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Storia della cultura

Colloque Formes et (en)jeux de l’intermédialité dans l’espace européen

Riassunto dell'annuncio: 
Le colloque Formes et (en)jeux de l’intermédialité dans l’espace européen propose un tour d'horizon épistémologique de l'intermédialité.
Le colloque Formes et (en)jeux de l’intermédialité dans l’espace européen propose un tour d'horizon épistémologique de l'intermédialité. Située dans un « entre-deux » tant méthodologique que disciplinaire – car naviguant en permanence entre systèmes de signes, arts et médias –, la réflexion sur l'intermédialité peut s’organiser selon deux axes principaux : mise(s) en relation intermédiales : le passage du mot à l’image (fixe et/ou mobile) et inversement et mise(s) en scène intermédiales : de l’idéal du Gesamtkunstwerk aux performances contemporaines. Le colloque se tiendra à l'Université Jean Monnet de Saint-Etienne les 27 et 28 septembre 2017.  Voir programme ci-dessous.
Nome del contatto: 
Patricia Viallet & Emmanuel Marigno
Email del contatto: 
viallet.patricia@orange.fr, emmanuel.marigno@univ-st-etienne.fr
Segnalato da: 
elisa bricco
Email: 
Elisa.bricco@unige.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
27/09/2017
Data di fine dell'evento: 
28/09/2017
Luogo dell'evento: 
Université Jean Monnet Saint-Etienne
Tipo di evento: 
Colloques
Categoria principale: 
Parole chiave: 
Intermedialità, letteratura, cinema, fumetto, fotografia, danza, musica
Sito web di riferimento: 
https://www.univ-st-etienne.fr/fr/celec/agenda/annees-2016-2020/colloque-intermedialite.html

Itinéraires. Littérature, textes, cultures

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Ce numéro propose des interrogations concernant les représentations contemporaines des banlieues et des espaces périurbains. Si, à l’origine, la « banlieue » désigne un espace géographique et administratif, il renvoie toutefois depuis longtemps à son usage métaphorique comme « inscription...

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TItolo del numero: 
« Banlieues » : entre imaginaires et expériences
Categoria principale: 
Email: 
nancy.murzilli@unige.it
Direttore(i) scentifico(i): 
Elisa Bricco, Serena Cello, Catherine Douzou, Nancy Murzilli (dir.)
Lingua: 
Data di pubblicazione online: 
Thursday, July 20, 2017
Data di pubblicazione: 
Thursday, July 20, 2017
Segnalato da: 
Nancy Murzilli

Les impressions d’un instant: les échos croisés de Proust et Woolf

Quaderni proustiani, n. 14, 2020, a cura di E. Bolchi e D. Vago

Riassunto dell'annuncio: 
AàC pour le numéro 14 de la revue Quaderni proustiani (2020). Date limite pour l'envoi des articles: le 30 avril 2020
Argumentaire Dans son essai Phases of fiction, Virginia Woolf encadre Marcel Proust parmi les écrivains «psychologues»e n le définissant «tellement poreux, tellement flexible, voire parfaitement réceptif, que nous ne le sentons que comme un fourreau, fin et néanmoins élastique, s’allongeant toujours davantage et servantn on pas à imposer une opinion, mais à renfermer un univers». Cette affirmation pourrait bien être référée à Woolf elle-même, flexible et réceptive, possédant cette «porosité» d’esprit dont elle parle dans A Room of One’s Own. D’ailleurs, l’adjectif «poreux» pourrait s'étendre au protagoniste de la Recherche qui, grâce à son hyperesthésie, tente de restituer une unité aux rapports hétérogènes qu’il a instaurés avec le monde sensible. Virginia Woolf aussi bien que Marcel Proust cherchent tous les deux à concrétiser les impressions fugitives d’un instant en leur donnant une forme solide, dont font partie intégrante les objets matériels tout comme les espaces physiques. Cette double porosité a été l’objet d’analyses différentes, qui se sont concentrées en particulier sur la réception et les influences de Proust chez Woolf (Painter 1972, Dezon-Jones 1978, Eells 1996, Chelain 2013, Lewis 2008, Wolkenstein 2010), aussi bien que sur l’analyse de la temporalité dans leur prose (Delaplace 2007, Chaudier 2009, Giulietti 2013). Une autre convergence dans les études concerne les rapports entre écriture et peinture (Leonard 1981, Mares 1989, Godeau 