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Proposte di contributi

Le neuvième art : transparence et opacité

Riassunto dell'annuncio: 
Colloque international (Palerme, 9-10 mars 2023), avec pour objectif la réflexion sur la perméabilité de l’art séquentiel, en analysant les contenus et les nuances de sens que le dessin abrite.
L'Université de Palerme, Dipartimento di Scienze Umanistiche, organise, en collaboration avec l'Université Amu Aix-Marseille et l’Association francophone de Sicile, un colloque international qui se tiendra à Palerme les 9 et 10 mars 2023. L’objectif du colloque est celui de concentrer la réflexion sur la perméabilité de l’art séquentiel, en analysant les contenus et les nuances de sens que le dessin abrite en filigrane. Outre la valeur esthétique et l’énorme potentiel que la BD possède dans les formes de transmédialité bien consolidées, nos axes thématiques se centraliseront sur la transparence et l’opacité dont le médium artistique visuel est pourvu. Il est nécessaire de considérer que les images, créées pour représenter quelque chose, possèdent intrinsèquement un degré de transparence et d’opacité : « Un'immagine creata è tanto più trasparente quanto più ci permette di concentrarci sulle figure raffigurate come se fossero reali […]. L'opacità, viceversa, è la resistenza a questa illusione, data dalla natura fittizia dell'opera » (D. Barbieri, 2017: 16). La BD opaque est celle qui expose sa structure au détriment d’une illusion de transparence par rapport au récit. La BD à prétention transparente a été associée à la lecture puisqu’il y a une prééminence de la narration et que la BD opaque s’associe à une BD de vision et plus plastique. Du côté du sens également, il est possible d'établir des processus d'analyse qui migrent de la surface vers la profondeur de l'œuvre. En considérant les trois plans de signification que Thierry Groensteen propose dans son Système de la bande dessinée, on peut également décomposer la perméabilité de la représentation graphique de la bande dessinée. En isolant du contexte le plan du dessin, il est possible de « traduire ou exprimer ce que je vois à l’intérieur du cadre en termes linguistiques ». Le deuxième plan assume la tâche de maintenir ensemble les trois temporalités de la lecture, comme une unité syntaxique autonome, de sorte que le passé de la vignette précédente et le futur de la suivante permettent au lecteur de construire « des relations sémantiques » avec l'action / la vignette à peine lue. Enfin le troisième plan, dans lequel « La séquence se laisse elle-même convertir en un énoncé synthétique qui, transcendant les observations et constructions de niveau inférieur et arrêtant le travail d’inférences, produit un sens global explicite et satisfaisant » (T. Groensteen, 1999 : 130-131). Tout comme les traits du dessin peuvent mettre en pleine lumière le personnage ou une scène, il existe une narration nette, dont la structure porteuse de l’histoire est parfaitement décelable dès le premier regard. Les traits caractéristiques de la fabula se montrent en transparence, devenant les charnières qui soutiennent et meuvent toute transposition artistique possible de l’œuvre graphique. Quelquefois, pour l’efficacité de la fruition, on prête attention seulement à l’apparence : on ne peut pas regarder à travers le dessin, la pipe dessinée est une pipe, il s’agit de symboles qui représentent une réalité. Le pacte avec le lecteur consiste même dans le fait que pendant la lecture d’un roman graphique il faut prêter attention au symbole sans regarder à travers (N. Goodman, 1978). Ce n’est que dans la reconnaissance et dans l’identification de la représentation graphique que le lecteur arrive à comprendre le message de l’œuvre. Dans la BD, la narration et la description coïncident, inhibant une transparence figurative complète, et créant, au contraire, une sorte d'opacité persistante qui empêche l'acte de monstration d'être pleinement transparent et transitif. L’opacité est référentielle ; la BD est une représentation d’événements, les histoires ne sont pas nécessairement vraies, mais vraisemblables. Le concept d’opacité s’étend aussi aux expressions linguistiques : langue littéraire, variations linguistiques, jeux de mots, expressions figées. La transparence permet la parfaite superposition. L’opacité, au contraire, est nécessaire là où le médium accomplit un autre choix créatif, mais cet acte éloignera l’œuvre dérivée de l’œuvre originelle. L’histoire et les dessins peuvent faire filtrer plus ou moins clairement les contenus dérivés. Un modèle culturel ou social est véhiculé par le médium artistique et non pas seulement représenté ou raconté en premier plan. Un arrière-plan où les figures bougent : « Le dessin et l'écriture sont par nature des traces. Même les productions les plus transparentes de la ligne claire font preuve d'une sorte d'incapacité atavique à atteindre une entière transparence. Le dessin n'est jamais un simple moyen de figuration, quelque chose en lui fait réticence, aspérité, opacité ; il s'accroche obstinément à la subjectivité d'un style » (P. Marion, 1991 : 61). Les propositions de communication privilégieront donc les axes suivants : 1. Traduction et adaptation 2. Le 9ème art et la réalité augmentée 3. Littérature et art séquentiel 4. Langues standards et variations 5. Représentation culturelle et de genre 6. Outil didactique 7. Le 9ème art et le cinéma Bibliographie indicative Barbieri, D., (1991): I linguaggi del fumetto, Milano, Bompiani. Barbieri, D., (2009): Breve storia della letteratura a fumetti, Roma, Carocci. Barbieri, D., (2017): Semiotica del fumetto. Roma, Carocci. Cómitre Narváez, I. (2015) : « Traduction et créativité dans la bande dessinée », En route pour le Goncourt de J.-F. Kierzkowski et M. Ephrem Çédille, revista de estudios franceses, 11, 131-154 Dancette, J., Audet, L. & Jay-Rayon, L., (2007) : «Axes et critères de la créativité en traduction». Meta, 52 (1), 108-122. Eisner, W., (2008): Graphic storytelling and visual narrative : principles and practices from the legendary Cartoonist, New York, W.W. Norton & Co. Fresnaut-Deruelle, P., (1972) : La bande dessinée. Paris, Hachette. Gibbons, C. T., Varnum, R. (2001): The Language of Comics: Word and Image. Stati Uniti, University Press of Mississippi. Goodman, N., (1978) : Ways of Worldmaking. Hackett Publishing. Groensteen, T., (1999) : Système de la bande dessinée. Paris, PUF. Groensteen, T., (2007) : La bande dessinée. Mode d’emploi. Liège, Les Impressions Nouvelles. Groensteen, T., (2011) : Bande dessinée et narration. Système de la bande dessinée 2. Paris, PUF. Groensteen, T., (2012): «The current state of French comics theory». Scandinavian Journal of Comic Art, 1 (1), 112-122. Gubern, R., (1975): Il linguaggio dei comics. Milano, Milano Libri. Ippolito, M. (2010) « Translating humour in comics for children: a Donald Duck comic strip and its Italian translations », in Valero-Garcés, C., Dimensions of humor. Explorations in linguistics, literature, cultural studies and translation. Valencia, Publicacions Universitat de Valencia, pp. 407-418. Kaindl, K., (2004): « Multimodality in the translation of humour in comics», in Eija Ventola et al. (eds.), Perspectives on Multimodality, Amsterdam/Philadelphia, John Benjamins, 173–92. Kaindl, K., « Thump, Whizz, Poom: A frame work for the Study of Comics under Translation, Target », in International Journal of Translation Studies, John Benjamins B.V., Amsterdam, 11, n. 2, pp.263-288, 1999. Lacassin, F. (1982, I ed. 1971) : Pour un neuvième art- la bande dessinée, Slatkine, Paris-Genève. Marion, P., (1991) : « Traces graphiques, lecture et vraisemblance », dans l'Image BD - Het strip beeld, Actes du colloque international, Leuven, Open ogen et Centre belge de la bande dessinée. Pauwels, L., Mannay, D., (eds.), (2019) : The SAGE handbook of visual research methods (2nd Edition), London: SAGE Publications. Saffi, S., (2008) : « Chants et cris d’animaux : corpus d’onomatopées et de verbes français et italiens », Arches de Noé [2], in “Revue d’études italiens”, Centre Aixois d’Études Romanes, Université de Provence, n. 12, pp. 173-190. Saffi, S., (2014) : « De l’intérêt d’une étude contrastive des bandes dessinées Topolino et Le journal de Mickey », Studia Universitatis Babeş-Bolyai Philologia, Université de Cluj (Roumanie), LIX, n.3, pp. 7-23. Sclafani, M.-D., (2018): « Le Roman graphique en méthodologie CLIL», Roman graphique en langues romanes, Cahiers d’Études Romanes, nouvelle série, n. 37, Aix-Marseille Université (AMU), pp. 221 – 233. Velez, A. (2017): « Da Plop a Yiuk Yiuk : onomatopee, ideofoni e interiezioni ne Le Journal De Mickey, Picsou e Topolino dagli anni Trenta agli anni Settanta », In Verbis, Roma, Carocci. Yuste Frías, J., (2010) : «Au seuil de la traduction : la paratraduction», in T. Naaijkens (ed.), Event or Incident. Événement ou Incident. On the Role of Translation in the Dy-namics of Cultural Exchange. Du rôle des traductions dans les processus d’échange cultu-rels. Bern, Peter Lang (Genèses de textes-Textgenesen 3), 287-316. Yuste Frías, J., (2011) : «Traduire l’image dans les albums d’Astérix. À la recherche du pouce perdu en Hispanie», in B. Richet (ed.), Le tour du monde d’Astérix, Actes du colloque tenu à la Sorbonne les 30 et 31 octobre 2009, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 255-271. Zanettin, F., (2007): « I fumetti in traduzione. Approcci e prospettive di ricerca », in Intonti, V., Todisco, M., La traduzione. Lo stato dell’arte/ Translation. The State of the Art. Ravenna: Longo. Zanettin, F., (2008): Comics in Translation. Manchester, St. Jerome Publishing. Zanettin, F., (2010): « Humour in translated cartoons and comics », in D. Chiaro (ed.), Translation, Humour and the Media, New York, Bloomsbury Publishing, 34-52. Soumission des propositions d’intervention et informations pratiques Les résumés, de 300 mots au maximum, avec quelques références bibliographiques, accompagnés d’une notice bio-bibliographique de l’intervenant.e, seront envoyés aux adresses suivantes : antonino.velez@unipa.it et mariedenise.sclafani@unipa.it avant le 30 septembre 2022. Les propositions seront évaluées à l’aveugle par des pairs. L’acceptation sera notifiée le 15 novembre 2022. Le colloque aura lieu en présentiel ou en distanciel, à l’Université de Palerme et au IPSSEOA « Pietro Piazza » de Palerme selon les normes sanitaires imposées, ouvert à toutes et à tous, du 9 au 10 mars 2023. Les interventions, dont la durée ne doit pas excéder 20 minutes, se feront en français, anglais, espagnol et italien. Comité scientifique (par ordre alphabétique) : Isabel Cómitre Narvaez (Université de Malaga) Virginie Culoma Sauva (Université Amu Aix-Marseille) Carmela Lettieri (Université Amu Aix-Marseille) Francesco Paolo Alexandre Madonia (Université de Palerme) Vito Pecoraro (IPSSEOA « Pietro Piazza ») Sophie Saffi (Université Amu Aix-Marseille) Marie-Denise Sclafani (Université de Palerme) Catherine Teissier (Université Amu Aix-Marseille) Daniela Tononi (Université de Palerme) Antonino Velez (Université de Palerme) Fabio Zanettin (Université de Pérouse) Comité d’organisation : Antonino Velez, Marie-Denise Sclafani, Francesco Paolo Alexandre Madonia, Daniela Tononi, Vito Pecoraro, Nacira Abrous, Martine Sousse, Sara Cacioppo, Monica Adriana Huerta Organisation administrative : Dipartimento di Scienze Umanistiche – Università degli Studi di Palermo Viale delle Scienze Ed. 12 – 90128 Palermo web: http://www.unipa.it/dipartimenti/scienzeumanistiche Segreteria convegni, sig. Vincenzo Lo Grasso vincenzo.lograsso@unipa.it Tel. +3909123899553. Frais : Frais de participation 100 euros Doctorants 50 euros
Segnalato da: 
Marie-Denise Sclafani
Email: 
mariedenise.sclafani@unipa.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
09/03/2023
Data di fine dell'evento: 
10/03/2023
Città dell'evento: 
Palermo
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 

