siècle. Pour ce volet, une collaboration avec le Teatro Stabile de Torino est prévue. - Enseigner Molière aujourd’hui à l’école secondaire et à l’Université. Expériences et réflexions sur la pédagogie et les instruments didactiques contemporains. Une table ronde est prévue, consacrée aux enseignants. Les langues du colloque sont l’italien, le français et l’anglais. Pour consentir la discussion après chaque séance, le temps de parole est limité à 20 minutes. Les communications seront soumises à la peer review avant d’être publiées dans la revue «Studi Francesi». Les propositions de communication d’environ 300 mots seront accompagnées par une brève présentation du proposant et seront envoyées avant le 30 juin 2021 aux adresses suivantes : monica.pavesio@unito.it; laura.rescia@unito.it Comité d’organisation : Monica Pavesio, Laura Rescia, Virginia Melotto. Comité scientifique : Luca Badini Confalonieri (Università di Torino); Paolo Bertinetti (Università di Torino); Gabriella Bosco (Università di Torino); Claude Bourqui (Université de Fribourg); Daniela Dalla Valle (Università di Torino); Alessandro Fambrini (Università di Pisa); Georges Forestier (Sorbonne Université); Luciana Gentilli (Università di Macerata); Charles Mazouer (Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3); Monica Pavesio (Università di Torino); Laura Rescia (Università di Torino).
Nom du contact: 
Laura Rescia
Courriel du contact: 
laura.rescia@unito.it
Suggéré par: 
Laura Rescia
Courriel: 
laura.rescia@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/06/2021
Date de fin de l'événement: 
30/06/2021
Ville de l'événement: 
Torino
Type d'événement: 
Appels à contribution
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Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
storia del teatro; traduzione; ricezione del testo teatrale; Molière
Site web de référence: 
http://moliere2022.org

Nouveaux paradigmes linguistiques dans la littérature belge francophone (de 1989 à aujourd’hui)