2003), à l’égard de l’esthétique impressionniste et postimpressionniste, aussi bien qu’en relation à la transformation esthétique de la réalité, vue à travers une fenêtre ou des vitraux. Dans la plupart de ces études, les chercheurs ont souligné les correspondances stylistiques existant entre les deux écrivains, leur tension entre l’éphémère et le durable, les aspects les plus intimes de leur écriture aussi bien que la modernité de leur prose (qui détruit toute illusion de linéarité temporelle, par exemple); il faut néanmoins tenir compte, comme S. Chaudier l’a intelligemment montré, de la différence qui existe entre leurs deux postures d’auteur. Beaucoup ont souligné comment Woolf, en se confrontant avec Proust, craignait d’être en retard, ou inférieure, par rapport à l’auteur de la Recherche (Cheilan, Giulietti). Dans ce tableau, il nous semble manquer une analyse plus approfondie des échos réciproques existant au niveau de la réception des deux écrivains, dans leur pays natal aussi bien qu’en Italie, par exemple. Ces interférences agissent surtout sur–et par le bais –des traductions. En nous inspirant de la méthodologie proposée par Gilles Philippe dans son essai French style (2016), nous voudrions retrouver des échos et des consonances, stylistiques aussi bien que structurelles, dans les traductions de deux écrivains et à partir de celles-ci. Scott-Moncrieff, qui le premier atraduit Proust en anglais, a permis à Woolf et à toute sa génération de découvrir l’auteur de la Recherche: Woolf a été influencée par Scott-Moncrieff, à tel point que Cheilan a pu affirmer qu’«à partir de 1922, tous les romans woolfians seront proustians». Jusqu’à quel point le Proust «imparfait» de Moncrieff (souvent un «Anglicized Proust» qui renvoie aussi à la prose d’un Henry James) a facilité son assimilation de la part de Woolf, qui en effet lisait Proust en original aussi bien que dans sa traduction anglaise? Dans une perspective plus ample, comment «le moment français» de la littérature anglaise (moment qui s’étend selon G. Philippe de 1880 à 1930) a pu favoriser et remodeler les échos entre Proust et Woolf? Vice-versa, nous invitons les chercheurs à étudier si, et jusqu’à quel point, les traductions de Woolf en français gardent ou nient des traces proustiennes, à partir des premières traductions des années 1920 jusqu’aux versions plus récentes (Woolf a été plusieurs fois traduite en français, même récemment). Y a-t-il des échos plus profonds entre ces deux auteurs dans une tierce langue, comme par exemple l’italien? En revenant à l’idée de «porosité», jusqu’à quel point la littérature nationale du XXe siècle est redevable d’influences ressortant des échos croisés entre Proust et Woolf? Voici quelques pistes pour lesquelles nous invitons les chercheurs en études anglaises, françaises, italiennes, en littérature comparée, en stylistique et en traductologie à proposer leur contribution pour ce numéro thématique des Quaderni proustiani. Pour son issue de 2020, ce numéro est ouvert à d’autres contributions revoyant aux relations obliques existant entre les deux écrivains du «Modernisme». Modalité de présentation des contributions Date d’échéance pour l’envoi des articles définitifs: le 30 avril 2020 •Résumé de 500 signes, espaces comprises •Biobibliographie de 300 signes, espaces comprises •Article de maximum 50.000 signes, espaces comprises •Bibliographie en fin d’article •Mise en page selon le modèle Word et les normes de la revue (téléchargeable sur le site de Padova University Press). Révision en double aveugle •Retour des avis: pour le 15 mai 2020. •Réponse de la revue: le 15 juin 2020. •Correction des épreuves: juillet 2020
Nome del contatto: 
Davide Vago
Email del contatto: 
davide.vago@unicatt.it
Segnalato da: 
Davide Vago
Email: 
davide.vago@unicatt.it
elisa.bolchi@unicatt.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
30/04/2020
Luogo dell'evento: 
Padova
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
Proust, Marcel; Woolf, Virginia; comparatisme; stylistique; traduction
Sito web di riferimento: 
https://quaderniproustiani.padovauniversitypress.it/quaderni-proustiani-14-2020