Conférence internationale "LinC (Linguaggi della crisi) - Les langages de la crise entre virus et politique : formes du discours et modèles de communication"

Riassunto dell'annuncio: 
Ce colloque vise à solliciter une réflexion commune valorisant les interférences et les “contaminations” entre des disciplines qui, à partir de leur diversité, offrent un apport essentiel aux “langages de la crise”.
Le colloque international et multidisciplinaire "Les langages de la crise entre virus et politique" se donne pour objectif de réfléchir aux formes de discours, aux langages et aux modèles de communication qui sont apparus lors de la crise pandémique de la Covid-19. Les axes privilégiés par ce colloque sont prioritairement les pandémies dans la narration historico-politique ; l’exercice du pouvoir, les formes du discours et de la décision politique en temps de pandémie ; le rôle des médias ; les formes du langage en temps de coronavirus ; la représentation de l’Autre comme danger potentiel ; les inégalités et les asymétries sociales exacerbées par la pandémie. L’allègement progressif des restrictions de l’autonomie individuelle et de la liberté subjective, l’annonce du plan de relance Next Generation EU et le début de la campagne de vaccination ont engendré des changements essentiels pour les pays de l’UE par rapport aux scénarios qui étaient apparus au début de la crise. Deux ans plus tard, non seulement l’unité et une visée politique partagée, surtout au niveau européen, ont cédé aux aléas d’un contexte d’incertitude (Moirand 2021), d’équilibres précaires et de décisions qui ne font pas l’unanimité, mais l’instabilité internationale est désormais accrue par les retombées de la guerre en Ukraine. Ainsi l’année 2022 a-t-elle débuté par nombre de questions encore irrésolues. Face à une campagne intensive de vaccination, les personnes qui continuent à nier l’existence du virus et l’efficacité du vaccin sont nombreuses. Cela contribue à alimenter des thèses hostiles au système de soins mis en place, à construire et à diffuser des « vérités alternatives » vis-à-vis du discours scientifique, basé sur un « savoir de connaissance » (Charaudeau 2020). La circulation d’informations souvent dévoyées, imprécises, non-vérifiées, a généré une désinformation (Sini, Cetro 2020), voire une contre-information qui ont influencé l’opinion publique au point que l’“infodémie” est devenue l’un des enjeux de la pandémie. L’époque actuelle, dite postmoderne, doit faire face à une multiplicité de canaux d’information parmi lesquels il est difficile d’identifier la vérité, comme le remarque Charaudeau (2020). Il est alors opportun de poser la question du “post”, mais également celle de la responsabilité d’information de la politique et des médias (Moirand 2007). En effet, dans un contexte marqué par des tentations “négationnistes” et conspirationnistes, qui peuvent déboucher sur un révisionnisme historique, et par des contradictions sociales et politiques importantes, des tendances qui se sont manifestées au début de l’urgence sanitaire sont destinées à perdurer, ainsi que des dynamiques anciennes et nouvelles dans les domaines de la politique, de la communication, de l’emploi, de l’éducation et des rapports sociaux. Pendant les périodes les plus critiques de la crise sanitaire, les gouvernements des pays européens se sont au fur et à mesure appuyés sur des « frames » (Wodak 2021) différents pour légitimer les mesures gouvernementales imposées à la population – la religion, le dialogue, la confiance dans les institutions, et même la guerre, par le biais d’un lexique martial (cf. Semino et al. 2021 ; Charteris-Black 2021). Tant les épidémies et les pandémies du passé que la pandémie actuelle révèlent qu’il est de plus en plus difficile de récupérer des valeurs fondées sur l’égalité, la solidarité et l’harmonie sociale. Cela s’observe notamment dans les transformations liées à l’emploi, où des asymétries croissantes ont également une influence sur l’intermédiation des intérêts et sur les relations entre les genres. À ce propos, toutes les avancées sociales qui ont été obtenues dès le début du XXIe siècle sont remises en cause, surtout relativement aux femmes, qui sont menacées par des violences, par la précarité dans l’emploi mais aussi par une gestion complexe de leur vie professionnelle et de leur travail de soin. La crise sanitaire a en outre mis en évidence la vulnérabilité et la fragilité d’une société sophistiquée et complexe qui, pour se maintenir en équilibre, est convaincue de ne pas pouvoir ralentir et encore moins s’arrêter. La distanciation sociale et l’auto-confinement n’ont pu qu’accroître la portée de phénomènes déjà existants, auxquels se sont ajoutées des formes de distance émotionnelle, de perte de relations avec l’Autre – perçu comme une menace –, de limitation dans nos capacités sociales, ainsi que d’empathie des citoyen-ne-s. À un autre niveau, la pandémie a entraîné des changements dans les relations géopolitiques qui se sont manifestés par une tendance à une « renationalisation », à une (ré-)actualisation de l’État-nation (Wodak 2020), ayant pour conséquence la fermeture de certaines frontières et le non respect du traité de Schengen, afin de « garder le virus dehors » (Wodak 2021). On a alors assisté à un renforcement d’orientations promues par des leaders populistes qui ont utilisé la pandémie pour légitimer des politiques de fermeture et d’éloignement (cf. Arienzo et al. 2021), lesquelles, en termes discursifs, peuvent déboucher sur des formes de haine plus ou moins directe (cf. Baider, Constantinou 2019 ; Lorenzi Bailly, Moïse 2021). Au nom de la sécurité publique, le domaine politico-institutionnel et les garanties de l’État de droit des démocraties libérales ont été mis à rude épreuve sur le plan de la gestion de l’urgence sanitaire, qui a parfois même été interprétée comme un “état d’exception”. Une situation qui a mis en lumière des aspects critiques de la relation entre liberté et santé notamment par le biais du contrôle social et numérique, de la “démocratie immunitaire”, en passant par un “gouvernement d’experts” et une domination de la peur, qui semble désormais tracer les contours d’une « fobocrazia » (Di Cesare 2020). Ce qu’on a défini comme une « syndémie » a en fait révélé un rapport, au niveau mondial, entre inégalités socioéconomiques, impact des activités humaines sur l’environnement, appauvrissement de la biosphère et tensions croissantes au sein de tout système politique (cf. Arienzo et al. 2021). Dans un scénario où il semble que la pandémie ait alimenté un « imaginaire dystopique » désormais assumé tant par la culture de masse que par la culture académique (Ceretta 2021), le colloque international Les langages de la crise entre virus et politique : formes du discours et modèles de communication vise à solliciter une réflexion commune valorisant les interférences et les “contaminations” entre des disciplines qui, à partir de leur diversité, offrent un apport essentiel aux “langages de la crise”. À cet effet, les axes privilégiés par ce colloque sont prioritairement 1) les pandémies dans la narration historico-politique : paradigmes culturels, formes de la crise et catégories de la pensée ; 2) l’exercice du pouvoir, les formes du discours et de la décision politique en temps de pandémie ; 3) le rôle des médias, entre la responsabilité d’informer et la dégénération de l’information transmise ; 4) les formes du langage en temps de coronavirus entre néologismes, métaphores, imaginaires sociaux, négationnisme et discours de haine ; 5) la représentation de l’Autre comme danger potentiel : de l’étranger à l’“ennemi” public et politique ; 6) les inégalités et les asymétries sociales exacerbées par la pandémie, notamment le discours de genre et la condition des femmes. Modalités d’adhésion Nous attendons des propositions de communication, en français, en anglais ou en italien, avant le 30 juin 2022, au format word, à l’adresse linc2022@uniba.it. Le fichier devra contenir le nom et le prénom de l’auteur-e ou des auteur-e-s, l’affiliation institutionnelle, une adresse électronique, le titre, le résumé (350 mots, y compris cinq mots-clés et les références bibliographiques citées), l’axe ou les axes d’intérêt. L’objet du courriel sera : LinC2022 – Prénom et nom de l’auteur-e ou des auteur-e-s. Les avis d’acceptation seront communiqués aux auteur-e-s le 15 septembre 2022 au plus tard. Les interventions auront une durée de 20 minutes.
Nome del contatto: 
Comitato organizzativo
Email del contatto: 
linc2022@uniba.it
Segnalato da: 
Alida Maria Silletti
Email: 
alida.silletti@uniba.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
01/12/2022
Data di fine dell'evento: 
02/12/2022
Città dell'evento: 
Bari
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
Autre ; apocalypse ; catastrophe ; communication ; complotisme ; confinement ; conflit ; contrôle ; démocratie ; discours ; droits ; dystopie ; ennemi ; état d’exception ; inégalités ; infox ; insécurité ; genre ; haine ; liberté ; langage ; métaphore ; p

