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Traduzione e analisi contrastiva

Colloque Formes et (en)jeux de l’intermédialité dans l’espace européen

Riassunto dell'annuncio: 
Le colloque Formes et (en)jeux de l’intermédialité dans l’espace européen propose un tour d'horizon épistémologique de l'intermédialité.
Le colloque Formes et (en)jeux de l’intermédialité dans l’espace européen propose un tour d'horizon épistémologique de l'intermédialité. Située dans un « entre-deux » tant méthodologique que disciplinaire – car naviguant en permanence entre systèmes de signes, arts et médias –, la réflexion sur l'intermédialité peut s’organiser selon deux axes principaux : mise(s) en relation intermédiales : le passage du mot à l’image (fixe et/ou mobile) et inversement et mise(s) en scène intermédiales : de l’idéal du Gesamtkunstwerk aux performances contemporaines. Le colloque se tiendra à l'Université Jean Monnet de Saint-Etienne les 27 et 28 septembre 2017.  Voir programme ci-dessous.
Nome del contatto: 
Patricia Viallet & Emmanuel Marigno
Email del contatto: 
viallet.patricia@orange.fr, emmanuel.marigno@univ-st-etienne.fr
Segnalato da: 
elisa bricco
Email: 
Elisa.bricco@unige.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
27/09/2017
Data di fine dell'evento: 
28/09/2017
Città dell'evento: 
Université Jean Monnet Saint-Etienne
Tipo di evento: 
Colloques
Categoria principale: 
Parole chiave: 
Intermedialità, letteratura, cinema, fumetto, fotografia, danza, musica
Sito web di riferimento: 
https://www.univ-st-etienne.fr/fr/celec/agenda/annees-2016-2020/colloque-intermedialite.html