La langue ne rougit pas. Essai

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Parler à langue déliée, sans langue de bois, de cette langue du Moyen Âge au prisme du contemporain : telle est la vocation de cette langue qui ne rougit pas. En faisant du récit scientifique une aventure personnelle, Nelly Labère propose une leçon d’étonnement qui permet d’aborder de manière...

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Categoria principale: 
Segnalato da: 
Luca Pierdominici
Email: 
luca.pierdominici@unimc.it
ISBN: 
9788899913748
Collezione: 
Piccola Biblioteca di Studi Medievali e Rinascimentali, 3 (ISSN 2039-1412)
Anonyme
Editore: 
Aras Edizioni
Luogo della pubblicazione: 
Fano (Pesaro Urbino)
Data di pubblicazione: 
Friday, August 30, 2019
Data di pubblicazione online: 
Friday, August 30, 2019
URL: 
https://www.arasedizioni.com/catalogo/la-langue-ne-rougit-pas-essai/
Lingua: 
Francese
Parole chiave: 
Moyen Âge, littérature, essai, égo-histoire, histoire
Sito web di riferimento: 
https://www.arasedizioni.com/catalogo/la-langue-ne-rougit-pas-essai/

La plume et la fourchette : de la nourriture en littérature

Nouvelle Fribourg, n. 5

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Le prochain numéro de "Nouvelle Fribourg" vise à analyser les représentations de la nourriture dans la littérature française à partir du XIXe siècle jusqu'à l'époque contemporaine.
Qu’est-ce que la nourriture ? Selon Roland Barthes, « ce n’est pas seulement une collection de produits, justiciables d’études statistiques ou diététiques. C’est aussi et en même temps un système de communication, un corps d’images, un protocole d’usage, de situations et de conduites » (Pour une psycho-sociologie de l’alimentation contemporaine, 1961). Si tous les arts, et en particulier la peinture et la photographie, ont toujours célébré la nourriture depuis leur origine, la littérature n’en fait pas moins. Pourquoi tant d’intérêt pour un sujet apparemment banal ? Nous suggérons que c’est en vertu de sa nécessité pour l’être humain, cet humain qui est d’ailleurs au cœur de toute tentative et ambition littéraire. Chaque écrivain traduit par sa plume l’existence sous ses aspects les plus divers, et l’acte vital de manger trouve par conséquent dans la création littéraire une place essentielle. Comme Alexandre Dumas, qui nous a offert sa « bible culinaire », de nombreux artistes ont parsemé en effet leurs ouvrages de gestes liés à ce besoin primordial. Si l’alimentation est indispensable à la survie du corps et de l’esprit, elle est pourtant célébration, consolation, séduction, éros, offrande, soulagement : autrement dit, elle est inscrite en profondeur dans l’expérience perceptive et dans la sensibilité d’un individu et d’une société. La nourriture apparaît en effet comme la marque par laquelle s’exprime un peuple, un ensemble social, dans son rapport au monde. Nous pourrions pour cela affirmer à juste titre qu’elle est mode de vie et langage à la fois. Les descriptions des tables, des repas, les mots que s’échangent les convives ne se bornent pas à donner plus de réalisme aux œuvres littéraires. Ils permettent de découvrir les enjeux constitutifs des sujets romanesques et la vision du monde que ceux-ci incarnent. C’est dans cette perspective qu’il faudrait relire et analyser les comportements et les gestes des mangeurs, afin d’en dégager l’importance au-delà de la fonction thématique dans l’ensemble d’un texte littéraire. En effet, l’acte de s’alimenter implique le plus souvent commensalité, c’est-à-dire convivialité autour d’un repas. Le plaisir de manger, outre à donner libre essor à la jouissance physique, voire charnelle, relève du désir de partage et de la volonté d’établir des liens entre les individus. Cela dit, nous avons considéré jusqu’ici la nourriture comme soumise au geste humain et comme objet de marchandisation. Elle est pourtant sujet actif pourvu de sa propre autonomie et de son existence au-delà de l’individu qui se l’approprie. Pour cette raison, l’homme a voulu donner sa voix à ce qui ne la possède pas, dans l’intention d’explorer un univers étranger et à l’apparence impénétrable. Que l’on songe par exemple à cette célèbre description des légumes dans Le Ventre de Paris : « Les cœurs élargis des salades brûlaient, (…) les carottes saignaient, les navets devenaient incandescents, dans ce brasier triomphal » que Zola essaie d’animer à travers une anthropomorphisation. Suivant l’esthétique zolienne du débordement, très proche du gigantisme rabelaisien, les aliments dépassent ici leurs limites en nombre et en nature, jusqu’à vivre, agir et souffrir comme des êtres. Le monde animal se prête encore mieux à un travail d’identification et de rapprochement visant au développement d’une empathie entre les différentes espèces vivantes. Seulement la reconnaissance de la pleine subjectivité des animaux les affranchit de leur condition de simples biens de consommation, de manière que leur point de vue soit effectivement pris en compte. Toutes ces réflexions, d’une extrême actualité, nous poussent à formuler une question : qu’enseigne la littérature à propos du rapport entre l’homme et l’environnement dans une perspective durable ? Pour conclure, comme le dit Claude Lévi-Strauss, « il ne suffit pas qu’un aliment soit bon à manger, encore faut-il qu’il soit bon à penser ». C’est pour cela que dans le prochain numéro de Nouvelle Fribourg nous vous invitons à alimenter les interrogatifs liés à ce fondement incontournable de la vie quotidienne, en particulier dans la littérature française du XIXe, XXe et XXIe siècles. Nous vous prions de nous envoyer vos propositions d’article avant le 31 octobre 2019 à l’adresse suivante : info@nouvellefribourg.com Calendrier  Date limite pour la remise des propositions :  31 octobre 2019 Date limite pour la remise des contributions : 31 décembre 2019 Vous pouvez envoyer vos propositions de titre accompagnées de 10 lignes de projet et d’une courte biographie professionnelle à l’adresse info@nouvellefribourg.com. Le Comité scientifique de lecture prendra sa décision dans les jours qui suivront et nous communiquerons ensuite les consignes éditoriales aux auteurs sélectionnés. Présentation du projet Nouvelle Fribourg Nouvelle Fribourg est une revue de recherche scientifique en langue française, prioritairement axée sur des questions d’ordre littéraire, stylistique, didactique et interdisciplinaire. Nouvelle Fribourg invite les professeurs, chercheurs et étudiants francophones à contribuer à la publication d’articles consacrés à la littérature française du XIXe, XXe et XXIe siècles, à la critique et à l’enseignement du FLE, mais aussi à la littérature comparée. Chaque article répondant à nos appels à contribution et publié dans Nouvelle Fribourg sera soumis de manière anonyme à un Comité scientifique de lecture (selon la modalité de la double peer review), conformément au protocole des revues savantes. Nous vous invitons à visiter notre site internet et à explorer toutes ses sections à l’URL suivant : http://www.nouvellefribourg.com
Nome del contatto: 
Federica Locatelli, Chiara Nifosi
Email del contatto: 
info@nouvellefribourg.com
Segnalato da: 
Federica Locatelli, Chiara Nifosi
Email: 
info@nouvellefribourg.com
Data di inizio o data limite dell'evento: 
05/08/2019
Data di fine dell'evento: 
31/10/2019
Luogo dell'evento: 
Milan
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Sito web di riferimento: 
http://www.nouvellefribourg.com

Les silences de la montagne. Littérature et discours alpins (XVIIIe-XXIe siècles)

Colloque international organisé par le Département de Sciences humaines et sociales de l’Université de la Vallée d’Aoste en collaboration avec l’Université Catholique de Milan.