Appel à contributions pour le carnet hypothèse "Farnese 150"

Suivi des travaux de restauration du Palais Farnèse et actualité de la recherche sur les Farnèse

Riassunto dell'annuncio: 
Ce carnet est consacré au suivi des travaux de restauration du Palais Farnèse, dans le but de faire le point sur l'actualité de la recherche sur les Farnèse, leur collection et leur palais à l'occasion des 150 ans de la présence française dans ses murs et de la restauration des façades.
(Italiano sotto) Le Palais Farnèse connaît depuis 2021 un vaste chantier de restauration. Dans la continuité des campagnes antérieures, l’Ambassade de France en Italie et l’École française de Rome, qui l'occupent respectivement depuis 1874 et 1875, restaurent les façades et les toitures du palais, en partenariat avec la Surintendance spéciale pour l’archéologie, les beaux-arts et le paysage de Rome. Ces grands travaux s’achèveront en 2025 pour le cent cinquantième anniversaire de la présence française dans le palais. L’École française de Rome, en collaboration avec l’Ambassade de France en Italie, inaugure à cette occasion le carnet « Farnese 150 » dédié à l'histoire, au patrimoine et à la restauration du palais. Tour à tour, les membres de l'École et personnels de l’ambassade, les artistes invités, des chercheurs et l’ensemble des acteurs engagés, architectes, artisans, restaurateurs, conservateurs, contribueront à dévoiler l’envers du décor d’un chantier par ailleurs fermé au public. Le carnet est conçu comme un espace d’écriture et d’échange entre les disciplines et les métiers : partager des connaissances sur les œuvres, l’architecture, le mobilier et les décors du palais ; valoriser les savoir-faire et les métiers de la restauration du patrimoine. Il aura pour objet la présentation des recherches en cours sur l'histoire du palais et les œuvres d’artistes invités à intervenir en dialogue avec ce joyau de la Renaissance. Les chercheurs en histoire et histoire de l’art antique et moderne, archéologie, histoire de l’architecture, de la restauration, les conservateurs ou les universitaires jeunes ou expérimentés, sont invités à partager leurs objets d’études afin de tracer collectivement les contours de l’actualité de la recherche dans ce domaine. Les textes émanant de recherches en cours en doctorat ou postdoctorat seront considérés avec une attention particulière. Ces billets feront l’objet d’une mise en avant sur les réseaux de l’École française de Rome et de l’Ambassade de France en Italie. Les propositions de billets - de moins de 10 000 signes et contenant au maximum 5 images libres de droit - seront examinées deux fois par an lors des comités de rédaction. Elles sont attendues avant le 2 mai et avant le 1er octobre de chaque année à l’adresse farnese150(at)efrome.it. Les langues du carnet sont le français et l’italien. --- Dal 2021 ha avuto inizio a palazzo Farnese un ampio cantiere di restauro. In continuità con le campagne precedenti, l’Ambasciata di Francia in Italia e l’École française de Rome, che occupano il palazzo dal 1875, ne stanno restaurando le facciate ed i tetti, in partenariato con la Soprintendenza speciale per l’archeologia, le belle arti ed il paesaggio di Roma. Questi grandi lavori si concluderanno nel 2025 per il centocinquantesimo anniversario della presenza francese nel palazzo. L’École française de Rome, in collaborazione con l’Ambasciata di Francia in Italia, inaugura in questa occasione, il sito “Farnese 150”, dedicato al patrimonio e al restauro del palazzo. A turno, i membri dell’École e il personale dell’ambasciata, gli artisti invitati, i ricercatori e l’insieme degli attori impegnati, architetti, artigiani, restauratori, conservatori, contribuiranno a svelare il dietro le quinte di un cantiere altrimenti chiuso al pubblico. Il blog è concepito come uno spazio di scrittura e di scambio tra discipline e mestieri: condividere delle conoscenze sulle opere, l’architettura, l’arredamento e le decorazioni del palazzo; valorizzare il savoir-faire e i mestieri del restauro del patrimonio. Il blog avrà come obiettivo la presentazione delle ricerche in corso sulla storia del palazzo e sulle opere degli artisti invitati ad intervenire in dialogo con questo gioiello del Rinascimento. Ricercatori in storia e storia dell'arte antica e moderna, archeologia, storia dell'architettura, restauro, curatori o accademici, giovani o esperti, sono invitati a condividere i loro oggetti di studio per tracciare collettivamente i contorni della ricerca attuale in questo campo. Saranno esaminati con particolare attenzione i contributi provenienti da ricerche svolte nell’ambito del dottorato o del post-dottorato. Questi contributi saranno promossi sui social dell'École française de Rome e dell'Ambasciata di Francia in Italia. Le proposte di contributi - di meno di 10 000 caratteri e contenenti al massimo 5 immagini saranno esaminate dal comitato di redazione due volte all’anno. Sono da mandare entro il due maggio ed entro il primo ottobre all'indirizzo farnese150(at)efrome.it. Le lingue del sito sono il francese e l'italiano.
Nome del contatto: 
Marie Zago, Julia Castiglione
Email del contatto: 
marie.zago@efrome.it ; julia.castiglione@institutfrancais.it
Segnalato da: 
Louis Nagot
Email: 
louis.nagot@institutfrancais.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
02/05/2022
Città dell'evento: 
Rome
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Sottocategoria: 
Parole chiave: 
Farnese

Language contact, variation and change across borders: diasporas, mobility, barriers

Call for papers - Rivista "Testi e Linguaggi" (17, 2023)

Riassunto dell'annuncio: 
Call for papers: "Language contact, variation and change across borders: diasporas, mobility, barriers" (Testi e Linguaggi - 17, 2023). Editors: Michele Bevilacqua, Rita Calabrese, Mikaela Cordisco, Rossella Latorraca
Focusing on the topic of language variation in the context of global movements and language contact, we invite to explore the role of language in spatial and social mobility across geographical and cultural borders, to discuss the role of language in the contemporary world, where spatial and language barriers are becoming increasingly permeable. Although the topic is currently a much debated one, we think that a variationist perspective is particularly suitable to see how new linguistic practices challenge existing norms and categories of belonging. We invite the submission of papers on original and unpublished studies including, but not limited to the following topics: • language contact issues in migration contexts and their impact on language change and on local languages • language, identity, belonging and otherness • language and mobility • translation and translanguaging in migration and diasporic contexts • language variation and change in migration and diasporic contexts • all aspects of language variation and change in new Varieties of languages in migration contexts • synchronic/diachronic analyses/perspectives in the domain of language variation and change and migration. The Call for Papers is open to general linguists as well as linguists specialized in different languages through different channels. Contributions, written in English, should focus on results from completed as well as ongoing research, with an emphasis on current approaches, methods, and perspectives, whether descriptive, theoretical, or corpus-based. Abstracts (300 words) should be submitted to rlatorraca@unisa.it by 31 March 2022. Deadlines for the publication process:  Abstract submission: 31 March 2022  Notification of acceptance: 30 April 2022  Accepted paper submission: 15 September 2022  Accepted contributions will be published in 2023, in Testi e Linguaggi, 17
Nome del contatto: 
Michele Bevilacqua
Email del contatto: 
mibevilacqua@unisa.it
Segnalato da: 
Michele Bevilacqua
Email: 
mibevilacqua@unisa.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
31/03/2022
Data di fine dell'evento: 
31/03/2022
Città dell'evento: 
Università degli Studi di Salerno
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
Language contact, variation, language change

