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Letteratura

Aux frontières de l’essai

Pour un bilan sur les destinées de la forme essayistique

Riassunto dell'annuncio: 
Près de vingt ans après La forma del saggio et plus de cent après L’Âme et les Formes, ce numéro monographique vise à fournir un nouveau bilan des destins multiples de cette fascinante forme littéraire. On souhaiterait encourager les propositions portant sur l’étude du panorama actuel et passé formé autour de l’essai, examiné par une perspective supranationale ou nationale ; les études de grande envergure seront acceptées, tout comme les analyses ponctuelles de textes essayistiques.
À l’aube du siècle dernier, aux débuts du célèbre texte L’Âme et les Formes, György Lukács confie à son ami Leo Popper comment le simple désir de présenter son œuvre s’était rapidement transformé en une interrogation purement théorique : qu’est-ce que l’essai ? En 1911 remontait ainsi à la surface une question vieille de plusieurs siècles, dont Michel de Montaigne et Francis Bacon avaient été les premiers inspirateurs et dont la production littéraire du XVIIIème siècle avait représenté l’ἀκμή. L’âge moderne semble avoir ensuite favorisé le développement de cette vocation antisystématique, qui avait déjà été attribué à l’essai par son étymologie même : sa dérivation du bas latin exagium (la « balance ») a permis d’identifier dans l’attitude de « peser », à savoir de ramener perpétuellement les idées établies à l’épreuve concrète de l’expérience, le caractère fondamental de l’écriture essayistique. Le repérage de ce trait distinctif (son inclination expérimentale) a facilité la reconnaissance de l’essai en tant que forme autonome, et a également permis d’en découvrir les interactions de plus en plus fréquentes avec les autres arts littéraires.   Si, aussi bien que la poésie, l’essai se caractérise par sa propension à la forme brève ainsi que sa tendance à procéder par associations libres, il semble partager avec le roman son ontologie : cette dernière germerait du même regard ironique, que l’essayiste et le romancier emploient dans la critique des vérités présumés, et du choix commun de la prose comme instrument de relation avec le monde. Le débat critique n’a pas manqué de souligner ces ressemblances : des critiques tels que Thomas Pavel ont bien reconnu dans le mélange de narration et de méditation essayistique un aspect décisif du roman moderne et contemporain (on pense à Marcel Proust, Thomas Mann, Robert Musil, Jorge Luis Borges et, parmi les exemples plus récents, à Thomas Bernhard, Milan Kundera ou à Enrique Vila-Matas).Cela a conduit François Ricard – dans le numéro que la revue française L’Atelier du roman a consacré aux rapports entre le roman et l’essai (Roman, essai : affinités électives, 2007) – à considérer le roman comme le chantier par excellence du développement de la pratique essayistique au XXèmesiècle. C’est dans cette période que la critique littéraire signée par les romanciers fut l’un des territoires plus fertiles rattrapés par l’essai : des auteurs comme Hermann Broch, Julien Gracq, Alejo Carpentier, Julio Cortázar, Milan Kundera, Javier Cercas, Ricardo Piglia et Martin Amis, renommés pour leurs œuvres romanesques, se sont révélés également de grands essayistes ; parmi ceux-ci, on peut certainement compter Julio Cortázar pour l’essai Imagen de John Keats. L’intensité de l’échange que l’essai a entretenu avec les autres formes littéraires révèle peut-être le scénario contradictoire dans lequel est contraint d’opérer l’essayiste moderne :  frère du poète et du romancier, contrairement à eux il ne peut toutefois compter sur la reconnaissance d’une tradition suffisamment définie avec laquelle se confronter ; ainsi, à part les cas rares mais lumineux d’essayistes pures, à savoir d’écrivains qui ont embrassé l’art de l’essai avec un certain niveau de conscience (outre Montaigne, probablement Alain, Cioran ou José Ortega y Gasset, notamment pour ses Méditations sur Don Quichotte), tous les autres ne l’ont été qu’incidemment. L’absence d’un nombre suffisant de modèles a rendu difficile pour les chercheurs d’atteindre une analyse, plus ou moins complète, des objectifs esthétiques et cognitives de l’essai. Il a donc été plus facile procéder par négation, selon la méthode suivie par Irène Langlet dans sa récente monographie (L’Abeille et la Balance : penser l’essai, 2015). Donc, déterminer ce que l’essai n’est pas: traité académique, article, pamphlet, poème en prose, journal intime, autobiographie, etc. ; tous genres dans lesquels, cependant, des aspects de l’essai subsistent. Malgré la difficulté objective d’encadrer le portrait de l’essayiste (qui est toujours « en apprentissage et en épreuve », comme l’écrit Montaigne), il a quand même été possible de voir que, dans les dernières années, des intellectuels tels que Theodor Adorno, Walter Benjamin et Jean Starobinski avaient réfléchi sur l’essai et donc préparé le terrain pour ce qui va être l’un des débats critiques européens les plus prometteurs.   