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Colloque international organisé par le Département de Sciences humaines et sociales de l’Université de la Vallée d’Aoste en collaboration avec l’Université Catholique de Milan.
Appel à communication Les silences de la montagne. Littérature et discours alpins (XVIIIe-XXIe siècles) Colloque international organisé par le Département de Sciences humaines et sociales de l’Université de la Vallée d’Aoste en collaboration avec l’Université Catholique de Milan. Date du Colloque : jeudi 12 décembre 2019 Organisateurs : Federica Locatelli - Françoise Rigat (Université de la Vallée d’Aoste) Langue du colloque : français Jamais le silence n’a été connu dans les vallées tumultueuses ; ce n’est que sur les cimes froides que règne cette immobilité, cette solennelle permanence que nulle langue n’exprimera, que l’imagination n’atteindra pas. Etienne Pivert de Senancour, Obermann, lettre VII C’est ainsi que parle Obermann, le protagoniste du roman éponyme d’Etienne Pivert de Senancour (1804) ; après avoir fui sa famille parce que celle-ci lui imposait les « misérables chaînes » d’un mariage et d’un métier et s’être réfugié aux alentours de Saint-Maurice (Valais), le héros, désireux de tenter une ascension des Alpes, décrit la « permanence silencieuse des hautes cimes ». La « permanence » et le « silence » apparaissent en effet comme les traits spécifiques du sacré qui entoure, traditionnellement, les sommets : cette sacralité est souvent déclinée sous le signe de l’érémitisme (solitude, marginalité, introspection, abnégation) et de la verticalité (Gal 2018), voire de l’élévation (ascension, questionnement métaphysique, dialogue intime et/ou désespéré avec l’invisible, défi prométhéen). Elle s’exprime à la fois par un langage mystique et par une absence ou, pour mieux dire, une impossibilité de langage : « Je ne saurais vous donner une idée juste de ce monde nouveau, ni exprimer la permanence des monts dans une langue des plaines », déclare en effet Obermann. L’homme des Alpes, dont il est l’emblème comme le suggère son nom, est souvent tenté par le silence, certes plus éloquent qu’une parole menacée par la bassesse de la corruption sociale, plus sonore que la prolifération des bruits et plus profondément inhérent au sujet hanté (Locatelli 2019). Si la ville et plus généralement la plaine se donnent comme le lieu du vacarme, les sites de haute montagne représentent, même dans le rôle de stéréotype, un refuge, un havre de paix, en raison même du silence qui les habite. D’ailleurs, comme le soutenait Pascal dans ses Pensées, si dans le divertissement l’homme se perd, dans le silence il se trouve : autrement dit, le silence renvoie à une épaisseur de l’être, à une valeur ontologique impossible à discerner autre part. Toute la littérature qui s’est développée à partir de l’ascension au mont Blanc jusqu’à nos jours nous témoigne en effet du fait que le silence reste « le plus précieux des plaisirs alpins » (Samivel 1997), car il est étroitement lié aux charmes de la contemplation et à la quête intérieure. On se souvient à ce propos des vertus thérapeutiques et métaphysiques de l’altitude tant célébrées par Rousseau dans sa célèbre Lettre du Valais (La Nouvelle Héloïse) : « […] c’est une impression générale qu’éprouvent tous les hommes, […] que sur les hautes montagnes, où l’air est pur et subtil, on se sent plus de facilité dans la respiration, plus de légèreté dans le corps, plus de sérénité dans l’esprit ; […] Il semble qu’en s’élevant au-dessus du séjour des hommes, on y laisse tous les sentiments bas et terrestres, et qu’à mesure qu’on approche des régions éthérées, l’âme contracte quelque chose de leur inaltérable pureté ». Saussure (éd. 2002), faisant écho à Rousseau, a lui aussi enregistré les effets bienfaisants de la fréquentation des sommets : une fois les cimes atteintes, déclare-t-il, « l’âme s’élève, les vues de l’esprit semblent s’agrandir et, au milieu de ce majestueux silence, on croit entendre la Voix de la Nature et devenir le confident de ses opérations les plus secrètes ». Bien conscientes que tout questionnement sur le « silence » conduit à la confrontation avec ses apories et que « parler du silence » peut paraître paradoxal, pouvons-nous parler d’un silence ou faut-il que nous admettions l’existence de plusieurs formes de silence ? Qu’est-ce au fond que ce ce/s silence/s des sommets célébré/s depuis quatre siècles ? Sommes-nous autorisées à voir dans le silence le langage propre des sommets ? Le Colloque se propose d’analyser la place du silence et ses formes dans les textes littéraires ainsi que dans les discours dits « ordinaires » consacrés aux Alpes, du XVIIIe siècle à nos jours. Les contributions porteront par conséquent sur la problématique de sa reformulation et/ou de sa résolution, ainsi que sur ses marques, ses fonctions et ses enjeux