Scritti letterari di artisti non letterati

Call for papers di "Poli-Femo", n.24

Riassunto dell'annuncio: 
Si accettano contributi in italiano, inglese e francese : verrano mandati a redazione.polifemo@iulm.it un abstract (min.10/max.20 righe), keywords e un breve curriculum vitae del proponente, entro il 28 febbraio 2022. EDIT : Prorogato al 20 marzo 2022.
Scritti letterari di artisti non letterati La scrittura degli artisti non letterati è un genere eterogeneo in cui produzioni di natura finzionale o poetica si affiancano a scritti più tipici, come il manifesto programmatico, il saggio, l’epistola, l’intervista, l’articolo di taglio pubblicistico. Molta di questa produzione ha dichiarate ambizioni letterarie o rivela un’intenzione, pur non esplicita, in questo senso. Sarà proprio tale intenzione letteraria l'oggetto dell’indagine del numero 24 della rivista Poli-Femo. Sia anzitutto delimitato il campo per esclusione: questo numero in elaborazione di «Poli-Femo» non si occupa dell’opera di quella categoria di artisti che sono gli autori letterari: scrittori di poesie, romanzi, racconti, fiabe, drammi ecc.; si occupa bensì – in positivo – dell’opera scritta di tutti gli artisti di altra specie, rappresentanti non della letteratura ma delle diverse altre arti. Una classificazione rudimentale delle quali comprenderà le arti visive (pittura, scultura ecc.), quelle performative (musica, danza, teatro, teatro musicale ecc.), quelle costruttive (architettura, design), le arti della tecnologia mediale elettr(on)ica (fotografia, cinema, videoarte, radiodramma ecc.) e tutte quelle nate più di recente come ibridi o estensioni o torsioni delle arti tradizionali (arte concettuale, installazione, performance art, land art, net art, fumetto, videogame ecc.). Nell’ultima fase storica, dal modernismo in avanti, è forte la tendenza a decostruire i codici espliciti e impliciti del sistema della letteratura (o latamente della scrittura). Compresi i codici relativi ai generi e alla loro classificazione. Sul fronte creativo, gli autori sono sempre più propensi a trasgredire l’ordinamento dei generi secolari o millenari codificati, varcando o abolendo i confini – su piani diversi – tra poesia e prosa, tra fictio e dictio, tra letteratura alta e bassa, tra scrittura pura e scrittura commista con altri mezzi materiali, ecc. Sul fronte storico-teorico-critico, gli studiosi riconoscono sempre più la labilità delle categorie di genere consolidate, anche nella loro applicazione alla storia: per cui quelle categorie si rivelano non del tutto efficaci a dar conto dei fenomeni del passato, figurarsi del presente. In un quadro simile, volendo occuparsi di un genere testuale ulteriore rispetto a quelli codificati, sarà opportuno procedere con cautela. La scrittura degli artisti non letterati non forma un genere unico, separato, compatto; al contrario, prende le forme più diverse e costituisce un insieme eterogeneo. All’interesse palese che rappresentano per questo numero le produzioni di natura più specificamente finzionale o poetica, si affianca quello per altre categorie di scritti d’artista, quali, tipicamente, il manifesto programmatico, o la presentazione del proprio lavoro, oppure il saggio (concernente l’arte propria o anche le altre arti o campi non artistici), l’epistola, l’intervista, l’articolo di taglio pubblicistico. Molta di questa produzione ha dichiarate ambizioni letterarie o rivela un’intenzione, pur non esplicita, in questo senso. Sarà proprio tale intenzione letteraria l’oggetto dell’indagine del numero della rivista. Nonostante l’eterogeneità di forme e obbiettivi, la scrittura degli artisti non letterati è una categoria abbastanza chiara e distinta da poter essere fatta oggetto di un’indagine specifica, dedicata. Merita isolare e focalizzare questo campo d’indagine, che non pare privo d’interesse scientifico. L’ipotesi di lavoro è che, senza postulare l’esistenza di un (macro)genere “scritti di artisti non letterati” unico e autonomo, sia però utile, quanto meno in prospettiva euristica, riunire in un unico volume un insieme di analisi e di approfondimenti teorici su testi scaturiti da artisti di diversa provenienza artistica al fine di permettere l’emersione di tratti caratterizzanti o di elementi comuni significativi insiti nel cosiddetto “doppio talento”. Tra l’altro, mentre esistono raccolte di scritti d’autore (talora in collane editoriali specializzate), approfondimenti su scritti di singoli artisti-autori, riflessioni sugli scritti di autori appartenenti a singoli campi artistici (gli scritti dei pittori, gli scritti dei compositori…), nonché analisi puntuali su esempi significativi di doppio talento (cfr. “Letteratura e arte”, n.18, 2020), non risulta che sia già solidamente fondato, anzi forse è quasi da inventare, lo studio generale sugli scritti d’artista, trasversale alle diverse arti (studio che presumibilmente sarà di necessità collettivo e interdisciplinare). L’interrogativo di fondo potrebbe essere il seguente: le inevitabili interferenze fra i linguaggi artistici che caratterizzano la produzione di artisti non letterati possono essere ricondotte a una serie di tratti caratterizzanti? Gli scritti degli artisti non letterati (a dire il vero, riguardo a quanto segue, anche quelli degli autori di letteratura) possono essere ripartiti in due macro-categorie (dal confine ovviamente sfrangiato ma non inconsistente né del tutto arbitrario): - scritti letterari, appartenenti a generi più o meno consolidati, tipicamente – ma non esclusivamente – finzionali, come ad esempio il romanzo di un pittore o la poesia di un compositore ecc.; - scritti non letterari, non appartenenti a generi letterari consolidati e tipicamente non finzionali, tra cui ad esempio manifesti, autopresentazioni, saggi, analisi, epistolari. Il volume collettaneo cui la presente call for papers dà abbrivio sarà di conseguenza suddiviso in due sezioni, rispettivamente concernenti le due suddette macro-categorie (senza d’altronde escludere contributi che pure le mettano proficuamente in discussione). «Poli-Femo» sollecita dunque i ricercatori delle varie discipline – quelle inerenti alla letteratura e quelle inerenti alle altre arti – a proporre articoli rivolti allo studio della scrittura, letteraria e non, degli artisti non letterati. Il tema monografico del numero potrà essere approcciato in maniera assolutamente libera, ma si suggeriscono già qui alcune linee d’indagine percorribili: - nell’opera di un medesimo singolo autore, l’unità o separazione – genetica e poi effettiva – fra i prodotti della sua arte non letteraria e quelli della scrittura; - anche nel caso di separazione fra i prodotti delle due distinte attività, l’eventuale interferenza della poetica individuale dell’artista nella sua arte (non letteraria) con la sua scrittura; - la capacità dell’artista di innovare rispetto ai generi di scrittura canonici; - eventuali tendenze storiche o di ambito geografico relative alla propensione di certune categorie d’artista a scrivere, sia sull’arte propria (testi di poetica, critici, teorici, didattici ecc.), sia su un’arte diversa, sia su tutt’altro; - l’eventuale impatto della produzione finzionale di artisti non letterati sulla letteratura coeva; - la questione del “doppio talento” (laddove pertinente) affrontata dal punto di vista teorico; - esplorazione di affinità/differenze di linguaggi. Le proposte di studio sull’argomento offerte da quanti intendono collaborare al volume verranno vagliate dal Comitato Scientifico, al fine di ampliare l’esplorazione intrapresa in questo numero della Rivista. Si accettano contributi in italiano, inglese e francese. A tal fine la Redazione propone il seguente calendario di scadenze: passaggio preliminare ed essenziale è l’invio, all’indirizzo redazione.polifemo@iulm.it, di un abstract (min.10/max.20 righe), keywords e di un breve curriculum vitae del proponente, entro il 28 febbraio 2022 (termine ultimo). La Redazione confermerà agli autori l’accettazione dei contributi entro il 15 marzo 2022. La consegna del contributo è fissata al 15 giugno 2022. Tutti i contributi saranno sottoposti a double blind peer review. Il numero, curato dalla Prof.ssa Laura Brignoli e dal Prof. Stefano Lombardi Vallauri, sarà pubblicato nel dicembre 2022
Nome del contatto: 
Laura Brignoli
Email del contatto: 
laura.brignoli@iulm.it
Indirizzo postale: 
via Carlo Bo 1
Segnalato da: 
Laura Brignoli
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laura.brignoli@iulm.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
28/02/2022
15/06/2022
Città dell'evento: 
Milano
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Sottocategoria: 
Parole chiave: 
letteratura, arte, saggistica
Sito web di riferimento: 