En Italie, à part dans des études très récentes, où toutefois l’essai n’est traité que partiellement, par exemple en ce qui concerne son rapport avec le roman – voir Il romanzo-saggio de Stefano Ercolino, 2017 – ou avec l’écriture humoristique – L’umorismo letterario. Una lunga storia europea (secoli XIV-XX) de Giancarlo Alfano, (2016) –, le texte de référence à cet égard est encore le bilan qu’Alfonso Berardinelli a tenté avec sa Forma del saggio. Definizione e attualità del genere letterario (2002). Selon le critique italien, l’essayiste serait l’expression de la conscience laïque, de la subjectivité individuelle problématique et divisée, il serait antidogmatique et ironique tout comme un authentique esthète. Toutefois, à part l’exception représentée par quelques proses de Leopardi et par la production de De Sanctis, pour Berardinelli la critique essaystique italienne en XXème siècle paraît épuisée, écartelée entre la tentation de l’évasion et la tentation de l’encadrement historique ; cela attesterait l’impossibilité des essayistes italiens du siècle dernier d’atteindre une médiation entre continuité et rupture, tradition et innovation. Berardinelli se concentre également sur la condition d’exilé de la contemporanéité qui serait le propre de l’essai : exilé alors que l’avènement et le développement du journalisme et des écritures spécialisées semblent menacer, la vocation des vrais essayistes restant rare.   Près de vingt ans après La forma del saggio et plus de cent après L’Âme et les Formes, ce numéro monographique vise à fournir un nouveau bilan des destins multiples de cette fascinante forme littéraire. On souhaiterait encourager les propositions portant sur l’étude du panorama actuel et passé formé autour de l’essai, examiné par une perspective supranationale ou nationale ; les études de grande envergure seront acceptées, tout comme les analyses ponctuelles de textes essayistiques. On prendra notamment en considération les propositions de communication consacrées aux sujets suivants :                                                 Reconstructions et propositions d’interprétation théorique du sujet. Propositions de périodisation et d’historisation de la forme essayistique. Interventions autour d’auteurs uniques, de leur production spécifiquement essayistique ou de leur rapport à l’essai. Reconstructions d’une possible tradition de l’essai en tant que forme d’art. Comparaison entre essayistes. Analyses des rapports entre essai et roman ; essai et poésie, etc. Études de l’évolution de l’essai au cours des dernières décennies. Les articles pourront être écrits en italien, français, espagnol et anglais. Ceux qui sont intéressés pourront envoyer un abstract (300 mots maximum), accompagné d’une notice bio-bibliographique (150 mots maximum) à l’adresse : confinidelsaggio@ticontre.org, avant le 25 juillet. Les auteurs des articles retenus seront contactés avant le31 juillet ; les articles devront parvenir avant le 30 octobre et ils seront soumis à peer review. Pour toute question, veuillez écrire à :confinidelsaggio@ticontre.org. « Ticontre. Teoria Testo Traduzione » n. 9 (mai 2018) Aux frontières de l’essai. Pour un bilan sur les destinées de la forme essayistique Sous la direction de Federico Bertoni, Simona Carretta, Nicolò Rubbi   Pour envoyer des propositions ou demander de renseignements : confinidelsaggio@ticontre.org. Langues : italien, français, espagnol, anglais. Extension des articles : 50 000 signes maximum, espaces inclus. Abstract : 300 mots — Notice biobibliographique : 150 mots Envoi des propositions (abstract et notice biobibliographique) : 25 juillet Notification de l’acceptation des propositions : 31 juillet Envoi des articles définitifs : avant le 30 octobre Publication du numéro de la revue : mai 2018 ; peer review : oui.