Résumé de l'annonce: 
Revue "Annali- sezione romanza", décembre 2021
Nouveaux paradigmes linguistiques dans la littérature belge francophone (de 1989 à aujourd’hui) Les spécificités de la littérature belge de langue française, depuis Camille Lemonnier jusqu’à la génération de la « belgitude » (1976 et 1980) ont fait l’objet de nombreux travaux scientifiques, non seulement sur le plan des études culturelles, de la sociologie et de l’histoire littéraires, mais aussi sur le plan de la linguistique. Littérature qui s’est construite à l’ombre du grand frère français, la littérature francophone de Belgique ne pouvait pas se targuer du même « génie de la langue » que celle issue de l’hexagone, dans la mesure où elle s’écrit dans un idiome qui est perçu comme non propre, dans lequel peut se percevoir la rencontre des mondes latin et germanique. Ce fut là sa première caractéristique assumée, et ce dès Charles De Coster. L’insécurité linguistique, les belgicismes, l’hypercorrectisme et les audaces verbales (Lemonnier, Verhaeren, les surréalistes, etc.) ont donc fait partie des principaux traits, distribués conjointement ou non, permettant d’identifier la spécificité belge francophone. À partir du moment où la Belgique – Bruxelles en particulier – se met à occuper une place de premier ordre à l’échelle internationale (en plus d’être le siège de l’OTAN, Bruxelles devient de facto la capitale de l’Union européenne), le devenir de la Belgique tend vers un cosmopolitisme bien plus grand encore que le pays ne l’avait connu au tournant des XIXe et XXe siècles, lorsque la petite et jeune nation septentrionale était parvenue à se hisser au rang des cinq plus grandes puissances économiques mondiales. Ce regain d’attention portée au Plat Pays finit par faire de celui-ci et de certains de ses habitants des sujets « à la mode » (de Jean-Claude Van Damme jusqu’à Stromae et Angèle, en passant par Amélie Nothomb ou Jean-Philippe Toussaint). Les ambassadeurs culturels du Royaume rencontrent un succès aussi inédit qu’improbable, parfois, des États-Unis jusqu’au Japon, sans oublier l’immense aire culturelle francophone, répartie sur les deux hémisphères. Parallèlement et peut-être paradoxalement, l’État belge se fédéralise à vitesse constante depuis les années 1970 mais adopte sa forme actuelle dans la dernière décennie du XXe siècle (1989 étant la date à laquelle sont définitivement fixées les entités fédérées, régions et communautés, telles qu’elles existent encore aujourd’hui), ce qui n’est pas sans incidence sur la façon dont l’imaginaire linguistique se configure – et ce aussi bien dans la littérature de langue néerlandaise que de langue française. Le concept même de « frontière linguistique », issu de l’imaginaire, se charge d’un poids politique de plus en plus pesant à mesure que les nationalismes et les populismes gagnent du terrain au sein d’une Europe des régions qui peine à identifier, pour les habitants de l’Union, un projet commun. Moins marqué dans la partie francophone du pays, le repli identitaire demeure néanmoins une donnée qui caractérise le paysage culturel belge. Ce double mouvement (tensions linguistiques internes au pays et ouverture à la diversité linguistique mondiale – qui fait de Bruxelles la deuxième ville où est parlé le plus grand nombre de langues différentes après Dubaï) vient forcément informer l’imaginaire littéraire et exiger des écrivains d’apporter de nouvelles réponses linguistiques pour se conformer à cette mutation de l’imaginaire. N'assiste-t-on pas à une quatrième phase du « modèle gravitationnel » qui balise l’histoire de la littérature belge de langue française, et ce bien que Jean-Marie Klinkenberg et Benoît Denis fassent reposer leur troisième phase (après 1970), qualifiée de dialectique, sur la tension « vers un monde global, vers un État fédéral » ? Le changement de paradigme historique affecte d’abord la génération des écrivains qui commencent leur carrière autour de 1990 (François Emmanuel, Caroline Lamarche, Nicole Malinconi, Amélie Nothomb, Jean-Marie Piemme, Jean-Philippe Toussaint, etc.) et permettrait peut-être d’expliquer, pour une part, le tournant que prend l’œuvre de quelques auteurs pourtant déjà bien installés, dont la renommée augmente sensiblement à la même époque (Henry Bauchau, Guy Goffette, Jacqueline Harpman, Pierre Mertens ou Eugène Savitzkaya, par exemple). Assurément, la génération qui commence à publier après l’an 2000 (Véronique Bergen, Laurent Demoulin, Thomas Gunzig, Bernard Quiriny, Grégoire Polet, etc.) a parfaitement intégré la nouvelle donne et bénéficie largement de la nouvelle aura qui nimbe la Belgique, désormais mieux connue à l’international, que ce soit pour de mauvaises raisons (affaires de pédophilie, crises politiques à répétition, terrorisme) ou de bonnes raisons (société cosmopolite dans un monde globalisé, humour et autodérision spécifiques, succès cinématographiques et littéraires croissants, etc.). Des études pourront ainsi être consacrées à des auteurs au parcours encore récent, qui ont attiré l’attention de la critique (Axel Cornil, Céline Delbecq, Adeline Dieudonné, Kenan Görgün, Charline Lambert, Lisette Lombé, Aïko Solovkine, Guillaume Sørensen, Antoine Wauters, etc.). Toutes les approches disciplinaires seront prises en considération : linguistique, sémiotique, esthétique, stylistique, génétique, sociologique, histoire littéraire, ainsi que les études comparatistes (une attention particulière sera accordée aux ponts jetés entre les littératures belges francophone et néerlandophone). Parmi les pistes à explorer : - La conception polymorphe de la parole théâtrale (Axel Cornil, Geneviève Damas, Céline Delbecq, Paul Émond, Jean-Marie Piemme, etc.) ; - La plasticité des formes poétiques (Maxime Coton, Guy Goffette, Charline Lambert, Philippe Lekeuche, Lisette Lombé, etc.) ; - La tension entre polyphonie romanesque et resserrement subjectif du point de vue (Véronique Bergen, Philippe Blasband, Caroline Lamarche, Yun Sun Limet, Grégoire Polet, etc.) ; - La forme brève ou le morcellement de la forme longue (Caroline Lamarche, Nicole Malinconi, Bernard Quiriny, etc.) ; - Les expérimentations linguistiques comme condition de la fiction (Paul Émond, Nicole Malinconi, Eugène Savitzkaya, Antoine Wauters, etc.) ; - L’évolution du fantastique réel, du réalisme magique et du récit d’anticipation (Thomas Gunzig, Xavier Hanotte, Amélie Nothomb, Bernard Quiriny, etc.) - La saisie singulière de fables connues (Henry Bauchau, Laurent de Graeve, Jacqueline Harpman, etc.) ou de figures célèbres (Véronique Bergen, Axel Cornil, Nicole Malinconi, etc.) ; - Les marqueurs linguistiques de l’humour et de l’autodérision (Nicolas Ancion, Philippe Blasband, Laurent Demoulin, Thomas Gunzig, Jean-Philippe Toussaint, etc.) ; - L’épreuve des limites du dire (Corinne Hoex, Charline Lambert, Nicole Malinconi, etc.) et/ou pour les personnages marqués par l’impuissance de la langue (Véronique Bergen, Geneviève Damas, François Emmanuel, etc.) ; - Le thème de l’insécurité linguistique (Veronika Mabardi, Nicole Malinconi, etc.) ; - L’oscillation entre langue géographiquement marquée (les belgicismes, entre autres) et apparente neutralité géolinguistique ; - L’influence du bilinguisme (Jan Baetens, Caroline De Mulder, Paul Pourveur, etc.) et de la pratique de la traduction (Xavier Hanotte, Diane Meur, etc.) ; - L’usage des langues étrangères et la tentation du lointain (François Emmanuel, Grégoire Polet, Guillaume Sørensen, Jean-Philippe Toussaint, etc.) ; - La mise en scène de la complexité de la société belge et, plus généralement, les modes de représentation fictionnelle de la Belgique (Xavier Hanotte, Pierre Mertens, Jean-Luc Outers, Jean-Philippe Toussaint, etc.) ; - Les marqueurs linguistiques du positionnement identitaire ; - L’investissement ou la réinvention du concept de belgitude. Les propositions (moins de 400 mots) sont attendues pour le vendredi 15 mars au plus tard et doivent être adressées à annaliromanza@unior.it. Une réponse sera fournie aux auteurs avant le vendredi 15 avril 2021. Les articles finalisés (40 000 caractères maximum, espaces comprises) seront à livrer pour le vendredi 3 septembre 2021 au plus tard. Les contributions retenues après évaluation en double aveugle seront publiées dans la revue Annali- sezione romanza de l’Université « L’Orientale » en décembre 2021. Responsables scientifiques : Jana Altmanova (jaltmanova@unior.it) Christophe Meurée (christophe.meuree@aml-cfwb.be) Maria Giovanna Petrillo (magi.petrillo@uniparthenope.it) Bibliographie indicative « La Belgique malgré tout », dir. par Jacques Sojcher, in Revue de l’Université de Bruxelles, 1980. Maria Teresa Puleio (dir.), « Réalités magiques », Le Ragione critiche, vol. 17, nos 63-66 (1988). Anna Soncini Fratta (dir.), Les Avatars d’un regard. L’Italie vue à travers les écrivains belges de langue française, Actes du colloque « La dérive des Francophonies » (Centro interfacoltà sorelle Clarke dell’Università di Bologna, Bagni di Lucca, 5-6 octobre 1987), Bologna, CLUEB (Belœil ; Bussola ), 1989. Anna Soncini Fratta (dir.), Jeux de langue. Jeux d’écriture, Atti del Convegno « Les irréguliers du langage » (Firenze, 1993), Bologna, CLUEB (Beloeil, Atti del Centro Studi sulla letteratura belga di lingua francese ; Bussola, Atti di recerche, seminari et convegni), 1995. Benoît Blampain, Jean-Marie Klinkenberg et Marc Wilmet, Le Français en Belgique. Une langue, une communauté, Louvain-La-Neuve, Duculot, 1997. Marc Quaghebeur, Balises pour l’histoire des lettres belges, Bruxelles, Labor, « Espace Nord », 1998. Reine Meylaerts, « La construction d’une identité littéraire dans la Belgique de l’entre-deux-guerres », in Textyles, « L’institution littéraire », dir. Jean-Marie Klinkenberg, n°15, 1999, pp. 17-32. Christian Berg et Pierre Halen, dir., Littératures belges de langue française. Histoire et perspectives (1830-2000), Bruxelles, Le Cri, 2000. Ruggero Campagnoli, Belgitures, Bologna, CLUEB, 2003. Estrella de la Torre, Martine Renouprez, L’Autobiographie dans l’espace francophone 1 : la Belgique, Cádiz, Servicio de Publicaciones de la Universidad de Cádiz, 2003. Dirk De Geest, Reine Meylaerts et al., dir., Littératures en Belgique : diversités culturelles et dynamiques littéraires, Bruxelles-Berne, PIE-Peter Lang, 2004. Annamaria Laserra (dir.), Histoire, mémoire, identité dans la littérature non fictionnelle. L’exemple belge, Actes du colloque de Salerne (novembre 2004), Bruxelles, PIE-Peter Lang (Documents pour l’histoire des francophonies / Théorie), 2005. Benoît Denis et Jean-Marie Klinkenberg, La Littérature belge. Précis d’histoire sociale, Bruxelles, Labor, « Espace Nord », 2005. Martine Renouprez, Introducción a la litteratura belga en lengua francesa. Un approximación sociológica, Cádix, Universidad de Cádix, 2006. Annamaria, Laserra Nicole Leclercq, Marc Quaghebeur (dir.), Mémoires et antimémoires littéraires au XXe siècle : la Première Guerre mondiale, Acte du colloque de Cerisy-la-Salle (septembre 2005), Bruxelles, Peter Lang (Documents pour l’histoire des francophonies), 2008, 2 vols. Annamaria Laserra (dir.), Album Belgique, Bruxelles, PIE-Peter Lang, 2010. José Domingues de Almeida, De la belgitude à la belgité. Un débat qui fit date, Bruxelles-Berne, PIE-Peter Lang, 2013. Marc Quaghebeur et Judyta Zbierska-Mościcka (dir.), Entre belgitude et postmodernité. Textes, thèmes et styles, Bruxelles, PIE-Peter Lang (Documents pour l’histoire des francophonies), 2015. Marc Quaghebeur, Histoire, forme et sens en littérature. La Belgique francophone, Bruxelles-Berne, PIE-Peter Lang, 2015-2017, 2 tomes. Isabelle Moreels, « Hommage à la belgitude : “mutations” après “honte” et “malaise” », in Çédille, n°12, 2016, pp. 257-276. « Quarante ans de belgitude. Nommer l’indéfinissable ? », dir. par Nathalie Gillain et Cristal Huerdo Moreno, in La Revue nouvelle, n°7, 2016, pp. 20-51.
Nom du contact: 
Jana Altmanova
Courriel du contact: 
annaliromanza@unior.it
Suggéré par: 
Jana Altmanova
Courriel: 
jaltmanova@unior.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/03/2021
Ville de l'événement: 
Naples
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Site web de référence: 
www.annaliromanza.unior.it

