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Appels à contribution

Regards croisés sur le Québec et la France

Résumé de l'annonce: 
Convegno CISQ – Centro Interuniversitario di Studi Quebecchesi - Trento – 20-22 maggio 2021
Regards croisés sur le Québec et la France Dans les dix dernières années, le nombre de Français qui ont décidé de s’installer au Québec a augmenté de plus de 70% et depuis peu, le Plateau Mont-Royal, le quartier populaire rendu célèbre par Michel Tremblay dans ses Chroniques, est souvent désigné par les Montréalais comme la « Petite France » ou encore comme le quartier des « Maudits Français ». Cette présence importante de Français dans ce quartier de Montréal en agace plus d’un et réactive les sentiments d’amour et de haine qu’un grand nombre de Québécois nourrit envers la France et les Français depuis la fin de l’époque de la Nouvelle-France. Pour certains Québécois, en effet, c’est lors de la signature du « Traité de Paris » en 1763, où la France cède « les quelques arpents de neige » aux Anglais, comme le soulignait Voltaire, que « l’enfant » (le Canadien français) aurait tué « la mère » (la France) coupable de l’avoir abandonné à la merci des ennemis ancestraux. Le lien politique rompu depuis 1763 n’a fait qu’augmenter la distance entre les deux pays et les relations entre la France et le Canada français (et ensuite le Québec) ont été plus ou moins tendues et ont fait couler toujours beaucoup d’encre. Que l’on pense à la « Crise de la Conscription » de 1917 (et également à celle de 1944) et au refus d’un grand nombre de Canadiens-français de partir en Europe pour aider tout d’abord l’Angleterre, mais aussi la France alors en guerre contre l’Allemagne, une France envers laquelle ils n’avaient plus aucun devoir. Comme le soulignait Henri Bourassa lors d’un discours sur le patriotisme canadien-français, l’amour des Canadiens français pour la France « peut et doit être réel, profond et durable ; mais il doit rester platonique ; et surtout il ne doit jamais nous faire oublier […] les circonstances de notre histoire ». Que l’on pense également à la querelle éclatée en 1946 entre Robert Charbonneau et un petit groupe d’écrivains français (Mauriac, Aragon, Duhamel, Billy) sur l’autonomie de la littérature canadienne-française (La France et nous, 1993). Ou à la polémique éclatée il y a quelques années d’un côté et de l’autre de l’Atlantique à propos de la remarque que l’animateur de l’émission Tout le monde en parle, Thierry Ardisson, a fait au chanteur québécois Garou en lui posant une question importune sur sa manière de s’exprimer en français : « C’est ma première question, vous qui savez tout faire, chanter, danser, jouer la comédie, pourquoi vous n’arrêtez pas cet accent ? ». Ou encore, tout récemment, au travail de réédition en France du roman Querelle de Roberval du jeune auteur québécois Kevin Lambert et au polissage linguistique fait par l’éditeur français pour rendre le texte plus compréhensible aux lecteurs de l’Hexagone. Pour les Québécois, la France est aujourd’hui un pays géographiquement lointain et l’appartenance de plus en plus revendiquée à une réalité américaine a renversé selon certains le complexe d’infériorité que le Québec avait développé par rapport à l’ancienne « mère patrie ». Certes, pour ce qui est de la langue, c’est toujours la manière de parler français, et surtout l’accent, qui représentent encore le feu de la discorde avec la France. Quel est alors le regard que l’un, le Québec, porte sur l’autre, la France, et vice-versa ? Quelles sont les représentations culturelles des Français à l’égard du Québec et des Québécois à l’égard de la France ? Les propositions pourront s’inscrire dans les thématiques suivantes, qui ne constituent néanmoins pas une liste exhaustive des possibles : – Le Québec vu par les Français (littérature, cinéma, musique, politique, télévision, sketchs humoristiques, etc.). – La France vue par les Québécois (littérature, cinéma, musique, politique, télévision, sketchs humoristiques, etc.). – La Nouvelle-France vue par les Français aux XVIIe et XVIIIe siècles : relations de voyage, lettres, ouvrages, etc. – Les querelles littéraires entre Canadiens français et Français (La France et nous de Charbonneau, par exemple, etc.). – Le Général de Gaulle et le Québec. – La participation des Québécois aux Guerres mondiales. – Les écrivains québécois qui ont « longtemps » vécu (installés) et publié en France et les écrivains français qui ont « longtemps » vécu (installés) et publié au Québec. – La présence des Parisiens (ou des Français en général) sur le Plateau Mont-Royal. – Les éditions françaises de romans québécois (par exemple Ducharme, Bienvenu, Lambert, etc.). – Présence du Québec dans les médias français et de la France dans les médias québécois (presse écrite, radio, télévision, etc.). – Présence du Québec dans les dictionnaires français et de la France dans les dictionnaires québécois (écrivains, œuvres littéraires, personnalités du monde des arts et des sciences, etc.). – Présence des régionalismes québécois dans les dictionnaires français et des régionalismes français dans les dictionnaires québécois, mais aussi argot, verlan, etc. Les communications en français ne dépasseront pas une durée de 20 minutes, 5-10 minutes seront consacrées aux questions. La date limite pour envoyer les propositions de communication individuelle ou de session est le 15 janvier 2021. Les propositions de communication doivent être envoyées, accompagnées d’une courte note biobibliographique à l’adresse : cisq2021@gmail.com Calendrier : 15 janvier 2021 : date limite pour envoyer les propositions de communication. Février 2021 : notification d’acceptation (ou de non-acceptation). Avril 2021 : programme provisoire. Publication : La publication d’un choix de textes issus des communications est prévue au cours de l’année 2022. Frais d’inscription : 80 euros (accès à la/aux session/s, pauses café ; matériel du colloque ; publication des articles évalués positivement). Les frais d’inscription ne comprennent pas les frais de voyage, d’hôtel et de restaurant. Dîner de Gala : 21 mai 2020 à 20h00 (50 euros).
Nom du contact: 
Gerardo Acerenza
Courriel du contact: 
gerardo.acerenza@unitn.it
Adresse postale: 
Via Tommaso Gar, n. 14 - 38122 Trento
Suggéré par: 
Gerardo Acerenza
Courriel: 
gerardo.acerenza@unitn.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/01/2021
Date de fin de l'événement: 
22/05/2021
Ville de l'événement: 
Trento
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Québec - France

