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Appels à contribution

Colloque International PhraséoTerm

Phraséologie et Terminologie

Résumé de l'annonce: 
15 mars 2020 : NOUVELLE date limite pour l’envoi des propositions de communication
L’objectif de PhraséoTerm est de réunir des spécialistes dans le domaine de la phraséologie et de la terminologie afin de partager des réflexions au sujet des propriétés syntactico-sémantiques des unités multilexémiques de type phrasèmes – notamment les locutions et les collocations – qui peuplent les langues de spécialité. Nous proposons, en particulier, d’aborder le sujet en suivant trois axes majeurs : Axe 1 : Sémantique et syntaxe Quelles sont les propriétés sémantiques et syntaxiques que les phrasèmes en langue de spécialité partagent avec les phrasèmes en langue générale ? Quelles sont les propriétés spécifiques des phrasèmes en langue de spécialité ? Des modèles de classement des phrasèmes en langue de spécialité sont-ils disponibles ? Comment distinguer les locutions des collocations en langue de spécialité ? Comment classer les locutions en langue de spécialité ? Comment classer les collocations en langue de spécialité ? Axe 2 : Traitement automatique des langues Quels sont les méthodes et techniques les plus efficaces pour extraire automatiquement des phrasèmes ? Ces méthodes permettent-elles de catégoriser les phrasèmes (par exemple pour distinguer locutions et collocations) ? Quelles informations nous donnent-elles sur les catégorisations proposées en linguistique ? Enfin, y a-t-il des méthodes plus spécifiques pour ce qui concerne l’extraction des collocations à collocatif verbal (ex. : gérer un commerce, programmer l’obsolescence, etc.) ? Axe 3 : Terminologie et terminographie Le concept de terme complexe est-il compatible avec une vision linguistique ou une description prenant comme point de départ le phrasème ? Les phrasèmes ont-ils droit de cité dans les bases de données terminologiques ? Reçoivent-ils le même traitement que celui réservé aux mêmes entités linguistiques dans les ouvrages lexicographiques concernant la langue générale ? Comment représenter les divers types de phrasèmes, dans le respect de leurs propriétés, dans une base de données terminologique ? Les propositions de communication sont à envoyer à l’adresse phraseoterm@gmail.com, avant le 1er mars 2020, en respectant les consignes suivantes : • fichiers : 2 fichiers dont un en format .doc et un en format .pdf (interligne simple ; corps de texte : 12 pts. ; police de caractères : Times New Roman) ; • auteur(s) : les propositions seront anonymes dans les deux formats (.doc et .pdf) ; les coordonnées des auteurs (nom, prénom, affiliation, adresse électronique) seront précisées dans le message électronique ; • longueur : 600 mots au minimum et 1200 mots au maximum y compris la bibliographie ; • sujet prioritaire (mais non exclusif) : recherches concernant la langue française ; • langue de rédaction : français ; • précision de l’axe dans lequel s’insère la proposition : 1. Sémantique/syntaxe ; 2. Traitement automatique des langues ; 3. Terminologie et terminographie. Chaque proposition sera envoyée à deux évaluateurs anonymes choisis parmi les membres du comité scientifique.
Suggéré par: 
Giovanni Tallarico
Courriel: 
giovanni.tallarico@univr.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/03/2020
Ville de l'événement: 
Verona
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Phraséologie, Terminologie, Humanités Numériques

« La traduction au service des institutions : outils, expérimentations et innovations pour le multilinguisme »