L’expression de la causalité en langue maternelle et en langue étrangère

Riassunto dell'annuncio: 
Colloque en ligne de l'Université Catholique Jean-Paul II de Lublin (Pologne), 20-21 mai 2021
Nouvel appel pour colloque international à distance 20-21 mai 2021 L’expression de la causalité en langue maternelle et en langue étrangère Université Catholique Jean-Paul II de Lublin (Pologne) organisé par : Urszula Paprocka-Piotrowska (Université Catholique de Lublin, Pologne) Claire Martinot (Sorbonne Université, France) Tomislava Bošnjak Botica (Institut de Langue Croate et de Linguistique, Croatie) Sonia Gerolimich (Université d’Udine, Italie) Argumentaire : La causalité est d’abord le résultat d’une interprétation que notre esprit pose entre deux situations, états, événements dont l’un détermine l’autre. La causalité est donc une relation orientée, exprimée en langue par un type d’enchaînement argumentatif (Carel, 2001, Ducrot, 2001) qui se manifeste de façon très diversifiée dans les langues, y compris sans l’appui (explicite) d’un marqueur comme en (1). (1) Pierre est très heureux, il part au Groenland Parmi les caractéristiques de l’expression de la causalité, on peut relever que le nombre des connecteurs dédiés à la relation causale (fr. parce que, puisque, car, comme et quelques autres) est réduit ou encore que les relations causales ne soient pas toutes réversibles. Ainsi (1) peut être interprété comme en (1a) ou comme en (1b) : (1a) Pierre est très heureux parce qu’il part au Groenland. -> P PCQ Q (1b) Pierre part au Groenland, donc il est très heureux. -> Q DC P En (2), en revanche, la relation en donc est douteuse : (2) Chloé aimait le froid parce qu’elle dormait mieux. (?? Chloé dormait mieux donc elle aimait le froid) Une autre caractéristique de la relation causale (en français et en anglais, entre autres langues) est la proximité de pour et parce que (3) : (3) Max a été puni pour son insolence. (= parce qu’il a manifesté de l’insolence) En ancien français pour (ce que) Q et par (ce que) Q étaient proches (Gross & Nazarenko, 2004 : 19). On se demandera également dans quelle mesure la langue distingue les différents types de causalité envisagés par notre pensée : la cause fortuite, factuelle (4 et 5) versus la cause volontaire, humaine (6). Ou encore, si la langue distingue différents degrés de causalité : causalité faible (7) ou causalité forte (8) : (4) Les rues ont été inondées par des torrents de boue. (= parce qu’il y avait des torrents de boue, à cause des torrents de boue, où la préposition par, introduisant le « complément d’agent » introduit (plutôt ?) un complément de cause) (5) La lumière apparaît à l’horizon parce que le soleil se lève. (6) Les congères ont été dégagées par des chasse-neige. (= parce que des chasse-neige (conduits par Nhum) se sont mis en action) (7) Tom est très heureux, il ne sait plus quoi dire. (8) Tom est tellement heureux qu’il ne sait plus quoi dire. Ces quelques exemples sont loin d’épuiser les différents types de causalité (corrélation logique (9), relation temporelle (10), circonstancielle (11) …) et les différents moyens dont chaque langue dispose pour exprimer les relations causales : (9) Plus il y a de brouillard, plus la visibilité est réduite. (10) Quand il y a du brouillard, la visibilité est réduite. (11) Avec le brouillard, la visibilité est réduite. Le questionnement linguistique sur le fonctionnement des relations causales dans toute langue ou entre plusieurs langues constitue l’axe 1 du colloque. L’axe 2 du colloque sera plus directement lié à la production et à la compréhension des relations causales par des locuteurs spécifiques. En effet, la diversité des moyens mis par chaque langue à la disposition des locuteurs n’implique pas que ces moyens soient utilisés de la même façon par les uns et les autres. Enfants ou adultes, locuteurs natifs ou allophones, en production/compréhension orale ou écrite, sont autant de paramètres qui vont influencer l’expression des relations causales. Seront bienvenues les communications qui aborderont, dans tout cadre théorique, l’acquisition des relations causales : - par des enfants d’âges différents, dans plusieurs langues maternelles, - par des enfants ou des adultes ayant des troubles du langage, - par des adultes allophones en langue étrangère, - par des locuteurs plus ou moins scolarisés dont on comparera le même discours à l’oral et à l’écrit. Si l’on peut admettre, à la suite de Kant, que la causalité est une catégorie a priori de l’entendement, et qu’elle ne dérive donc pas de la seule observation des faits, son expression linguistique reste, en grande partie, déterminée par les moyens linguistiques disponibles dans chaque langue et la capacité de chaque locuteur à comprendre la présence et la spécificité de chaque relation causale dans le discours entendu. Les moyens d’expression de la causalité relèvent donc de l’observation que font tous les locuteurs de la langue qu’ils acquièrent. Références indicatives : Anscombre, Jean-Claude, 1984. La représentation de la notion de cause dans la langue, Cahiers de grammaire, 4, 1-53. Benazzo, Sandra, 2004. L’expression de la causalité dans le discours narratif en français L1 et L2, Langages, 155, 33-51. Boniecka, Barbara, 1995, Pragmatyczne apekty wypowiedzi dziecięcych. Lublin, Wydawnictwo UMCS. Carel, Marion, 2001, Argumentation interne et argumentation externe au lexique : des propriétés différentes, Langage, 142, 10-21. Christoforou, Nathalie, Christofi, Marina, 2014. Expression de la cause dans les productions écrites et orales en FLE: apprenants chypriotes hellénophones, Colloque international des Etudiants chercheurs en Didactique des langues et en Linguistique, Lidilem, Juin 2014, Grenoble, France (hal-01252335). Couper-Kuhlen, Elizabeth & B. Kortmann, Bernd (Eds.), 2000. Cause, condition, concession and contrast: Cognitive and discourse perspectives. Berlin-New York, Mouton de Gruyter. Diessel, Holger, 2004. The acquisition of complex sentences. Cambridge: CUP. Ducrot, Oswald, 2001. Critères argumentatifs et analyse lexicale, Langage, 142, 22-40. Gross, Gaston, 2010. Sémantique de la cause, Paris, Vrin. Gross, Gaston et Nazarenko, Adeline, 2004. Quand la langue cause : contribution de la linguistique à la définition de la causalité, Intellectica, 2004/1, 38, 15-41. Grunig, Blanche-Noëlle et Roland, 1985. La fuite du sens dans l’interlocution, Paris, LAL Crédif, Hatier. Jisa, Harriet, Mazur Audrey, 2006. L’expression de la causalité : une étude développementale, Actes du colloque Des savoirs savants aux savoirs enseignés, Namur, Presses universitaires de Namur, 33-60. Martinot, Claire, 2013. L’acquisition de la causalité est-elle comparable chez tous les enfants ? Travaux de linguistique, 66, 15-52. Nazarenko, Adeline, 2000. La cause et son expression en français, Paris, Ophrys. Pilecka, Ewa, 2007. « Mourir d`ennui, s`ennuyer à mort » : quelques problèmes de description et de la traduction de syntagmes prépositionnels circonstants / pseudo-circonstants de cause en français et en polonais, Bulletin de Linguistique Appliquée et Générale, 32, 145-163. Sanders, Ted & Sweetser, Eve (Eds.), 2009. Causal categories in discourse and cognition, Berlin, Mouton de Gruyter. Van Den Broek, Paul, 1990. Causal inferences and the comprehension of narrative texts, Psychology of Learning and Motivation, 25, 175-196. Comité de lecture : Birtić Matea, Institut de Langue Croate et de Linguistique Bramati Alberto, Université de Milan De Gioia Michele, Université de Padoue Do-Hurinville Danh Thành, Université Bourgogne-Franche-Comté Druetta Ruggero, Université de Turin Gueorguieva Steenhoute Elena, Institut de sciences politiques de Paris Hržica Gordana, Université de Zagreb Jo Mihwa, Université autonome de Barcelone Karpińska-Szaj Katarzyna, Université Adam Mickiewicz, Poznań Marque-Pucheu Christiane, Sorbonne Université Muller Claude, Université Michel