1920-2020 : un siècle de mots et d’images pour raconter l’amnésie

Résumé de l'annonce: 
Colloque international, 23-24 septembre 2021
1920-2020 : un siècle de mots et d’images pour raconter l’amnésie Colloque international 23-24 septembre 2021, Urbino (Université d’Urbino Carlo Bo) PRÉSENTATION Des sujets tels que les maladies dégénératives, la douleur et la mort soulèvent des questions bioéthiques que la littérature et le cinéma permettent d’aborder depuis des perspectives inédites et fécondes, avec un regard complexe qui se propose d’accompagner et d’intégrer la littérature médicale spécialisée. La démarche créative favorise l’approfondissement des dilemmes éthiques liés à ces sujets et peut influer en profondeur sur notre compréhension de leurs implications ainsi que sur la nécessité d’élaborer des réponses collectives. En outre, elle facilite un dialogue et un échange interdisciplinaire embrassant des domaines du savoir éloignés les uns des autres comme la bioéthique, les sciences cognitives, les théories culturelles, la critique littéraire, la culture visuelle et la linguistique. Le colloque sera consacré aux formes de représentation littéraire et audiovisuelle (au sens le plus large et inclusif vis-à-vis de l’éventail des supports) des trous de mémoire causés par des déficits neurologiques (la maladie d’Alzheimer et d’autres formes de démence) ou par des traumatismes psychiques (dus à des événements historiques, et donc collectifs, ou à des circonstances personnelles) et à leurs manifestations linguistiques dans un contexte italien, anglais, américain, français, allemand et russe. Concernant la dimension artistico-littéraire, l’attention se concentrera sur les genres et les stratégies rhétorico-stylistiques adoptés par des artistes et des écrivains pour décrire, raconter et représenter l’oubli. Quant au langage, le travail portera plutôt sur l’élément verbal, ou iconique, entendu comme symptomatique du trou de mémoire. LIGNES DE RECHERCHE À la lumière des problèmes énoncés ci-dessus, le colloque entend explorer les questions relatives au sujet des « trous de mémoire » selon deux axes principaux : le premier relatif à la narration littéraire, graphique et audiovisuelle ; le second aux dynamiques linguistiques. Il est demandé aux intervenants de se conformer à ces deux lignes de recherche. Les propositions sans pertinence évidente vis-à-vis de la thématique du colloque et de ces lignes directrices ne seront pas acceptées. *Axe des OEUVRES LITTÉRAIRES, GRAPHIQUES ET AUDIOVISUELLES - Les intervenants feront référence à la représentation, au cours des cent dernières années, dans un contexte italien, français, anglais, américain, allemand et russe, dans l’optique également de réutiliser des modèles culturels de la période classique, des phénomènes suivants : 1) le trou de mémoire causé par la dégénérescence neurophysiologique, identifié avec la maladie d’Alzheimer et d’autres pathologies similaires ; 2) les amnésies et refoulements post-traumatiques d’origine psychologique (y compris les cas de paramnésie ou de faux souvenirs), liés aussi bien à des périodes historiques (avec des moments cruciaux tels que les deux guerres mondiales, la Shoah, le terrorisme international, les vicissitudes des migrants) qu’à des circonstances personnelles (maladies, accidents, deuils). Quelle que soit la perspective adoptée, diachronique (évolution du problème, représentation et autoreprésentation de celui-ci dans la modernité) ou synchronique (déclinaisons contemporaines du problème), il sera possible de prendre en considération différentes typologies d’écriture, telles que les romans, les autobiographies et les autofictions, la poésie, les romans graphiques et les chansons ainsi que les oeuvres audiovisuelles (films, séries télévisées, spectacles de théâtre). Parmi les principaux objectifs poursuivis se trouve la possibilité d’enquêter et d’analyser, y compris d’un point de vue anthropologique, les analogies et les différences dans la représentation des troubles de la mémoire en lien avec les différents contextes culturels où un même schéma narratif et/ou symbolique est employé (toujours dans une perspective aussi bien synchronique que diachronique). Il suffit de penser à l’évolution fonctionnelle du mythe d’OEdipe dans la culture contemporaine, par la transformation du thème de l’ignorance de la faute en celui du refoulement traumatique de la mémoire de la faute elle-même, grâce aussi au filtre synchronique de la relecture psychanalytique de ce mythe. *Axe LINGUISTIQUE - À partir d’un corpus de textes littéraires et/ou audiovisuels pertinents vis-à-vis des sujets traités, les intervenants procéderont à une exploration des niveaux linguistiques (syntaxique, lexical, morphologique, discursif, suprasegmental) qui mettent le mieux en exergue, en termes symptomatologiques, des phénomènes traumatiques ou pathologiques d’oubli et de trous de mémoire ainsi que l’étude des parties du discours utilisées pour suppléer à l’amnésie. Cette étude sera menée, à l’aide des corpus, d’une manière contrastive par rapport aux productions linguistiques tirées de cas réels de patients souffrant des pathologies examinées (aphasie, maladie d’Alzheimer et amnésie en général). Parmi les objectifs à large spectre se trouve celui de démontrer comment la narration, en contribuant à modifier la perception des phénomènes amnésiques, peut faire office de vecteur de résilience aussi bien individuelle que collective (dans sa dimension figurative, interprétative, curative, voire cathartique). En effet, les mots et/ou les images permettent aussi bien le démarrage d’un travail de conscience, de redécouverte, de réintégration du moi qu’une mise en évidence de l’impact que les lacunes post-traumatiques ainsi que les maladies neurodégénératives ont sur la conservation de la mémoire culturelle (à cet égard, les cas des anciens combattants, des survivants de la Shoah et des récents attentats terroristes ou encore des migrants sont des exemples caractéristiques). PARTICIPATION AU COLLOQUE: Propositions pour une INTERVENTION (20 minutes de présentation et 10 minutes de débat) Date limite d’envoi des propositions : 30 mars 2021 À faire parvenir à l’adresse électronique suivante : amnesiedautore@uniurb.it Langues : italien, anglais, français, allemand, espagnol. Consignes : toute proposition doit contenir les informations suivantes : A) titre de l’intervention ; B) résumé d’une longueur maximale de 1 200 caractères (espaces comprises) ; C) brève présentation biobibliographique du candidat (10 lignes maximum); D) indication de l’axe souhaité pour l’intervention. Le Comité scientifique examinera la pertinence effective des propositions par rapport à la thématique et au déroulement du Colloque. Les propositions devront concerner de près les sujets susmentionnés et pourront se dérouler dans une perspective interdisciplinaire, interdiscursive ou intermédiale, et sur un échiquier géographique s’étendant aux cultures citées plus haut. Le résultat de la sélection sera communiqué d’ici le 15 mai 2021. MODALITÉS D’ORGANISATION Le colloque aura lieu « en présentiel », sauf si les mesures sanitaires étaient maintenues, auquel cas il se déroulera en visioconférence. La participation est gratuite, mais aucun défraiement ne sera possible. DÉFINITION DU PROGRAMME La publication du programme définitif est prévue pour le mois de juillet 2021 sur le site https://amnesiedautore.uniurb.it/?page_id=229. Une publication scientifique avec referees est prévue. COMITÉ SCIENTIFIQUE Margareth Amatulli (Università di Urbino) Alessandra Calanchi (Università di Urbino) Giovanna Carloni (Università di Urbino) Gloria Cocchi (Università di Urbino) Roberto Danese (Università di Urbino) Riccardo Donati (Università di Salerno) Claus Ehrhardt (Università di Urbino) Giuseppe Ghini (Università di Urbino) Maryline Heck (Université de Tours) Brian Hurwitz (King’s College London) Aurélie Moioli (Université Côte d'Azur) Massimiliano Morini (Università di Urbino) Cristina Pierantozzi (Università di Urbino) Flora Sisti (Università di Urbino) Salvatore Ritrovato (Università di Urbino) Shawn Wong (University of Washington) COMITÉ ORGANISATEUR Emilio Campagnoli (Università di Urbino) - Giovanna Carloni (Università di Urbino) - Cristina Pierantozzi (Università di Urbino) POUR TOUT RENSEIGNEMENT:
Courriel du contact: 
amnesiedautore@uniurb.it
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institutfrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/03/2021
Ville de l'événement: 
Urbino
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
amnésie, trous de mémoire, Alzheimer, neurologie
Site web de référence: 
https://amnesiedautore.uniurb.it/?page_id=229

Interprétation de dialogue: perspectives analytiques sur des contextes et phénomènes communicatifs particuliers