Sons de Papier

Nouvelles perspectives pour l’étude des relations entre musique et littérature

Résumé de l'annonce: 
Revue Rilune numéro 15 (2021)
NUMÉRO 15 – ANNÉE 2021 Sons de Papier : nouvelles perspectives pour l’étude des relations entre musique et littérature Et publié sous la direction de Claudia Cerulo et Giulia Zoli. APPEL À CONTRIBUTIONS – VERSION FRANÇAISE En 2016, le prix Nobel de littérature décerné à Bob Dylan a suscité beaucoup de critiques. Cet exemple emblématique met en lumière le caractère instable d'un domaine d'étude encore controversé : la relation entre la littérature et la musique. L’étude des relations entre littérature et musique est un domaine qui se situe au carrefour de plusieurs disciplines (esthétique, musicologie, critique littéraire) et l'approche théorique diffère selon la perspective que l’'on adopte pour traiter le sujet. Comme l’observe Russi dans son Letteratura e musica (2005) : «chaque effort pour s'orienter dans l'étude des relations entre les deux arts apparaît provisoire, presque infini». La littérature a toujours été en dialogue avec les autres domaines d'expression artistique, créant un réseau de références croisées, d'adaptations et de réécritures qui, au fil du temps, ont enrichi ses thèmes et sa structure. Dans l'histoire de la culture européenne, la musique a tissé des relations particulières tant avec la poésie qu'avec la prose. Dès le Romantisme, les écrivains font de la musique une des pierres angulaires de leur poétique ; il suffit de penser à la musique à programme, à l'importance de la musique dans le développement des Lieder romantiques ou de la poésie symboliste française, des Künstlerromane ou de l'idée wagnérienne de Gesamtkunstwerk. Cependant, c'est entre le XIXe et le XXe siècle que l'on peut constater une véritable contamination des deux arts. Le son et la musique investissent la forme littéraire tenant le rôle de protagonistes de la poétique de certains auteurs tout en participant à la perception dynamique du lecteur. Entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, certaines collaborations marquent le développement des styles et des tendances culturelles (pensons à des exemples fructueux tels que la relation entre Maeterlinck et Debussy, Zweig et Strauss ou celle de Berio avec Sanguineti et Calvino). A partir de l'impact extraordinaire de la Sonate de Vinteuil, la perception du son musical et le thème de l'écoute ont acquis une autonomie expressive de plus en plus large à travers des livres qui font de la musique le centre de l'univers expressif. L'ekphrasis et la citation musicale - qu'elles se réfèrent à une œuvre de fiction comme dans Docteur Faustus de Mann ou réelle comme dans La Nausée de Sartre - ainsi que les bruits du paysage sonore (voir Berlin Alexanderplatz de Döblin ou Les Cahiers de Malte Laurids Brigge de Rilke) sont souvent liés au thème de la mémoire involontaire, conduisant ainsi à penser que les phénomènes sonores ouvrent une nouvelle dimension d'accès à l'inconscient. La musique devient un territoire d'expérimentation et d'hybridation (OuLiPo), une obsession (Quignard), un moyen de développer de multiples talents lorsque les écrivains sont dans le même temps musiciens, musicologues (Carpentier, Baricco, Savinio, Huston) ou mélomanes (Rolland, Schnitzler, Huxley, Woolf, Hornby). La musique envahit également les domaines de la narration graphique (voir Poulet aux prunes de Marjane Satrapi ou les nombreuses biographies graphiques de musiciens qui ont été publiée ces dernières années). Complexe et fascinante est aussi la façon dont la musique s’insère dans l'imaginaire narratif non pas comme un thème, mais comme un instrument stylistique de représentation (Littel, Némirovsky) ; voir l’adaptation dans l’écriture des formes proprement musicales telles que les variations sur un thème (Barthes, Bloch), le Leitmotiv (Mann), la polyphonie (Bachtin) ou le contrepoint (Kundera). De Barthes à Adorno, de nombreux critiques littéraires du XXe siècle ont consacré des pages célèbres à l'évolution de la littérature et à ses constantes hybridations avec d'autres codes expressifs, soulignant l'importance de plus en plus marquée des changements médiatiques et sociopolitiques dans la culture de masse. Cet aspect s'intensifie actuellement. En effet, nous assistons non seulement à une reconfiguration des genres littéraires, mais aussi à la diffusion progressive de nouvelles pratiques de lecture (livres audio, podcasts) où l'aspect acoustique-sonore est de plus en plus central. A partir des études sur l'intermédialité, au cours du XXe siècle, on a tenté de donner une base théorique aux différentes formes qui peuvent naître du mélange entre la littérature et la musique. Bien que les études de Calvin S. Brown, Werner Wolf et Steven Paul Scher soient toujours considérées comme des bases importantes pour une approche théorique des études musico-littéraires, elles apparaissent aujourd'hui comme une grille qui ne peut plus décrire, dans sa complexité, une réalité en évolution continue dans laquelle la relation entre la littérature et la musique n'est qu'un des divers aspects d'une idée plus large d'interdisciplinarité, de dialogue entre différents savoirs et de transmédialité. Tout en privilégiant une perspective comparatiste et inter artes, toute approche méthodologique est la bienvenue. Les propositions, rédigées en italien, français ou anglais consistant en un résumé de 500 mots maximum, seront accompagnées d’une bibliographie indicative et d’une notice bio-bibliographique de 150 mots maximum, et devront être envoyées avant le 31 janvier 2021 à l’adresse suivante : redazione.rilune2021@gmail.com Les expéditeurs sont priés de spécifier leur nom dans l’objet du mail ainsi que dans le document support de la proposition. Les articles pourront être ensuite rédigés en italien, français ou anglais et ne devront pas dépasser 40.000 signes, espaces compris. Les articles seront soumis à une double évaluation anonyme (double-blind peer review). Calendrier Envoi des propositions : avant le 31 janvier 2021 Notification de l'acceptation des propositions : avant le 14 février 2021 Envoi des articles : avant le 15 mai 2021 Notification de l'acceptation des articles : avant le 30 juin 2021 Envoi de la version finale des articles : avant le 31 août 2021 Publication : novembre 2021 CALL FOR PAPERS – ENGLISH VERSION Number 15th of RILUNE (November 2021) will be dedicated to Literature and Music. Editors in chief: Claudia Cerulo and Giulia Zoli. Paper Sounds: new perspectives for the study of the relationship between literature and music. In 2016, the Nobel Prize for Literature was awarded to Bob Dylan. This created controversy and brought with it numerous criticisms. This emblematic example sheds light on the fluctuating status of a still problematic field of study: the relationship between literature and music. The study of the relationship between literature and music is a domain that lies at the crossroads of several disciplines (aesthetics, musicology, literary criticism), and the theoretical approach varies according to the perspective one wishes to adopt in dealing with the subject. As Russi notes in the introduction to Letteratura e Musica (2005): ‘any effort to find an order in the relationship between the two arts seems to be provisional, if not endless'. Literature has always been in dialogue with other spheres of artistic expression, creating a network of cross-references, adaptations and rewritings that over time have enriched its themes and structure. In the history of European culture, music had a special relationship with poetry and prose writing. The Romantics had already made music one of the cornerstones of their poetics. One would therefore consider the Program Music; the importance of music for the development of the Romantic Lieder or French Symbolist poetry, the Künstlerromane or Wagner's idea of Gesamtkunstwerk. It is however at the complex junction between the 19th and 20th centuries that we assist a real contamination of the two arts. Sound and music enter literature in the dual role of protagonists of the poetics in the works of several authors and, at the same time, as elements of the reader's perceptive dynamic. Between the end of the 19th century and the beginning of the 20th century, a number of artistic collaborations marked the development of styles and cultural trends. One can think of the productive relationship between Maeterlinck and Debussy, Zweig and Strauss or that of Berio with Sanguineti and Calvino. Since the extraordinary impact of the Vinteuil Sonata, musical-sound perception and the theme of listening have become commonplace processes in literary works, achieving an even greater expressive autonomy with narratives that make music the centre of their expressive universe. The ekphrasis and the musical quotation - whether they refer to a fictional work as in Mann's Doctor Faustus or real as in Sartre's Nausea - as well as the noises of the soundscape (e.g. Döblin in Berlin Alexanderplatz or Rilke in The Notebooks of Malte LauridsBrigge) are doubly intertwined with the theme of involuntary memory. Listening becomes an instrument of knowledge in which sound phenomena open up a new dimension of access to the unconscious. Music becomes a ground for experimentation and hybridization of languages (OuLiPo), an obsession (Quignard), a means of development for multiple talents when writers are also musicians, musicologists (Carpentier, Baricco, Savinio, Huston) or music lovers (Rolland, Schnitzler, Huxley, Woolf, Hornby), and even invade the realms of graphic narrative. A notable example is Marjane Satrapi's Chicken with plums or the proliferation of graphic biographies of musicians in recent years. There are also complex and fascinating ways in which music penetrates the narrative imagination not as a theme, but as a stylistic instrument of representation (Littel, Némirovsky); we think of the adaptation in writing of purely musical forms such as variations on a theme (Barthes, Bloch), the Leitmotive (Mann), polyphony (Bachtin) or counterpoint (Kundera). From Barthes to Adorno, numerous literary critics of the 20th century have dedicated famous pages to the evolution of literature and its continuous negotiations and hybridization with other expressive codes, thus underlining the growing importance of media and socio-political changes in mass culture. This aspect is intensified in our contemporary world, in which we are witnessing not only a re-adaptation of literary genres, but also the growing diffusion of new reading practices (audiobooks, podcasts) in which the acoustic-sound aspect is increasingly central. Following these studies on intermediality, an attempt was made during the 20th century to give a theoretical basis to the different forms that can arise from the combination of literature and music. Although the studies of Calvin S. Brown, Werner Wolf and Steven Paul Scher are still considered a firm foundation for a theoretical approach to music-literary studies, they seem today to be a reductive grid. These theories seem unable to describe in all its complexity our constantly evolving reality in which the relationship between literature and music is only a manifestation of a broader idea of interdisciplinarity. Although preferring a comparative and inter artes approach, every methodological analysis is welcome. Proposals – in Italian, French or English – should not exceed 500 words and should include a bibliography and a bio-bibliography of no more than 150 words. They should be submitted by January, the 31st 2021 to redazione.rilune2021@gmail.com Please specify name and surname in the header of the email and the attachment. Contributions should be written in French, Italian or English and must not exceed 40.000 characters (including spaces). All selected articles will be subjected to a procedure of double-blind peer review. Deadlines: Submission of proposals: by January, the 31st 2021. Note of acceptance to prospective contributors: by February, the 14th 2021. Submission of contributions: by May, the 15th 2021. Note of acceptance of the contributions: by June, the 30th 2021. Submission of final manuscripts: by August, the 31st 2021. Publication date: by November, 2021. CALL FOR PAPERS – VERSIONE ITALIANA Suoni di carta: nuove prospettive per lo studio dei rapporti tra letteratura e musica. Nel 2016 il premio Nobel per la letteratura conferito a Bob Dylan ha creato scalpore portando con sé numerose critiche. Questo esempio emblematico getta luce sullo statuto fluttuante di un ambito di studi tuttora controverso: i rapporti tra letteratura e musica. Lo studio delle relazioni tra letteratura e musica è un dominio che si situa all’incrocio tra diverse discipline (estetica, musicologia, critica letteraria) e l’approccio teorico cambia a seconda della prospettiva che si vuole adottare per trattare il soggetto. Come nota Russi nell’introduzione a Letteratura e Musica (2005): «ogni tentativo di orientarsi nello studio dei rapporti tra le due arti sembra essere provvisorio, se non addirittura infinito». La letteratura si è da sempre messa in dialogo con le altre sfere dell’espressione artistica, creando una rete di rimandi, adattamenti e riscritture che nel tempo ne hanno arricchito i temi e la struttura. Nella storia della cultura europea la musica ha intessuto rapporti peculiari con la scrittura poetica e in prosa. Si pensi alla musica a programma o all’importanza che la musica ha avuto per lo sviluppo dei Lieder romantici e della poesia simbolista francese, ai Künstlerromane o all’idea wagneriana di Gesamtkunstwerk; tuttavia è nel complesso snodo tra Ottocento e Novecento che si assiste a una vera e propria contaminazione delle due arti. Il suono e la musica entrano nella forma letteraria nel doppio ruolo di protagonisti della poetica di alcuni autori e, allo stesso tempo, come elementi della dinamica percettiva del lettore. Tra la fine dell’Ottocento e l’inizio del Novecento alcuni sodalizi artistici segnano lo sviluppo di stili e tendenze culturali (si pensi ad esempi fruttuosi come il rapporto tra Maeterlinck e Debussy, Zweig e Strauss o quello di Berio con Sanguineti e Calvino). A partire dallo straordinario impatto della Sonata di Vinteuil, la percezione musicale-sonora e il tema dell’ascolto diventano processi più usuali nei testi letterari raggiungendo una sempre più ampia autonomia espressiva con racconti che fanno proprio della musica il centro dell’universo espressivo. L’ekphrasis e la citazione musicale – siano esse riferite ad un’opera di finzione come nel Faust di Mann o reali come nella Nausea di Sartre – così come i rumori del paesaggio sonoro (ad esempio Döblin in Berlin Alexanderplatz o Rilke ne I quaderni di Malte Laurids Brigge) si legano a doppio filo con il tema della memoria involontaria e l’ascolto diventa uno strumento di conoscenza in cui i fenomeni sonori aprono una nuova dimensione di accesso all’inconscio. La musica diviene territorio di sperimentazione e ibridazione tra linguaggi (OuLiPo), ossessione (Quignard), mezzo di sviluppo per talenti multipli nel caso in cui gli scrittori siano anche dei musicisti, musicologi (Carpentier, Baricco, Savinio, Huston) o amatori della musica (Rolland, Schnitzler, Huxley, Woolf, Hornby), fino ad invadere anche i terreni della graphic narrative (si pensi a Poulet aux prunes di Marjane Satrapi o al fiorire negli ultimi anni di biografie grafiche di musicisti). Complessi e affascinanti sono anche i modi in cui la musica penetra nell’immaginario narrativo non come tema, ma come vero e proprio strumento stilistico della rappresentazione (Littel, Némirovsky); si pensi all’adattamento nella scrittura di forme prettamente musicali come le variazioni su tema (Barthes, Bloch), i Leitmotive (Mann), la polifonia (Bachtin) o il contrappunto (Kundera). Da Barthes ad Adorno, numerosi critici letterari del Novecento hanno dedicato celebri pagine all’evoluzione della letteratura e alle sue continue negoziazioni e ibridazioni con altri codici espressivi facendo emergere l’importanza crescente dei mutamenti mediatici e socio-politici della cultura di massa. Tale aspetto risulta intensificato nella nostra contemporaneità, durante la quale stiamo assistendo non solo a una rifunzionalizzazione dei generi letterari, ma anche alla crescente diffusione di nuove pratiche di lettura (audiolibri, podcast) nelle quali l’aspetto acustico-sonoro risulta sempre più centrale. Sull’onda degli studi sull’intermedialità si è cercato, nel corso del Novecento, di dare una base teorica alle diverse forme che possono sorgere dalla commistione di letteratura e musica. Sebbene gli studi di Calvin S. Brown, Werner Wolf e Steven Paul Scher siano tuttora considerati basi autorevoli per un approccio teorico agli studi musico-letterari, sembrano oggi una griglia riduttiva e non più in grado di raccontare nella sua complessità una realtà in continua evoluzione in cui la relazione tra letteratura e musica non è che uno dei vari aspetti di un’idea più ampia di interdisciplinarità, dialogo tra diversi saperi e trans-medialità. Pur privilegiando una prospettiva comparatistica e inter artes, qualsiasi approccio metodologico è il benvenuto. Le proposte, redatte in italiano, francese o inglese e composte da un abstract di massimo 500 parole, dovranno essere accompagnate da una bibliografia indicativa e da una nota bio-bibliografica di massimo 150 parole, e dovranno essere inviate entro il 31 gennaio 2021 al seguente indirizzo: redazione.rilune2021@gmail.com. Si prega di specificare nome e cognome nell'oggetto dell'e-mail e nel documento allegato. Gli articoli potranno poi essere redatti in italiano, francese o inglese e non dovranno superare i 40.000 caratteri, spazi compresi. Saranno sottoposti a una doppia valutazione anonima (double-blind peer review). Calendario Invio delle proposte: entro il 31 gennaio 2021 Notifica dell'accettazione delle proposte: entro il 14 febbraio 2021 Invio degli articoli: entro il 15 maggio 2021 Notifica dell'accettazione degli articoli: entro il 30 giugno 2021 Invio della versione finale degli articoli: entro il 31 agosto 2021 Pubblicazione: novembre 2021
Suggéré par: 
Claudia Cerulo
Courriel: 
redazione.rilune2021@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/01/2021
Ville de l'événement: 
Revue Rilune
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
musica, letteratura, dialogo inter artes, transmedialità
Site web de référence: 
http://www.rilune.org/index.php?option=com_content&view=categories&id=44&Itemid=131