de Montaigne, Bordeaux 3 Oraić Rabušić Ivana, Institut de Langue Croate et de Linguistique Piotrowski Sebastian, Université Catholique Jean Paul II de Lublin Piotrowska-Skrzypek Małgorzata, Université de Varsovie Richard Elisabeth, Université Rennes 2 Romero Clara, Université de Paris Stabarin Isabelle, Université de Trieste Wojciechowska Bernadeta, Université Adam Mickiewicz, Poznań Vecchiato Sara, Université d’Udine Modalités d’envoi des propositions de communication : Les langues du colloque sont le français et l’anglais. Les propositions, rédigées dans la langue de communication, sont à envoyer pour le 15 janvier 2021 à l’adresse suivante : cause.lublin2020@gmail.com Les propositions (Word) devront avoir une longueur de 600 à 800 mots et comporter le titre de la proposition, le nom et le prénom du ou des auteurs et leur affiliation. Les références, en fin de communication, sont uniquement celles qui sont évoquées dans le texte de la proposition. Les propositions seront anonymisées avant évaluation. La réponse d’acceptation ou non est prévue pour le 15 février 2021. Le site du colloque sera accessible en janvier. Un appel à publication dans la revue de linguistique Rasprave (http://ihjj.hr/stranica/rasprave-casopis-instituta-za-hrvatski-jezik-i-jezikoslovlje/33/#engle) sera envisagé à l’issue du colloque. Les modalités de participation à distance et le programme seront envoyés ultérieurement. Les droits d’inscription pour les participants s’élèvent à 60€ (40€ pour les étudiants). Les membres de la CRL à jour de leur cotisation 2021 (au 30 mars 2021) sont exonérés des droits d’inscription. Pour le Comité d’Organisation : Urszula Paprocka-Piotrowska, Claire Martinot, Tomislava Bošnjak Botica, Sonia Gerolimich ******************************************************************************************* . Call for papers International online conference Expressing causality in L1 and L2 20-21 May 2021 Catholic University John-Paul II, Lublin (Poland) Organized by : Urszula Paprocka-Piotrowska (Catholic University John-Paul II, Poland) Claire Martinot (Sorbonne University, France) Tomislava Bošnjak Botica (Institute of Croatian Language and Linguistics, Croatia) Sonia Gerolimich (University of Udine, Italy) Causality is, first of all, the result of an interpretation that our mind poses between two situations, states, events, one of which determines the other. Causality is, therefore, an oriented relation, expressed in language by a type of argumentative sequence (Carel, 2001, Ducrot, 2001) which manifests itself in very diverse ways in the language, including without the (explicit) support of a marker as in (1). (1) Pierre is verry happy, he is going to Greenland. Among the characteristics of the expression of causality, one can note that the number of connectors dedicated to the causal relation (Fr. parce que, puisque, car, comme and some others) is reduced or that the causal relations are not all reversible. Thus (1) can be interpreted as in (1a) or as in (1b): (1a) Peter is very happy because he is going to Greenland.-> P BECAUSE Q (1b) Peter is going to Greenland, so he is very happy. -> Q SO P In (2), on the other hand, the relation with so is unlikely: (2) Chloe liked the cold because she slept better. (?? Chloe slept better so she liked the cold) Another feature of the causal relationship (e.g. in French and English) is the proximity of for and because (3): (3) Max was punished for being rude. (= because he demonstrated rudeness) In Old French pour (ce que) Q and par (ce que) were close (Gross & Nazarenko 2004: 19). We shall explore to what extent language distinguishes the different types of causality envisaged by our thought: the fortuitous, factual cause (4 and 5) versus the voluntary, human cause (6). Or again, if the language distinguishes different degrees of causality, for example weak causality (7) or strong causality (8): (4) The streets were covered with streams of mud. (= because there were streams of mud, because of the streams of mud, where the preposition with introducing the «agent complement» actually introduces the causal complement) (5) The light appears on the horizon because the sun rises. (6) Snowdrifts were cleared by snowploughs. (= because snowploughs (driven by Nhum ) did it) (7) Tom is very happy, he doesn’t know what else to say. (8) Tom is so happy that he doesn’t know what else to say. These several examples are far from exhausting the various types of causality (logical correlation (9), temporal relation (10), circumstantial relation (11), etc.) and the various means that languages use to express causal relations: (9) The more fog there is, the more visibility is reduced. (10) When there is fog, visibility is reduced. (11) With this fog, visibility is reduced. Linguistic inquiry on the functioning of causal relations in any language or between several languages constitutes Axis 1 of the conference. Axis 2 of the conference will be more directly related to the production and understanding of causal relations by specific speakers. Indeed, the diversity of the means made available by each language does not imply that these means are used in the same way by its speakers. Children or adults, native or non-native speakers, in oral or written production/comprehension – there are numerous parameters that could influence the expression of causal relations. We welcome proposals which will present, in different theoretical frameworks, the acquisition of causal relations: - by children of different ages, in several mother tongues, - by children or adults with language impairments, - by adults who speak a foreign language, - by more or less educated speakers whose same speech will be compared both orally and in writing. If we can concede, following Kant's reasoning, that causality is an a priori category of understanding, and that it does not derive from the sole observation of facts, its linguistic expression remains largely determined by the linguistic means available in each language and each speaker's ability to understand the presence and specificity of each causal relation in a specific discourse. The means for expressing causality thus depend on speakers' observation of the language that they are acquiring. References (see above in the French version) Abstract submission: The languages of the conference are French and English. The proposals should be sent by 15 January 2021 to the following address: cause.lublin2020@gmail.com Abstract (Word) have to be 600 to 800 words in length and include the title of the proposal, the name and first name of the author(s) and their affiliation. The references at the end of the abstract are only those mentioned in the text. Notification of acceptance will be sent to the corresponding author by 15 February 2021. The conference site will be accessible in january. Papers will be considered for publication in the Croatian linguistic journal Rasprave http://ihjj.hr/stranica/rasprave-casopis-instituta-za-hrvatski-jezik-i-jezikoslovlje/33/#engle. Registration fees: 60 euros (40 euros for students) Payment methods and practical information regarding online participation will be announced later. CRL members who pay their annual membership fees by 31 March 2021 are exempted from registration fees. On behalf of the Organising Committee : Urszula Paprocka-Piotrowska, Claire Martinot, Tomislava Bošnjak Botica, Sonia Gerolimich
Nome del contatto: 
Sonia Gerolimich, Urszula Paprocka-Piotrowska, Claire Martinot, Tomislava Bošnjak Botica
Email del contatto: 
cause.lublin2020@gmail.com
Segnalato da: 
Sonia Gerolimich
Email: 
sonia.gerolimich@uniud.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
15/01/2021
Data di fine dell'evento: 
21/05/2021
Città dell'evento: 
Distanciel
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
Causalité ; expression de la cause ; relations causales ; locuteurs ; langue ; acquisition ; apprentissage