discursifs, à partir d’un ou plusieurs axes ici suggérés : 1. Les typologies du silence : les contributions pourront d’abord s’intéresser aux différentes « gammes ou textures » du silence (Margarito, Celotti 2001 ; Corbin 2016) qui s’éprouvent dans les textes au gré des situations, des époques et des cultures, et sur ce qu’elles véhiculent : du silence de la contemplation, de l’ébranlement pathémique au silence de la méditation, de l’expérience cathartique, jusqu’à la cure de silence vantée par le marketing d’aujourd’hui ; ou encore, du silence solennel, harmonieux de la communion avec la nature au silence oppressant de la solitude, du vertige, de l’horror vacui en passant par le silence « assourdissant » pour conjurer la douleur, la perte, la mort, sans oublier le silence de la cordée et le mutisme des montagnards, parfois vertueux, parfois symbole de la fermeture des hautes terres (les « taiseux »). Cet axe s’intéressera donc à l’expérience du silence, ses valeurs et ses axiologies. 2. Le silence comme mode de connaissance de la montagne : la montagne est par excellence l’espace du silence (on le trouve en entrée dans le dictionnaire de Thiriez 2016). D’ailleurs, pour Elisée Reclus (éd. 2015), la montagne ne se dit pas, mais se vit, parce qu’elle « est une expérience du regard ». Il y aurait donc, pour paraphraser Pucinelli Orlandi (1996), un mode d’être en silence, dans le silence du promeneur des montagnes : il s’ensuit qu’on pourrait entendre le silence comme mode de relation et de médiation à la montagne ou bien considérer le silence en relation avec le geste de la marche : ce n’est en effet pas par hasard si Le Breton (Du silence, 1997) est aussi l’auteur d’un Eloge de la marche (2000). On pourra dans cette veine interroger la figure du pèlerin de montagne ou encore celle du guide en tant que porte-voix d’une montagne muette mais qui communique. 3. Le mythe du silence : on se demandera dans cet axe dans quelle mesure le « silence des sommets » est un topos, un mythe, c’est-à-dire une instrumentalisation poétique et/ou un cliché publicitaire (« un refuge calme et silencieux »), depuis que la montagne est devenue le terrain de jeu de l’Europe, pour reprendre les termes de Leslie Stephen (éd. 2003) et qu’elle est de plus en plus asphyxiée par la « touristication » (De Baecque 2014). Au-delà des « silences d’auteurs » (Mortara Garavelli 2015), une attention particulière pourra être ici accordée à l’analyse en diachronie ou en synchronie des discours des associations telles que le Club Alpin Français, Alpes-là, Fédération européenne de randonnée, Mountain Wilderness France, etc. 4. Le silence et ses dichotomies : dans la foulée de Rousseau (1761), qui focalise l’attention sur la surprenante dichotomie entre le silence intime et le dialogue avec le spectacle alentour, on s’intéressera plus largement dans cet axe aux réseaux dichotomiques qui relaient le silence : montagne vs plaine, sublime vs maudit, solitude vs ville, passé vs modernité, etc. 5. Le silence et l’ineffable : le silence, c’est l’absence de bruit, de voix et de son (silēo, d’après l’étymologie), mais aussi l’absence de mots (tăcĕo), c’est-à-dire la difficulté de nommer, de décrire, de raconter les paysages, les perceptions et les péripéties en altitude et d’en restituer une « idée juste » (Windham 1912). Cet axe étudiera les procédés langagiers employés et, plus largement, les stratégies discursives et rhétoriques pour palier à ce manque. On pourra alors se demander en quoi le silence informe les œuvres qui s’en nourrissent, quels choix stylistiques et formels (les figures : Prandi 1990 ; Paissa 2015), quelles valeurs pragmatiques, quelles portées sémantiques et quelles orientations esthétiques il induit. 6. Les temps du silence : le silence en montagne peut être la possibilité de saisir le passage du temps, de le suspendre, de s’en évader. Le silence serait-il le temps de la lenteur (du « slow »), de l’immuable, du sublime, du divin ou encore de l’infini tel que le découvre Pétrarque au Mont-Ventoux (éd. 2001) ? Ce silence-là pourra être également appréhendé à partir de l’analyse de la photographie (Mons 1998) qui, depuis les premiers clichés des frères Bisson, a tant contribué à façonner l’image des Alpes (Frangne 2019). 