Annali di Ca’ Foscari. Serie occidentale.

Résumé de l'annonce: 
Sezione di letteratura, cultura, storia (n. 55/2021)
Invito a contribuire agli Annali di Ca’ Foscari. Serie occidentale. Sezione di letteratura, cultura, storia (n. 55/2021) Nel dicembre del 2015 è uscito il primo numero della rivista Annali di Ca’Foscari. Serie Occidentale in formato digitale (open access su http://edizionicafoscari.unive.it/it/edizioni/riviste/annali-di-ca-foscari-serie-occidentale/#tab11), che raccoglie e prosegue, per il Dipartimento di Studi Linguistici e Culturali Comparati, l’eredità della storica rivista nata nel lontano 1962. Gli Annali hanno carattere internazionale, accolgono i contributi di qualificati studiosi italiani e stranieri. Sono indicizzati su DOAJ, ERIH Plus, MLA e Worldcat e sono in fascia A per i seguenti settori disciplinari: 10F4 (Critica Letteraria e Letterature Comparate), 10M1 (Lingue, Letterature e Culture Germaniche), 10M2 (Slavistica) e 10/L1 (Lingue, Letterature e Culture Inglese e Anglo-Americana). La sezione di letteratura, cultura e storia della rivista ospita contributi sulle lingue, le letterature, le culture e la storia dei paesi europei, delle Americhe e delle civiltà postcoloniali. Le proposte di pubblicazione per il prossimo numero in uscita nell’autunno del 2021 saranno valutate dalla Direzione e dal Comitato di Redazione sulla base dell’attinenza alle aree di ricerca del Dipartimento. Oltre che in italiano e in inglese, i saggi potranno essere redatti nelle seguenti lingue: albanese, basco, bulgaro, catalano, ceco, francese, neogreco, polacco, portoghese, romeno, russo, serbo-croato, sloveno, spagnolo, svedese e tedesco. I saggi - note e bibliografia comprese - dovranno avere una lunghezza massima di 50.000 caratteri, spazi inclusi. Oltre ai saggi, la rivista accoglie brevi recensioni di opere importanti di recente o imminente pubblicazione, in italiano o in inglese (max. 2 cartelle). Gli abstract e i contributi vanno inviati al seguente indirizzo: annali.occidentali@unive.it NB: Nell’oggetto della mail di invio va specificata la sezione della rivista cui il contributo è rivolto. La scadenza per l’invio di abstract, profilo bio-bibliografico e 4 parole chiave, in italiano e in inglese è il 31 gennaio 2021. La scadenza per l’invio dell’articolo è il 31 marzo 2021. la Direzione Stefania Sbarra Michela Vanon Alliata - - - - - Call for Submissions for Ca’ Foscari Annals (Western Languages, Literatures, Culture, and History Section) n. 53/2019 Annali di Ca’ Foscari. Serie occidentale is an open-access annual online journal of double blind peer-reviewed academic articles, which was first published in 1962 (http://edizionicafoscari.unive.it/en/edizioni/riviste/annali-di-ca-foscari-serie-occidentale/). It is international in outlook, and accepts contributions from established Italian and foreign academics. It’s indexed in DOAJ, ERIH Plus, MLA e Worldcat. The Western Languages and Literatures Section of the journal welcomes contributions in English, Albanese, Basque, Bulgarian, Catalan, Czech, French, modern Greek, German, Polish, Portuguese, Romanian, Russian, Serbian-Croatian, Slovenian, Spanish, and Swedish. Western Languages, Literatures, Culture, and History Section is currently seeking submissions for the next issue, which has a planned publication date of Autumn 2021. Proposals will be evaluated by the Editor and the Editorial Board on the basis of their pertinence to the research areas covered by the Department. Articles, including footnotes and references section, should not exceed 50.000 strokes (including spaces). All articles should be accompanied by an abstract in English (1500 strokes, including spaces). All abstracts should be followed by four key words and by a short biographical note in English (1000 strokes, including spaces). In addition to full-length articles, the journal also publishes reviews of significant recent or forthcoming works, in Italian or in English (maximum two pages per review). All contributions should be sent to: annali.occidentali@unive.it When you email your submission, please indicate clearly which section of the journal your article or review is intended for. The deadline for abstracts, 4 keywords and a short biography is January 31th 2021. The deadline for the articles is March 31th 2021. The Editors Stefania Sbarra Michela Vanon Alliata
Suggéré par: 
Magda Campanini
Courriel: 
magda.campanini@unive.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/01/2021
Ville de l'événement: 
Venezia/online
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Site web de référence: 
https://edizionicafoscari.unive.it/it/edizioni4/riviste/annali-di-ca-foscari-serie-occidentale/

L'énonciation entre collectif et singulier: poétique, éthique, politique.