Résumé de l'annonce: 
12èmes Journées du Réseau LTT - Lexicologie, Terminologie, Traduction
Colloque International 12èmes Journées du Réseau LTT - Lexicologie, Terminologie, Traduction « La traduction au service des institutions : outils, expérimentations et innovations pour le multilinguisme » Università degli Studi di Napoli « L’Orientale » Dipartimento di Studi Letterari, Linguistici e Comparati 22-25 septembre 2020 L’importance de la traduction dans le contexte institutionnel n’est plus à démontrer. Dans notre perspective, la traduction institutionnelle englobe, outre la traduction officielle, voire juridique, toute pratique traductive réalisée au sein des institutions politiques, économiques, sociales, culturelles, y compris les institutions de formation. Les enjeux de la traduction dans le contexte institutionnel sont d’ordre civilisationnel, puisque les besoins auxquels elle répond sont étroitement liés à l’évolution de la société, aussi bien à sa politique qu’à son économie. Suivant les thématiques du Réseau LTT, le Colloque s’articulera autour de trois axes principaux : 1) l’évolution et l’adaptation méthodologique des pratiques traductives en contexte institutionnel ; 2) les outils, les expérimentations et les innovations au service de la traduction institutionnelle ; 3) la formation des traducteurs spécialisés (méthodes, pratiques, objectifs). Dans le premier axe, nous nous proposons d’analyser les choix traductifs effectués sous l’influence du contexte institutionnel et en fonction de ses contraintes pragmatiques. Les traducteurs doivent souvent intercepter les évolutions de la langue les plus infimes que ce soit sur le plan de l’orthographe, de la syntaxe, du lexique ou sur le plan discursif, et opérer des choix sur des questions linguistiques encore débattues. Parmi les exemples les plus récents de questionnement sur la langue dans l’administration publique française, on pensera ici, par exemple, à la féminisation de noms de métiers ou aux modes d’utilisation de l’écriture inclusive. Dans ce sens, le travail du traducteur est souvent celui d’un pionnier sur qui repose une grande responsabilité. Le deuxième axe du Colloque vise à réfléchir sur les ressources et les outils au service de la traduction, susceptibles d’exploiter le potentiel informatique et les ressources numériques tels que les logiciels exploités dans la traduction assistée, automatique et neuronale, les dictionnaires et les bases de données terminologiques, les corpus parallèles et comparés etc., appliqués aux contextes institutionnels. Enfin, la problématique de la formation professionnelle, qui se base sur de multiples acquis méthodologiques, sera exploitée précisément dans le troisième axe, en tenant compte de la double compétence du traducteur, c’est-à-dire en fonction de la mise en œuvre de principes et de théories traductologiques, et en fonction du développement d’outils d’aide à la traduction. En effet, bien que le traducteur humain soit irremplaçable pour un grand nombre de domaines et pour la qualité des textes, les résultats obtenus dans le domaine de la traduction assistée par ordinateur sont de plus en plus probants et amènent à une reconfiguration des compétences du traducteur, comprenant aussi celles du réviseur. Cette rencontre scientifique se propose donc d’interroger les enjeux de la traduction institutionnelle, dans une optique multilinguistique, pour mettre en relief la variété des pratiques et des approches selon les contextes sociaux et géographiques (européens et extra-européens). L’accent est mis sur la dimension multilingue de ces institutions et sur les activités innovantes et expérimentales qui contribuent à leur fonctionnement et à leur développement, en tenant compte d’un public en évolution, y compris sur le plan plus proprement communicationnel ou informatique (sites, réseaux sociaux, applications et dispositifs numériques innovants). Mais quelles sont les spécificités de la traduction dans ces contextes communicatifs ? De quelle nature sont les textes et la terminologie qui y sont employés ? De quelle manière les ressources technologiques contribuent-elles à améliorer la qualité et la rapidité d’exécution de la traduction ? Quelles sont leurs caractéristiques les plus performantes et les possibilités d’exploitations futures ? Dans ce contexte, quelles compétences attend-on du traducteur ? Les réflexions pourront porter sur les sujets suivants : - le rapport entre la traduction institutionnelle et la norme ; - les aspects juridiques de la traduction en Europe et hors Europe ; - la traduction et l'exploitation des ressources numériques ; - la problématique de l’intraduisibilité ; - la traduction et la variation linguistique ; - les typologies textuelles et les enjeux traductologiques ; - traduction et genre ; - traduction et localisation ; - traduction et formation universitaire, etc. Les propositions de communication (1 page de texte - 12 points, interligne simple et une page de références bibliographiques accompagnées de 3 à 6 mots-clefs et d’une brève biographie (150 mots maximum) seront déposées d’ici le 15 avril 2020 directement sur la plateforme easychair : https://easychair.org/cfp/LTT2020. Journées de formation Les journées de formation auront lieu les 22 et 23 septembre 2020. Les ateliers proposés porteront sur les thématiques suivantes : - gestion de mémoires de traduction ; - laboratoire d’outils TICE pour la traduction et multilinguisme ; - base de données terminologiques et corpus ; - traduction appliquée et localisation. Les informations détaillées concernant la formation seront bientôt disponibles sur le site du colloque: www.colloqueLTT2020.unior.it Langues du colloque : langue de présentation : français langue de traduction : français, italien, espagnol, anglais, portugais, catalan, roumain, etc. Dates à retenir : - date limite pour la soumission des propositions : 15 avril 2020 - notification de l’acceptation des propositions : 30 mai 2020 - confirmation de la participation des intervenant(e)s : 1er juillet 2020 Frais d’inscription Inscription avant le 1er juillet 2020 : - 80 € pour l’ensemble du colloque (50 € pour les étudiants et doctorants) ; - 60 € pour les journées scientifiques seules (40 € pour les étudiants et doctorants) ; - 40 € pour les journées de formation seules (30 € pour les étudiants et doctorants). Inscription après le 1er juillet 2020 : - 100 € pour l’ensemble du colloque (70 € pour les étudiants et doctorants) ; - 80 € pour les journées scientifiques seules (50 € pour les étudiants et doctorants) ; - 50 € pour les journées de formation seules (40 € pour les étudiants et doctorants). Gratuit pour les étudiants, les doctorants et les enseignants/chercheurs des universités de Naples. Le virement doit comporter la mention : « Colloque LTT 2020 ». Après avoir effectué le virement, les participants devront confirmer leur inscription par email à l’adresse : colloqueltt2020@gmail.com. IBAN : BE77 0688 9312 9042 BIC : GKCCBEBB Banque : Belfius (ex-Dexia) Adresse de la banque : Boulevard Pachéco 44, 1000 Bruxelles Titulaire : Réseau Lexicologie, terminologie traduction Adresse : 34, rue Joseph Hazard B-1180 Bruxelles - Belgique N° d’entreprise : 0841.715.025 En soutien à la mobilité des chercheurs du Sud, le Réseau LTT demande des financements à l’Agence Universitaire de la Francophonie et à la Délégation générale à la langue française et aux langues de France. Comité scientifique : Jana Altmanova, Università de Naples “L’Orientale” Ibrahim Ben Mrad, Université de Tunis-La Manouba Xavier Blanco Escoda, Universitat Autònoma de Barcelona Mohamed Bouattour, LLTA, Université de Sfax Thierno Cissé, Université Cheikh Anta Diop, Dakar Manuel Célio Conceição, Universidade do Algarve, Faro Anne Condamines, Université de Toulouse 2 Rute Costa, Universidade Nova de Lisboa Luc Damas, LISTIC, Université de Savoie Mont Blanc Patrick Drouin, Université de Montréal May Hobeika Haddad, CERTTA-ETIB, Université Saint Joseph, Beyrouth Marie-Claude L’Homme, OLTS, Université de Montréal Gabrielle Le Tallec, LATTICE (Paris 3-ENS-CNRS), Université Paris 13 Mathieu Mangeot, GETALP-LIG, Université de Savoie Mont Blanc François Maniez, Université Lumière Lyon 2 Johanna Monti, Université de Naples « L’Orientale » Patrice Pognan, INALCO, Paris Alain Polguère, ATILF CNRS, Université de Lorraine Christophe Roche, LISTIC, Université de Savoie Mont-Blanc Amalia Todirascu Université de Strasbourg Agnès Tutin, LIDILEM, Université Grenoble Alpes Marc Van Campenhoudt, Tradital, Université Libre de Bruxelles Maria Teresa Zanola, Università, Cattolica del Sacro Cuore, Milan Responsables scientifiques : Jana Altmanova (Université de Naples “L’Orientale”) Johanna Monti (Université de Naples “L’Orientale”) Comité d’organisation : Jana Altmanova (Université de Naples “L’Orientale”) Maria Centrella (Université de Naples “L’Orientale”) Johanna Monti (Université de Naples “L’Orientale”) Sarah Pinto (Université de Naples “L’Orientale”) Contacts : courriel : colloqueltt2020@gmail.com
Nom du contact: 
Jana Altmanova
Courriel du contact: 
colloqueltt2020@gmail.com
Adresse postale: 
Via Marina 59, 80034 Naples
Suggéré par: 
Jana Altmanova
Courriel: 
colloqueltt2020@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/04/2020
Ville de l'événement: 
Napoli
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
traduction, multilinguismo, innovation, TICE, TAL
Site web de référence: 
www.colloqueLTT2020.unior.it

Terminologie et interculturalité. Enjeux et perspectives.