Segnalato da: 
Claudia Crocco
Email: 
claudia.crocco@unitn.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
13/07/2017
Data di fine dell'evento: 
25/07/2017
Luogo dell'evento: 
Trento
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 

La Fontaine et la culture européenne. Au carrefour des Fables

Riassunto dell'annuncio: 
Appel à contribution pour le colloque international "La Fontaine et la culture européenne. Au carrefour des Fables", qui aura lieu à l'Université Paris-Sorbonne les 4, 5 et 6 octobre 2018.
L’année 2018 offre l’occasion de célébrer le 350e anniversaire des Fables de La Fontaine, dont le premier recueil parut le 31 mars 1668 (à partir d’un privilège pris le 6 juin de l’année précédente). La Société des Amis du fabuliste a décidé de fêter cette période de préparation et d’éclosion d’un coup d’éclat poétique dont la pérennité ne s’est jamais démentie jusqu’aujourd’hui auprès du plus vaste public que puisse espérer un recueil de vers. Outre une journée des « Rencontres de Psyché » de Château-Thierry, qui s'est tenue le 10 juin 2017 sur un thème en écho avec l’esprit des Fables (« La Fontaine et la jeunesse »), une autre journée dans le même cadre, en juin 2018, se penchera sur un sujet en étroit rapport lui aussi avec l’entreprise ésopique du poète français : « La Fontaine et la nature ». Enfin, en octobre 2018, la Société des Amis de La Fontaine, associée au programme de recherche « Jouvences de la fable » du Centre d’Étude de la Langue et de la Littérature Françaises (CELLF 16-21, Unité mixte de recherche Paris-Sorbonne/CNRS 8599) et au programme Fabula numerica de l’Observatoire de la Vie Littéraire (Labex OBVIL Sorbonne-Universités) organisera, avec l’Università degli studi di Napoli L'Orientale (Dipartimento di Studi Letterari, Linguistici e Comparati/ Letteratura francese, prof. Federico Corradi), un colloque international sur le thème : « La Fontaine et la culture européenne. Au carrefour des Fables ». Cette rencontre internationale se donne pour projet de synthétiser, de prolonger et de renouveler les recherches sur les Fables envisagées comme un carrefour entre le temps long et l’espace rayonnant de leur gestation et de leur propagation : depuis l’antiquité immémoriale du genre jusqu’à l’actualité de leur fortune inépuisable, la culture de l’apologue dont a hérité La Fontaine s’étend sur plus de deux millénaires ; et le traitement qu’il lui applique est imprégné d’influences et de connivences qui franchissent les frontières des langues et des sphères culturelles pour s’harmonier dans le creuset qu’offre le fabuliste français à des matériaux dispersés par l’histoire et la géographie. Si la seconde brassée des Fables réunies en 1678-1679 se ressent de la découverte fécondante du filon oriental, celle de 1668 dont on commémore la publication limite au domaine européen la sphère de sa culture antique et moderne. C’est de ce constat qu’est sorti le projet de ce colloque. Analyser ce que La Fontaine fabuliste doit à la culture européenne antérieure à son époque et contemporaine de sa création ; et analyser réciproquement ce que la culture européenne postérieure à leur publication doit aux Fables de La Fontaine, et comment elles furent et sont reçues dans les sphères géographiques et linguistiques diverses qui composent l’Europe d’aujourd’hui, ce double mouvement convie aussi à les rétablir dans leur statut et leur rôle de carrefour et de creuset pour l’œuvre entier du fabuliste lui-même : cette œuvre d’un papillon du Parnasse réverbère sa diversité d’inspiration et d’écriture dans le microcosme esthétique des Fables, tout comme celles-ci n’auront cessé de profiter des expériences de leur auteur dans les genres variés auxquels il s’essaya tout au long de sa carrière. Le colloque pourrait s’articuler en deux parties : l’une consacrée à « Culture et acculturation européennes de La Fontaine : traductions, transferts et translations » ; l’autre à un portrait de « La Fontaine (en) poète européen ». La première partie pourra