Résumé de l'annonce: 
Colloque Toulon 4-5 novembre 2021
Appel à communications Colloque international « L’énonciation entre collectif et singulier » : poétique, éthique, politique. Laboratoire Babel, Université de Toulon Lieu : campus de La Garde (Université de Toulon) Date : 4-5 novembre 2021 Les études linguistiques et discursives ont envisagé à ce jour le rapport entre singulier et collectif dans des perspectives énonciatives variées, prenant appui sur différents types d’approches, de problématiques et d’observables, dont on ne saurait citer ici que quelques exemples : « dialectique langagière » du même et de l’autre déterminant l’hétérogénéité constitutive de toute production de sens en discours (Authier-Revuz 1982, Détrie 2001), rapports entre textualité et normes langagières et discursives (Gaudin-Bordes et Monte dirs 2017), rapport entre idiolecte et sociolecte (voir par exemple le n° 44 des Cahiers de praxématique), construction discursive d’identités collectives, qu’il s’agisse de poser la question du « nous » dans le discours politique (Geffroy éd. 1985), d’interroger les conditions d’un « éthos collectif » (Amossy 2010), ou, dans la fiction, d’observer les marques d’un « membre quelconque d’une collectivité » ou autre « instance frontière » (Maingueneau 2000). En ce qui concerne le discours littéraire, les rapports complexes entre analyse de discours et stylistique disent quelque chose de la difficulté à articuler les deux perspectives, bien que la stylistique ait depuis longtemps intégré une perspective historique et collective (voir, entre autres exemples, Philippe et Piat 2009 et le très riche numéro 135-136 de Pratiques « Le style en questions »). Le présent colloque voudrait aborder ces rapports entre singulier et collectif dans l’énonciation en mettant au défi du genre poétique d’autres genres de discours. Par ses difficultés d’interprétation exigeant une forte implication du lecteur/co-énonciateur, par son évolution historique brutale depuis la « crise de vers » de la fin du XIXe siècle, par la place qu’y occupe l’énonciateur textuel, entre singularité et généralité, le poème pose aux linguistes des questions pertinentes que nous nous proposons d’approfondir dans ce colloque en prenant pour fil conducteur les travaux de Michèle Monte. Dans ses travaux, le questionnement central que constitue cette dialectique singulier/collectif est plus spécifiquement abordé à travers les problématiques d’éthos et/ou de style, quel que soit le genre de discours envisagé (2016a : 187) : « Déchiffrer un style, c’est porter un regard sur le processus de production du texte, que l’éthos envisage du point de vue de l’effet produit à réception. Le style connote en effet la volonté du scripteur, son inscription consciente dans une tradition ou sa contestation de celle-ci, et s’appréhende notamment dans l’étude de la genèse du texte (…). L’éthos désigne, lui, l’image que le lecteur peut se faire de l’auteur grâce à un faisceau d’éléments linguistiques qui incarnent le texte. La distinction s’avère donc assez artificielle dans la mesure où, in fine, les deux concepts articulent une intentionnalité, des formes et des effets. À condition de ne pas nous faire oublier la part de déterminations inconscientes qui s’imposent à l’auteur, les deux termes apparaissent finalement comme deux façons adéquates et partiellement communes d’envisager la dialectique singulier / collectif et le processus d’incorporation à l’oeuvre dans un texte. » Les propositions pourront se situer dans l’un ou l’autre des axes ci-dessous. Éthos / style On pourra envisager, dans une perspective pragmatique ou pragma-énonciative, de discuter du rapprochement et/ou des distinctions entre éthos et style, tout en suivant les pistes ci-après, quel que soit le genre discursif pris pour objet, et qu’on s’intéresse au pôle de la production et/ou à celui de la réception : - comment rendre compte de la spécificité de la dimension esthésique (qui renvoie aux « propriétés sensibles ou matérielles du langage, indépendamment de la valeur référentielle ») ou corporéité du texte/discours, envisageable du point de vue de la production comme de la réception, dans son rapport au collectif, au social (voir, par exemple, Monte 2016b, Monte 2020) ? - peut-on préciser le rapport entre style/éthos et « auctorialité » dans le cadre de cette dialectique ? - comment rendre compte de la tension entre singularité énonciative (voire engagement énonciatif) et effacement énonciatif, en fonction du genre de discours ? - comment s’articulent l’implication subjective d’un lecteur singulier dans l’incorporation du monde éthique du poème (voir Monte 2010) et la construction d’un espace de sens doté de procédures interprétatives objectivables ? Genres de discours et poéticité Il s’agira de discuter autour du modèle du texte poétique travaillé par Michèle Monte, qui définit, dans sa dernière version, trois dimensions du poème : sémantique, esthésique, énonciative (Monte 2018a). On pourra s’interroger sur l’un ou l’autre de ces points : - ce modèle est-il applicable à la poésie à travers les âges, ou rend-il davantage compte des productions de la poésie contemporaine (dans leur diversité) ? - s’applique-t-il à d’autres configurations génériques ? en particulier, y a-t-il une spécificité (une singularité ?) de la dimension énonciative du poème (voir à ce sujet Monte 2019)? Dans ses études empiriques (voir, entre autres, les références données dans Monte 2018b), Michèle Monte, reprenant les propos des poètes eux-mêmes, définit à plusieurs reprises la dimension éthique du poème par la quête d’une justesse d’expression qui met la langue en travail. On pourra s’interroger sur la valeur heuristique de la comparaison entre poésie et autres genres de discours en envisageant les aspects suivants : - la poésie partage-t-elle avec d’autres genres une situation d’énonciation spécifique, qui ne soit ni une construction fictionnelle, ni un discours contextualisé, et comment cette situation d’énonciation se traduit-elle à réception ? - y a-t-il une spécificité poétique des dimensions éthiques et politiques mises au jour grâce aux outils de l’analyse énonciative et de l’analyse de discours qui, selon Monte (2016a) permettent de « comprendre ce qui se joue dans le poème, aussi bien du côté de la construction de l’identité du sujet parlant et percevant que de son interaction avec le monde et avec autrui » ? Bibliographie indicative (références citées) Amossy Ruth, 2010, La présentation de soi. Ethos et identité verbale, Paris, PUF. Authier-Revuz Jacqueline, 1982, « Hétérogénéité montrée et hétérogénéité constitutive : éléments pour une approche de l 'autre dans le discours », Documentation et recherche en linguistique allemande contemporain, 26, p. 91-151. Détrie Catherine, 2001, « Dialectique langagière », « Production de sens », dans Détrie C., Siblot P. & Verine B. (éds), Termes et concepts pour l'analyse du discours, Paris, H. Champion. Détrie Catherine et Neveu Franck (dirs), 2005, L'idiolecte. Du singulier dans le langage, Cahiers de praxématique, 44. Gaudin-Bordes Lucile et Monte Michèle (dirs), 2017, Normes textuelles et discursives : émergence, variations et conflits, Besançon, Presses Universitaires de Franche-Comté. Geffroy Annie (éd.), 1985, Le nous en politique, Mots, 10. Maingueneau Dominique, 2000, « Instances frontières et angélisme narratif », Langue française, 128, p. 74-95. Monte Michèle, 2010, « Le corps et le chemin. Allégorie et évidences sensibles dans la poésie contemporaine », in Au corps du texte. Hommage à Georges Molinié, Denis D. et al. (dirs.), Paris, Champion, p. 483-495. Monte Michèle, 2016a, « De l’éthos, du style et du point de vue en poésie », dans L’énonciation aujourd’hui, un concept clé des sciences du langage, M. Colas-Blaise, L. Perrin et G. M. Tore (dir.), 2016, Limoges, éditions Lambert-Lucas, p. 179-200. Monte Michèle, 2016b, « L’éthos en poésie contemporaine : le cas de James Sacré et d’Antoine Émaz », Babel. Littératures plurielles, 34, p.257-281. Monte Michèle, 2018a, « Interpréter le poème : une interaction variable entre trois dimensions textuelles (sémantique, esthésique et énonciative) », dans Achard-Bayle, G. et al. (éds), Les sciences du langage et la question de l’interprétation (aujourd’hui), Limoges, Lambert-Lucas, p. 127-154. Monte Michèle, 2018b, « La dimension argumentative dans les textes poétiques : marques formelles et enjeux de lecture », Argumentation et analyse du discours [en ligne], 20, https://journals.openedition.org/aad/2511 Monte Michèle, 2019, « Les relations entre énonciateur textuel, locuteurs et personnages dans quelques scénographies poétiques : José-Flore Tappy, Eugène Guillevic, Jacques-Henri Michot », dans Amir Biglari et Nathalie Watteyne (dir.), Scènes d’énonciation de la poésie lyrique moderne, Classiques Garnier, p. 297-321. Monte Michèle, 2020, « La répétition comme figure énonciative dialogique dans les proses d’Henri Michaux et Philippe Jaccottet », dans V. Magri-Mourgues et Ph. Wahl (dirs), Répétition et signifiance. L’invention poétique, Limoges, Lambert-Lucas, p. 151-167. Paissa Paola et Koren Roselyne (dirs), 2020, Du singulier au collectif : construction(s) discursive(s) de l’identité collective dans les débats publics, Crem, « Études linguistiques et textuelles ». Petitjean André et Rabatel Alain (dirs), 2007, Le style en questions, Pratiques, 135-136. Philippe Gilles et Piat Julien (dirs), 2009, La langue littéraire. Une histoire de la prose en France de Flaubert à Claude Simon, Fayard. Les propositions (à envoyer à singulier-collectif@univ-tln.fr) compteront de 600 à 1000 mots, hors précisions bibliographiques éventuelles. On attendra qu’elles indiquent précisément dans lequel des deux axes ci-dessus elles se situent et qu’elles comportent un ou deux exemples illustrant la façon dont l’auteur-e de la proposition compte mettre les concepts à l’épreuve d’un corpus. Les communications, d’une durée de 20 minutes et suivies d’un échange, devront mettre en valeur les observables, modèles, notions, qui permettent de décrire de manière pertinente la dialectique du collectif et du singulier à l’oeuvre dans un corpus. À l’issue du colloque, une sélection de communications, enrichies des débats qui auront eu lieu sur les questions ci-dessus, fera l’objet d’une publication. Calendrier : Envoi des propositions : 30 janvier 2021 Notification d’acceptation : 15 avril 2021 Colloque : 4-5 novembre 2021 Organisatrices : Émilie Devriendt (Université de Toulon, Babel) Lucile Gaudin-Bordes (Université de Toulon, Babel) Hélène Ledouble (Université de Toulon, Babel) Marion Sandré (Université de Toulon, Babel) Comité scientifique : Jean-Michel Adam, Université de Lausanne Wedencley Alves Santana, Universidade Federal de Juiz de Fora Paul Aron, Université Libre de Bruxelles Marion Bendinelli, Université de Franche-Comté Laura Calabrese, Université Libre de Bruxelles Hugues Constantin de Chanay, Université Lumière Lyon 2 Maria das Graças Soares Rodrigues, Universidade Federal do Rio Grande do Norte, Brasil Maria Joana de Almeida Vieira dos Santos, Universidade de Coimbra Delphine Denis, Sorbonne Université Émilie Devriendt, Université de Toulon Marc Dominicy, Université Libre de Bruxelles Jacques Dürrenmatt, Sorbonne Université Béatrice Fracchiolla, Université de Lorraine Lucile Gaudin-Bordes, Université de Toulon Alice Krieg-Planque, Université Paris-Est Créteil Lia Kurts-Wöste, Université de Bordeaux Montaigne Hélène Ledouble, Université de Toulon Vincent Nyckees, Université de Paris Diderot Claire Oger, Université Paris Est-Créteil Paola Paissa, Université de Turin Gilles Philippe, Université de Lausanne Alain Rabatel, Université Lumière Lyon 2 Anne Régent-Susini, Université de la Sorbonne Nouvelle Laurence Rosier, Université Libre de Bruxelles Geneviève Salvan, Université Côte d’Azur Marion Sandré, Université de Toulon Frédérique Sitri, Université Paris Est-Créteil Marta Teixeira Anacleto, Universidade de Coimbra Bertrand Verine, Université de Montpellier 3 Judith Wulf, Université de Nantes Ilias Yocaris, Université Côte d’Azur
Nom du contact: 
Emilie Devriendt
Courriel du contact: 
singulier-collectif@univ-tln.fr
Suggéré par: 
Paola Paissa
Courriel: 
paola.paissa@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/01/2021
Ville de l'événement: 
Toulon
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
énonciation, texte poétique, singulier et collectif
Site web de référence: 
https://www.univ-tln.fr/Laboratoire-BABEL.html

Interprétation de dialogue

Perspectives analytiques sur des contextes et phénomènes communicatifs particuliers

Résumé de l'annonce: 
Appel à contributions pour le numéro 26 de The Interpreter's Newsletter (bilingue anglais/français, à paraître en 2021).
Appel à contributions pour le numéro 26 de The Interpreter's Newsletter, qui sera consacré à l'interprétation de dialogue (bilingue anglais/français, à paraître en 2021). L'objectif principal est d’alimenter la discussion sur les méthodologies innovantes à même d’éclairer des contextes et des phénomènes communicatifs particuliers qui n’ont jusqu’à présent reçu que peu d’attention dans la littérature, et/ou qui n’ont pas encore trouvé d’écho dans les salles de cours. Directrices invitées: Natacha Niemants (Università di Bologna) et Anne Delizée (Université de Mons). Depuis la publication de Dialogue Interpreting de Ian Mason (1999), la recherche en interprétation de dialogue (ID) s’est penchée sur différents types d’interactions interprétées, tant dans la sphère publique que privée, et s’est notamment intéressée à ceux qui ne sont généralement pas catégorisés dans l’interprétation de services publics (ISP), tels que les émissions-débats ou les négociations d’affaires. Depuis près de 20 ans, une attention toute particulière a été portée au développement de méthodes de recherche rigoureuses en ID/ISP, de plus en plus fréquemment basées sur des données empiriques, que ce soit des interactions interprétées, des interviews ou des questionnaires. Une réflexion méthodologique approfondie est menée tant sur les caractéristiques générales de l’ID/ISP (Monzó-Nebot/Wallace 2020) que sur celles qui émergent dans des secteurs d’intervention particuliers (Biel et al. 2019), tels que le juridique, la santé somatique, la santé mentale, l’immigration et les demandes d’asile. Les chercheurs explorent des aspects extrêmement diversifiés, qui vont des contextes spécifiques aux processus cognitifs à l’œuvre, en passant par des phénomènes particuliers tels que les manifestations de convergence et d’affiliation entre le soignant et l’interprète ( Ticca/Traverso 2017) ou encore l’influence de l’interprète sur la relation interpersonnelle (Goguikian Ratcliff/Pereira 2019). Ils étudient les interactions interprétées en face à face ou à distance, en langues vocales ou non vocales. Leur intérêt se porte également sur la récolte systématique des données, leur diffusion internationale, ainsi que sur les méthodes de transcription permettant leur analyse détaillée (Meyer 2019). Les chercheurs en ID/ISP peuvent à présent s’appuyer sur des corpus de données authentiques dans différents secteurs d’intervention et dans différentes combinaisons linguistiques. Certains d’entre eux ont recours à une analyse multimodale (Davitti/Pasquandrea 2017) ou triangulent les théories, les données et les outils analytiques (Aguilar Solano 2020) pour élargir et densifier la vision du phénomène étudié, ainsi qu’accroître la fiabilité des résultats de l’étude. Bref, la réflexion sur la méthodologie de recherche en ID/ISP est foisonnante, dynamique et innovante (Valero-Garcés 2020), et ses résultats viennent de plus en plus souvent enrichir la formation des interprètes et des utilisateurs de leurs services (Cirillo/Niemants 2017). C’est dans ce cadre que le numéro 26 de The Interpreters’ Newsletter, consacré à l’interprétation de dialogue, se fixe pour objectif d’explorer des contextes et des phénomènes communicatifs particuliers grâce à des lentilles analytiques spécifiques. Ce numéro est ouvert aux contributions innovantes en matière de types de données ou de secteurs d’intervention/situations communicatives étudiés, en matière de méthodes d’analyse (ou de combinaison de méthodes), ou encore d’apports à la formation des acteurs de terrain et à l’enseignement et l’apprentissage universitaires. Les contributeurs sont donc invités à alimenter la discussion sur différentes approches méthodologiques innovantes qui, dans une perspective inter/transdisciplinaire et sur la base de données authentiques, sont à même d’éclairer des pratiques et des phénomènes qui n’ont jusqu’à présent reçu que peu d’attention dans la littérature consacrée à l’ID/ISP, et/ou qui n’ont pas encore trouvé d’écho dans les salles de cours. Sujets d’intérêt Les sujets d’intérêt peuvent dès lors être les suivants, sans que cette liste soit exhaustive : - méthodes de recherche qualitatives, quantitatives ou mixtes ; - analyse multimodale ; - transcription et outils de recherche ; - accès aux données authentiques, interopérabilité et partage ; - contextes et phénomènes communicatifs spécifiques ; - apports pour la formation ; - communication interculturelle. Informations pratiques et calendrier Les articles peuvent être soumis en anglais ou en français. Ils doivent décrire une recherche originale qui n’a jamais été publiée. Ils ne peuvent pas être en cours de soumission auprès d’autres comités de lecture (revues ou conférences). Les manuscrits proposés feront l’objet d’une évaluation par les pairs en double aveugle. Le guide de style est consultable à l’adresse suivante http://www.openstarts.units.it/eut/Instructions2AuthorsInterpreters.pdf Les manuscrits comporteront entre 6 000 et 7 500 mots, références, résumé (150-200 mots) et mots clés (5-10) inclus. Ils devront être envoyés par courriel à interpretersnewsletter@units.it ; Objet du courriel : NL 26 PAPER ; Intitulé du document : nom de l’auteur_IN2021. Soumission du manuscrit : 31 janvier 2021 Envoi des résultats de l’évaluation par les pairs : 30 avril 2021 Publication : décembre 2021   Références Aguilar-Solano M. (2020) “Triangulation and Trustworthiness -Advancing Research on Public Service Interpreting through Qualitative Case Study Methodologies”, FITISPos International Journal 7/1, 31-52. Biel Ł. / Engberg J. / Ruano R. / Sosoni V. (eds) (2019) Research Methods in Legal Translation and Interpreting. Crossing Methodological Boundaries, Oxon/New York, Routledge. Cirillo L. / Niemants N. (eds) (2017) Teaching dialogue interpreting. Research-based proposals for higher education, Amsterdam/Philadelphia, John Benjamins. Davitti E. / Pasquandrea S. (2017) “Embodied participation: What multimodal analysis can tell us about interpreter-mediated encounters in pedagogical settings”, Journal of Pragmatics 107, 105 28. Goguikian Ratcliff B. / Pereira C. (2019) “L’alliance thérapeutique triadique dans une psychothérapie avec un interprète : un concept en quête de validation”, Pratiques Psychologiques 25/1, 63 77. Mason I. (ed.) (1999) Dialogue Interpreting, Special Issue of The Translator 5. Meyer B. (2019) “Corpus-based studies on interpreting and pragmatics”, in R. Tipton / L. Desilla (eds) The Routledge handbook of translation and pragmatics, London, Taylor & Francis Group, 75-92. Monzó-Nebot E. / Wallace M. (eds) (2020) Research Methods in Public Service Interpreting and Translation, Special Issue of FITISPos International Journal 7/1. Ticca A. / Traverso V. (2017) “Parole, voix et corps : convergence entre l’interprète et le soignant dans les consultations avec des migrants”, L’Autre. Cliniques, cultures et sociétés 18/3, 304 314. Valero-Garcés C. (2020) “Introduction. Broadening and Further Developing of Research Methods in PSIT”, FITISPos International Journal 7/1, 1 7.
Nom du contact: 
Natacha Niemants
Courriel du contact: 
natacha.niemants@unibo.it
Suggéré par: 
Natacha Niemants
Courriel: 
natacha.niemants@unibo.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/01/2021
Ville de l'événement: 
Trieste
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
interprétation de dialogue, interprétation de services publics, méthodologies de recherche, interdisciplinarité
Site web de référence: 
https://www.openstarts.units.it/cris/journals/journals00005/journalsInfoAuthor.html

La Fabrique des récits médiévaux (XIIIe-XVIe siècles)