Résumé de l'annonce: 
XVIe Journée Scientifique Réseau panlatin de terminologie (REALITER)
La terminologie contribue à la diffusion des patrimoines linguistiques et culturels de même qu’au dialogue entre eux. Ces échanges sont d’autant plus intéressants qu’aujourd’hui la recherche terminologique est davantage en relation avec la linguistique du texte (entre autres, analyse du discours, traduction, communication interlinguistique et interculturelle). La XVIe Journée Scientifique de REALITER se propose d’interroger la dimension culturelle et interculturelle de la pratique terminologique en questionnant tous les phénomènes du choc culturel dans la réalisation discursive des terminologies. La XVIe Journée Scientifique de REALITER veut établir une vue d’ensemble sur les recherches actuelles portant sur le croisement entre la terminologie et l’interculturalité, une relation souvent évoquée mais qui n’a pas encore joui d’une réflexion systématique et d’un cadre de référence théorique explicite. L’expérience des travaux des Lexiques REALITER a permis de vérifier sur le terrain à quel point cette relation est fondamentale dans toute pratique terminologique. Les propositions de communication (environ 400 mots), rédigées dans une des langues officielles du Réseau, devront être envoyées au Secrétariat de REALITER (realiter@unicatt.it) en format .doc au plus tard le 30 mars 2020. Dans le document .doc ne doivent figurer que le titre et la proposition de communication ; aucun élément qui puisse identifier le ou les auteurs ne doit y apparaître. Dans le message électronique destiné au Secrétariat (avec en pièce jointe le document en .doc et une photo de l’auteur), le nom de l’auteur ainsi que l’institution d’appartenance doivent être clairement spécifiés. Toutes les propositions reçues seront soumises à l’évaluation du Comité scientifique.
Nom du contact: 
Claudio Grimaldi
Courriel du contact: 
realiter@unicatt.it
Suggéré par: 
Claudio Grimaldi
Courriel: 
realiter@unicatt.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/03/2020
Date de fin de l'événement: 
30/03/2020
Ville de l'événement: 
Bologna
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
terminologie, interculturalité, politique linguistique
Site web de référence: 
www.realiter.net