Regards croisés sur le Québec et la France

Riassunto dell'annuncio: 
Convegno CISQ – Centro Interuniversitario di Studi Quebecchesi - Trento – 20-22 maggio 2021
Regards croisés sur le Québec et la France Dans les dix dernières années, le nombre de Français qui ont décidé de s’installer au Québec a augmenté de plus de 70% et depuis peu, le Plateau Mont-Royal, le quartier populaire rendu célèbre par Michel Tremblay dans ses Chroniques, est souvent désigné par les Montréalais comme la « Petite France » ou encore comme le quartier des « Maudits Français ». Cette présence importante de Français dans ce quartier de Montréal en agace plus d’un et réactive les sentiments d’amour et de haine qu’un grand nombre de Québécois nourrit envers la France et les Français depuis la fin de l’époque de la Nouvelle-France. Pour certains Québécois, en effet, c’est lors de la signature du « Traité de Paris » en 1763, où la France cède « les quelques arpents de neige » aux Anglais, comme le soulignait Voltaire, que « l’enfant » (le Canadien français) aurait tué « la mère » (la France) coupable de l’avoir abandonné à la merci des ennemis ancestraux. Le lien politique rompu depuis 1763 n’a fait qu’augmenter la distance entre les deux pays et les relations entre la France et le Canada français (et ensuite le Québec) ont été plus ou moins tendues et ont fait couler toujours beaucoup d’encre. Que l’on pense à la « Crise de la Conscription » de 1917 (et également à celle de 1944) et au refus d’un grand nombre de Canadiens-français de partir en Europe pour aider tout d’abord l’Angleterre, mais aussi la France alors en guerre contre l’Allemagne, une France envers laquelle ils n’avaient plus aucun devoir. Comme le soulignait Henri Bourassa lors d’un discours sur le patriotisme canadien-français, l’amour des Canadiens français pour la France « peut et doit être réel, profond et durable ; mais il doit rester platonique ; et surtout il ne doit jamais nous faire oublier […] les circonstances de notre histoire ». Que l’on pense également à la querelle éclatée en 1946 entre Robert Charbonneau et un petit groupe d’écrivains français (Mauriac, Aragon, Duhamel, Billy) sur l’autonomie de la littérature canadienne-française (La France et nous, 1993). Ou à la polémique éclatée il y a quelques années d’un côté et de l’autre de l’Atlantique à propos de la remarque que l’animateur de l’émission Tout le monde en parle, Thierry Ardisson, a fait au chanteur québécois Garou en lui posant une question importune sur sa manière de s’exprimer en français : « C’est ma première question, vous qui savez tout faire, chanter, danser, jouer la comédie, pourquoi vous n’arrêtez pas cet accent ? ». Ou encore, tout récemment, au travail de réédition en France du roman Querelle de Roberval du jeune auteur québécois Kevin Lambert et au polissage linguistique fait par l’éditeur français pour rendre le texte plus compréhensible aux lecteurs de l’Hexagone. Pour les Québécois, la France est aujourd’hui un pays géographiquement lointain et l’appartenance de plus en plus revendiquée à une réalité américaine a renversé selon certains le complexe d’infériorité que le Québec avait développé par rapport à l’ancienne « mère patrie ». Certes, pour ce qui est de la langue, c’est toujours la manière de parler français, et surtout l’accent, qui représentent encore le feu de la discorde avec la France. Quel est alors le regard que l’un, le Québec, porte sur l’autre, la France, et vice-versa ? Quelles sont les représentations culturelles des Français à l’égard du Québec et des Québécois à l’égard de la France ? Les propositions pourront s’inscrire dans les thématiques suivantes, qui ne constituent néanmoins pas une liste exhaustive des possibles : – Le Québec vu par les Français (littérature, cinéma, musique, politique, télévision, sketchs humoristiques, etc.). – La France vue par les Québécois (littérature, cinéma, musique, politique, télévision, sketchs humoristiques, etc.). – La Nouvelle-France vue par les Français aux XVIIe et XVIIIe siècles : relations de voyage, lettres, ouvrages, etc. – Les querelles littéraires entre Canadiens français et Français (La France et nous de Charbonneau, par exemple, etc.). – Le Général de Gaulle et le Québec. – La participation des Québécois aux Guerres mondiales. – Les écrivains québécois qui ont « longtemps » vécu (installés) et publié en France et les écrivains français qui ont « longtemps » vécu (installés) et publié au Québec. – La présence des Parisiens (ou des Français en général) sur le Plateau Mont-Royal. – Les éditions françaises de romans québécois (par exemple Ducharme, Bienvenu, Lambert, etc.). – Présence du Québec dans les médias français et de la France dans les médias québécois (presse écrite, radio, télévision, etc.). – Présence du Québec dans les dictionnaires français et de la France dans les dictionnaires québécois (écrivains, œuvres littéraires, personnalités du monde des arts et des sciences, etc.). – Présence des régionalismes québécois dans les dictionnaires français et des régionalismes français dans les dictionnaires québécois, mais aussi argot, verlan, etc. Les communications en français ne dépasseront pas une durée de 20 minutes, 5-10 minutes seront consacrées aux questions. La date limite pour envoyer les propositions de communication individuelle ou de session est le 15 janvier 2021. Les propositions de communication doivent être envoyées, accompagnées d’une courte note biobibliographique à l’adresse : cisq2021@gmail.com Calendrier : 15 janvier 2021 : date limite pour envoyer les propositions de communication. Février 2021 : notification d’acceptation (ou de non-acceptation). Avril 2021 : programme provisoire. Publication : La publication d’un choix de textes issus des communications est prévue au cours de l’année 2022. Frais d’inscription : 80 euros (accès à la/aux session/s, pauses café ; matériel du colloque ; publication des articles évalués positivement). Les frais d’inscription ne comprennent pas les frais de voyage, d’hôtel et de restaurant. Dîner de Gala : 21 mai 2020 à 20h00 (50 euros).
Nome del contatto: 
Gerardo Acerenza
Email del contatto: 
gerardo.acerenza@unitn.it
Indirizzo postale: 
Via Tommaso Gar, n. 14 - 38122 Trento
Segnalato da: 
Gerardo Acerenza
Email: 
gerardo.acerenza@unitn.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
15/01/2021
Data di fine dell'evento: 
22/05/2021
Città dell'evento: 
Trento
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
Québec - France