à son tour se diviser en deux : une section consacrée à la traduction et aux transmissions de savoir et d’invention jusqu’à La Fontaine et à la manière dont il en « phagocyta » l’héritage divers, tout particulièrement latin et italien ; et une section consacrée à La Fontaine traduit et transmis, aux difficultés et aux malentendus de la traduction, de la transmission et de l’enseignement d’un poète et conteur du Grand Siècle. La deuxième partie pourra porter sur l’insertion de La Fontaine, de ses Fables et plus largement de son œuvre dans la culture européenne de son temps, les influences subies par lui et celle qu’il exerça tout particulièrement à travers ses Fables sur la littérature, l’art et le goût de la fin du XVIIe et de la première moitié du XVIIIe siècle européen. Voici quelques thèmes et pistes, nullement exhaustifs, nullement limitatifs, nullement indispensables, qui pourraient être développés dans chacune de ces trois sections.   Première partie « Culture et acculturation européennes de La Fontaine : traductions, transferts et translations »   Section 1 : « La Fontaine héritier de l’Europe antique, médiévale et humaniste ». Le vivier inépuisable de la fable : un réseau européen de translations. — La Fontaine traducteur — Le génie lafontainien de l’imitation. — Langues et langages de l’Europe antique, ancienne et contemporaine dans l’œuvre de La Fontaine. — L’adaptation et l’appropriation par La Fontaine des genres et des formes hérités. — Influences antiques, anciennes et modernes sur la théorie poétique de la Fontaine. — Les ramifications de l’influence : un travail de marqueterie.   Section 2 : « Diffusion, propagation et appropriation de l’œuvre de La Fontaine en Europe ». La Fontaine traducteur. — Théorie, problématique et problèmes de la traduction des Fables (style, forme, ton). — Comment lisait-on/lit-on La Fontaine ? L’œuvre du fabuliste / du conteur dans l’histoire de la lecture. — La Fontaine devant la critique d’hier et d’aujourd’hui : en France et dans diverses sphères culturelles (réception, assimilation, rôle de modèle). — Histoire de la constitution de l’image de l’homme et de l’œuvre : sédimentations, redécouvertes, réévaluations.   Deuxième partie « La Fontaine, poète européen »   Section 3 : « Portrait à facettes d’un Européen du Grand Siècle français ». La Fontaine et la culture néolatine de l’Europe de la Renaissance et du XVIIe siècle. — La Fontaine et l’Europe savante de son temps (voyageurs, philosophes, physiciens). — La tentation anglaise de La Fontaine. — La culture italienne de La Fontaine. — La Fontaine et la tradition européenne mythologique et mythographique. — La Fontaine et la tradition européenne du conte. — Les Fables de La Fontaine et l’art rocaille en Europe : un inépuisable réservoir de motifs. — La Fontaine et la naissance européenne de l’opéra.   Les propositions de communications, sous la forme d’un titre et de quelques mots d’explication du projet (qui peuvent être très succincts), seront envoyées à l’adresse électronique suivante : colloquefables2018@gmail.com entre la date de réception de cet appel et le 15 septembre 2017. Le colloque se déroulera en Sorbonne les 4, 5 et 6 octobre 2018. Les communications seront publiées dans la revue Le Fablier en 2019 et 2020. La langue du colloque est le français. Comité d’organisation : Julien Bardot, Antoine Biscéré, Céline Bohnert, Federico Corradi, Patrick Dandrey, Damien Fortin, Maxime Jebar, Tiphaine Rolland.
Nome del contatto: 
Damien Fortin
Email del contatto: 
colloquefables2018@gmail.com
Segnalato da: 
Federico Corradi
Email: 
fcorradi@unior.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
15/09/2017
Luogo dell'evento: 
Paris
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Sottocategoria: 
Parole chiave: 
La Fontaine, Fables, Europe

Corps et perception de l'être

Riassunto dell'annuncio: 
Appel à contribution pour la première mise en ligne d'un nouveau site internet de critique et littérature française, prévue pour février 2015.