L’expression de la causalité en langue maternelle et en langue étrangère

Résumé de l'annonce: 
Colloque international qui aura lieu les 24-25 septembre 2020 à l'Université de Lublin (Pologne).
Colloque international L’expression de la causalité en langue maternelle et en langue étrangère 24-25 septembre 2020 Université Catholique Jean Paul II de Lublin (Pologne) organisé par : Urszula Paprocka-Piotrowska (Université Catholique de Lublin, Pologne) Claire Martinot (Sorbonne Université, France) Sonia Gerolimich (Université d’Udine, Italie) Tomislava Bošnjak Botica (Institut de Langue Croate et de Linguistique, Croatie) Argumentaire : La causalité est d’abord le résultat d’une interprétation que notre esprit pose entre deux situations, états, événements dont l’un détermine l’autre. La causalité est donc une relation orientée, un type d’enchaînement argumentatif (Carel, 2001, Ducrot, 2001) qui se manifeste de façon très diversifiée dans la langue, y compris sans l’appui (explicite) d’un marqueur comme en (1). On remarque aussi (Gross & Nazarenko, 2004) que l’expression de la causalité est extrêmement variée alors que le nombre des connecteurs que les grammaires considèrent comme spécifiques de la cause (parce que, puisque, car, comme) est réduit. (1) Pierre est très heureux, il part au Groenland Un grand nombre de relations causales, mais pas toutes, sont réversibles. Ainsi (1) peut être interprété de façon schématique comme en (2) ou comme en (3) : (2) P PCQ Q Pierre est très heureux parce qu’il part au Groenland (3) Q DC P Pierre part au Groenland, donc il est très heureux En ancien français pour (ce que) Q et par (ce que) Q étaient proches (Gross & Nazarenko, 2004 : 19), ce que l’on constate encore dans : (4) Max a été puni pour son insolence (= parce qu’il a manifesté de l’insolence) En (5), en revanche, la relation en donc est douteuse : (5) Chloé aimait le froid parce qu’elle dormait mieux (?? Chloé dormait mieux donc elle aimait le froid) On se demandera dans quelle mesure la langue distingue les différents types de causalité envisagés par notre pensée : la cause fortuite, factuelle (6 et 7) versus la cause volontaire, humaine (8). Ou encore, si la langue distingue différents degrés de causalité : causalité faible (9) ou causalité forte (10) : (6) Les rues ont été inondées par des torrents de boue (= parce qu’il y avait des torrents de boue, à cause des torrents de boue, où la préposition par, introduisant le « complément d’agent » introduit (plutôt ?) un complément de cause) (7) La lumière apparaît à l’horizon parce que le soleil se lève (8) Les congères ont été dégagées par des chasse-neige (= parce que des chasse-neige se sont mis en action) (9) Tom est très heureux, il ne sait plus quoi dire (10) Tom est tellement heureux qu’il ne sait plus quoi dire Ces quelques exemples sont loin d’épuiser les différents types de causalité (corrélation logique (11), relation temporelle (12), circonstancielle (13) …) et les différents moyens dont chaque langue dispose pour exprimer les relations causales : (11) Plus il y a de brouillard, plus la visibilité est réduite (12) Quand il y a du brouillard, la visibilité est réduite (13) Avec le brouillard, la visibilité est réduite Le questionnement linguistique sur le fonctionnement des relations causales dans toute langue ou entre plusieurs langues constitue l’axe 1 du colloque.   L’axe 2 du colloque sera plus directement lié à la production et à la compréhension des relations causales par des locuteurs spécifiques. En effet, la diversité des moyens mis par chaque langue à la disposition des locuteurs n’implique pas que ces moyens soient utilisés de la même façon par les uns et les autres. Enfants ou adultes, locuteurs natifs ou allophones, en production/compréhension orale ou écrite, sont autant de paramètres qui vont influencer l’expression des relations causales. Seront bienvenues les communications qui aborderont, dans des cadres théoriques différents, l’acquisition des relations causales : - par des enfants d’âges différents, dans plusieurs langues maternelles, - par des enfants ou des adultes ayant des troubles du langage, - par des adultes allophones en langue étrangère, - par des locuteurs plus ou moins scolarisés qui produisent le même discours à l’oral et à l’écrit. Si l’on peut admettre, à la suite de Kant, que la causalité est une catégorie a priori de l’entendement, et qu’elle ne dérive donc pas de l’observation des faits, son expression linguistique reste, en grande partie, déterminée par les moyens linguistiques disponibles dans chaque langue et la capacité de chaque locuteur à comprendre la présence et la spécificité de chaque relation causale dans le discours entendu. Les moyens d’expression de la causalité relèvent donc de l’observation que font tous les locuteurs de la langue qu’ils acquièrent. Références indicatives : - Anscombre, Jean-Claude, 1984. La représentation de la notion de cause dans la langue, Cahiers de grammaire, 4, 1-53. - Benazzo, Sandra, 2004. L’expression de la causalité dans le discours narratif en français L1 et L2, Langages, 155, 33-51. - Boniecka, Barbara, 1995, Pragmatyczne apekty wypowiedzi dziecięcych. Lublin, Wydawnictwo UMCS. - Carel, Marion, 2001, Argumentation interne et argumentation externe au lexique : des propriétés différentes, Langage, 142, 10-21. - Couper-Kuhlen, Elizabeth & B. Kortmann, Bernd (Eds.), 2000. Cause, condition, concession and contrast: Cognitive and discourse perspectives. Berlin-New York, Mouton de Gruyter. - Diessel, Holger, 2004. The acquisition of complex sentences. Cambridge: CUP. - Ducrot, Oswald, 2001. Critères argumentatifs et analyse lexicale, Langage, 142, 22-40. - Gross, Gaston, 2010. Sémantique de la cause, Paris, Vrin. - Gross, Gaston et Nazarenko, Adeline, 2004. Quand la langue cause : contribution de la linguistique à la définition de la causalité, Intellectica, 2004/1, 38, 15-41. - Grunig, Blanche-Noëlle et Roland, 1985. La fuite du sens dans l’interlocution, Paris, LAL Crédif, Hatier. - Jisa, Harriet, Mazur Audrey, 2006. L’expression de la causalité : une étude développementale, Actes du colloque Des savoirs savants aux savoirs enseignés, Namur, Presses universitaires de Namur, 33-60. - Martinot, Claire, 2013. L’acquisition de la causalité est-elle comparable chez tous les enfants ? Travaux de linguistique, 66, 15-52. - Nazarenko, Adeline, 2000. La cause et son expression en français, Paris, Ophrys. - Pilecka, Ewa, 2007. « Mourir d`ennui, s`ennuyer a mort » : quelques problèmes de description et de la traduction de syntagmes prépositionnels circonstants / pseudo-circonstants de cause en français et en polonais, Bulletin de Linguistique Appliquée et Générale, 32, 145-163. - Sanders, Ted & Sweetser, Eve (Eds.), 2009. Causal categories in discourse and cognition, Berlin, Mouton de Gruyter. - Van Den Broek, Paul, 1990. Causal inferences and the comprehension of narrative texts, Psychology of Learning and Motivation, 25, 175-196. Comité de lecture : - Birtić Matea, Institut de Langue Croate et de Linguistique - Bramati Alberto, Université de Milan - De Gioia Michele, Université de Padoue - Do-Hurinville Danh Thành, Université Bourgogne-Franche-Comté - Druetta Ruggero, Université de Turin - Gueorguieva Steenhoute Elena, Institut de sciences politiques de Paris - Hržica Gordana, Université de Zagreb - Jo Mihwa, Université autonome de Barcelone - Karpińska-Szaj Katarzyna, Université Adam Mickiewicz, Poznań - Marque-Pucheu Christiane, Sorbonne Université - Muller Claude, Université Michel de Montaigne, Bordeaux 3 - Oraić Rabušić Ivana, Institut de Langue Croate et de Linguistique - Piotrowski Sebastian, Université Catholique Jean Paul II de Lublin - Piotrowska-Skrzypek Małgorzata, Université de Varsovie - Richard Elisabeth, Université Rennes 2 - Romero Clara, Université de Paris - Stabarin Isabelle, Université de Trieste - Wojciechowska Bernadeta, Université Adam Mickiewicz, Poznań - Vecchiatto Sara, Université d’Udine Modalités d’envoi des propositions de communication : Les langues du colloque sont le français, le polonais et l’anglais. Les propositions, rédigées dans la langue de communication, sont à envoyer pour le 15 mars 2020 à l’adresse suivante : cause.lublin2020@gmail.com Les propositions devront avoir une longueur de 600 à 800 mots (nom, prénom, affiliation de l’auteur, titre et références non inclus) et respecter le format Word, police Times New Roman 12, interligne simple. Le retour des évaluations des propositions et la réponse des organisatrices sont prévus pour le 30 avril 2020. Un appel à contribution est prévu à l’issue du colloque. Droits d’inscription : 100€ (50€ pour les étudiants). Les modalités de payement ainsi que les informations pratiques (voyage, logement, repas) seront envoyées dans la deuxième circulaire. Une excursion dans les environs de Lublin sera proposée samedi 26 septembre. Pour le Comité d’Organisation : Claire Martinot, Urszula Paprocka-Piotrowska, Sonia Gerolimich, Tomislava Bošnjak Botica
Nom du contact: 
Urszula Paprocka-Piotrowska
Courriel du contact: 
cause.lublin2020@gmail.com
Suggéré par: 
Sonia Gerolimich
Courriel: 
sonia.gerolimich@uniud.it
cause.lublin2020@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/03/2020
Ville de l'événement: 
Lublin
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Causalité ; expression de la cause ; relations causales ; locuteurs ; langue ; acquisition ; apprentissage