Traduction et humanités numériques

Riassunto dell'annuncio: 
Seminario online dedicato al rapporto tra traduzione e humanités numériques.
Il seminario online dedicato al rapporto tra traduzione e humanités numériques vedrà la partecipazione di ricercatrici e docenti delle unversità di Liegi, Paris 3, Paris 8 e Firenze.
Nome del contatto: 
Giuseppe Sofo
Email del contatto: 
giuseppe.sofo@unive.it
Segnalato da: 
Giuseppe Sofo
Email: 
giuseppe.sofo@unive.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
27/11/2020
Data di fine dell'evento: 
27/11/2020
Città dell'evento: 
Venezia / online
Tipo di evento: 
Séminaires et conférences
Categoria principale: 
Parole chiave: 
traduction, humanités numériques
Sito web di riferimento: 
https://www.unive.it/data/agenda/5/44610

Centri Linguistici di Ateneo: strategie di intervento nei processi di comunicazione interlinguistica e interculturale

Riassunto dell'annuncio: 
XI Convegno Nazionale AICLU 2020
In linea con le disposizioni europee in materia di valorizzazione dei processi formativi e d’insegnamento/apprendimento delle lingue, i Centri Linguistici di Ateneo intendono contribuire all’innalzamento dei livelli di competenza, di partecipazione e di successo dell’offerta formativa erogata attraverso una maggiore promozione delle risorse del territorio e dello sviluppo locale. Partendo da tali prospettive, il Convegno intende contribuire al dibattito sul rapporto tra intercultura e internazionalizzazione nei processi di cooperazione scientifica e didattica. Saranno presi in esame tutti gli aspetti relativi all’incontro tra lingue e culture diverse, in rapporto ad azioni strategiche finalizzate all’intervento in contesti multiculturali, per sviluppare le capacità necessarie ad affrontare concrete situazioni di collaborazione tra centri linguistici, sedi d’incontro di studiosi provenienti da esperienze e culture differenti. Attraverso studi, interventi e confronti, l’obiettivo è quello di fornire strumenti per la progettazione, l’organizzazione e la valutazione di percorsi educativi in ambito linguistico-culturale nonché della cooperazione internazionale, utili a superare le barriere dell’intercomprensione linguistica. Al riguardo, ai Centri Linguistici di Ateneo spetta l’elevata responsabilità di coordinamento internazionale per la gestione della dimensione interlinguistica nei rapporti scientifici e didattici tra atenei differenti, anche a supporto di una più qualificata accoglienza degli studenti Erasmus. Sarà posta in evidenza la finalità principale dei Centri Linguistici di Ateneo, che risiede nella partecipazione attiva alla realizzazione di progetti didattici a supporto delle politiche linguistiche europee e alla tutela delle diversità linguistico-culturali.
Nome del contatto: 
Gisella Maiello
Email del contatto: 
gmaiello@unisa.it
Segnalato da: 
Gisella Maiello
Email: 
gmaiello@unisa.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
22/10/2020
Data di fine dell'evento: 
23/10/2020
Città dell'evento: 
Online
Tipo di evento: 
Colloques
Categoria principale: 
Parole chiave: 
Centri Linguistici di Ateneo, didattica delle lingue, nuove tecnologie
Sito web di riferimento: 
https://www.cla.unisa.it/convegnicla/index

Interprétation de dialogue

Perspectives analytiques sur des contextes et phénomènes communicatifs particuliers