Français parlé : données, représentations, questionnements théoriques

Riassunto dell'annuncio: 
Les axes du colloque portent sur la constitution des corpus, les représentations de l'oral et les questionnements théoriques posés par l'intégration des données orales dans la description grammaticale.
"Français parlé : données, représentations, questionnements théoriques". Turin, 16-17 juin 2022. Colloque international organisé par les Universités de Turin et Sorbonne Université, avec la participation du Do.Ri.F.-Università (Centro di documentazione e di Ricerca per la Didattica della Lingua Francese nell’Università Italiana) et de la CRL (Cellule de Recherche en Linguistique) Après une époque pionnière, où l’étude de l’oral était confrontée à un déni de légitimité et à l’absence de cadres de référence précis et d’outils d’analyse – technologiques et conceptuels – adaptés, force est de constater que, malgré tout, le français parlé demeure encore assez peu représenté dans les ouvrages grammaticaux de référence. À l’heure où la Grande Grammaire du Français voit enfin le jour, il est donc légitime de revenir sur les représentations de l’oral, sur sa place et son rôle dans la théorie linguistique et dans la description du système unitaire de la langue française. En effet, si l’adoption d’une démarche empirique à partir de l’usage réel ne soulève pas d’objection pour les langues sans tradition grammaticale, pour lesquelles la norme, établie par les linguistes de terrain, correspond au fonctionnement « spontané » du système, il en est tout autrement pour des langues à la longue tradition grammaticale, comme le français. Pour ces langues, l’établissement de la description grammaticale est perpétuellement pris entre l’enclume et le marteau d’une double normativité : la norme interne au système lui-même et la norme externe, comme résultante de la stratification historique d’exigences émanant d’instances hétérogènes, institutionnelles, éducatives, esthétiques et sociétales. Les vœux pour une grammaire basée sur l’usage écrit et oral, sur le modèle de ce qu’ont fait Biber et ses collaborateurs pour l’anglais en 1999 (cf. Bybee 2006) butent donc tout à la fois contre trois obstacles majeurs, en plus du problème de légitimité dont il a déjà été question. Premièrement, les problèmes économiques et techniques liés à la constitution et à l’exploitation de grands corpus de référence, par rapport auxquels plusieurs projets essaient de donner une réponse ces dernières années (nous ne citerons ici, à titre d’exemple, que le projet Orféo, centralisant plusieurs corpus écrits et oraux, mais dont la taille est encore loin d’être comparable à celle des corpus anglophones BNC ou COCA). Deuxièmement, les problèmes épistémologiques liés à la possibilité d’appliquer le même cadre conceptuel et terminologique utilisé par les ouvrages courants ou de le remettre à plat suite à l’intégration des données orales. Le renouvellement du cadre d’analyse pose corollairement le problème de la création d’une terminologie « neutre ». En effet, l’abandon d’une terminologie héritée de la tradition, peu adaptée à la description de l’écrit lui-même, entraînerait néanmoins des problèmes de lisibilité pour un public non expert (comme cela s’est produit avec l’opus de Damourette et Pichon, qui intégrait déjà un très grand nombre de données orales), ainsi que des conflits entre approches linguistiques en concurrence. Troisièmement, le problème statistique de la représentativité des données orales et des conséquences sur la description qui en résulte. En effet, la fréquence de certaines structures est liée aux genres de parole de l’oral et aux dimensions de la variation linguistique. La dichotomie saussurienne langue/parole est présente ici de façon cruciale et pose la question de savoir si une telle description pourrait encore prétendre au statut de grammaire de la langue ou ne devrait pas plutôt être qualifiée de grammaire de la parole. Sans exclure d’autres propositions concernant les multiples dimensions d’analyse de l’oral, les axes privilégiés par ce colloque visent donc prioritairement : 1) la représentation de l'oral : • Dans la transcription, qui effectue une sorte de pré-analyse implicite et qui conditionne la perception de phénomènes étudiés • Dans les œuvres de fiction (œuvres littéraires, théâtre, cinéma, etc.) • Dans le discours métalinguistique des non-experts (la « folk-linguistique »), en termes de connotations associées à la langue orale par ses utilisateurs Si la possibilité même d’une analyse de l’oral passe par sa transcription, c’est-à-dire sa représentation écrite, il est certain que les choix relatifs à la manière de transcrire et de représenter cet oral ont des conséquences sur les observables, dans la mesure où la transcription constitue déjà, par elle-même, une forme d’analyse, qui retient certains éléments et en laisse de côté d’autres. L’adoption de normes de transcription particulières rend souvent les corpus difficilement exploitables et la constitution de grands corpus informatisés rend le problème encore plus évident : difficultés liées à la normalisation orthographique, à la lemmatisation, à la multitranscription, à l’annotation morpho-syntaxique, prosodique et des modalités de phrase. Des représentations pluridimensionnelles combinant la transcription alphabétique et la disposition spatiale des segments transcrits permettent par exemple de faire ressortir certaines composantes propres à l’élaboration de l’oral : mise en grilles pour le croisement des axes syntagmatique et paradigmatique (Blanche-Benveniste et al. 1979) ; grilles prosodiques et mimogestuelles (par exemple Morel & Danon-Boileau, 2001, Bouvet & Morel, 2002) pour la multimodalité. Dans quelle mesure la transcription participe-t-elle de la construction de l’objet d’analyse ? Quelles sont les conséquences de ces choix de représentation et comment ces problèmes sont-ils gérés à l’heure actuelle ? Quelles solutions pour la normalisation et l’automatisation de ces tâches ? Parallèlement, la représentation de l’oral se fait aussi de manière plus ou moins fantasmée, à travers la représentation fictionnelle du théâtre, du cinéma, de la chanson et de la littérature, qui oscille entre la mimésis et la re-création plus ou moins déformante, avec des phénomènes bien connus de stéréotypisation à partir d’un nombre réduit d’éléments dont la fréquence est artificiellement exagérée et dont le degré de représentativité est discutable. Quels sont les éléments récurrents de cette stylisation, contribuant à l’émergence d’un stéréotype du français parlé ? Un troisième palier de représentation de l’oral concerne plutôt l’imaginaire linguistique et, plus largement, la « folk linguistique ». Il s’agit, dans ce cas, des connotations associées à la langue parlée, oscillant entre valeurs positives et négatives. D’une part, les valeurs positives de la spontanéité, de la fraîcheur voire de la langue verte, ou encore de l’éloquence qui, après une longue période où elle avait été ignorée, voire décriée, est aujourd’hui remise à l’honneur à la faveur des formations d’infocom et de concours d’éloquence plus ou moins médiatisés. D’autre part, les valeurs négatives pointant le caractère approximatif, voire fautif, attribué à la langue parlée en tant que telle, qu’on qualifie très souvent en lui associant les catégories sociolinguistiques (diaphasiques et diastratiques) des productions basilectales (langue familière, populaire, vulgaire…). Quel genre de productions orales étudie-t-on ? Quelle image du français parlé se dégage-t-il de ces études ? 2) Les conséquences, sur la description grammaticale courante, de l'intégration des données orales à l'ensemble des observables et l’extension du domaine de la syntaxe au-delà des rections de catégories Les catégories d’analyse traditionnelles, telles que les parties du discours, ainsi qu’une tradition de description grammaticale centrée sur la parole écrite, sont de plus en plus souvent interrogées et mises à l’épreuve par l’analyse de l’oral, qui manifeste le caractère partiel de ces analyses, au niveau morphologique et syntaxique. Si la morphologie bénéficie en effet depuis longtemps des études sur les langues non écrites, la syntaxe, quant à elle, doit se confronter, d’une part, aux phénomènes marginaux, exclus de la description et, d’autre part, aux frontières du domaine de la rection de catégories. L’empan traditionnel de la phrase, notion reposant sur des routines communicatives basées sur la ponctuation et la typographie, est en effet remis en cause dès qu’on abandonne le médium écrit. Les notions de construction verbale (syntaxique), d’énoncé (pragmatique) et de structure thème-rhème (informationnelle), souvent utilisées dans les descriptions de l’oral, sont partiellement incommensurables par rapport aux notions de phrase et de discours et remettent en question le bien-fondé de la séparation entre domaine syntaxique et domaine sémantico-pragmatique. Les questions de cohésion et de cohérence, à la faveur de phénomènes tels que la deixis, la dislocation ou la corrélation, ainsi que les questions d’incidence (adverbes de phrase et d’énoncé, par exemple, et, plus généralement, le statut des constituants non régis), interrogent profondément la frontière entre ce qui relève de la syntaxe rectionnelle et ce qui n’en relève pas. Les propositions et les recherches autour de la notion de macrosyntaxe montrent bien l’exigence d’intégrer certains phénomènes abondamment attestés en français parlé et traditionnellement rejetés hors du champ de la connexité syntaxique, dans la grammaire plutôt que dans la rhétorique, voire de remettre en cause le cloisonnement absolu entre langue et discours. Quels phénomènes de l’oral sont encore peu ou mal décrits ? Quels phénomènes pourraient recevoir un éclairage nouveau grâce à l’apport des données orales ? Où en est-on des recherches sur la macrosyntaxe et, plus largement, sur les frontières de la syntaxe ? Calendrier de soumission 20 janvier : diffusion de l’appel à communication 15 mars : date limite pour l’envoi des propositions de communication 31 mars : notification aux auteurs de la décision du comité scientifique 16-17 juin : colloque Les propositions de communication (une page maximum, sans compter la bibliographie éventuelle) devront être anonymes et soumises à l’adresse suivante : francparle2022@gmail.com Les auteurs seront avertis au plus tard le 31 mars 2022 de la sélection opérée par le comité scientifique. Une publication d’articles sélectionnés est prévue. Déroulement du colloque : Turin, 16-17 juin 2022 Ce colloque bénéficie du soutien du département LLC (Lingue e Letterature straniere e Culture moderne) de l’Université de Turin. Il constitue le premier volet du projet de recherche « Français parlé : descriptions, didactiques, traductions » Comité d’organisation : Ruggero Druetta (Université de Turin), Maria Margherita Mattioda (Université de Turin), Patricia Kottelat (Université de Turin), Carole Conti (Université de Turin), Claire Martinot (Sorbonne Université), Sonia Gerolimich (Université de Udine), Isabelle Stabarin (Université de Trieste), Giulia D’Andrea (Université de Turin) Comité Scientifique : en cours de constitution Références bibliographiques citées dans le texte de l’appel ABEILLÉ, Anne, GODARD, Danielle, 2021, La grande grammaire du français, Paris, Actes Sud – Imprimerie Nationale Éditions BIBER, Douglas, Stig JOHANSSON, Geoffrey LEECH, Susan CONRAD & Edward FINEGAN, 1999, Longman Grammar of Spoken and Written English. Harlow: Pearson Education Limited BLANCHE-BENVENISTE Claire et al., 1979. « Des grilles pour le français parlé », Recherches sur le français parlé, 2, pp. 163-206. BOUVET, Danielle, MOREL, Mary-Annick, 2002, Le ballet et la musique de la parole, Paris-Gap, Ophrys. BYBEE Joan, 2006, “From usage to grammar: the mind’s response to repetition”, Language, 82(4), 711–733. http://www.jstor.org/stable/4490266 DAMOURETTE, Jacques, PICHON, Edouard, 1930-1950, Des mots à la pensée. Essai de Grammaire de la Langue Française, Paris, Editions d'Artrey. MOREL, M.-A. & L. DANON-BOILEAU, 1998, Grammaire de l’intonation. L’exemple du français oral, Paris : Ophrys. Corpus, Banques de données et plateformes BNC: The British National Corpus, version 2 (BNC World). 2001. Distributed by Oxford University Computing Services on behalf of the BNC Consortium. URL: http://www.natcorp.ox.ac.uk/ CFPP2000 : Corpus de français parlé parisien des années 2000. http://cfpp2000.univ-paris3.fr/ CFPB : Corpus de Français Parlé à Bruxelles. http://cfpp2000.univ-paris3.fr/cfpb.html CFPQ : Corpus de français parlé au Québec. https://applis.flsh.usherbrooke.ca/cfpq/ CLAPI Corpus de LAngue Parlée en Interaction. http://clapi.ish-lyon.cnrs.fr/ COCA: Corpus of Contemporary American English: https://www.english-corpora.org/coca/ Cocoon : COllections de COrpus Oraux Numériques. https://cocoon.huma-num.fr/exist/crdo C-PROM : Corpus libre de parole multigenre. https://sites.google.com/site/corpusprom/ Elicop : Étude linguistique de la communication parlée. https://limo.libis.be/primo-explore/fulldisplay?docid=LIRIAS1797250&context=L&vid=Lirias&search_scope=Lirias&tab=default_tab&lang=en_US&fromSitemap=1 ESLO: Enquêtes sociolinguistiques à Orléans. http://eslo.huma-num.fr/index.php FONC : French Oral Narrative Corpus. http://frenchoralnarrative.qub.ac.uk MPF (Multicultural Paris French) https://www.ortolang.fr/market/corpora/mpf OFROM : Corpus oral de français de Suisse Romande. http://www11.unine.ch Orfeo : https://repository.ortolang.fr/api/content/cefc-orfeo/11/documentation/site-orfeo/index.html ORTOLANG: Outils et Ressources pour un Traitement Optimisé de la LANGue. https://www.ortolang.fr/ TCOF : Traitement de corpus oraux en français. http://cnrtl.fr/corpus/tcof/
Nome del contatto: 
Ruggero DRUETTA
Email del contatto: 
ruggero.druetta@unito.it
Segnalato da: 
Ruggero DRUETTA
Email: 
ruggero.druetta@unito.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
16/06/2022
Data di fine dell'evento: 
17/06/2022
Città dell'evento: 
Torino
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
syntaxe, morphologie, français parlé, oralité, corpus, description