7. Le silence comme oubli : on pourra enfin aborder le silence comme l’absence des récits d’ascension dans l’Histoire de la littérature de langue française, bien que la montagne offre de multiples facettes à l’imagination des écrivains, et semble s’imposer aujourd’hui comme un cadre romanesque à en juger par l’avalanche des récits et des autobiographies dans les rayons des librairies (Siestrunck 2005). Certes, tout un filon de la littérature alpine demeure plutôt médiocre, mais la froideur de la critique littéraire est-elle justifiée ? On pense bien évidemment aux ouvrages de Frison-Roche, de Rébuffat, de Samivel. Peut-on être d’accord avec De Luca (2017) lorsqu’il affirme que la littérature alpestre n’existe pas ? On pourra par ailleurs appréhender un autre manque, celui des femmes, longtemps bannies des récits de voyage et d’ascension ou reléguées dans l’anonymat, à l’exception de quelques intrépides (Georges Sand), de quelques images archétypales (Heidi), de « pastourelles » dans la narration (par exemple Peyré 1939) ou de jeunes « fiancées » (Marie Paradis), et mettre en lumière les autrices et/ou les récits contemporains. Les propositions de communication sont à adresser avec un titre, un bref résumé (200-250 mots environ) avant le 30 septembre 2019 aux adresses suivants : f.locatelli@univda.it / f.rigat@univda.it Les décisions du comité scientifique du colloque seront communiquées le 15 octobre 2019. Les articles définitifs pour la publication seront à remettre avant le 29 février 2020. Conférencières/conférenciers plénières/pléniers : Pierre-Henry Frangne, Professeur de philosophie et alpiniste, Université de Rennes Alain Guyot, Professeur de littérature, Université de Lorraine Paola Paissa, Professeur de langue et culture françaises, Università di Torino Fabio Scotto, Professeur de littérature, Università di Bergamo Marisa Verna, Professeur de littérature, Università Cattolica del Sacro Cuore di Milano Comité scientifique : Federica Locatelli (Université de la Vallée d’Aoste) Mariagrazia Margarito (Università di Torino) Ida Merello (Università di Genova) Michele Prandi (Università di Genova) Françoise Rigat (Université de la Vallée d’Aoste) Les actes du colloque seront publiés en volume. Références citées CELOTTI Nadine. « La Linguistique à l’écoute des silences », a cura di M. Margarito, E. Galazzi, M. Lebbar Politi, Oralità nella parola e nella scrittura/Oralité dans la parole et l’écriture, Torino, Edizioni Libreria Cortina, 2001, p. 91-105 Corbin Alain, Histoire du silence, de la Renaissance à nos jours, Paris, Albin Michel 2016 DE BAECQUE Antoine. La Traversée des Alpes : essai d’histoire marchée, Paris, NRF, 2014 DE LUCA Erri, Introduction, In Movimento, numéro spécial, 27 avril 2017 FRANGNE Pierre-Henry. De l’Alpinisme, Presses Universitaires de Rennes, 2019 GAL Stéphane. Histoires verticales : Les usages politiques et culturels de la montagne : XIVe – XVIIIe siècles, Paris, Champ Vallon, 2018 LE BRETON David. Du silence, Paris, Métailié, 1997 LOCATELLI Federica. Les Alpes, singuliers spectacles, Milan, Educatt, 2019 MARGARITO Mariagrazia. « Le Silence du dictionnaire », a cura di M. Margarito, E. Galazzi, M. Lebbar Politi, Oralità nella parola e nella scrittura / Oralité dans la parole et l’écriture, Torino, Edizioni Libreria Cortina, 2001, 107-118 MONS Alain. « Le silence de la photographie, la brulure de l’image », Médiation et information, n°9, 1998 MORTARA GARAVELLI Bice. Silenzi d’autore, Milano, Editori Laterza, 2015 PAISSA Paola. « Le silence sur la torture pendant la guerre d’Algérie. Analyse d’un corpus de presse française (1957 et 2000) », Mots. Les langages du politique [En ligne], 103 | 2013, mis en ligne le 16 décembre 2015 PETRARQUE. L’Ascension du mont Ventoux, Éd. Mille et une nuits, 2001 PEYRÉ Joseph, Matterhorn, Grasset, 1939 PUCINELLI ORLANDI Eni. Les Formes du silence, Paris, Ed. des Cendres, 1996 PRANDI Michele. « Una Figura testuale del silenzio : la reticenza », in M.E. Conte, A. Giacolone Ramat, P. Ramat (a cura di), Dimensioni della linguistica, Milano, Franco Angeli, 1990 RECLUS Elisée, Les Alpes, Editions Héros-Limite, 2015 ROUSSEAU, Jean-Jacques. Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Paris, Garnier, 1960 SAMIVEL (Paul Gayet-Tancrède, dit). L’Amateur d’abîmes, Paris, Hoëbeke, 1997 SAUSSURE, Horace-Bénédict de. Voyages dans les Alpes, Neuchâtel, Fauche, 1779, t. I ; Genève, 1786, t. II ; Neuchâtel, 1795, t. III-IV ; Relation abrégée d’un voyage à la cime du Mont-Blanc : en août 1787, Genève, 1787 ; Voyages dans les Alpes (1852), Julie Boch (éd.), Genève, Georg, 2002 SENANCOUR, Etienne Pivert de. Obermann (1804), Paris, Gallimard, 1984 SIESTRUNCK René, « Le roman de la montagne », Alpe, n. 26, p. 33-41, 2005 STEPHEN Leslie. Le Terrain de jeu de l’Europe, Paris, Hoëbeke, éd. 2003 THIRIEZ Frédéric. Dictionnaire amoureux de la montagne, Paris, Plon, 2016 WINDHAM, William. Relation d’un voyage aux Glacières en 1741 par M. Windham, copie manuscrite, in Lettres de Windham et de Martel. Premiers voyages à Chamouni, Lyon, A. Geneste, 1912
Nome del contatto: 
Federica Locatelli
Email del contatto: 
f.locatelli@univda.it
Indirizzo postale: 
Strada Cappuccini 2A 11100 AOSTA Italy
Segnalato da: 
Federica Locatelli
Email: 
f.locatelli@univda.it
f.rigat@univda.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
30/09/2019
Data di fine dell'evento: 
30/09/2019
Luogo dell'evento: 
Aoste
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
Littérature, discours alpins, montagne