Riassunto dell'annuncio: 
Appel à contributions pour le numéro 26 de The Interpreter's Newsletter (bilingue anglais/français, à paraître en 2021).
Appel à contributions pour le numéro 26 de The Interpreter's Newsletter, qui sera consacré à l'interprétation de dialogue (bilingue anglais/français, à paraître en 2021). L'objectif principal est d’alimenter la discussion sur les méthodologies innovantes à même d’éclairer des contextes et des phénomènes communicatifs particuliers qui n’ont jusqu’à présent reçu que peu d’attention dans la littérature, et/ou qui n’ont pas encore trouvé d’écho dans les salles de cours. Directrices invitées: Natacha Niemants (Università di Bologna) et Anne Delizée (Université de Mons). Depuis la publication de Dialogue Interpreting de Ian Mason (1999), la recherche en interprétation de dialogue (ID) s’est penchée sur différents types d’interactions interprétées, tant dans la sphère publique que privée, et s’est notamment intéressée à ceux qui ne sont généralement pas catégorisés dans l’interprétation de services publics (ISP), tels que les émissions-débats ou les négociations d’affaires. Depuis près de 20 ans, une attention toute particulière a été portée au développement de méthodes de recherche rigoureuses en ID/ISP, de plus en plus fréquemment basées sur des données empiriques, que ce soit des interactions interprétées, des interviews ou des questionnaires. Une réflexion méthodologique approfondie est menée tant sur les caractéristiques générales de l’ID/ISP (Monzó-Nebot/Wallace 2020) que sur celles qui émergent dans des secteurs d’intervention particuliers (Biel et al. 2019), tels que le juridique, la santé somatique, la santé mentale, l’immigration et les demandes d’asile. Les chercheurs explorent des aspects extrêmement diversifiés, qui vont des contextes spécifiques aux processus cognitifs à l’œuvre, en passant par des phénomènes particuliers tels que les manifestations de convergence et d’affiliation entre le soignant et l’interprète ( Ticca/Traverso 2017) ou encore l’influence de l’interprète sur la relation interpersonnelle (Goguikian Ratcliff/Pereira 2019). Ils étudient les interactions interprétées en face à face ou à distance, en langues vocales ou non vocales. Leur intérêt se porte également sur la récolte systématique des données, leur diffusion internationale, ainsi que sur les méthodes de transcription permettant leur analyse détaillée (Meyer 2019). Les chercheurs en ID/ISP peuvent à présent s’appuyer sur des corpus de données authentiques dans différents secteurs d’intervention et dans différentes combinaisons linguistiques. Certains d’entre eux ont recours à une analyse multimodale (Davitti/Pasquandrea 2017) ou triangulent les théories, les données et les outils analytiques (Aguilar Solano 2020) pour élargir et densifier la vision du phénomène étudié, ainsi qu’accroître la fiabilité des résultats de l’étude. Bref, la réflexion sur la méthodologie de recherche en ID/ISP est foisonnante, dynamique et innovante (Valero-Garcés 2020), et ses résultats viennent de plus en plus souvent enrichir la formation des interprètes et des utilisateurs de leurs services (Cirillo/Niemants 2017). C’est dans ce cadre que le numéro 26 de The Interpreters’ Newsletter, consacré à l’interprétation de dialogue, se fixe pour objectif d’explorer des contextes et des phénomènes communicatifs particuliers grâce à des lentilles analytiques spécifiques. Ce numéro est ouvert aux contributions innovantes en matière de types de données ou de secteurs d’intervention/situations communicatives étudiés, en matière de méthodes d’analyse (ou de combinaison de méthodes), ou encore d’apports à la formation des acteurs de terrain et à l’enseignement et l’apprentissage universitaires. Les contributeurs sont donc invités à alimenter la discussion sur différentes approches méthodologiques innovantes qui, dans une perspective inter/transdisciplinaire et sur la base de données authentiques, sont à même d’éclairer des pratiques et des phénomènes qui n’ont jusqu’à présent reçu que peu d’attention dans la littérature consacrée à l’ID/ISP, et/ou qui n’ont pas encore trouvé d’écho dans les salles de cours. Sujets d’intérêt Les sujets d’intérêt peuvent dès lors être les suivants, sans que cette liste soit exhaustive : - méthodes de recherche qualitatives, quantitatives ou mixtes ; - analyse multimodale ; - transcription et outils de recherche ; - accès aux données authentiques, interopérabilité et partage ; - contextes et phénomènes communicatifs spécifiques ; - apports pour la formation ; - communication interculturelle. Informations pratiques et calendrier Les articles peuvent être soumis en anglais ou en français. Ils doivent décrire une recherche originale qui n’a jamais été publiée. Ils ne peuvent pas être en cours de soumission auprès d’autres comités de lecture (revues ou conférences). Les manuscrits proposés feront l’objet d’une évaluation par les pairs en double aveugle. Le guide de style est consultable à l’adresse suivante http://www.openstarts.units.it/eut/Instructions2AuthorsInterpreters.pdf Les manuscrits comporteront entre 6 000 et 7 500 mots, références, résumé (150-200 mots) et mots clés (5-10) inclus. Ils devront être envoyés par courriel à interpretersnewsletter@units.it ; Objet du courriel : NL 26 PAPER ; Intitulé du document : nom de l’auteur_IN2021. Soumission du manuscrit : 31 janvier 2021 Envoi des résultats de l’évaluation par les pairs : 30 avril 2021 Publication : décembre 2021   Références Aguilar-Solano M. (2020) “Triangulation and Trustworthiness -Advancing Research on Public Service Interpreting through Qualitative Case Study Methodologies”, FITISPos International Journal 7/1, 31-52. Biel Ł. / Engberg J. / Ruano R. / Sosoni V. (eds) (2019) Research Methods in Legal Translation and Interpreting. Crossing Methodological Boundaries, Oxon/New York, Routledge. Cirillo L. / Niemants N. (eds) (2017) Teaching dialogue interpreting. Research-based proposals for higher education, Amsterdam/Philadelphia, John Benjamins. Davitti E. / Pasquandrea S. (2017) “Embodied participation: What multimodal analysis can tell us about interpreter-mediated encounters in pedagogical settings”, Journal of Pragmatics 107, 105 28. Goguikian Ratcliff B. / Pereira C. (2019) “L’alliance thérapeutique triadique dans une psychothérapie avec un interprète : un concept en quête de validation”, Pratiques Psychologiques 25/1, 63 77. Mason I. (ed.) (1999) Dialogue Interpreting, Special Issue of The Translator 5. Meyer B. (2019) “Corpus-based studies on interpreting and pragmatics”, in R. Tipton / L. Desilla (eds) The Routledge handbook of translation and pragmatics, London, Taylor & Francis Group, 75-92. Monzó-Nebot E. / Wallace M. (eds) (2020) Research Methods in Public Service Interpreting and Translation, Special Issue of FITISPos International Journal 7/1. Ticca A. / Traverso V. (2017) “Parole, voix et corps : convergence entre l’interprète et le soignant dans les consultations avec des migrants”, L’Autre. Cliniques, cultures et sociétés 18/3, 304 314. Valero-Garcés C. (2020) “Introduction. Broadening and Further Developing of Research Methods in PSIT”, FITISPos International Journal 7/1, 1 7.
Nome del contatto: 
Natacha Niemants
Email del contatto: 
natacha.niemants@unibo.it
Segnalato da: 
Natacha Niemants
Email: 
natacha.niemants@unibo.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
31/01/2021
Città dell'evento: 
Trieste
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
interprétation de dialogue, interprétation de services publics, méthodologies de recherche, interdisciplinarité
Sito web di riferimento: 
https://www.openstarts.units.it/cris/journals/journals00005/journalsInfoAuthor.html