Résumé de l'annonce: 
Rappel et nouvelle date limite de soumission pour le numéro 26 de The Interpreter's Newsletter, qui sera consacré à l'interprétation de dialogue (bilingue anglais/français, à paraître en 2021).
Rappel et nouvelle date limite de soumission pour le numéro 26 de The Interpreter's Newsletter, qui sera consacré à l'interprétation de dialogue (bilingue anglais/français, à paraître en 2021). L'objectif principal est d’alimenter la discussion sur les méthodologies innovantes à même d’éclairer des contextes et des phénomènes communicatifs particuliers qui n’ont jusqu’à présent reçu que peu d’attention dans la littérature, et/ou qui n’ont pas encore trouvé d’écho dans les salles de cours. Directrices invitées: Natacha Niemants (Università di Bologna) et Anne Delizée (Université de Mons). Informations pratiques et calendrier dans le document en pièce jointe. Depuis la publication de Dialogue Interpreting de Ian Mason (1999), la recherche en interprétation de dialogue (ID) s’est penchée sur différents types d’interactions interprétées, tant dans la sphère publique que privée, et s’est notamment intéressée à ceux qui ne sont généralement pas catégorisés dans l’interprétation de services publics (ISP), tels que les émissions-débats ou les négociations d’affaires. Depuis près de 20 ans, une attention toute particulière a été portée au développement de méthodes de recherche rigoureuses en ID/ISP, de plus en plus fréquemment basées sur des données empiriques, que ce soit des interactions interprétées, des interviews ou des questionnaires. Une réflexion méthodologique approfondie est menée tant sur les caractéristiques générales de l’ID/ISP (Monzó-Nebot/Wallace 2020) que sur celles qui émergent dans des secteurs d’intervention particuliers (Biel et al. 2019), tels que le juridique, la santé somatique, la santé mentale, l’immigration et les demandes d’asile. Les chercheurs explorent des aspects extrêmement diversifiés, qui vont des contextes spécifiques aux processus cognitifs à l’œuvre, en passant par des phénomènes particuliers tels que les manifestations de convergence et d’affiliation entre le soignant et l’interprète ( Ticca/Traverso 2017) ou encore l’influence de l’interprète sur la relation interpersonnelle (Goguikian Ratcliff/Pereira 2019). Ils étudient les interactions interprétées en face à face ou à distance, en langues vocales ou non vocales. Leur intérêt se porte également sur la récolte systématique des données, leur diffusion internationale, ainsi que sur les méthodes de transcription permettant leur analyse détaillée (Meyer 2019). Les chercheurs en ID/ISP peuvent à présent s’appuyer sur des corpus de données authentiques dans différents secteurs d’intervention et dans différentes combinaisons linguistiques. Certains d’entre eux ont recours à une analyse multimodale (Davitti/Pasquandrea 2017) ou triangulent les théories, les données et les outils analytiques (Aguilar Solano 2020) pour élargir et densifier la vision du phénomène étudié, ainsi qu’accroître la fiabilité des résultats de l’étude. Bref, la réflexion sur la méthodologie de recherche en ID/ISP est foisonnante, dynamique et innovante (Valero-Garcés 2020), et ses résultats viennent de plus en plus souvent enrichir la formation des interprètes et des utilisateurs de leurs services (Cirillo/Niemants 2017). C’est dans ce cadre que le numéro 26 de The Interpreters’ Newsletter, consacré à l’interprétation de dialogue, se fixe pour objectif d’explorer des contextes et des phénomènes communicatifs particuliers grâce à des lentilles analytiques spécifiques. Ce numéro est ouvert aux contributions innovantes en matière de types de données ou de secteurs d’intervention/situations communicatives étudiés, en matière de méthodes d’analyse (ou de combinaison de méthodes), ou encore d’apports à la formation des acteurs de terrain et à l’enseignement et l’apprentissage universitaires. Les contributeurs sont donc invités à alimenter la discussion sur différentes approches méthodologiques innovantes qui, dans une perspective inter/transdisciplinaire et sur la base de données authentiques, sont à même d’éclairer des pratiques et des phénomènes qui n’ont jusqu’à présent reçu que peu d’attention dans la littérature consacrée à l’ID/ISP, et/ou qui n’ont pas encore trouvé d’écho dans les salles de cours. Sujets d’intérêt Les sujets d’intérêt peuvent dès lors être les suivants, sans que cette liste soit exhaustive : - méthodes de recherche qualitatives, quantitatives ou mixtes ; - analyse multimodale ; - transcription et outils de recherche ; - accès aux données authentiques, interopérabilité et partage ; - contextes et phénomènes communicatifs spécifiques ; - apports pour la formation ; - communication interculturelle. Informations pratiques et calendrier Les articles peuvent être soumis en anglais ou en français. Ils doivent décrire une recherche originale qui n’a jamais été publiée. Ils ne peuvent pas être en cours de soumission auprès d’autres comités de lecture (revues ou conférences). Les manuscrits proposés feront l’objet d’une évaluation par les pairs en double aveugle. Le guide de style est consultable à l’adresse suivante http://www.openstarts.units.it/eut/Instructions2AuthorsInterpreters.pdf Les manuscrits comporteront entre 6 000 et 7 500 mots, références, résumé (150-200 mots) et mots clés (5-10) inclus. Ils devront être envoyés par courriel à interpretersnewsletter@units.it ; Objet du courriel : NL 26 PAPER ; Intitulé du document : nom de l’auteur_IN2021. Soumission du manuscrit : 15 mars 2021 (nouvelle date limite) Envoi des résultats de l’évaluation par les pairs : 30 juin 2021 Publication : décembre 2021   Références Aguilar-Solano M. (2020) “Triangulation and Trustworthiness -Advancing Research on Public Service Interpreting through Qualitative Case Study Methodologies”, FITISPos International Journal 7/1, 31-52. Biel Ł. / Engberg J. / Ruano R. / Sosoni V. (eds) (2019) Research Methods in Legal Translation and Interpreting. Crossing Methodological Boundaries, Oxon/New York, Routledge. Cirillo L. / Niemants N. (eds) (2017) Teaching dialogue interpreting. Research-based proposals for higher education, Amsterdam/Philadelphia, John Benjamins. Davitti E. / Pasquandrea S. (2017) “Embodied participation: What multimodal analysis can tell us about interpreter-mediated encounters in pedagogical settings”, Journal of Pragmatics 107, 105 28. Goguikian Ratcliff B. / Pereira C. (2019) “L’alliance thérapeutique triadique dans une psychothérapie avec un interprète : un concept en quête de validation”, Pratiques Psychologiques 25/1, 63 77. Mason I. (ed.) (1999) Dialogue Interpreting, Special Issue of The Translator 5. Meyer B. (2019) “Corpus-based studies on interpreting and pragmatics”, in R. Tipton / L. Desilla (eds) The Routledge handbook of translation and pragmatics, London, Taylor & Francis Group, 75-92. Monzó-Nebot E. / Wallace M. (eds) (2020) Research Methods in Public Service Interpreting and Translation, Special Issue of FITISPos International Journal 7/1. Ticca A. / Traverso V. (2017) “Parole, voix et corps : convergence entre l’interprète et le soignant dans les consultations avec des migrants”, L’Autre. Cliniques, cultures et sociétés 18/3, 304 314. Valero-Garcés C. (2020) “Introduction. Broadening and Further Developing of Research Methods in PSIT”, FITISPos International Journal 7/1, 1 7.
Nom du contact: 
Natacha Niemants
Courriel du contact: 
natacha.niemants@unibo.it
Suggéré par: 
Natacha Niemants
Courriel: 
natacha.niemants@unibo.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/03/2021
Ville de l'événement: 
Trieste
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
interprétation de dialogue, interprétation de services publics, méthodologies de recherche, interdisciplinarité
Site web de référence: 
https://www.openstarts.units.it/cris/journals/journals00005/journalsInfoAuthor.html