« La première chose qui s’offre à l’homme, quand il regarde, c’est son corps, c’est-à-dire une certaine portion de matière qui lui est propre. Mais pour comprendre ce qu’elle est, il faut qu’il la compare avec tout ce qui est au-dessus de lui, et tout ce qui est au-dessous, afin de reconnaître ses justes bornes. » Blaise Pascal, Pensées (1669)   « Qu’est-ce qu’un corps ? », titre de l’exposition d’ouverture du Musée du Quai Branly de Paris (2007), pose à nouveau la question centrale amenée par la modernité poétique : mis en cause par les changements sociaux et historiques produits au cours du XXe  siècle, le statut du corps se situe en effet au cœur des préoccupations, aussi bien esthétiques qu’ontologiques, de tous les arts qui en ont fait un objet soigné et torturé, idéalisé et manipulé, géométrisé et sectionné, multiplié jusqu’à l’effacement. Le corps est devenu ainsi le siège même de l’expérimentation artistique. Ce bouleversement relève d’ailleurs de l’irruption de la pensée phénoménologique en philosophie qui, en brisant le dualisme entre l’âme et le corps, a placé ce dernier au centre du rapport de l’individu au monde : « Mon corps, écrit Maurice Merleau-Ponty, est à la fois voyant et visible (...). Visible et mobile, mon corps est au nombre des choses, il est l’une d’elles, il est pris dans le tissu du monde». Ainsi, le corps devient l’instrument d’un voyage kinesthésique dans l’espace du monde, de même que dans l’ « espace du dedans », pour le dire avec Henri Michaux. De plus, en tant que visible et voyant à la fois, il assume la charge d’être simultanément le sujet et l’objet d’une exploration de l’extérieur et de l’intérieur, la forme et l’outil pour être perçus et pour se concevoir ; il devient le lieu propice à un processus inépuisable de tensions dialectiques entre affirmation et rectification, entre identité et altérité, fabriqué tant par soi-même que par les autres. Comme le soutient Alain Corbin, « le corps est une fiction, un ensemble de représentations mentales, une image inconsciente qui s’élabore, se dissout, se reconstruit au fil de l’hist oire du sujet », sous la médiation de l’expérience et du discours autour d’elle. Or est-ce qu’on peut accepter la définition proposée par Umberto Eco, qui conçoit le corps comme une « œuvre ouverte » ? Certes, le corps est une œuvre : une œuvre d’art en soi. Mais à quoi fait-il allusion l’adjectif “ouvert” ? La littérature et les arts figuratifs du XXe siècle nous offrent une image du corps sous le double signe de l’ouverture et de la finitude : ils nous ont montré qu’il s’agit d’un infini de pluralités. Le corps se définit en particulier comme : Hybride : à côté de la connotation symbolique d’hybridation, le corps se révèle effectivement hétérogène et, en tant que tel, en mesure de créer de nouvelles catégories à appliquer à la lecture d’un monde où elles se projettent ; Fragmenté : le moi, dont le corps est signe, n’est pas que variable mais aussi fondamentalement pluriel, ce qui n’implique pas seulement une fluctuation dans la succession chronologique, mais aussi dans la synchronie de chaque instant ; on passe de la continuité dans le temps à la pluralité dans le présent ; Défiguré : le corps perd son visage individuel en refusant toute imposition identitaire aprioristique ; néanmoins, le mouvement de déconstruction prélude à la tentative d’une recomposition plus vraie qui passe à travers une expérience de déséquilibre, de vertige, de vide. En suivant ces trois substantifs clés de la réflexion littéraire et artistique – hybridation, fragmentation et défiguration – nous demandons ici de “travailler” sur le corps, sur ses images et ses représentations, et de le concevoir comme “l’objet d’un travail”, d’une “fabrication”. Le corps, matière et pensée, serait ainsi envisagé comme un champ d’investigation et d’expériences, comme le relais entre le geste et le mot, la vie et l’écriture. Quels liens s’établissent alors entre le corps et l’expression dans le processus créateur ? De quelle manière le corps est-il mis en jeu dans la production artistique du XXe siècle ? Notre défi est aussi celui de mettre en relation arts figuratifs et littérature, étant donné la réflexion commune à ces deux domaines qui a caractérisé tout le XXe siècle. En fait, peintres et sculpteurs ébranlent les codes figuratifs de la tradition pour donner à leur tour cette image hybridée, fragmentée et défigurée du corps, et donc du moi, de l’homme moderne. Nous proposons des pistes d’analyse : -       Corps hybrides et hybridation de la forme : emprunts, combinatoire et mélanges vont redéfinir les relations entre composition, formes et figures. -       Le corps entre représentation et défiguration. -       Visages fragmentés et pluralité d’énonciation. -       Le corps entre mouvement kinesthésique et immobilité physique. -       Recherche d’une identité fixe ou acceptation et valorisation de la pluralité ?  -       Mesurer, penser, maîtriser le temps et l’espace à travers le corps. -       La perception : perçu et percepteur à la fois, le corps comme plaque sensible qui produit et reçoit des sensations.  Calendrier : Date limite pour la remise des propositions : 15 octobre 2014 Date limite pour la remise des contributions : 15 décembre 2014 Vous pouvez envoyer vos propositions de titre accompagnées de 10 lignes de projet et votre profil à l’adresse info@nouvellefribourg.com, avant le 15 mars 2014. Le comité scientifique décidera dans les mois qui suivent et nous communiquerons ensuite les consignes éditoriales aux auteurs sélectionnés.