Résumé de l'annonce: 
Deux journées, les 12 mai 2021 et 11 février 2022 consacrées à une réflexion sur la fabrique du texte médiéval, sa matérialité et l’évolution des procédés de mise en forme
Journées d’étude internationales La Fabrique des récits médiévaux (XIIIe-XVIe siècles) Bordeaux – Boulogne-sur-Mer, 12 mai 2021 et 11 février 2022 Université Bordeaux Montaigne, UR 4593 CLARE Université Littoral Côte d’Opale, UR 4030 HLLI Organisatrices : Grace BAILLET, Priscilla MOURGUES Présentation du projet Cette manifestation scientifique répartie sur deux journées les 12 mai 2021 et 11 février 2022 proposera une réflexion sur la fabrique du texte médiéval, sa matérialité et l’évolution des procédés de mise en forme du XIIIe siècle au XVIe siècle en se fondant sur différents types de récit. Dans le cadre d’autres réflexions, des chercheurs se sont attelés à analyser les techniques d’écriture dans les récits médiévaux et ont appréhendé ces textes pour comprendre les modalités de transmission et de diffusion de la culture française. Pour aborder cette thématique sous un angle plus neuf, dans une double perspective, diachronique et comparatiste, nous envisagerons de sonder la structuration des récits médiévaux classiques et tardifs en laissant de côté les problèmes que peut rencontrer l’éditeur actuel lors de l’élaboration d’une édition critique pour mieux nous concentrer sur le texte dans son époque. Argumentaire Les recherches menées sur les récits médiévaux et leur élaboration ont bien souvent permis d’éclairer l’esthétique et les divers enjeux, poétiques, littéraires et historiques, subordonnés à la tradition de ces textes. Déjà dans les années 1970, Paul Zumthor adoptait dans son Essai de poétique médiévale un point de vue formaliste en décrivant et en analysant par la forme des modèles d’écriture. À la même époque, le théoricien du langage Henri Meschonnic esquissait la notion de « forme sens » en avançant l’idée que l’œuvre crée sa propre forme. Ce concept sera repris quelques décennies plus tard dans le domaine des études médiévales et développé dans les travaux de Danièle James Raoul, notamment dans « Forme-sens : du legs de la tradition à la modernité créatrice » (2002), dans la mesure où celui-ci permet d’envisager le sens des textes médiévaux, en particulier la matière arthurienne, à partir de la forme qu’ils adoptent. Ce constat prouve le besoin d’inscrire le texte dans une forme pour mieux l’éprouver. D’autres études de ce début du XXIe siècle ont tendu à présenter les textes dans une structure. En 2001, Alberto Varvaro s’interrogeait ainsi sur l’« Élaboration des textes et modalités du récit dans la littérature française médiévale » pour comprendre le mélange des genres dans les manuscrits des XIIe et XIIIe siècles et la mouvance des textes narratifs. Dans une perspective plus générale, en 2008, Pierre Chastang, dans son article sur « L’archéologie du texte médiéval », définit deux niveaux d’études complémentaires du texte pour mieux le contextualiser : le premier stade est la restitution d’une stratification textuelle grâce à l’examen du manuscrit ; le second est la nécessité de « situer le matériel dans son environnement ». Sans toutefois sonder les procédés de mise en forme du récit lui même, de telles données abordent de plus en plus la notion de structure et démontrent l’intérêt de repositionner le matériel dans son époque. Par ailleurs, la multiplication des manifestations scientifiques de la dernière décennie témoigne une fois encore du désir de saisir avec exactitude l’esthétique et les techniques d’écriture à une époque définie. Nous songeons, entre autres, aux nombreuses contributions de Maria Colombo Timelli sur les mises en prose et aux manifestations qui furent consacrées à ce phénomène (Mettre en prose aux XIVe et XVIe siècles) en combinant des approches diversifiées sur le sujet (linguistiques, philologiques, littéraires, etc.). Nous pensons également aux études qui, dans un but similaire d’approfondissement, se concentrent plus spécifiquement sur l’art de la mise en prose dans un atelier localisé, tel celui du Maître de Wavrin, qui a fait l’objet d’un ouvrage collectif, L’Art du récit à la cour de Bourgogne, coordonné par Jean Devaux et Matthieu Marchal (2018). Dans la lignée de ces manifestations, des journées d’étude et colloques ont prolongé la réflexion en interrogeant la transmission et la diffusion de ce fonds littéraire médiéval au tournant de la fin du Moyen Âge et de la première Renaissance, en lien avec le changement de média que constituent les premiers imprimés (Les premiers imprimés français et la littérature de Bourgogne (1470-1550), colloque organisé en 2015 par Jean Devaux, Matthieu Marchal et Alexandra Velissariou à l’Université du Littoral). Ce regard renforcé sur ces œuvres, manuscrites et imprimées, a contribué également à enrichir le domaine de l’édition critique actuelle en exposant les potentialités que ces deux types de témoins peuvent offrir pour soulever les difficultés qu’implique l’élaboration d’une édition (L’édition des textes médiévaux de langue française et les imprimés anciens, journée d’étude, 2016). Nous remarquons dès lors que l’étude du texte médiéval est souvent subordonnée au travail de l’éditeur actuel sans que soit considérée pour autant la matérialité du texte replacé dans son époque. D’une part, à notre connaissance, excepté quelques articles qui analysent et qui approfondissent à certains égards la question des procédés de structuration des récits médiévaux, il n’existe pas d’ouvrage de synthèse ou de collectif se consacrant uniquement à cette thématique. D’autre part, il peut être intéressant d’examiner cette problématique sur la longue durée, sans se borner au traditionnel tournant des XVe et XVIe siècles et sans non plus exclure cette période, pour pouvoir établir des passerelles entre les différentes époques. Ainsi ce projet, « La Fabrique des récits médiévaux (XIIIe XVIe siècles) », peut venir à l’appui des recherches amorcées depuis les années 2000 en les complétant et en les éclairant sous des angles moins étudiés. Afin de pouvoir combiner plusieurs types d’approches (littéraire, historiographique, paléographique, etc.) et d’avoir un panel représentatif de récits médiévaux, en vers ou en prose, au fil des siècles, pour examen, nous optons pour le corpus suivant : les chroniques, les romans, les récits de voyage, les récits hagiographiques, les mises en prose, les récits brefs et les nouvelles. Axes de recherches Pour analyser les processus de structuration des récits médiévaux et leur évolution du XIIIe siècle au XVIe siècle, les pistes d’exploitation proposées ci-dessous s’articuleront autour de l’étude de la macrostructure et de la microstructure des textes : la composition d’un recueil, la dispositio du texte, les épisodes, la mise en page, les rubriques, les colonnes, les paragraphes, les miniatures, les bois, les sauts, les blancs, les différents marqueurs du texte, la ponctuation, etc. Axe 1 – Identification et analyse de procédés de structuration Le repérage de procédés de structuration à petite et grande échelles dans les manuscrits et dans les imprimés permettra de déceler ce qui appartient spécifiquement ou non à une époque ou encore de définir ce qui relève d’une catégorie de texte (par exemple, l’écriture sous forme d’épisode dans les récits brefs). Ainsi on pourra analyser les principes qui s’installent. Par ailleurs, on pourra s’intéresser aux normes des œuvres fabriquées dans un même atelier et milieu culturel pour définir des pratiques spécifiques ou originales de mise en forme et pour en comprendre les particularités. Axe 2 – La question de la frontière générique par la forme Pour compléter le premier axe, il s’agira de croiser les techniques appliquées à différentes catégories de textes. Si l’on songe, par exemple, à la question de la mise en recueil, certains manuscrits ou imprimés regroupent parfois des textes assez différents. La présentation matérielle de récits de même catégorie possédant des caractéristiques communes ou au contraire très variées peut également être examinée. Les réflexions sur un corpus constitué de récits du même genre, envisagés sur une longue période peuvent aussi apporter des compléments à cette question. Axe 3 – L’adoption d’usages et de réflexes de structuration et les écarts Pour pouvoir mesurer l’écart de normes entre les récits médiévaux, on pourra s’interroger sur les réflexes adoptés au cours des processus d’écriture, de mises en forme et de structuration : ces gestes sont-ils comparables ou existe-t-il un fossé entre deux époques bien distinctes ? Doit-on les évaluer sur le même plan ? Les usages sont-ils toujours respectés ? Dans quelles conditions ? De même, ces questions peuvent se poser pour des productions créées à des périodes moins éloignées dans le temps, voire composées au même siècle. Si l’on pense également à la question des formats manuscrit et imprimé, il peut être intéressant de comparer les pratiques structurelles pour la composition d’une même histoire, que ce soit pour une tradition uniquement manuscrite, pour une tradition transmise par les seuls imprimés ou pour une transmission mixte du récit, pour évaluer le degré d’aménagement et pour en saisir les raisons. Axe 4 – Les effets de l’évolution des pratiques Enfin, pour parfaire les trois axes précédents, il convient d’observer les impacts et effets que peut produire l’évolution des pratiques de mise en forme lors de la fabrique du texte. Ces observations peuvent se situer au niveau de la diffusion. Pour quelles raisons un texte est-il fondu dans une forme déterminée ? Les constats peuvent aussi s’effectuer à partir de la réception des structures des récits médiévaux par les contemporains de ces textes. Quelles sont les conséquences de l’accès de plus en plus large au livre et à l’écrit ? Quelles perceptions sont décelables à la lecture d’un récit sous une forme nouvelle ? Cela entraîne-t-il de nouvelles pratiques de lecture ? Dans une époque donnée, quels ont été les effets des transformations des pratiques de lecture sur l’écriture et la structuration des récits ? En outre, l’attention peut aussi se porter sur le rapport à la matérialité du texte du point de vue de l’auteur et du lecteur. Si l’on songe au système de balisage des textes, au rôle structurant des images qui insinue un dialogue texte-image dans la page ou encore aux indices textuels laissés par l’auteur pour son lecteur, un commerce lie de manière certaine le lecteur à son livre et à celui qui participe à sa constitution. Quels rapports peut entretenir le lecteur avec l’espace du livre ? Comment est-il sollicité ? Comment le livre permet-il d’établir une relation de communication entre le lecteur et les divers acteurs gravitant autour de la fabrique des récits (auteur, éditeur, imprimeur, libraire) ? Le lecteur a-t-il finalement une influence sur la fabrication du produit qu’il lira et quels en sont les impacts sur la production ? D’autres réflexions peuvent bien sûr venir étayer les quatre axes de recherche précédemment exposés. Les propositions de communication accompagnées d’un argumentaire d’une dizaine de lignes et d’un bref curriculum vitae sont à envoyer aux organisatrices avant le 20 novembre 2020. Grace BAILLET, ulcogracebaillet@gmail.com Priscilla MOURGUES, priscilla.mourgues@gmail.com Comité scientifique Maria COLOMBO TIMELLI, Professeur à l’Università degli Studi di Milano, Langue et littérature françaises du Moyen Âge Jean DEVAUX, Professeur à l’Université du Littoral Côte d’Opale, Littérature française du Moyen Âge et de la Renaissance Nadine HENRARD, Professeur à l’Université de Liège, Littérature française du Moyen Âge Danièle JAMES-RAOUL, Professeur à l’Université Bordeaux Montaigne, Langue et littérature du Moyen Âge
Nom du contact: 
Grace Baillet
Courriel du contact: 
ulcogracebaillet@gmail.com
Suggéré par: 
Grace Baillet
Courriel: 
ulcogracebaillet@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
20/11/2020
Ville de l'événement: 
Boulogne-sur-Mer et Bordeaux
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
récits médiévaux,
Site web de référence: 
https://hlli.univ-littoral.fr

La Poétique d’Aristote : des traductions aux poétiques

Les traductions de la Poétique d’Aristote du XVIe siècle à nos jours et le développement des poétiques européennes

Résumé de l'annonce: 
Colloque international, Université de Trente 4-5 mars 2021
LETRA Seminario di traduzione letteraria (LaborLETT, CeASUm) https://r1.unitn.it/laborlet/letra/ Colloque international La Poétique d’Aristote : des traductions aux poétiques. Les traductions de la Poétique d’Aristote du XVIe siècle à nos jours et le développement des poétiques européennes. Université de Trente, Italie, 4-5 mars 2021 L’histoire consignerait peu d’événements aussi beaux et aussi pathétiques que ce médecin arabe se consacrant à la pensée d’un homme dont quatorze siècles le séparaient ; aux difficultés intrinsèques s’ajoutait le fait qu’Averroës, ignorant du syriaque et du grec, travaillait sur la traduction d’une traduction. La veille, deux mots douteux l’avaient arrêté au seuil de la Poétique. Ces mots étaient tragoedia et comoedia. Il les avait déjà rencontrés, des années auparavant, au livre troisième de la Rhétorique ; personne dans l’Islam n’entrevoyait ce qu’ils voulaient dire. En vain, il avait fatigué les traités d’Alexandre d’Aphrodisie. En vain, compulsé les versions du nestorien Hunain ibn-Ishaq et de Abu Bashar Meta. Les deux mots arcanes pullulaient dans le texte de la Poétique : impossible de les éluder. J. L. Borges, La Quête d’Averroës La Poétique d’Aristote est l’un des textes les plus importants pour la formation et le développement des poétiques occidentales. Ce texte, qui avait déjà suscité un très grand intérêt au Moyen-Âge, était connu grâce à ses traductions et ses commentaires en arabe. Cependant, vers la fin du XVIe siècle, lorsque le texte grec original est retrouvé et publié par Aldo Manuzio en 1508, un travail intense de traduction commence, en latin – de William de Moerbecke (1491) et Giorgio Valla (1498) à Bernardo Segni (1549) – et en langues vernaculaires (première traduction en toscan de Bernardo Segni en 1549). C’est à partir des traductions du texte aristotélicien qui se répandent progressivement en Europe que l’on commence à élaborer des commentaires, des observations, des traités, qui influencent sensiblement la réflexion esthétique, la formation du goût, la production artistique. À titre d’exemple, l’on peut penser à l’importance que prend la règle de l’unité d’action à l’époque de la Renaissance et du Baroque, par le biais des lectures de la Poétique effectuées par Agnolo Segni et Ludovico Castelvetro plutôt que du texte aristotélicien lui-même. Or, si la littérature critique sur la réception de la Poétique est très vaste, beaucoup moins étendue est la réflexion sur l’influence des traductions en langues modernes sur cette même réception et, par conséquent, sur la pensée esthétique, sur le goût des différentes époques et traditions tout comme sur la conception des genres littéraires. Ce problème ne concerne pas que l’époque moderne : dans certains cas les traducteurs arabes avaient déjà modifié, voire déformé, la lettre du texte aristotélicien avec d’importantes conséquences sur la réflexion esthétique. C’est le cas du commentaire d’Averroès qui, sur la base d’une traduction inexacte, reliait tragédie et portée morale : cette connexion est absente dans le texte aristotélicien, mais elle sera fondamentale pour le développement des poétiques occidentales (et d’autres). Des critiques littéraires, tels qu’Antoine Compagnon et William Marx, ont montré, par d’intéressantes recherches sur certains mots-clés (tels que, par exemple, mimesis et catharsis), la nécessité d’études ponctuelles sur le rapport entre choix traductifs et déploiement des poétiques. Le but de ce colloque est d’approfondir cette question en analysant les traductions des différentes périodes et aires linguistiques dans leur rapport avec la formation et la transformation des théories esthétiques, sans négliger leur relation avec l’élaboration des genres et des formes afin d’apprécier l’influence de « l’horizon traductif » (pour utiliser la terminologie bergmanienne) des traducteurs. Il s’agit donc d’observer, à travers l’analyse et la comparaison des textes sur un plan synchronique ou diachronique, comment certains choix traductifs de la Poétique (notamment en ce qui concerne des mots-clés ou des champs sémantiques) ont déterminé l’élaboration des poétiques littéraires du XVIe siècle à nos jours. Ce colloque a l’intention de se situer dans une perspective pluridisciplinaire et se propose donc de réunir différentes typologies de chercheurs : spécialistes de littératures nationales, comparatistes, théoriciens de la littérature, traductologues, philologues, philosophes, qui s’intéressent aux traductions de la Poétique en langues modernes à partir du XVIe siècle (allemand, anglais, espagnol, français, italien). Parmi les axes de recherche, il est possible de proposer des contributions sur : - l’étude d’une seule traduction ; - la comparaison de deux ou plusieurs traductions éloignées dans le temps mais appartenant à la même aire linguistique ou de traductions de la même époque mais appartenant à des aires linguistiques différentes ; - l’analyse comparée des traductions de mots-clés ou de champs sémantiques ; - panoramas de traductions à l’intérieur d’une aire linguistique (ou d’une même époque à travers différentes aires linguistiques) ; - le rapport entre les traductions et les traités de poétique et d’esthétique. Les propositions de participation au colloque pour une intervention de 20 minutes (en français ou allemand, anglais, italien, espagnol) sont à envoyer avant le 31 octobre à l’adresse mail suivante letra.lett@unitn.it (un résumé de 300 mots maximum et une courte note bio-bibliographique). Une réponse sera donnée avant le 15 novembre 2020.
Nom du contact: 
Paolo Tamassia
Courriel du contact: 
paolo.tamassia@unitn.it
Suggéré par: 
Paolo Tamassia
Courriel: 
paolo.tamassia@unitn.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/10/2020
Ville de l'événement: 
Trento
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Aristotele Poetica traduzione
Site web de référence: 
https://r1.unitn.it/laborlet/letra/