Confini

Résumé de l'annonce: 
Revue InterArtes, n° 1, 2021
Appel à contributions Revue : InterArtes, n° 1, 2021 Dirigée par: Laura Brignoli, Silvia Zangrandi Départiment de « Studi Umanistici » Université IULM - Milan Frontières de la transfictionnalité Argumentaire Dans un monde où abondent les invitations à franchir les frontières, du moins avant qu'un maudit virus ne les rende dramatiquement actuelles, vouloir les rétablir semble un geste destiné à l’échec. Et encore plus si l'on regarde la société liquide dans laquelle nous sommes plongés, où la perméabilité des frontières - signe d'actualité - confirme une esthétique de l'hybride qui tend à dépasser les bords, même de façon radicale, jusqu'à nier leur existence même. La production artistique contemporaine, marquée par l'hybridation, ne fait qu'épouser cette tendance. À la lumière de ce que l’on vient d’observer, tracer la frontière à l'intérieur de laquelle il est légitime de parler de réécriture et transfictionnalité semble donc être une opération inutile, sinon irréalisable. Vouloir établir des limites, pourquoi ? Pourquoi vouloir mener une opération « Politiquement incorrecte, moralement antipathique ? ». Régis Debray, après s’être posé la question (dans Éloge des frontières), nous offre une réponse exemplaire : « Le mur interdit le passage ; la frontière le régule. Dire d’une frontière qu’elle est une passoire, c’est lui rendre son dû : elle est là pour filtrer. » Mais il s'agit aussi d'échapper au chaos du hasard : sans frontières, tout est nivelé, et alors la clarté de l’analyse sera contaminée par l’indétermination du matériel analysé. L'opération nous semble très nécessaire à partir du moment où l’on réfléchit sur l'hypertextualité / transfictionnalité / réécriture. Accepter la porosité des frontières ne signifie pas nécessairement niveler sur un même plan toutes les œuvres qui en réécrivent d’autres : dans son sens le plus large, chaque aventure, réduite à ses éléments essentiels, reproduit un archétype préexistant. Il s’agit donc, pour ce premier numéro d'InterArtes, de faire un effort de définition, en se demandant s'il est possible de décrire la réécriture, si l’on peut essayer de définir le périmètre à l'intérieur duquel il est légitime de parler de transfictionnalité; et quels sont les critères à prendre en compte pour placer légitimement une œuvre dans ce périmètre. René Audet, dans un débat sur Fabula, l'avait déjà exprimé clairement : « Quand cesse-t-on de considérer des textes "voisins" comme des cas de transfiction? Quand la parenté entre deux univers devient-elle insuffisante pour prétendre à un partage d’univers ? » Questions capitales qui, selon lui, renvoient à « une évaluation qui est foncièrement subjective, selon le taux de tolérance du lecteur aux incompatibilités ». Depuis des années, on réfléchit autour de ce concept, en termes plus souvent analytiques que théoriques, sans, à part quelques rares et heureuses exceptions, avoir jamais clairement défini un champ d'investigation. Ce premier numéro de la revue InterArtes se propose donc de voir si l’on peut établir des limites. Si cela s’avère possible, nous aurons un outil de travail qui évitera de gênants chevauchements ; si ce n’est pas possible, nous saurons pourquoi et, avec cela, nous aurons les outils pour gérer consciemment un concept poreux. La réflexion peut également être étendue en aval du concept : des théoriciens de premier plan (Genette, Saint-Gelais) soutiennent que l'hypertextualité renforce le côté de la fiction. Dans la relation fiction / réalité, cette dernière serait complètement éliminée, puisque l'horizon de référence est exclusivement littéraire. Voici alors une question : la recontextualisation même d'une œuvre dans la transfictionnalité (que l’on pense aux réécritures coloniales des grands classiques : Kamel Daoud, Tahar Ben Jelloun, Maryse Condé ...) ne pourrait -elle pas impliquer un rapport plus complexe avec la réalité? N’est-ce pas parce que L’étranger a fortement influencé la vie de tant d’Algériens que Daoud a jugé nécessaire d’écrire son roman dans le sillage de Camus ? Et encore : tout le phénomène de la fanfiction ne prouve-t-il pas que ces textes sont sortis de la littérature pour déborder dans l'existence individuelle ? Que l'on adopte un point de vue ontologique, ou que l'on préfère une perspective pragmatique ou analytique, le but n'est certainement pas de dresser des barrières infranchissables. Il s'agit plutôt de définir, dans la mesure du possible, un champ d'investigation dont les contours, à ce jour, apparaissent encore très flous. Modalités Les études attendues seront de type théoriques ou bien analytiques incluant des prémisses théoriques. Les textes proposés doivent être inédits et rédigés au format Word en respectant les normes éditoriales de la revue publiées sous l’onglet « Linee guida per gli autori ». Langues acceptées : italien, anglais, français. La date limite pour envoyer les articles est le 15 juin 2021. Ils doivent être envoyés, accompagnés d’une courte note biobibliographique, à l’adresse : interartes@iulm.it ------------------------------- Call for papers Revue : InterArtes, n° 1, 2021 Diretta da : Laura Brignoli, Silvia Zangrandi Dipartimento di « Studi Umanistici » Università IULM - Milan Confini della riscrittura In un mondo che invita ovunque al superamento delle frontiere - per lo meno questo era ciò che succedeva prima che un maledetto virus le rendesse drammaticamente attuali - voler stabilire dei confini sembra un’operazione fallimentare. Ancora più destinata al fallimento se si osserva la società liquida in cui siamo immersi, nella quale la permeabilità dei confini - segno stesso dell’attualità - avvalora un’estetica dell’ibrido che tende a oltrepassare il limine, anche in modo radicale, fino a negarne la stessa esistenza. La produzione contemporanea, improntata all’ibridazione, non fa che sposare questa tendenza. Alla luce della premessa, tracciare il confine all’interno del quale è legittimo parlare di riscrittura e transfinzionalità sembra dunque inutile, se non inattuabile. Voler stabilire dei confini, perché? Perché voler effettuare un’operazione «politicamente scorretta, moralmente antipatica»? Régis Debray, dopo essersi posto la domanda (in Éloge des frontières), ci offre una risposta esemplare: «Il muro impedisce il passaggio; la frontiera lo regola. Dire che la frontiera è un filtro, significa definirla per quello che è: serve a filtrare». Ma si tratta anche di sfuggire al caos del caso: senza confini, tutto si equivale, e allora la chiarezza dell’analisi potrebbe soffrire per l’indeterminatezza del materiale oggetto dell’indagine. L’operazione ci sembra quanto mai necessaria dal momento in cui si riflette su ipertestualità/transfinzionalità/riscrittura. Accettare la porosità dei confini non significa necessariamente poter trattare allo stesso modo tutte le opere che ne riprendono altre, parlandone come se non importasse quanto viene ripreso dell’opera originale: se consideriamo l’operazione nel suo senso più esteso, ogni avventura, ridotta ai suoi elementi essenziali, riproduce un archetipo preesistente. Si tratta dunque, per questo primo numero di InterArtes, di compiere uno sforzo di definizione, chiedendosi se è possibile descrivere la riscrittura, se è possibile cercare di definire il perimetro entro il quale è legittimo parlare di transfinzionalità e quali siano i criteri di cui va tenuto conto per ascrivere un’opera all’interno di questo perimetro. René Audet, in un dibattituo su Fabula, l’aveva già espresso a chiare lettere: «Quando si può smettere di considerare delle transfinzioni dei testi semplicemente “vicini”? Quando la parentela fra due universi è insufficiente a garantire la condivisione degli stessi?» Questioni capitali, che secondo lui rinviano a «una valutazione fondamentalmente soggettiva, legata al tasso di tolleranza del lettore verso le incompatibilità». Da anni si riflette intorno a questo concetto, in termini più spesso analitici che teorici, senza - a parte qualche rara e felice eccezione - aver mai davvero definito con chiarezza un campo di indagine. Questo primo numero della rivista InterArtes si propone questo: provare a stabilire dei confini, ammesso che ciò sia possibile. Se è possibile, avremo uno strumento di lavoro che evita fastidiose sovrapposizioni; se non è possibile, ne sapremo il motivo e, con esso, avremo gli strumenti per maneggiare con consapevolezza un concetto poroso. La riflessione può essere estesa anche a valle del concetto: alcuni fra i maggiori teorici (Genette, Saint-Gelais) sostengono che l’ipertestualità rafforzi il lato della finzione. Nel rapporto finzione/realtà, quest’ultima sarebbe del tutto eliminata, poiché l’orizzonte di riferimento è esclusivamente letterario. Scaturisce tuttavia una domanda: la stessa ricontestualizzazione di un’opera tramite la riscrittura (si pensi alle riscritture postcoloniali dei grandi classici: Maryse Condé, Kamel Daoud, Tahar Ben Jelloun, John Maxwell Coetzee, Jean Rhys …) non potrebbe implicare un rapporto più complesso con la realtà? Non è perché L’étranger ha influito pesantemente sulla vita di tanti algerini che Daoud ha giudicato necessario scrivere il suo romanzo nel solco di Camus? E ancora: tutto il fenomeno delle fanfiction non dimostra che questi testi sono usciti dalla letteratura per tracimare nell’esistenza individuale? Che si assuma un punto di vista ontologico, che si preferisca una prospettiva pragmatica o analitica, lo scopo finale non è certo quello di mettere barriere o di creare steccati. Si tratta invece di definire, per quanto possibile, un campo d’indagine che, ad oggi, appare ancora molto frastagliato. Modalità I testi proposti, che avranno un impianto teorico o analitico con premesse teoriche, devono essere inediti e redatti in word, nel rispetto delle norme editoriali della rivista, pubblicate sul sito. Lingue accettate : italiano, inglese, francese. Gli articoli vanno inviati, accompagnati da una breve notizia bio-bibliografica, entro il 15 giugno 2021 all’indirizzo : interartes@iulm.it
Suggéré par: 
Laura Brignoli
Courriel: 
laura.brignoli@iulm.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/06/2021
Ville de l'événement: 
Milano
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
transfictionnalité, frontièresm hypertextualité, réécriture