1920-2020: un secolo di parole e immagini per raccontare l'amnesia

Résumé de l'annonce: 
Il Convegno verterà sulle forme di rappresentazione letteraria e audiovisiva dei vuoti di memoria e sulle loro manifestazioni linguistiche nel mondo classico e in ambito italiano, inglese, americano, francese, tedesco e russo.
Convegno Internazionale 22-24 Settembre 2020, Urbino (Università di Urbino Carlo Bo) PRESENTAZIONE - LINEE DI RICERCA Vedere il file del CfP ADESIONE AL CONVEGNO: PROPOSTE Deadline invio proposte: 30 aprile 2020 A chi: amnesiedautore@uniurb.it In quali lingue: italiano, inglese, francese, tedesco, spagnolo. Come: ogni proposta deve contenere le seguenti informazioni: A) titolo dell'intervento; B) abstract di lunghezza massima di 1200 battute (spazi inclusi); C) breve profilo bio-bibliografico (max 10 righe) del proponente; D) indicazione dell'asse a cui si desidera aderire. Il Comitato scientifico vaglierà l'effettiva pertinenza delle proposte rispetto all'argomento e all'articolazione del Convegno. Le proposte dovranno riguardare da vicino i temi sopra indicati e potranno muoversi in prospettiva interdisciplinare, interdiscorsiva o intermediale, e su uno scacchiere geografico esteso alle culture sopra indicate. L'esito della selezione sarà comunicato entro il 30 maggio 2020. DEFINIZIONE DEL PROGRAMMA La pubblicazione del programma definitivo è prevista per il mese di luglio 2020 sul sito www.amnesiedautore.it. È prevista una pubblicazione scientifica con referee. PER INFORMAZIONI: amnesiedautore@uniurb.it
Courriel du contact: 
amnesiedautore@uniurb.it
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institutfrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/04/2020
Ville de l'événement: 
Urbino
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
amnésie

9° Convegno Internazionale di Linguistica Contrastiva

ICLC 9

Résumé de l'annonce: 
Si invitano contributi, sia teorici sia empirici, che comparano due o più lingue o varietà di una stessa lingua da una prospettiva funionale e congitivista che discutano aspetti di una delle seguenti aree: fonetica/ fonologia, morfologia, sintassi, semantica, pragmatica.
Si invitano contributi, sia teorici sia empirici, che comparano due o più lingue o varietà di una stessa lingua da una prospettiva funionale e congitivista che discutano aspetti di una delle seguenti aree: fonetica/ fonologia, morfologia, sintassi, semantica, pragmatica. Si invato anche proposte di sessioni tematiche (con un massimo di 5 relatori). Le presentazioni dureranno 20 minuti con uleriori 5 minuti per la discssione. Tutte le proposte saranno valutate in modo anonimo dai mebri del Comitato scientifico. Le proposte/abstracts vanno caricate sul sistema EasyChair all'indirizzothttps://easychair.org/conferences/?conf=iclc9 , entro il 15 febbraio 2020. Gli abstracts devono essere anonimi e non devono eccedere le 500 parole, esclusa la bibliografia. Ogni proponente può inviare due abstract, uno singlolo e uno in collaborazione. Dettagli sul sito : https://sites.google.com/view/iclc9/home?authuser=0#h.p_aPtezAFTKGMe
Nom du contact: 
Annalisa Baicchi
Courriel du contact: 
2020ICLC9@gmail.com
Adresse postale: 
Prof. Annalisa Baicchi. Dipartimento di Lingue. PIazza Santa Sabina, 2. 16124 Genova
Suggéré par: 
Prof. Annalisa Baicchi
Courriel: 
annalisa.baicchi@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/02/2020
Ville de l'événement: 
Santa Margherita Ligure
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
linguistica contrastiva, sincronica e diacronica
Site web de référence: 
https://sites.google.com/view/iclc9

Narrations of origins in world cultures and the arts

Résumé de l'annonce: 
International conference of the ESCL (European Society of Comparative Literature)
The international ESCL conference Narrations of Origins in World Cultures and the Arts (University of Torino, 24-27 November 2020) will investigate the relationships between ancient and modern cultures, analyzing the most relevant mythologies, archetypes and narrations of origins according to groundbreaking critical perspectives. It will compare literature, science and any form of artistic representation – including cinema and new media – in order to study the different cosmological patterns from cultural, historical and anthropological frameworks. It will also reflect on the role of narratives of pure invention, including parodic and provoking ones. In general, it will explore how poetic, fictional and artistic experimentations intersect in cross-cultural and interdisciplinary approaches. We therefore encourage members and participants to think about these questions from the greatest range of possible perspectives. Personal and panel proposals may address issues (clusters and subthemes) like the following: 1. Narrations and representations of origins in world cultures: the archetypes and their developments. 2. The Big Bang and the birth of human beings: science narratives. 3. Cosmology, art and poetry. 4. Imagining the origins, representing the sublime. 5. Origins as textual genesis, in the arts, literature, styles and literary genres. 6. Languages and narratives of origins in the arts of modernism and modernity. 7. A big deception? Fakes, simulations, inventions, and odd hypothesis about origins. info: chiara.lombardi@unito.it https://www.facebook.com/EsclOrigins2020/ https://mobile.twitter.com/EsclOrigins2020 https://www.originsescl2020.unito.it/home A selection of contributes will be published in «CompLit: Journal of European Literature, Arts and Society», the journal of the European Society of Comparative Literature/Société Européenne de Littérature Comparée (https://escl-selc.eu/escl-journal/). Proposals should be submitted in English, Italian or French to the e -mail address: origins.escl.to2020@gmail.com not later than the31st of January 2020. Proposals should include a title, an abstract (max.300 words), a short bio-bibliography and an e-mail address. The time of delivery for each paper should be no morethan 20 minutes. Registration fee for Participants: 90 euros; Graduate Students and PhDs: 50 euros. The conference languages will be English, French and Italian.
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institutfrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/01/2020
Ville de l'événement: 
Torino
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
origins, myths, narration
Site web de référence: 
https://www.originsescl2020.unito.it/home