CINEO 2022

5ème Congrès international de néologie des langues romanes

Riassunto dell'annuncio: 
5ème Congrès international de néologie des langues romanes à Gênes du 1 au 3 septembre 2022.
Le Centre de Recherche en Terminologie (Ce.R.Te.M.) de l'université de Gênes a le plaisir d'organiser le 5ème Congrès international de néologie des langues romanes du 1 au 3 septembre 2022. Cet événement s'adresse à tous les chercheurs, institutions et organismes qui s'intéressent à la néologie en tant que reflet des évolutions et de la vitalité des langues romanes, dans leur unité et dans leur diversité. Après quatre éditions réussies, à Barcelone en 2008, à São Paulo en 2011, à Salamanque en 2015 et à Lyon en 2018, c'est à l’Italie et à Gênes que revient l'honneur de continuer à faire vivre les fructueux échanges entre nos langues voisines, entre des communautés de chercheurs et chercheuses aux centres d'intérêt communs. Les volets thématiques des colloques précédents ont été repris et trois conférenciers pléniers ont accepté notre invitation à participer à CINEO 2022 : Judit Freixa, Universitat Pompeu Fabra de Barcelone, Christophe Gérard, Université de Strasbourg, et Riccardo Gualdo, Università della Tuscia. Modalités de soumission et de communication Le comité d'organisation invite toutes les personnes intéressées à soumettre une proposition de communication relevant de l'un des thèmes suivants : – aspects théoriques de la néologie – la détection et la classification des néologismes – le traitement automatique de la néologie – la néologie terminologique – la néologie en diachronie – études contrastives de la néologie dans les langues romanes – politiques linguistiques et néologie – aspects sociolinguistiques de la néologie – aspects cognitifs et communicatifs de la néologie – néologie et traduction – néologie et création littéraire – néologie et médias – néologie et réseaux sociaux. La date limite d’envoi des propositions de communication est le 31 janvier 2022 et les résumés doivent être soumis via l'interface disponible dans cette page web. Les résumés doivent être rédigés dans la langue romane qui sera utilisée pour la présentation lors du colloque. Ils ne doivent pas dépasser 500 mots et seront soumis à une évaluation anonyme. Les résultats de l'évaluation du Comité scientifique seront communiqués aux auteurs en mars 2022. Le colloque aura lieu en modalité mixte. Les exposés individuels seront limités à 20 minutes et suivis de 10 minutes de questions/discussion. Comité d’organisation Virginia Caporali, Elena Errico, Anna Giaufret, Mara Morelli, Edoardo Pusillo, Micaela Rossi, Laura Sanfelici, Francesca Strik-Lievers, Jacqueline Visconti. Comité d’honneur Ieda Alves, Maria Teresa Cabré, Vittorio Coletti, Paolo D’Achille, Joaquín García Palacios, François Maniez, Maria Teresa Zanola, Claudio Grimaldi. Comité scientifique Ieda Alves (São Paulo), Mercé Lorente (Barcelona), Margarita Correia (Lisboa), Patrick Drouin (Montréal), Rosa Estopà Bagot (Barcelona), Joaquín García Palacios (Salamanca), Cecilio Garriga Escribano (Barcelona), Xosé María Gómez Clemente (Vigo), Gloria Guerrero Ramos (Malaga), John Humbley (Paris), François Maniez (Lyon), Antoni Nomdedeu (Tarragona), Micaela Rossi (Genova), Esme Winter-Froemel (Würzburg), Christophe Gérard (Strasbourg), Judit Freixa (Barcelona), Riccardo Gualdo (Università della Tuscia).
Nome del contatto: 
Micaela Rossi
Email del contatto: 
micaela.rossi@unige.it
Indirizzo postale: 
Piazza Santa Sabina 2 - 16124 - Genova
Segnalato da: 
Micaela Rossi
Email: 
micaela.rossi@unige.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
01/09/2022
Data di fine dell'evento: 
03/09/2022
Città dell'evento: 
Gênes
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
néologie, langues romanes
Sito web di riferimento: 

Premières Rencontres OTALF - Orientations Théoriques et Appliquées dans les études de Linguistique Française synchronique et diachronique

Appel à communications pour doctorant.e.s et jeunes docteur-es.