Terminologie e interculturalità. Problematiche e prosettive

Riassunto dell'annuncio: 
XVI Giornata Scientifica di REALITER
La XVI Giornata Scientifica di REALITER si propone di indagare la dimensione culturale ed interculturale della pratica terminologica, interrogando tutti i fenomeni relativi all’incontro fra culture in atto nella realizzazione discorsiva delle terminologie. Tale riflessione s’iscrive in un contesto in cui la rivoluzione digitale offre strumenti di analisi oltre i limiti della materialità, richiedendo un ripensamento epistemologico delle questioni di ricerca. Convegno a distanza, 1-2 ottobre 2020 La terminologia contribuisce da sempre alla diffusione dei patrimoni linguistici e culturali, così come al loro dialogo. Tali scambi diventano ancora più interessanti dal momento in cui la ricerca terminologica è oggi in sempre più stretto rapporto con la linguistica del testo (analisi del discorso, traduzione, comunicazione interlinguistica e interculturale etc.). La XVI Giornata Scientifica di REALITER vuole proporre una visione d’insieme sulle attuali ricerche, concentrandosi sull’incontro fra la terminologia e l’interculturalità, una relazione che viene spesso evocata ma che non gode ancora né di una riflessione sistematica né di quadro di riferimento teorico esplicito. Gli approcci interdisciplinari della terminologia incontrano le problematiche della comunicazione interculturale, tanto nelle pratiche dell’espressione quanto in quelle della traduzione interlinguistica. "Traduire les langues, traduire les cultures" (Ladmiral 1998) sottolinea le sfide sottese ad ogni operazione discorsiva: la terminologia ne è parte integrante, e la sua presenza è più pervasiva di quanto non s’immagini, e ben al di là del testo/contesto specialistico. L’esperienza degli studi dei Lexiques REALITER ha permesso di verificare sul campo fino a che punto questa relazione sia fondamentale in qualsiasi pratica terminologica.
Segnalato da: 
Claudio Grimaldi
Email: 
realiter@unicatt.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
01/10/2020
Data di fine dell'evento: 
02/10/2020
Città dell'evento: 
Online
Tipo di evento: 
Colloques
Categoria principale: 
Parole chiave: 
terminologia, interculturalità, multilinguismo
Sito web di riferimento: 
www.realiter.net

Regards croisés sur le Québec et la France

Riassunto dell'annuncio: 
Colloque CISQ - Centro Interuniversitario Studi Quebecchesi 2021
Convegno CISQ – Centro Interuniversitario di Studi Quebecchesi Università degli Studi di Trento – Dipartimento di Lettere e Filosofia Trento – 20-22 maggio 2021 Regards croisés sur le Québec et la France Dans les dix dernières années, le nombre de Français qui ont décidé de s’installer au Québec a augmenté de plus de 70% et depuis peu, le Plateau Mont-Royal, le quartier populaire rendu célèbre par Michel Tremblay dans ses Chroniques, est souvent désigné par les Montréalais comme la « Petite France » ou encore comme le quartier des « Maudits Français ». Cette présence importante de Français dans ce quartier de Montréal en agace plus d’un et réactive les sentiments d’amour et de haine qu’un grand nombre de Québécois nourrit envers la France et les Français depuis la fin de l’époque de la Nouvelle-France. Pour certains Québécois, en effet, c’est lors de la signature du « Traité de Paris » en 1763, où la France cède « les quelques arpents de neige » aux Anglais, comme le soulignait Voltaire, que « l’enfant » (le Canadien français) aurait tué « la mère » (la France) coupable de l’avoir abandonné à la merci des ennemis ancestraux. Le lien politique rompu depuis 1763 n’a fait qu’augmenter la distance entre les deux pays et les relations entre la France et le Canada français (et ensuite le Québec) ont été plus ou moins tendues et ont fait couler toujours beaucoup d’encre. Que l’on pense à la « Crise de la Conscription » de 1917 (et également à celle de 1944) et au refus d’un grand nombre de Canadiens-français de partir en Europe pour aider tout d’abord l’Angleterre, mais aussi la France alors en guerre contre l’Allemagne, une France envers laquelle ils n’avaient plus aucun devoir. Comme le soulignait Henri Bourassa lors d’un discours sur le patriotisme canadien-français, l’amour des Canadiens français pour la France « peut et doit être réel, profond et durable ; mais il doit rester platonique ; et surtout il ne doit jamais nous faire oublier […] les circonstances de notre histoire ». Que l’on pense également à la querelle éclatée en 1946 entre Robert Charbonneau et un petit groupe d’écrivains français (Mauriac, Aragon, Duhamel, Billy) sur l’autonomie de la littérature canadienne-française (La France et nous, 1993). Ou à la polémique éclatée il y a quelques années d’un côté et de l’autre de l’Atlantique à propos de la remarque que l’animateur de l’émission Tout le monde en parle, Thierry Ardisson, a fait au chanteur québécois Garou en lui posant une question importune sur sa manière de s’exprimer en français : « C’est ma première question, vous qui savez tout faire, chanter, danser, jouer la comédie, pourquoi vous n’arrêtez pas cet accent ? ». Ou encore, tout récemment, au travail de réédition en France du roman Querelle de Roberval du jeune auteur québécois Kevin Lambert et au polissage linguistique fait par l’éditeur français pour rendre le texte plus compréhensible aux lecteurs de l’Hexagone. Pour les Québécois, la France est aujourd’hui un pays géographiquement lointain et l’appartenance de plus en plus revendiquée à une réalité américaine a renversé selon certains le complexe d’infériorité que le Québec avait développé par rapport à l’ancienne « mère patrie ». Certes, pour ce qui est de la langue, c’est toujours la manière de parler français, et surtout l’accent, qui représentent encore le feu de la discorde avec la France. Quel est alors le regard que l’un, le Québec, porte sur l’autre, la France, et vice-versa ? Quelles sont les représentations culturelles des Français à l’égard du Québec et des Québécois à l’égard de la France ? Les propositions pourront s’inscrire dans les thématiques suivantes, qui ne constituent néanmoins pas une liste exhaustive des possibles : – Le Québec vu par les Français (littérature, cinéma, musique, politique, télévision, sketchs humoristiques, etc.). – La France vue par les Québécois (littérature, cinéma, musique, politique, télévision, sketchs humoristiques, etc.). – La Nouvelle-France vue par les Français aux XVIIe et XVIIIe siècles : relations de voyage, lettres, ouvrages, etc. – Les querelles littéraires entre Canadiens français et Français (La France et nous de Charbonneau, par exemple, etc.). – Le Général de Gaulle et le Québec. – La participation des Québécois aux Guerres mondiales. – Les écrivains québécois qui ont « longtemps » vécu (installés) et publié en France et les écrivains français qui ont « longtemps » vécu (installés) et publié au Québec. – La présence des Parisiens (ou des Français en général) sur le Plateau Mont-Royal. – Les éditions françaises de romans québécois (par exemple Ducharme, Bienvenu, Lambert, etc.). – Présence du Québec dans les médias français et de la France dans les médias québécois (presse écrite, radio, télévision, etc.). – Présence du Québec dans les dictionnaires français et de la France dans les dictionnaires québécois (écrivains, œuvres littéraires, personnalités du monde des arts et des sciences, etc.). – Présence des régionalismes québécois dans les dictionnaires français et des régionalismes français dans les dictionnaires québécois, mais aussi argot, verlan, etc. Les communications en français ne dépasseront pas une durée de 20 minutes, 5-10 minutes seront consacrées aux questions. La date limite pour envoyer les propositions de communication individuelle ou de session est le 15 janvier 2021. Les propositions de communication doivent être envoyées, accompagnées d’une courte note biobibliographique à l’adresse : cisq2021@gmail.com Calendrier : 15 janvier 2021 : date limite pour envoyer les propositions de communication. Février 2021 : notification d’acceptation (ou de non-acceptation). Avril 2021 : programme provisoire. Publication : La publication d’un choix de textes issus des communications est prévue au cours de l’année 2022. Frais d’inscription : 80 euros (accès à la/aux session/s, pauses café ; matériel du colloque ; publication des articles évalués positivement). Les frais d’inscription ne comprennent pas les frais de voyage, d’hôtel et de restaurant. Dîner de Gala : 21 mai 2020 à 20h00 (50 euros). Comité scientifique : Gerardo Acerenza (Université de Trente) Cristina Brancaglion (Université de Milan) Franca Bruera (Université de Turin) Alessandro Costantini (Université de Venise) Émir Delic (Université Sainte-Anne, Canada) Ylenia De Luca (université de Bari) Annick Farina (Université de Florence) Anna Giaufret (Université de Gênes) Marco Modenesi (Université de Milan) Chiara Molinari (Université de Milan) Paola Puccini (Université de Bologne) Myriam Vien (Université de Bologne) Nadine Vincent (Université de Sherbrooke, Québec) Anna Zoppellari (Université de Trieste) Valeria Zotti (Université de Bologne) Comité d’organisation : Gerardo Acerenza (Université de Trente) Myriam Vien (Université de Bologne) Antonella Neri (Université de Trente) Silvia Fedrizzi (Université de Trente)
Nome del contatto: 
Gerardo Acerenza
Email del contatto: 
gerardo.acerenza@unitn.it
Indirizzo postale: 
Via Tommaso Gar, n. 14 - 38122 Trento
Segnalato da: 
Gerardo Acerenza
Email: 
gerardo.acerenza@unitn.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
15/01/2021
Città dell'evento: 
Trento
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
Québec - France