Nome del contatto: 
F. Locatelli (università Cattolica Milano) et C. Nifosi (university Of Chicago)
Segnalato da: 
F. Locatelli (università Cattolica Milano) et C. Nifosi (university Of Chicago)
Email: 
-
Data di inizio o data limite dell'evento: 
15/10/2014
Tipo di evento: 
Appels à contribution
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George Sand et ses consoeurs. La femme artiste et intellectuelle au XIXe siècle

Riassunto dell'annuncio: 
Appel à contribution pour le Colloque international "George Sand et ses consoeurs. La femme artiste et intellectuelle au XIXe siècle" qui se déroulera à Vérone du 29 juin au 1er juillet 2015.
XXe Colloque international George Sand, avec le soutien de la George Sand Association. Verona, 29 juin-1er juillet 2015. Les propositions de communication seront à adresser à laura.colombo@univr.it et à cmasson@wellesley.edu avant le 20 septembre 2014. Voir l'appel à contribution ci-dessous.
Nome del contatto: 
Laura Colombo
Email del contatto: 
laura[point]colombo[at]univr[point]it
Indirizzo postale: 
Università degli Studi di Verona - Dipartimento di Lingue e Letterature straniere - Lungadige Porta Vittoria 41 - 37129 Verona
Segnalato da: 
Laura Colombo
Email: 
-
Data di inizio o data limite dell'evento: 
20/09/2014
Luogo dell'evento: 
Verona
Tipo di evento: 
Appels à contribution
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Que devient la littérature québécoise ? Formes et enjeux des pratiques narratives depuis 1990

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Appel à communication pour le colloque "Que devient la littérature québécoise ? Formes et enjeux des pratiques narratives depuis 1990", qui se tiendra du 17 au 20 juin 2015 à l’Université Paris-Sorbonne.
Au Québec, l’émergence du contemporain, en tant que configuration esthétique, est en général associée au début de la décennie 1980. Si c’est aussi le cas en France, le discours critique sur la littérature québécoise des trente dernières années est, pour sa part, particulièrement orienté par le prisme de cette décennie qui aurait marqué la fin de la modernité et de l’affirmation d’une identité nationale au profit de la multiplication des pôles de référence, de la focalisation sur le sujet individuel et de l’éclatement des formes. Or, le champ institutionnel et éditorial québécois a connu bien des changements depuis 1990, dont la création de plusieurs nouvelles maisons d’édition (Alto, Héliotrope, La Peuplade, Marchand de feuilles, Le Quartanier, Mémoire d’encrier, etc.) consacrées principalement aux pratiques narratives développées par une nouvelle génération d’écrivains (Nicolas Dickner, Éric Dupont, Catherine Mavrikakis, Éric Plamondon, etc.), changements qui invitent à dégager les formes et les enjeux esthétiques présents dans la production plus récente autrement que par les seules catégories de l’écriture migrante, du postnationalisme, de l’intime ou de l’hétérogène. Le colloque proposé veut mettre à contribution une trentaine de spécialistes oeuvrant au Québec, au Canada, en Europe et plus largement dans la francophonie, et aurait pour objectif général de saisir les tendances de la narrativité contemporaine dans la littérature québécoise à partir d’un corpus d’œuvres et de phénomènes institutionnels que l’on peut observer depuis 1990. Si, au sortir de la modernité, la littérature québécoise de la décennie 1980 était surtout vue comme la fin du récit collectif et identitaire, qu’ont à proposer les oeuvres actuelles ? Peut-on observer un repositionnement du narratif ? En quoi les éditeurs, les revues et plus largement le champ institutionnel participent-ils à ce repositionnement ? Est-ce le fait d’une nouvelle génération d’écrivains et d’éditeurs ou un phénomène plus largement partagé auxquels participent des auteurs (Marie-Claire Blais, Dany Laferrière, Robert Lalonde, Gaétan Soucy, etc.) et des éditeurs déjà bien établis ? Quelle vision du réel et du rôle du récit les pratiques narratives viennent-elles sanctionner ? Le colloque reposerait sur trois axes principaux, poétique, institutionnel et comparatiste, de façon à tracer un portrait à partir des oeuvres elles-mêmes, à partir du champ littéraire et du monde de l’édition, mais aussi en regard d’autres littératures narratives contemporaines, notamment française et francophones. En plus de ces volets, le colloque présentera un atelier consacré à l’enseignement de la littérature québécoise hors des frontières du Québec. Celui-ci visera à identifier les contraintes particulières auxquelles sont soumis les enseignants mais aussi les ressources disponibles et les stratégies à développer. Ultimement, le colloque a pour objectif de consolider le réseau des québécistes et de favoriser les échanges entre les chercheurs oeuvrant au Québec et hors du Québec. Le colloque se tiendra du 17 au 20 juin 2015 à l’Université Paris-Sorbonne. Les communications seront d’une durée de 20 minutes et devront être présentées en français. Les propositions (titre et résumé de 100 à 150 mots) sont attendues au plus tard le 15 août 2014 et doivent être transmises à Andrée Mercier (andree.mercier@lit.ulaval.ca) et à Robert Dion en copie conforme (dion.robert@uqam.ca), accompagnées d’une notice biobibliographique. Le colloque entend réunir professeurs, chercheurs postdoctoraux et étudiants de 3e cycle. ---- Colloque proposé par Robert Dion (Université du Québec à Montréal, Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises), Romuald Fonkoua (Université Paris – Sorbonne, Centre international d’études francophones), Andrée Mercier (Université Laval, Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises), Myriam Suchet (Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle, Centre d’études québécoises).
Segnalato da: 
Nancy Murzilli
Email: 
nancy.murzilli@unige.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
15/08/2014
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
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Le Verger, numéro VII (décembre 2014), « Étienne de La Boétie, De la servitude volontaire ou Contr’un. »

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Le Verger, revue en ligne du site Cornucopia, lance un appel à contribution pour son numéro de décembre 2014 qui sera consacré à De la servitude volontaire ou Contr’un d’Étienne de La Boétie, œuvre qui est inscrite au programme de littérature française des agrégations de Lettres pour la session 2015.
Une totale liberté est laissée aux contributeurs sur le choix de leur sujet, comme sur la forme et la longueur de leurs articles. Dans une optique pluridisciplinaire, le numéro pourra accueillir des études menées dans des perspectives diverses. Diverses orientations, non exclusives, pourraient être envisagées : La fabrique du consentement politique. De la servitude volontaire ou Contr’un est-il un manuel d'éducation politique ? Lien entre éthique et politique, droit et politique. Sources et réception du texte. Les liens avec le contexte. Le discours est-il une spéculation désincarnée ou un pamphlet ancré dans son époque ? Quelles sont les cibles du discours, jamais nommées explicitement ? Le discours appelle-t-il réellement au changement ? Quelles nuances y a-t-il entre monarchie, tyrannie et autres systèmes de gouvernement ? Composition et jeux de digression : quelles sont les stratégies visant l'adhésion du lecteur ? Est-ce un discours faussement décousu ? Enjeux rhétoriques de la digression. Toutes les propositions seront examinées par l'équipe de Cornucopia et soumises à l'approbation du comité de lecture du Verger. Calendrier : - Avant le 25 juillet 2014 : adresser une proposition composée d'un titre provisoire et d'un résumé d'une page maximum à l'adresse suivante site.cornucopia@gmail.com. - Fin août : réponse du comité de lecture. - 5 novembre : remise des articles sous forme électronique, respectant la feuille de style. - Fin décembre 2014 : mise en ligne du numéro.
Segnalato da: 
Association Cornucopia
Email: 
cornucopia@cornucopia.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
25/07/2014
Luogo dell'evento: 
-
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Sottocategoria: 
Sito web di riferimento: 
http://www.cornucopia16.com/a-le-verger-revue-en-ligne/le-verger-bouquets/le-verger-bouquet-vii-la-bo%C3%A9tie/

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