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L'appel à communications est ouvert pour la séance des 1ères Rencontres OTALF consacrée aux doctorant.e.s (et jeunes docteur-es).
L’Osservatorio di Terminologie et Politiche Linguistiche (OTLP), en collaboration avec l’Università degli Studi di Bologna (Département des Langues, Littératures et Cultures modernes), l’Università degli Studi di Napoli « Parthenope » (Département d’Études Économiques et Juridiques), l’Università degli Studi di Perugia (Département des Sciences Politiques) et l’Università degli Studi di Verona (Département des Langues et Littératures Étrangères), avec le soutien de la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France, lance la première édition des Rencontres OTALF - Orientations Théoriques et Appliquées dans les études de Linguistique Française synchronique et diachronique, qui se tiendront les 19 et 20 mai 2022 auprès de l’Università Cattolica del Sacro Cuore, à Milan. Les Rencontres OTALF offrent un plateau aux différentes dimensions de la recherche de pointe en cours en linguistique française : conférences de spécialistes, présentations des travaux d’équipe et de projets nationaux et internationaux, interventions de chercheur.euse.s seniors et juniors, études de cas, dans la perspective d’une mutualisation fructueuse des savoirs. Les participant.es seront invité.es en fonction de la thématique choisie chaque année. Au cours de ces journées une séance est spécialement consacrée aux doctorant.e.s (en cours, en fin de doctorat, ayant conclu leur parcours depuis deux ans maximum) en lexicologie, lexicographie et terminologie françaises, qui pourront présenter leurs travaux dans ces domaines. Un débat avec des spécialistes est prévu en conclusion de la séance. Un appel à communications est ouvert pour la séance des 1ères Rencontres OTALF consacrée aux doctorant.e.s ; la sélection des propositions sera faite par les membres du Comité scientifique des Rencontres OTALF. Le Comité scientifique des Rencontres OTALF décernera le Prix de la meilleure communication par un.e jeune doctorant.e présentée lors des Rencontres. Le Prix est remis à un.e doctorant.e (en cours, en fin de doctorat, ayant soutenu sa thèse depuis deux ans maximum) et lui donnera la possibilité de publication dans les formes prévues par les Rencontres OTALF. Des propositions touchant à des projets de recherche en lexicologie, lexicographie et terminologie françaises, en perspective diachronique et/ou synchronique, sont acceptées. Toutes les perspectives théoriques sont les bienvenues. Les principaux critères d’évaluation pour le Prix sont les suivants : - la pertinence et l’importance du sujet de recherche dans le cadre des études françaises et francophones ; - la rigueur scientifique de l’analyse et la qualité de la bibliographie ; - la contribution des résultats de recherche à l’avancement des connaissances ; - la maîtrise du français et l’efficacité communicative. Calendrier: Jusqu’au 18 mars 2022 – réception des propositions ; Jusqu’au 10 avril 2022 – communication du résultat de l’évaluation des propositions faite par le Comité scientifique ; Jusqu’au 30 avril 2022 – inscription aux Premières Rencontres OTALF ; 19 et 20 mai 2022 – Premières Rencontres OTALF.
Nome del contatto: 
Maria Teresa Zanola
Email del contatto: 
mariateresa.zanola@unicatt.it
Indirizzo postale: 
Largo Gemelli 1, 20123 Milano
Segnalato da: 
Maria Teresa Zanola
Email: 
mariateresa.zanola@unicatt.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
19/05/2022
Data di fine dell'evento: 
20/05/2022
Città dell'evento: 
Brescia
Università Cattolica del Sacro Cuore
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
lexicologie; lexicographie; terminologie

Appel à contributions Il tolomeo n°24 (2022)

Appel à contributions pour la revue "Il Tolomeo - journal d’études postcoloniales" pour le prochain numéro: section thématique consacrée aux transmédialités postcoloniales, plus section généraliste.

Riassunto dell'annuncio: 
La revue Il Tolomeo - journal d’études postcoloniales invite tous les chercheurs intéressés à soumettre leurs contributions pour le prochain numéro de 2022 (n° 24), pour la section généraliste (sujet libre) ou la section thématique (transmédialités postcoloniales et récits postcoloniaux dans les médias).
IL TOLOMEO – JOURNAL D’ÉTUDES POSTCOLONIALES APPEL À CONTRIBUTION 2022 Transmédialités postcoloniales Les récits postcoloniaux à travers les médias La revue Il Tolomeo - journal d’études postcoloniales invite tous les chercheurs intéressés à soumettre leurs contributions pour le prochain numéro de 2022 (n° 24). Le numéro sera structuré en une section généraliste à sujet libre et une section thématique consacrée aux transmédialités postcoloniales, à savoir aux récits postcoloniaux dans les médias. Ces dernières décennies, l’intérêt de la critique pour des structures narratives fondamentales non plus réservées à la littérature mais spécifiques à tout média capable de raconter une histoire, s’est traduit par une multiplication considérable de publications consacrées à la narratologie transmédiale. Nous pouvons citer à titre d’exemple : l’étude monographique de J.-N. Thon, Transmedial Narratology and Contemporary Culture (2016) ; l’article de R. Baroni, «Pour une narratologie transmédiale», publié dans Poétique, n° 182 (2017) ; le texte de M.-L. Ryan «Sur les fondements théoriques de la narratologie transmédiale», paru dans Introduction à la narratologie postclassique. Les nouvelles directions de la recherche sur le récit (2018), sous la direction de S. Patron ; les deux numéros monographiques des revues Mediapolis – Revista de Comunicação, Jornalismo e Espaço Público («Personagens mediáticas: teoria, problemas, análises», n° 6, 2018) et 2i – Revista de Estudos de Identidade e Intermedialidade («Literatura e televisão: novas narrativas – Ficções transmédia», vol. 2, n° 1, 2020). Si l’idée d’une grammaire des récits propre à l’ensemble des médias avait déjà été proposée par les pionniers de la narratologie (cf. Communications, n° 8, « Recherches sémiologiques : l’analyse structurale du récit », 1966), la discipline ne s’est que très récemment émancipée de son périmètre littéraire d’origine (Baroni 2017, 155). Aujourd’hui, les spécialistes préfèrent plutôt parler de narratologie transmédiale pour mettre davantage l’accent sur le caractère pluriel de certains phénomènes narratifs, en renvoyant ainsi à une approche comparative des médias qui ne privilégie pas un support particulier au détriment des autres (Wolf 2011, 5). Si l’identification de pratiques narratives communes aux différents médias demeure un objectif majeur de la discipline, A. Goudmand et R. Baroni (2019) soulignent cependant que la narratologie transmédiale a aussi pour but de voir « comment les récits exploitent les ressources particulières du support dans lesquels ils s’inscrivent afin d’actualiser ces invariants dans une forme spécifique ». Dans le domaine postcolonial, les intellectuels et les artistes ont attiré l’attention sur le rôle que le cinéma, la radio, la télévision, internet et les réseaux sociaux ont joué et jouent encore plus aujourd’hui, à l’ère de la révolution numérique dans la médiation de pratiques culturelles qui non seulement définissent, mais également défient, réorganisent les barrières sociales et des notions binaires telle que l’opposition entre centre et périphérie, entre local et global, mettant en cause l’idée moderne d’État-Nation. Puissants moyens de communication capables d’atteindre un vaste public en peu de temps, les médias peuvent se révéler un dangereux vecteur d’idéologies aux conséquences souvent tragiques – pour ne citer que le fait historique le plus récent, nous rappelons le rôle dramatique joué par la radio dans le génocide rwandais. Cependant, les médias peuvent également contribuer à la création et à la consolidation d’une culture populaire et décoloniale qui dépasse toute division de classe, qui résiste à l’assimilation culturelle imposée par les anciens colonisateurs et prouve tout son potentiel émancipateur en mettant en place un processus continu d’autocritique (Cabral 1970). Parmi les études postcoloniales sur la transmédialité, de nombreuses recherches ont été consacrées à des aires géographiques et/ou à des médias spécifiques, comme dans le cas des réflexions de F. Fanon sur le cinéma : dans Peau Noire, Masques Blancs (1952), l’auteur analyse les différents degrés d’identification vécus par les publics antillais et européen en regardant le film Tarzan. Nous pouvons également citer l’étude de F. Stadler sur l’influence formelle du cinéma indien dans les romans de Salman Rushdie (Fiction, Film and Indian Popular Cinema: Salman Rushdie's Novels and the Cinematic Imagination, 2013) ainsi que le manuel de A.M. Leite, E.W. Sapega, H. Owen et C.L. Tindó Secco sur le rôle joué par le récit littéraire et cinématographique dans la construction d’un imaginaire national au sein des anciennes colonies portugaises en Afrique (Nação e narrativa pós-colonial. III-IV, Literatura & cinema: Cabo Verde, Guiné Bissau e São Tomé e Príncipe, 2018). Cependant, des textes fondateurs qui examinent des phénomènes transnationaux ne manquent pas, comme en témoigne le manuel de R. Ceballos et al. sur les récits transmédiaux et transculturels, Passagen: Hybridity, Transmédialité, Transculturalidad di R. Ceballos et al. (2009). Ce dossier de la revue Il Tolomeo a pour but de faire avancer une réflexion sur des histoires, des mémoires et des récits postcoloniaux à travers les médias dans leur ensemble. Il vise à mettre en lumière les tendances critiques, formelles et éditoriales (communes ou divergentes) dans les différents contextes nationaux des littératures postcoloniales – anglophone, francophone, lusophone –, portant sur un ou plusieurs médias. Les champs possibles d’investigation sont les suivants : • Analyse d’œuvres postcoloniales plurimédiales utilisant simultanément plusieurs médias et plusieurs systèmes sémiotiques ; • Transpositions intermédiales – adaptations d’un média à l’autre – d’œuvres postcoloniales ; • Réexamen des concepts clés des études postcoloniales à travers une perspective transmédiale, avec ou sans un accent particulier sur un média spécifique ; • Identification de références intermédiales dans le domaine postcolonial, comme dans le cas d’œuvres qui ont pour sujet d’autres médias (par exemple, un roman consacré à la vie d’un peintre ou d’un musicien postcolonial), ou qui citent de façon explicite un autre support (insertion d’un texte dans un tableau), le décrivent (un tableau décrit dans un conte) ou encore l’imitent d’un point de vue formel (un roman structuré comme une fugue) ; • Analyse de récits postcoloniaux devenus transmédiaux, c’est-à-dire des histoires tellement inscrites dans l’imaginaire collectif populaire qu’elles ont spontanément engendré des phénomènes culturels qui se sont répandus sur plusieurs supports (par exemple, le préquel, la suite, la Fan-fiction, les réécritures, etc.). Les études visant une approche historique et comparative, qui placent les œuvres dans leur contexte littéraire et culturel de référence, ou qui réfléchissent de manière critique sur la catégorie de la transmédialité dans le contexte postcolonial, seront particulièrement appréciées. Il Tolomeo accepte les soumissions dans les catégories suivantes : • Articles (35.000-40.000 caractères, espaces compris) • Critiques (9.000-12.000 caractères, espaces compris) • Entretiens (9.000-15.000 caractères, espaces compris) • Œuvres inédites. Pour les articles : Toute personne souhaitant soumettre une contribution est priée d'envoyer un résumé (1000 caractères maximum, espaces compris) à tolomeo.redazione@unive.it avant le 15 FEVRIER 2022. La prochaine date limite, pour la soumission des articles complets, est le 31 MAI 2022. Veuillez joindre, en plus du résumé, une note biobibliographique (en anglais, 1000 caractères maximum, espaces compris) et 5 mots clés (en anglais). Veuillez également indiquer si l'article est destiné à la section généraliste ou au numéro thématique. Pour toutes les autres soumissions : La date limite de dépôt des contributions est le 31 MAI 2022. Veuillez également joindre une note biobibliographique. Les travaux doivent être rédigés conformément aux normes éditoriales et bibliographiques de la revue, qui se trouvent sur la page web du Tolomeo. Nous acceptons les contributions en anglais, en français, en portugais, en italien respectivement pour les domaines anglophone, francophone, lusophone et italophone (la Rédaction se réserve le droit d’accorder des dérogations sous réserve de conditions spécifiques et justifiées). Pour plus d'informations, écrivez à : tolomeo.redazione@unive.it ou consultez le site web de la revue : https://edizionicafoscari.unive.it/it/edizioni4/riviste/il-tolomeo/
Nome del contatto: 
Silvia Boraso
Email del contatto: 
tolomeo.redazione@unive.it
Indirizzo postale: 
Dipartimento di Studi Linguistici e Culturali Comparati, Università Ca' Foscari Venezia, Dorsoduro 1405, 30123, Venezia
Segnalato da: 
Fulvia Ardenghi
Email: 
fulvia.ardenghi@unive.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
15/02/2022
Città dell'evento: 
Venezia
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
postcolonial, médias, récit, transmédialité, réseaux sociaux, narratologie, transmedial