Approches postcoloniales des littératures de genre

Résumé de l'annonce: 
Revue Il Tolomeo (journal d'études postcoloniales) n° 23 (2021)
La littérature de genre, qui désigne traditionnellement les secteurs ‘populaires’ du système littéraire, gagne de plus en plus en légitimité dans le monde de l’édition et de la critique littéraire, d’une part en raison d'un intérêt accru pour ses spécificités formelles et éditoriales et d’autre part, parce que les barrières entre la littérature ‘dominante’, ‘instituée’ et ‘de genre’ (définies de différentes manières) sont devenues de plus en plus ténues, poreuses et quasiment caduques. Dans le domaine postcolonial, les études consacrées à la science-fiction, au fantastique ou au roman policier ne manquent pas, comme en témoignent certains exemples récents : La science-fiction postcoloniale et l'éthique de l'Empire, par Bill Ashcroft ; DaliAf : Dictionnaire des auteurs des littératures de l'imaginaire en Amérique française, par Claude Janelle ; ou Cherchez les Femmes : estudos de literatura policial, sous la direction de Maria de Lurdes Sampaio et Gonçalo Vilas-Boas. Dans ces recherches, les spécificités des différents genres sont liées aux différentes significations du terme ‘postcolonial’ et/ou aux différents contextes de référence (culturels et linguistiques), dans lesquels le statut, la circulation ou la reconnaissance critique des différentes ‘littératures de genre’ peuvent aussi varier considérablement. Ce numéro monographique de la revue Il Tolomeo a pour but de faire avancer une réflexion sur l'ensemble des littératures de genre postcoloniales. Il vise à mettre en lumière les tendances critiques, formelles et éditoriales (communes ou divergentes) dans les différents contextes nationaux des littératures postcoloniales - anglophone, francophone, lusophone - ou parmi les différents genres "populaires" tels que la science-fiction, la fiction dystopique, le roman policier et criminel, le roman gothique et d'horreur, le fantastique. Les champs possibles d’investigation sont les suivants : ● Définitions critiques des spécificités de la littérature de genre postcoloniale (ou d'un sous-genre particulier) • Analyse d’œuvres ou d’auteurs postcoloniaux pouvant être associés à la littérature de genre, ou appelant à des dispositifs stylistiques, à des conventions typiques de la littérature de genre ● Réécritures postcoloniales de textes canoniques de la littérature de genre ● Transmédia cinématographique ou télévisuel d'œuvres de la littérature de genre postcoloniale ● Réexamen des concepts fondamentaux des différentes traditions (science, technologie, horreur, crime) à travers un regard postcolonial ● Réexamen des concepts clés des études postcoloniales à travers la perspective de la littérature de genre ● Analyse du système littéraire et éditorial en référence à la littérature de genre postcoloniale ● Études sur la réception de la littérature de genre dans les contextes postcoloniaux ● Réflexions sur les fonctions éthiques, esthétiques et narratologiques des tropes, les dispositifs stylistiques et les conventions de la littérature de genre postcoloniale (en contexte). Les études visant une approche historique et comparative, qui placent les œuvres dans leur contexte littéraire et culturel de référence, ou qui réfléchissent de manière critique sur la catégorie de la littérature de genre dans le contexte postcolonial, seront particulièrement appréciées. Il Tolomeo accepte les soumissions dans les catégories suivantes : ● Articles (5000-6000 mots, 30.000-35.000 caractères, espaces compris) ● Critiques (1500-2000 mots, 9000-15000 caractères, espaces compris) ● Entretiens (1500-2000 mots, 9000-15000 caractères, espaces compris) ● Œuvres inédites. Pour les articles : Toute personne souhaitant soumettre une contribution est priée d'envoyer un résumé (en anglais, 1000 caractères maximum, espaces compris) à tolomeo.redazione@unive.it avant le 1er MARS 2021. La prochaine date limite, pour la soumission des articles complets, est le 15 JUIN 2021. Veuillez joindre, en plus du résumé, une note biobibliographique (en anglais, 1000 caractères maximum, espaces compris) et 5 mots clés (en anglais). Veuillez également indiquer si l'article est destiné à la section généraliste ou au numéro thématique. Pour toutes les autres soumissions : La date limite de dépôt des contributions est le 30 JUIN 2021. Veuillez également joindre une note biobibliographique. Les travaux doivent être rédigés conformément aux normes éditoriales et bibliographiques de la revue, qui se trouvent sur la page web de Il Tolomeo. Nous acceptons les contributions en anglais, en français, en portugais respectivement pour les domaines anglophone, francophone, lusophone et en italien pour tous les domains. Pour plus d'informations, écrivez à : tolomeo.redazione@unive.it ou consultez le site web de la revue : https://edizionicafoscari.unive.it/it/edizioni4/riviste/il-tolomeo/
Nom du contact: 
Segreteria di redazione del Tolomeo
Courriel du contact: 
tolomeo.segreteria@unive.ir
Adresse postale: 
Edizioni Ca' Foscari, Dorsoduro 3246 - 30123 Venezia
Suggéré par: 
Prof. Alessandro Costantini
Courriel: 
tolomeo.redazione@unive.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
01/03/2021
Ville de l'événement: 
Venise
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Littératures de genre; littératures postcoloniales
Site web de référence: 
https://edizionicafoscari.unive.it/it/edizioni4/riviste/il-tolomeo/

Enseigner et apprendre

Résumé de l'annonce: 
Numéro 21/2021 de la revue Ponti/Ponts. Langues littératures civilisations des Pays francophones
Appel à contributions Ponti/Ponts est une revue multidisciplinaire, en libre accès et révisée par des pairs, publiée depuis 2001 au sein du Département de Langues et littératures étrangères de l’Università degli Studi de Milan. Dans son numéro 21/2021, Ponti/Ponts propose un dossier intitulé « Enseigner et apprendre » pour inviter à s’interroger sur les situations d’enseignement et d’apprentissage dans les différents espaces francophones externes à l’Hexagone : quelle place est réservée aux autres francophonies ? à quels modèles de référence, internes ou externes, fait-on appel ? y a-t-il (eu) des orientations divergentes ? quels types d’approches semblent s’imposer ? Les propositions de contributions essaieront de répondre à ces questionnements ou d’élargir la réflexion à d’autres aspects de la question, qui pourra être explorée dans de multiples perspectives : littéraires, stylistiques, linguistiques, didactiques, culturelles, géographiques, historiques etc. Calendrier Les propositions de contribution, rédigées en français, peuvent être envoyées à la rédaction de la revue jusqu’au 20 février 2021 : redazione.ponts@unimi.it Pour les propositions retenues, les auteurs seront avisés rapidement et invités à soumettre leurs articles pour le 15 mai 2021. Les articles reçus seront ensuite évalués de façon anonyme (« peer reviewed »). La parution du volume est prévue pour fin 2021/début 2022. Soumission d’une proposition d’article La revue reçoit des articles rédigés en français, d'auteurs invités et d'auteurs qui, de leur propre initiative, soumettent des travaux pour évaluation. Les articles proposés doivent être inédits et ne doivent pas être sous évaluation par une autre revue. Les propositions de contribution, en français, comprendront un titre, une bibliographie et un descriptif d’environ 400 mots qui précisera le cadre théorique, les objectifs et méthodes, le corpus utilisé. Elles doivent être soumises en version anonyme. L’auteur précisera à part ses coordonnées (nom, prénom, institution d’appartenance) et fournira un bref CV d’une page au maximum. Modalités d’évaluation Les articles jugés potentiellement publiables par le Comité scientifique de la revue sont acheminés, en version anonyme, à des rapporteurs pour une évaluation des qualités et des lacunes éventuelles du travail. Le Comité scientifique prend ensuite connaissance des évaluations et décide de publier ou de ne pas publier l’article. Un avis synthétique et motivé peut être transmis aux auteurs des articles acceptés, qui mettent en œuvre les recommandations éventuelles du comité dans le délai accordé. Le contenu des textes publiés et l’exactitude de leurs références bibliographiques sont la responsabilité exclusive des auteurs.
Suggéré par: 
Cristina Brancaglion
Courriel: 
cristina.brancaglion@unimi.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
20/02/2021
Ville de l'événement: 
Milano
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
francophonie, enseigner, apprendre
Site web de référence: 
http://www.lingue.unimi.it/ecm/home/riviste-e-collane/riviste/ponti-ponts
https://mimesisjournals.com/ojs/index.php/ponts/index