La condition postmoderne. Quarante ans après

Riassunto dell'annuncio: 
Quarante ans après la publication de "La Condition postmoderne" de Jean-François Lyotard, le colloque entend relancer la réflexion sur un concept qui a guidé l’interprétation de la structure politico-économique de la société occidentale.
La condition postmoderne. Quarante ans après Università degli Studi di Genova, 5-7 décembre 2019 Sous la direction de Elisa Bricco et Luca Malavasi Università degli Studi di Genova - DIRAAS (Dipartimento di italianistica, romanistica, antichistica, arti e spettacolo), Dipartimento di Lingue e culture moderne. En partenariat avec le centre de recherche PLEIADE (Université Paris 13) Comité d’organisation Le colloque est organisé par le DIRAAS (Dipartimento di italianistica, romanistica, antichistica, arti e spettacolo) et le DLCM (Dipartimento di Lingue e culture moderne) de l’Università degli Studi di Genova. Comité scientifique Stefano Ballerio (Università degli Studi di Milano), Elisa Bricco (Università degli Studi di Genova), Barbara Grespi (Università degli Studi di Bergamo), Ruggero Eugeni (Università Cattolica del Sacro Cuore), Laurent Jullier (Université de Lorraine), Luca Malavasi (Università degli Studi di Genova), Oscar Meo (Università degli Studi di Genova), Roberto Mordacci (Università Vita-Salute San Raffaele), Magali Nachtergael (Université Paris 13), Krešimir Purgar (Josip Juraj Strossmayer University), Antonio Somaini (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3), Simone Venturini (Università degli Studi di Udine). Keynote Speakers Ruggero Eugeni (Università Cattolica del Sacro Cuore), Roberto Mordacci (Università Vita-Salute San Raffaele), Magali Nachtergael (Université Paris 13), Krešimir Purgar (Josip Juraj Strossmayer University), Josh Toth (MacEwan University). Après 40 ans de la publication de La Condition postmoderne de Jean-François Lyotard, le colloque entend relancer la réflexion sur un concept qui, depuis près de trois décennies, a guidé l’interprétation de la structure politico-économique de la société occidentale, de ses dynamiques sociales et de sa production artistique et culturelle. Cette notion apparaît aujourd’hui tendue en direction de deux pôles opposés : celui d’un refus radical (Kirby 2009, Ferraris 2012) et celui d’un processus de révision et d’historisation (Jencks 2010, Faye 2012, Franzini 2018). Toutefois, un élément semble unir le vaste débat international et transdisciplinaire alimenté par l’avènement du nouveau millénaire (Brooks, Toth 2007; Toth 2010; Nealon 2012; Rudrum, Stavris, 2015, Mordacci 2017) : l’idée de la fin de postmoderne, tantôt acquise comme une sorte de fait inéluctable (quoique avec des nuances très différentes), tantôt souhaitée ou forcée. La sortie du postmoderne et, en particulier, de ses hypothèses philosophiques et épistémiques, est ainsi envisagées comme un passage nécessaire pour être en mesure de faire face aux défis posés par la société contemporaine. En plus, et inévitablement, ce débat s’est préoccupé soit d’évaluer l’héritage (éventuel) du postmodernisme, soit de définir, par différence, la physionomie de la société actuelle (Altermodernism, Digimodernisme, Neomodernité, Hypermodernité, Post-Postmodernité, Remodernisme, ecc.). Le colloque, ouvert à tous les domaines disciplinaires, a donc l’intention de partir du débat le plus récent afin d’interroger la dynamique et la physionomie de cette fin (ou de ce désir de « faire finir »), ses motivations (crise ? épuisement ?) et ses conséquences, ainsi que ses implications paradoxales : vu que le postmoderne est resté, grâce aux discours sur sa fin, au centre du débat sur le contemporain. En outre, le colloque a pour but de questionner l’héritage éventuel de la pensée postmoderne et de sa production culturelle, ainsi que la pertinence de sa production théorique bien articulée. En effet, le postmoderne a représenté, de nombreux points de vue, la première tentative de réagir à une série de changements radicaux – la mondialisation, l’avènement d’une société visuelle, la dématérialisation, la technologisation de l’expérience, etc. – au point que cette notion définit encore aujourd’hui, dans une version intensifiée, notre société. En même temps, le fait d’interroger la sortie de la société occidentale de la postmodernité ne peut que conduire à se demander : quelle « condition » vivrait-elle aujourd’hui ? Le colloque vise à être aussi un moment d’investigation des nombreuses propositions – philosophiques, éthiques, esthétiques – qui, ces dernières années, ont tenté de formuler de nouveaux concepts opérationnels pour l’interprétation et l’analyse de la condition post postmoderne. Le colloque sera organisé en sessions plénières et en sessions parallèles. Les propositions pourront viser à réfléchir sur certaines articulations théoriques générales, ainsi qu’à vérifier les retombées par rapport à des domaines disciplinaires spécifiques et à des domaines ou phénomènes particuliers de la production artistique et culturelle. Parmi les sujets que le colloque entend approfondir par rapport aux questions mentionnées ci-dessus, nous signalons : -L’interprétation historique et philosophique du postmoderne -Postmodernisme après le postmodernisme -Historicité et historisation du style postmoderne -Le postmodernisme comme international style -La relation entre la théorie postmoderne et les études visuelles -Théorie postmoderne et médias -Le postmodernisme littéraire et artistique Informations Deadline pour la présentation des propositions: le 26 août 2019. Les résumés (1000-1500 caractères), accompagnés d’un bref CV doivent être envoyés à l’adresse : thepostmodernconference@gmail.com Réponses prévues : le 16 septembre 2019. Les langues du colloque seront l’anglais, le français et l’italien.
Nome del contatto: 
Elisa Bricco
Email del contatto: 
thepostmodernconference@gmail.com
Segnalato da: 
Elisa Bricco
Email: 
elisa.bricco@unige.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
26/08/2019
Luogo dell'evento: 
Genova
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
postmoderne, études visuelles, études littéraires, esthétique postmoderne, cinéma, médias
Sito web di riferimento: 
https://argec.hypotheses.org/2090

Nouvelle Fribourg - Lieu de culture littéraire

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Nous avons le plaisir d’annoncer la parution du quatrième numéro de la revue en ligne Nouvelle Fribourg, à la suite de l’appel à contribution « La littérature et ses espaces ». Les articles choisis pour ce numéro sont les suivants :

- Léa Pradel (Université de Strasbourg), « Jules Verne,...

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Parole chiave: 
Littérature, espace, narratologie, poésie, études thématiques
ISSN formato elettronico: 
2421-5813
TItolo del numero: 
La littérature et ses espaces
Categoria principale: 
Email: 
info@nouvellefribourg.com
Direttore(i) scentifico(i): 
Federica Locatelli, Chiara Nifosi
Editore: 
Groupe Nouvelle Fribourg
Lingua: 
Data di pubblicazione online: 
Tuesday, June 11, 2019
Data di pubblicazione: 
Tuesday, June 11, 2019
Luogo della pubblicazione: 
Milan
Segnalato da: 
Federica Locatelli, Chiara Nifosi