Ibrido : call for papers per il n.2 di InterArtes

Riassunto dell'annuncio: 
Ibrido : call for papers per il n.2 di InterArtes
Call for papers InterArtes, n° 2, 2022 Diretta da: Laura Brignoli, Silvia Zangrandi Dipartimento di «Studi Umanistici» Università IULM – Milano Ibrido Se il primo numero della rivista si è occupato di permeabilità dei confini – segno stesso dell’attualità – come condizione che avvalora un’estetica dell’ibrido, il secondo numero di InterArtes intende domandarsi in quale modo questo processo di ibridazione di generi, contenuti, temi, stili e linguaggi diversi tra loro modifichi la natura e la struttura del testo, quale sia il prodotto finale nato da questa interazione e se veramente da esso possano scaturire livelli di lettura molteplici generati dalla presenza di mezzi espressivi diversi tra loro; ma si apre anche all’indagine attorno ai limiti stessi dell’ibridazione e ai nuovi orizzonti che questo concetto porta con sé. Gli incroci tra le diverse arti (letteratura, fotografia, cinema, fumetto, pittura, danza, musica…) sono possibili in molte direzioni che non necessariamente devono privilegiare la letteratura come prospettiva di confronto. Anche in questo secondo numero InterArtes apre alla possibilità di assumere un punto di vista ontologico o una prospettiva pragmatica o analitica, con lo scopo finale di esplorare un campo d’indagine che continua a offrire prospettive di ampliamento. Conferenze ibride, spazi museali ibridi, usi ibridi di materiali… la nozione di ibrido sembra ergersi a motore propulsivo della contemporaneità. Se nel passato ibrido portava con sé connotazioni negative dovute alla presenza di elementi eterogenei considerati male assortiti e privi di armonia, oggi ibrido ha assunto una valenza neutra e indica l’esistenza di due o più modelli che si incrociano contaminandosi e si appropria di discorsi e livelli di scrittura diversi, rielaborandoli. Ogni elemento, sia esso un testo compiuto o un frammento di linguaggio, va considerato nella sua capacità di intrattenere rapporti con altri elementi: ci ricorda Bachtin che il linguaggio letterario è un ibrido linguistico (cfr. Estetica e romanzo, 1975). La questione dell’eterogeneità viene letta così nei termini di una creazione su livelli plurimi che necessita di una visione multidisciplinare e che incrocia generi diversi tra loro: la letteratura si ibrida con il cinema e viceversa, la pittura contamina la musica... Ibrido annulla le barriere esistenti tra i generi, tempo e spazio diventano elementi porosi che si incrociano e da questo processo di ibridazione nascono prodotti nuovi capaci di inglobare tecniche, contenuti, stili diversi, ibridi appunto. Nel settore televisivo si notano con più vigore queste ibridazioni, si pensi alla docufiction, all’infotainment, ma anche al reportage narrativo, con le sue ibridazioni tra letteratura e resoconto giornalistico (da Goethe a Truman Capote a Tiziano Terzani). Ci sono poi ibridazioni meno scontate, come quella proposta negli anni Trenta del Novecento da Massimo Bontempelli, il cui 522. Romanzo di una giornata (1932) costituisce un esempio di ibridazione tra letteratura e pubblicità. La spinta tecnologica sembra aver accelerato le possibilità di ibridazione e lo stesso concetto di ibridazione diviene una chiave di lettura per tornare a esaminare oggetti e pratiche e riflettere sui principi di categorizzazione (cfr. Jean-Jacques Wünenberger, «Pratiques artistiques post-modernes et hybridité» in L. Gwiazdzinski, L’hybridation des mondes. Territoires et organisations à l’épreuve de l’hybridation, Seyssinet-Pariset, Elya Éditions, 2016). Un approccio metodologico e teorico è offerto da diversi studi (cfr. tra i tanti, Georges Barski, Yves Demarly, Simone Gilgenkrantz, «Hybridation», Encyclopædia Universalis, https://www.universalis.fr/encyclopedie/hybridation/; Dominique Budor, Walter Geerts, Le Texte hybride, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2004; Guido Gallerani, «The Hybrid Essay in Europe in the Late Nineteenth and Early Twentieth Century», Comparaison: An International Journal of Comparative Literature, «Narration and Reflection», Christy Wampole and Stefano Ercolino (eds.), 33, 2015); tuttavia, la nozione di ibrido apre ancora a vaste possibilità di analisi e di interpretazione grazie alla moltitudine di pratiche e di soggetti. Se il primo numero della rivista si è occupato di permeabilità dei confini – segno stesso dell’attualità – come condizione che avvalora un’estetica dell’ibrido, il secondo numero di InterArtes intende domandarsi in quale modo questo processo di ibridazione di generi, contenuti, temi, stili e linguaggi diversi tra loro modifichi la natura e la struttura del testo, quale sia il prodotto finale nato da questa interazione e se veramente da esso possano scaturire livelli di lettura molteplici generati dalla presenza di mezzi espressivi diversi tra loro; ma si apre anche all’indagine attorno ai limiti stessi dell’ibridazione e ai nuovi orizzonti che questo concetto porta con sé. Gli incroci tra le diverse arti (letteratura, fotografia, cinema, fumetto, pittura, danza, musica…) sono possibili in molte direzioni che non necessariamente devono privilegiare la letteratura come prospettiva di confronto. Anche in questo secondo numero InterArtes apre alla possibilità di assumere un punto di vista ontologico o una prospettiva pragmatica o analitica, con lo scopo finale di esplorare un campo d’indagine che continua a offrire prospettive di ampliamento Modalità I testi proposti, che avranno un impianto teorico o analitico con premesse teoriche, devono essere inediti e redatti in word, nel rispetto delle norme editoriali della rivista pubblicate sul sito, e saranno sottoposti a valutazione in doppio cieco. Lingue accettate: italiano, inglese, francese. Gli articoli vanno inviati, accompagnati da una breve notizia bio-bibliografica, entro il 15 giugno 2022 all’indirizzo: interartes@iulm.it
Nome del contatto: 
Laura Brignoli
Email del contatto: 
laura.brignoli@iulm.it
Indirizzo postale: 
via Carlo Bo 1 Milano
Segnalato da: 
Laura Brignoli
Email: 
laura.brignoli@iulm.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
15/06/2022
Città dell'evento: 
Milano
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
Ibrido, contaminazioni studi interartistici
Sito web di riferimento: 

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