Les masques de l’écriture

Résumé de l'annonce: 
Colloque International de la Società Universitaria per gli Studi di Lingua e Letteratura Francese - SUSLLF
Depuis sa création et dans tous les domaines, l’écriture se déploie en suivant une orientation ambivalente : d’une part, elle s’efforce de donner une transcription du réel de la manière la plus véridique et la plus cohérente possible ; d’autre part, elle dépasse la représentation plus ou moins idéale du réel pour masquer d’autres vérités. Évocatrice d’images par le biais de ses figures rhétoriques, elle est trace tangible de la réalité et support d’un univers autre, instrument de vérité et arme du mensonge, surface plane de papier et miroir réfléchissant. Tout en admettant la pluralité de ses fonctions et de ses vocations, au fil des siècles l’écriture a donné lieu aux potentialités dissimulatrices du discours en révélant toute sa nature métamorphique et énigmatique. D’ailleurs, elle n’est pas seulement le support du formalisable, du visible, d’une évidence concrète, mais elle peut aussi se transformer – comme c’est souvent le cas – en support du fantasme, du non-dit, du non formalisable et donner suite à un « envahissement du signifiant » (Lacan). Que se cache-t-il donc sous le masque de l’écriture ? L’objectif du colloque sera ainsi celui d’analyser les différents actes de narrations ou de transcriptions, en portant l’attention sur l’efficacité symbolique et imaginaire du texte, les appâts de sa valeur énigmatique et l’image labyrinthique dans laquelle l’auteur nous emporte ou nous égare car « la vérité [du texte] ne se dit pas tout » (Lacan). Dans l’écriture, il existe un point où la langue et le désir inconscient s’articulent, ce qui implique une ouverture vers un domaine translinguistique (Barthes, Kristeva) du texte ayant pour fonction celle de transgresser les limites du Moi, de l’auteur justement, et de l’œuvre telle qu’elle nous parvient. Il y a donc un inconscient du texte dans le sens où il y a un effet de désir dans l’écriture, une réalité parallèle, dissimulée qui nous confirme que tout texte est œuvré par un discours au « second degré ». Partant de cet acquis, l’écrivain – ou l’écrivant – peut utiliser à sa guise l’écriture et faire de son discours le revers ou le miroir de ses pensées, c’est au pouvoir artistique ou rhétorique que la « trans-cription » s’offre dans tous ses accoutrements, laissant à notre inguérissable curiosité l’audace de lui faire tomber le masque. Les propositions de communication, d’une longueur approximative de 500 mots maximum, penseront les masques de l’écriture tant dans les domaines littéraires que linguistiques et elles privilégieront les axes suivants : 1. les variations des masques biographiques dans le domaine de l’autofiction, les figures du double et les démasquements de l’alter ego dans l’écriture romanesque à travers les siècles ; 2. la satire et la caricature dans la littérature, la paralittérature et la presse ; 3. les « défigurations » des figures de style à travers les genres et les discours publicitaires ; 4. les masques rhétoriques persuasifs dans les discours publics et politiques à l’orée des populismes ; 5. français standard, hypercorrection, branchitude et « déguisements linguistiques » en vue d’une intégration identitaire et générationnelle dans les espaces francophones et suburbains actuels ; 6. le double masque auctorial du traducteur et du co-auteur dans le processus de réécriture ; 7. le masque de la censure et le bouclier de la dissimulation à travers les siècles et les idéologies politiques. Les propositions devront être envoyées, ainsi qu’une notice biobibliographique (200 mots), à l'adresse suivante : lesmasques2020@unipa.it au plus tard le 04 février 2020. La notification d’acceptation vous sera envoyée fin mars 2020.
Courriel du contact: 
lesmasques2020@unipa.it
Suggéré par: 
Marie-Denise Sclafani
Courriel: 
mariedenise.sclafani@unipa.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
04/02/2020
Date de fin de l'événement: 
04/02/2020
Ville de l'événement: 
Palermo
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
masques biographiques, masques rhétoriques, les non-dits, masque auctorial, censure

Le commerce des lettres. Configurations et enjeux de l’épistolarité dans À la recherche du temps perdu