Centri Linguistici di Ateneo: strategie di intervento nei processi di comunicazione interlinguistica e interculturale

Résumé de l'annonce: 
Convegno Nazionale AICLU 2020
Centri Linguistici di Ateneo: strategie di intervento nei processi di comunicazione interlinguistica e interculturale Il Centro Linguistico dell’Università degli Studi di Salerno, in collaborazione con i Centri Linguistici degli Atenei italiani, organizza l’XI Convegno Nazionale AICLU, dal titolo: Centri Linguistici di Ateneo: strategie di intervento nei processi di comunicazione interlinguistica e interculturale. In linea con le disposizioni europee in materia di valorizzazione dei processi formativi e d’insegnamento/apprendimento delle lingue, i Centri Linguistici di Ateneo intendono contribuire all’innalzamento dei livelli di competenza, di partecipazione e di successo dell’offerta formativa erogata attraverso una maggiore promozione delle risorse del territorio e dello sviluppo locale. Partendo da tali prospettive, il Convegno intende contribuire al dibattito sul rapporto tra intercultura e internazionalizzazione nei processi di cooperazione scientifica e didattica. Saranno presi in esame tutti gli aspetti relativi all’incontro tra lingue e culture diverse, in rapporto ad azioni strategiche finalizzate all’intervento in contesti multiculturali, per sviluppare le capacità necessarie ad affrontare concrete situazioni di collaborazione tra centri linguistici, sedi d’incontro di studiosi provenienti da esperienze e culture differenti. Attraverso studi, interventi e confronti, l’obiettivo è quello di fornire strumenti per la progettazione, l’organizzazione e la valutazione di percorsi educativi in ambito linguistico-culturale nonché della cooperazione internazionale, utili a superare le barriere dell’intercomprensione linguistica. Al riguardo, ai Centri Linguistici di Ateneo spetta l’elevata responsabilità di coordinamento internazionale per la gestione della dimensione interlinguistica nei rapporti scientifici e didattici tra atenei differenti, anche a supporto di una più qualificata accoglienza degli studenti Erasmus. Sarà posta in evidenza la finalità principale dei Centri Linguistici di Ateneo, che risiede nella partecipazione attiva alla realizzazione di progetti didattici a supporto delle politiche linguistiche europee e alla tutela delle diversità linguistico-culturali. Data la vastità dell’argomento sono state individuate le seguenti aree tematiche:  Diversità linguistica e internazionalizzazione  Comunicazione interlinguistica e interculturale  Incremento e valutazione delle certificazioni internazionali in relazione al mondo del lavoro  Approccio linguistico e interdisciplinare per promuovere competenze in relazione agli sbocchi occupazionali  Nuove forme di apprendimento e di appropriazione linguistica mediante l’impiego di multiformi e nuove tecnologie  Relazioni interterritoriali e interlinguistiche: evoluzione e proposte operative  Programmazione e valorizzazione della formazione continua all’interno dei Centri Linguistici di Ateneo come modalità strategica nell’acquisizione e mantenimento delle competenze acquisite  Autonomia di apprendimento, tutorato e valutazione delle competenze in modalità e-learning  Nuove forme di apprendimento precoce della lingua  Metodologia CLIL: prospettive e nuovi traguardi INVIO DEI CONTRIBUTI Scheda di 300 parole con 5 riferimenti bibliografici, nome, cognome, email e affiliazione dell’autore/degli autori Entro il 28 settembre 2020 a: aiclu2020@unisa.it Le proposte potranno essere presentate in tutte le lingue europee. Comunicazione agli autori: accettazione della proposta entro il 5 ottobre 2020. Quota di iscrizione al Convegno: gratuita per relatori dottorandi e assegnisti di ricerca e pari a € 40,00 per i relatori incardinati in presenza. Per informazioni logistiche (prenotazioni alberghiere e spostamenti vari), rivolgersi alla dott.ssa Assunta Quattrucci (aquattrucci@unisa.it). Comitato Organizzativo: Michele Bevilacqua, Rosario Pellegrino, Assunta Quattrucci, Valeria Anna Vaccaro
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institutfrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
28/09/2020
Ville de l'événement: 
Fisciano
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Site web de référence: 
https://www.cla.unisa.it/convegnicla/index

Regards croisés sur le Québec et la France

Résumé de l'annonce: 
Colloque CISQ - Centro Interuniversitario Studi Quebecchesi 2021
Convegno CISQ – Centro Interuniversitario di Studi Quebecchesi Università degli Studi di Trento – Dipartimento di Lettere e Filosofia Trento – 20-22 maggio 2021 Regards croisés sur le Québec et la France Dans les dix dernières années, le nombre de Français qui ont décidé de s’installer au Québec a augmenté de plus de 70% et depuis peu, le Plateau Mont-Royal, le quartier populaire rendu célèbre par Michel Tremblay dans ses Chroniques, est souvent désigné par les Montréalais comme la « Petite France » ou encore comme le quartier des « Maudits Français ». Cette présence importante de Français dans ce quartier de Montréal en agace plus d’un et réactive les sentiments d’amour et de haine qu’un grand nombre de Québécois nourrit envers la France et les Français depuis la fin de l’époque de la Nouvelle-France. Pour certains Québécois, en effet, c’est lors de la signature du « Traité de Paris » en 1763, où la France cède « les quelques arpents de neige » aux Anglais, comme le soulignait Voltaire, que « l’enfant » (le Canadien français) aurait tué « la mère » (la France) coupable de l’avoir abandonné à la merci des ennemis ancestraux. Le lien politique rompu depuis 1763 n’a fait qu’augmenter la distance entre les deux pays et les relations entre la France et le Canada français (et ensuite le Québec) ont été plus ou moins tendues et ont fait couler toujours beaucoup d’encre. Que l’on pense à la « Crise de la Conscription » de 1917 (et également à celle de 1944) et au refus d’un grand nombre de Canadiens-français de partir en Europe pour aider tout d’abord l’Angleterre, mais aussi la France alors en guerre contre l’Allemagne, une France envers laquelle ils n’avaient plus aucun devoir. Comme le soulignait Henri Bourassa lors d’un discours sur le patriotisme canadien-français, l’amour des Canadiens français pour la France « peut et doit être réel, profond et durable ; mais il doit rester platonique ; et surtout il ne doit jamais nous faire oublier […] les circonstances de notre histoire ». Que l’on pense également à la querelle éclatée en 1946 entre Robert Charbonneau et un petit groupe d’écrivains français (Mauriac, Aragon, Duhamel, Billy) sur l’autonomie de la littérature canadienne-française (La France et nous, 1993). Ou à la polémique éclatée il y a quelques années d’un côté et de l’autre de l’Atlantique à propos de la remarque que l’animateur de l’émission Tout le monde en parle, Thierry Ardisson, a fait au chanteur québécois Garou en lui posant une question importune sur sa manière de s’exprimer en français : « C’est ma première question, vous qui savez tout faire, chanter, danser, jouer la comédie, pourquoi vous n’arrêtez pas cet accent ? ». Ou encore, tout récemment, au travail de réédition en France du roman Querelle de Roberval du jeune auteur québécois Kevin Lambert et au polissage linguistique fait par l’éditeur français pour rendre le texte plus compréhensible aux lecteurs de l’Hexagone. Pour les Québécois, la France est aujourd’hui un pays géographiquement lointain et l’appartenance de plus en plus revendiquée à une réalité américaine a renversé selon certains le complexe d’infériorité que le Québec avait développé par rapport à l’ancienne « mère patrie ». Certes, pour ce qui est de la langue, c’est toujours la manière de parler français, et surtout l’accent, qui représentent encore le feu de la discorde avec la France. Quel est alors le regard que l’un, le Québec, porte sur l’autre, la France, et vice-versa ? Quelles sont les représentations culturelles des Français à l’égard du Québec et des Québécois à l’égard de la France ? Les propositions pourront s’inscrire dans les thématiques suivantes, qui ne constituent néanmoins pas une liste exhaustive des possibles : – Le Québec vu par les Français (littérature, cinéma, musique, politique, télévision, sketchs humoristiques, etc.). – La France vue par les Québécois (littérature, cinéma, musique, politique, télévision, sketchs humoristiques, etc.). – La Nouvelle-France vue par les Français aux XVIIe et XVIIIe siècles : relations de voyage, lettres, ouvrages, etc. – Les querelles littéraires entre Canadiens français et Français (La France et nous de Charbonneau, par exemple, etc.). – Le Général de Gaulle et le Québec. – La participation des Québécois aux Guerres mondiales. – Les écrivains québécois qui ont « longtemps » vécu (installés) et publié en France et les écrivains français qui ont « longtemps » vécu (installés) et publié au Québec. – La présence des Parisiens (ou des Français en général) sur le Plateau Mont-Royal. – Les éditions françaises de romans québécois (par exemple Ducharme, Bienvenu, Lambert, etc.). – Présence du Québec dans les médias français et de la France dans les médias québécois (presse écrite, radio, télévision, etc.). – Présence du Québec dans les dictionnaires français et de la France dans les dictionnaires québécois (écrivains, œuvres littéraires, personnalités du monde des arts et des sciences, etc.). – Présence des régionalismes québécois dans les dictionnaires français et des régionalismes français dans les dictionnaires québécois, mais aussi argot, verlan, etc. Les communications en français ne dépasseront pas une durée de 20 minutes, 5-10 minutes seront consacrées aux questions. La date limite pour envoyer les propositions de communication individuelle ou de session est le 15 janvier 2021. Les propositions de communication doivent être envoyées, accompagnées d’une courte note biobibliographique à l’adresse : cisq2021@gmail.com Calendrier : 15 janvier 2021 : date limite pour envoyer les propositions de communication. Février 2021 : notification d’acceptation (ou de non-acceptation). Avril 2021 : programme provisoire. Publication : La publication d’un choix de textes issus des communications est prévue au cours de l’année 2022. Frais d’inscription : 80 euros (accès à la/aux session/s, pauses café ; matériel du colloque ; publication des articles évalués positivement). Les frais d’inscription ne comprennent pas les frais de voyage, d’hôtel et de restaurant. Dîner de Gala : 21 mai 2020 à 20h00 (50 euros). Comité scientifique : Gerardo Acerenza (Université de Trente) Cristina Brancaglion (Université de Milan) Franca Bruera (Université de Turin) Alessandro Costantini (Université de Venise) Émir Delic (Université Sainte-Anne, Canada) Ylenia De Luca (université de Bari) Annick Farina (Université de Florence) Anna Giaufret (Université de Gênes) Marco Modenesi (Université de Milan) Chiara Molinari (Université de Milan) Paola Puccini (Université de Bologne) Myriam Vien (Université de Bologne) Nadine Vincent (Université de Sherbrooke, Québec) Anna Zoppellari (Université de Trieste) Valeria Zotti (Université de Bologne) Comité d’organisation : Gerardo Acerenza (Université de Trente) Myriam Vien (Université de Bologne) Antonella Neri (Université de Trente) Silvia Fedrizzi (Université de Trente)
Nom du contact: 
Gerardo Acerenza
Courriel du contact: 
gerardo.acerenza@unitn.it
Adresse postale: 
Via Tommaso Gar, n. 14 - 38122 Trento
Suggéré par: 
Gerardo Acerenza
Courriel: 
gerardo.acerenza@unitn.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/01/2021
Ville de l'événement: 
Trento
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Québec - France