«Ticontre. Teoria Testo Traduzione», XIII (2020)

Contenuto dell'annuncio: 

The new issue (XIII, 2020) of the academic journal "Ticontre. Teoria Testo. Traduzione" is now available at http://www.ticontre.org/ojs/index.php/t3/issue/view/15
The monographic section is dedicated to Cesare Pavese and...

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Parole chiave: 
Cesare Pavese
ISSN formato elettronico: 
ISSN 2284-4473
Categoria principale: 
Email: 
alessandraelisa.visinoni@unibg.it
Data di pubblicazione online: 
Friday, July 31, 2020
Data di pubblicazione: 
Friday, July 31, 2020
Segnalato da: 
Alessandra Visinoni

CFP «Ticontre. Teoria Testo Traduzione», XV (Maggio 2021): Sezioni fisse

Riassunto dell'annuncio: 
Aperta la CFP per le sezioni fisse del primo numero del 2021 (XV, Maggio) della rivista accademica "Ticontre. Teoria Testo Traduzione"
La rivista "Ticontre.Teoria Testo Traduzione" ha aperto la call for paper per le tre sezioni fisse del primo numero del 2021 («Ticontre» XV, maggio 2021): Saggi – nei quali trovano posto interventi critici di varia natura –, Teoria e pratica della traduzione – sezione che raccoglie interventi di carattere traduttologico, nonché traduzioni di testi letterari corredate da una nota di commento –, infine la sezione Reprints, la quale ospita testi di grande importanza scientifica e/o per la storia della disciplina non ancora tradotti in italiano o non più reperibili. Chi fosse interessato a sottoporre una proposta per la sezione Saggi o Teoria e pratica della traduzione , dovrà inviare un abstract all’indirizzo proposal@ticontre.org. La proposta di articolo deve contenere il titolo, uno stringato profilo dell’autore (massimo 150 parole), un abstract esteso (minimo 800 parole, massimo 1.200 parole) e una bibliografia di riferimento. All’interno dell’abstract devono essere indicati anche il taglio critico e/o le metodologie che si intendono adottare. Si invitano gli interessati a consultare la presentazione della rivista (link) nella quale sono indicate le aree di interesse di «Ticontre». La scadenza per l’invio degli abstract di proposta è il 27 settembre 2020; la Redazione comunicherà l’esito della valutazione entro il 10 ottobre 2020. Il termine ultimo per inviare gli articoli selezionati sarà il 22 novembre 2020, per essere quindi sottoposti al processo di peer-review, previo vaglio da parte della Redazione.
Nome del contatto: 
Redazione rivista "Ticontre. Teoria Testo Traduzione"
Email del contatto: 
proposal@ticontre.org
Segnalato da: 
Alessandra Visinoni
Email: 
alessandraelisa.visinoni@unibg.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
23/07/2020
Data di fine dell'evento: 
27/09/2020
Città dell'evento: 
Trento
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Sito web di riferimento: 
http://www.ticontre.org/ojs/index.php/t3/announcement/view/29
http://www.ticontre.org/ojs/index.php/t3/index

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