Résumé de l'annonce: 
Revue d'études proustiennes, 14, 2021-2
APPEL À CONTRIBUTION : Revue d'études proustiennes, 14, 2021-2. Le commerce des lettres. Configurations et enjeux de l’épistolarité dans À la recherche du temps perdu « Quand je pense à toutes les lettres qu’il va falloir écrire, moi qui n’ai pas de temps pour mon livre ! », aurait déclaré Proust à Céleste Albaret, laquelle connaissait pourtant trop son maître pour le prendre à la lettre, et pour voir dans ces doléances à l’égard d’une correspondance chronophage autre chose qu’une « façon de parler ». Au lieu de se concurrencer, comme le suggère aussi le narrateur du Temps retrouvé, les devoirs de l’épistolier et les devoirs du créateur coexistent, de manière somme toute a-conflictuelle, dans la vie de Marcel Proust (on en veut pour preuve le flux ininterrompu de la Correspondance et, d’autre part, les milliers de pages du roman), voire s’articulent dans un échange fécond. Proust sait bien que les heures passées à écrire des lettres ne relèvent nullement du « temps perdu » : non seulement la correspondance constitue pour l’écrivain une sorte de laboratoire où l’on voit surgir, de façon plus ou moins délibérée, des points d’esthétique ou des embryons romanesques ; plus encore, ces lettres omniprésentes dans le quotidien du romancier cloîtré, représentant pour lui tant un moyen de communication qu’une garantie de présence (fantomatique) au monde et dans le monde, donnent à voir l’une de ces zones d’intersection où la vie et la littérature se con-fondent. Les missives, télégrammes, pneus ou cartes postales transitent en effet par la chambre du malade aussi fébrilement qu’elles circulent entre les pages de son œuvre. Le tissu diégétique de la Recherche se double et se nourrit d’une trame épistolaire extraordinairement dense. Aussi bien le héros que les autres personnages nous sont souvent montrés en train d’écrire, d’envoyer, de lire ou d’imaginer un nombre remarquable de lettres, de mots, de billets (doux ou amers) qui s’entrelacent au fil de la narration et dont il serait tentant d’envisager une typologie d’ordre thématique ou formel. Suivant la première approche, on pourrait distinguer la lettre d’amour – fort atypique – que pratiquent les différents couples du roman (le héros et Gilberte/Albertine, Saint-Loup et Rachel, Swann et Odette, mais également la lettre sans espoir que la princesse de Guermantes écrit à son beau-frère Charlus), et qui trouve son pendant dans la lettre de (vraie ou fausse) rupture ; viendraient ensuite la lettre mondaine, les lettres diplomatiques de l’infatigable Norpois, la lettre de séduction (on pense aux missives colériques et passionnelles de Charlus), la lettre de condoléance, ou encore la lettre « ludique », telle l’épître agrémentée de citations littéraires et truffée de fautes de grammaire du valet Joseph Périgot. D’un point de vue formel, il est aisé de remarquer que les lettres de la Recherche ne bénéficient pas toutes du même degré de visibilité : si maintes d’entre elles sont simplement évoquées dans leur statut d’objet, sans référence au contenu, d’autres se trouvent en revanche enchâssées dans la fiction, selon des configurations que l’on pourrait rapprocher des modalités de représentation du discours autre : leur texte est donné à lire tantôt sous une forme narrativisée, tantôt rapporté au mode indirect, tantôt enfin cité littéralement. Bien que la critique n’ait pas manqué de relever l’importance et la richesse de l’épistolarité fictive dans le roman proustien, il s’est agi jusqu’à présent d’incursions ponctuelles au sein d’une galaxie qui, dans son ensemble, reste encore à explorer. Pour sa seconde livraison de 2021, la Revue d’études proustiennes souhaite ainsi proposer à ses contributeurs une réflexion de plus ample envergure autour du dispositif épistolaire à l’œuvre dans la Recherche, dans le but d’en répertorier les configurations, les enjeux et les multiples facettes. Les contributions pourraient s’inscrire dans l’un des quatre axes suivants : - axe poétique : l’enchâssement des lettres dans le roman se prête à être abordé sous plusieurs angles. La lettre met au jour une dialectique de l’écriture et de la lecture qui a son pivot dans le personnage du héros-narrateur, tour à tour expéditeur, destinataire, récepteur direct ou indirect de missives inévitablement soumises à son déchiffrement. On pourrait ainsi s’interroger sur la façon dont la fiction met en scène un ou plusieurs « script(s) » de la lettre, aussi bien au niveau de son élaboration que de sa réception, et comment ceux-ci interagissent avec le modèle de la communication épistolaire, mêlant présence et absence, réalité et virtualité, proximité et éloignement. Toujours dans cette perspective, on pourrait en outre s’intéresser au rôle des lettres en tant qu’artifice de composition et moteur du romanesque : comment la lettre fait-elle surgir l’événement au sein de la narration « dogmatique » de la Recherche, dans quelle mesure contribue-t-elle à l’élargissement des possibles du roman, ou encore se voit-elle au centre d’une dynamique imaginative et créative dont elle est à la fois l’objet et le catalyseur ? - Axe stylistique / énonciatif : que ce soit en se penchant sur une lettre en particulier, ou bien en choisissant une perspective surplombante, cet angle d’attaque invite à examiner les dispositifs rhétorico-stylistiques, pragmatiques et énonciatifs que Proust mobilise dans le cadre des fragments épistolaires rapportés de façon intégrale ou partielle. On pourrait réfléchir, entre autres, à la valeur des lettres en tant qu’élément de caractérisation langagière des personnages ou en tant qu’outil de représentation du discours autre ; en ce sens-là, la lettre représente un facteur de discontinuité énonciative et le lieu d’émergence d’une polyphonie qui, si elle vient interrompre la monodie du narrateur, s’avère néanmoins soumise à son contrôle, voire à ses manipulations. - Axe génétique/correspondance : dans le sillage des études de Luc Fraisse, Françoise Leriche ou François Proulx, qui ont démêlé les liens, les brouillages et les transferts à l’œuvre entre la correspondance de Marcel Proust et le roman, on pourrait prolonger utilement la réflexion en se penchant sur les techniques d’interpolation et de greffage par lesquelles les lettres fictives trouvent leur place et leur configuration au fil de la rédaction. De même, l’analyse pourrait se concentrer sur les stratégies de camouflage et de transposition dont Proust se sert pour glisser dans la fiction des bribes de sa correspondance réelle, ainsi que l’illustre l’exemple célèbre de la transcription quasi littérale d’une lettre d’Alfred Agostinelli au sein de l’échange épistolaire entre le héros et Albertine dans Albertine disparue. Qui plus est, on pourrait se demander si la posture de Proust épistolier et sa pratique quotidienne des lettres se reflètent ou informent la mise en scène de l’épistolarité dans le roman. - Axe intertextuel : le roman épistolaire, qui connut son apogée au XVIIIe siècle, ne semble guère attirer l’attention de Proust lecteur ou critique – et ce malgré la tentative ludique, qu’il entreprit dans sa jeunesse avec ses camarades du lycée Condorcet, d’en composer un. Néanmoins, Proust a certainement lu les grands modèles du genre (il cite notamment Les liaisons dangereuses dans un passage de La Prisonnière) et on sait la place de choix qu’occupe, dans la formation littéraire du futur écrivain, ainsi que dans la relation affective avec sa mère, le recueil épistolaire de Mme de Sévigné. Sans oublier que, depuis au moins La Princesse de Clèves, le dispositif de la lettre enchâssée constitue un ressort romanesque des plus éprouvés, mis régulièrement à contribution par les romanciers, surtout au XIXe siècle. Comment les lettres fictives et leur emploi dans la Recherche se situent-ils par rapport à cette double tradition ? À ces axes, non exhaustifs, pourront s’ajouter d’autres perspectives en relation avec la thématique générale du numéro et susceptibles d’enrichir les pistes de réflexion proposées. *** Modalités de participation et calendrier : Les propositions de contribution sont à envoyer à ilaria.vidotto@unil.ch d’ici le 30 avril 2020. Les propositions seront évaluées et leur acceptation notifiée courant mai 2020. La remise des articles est fixée pour 1er novembre 2020. Les articles ne dépasseront pas les 40000 signes, notes et espaces comprises, et devront être accompagnés d’un résumé en français de 500 signes espaces comprises, a Une feuille de style des éditions Classiques Garnier sera transmise aux contributeurs au moment de l’acceptation de la proposition. Parution du numéro : automne 2021. Informations et contacts : Ilaria Vidotto (ilaria.vidotto@unil.ch)
Suggéré par: 
Ilaria Vidotto
Courriel: 
ilaria.vidotto@unil.ch
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/04/2020
Ville de l'événement: 
Lausanne
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Proust, épistolarité, fiction