L’expression de la causalité en langue maternelle et en langue étrangère

Résumé de l'annonce: 
Colloque en ligne de l'Université Catholique Jean-Paul II de Lublin (Pologne), 20-21 mai 2021
Nouvel appel pour colloque international à distance 20-21 mai 2021 L’expression de la causalité en langue maternelle et en langue étrangère Université Catholique Jean-Paul II de Lublin (Pologne) organisé par : Urszula Paprocka-Piotrowska (Université Catholique de Lublin, Pologne) Claire Martinot (Sorbonne Université, France) Tomislava Bošnjak Botica (Institut de Langue Croate et de Linguistique, Croatie) Sonia Gerolimich (Université d’Udine, Italie) Argumentaire : La causalité est d’abord le résultat d’une interprétation que notre esprit pose entre deux situations, états, événements dont l’un détermine l’autre. La causalité est donc une relation orientée, exprimée en langue par un type d’enchaînement argumentatif (Carel, 2001, Ducrot, 2001) qui se manifeste de façon très diversifiée dans les langues, y compris sans l’appui (explicite) d’un marqueur comme en (1). (1) Pierre est très heureux, il part au Groenland Parmi les caractéristiques de l’expression de la causalité, on peut relever que le nombre des connecteurs dédiés à la relation causale (fr. parce que, puisque, car, comme et quelques autres) est réduit ou encore que les relations causales ne soient pas toutes réversibles. Ainsi (1) peut être interprété comme en (1a) ou comme en (1b) : (1a) Pierre est très heureux parce qu’il part au Groenland. -> P PCQ Q (1b) Pierre part au Groenland, donc il est très heureux. -> Q DC P En (2), en revanche, la relation en donc est douteuse : (2) Chloé aimait le froid parce qu’elle dormait mieux. (?? Chloé dormait mieux donc elle aimait le froid) Une autre caractéristique de la relation causale (en français et en anglais, entre autres langues) est la proximité de pour et parce que (3) : (3) Max a été puni pour son insolence. (= parce qu’il a manifesté de l’insolence) En ancien français pour (ce que) Q et par (ce que) Q étaient proches (Gross & Nazarenko, 2004 : 19). On se demandera également dans quelle mesure la langue distingue les différents types de causalité envisagés par notre pensée : la cause fortuite, factuelle (4 et 5) versus la cause volontaire, humaine (6). Ou encore, si la langue distingue différents degrés de causalité : causalité faible (7) ou causalité forte (8) : (4) Les rues ont été inondées par des torrents de boue. (= parce qu’il y avait des torrents de boue, à cause des torrents de boue, où la préposition par, introduisant le « complément d’agent » introduit (plutôt ?) un complément de cause) (5) La lumière apparaît à l’horizon parce que le soleil se lève. (6) Les congères ont été dégagées par des chasse-neige. (= parce que des chasse-neige (conduits par Nhum) se sont mis en action) (7) Tom est très heureux, il ne sait plus quoi dire. (8) Tom est tellement heureux qu’il ne sait plus quoi dire. Ces quelques exemples sont loin d’épuiser les différents types de causalité (corrélation logique (9), relation temporelle (10), circonstancielle (11) …) et les différents moyens dont chaque langue dispose pour exprimer les relations causales : (9) Plus il y a de brouillard, plus la visibilité est réduite. (10) Quand il y a du brouillard, la visibilité est réduite. (11) Avec le brouillard, la visibilité est réduite. Le questionnement linguistique sur le fonctionnement des relations causales dans toute langue ou entre plusieurs langues constitue l’axe 1 du colloque. L’axe 2 du colloque sera plus directement lié à la production et à la compréhension des relations causales par des locuteurs spécifiques. En effet, la diversité des moyens mis par chaque langue à la disposition des locuteurs n’implique pas que ces moyens soient utilisés de la même façon par les uns et les autres. Enfants ou adultes, locuteurs natifs ou allophones, en production/compréhension orale ou écrite, sont autant de paramètres qui vont influencer l’expression des relations causales. Seront bienvenues les communications qui aborderont, dans tout cadre théorique, l’acquisition des relations causales : - par des enfants d’âges différents, dans plusieurs langues maternelles, - par des enfants ou des adultes ayant des troubles du langage, - par des adultes allophones en langue étrangère, - par des locuteurs plus ou moins scolarisés dont on comparera le même discours à l’oral et à l’écrit. Si l’on peut admettre, à la suite de Kant, que la causalité est une catégorie a priori de l’entendement, et qu’elle ne dérive donc pas de la seule observation des faits, son expression linguistique reste, en grande partie, déterminée par les moyens linguistiques disponibles dans chaque langue et la capacité de chaque locuteur à comprendre la présence et la spécificité de chaque relation causale dans le discours entendu. Les moyens d’expression de la causalité relèvent donc de l’observation que font tous les locuteurs de la langue qu’ils acquièrent. Références indicatives : Anscombre, Jean-Claude, 1984. La représentation de la notion de cause dans la langue, Cahiers de grammaire, 4, 1-53. Benazzo, Sandra, 2004. L’expression de la causalité dans le discours narratif en français L1 et L2, Langages, 155, 33-51. Boniecka, Barbara, 1995, Pragmatyczne apekty wypowiedzi dziecięcych. Lublin, Wydawnictwo UMCS. Carel, Marion, 2001, Argumentation interne et argumentation externe au lexique : des propriétés différentes, Langage, 142, 10-21. Christoforou, Nathalie, Christofi, Marina, 2014. Expression de la cause dans les productions écrites et orales en FLE: apprenants chypriotes hellénophones, Colloque international des Etudiants chercheurs en Didactique des langues et en Linguistique, Lidilem, Juin 2014, Grenoble, France (hal-01252335). Couper-Kuhlen, Elizabeth & B. Kortmann, Bernd (Eds.), 2000. Cause, condition, concession and contrast: Cognitive and discourse perspectives. Berlin-New York, Mouton de Gruyter. Diessel, Holger, 2004. The acquisition of complex sentences. Cambridge: CUP. Ducrot, Oswald, 2001. Critères argumentatifs et analyse lexicale, Langage, 142, 22-40. Gross, Gaston, 2010. Sémantique de la cause, Paris, Vrin. Gross, Gaston et Nazarenko, Adeline, 2004. Quand la langue cause : contribution de la linguistique à la définition de la causalité, Intellectica, 2004/1, 38, 15-41. Grunig, Blanche-Noëlle et Roland, 1985. La fuite du sens dans l’interlocution, Paris, LAL Crédif, Hatier. Jisa, Harriet, Mazur Audrey, 2006. L’expression de la causalité : une étude développementale, Actes du colloque Des savoirs savants aux savoirs enseignés, Namur, Presses universitaires de Namur, 33-60. Martinot, Claire, 2013. L’acquisition de la causalité est-elle comparable chez tous les enfants ? Travaux de linguistique, 66, 15-52. Nazarenko, Adeline, 2000. La cause et son expression en français, Paris, Ophrys. Pilecka, Ewa, 2007. « Mourir d`ennui, s`ennuyer à mort » : quelques problèmes de description et de la traduction de syntagmes prépositionnels circonstants / pseudo-circonstants de cause en français et en polonais, Bulletin de Linguistique Appliquée et Générale, 32, 145-163. Sanders, Ted & Sweetser, Eve (Eds.), 2009. Causal categories in discourse and cognition, Berlin, Mouton de Gruyter. Van Den Broek, Paul, 1990. Causal inferences and the comprehension of narrative texts, Psychology of Learning and Motivation, 25, 175-196. Comité de lecture : Birtić Matea, Institut de Langue Croate et de Linguistique Bramati Alberto, Université de Milan De Gioia Michele, Université de Padoue Do-Hurinville Danh Thành, Université Bourgogne-Franche-Comté Druetta Ruggero, Université de Turin Gueorguieva Steenhoute Elena, Institut de sciences politiques de Paris Hržica Gordana, Université de Zagreb Jo Mihwa, Université autonome de Barcelone Karpińska-Szaj Katarzyna, Université Adam Mickiewicz, Poznań Marque-Pucheu Christiane, Sorbonne Université Muller Claude, Université Michel de Montaigne, Bordeaux 3 Oraić