La morale / Revue Balzac

Résumé de l'annonce: 
Revue Balzac n°5/2022 - Sous la dir. de Paolo Tortonese
The Balzac Review/Revue Balzac, n° 5/2022 Morality/La morale Sous la direction de Paolo Tortonese Varia Appel à contributions Dans sa réponse à Hippolyte Castille (La Semaine, 11 octobre 1846), Balzac se défend des reproches qu’on lui a adressées au sujet de la moralité de son œuvre. Castille avait souligné l’effet désespérant de la représentation d’une humanité essentiellement mauvaise, mais également l’effet passionnant de la représentation de types humains exécrables et pourtant intéressants et attachants. Le lecteur de La Comédie humaine était selon lui entraîné dans une détestable sympathie pour le mal, que ce soit le crime de Vautrin, la faiblesse finale de Mme de Mortsauf, la filouterie, la débauche, l’égoïsme extrême de tant d’autres. Balzac répond en défendant ses personnages et son procédé. Il utilise deux arguments pour contrer le reproche d’immoralité. Le premier est un argument de véridicité : hélas, l’humanité se comporte mal, et le romancier de mœurs ne peut mentir en la faisant plus vertueuse qu’elle ne l’est. Les « tendances dépravées de l’homme » sont bien réelles, et la scène finale du Lys dans la vallée ne fait que montrer comment la chair se bat contre l’esprit (peu importe qu’elle l’emporte ou non). De même, Vautrin n’est pas un personnage « gigantesque » et donc susceptible d’admiration, il est tellement vrai qu’un homme lui ressemblant existe (Vidocq). Le second argument, en revanche, porte sur l’efficacité romanesque : si au lieu de montrer la lutte du corps et de l’esprit dans un drame individuel passionnant (ce qui implique une participation) ou dans un individu aux dons extraordinaires, le romancier s’était limité à la représentation de la vie la plus ordinaire et fade, combien de lecteurs aurait-il pu avoir ? Il fallait bien faire de Vautrin un géant, pour qu’il représente les forces souterraines qui agitent la société ; il fallait faire de lui une exception pour qu’il incarne un principe. De même, il faut peindre un séducteur formidable, si l’on veut montrer les « cinq cents dandys » que contient une génération. Réussir la mise en scène d’« un honnête homme », d’un « personnage faisant le bien » est une entreprise excessivement difficile ; le romanesque a ses contraintes morales. Ces deux arguments, de véridicité et d’efficacité, établissent un lien fondamental entre données morales et narration. On peut aborder la question de la morale chez Balzac à partir de ce trio : morale, réalité, roman. Cela ouvre des chemins différents, certains déjà souvent parcourus, d’autres peut-être un peu moins explorés : La morale et l’étude des mœurs La morale et la pensée moraliste (le Balzac moraliste d’Alphonse Pagès) La morale et la moralité (avec les pratiques de la conclusion) L’imaginaire moral à caractère mélodramatique La caractérisation morale du personnage et du type L’opposition entre le type et le cas (le catégoriel et l’exceptionnel) La question des circonstances dans son rapport à la tradition casuistique La doctrine des circonstances (Vautrin) : cynisme ou phronésis ? La moralité du réel, ou la nécessité historique La répression (le « système répressif complet ») La bienfaisance, la charité, l’altruisme Science et morale Morale et énergie Le culte de la force et la sympathie pour la victime La probité bourgeoise La morale des artistes L’ironie dans le discours moral L’ambigüité axiologique Les propositions (dossier thématique ou Varia) devront être envoyées aux adresses suivantes : paolo.tortonese@sorbonne-nouvelle.fr thebalzacreview@gmail.com avant le 31 octobre 2020. Les articles (35.000 signes maximum, espaces compris) seront à envoyer avant le 1er septembre 2021. Ils devront être accompagnés d’un résumé en français (500 signes maximum, espaces compris) et de 5 mots-clés. ------- The Balzac Review/Revue Balzac, n° 5/2022 Morality/La morale Paolo Tortonese, editor Varia Call for Papers In his reply to Hippolyte Castille (La Semaine, October 11, 1846), Balzac defends himself against criticisms regarding the morality of his work. Castille had pointed out the feeling of despair resulting from the representation of humanity as essentially bad, but also the fascination inherent to the representation of vile, yet interesting and endearing human types. In his view, the reader of the Comédie humaine was made to feel a detestable sympathy for evildoing, whether it was Vautrin’s crimes, Mme de Mortsauf’s ultimate weakness, fraud, debauchery, or the extreme selfishness of so many others. Balzac answers by defending his characters and his method. He uses two arguments to refute the charge of immorality. The first is the claim of veracity: human beings misbehave, unfortunately, and the novelist of manners would be lying if he portrayed them as more virtuous than they are. The “depraved tendencies of man” are real, and the final scene of Le Lys dans la vallée demonstrates how the flesh fights against the mind (regardless of whether the flesh wins or not). In the same vein, Vautrin is not a “larger than life” character and therefore likely to be admired. He is so true to life that a man like him actually exists (Vidocq). The second argument, on the other hand, is about novelistic effectiveness: if the novelist had limited himself to the representation of life at its most ordinary and dull, rather than showing the struggle of the body and the mind through an engaging individual drama (which would imply a participation) or in the person of a character with extraordinary gifts, how many readers would he attract? It was necessary to make Vautrin a giant, so that he could represent the underground forces that trouble society; it was necessary to make him the exception that proves the rule. In the same way, it is necessary to depict a formidable seducer if the writer wants to capture the “five hundred dandies” contained in a generation. Successfully portraying an “honest man”, a “do-gooder” is an exceedingly difficult task. Fiction has its moral constraints. These two arguments, of truthfulness and effectiveness, create a fundamental link between moral elements and narration. One can address the question of morality in Balzac through this trio: morality, reality, novel. This opens different avenues of inquiry, some already well explored, others perhaps less so: Morals and the study of manners Morals and moralistic thought (Alphonse Pagès’ Balzac moraliste) Morals and the moral of the story (with the custom of the conclusion) The moralistic imaginary of the melodrama The moral characterization of individual characters and types The opposition between the type and the individual case (categorical or exceptional) The question of circumstances in relation to the casuistic tradition The doctrine of circumstances (Vautrin): cynicism or phronesis? The morality of the real, or historical necessity Suppression (the “full suppressive system”) Charity and altruism Science and morality Energy and morals The cult of force and sympathy for the victim Bourgeois probity The morals of artists Irony in moral discourse Axiological ambiguity Proposals (for the thematic dossier or Varia) should be sent to the following addresses: paolo.tortonese@sorbonne-nouvelle.fr thebalzacreview@gmail.com before October 31, 2020. Articles (35.000 characters maximum, spaces included) are to be sent before September 1, 2021. They should be accompanied by a summary in French (500 characters maximum, spaces included) and 5 keywords.
Courriel du contact: 
thebalzacreview@gmail.com
Suggéré par: 
Francesco Spandri
Courriel: 
francesco.spandri@uniroma3.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/10/2020
Ville de l'événement: 
Paris
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
morale, Balzac

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