Musique et chansons

Appel à contributions - Revue Ponti/Ponts. Langues littératures civilisations des Pays francophones n. 20/2020

Résumé de l'annonce: 
Revue Ponti/Ponts. Langues littératures civilisations des Pays francophones n. 20/2020
Appel à contributions Revue Ponti/Ponts. Langues littératures civilisations des Pays francophones n. 20/2020: « Musiques et chansons » Ponti/Ponts est une revue multidisciplinaire, en libre accès et révisée par des pairs, publiée depuis 2001 au sein du Département de Langues et littératures étrangères de l’Università degli Studi de Milan. Elle se veut un haut lieu de rendez-vous des cultures francophones: du Québec et du Canada à l’Afrique subsaharienne, de la Belgique aux Caraïbes, du Maghreb à la Suisse et au Val d’Aoste, aux autres îles francophones dispersées partout dans le monde, toute la francophonie est conviée à cette rencontre, qui en est une de connaissance, de reconnaissance, de confrontation. Chaque numéro de la revue, qui paraît une fois par an, présente un dossier thématique, des études critiques et un vaste répertoire de notes de lecture concernant les œuvres linguistiques, littéraires, culturelles des différents espaces francophones. Dans son numéro 20/2020, intitulé « Musiques et chansons », Ponti/Ponts se propose de sonder les multiples univers de la chanson et de la musique – engagée ou populaire, moderne ou traditionnelle – dans les différentes réalités de la francophonie. Le thème pourra être abordé selon des approches variées : littéraires, stylistiques, linguistiques, musicales, anthropologiques, ethnologiques, culturelles, géographiques, historiques etc. * * * * * Sections: Dossier « Musiques et chansons » Études libres Notes de lecture Pour consulter les numéros antérieurs de la revue, voir http://www.lingue.unimi.it/ecm/home/riviste-e-collane/riviste/ponti-ponts Calendrier: Les propositions de contribution (un titre et un bref résumé), rédigées en français, peuvent être envoyées à la rédaction de la revue jusqu’au 17 février 2020 : redazione.ponts@unimi.it Pour les propositions retenues, les auteurs seront avisés rapidement et invités à soumettre leurs articles pour le 15 mai 2020, qui seront ensuite évalués de façon anonyme (« peer reviewd »). La parution du volume est prévue pour fin 2020/début 2021. Soumission d’une proposition d’article La revue reçoit des articles rédigés en français, d'auteurs invités et d'auteurs qui, de leur propre initiative, soumettent des travaux pour évaluation. Les articles proposés doivent être inédits et ne doivent pas être sous évaluation par une autre revue. Les propositions de contribution, en français, comprendront un titre, une bibliographie et un descriptif d’environ 400 mots qui précisera le cadre théorique, les objectifs et méthodes, le corpus utilisé. Elles doivent être soumises en version anonyme. L’auteur précisera à part ses coordonnées (nom, prénom, institution d’appartenance) et fournira un bref CV d’une page au maximum. Modalités d’évaluation: Les articles jugés potentiellement publiables par le Comité scientifique de la revue sont acheminés, en version anonyme, à des rapporteurs pour une évaluation des qualités et des lacunes du travail. Le Comité scientifique prend ensuite connaissance des évaluations et décide de publier ou de ne pas publier l’article. Un avis synthétique et motivé peut être transmis aux auteurs des articles acceptés, qui mettent en œuvre les recommandations éventuelles du comité dans le délai accordé. Le contenu des textes publiés et l’exactitude de leurs références bibliographiques sont la responsabilité exclusive des auteurs. _____________________________ Url de référence : http://www.lingue.unimi.it/ecm/home/riviste-e-collane/riviste/ponti-ponts Adresse : Ponti/Ponts. Langues littératures civilisations des Pays francophones. Dipartimento di Lingue e letterature straniere – Università degli Studi di Milano – Piazza S. Alessandro 1, 20123 Milano, Italia Directeur : marco.modenesi@unimi.it Rédaction: redazione.ponts@unimi.it
Courriel du contact: 
redazione.ponts@unimi.it
Adresse postale: 
Università degli Studi di Miilano - Dipartimento di Lingue e letterature straniere
Suggéré par: 
Cristina Brancaglion
Courriel: 
cristina.brancaglion@unimi.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
17/02/2020
Date de fin de l'événement: 
17/02/2020
Ville de l'événement: 
Milano
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Site web de référence: 
http://www.lingue.unimi.it/ecm/home/riviste-e-collane/riviste/ponti-ponts

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