Rabušić Ivana, Institut de Langue Croate et de Linguistique Piotrowski Sebastian, Université Catholique Jean Paul II de Lublin Piotrowska-Skrzypek Małgorzata, Université de Varsovie Richard Elisabeth, Université Rennes 2 Romero Clara, Université de Paris Stabarin Isabelle, Université de Trieste Wojciechowska Bernadeta, Université Adam Mickiewicz, Poznań Vecchiato Sara, Université d’Udine Modalités d’envoi des propositions de communication : Les langues du colloque sont le français et l’anglais. Les propositions, rédigées dans la langue de communication, sont à envoyer pour le 15 janvier 2021 à l’adresse suivante : cause.lublin2020@gmail.com Les propositions (Word) devront avoir une longueur de 600 à 800 mots et comporter le titre de la proposition, le nom et le prénom du ou des auteurs et leur affiliation. Les références, en fin de communication, sont uniquement celles qui sont évoquées dans le texte de la proposition. Les propositions seront anonymisées avant évaluation. La réponse d’acceptation ou non est prévue pour le 15 février 2021. Le site du colloque sera accessible en janvier. Un appel à publication dans la revue de linguistique Rasprave (http://ihjj.hr/stranica/rasprave-casopis-instituta-za-hrvatski-jezik-i-jezikoslovlje/33/#engle) sera envisagé à l’issue du colloque. Les modalités de participation à distance et le programme seront envoyés ultérieurement. Les droits d’inscription pour les participants s’élèvent à 60€ (40€ pour les étudiants). Les membres de la CRL à jour de leur cotisation 2021 (au 30 mars 2021) sont exonérés des droits d’inscription. Pour le Comité d’Organisation : Urszula Paprocka-Piotrowska, Claire Martinot, Tomislava Bošnjak Botica, Sonia Gerolimich ******************************************************************************************* . Call for papers International online conference Expressing causality in L1 and L2 20-21 May 2021 Catholic University John-Paul II, Lublin (Poland) Organized by : Urszula Paprocka-Piotrowska (Catholic University John-Paul II, Poland) Claire Martinot (Sorbonne University, France) Tomislava Bošnjak Botica (Institute of Croatian Language and Linguistics, Croatia) Sonia Gerolimich (University of Udine, Italy) Causality is, first of all, the result of an interpretation that our mind poses between two situations, states, events, one of which determines the other. Causality is, therefore, an oriented relation, expressed in language by a type of argumentative sequence (Carel, 2001, Ducrot, 2001) which manifests itself in very diverse ways in the language, including without the (explicit) support of a marker as in (1). (1) Pierre is verry happy, he is going to Greenland. Among the characteristics of the expression of causality, one can note that the number of connectors dedicated to the causal relation (Fr. parce que, puisque, car, comme and some others) is reduced or that the causal relations are not all reversible. Thus (1) can be interpreted as in (1a) or as in (1b): (1a) Peter is very happy because he is going to Greenland.-> P BECAUSE Q (1b) Peter is going to Greenland, so he is very happy. -> Q SO P In (2), on the other hand, the relation with so is unlikely: (2) Chloe liked the cold because she slept better. (?? Chloe slept better so she liked the cold) Another feature of the causal relationship (e.g. in French and English) is the proximity of for and because (3): (3) Max was punished for being rude. (= because he demonstrated rudeness) In Old French pour (ce que) Q and par (ce que) were close (Gross & Nazarenko 2004: 19). We shall explore to what extent language distinguishes the different types of causality envisaged by our thought: the fortuitous, factual cause (4 and 5) versus the voluntary, human cause (6). Or again, if the language distinguishes different degrees of causality, for example weak causality (7) or strong causality (8): (4) The streets were covered with streams of mud. (= because there were streams of mud, because of the streams of mud, where the preposition with introducing the «agent complement» actually introduces the causal complement) (5) The light appears on the horizon because the sun rises. (6) Snowdrifts were cleared by snowploughs. (= because snowploughs (driven by Nhum ) did it) (7) Tom is very happy, he doesn’t know what else to say. (8) Tom is so happy that he doesn’t know what else to say. These several examples are far from exhausting the various types of causality (logical correlation (9), temporal relation (10), circumstantial relation (11), etc.) and the various means that languages use to express causal relations: (9) The more fog there is, the more visibility is reduced. (10) When there is fog, visibility is reduced. (11) With this fog, visibility is reduced. Linguistic inquiry on the functioning of causal relations in any language or between several languages constitutes Axis 1 of the conference. Axis 2 of the conference will be more directly related to the production and understanding of causal relations by specific speakers. Indeed, the diversity of the means made available by each language does not imply that these means are used in the same way by its speakers. Children or adults, native or non-native speakers, in oral or written production/comprehension – there are numerous parameters that could influence the expression of causal relations. We welcome proposals which will present, in different theoretical frameworks, the acquisition of causal relations: - by children of different ages, in several mother tongues, - by children or adults with language impairments, - by adults who speak a foreign language, - by more or less educated speakers whose same speech will be compared both orally and in writing. If we can concede, following Kant's reasoning, that causality is an a priori category of understanding, and that it does not derive from the sole observation of facts, its linguistic expression remains largely determined by the linguistic means available in each language and each speaker's ability to understand the presence and specificity of each causal relation in a specific discourse. The means for expressing causality thus depend on speakers' observation of the language that they are acquiring. References (see above in the French version) Abstract submission: The languages of the conference are French and English. The proposals should be sent by 15 January 2021 to the following address: cause.lublin2020@gmail.com Abstract (Word) have to be 600 to 800 words in length and include the title of the proposal, the name and first name of the author(s) and their affiliation. The references at the end of the abstract are only those mentioned in the text. Notification of acceptance will be sent to the corresponding author by 15 February 2021. The conference site will be accessible in january. Papers will be considered for publication in the Croatian linguistic journal Rasprave http://ihjj.hr/stranica/rasprave-casopis-instituta-za-hrvatski-jezik-i-jezikoslovlje/33/#engle. Registration fees: 60 euros (40 euros for students) Payment methods and practical information regarding online participation will be announced later. CRL members who pay their annual membership fees by 31 March 2021 are exempted from registration fees. On behalf of the Organising Committee : Urszula Paprocka-Piotrowska, Claire Martinot, Tomislava Bošnjak Botica, Sonia Gerolimich
Nom du contact: 
Sonia Gerolimich, Urszula Paprocka-Piotrowska, Claire Martinot, Tomislava Bošnjak Botica
Courriel du contact: 
cause.lublin2020@gmail.com
Suggéré par: 
Sonia Gerolimich
Courriel: 
sonia.gerolimich@uniud.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/01/2021
Date de fin de l'événement: 
21/05/2021
Ville de l'événement: 
Distanciel
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Causalité ; expression de la cause ; relations causales ; locuteurs ; langue ; acquisition ; apprentissage

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