La mémoire européenne mise en question

Riassunto dell'annuncio: 
Appel à contribution pour un numéro de la revue De Europa dirigé par Angela Condello (Università di Roma 3) et Anna Mastromarino (Università di Torino)
Appel à contribution La mémoire européenne mise en question Numéro dirigé par Angela Condello (Università di Roma 3) et Anna Mastromarino (Università di Torino) www.deeuropa.unito.it - n. 2 -2020 ISSN 2611-853X Au cours de ces dernières années, les études sur la « mémoire » ont connu un succès grandissant, ce type d’études ne portant plus seulement sur les fonctions cognitives et psychiques mais devenant un domaine interdisciplinaire qui s’intéresse à l’analyse des liens entre le passé, le présent et l’avenir d’après des perspectives différentes (sociologique, juridique, culturelle). La revue De Europa envisage la publication d’un numéro sur l’analyse interdisciplinaire du rôle que les processus mémoriels jouent dans le processus d’intégration européenne, tout en considérant que le fait de construire une mémoire entraîne la construction d’une identité groupale et que donc la réflexion sur le passé est une étape fondamentale lors du processus d’autodéfinition d’un peuple. Par conséquent, ce numéro de la revue s’intéressera à la mémoire en relation à la construction et à l’élaboration d’identités plurielles dans l’histoire européenne mais aussi par rapport à leurs projections vers l’avenir, ce qui leur permet d’être sans cesse remodelées. Dans ce contexte, les événements, les personnes, les lieux, les discours, les dates deviennent des éléments essentiels pour consolider les liens d’unité d’un peuple. Ce numéro de la revue abordera donc les questions suivantes : - de quelle manière la mémoire peut créer identité dans la société europenne ; - si la coexistence de mémoires différenciées, voire opposées, est possible au sein d’un espace public européen commun et partagé ; - à travers quel type de processus de sélection (individuel, privé, public) il est possible de créer une mémoire européenne collective ; - quels objets « exemplaires » et / ou quels discours sont capables de déclencher des processus mémoriels ; - dans le contexte européen, qui sont les sujets censés devenir les acteurs « légitimes » de la mémoire ; - quels peuvent être les lieux capables de créer de la mémoire (lieux matériels, immatériels, discursifs ; dates, musées...) ; - quel rôle peut jouer l’éducation, notamment l’enseignement de l’histoire, par rapport à la création d’une mémoire européenne ; - s’il est possible de contourner les risques possibles d’instrumentalisation des processus mémoriels de la part des forces antieuropéennes et de renforcer un espace de confrontation ouvert qui favorise la coexistence de mémoires potentiellement conflictuelles. Un résumé d'environ 300 mots et 5 mots-clés devront être envoyés en français et dans une des autres langues de la revue (italien, anglais ou espagnol) à l’adresse redazione.deeuropa@unito.it avant le 30 septembre 2019. Les articles des propositions acceptées devront être envoyés à la même adresse avant le 31 mars 2020. Les consignes rédactionnelles sont disponibles au lien: http://www.deeuropa.unito.it/content/contacts
Segnalato da: 
Rachele Raus
Email: 
rachele.raus@unito.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
30/09/2019
Luogo dell'evento: 
Torino
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
europe, europa, mémoire, memoria
Sito web di riferimento: 
www.deeuropa.unito.it

Prix Murat 2019 à Dans l'eau je suis chez moi d'Aliona Gloukhova

Riassunto dell'annuncio: 
Premio Murat 2019 al romanzo Dans l'eau je suis chez moi di Aliona Gloukhova
Il 21 maggio si sono svolte le operazioni di spoglio per il "Prix Murat. Un romanzo francese per l'Italia": sono intervenuti il il prof. Matteo Majorano, fondatore del Premio, con la relazione "La letteratura, la storia, la libertà" e la prof.ssa Marie Thérèse Jacquet. Le schede raccolte sono state 1647. Il romanzo vincitore della decima edizione del "Premio Murat Un romanzo francese per l'Italia" è Dans l'eau je suis chez moi di Aliona Gloukhova. Ha ottenuto 635 voti su 1647 (370 votanti in più rispetto all’edizione 2017), precedendo gli altri due romanzi selezionati, Faire mouche di Vincent Almendros (603 voti) e Une immense sensation de calme di Laurine Roux (406 voti). 0 le schede nulle, 3 le bianche. Dans l'eau je suis chez moi è il primo romanzo di Aliona Gloukhova, bielorussa che ha scelto di scrivere in francese. Ispirato a fatti realmente accaduti, il racconto evoca la ricerca di una figlia che non si rassegna alla scomparsa del padre e parte sulle sue tracce. La protagonista lo vede ovunque, in sogno, nei ricordi, nei mercati di Istanbul, sui relitti delle barche. L'acqua diventa così il motore di questa scrittura che consente all'assenza di trasformarsi in parole, addomesticando il dolore di Aliona. Parallelamente allo spoglio, lo scrittore Giorgio Vasta, che ha esordito con Il tempo materiale, un romanzo che racconta la storia di tre adolescenti palermitani contaminati dalla grande Storia italiana della fine degli anni ’70, ha illustrato il suo modo di “scrivere l’adolescenza”. In un secondo tempo, è stato lungamente sollecitato da numerosi studenti accolti sul palcoscenico di AncheCinema. I giurati Murat si sono dati appuntamento ad ottobre con il vincitore per la consegna del Premio. Groupe de Recherche sur l'Extrême Contemporain (GREC) Prix Murat.Un roman français pour l'Italie Université de Bari (Italie) email: grec.prixmurat@uniba.it web: www.grecart.it
Nome del contatto: 
grec.prixmurat@uniba.it
Email del contatto: 
grec.prixmurat@uniba.it
Indirizzo postale: 
Groupe de Recherche sur l'Extrême Contemporain - Università degli Studi di Bari - Dipartimento Lettere Lingue Arti - Via Garruba, 6 - 70122 Bari
Segnalato da: 
Groupe de Recherche sur l'Extrême Contemporain (GREC)
Email: 
grec.prixmurat@uniba.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
27/05/2019
Luogo dell'evento: 
Bari
Tipo di evento: 
Bourses, prix, emplois
Categoria principale: 
Parole chiave: 
Prix Murat Aliona Gloukhova
Sito web di riferimento: 
http://www.grecart.it

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