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Proposte di contributi

L'essentiel de la médiation

Vers un consensus sur le concept dans les sciences humaines et sociales

Riassunto dell'annuncio: 
Le concept et le terme de « médiation » apparaissent dans diverses sciences humaines et sociales, notamment en droit, en philosophie, en psychologie, en sciences du langage, en sciences de la communication et en sciences de l’éducation. La pluralité des conceptualisations et la polysémie du terme que l’on repère souvent dans les discours spécialisés sont susceptibles d’entraver l’intercompréhension. Dans un tel scénario, il devient urgent de discerner l’essentiel de la médiation et d’en mettre en lumière les traits conceptuels et linguistiques significatifs, identifiés par des experts. Le colloque vise à vérifier la possibilité de partager une même unité conceptuelle et terminologique à travers le dialogue scientifique interdisciplinaire. Il veut également contribuer à renforcer la médiation en tant que domaine autonome du savoir, disposant d’une ontologie et d’une terminologie de référence.
Argumentaire Le concept et le terme de « médiation » apparaissent dans diverses sciences humaines et sociales, notamment en droit, en philosophie, en psychologie, en sciences du langage, en sciences de la communication et en sciences de l’éducation. La pluralité des conceptualisations et la polysémie du terme que l’on repère souvent dans les discours spécialisés sont susceptibles d’entraver l’intercompréhension. Dans un tel scénario, il devient urgent de discerner l’essentiel de la médiation et d’en mettre en lumière les traits conceptuels et linguistiques significatifs, identifiés par des experts et plus généralement par les parties prenantes.  On en a mesuré l’urgence lors de différents colloques interdisciplinaires organisés à l’Université de Padoue (Autour de la traduction juridique, 2011 ; Pratiques communicatives de la médiation, 2012 ; Médiation et droits linguistiques, 2014 ; Une approche linguistique de la médiation : quelles retombées ?, 2014 ; Acteurs et formes de médiation pour le dialogue interculturel, 2016) et dans d’autres publications scientifiques (voir la bibliographie d’orientation ci-dessous).  Ce colloque, organisé par le Professeur Michele De Gioia dans le cadre de son projet de recherche (Ontoterminologie de la médiation. Une contribution à la médiation et aux nouvelles politiques sociales : BIRD161093/16) financé par l’Université de Padoue, a comme objectif d’amorcer la reconnaissance de l’essentiel de la médiation. Plus précisément, le colloque vise à vérifier la possibilité de partager une même unité conceptuelle et terminologique à travers le dialogue scientifique et la discussion entre experts et professionnels. Il veut également contribuer à renforcer la médiation en tant que domaine autonome du savoir, disposant d’une ontologie et d’une terminologie de référence.  Sur la base d’une confrontation fructueuse entre les connaissances explicitées par des experts d’une communauté scientifique ou professionnelle et les connaissances tirées de textes et de discours spécifiques, le colloque aspire à examiner le concept et le terme « médiation », ainsi que d’autres termes et concepts reliés, dans leurs domaines d’application. Tout en préservant les spécificités de chaque domaine, l’ambition du colloque est de mettre en place un consensus interdisciplinaire autour du concept, permettant de décrire de manière cohérente et uniforme les connaissances, les acteurs, les techniques et les discours de médiation. La mutualisation des conceptualisations pourra faire émerger une ontologie de la médiation où les concepts seront définis et corrélés par des experts et des professionnels. Parallèlement, la confrontation entre les descriptions linguistiques et discursives pourra faciliter l’identification d’une terminologie essentielle.  Les organisateurs du colloque souhaitent la participation d’organismes, d’institutions, de chercheurs, de spécialistes et d’experts oeuvrant dans le domaine des sciences humaines et sociales où ce concept et ce terme sont employés. Cet appel est adressé tout particulièrement à des lexicologues, à des terminologues ainsi qu’à des cognitivistes qui désirent proposer des analyses et des descriptions de ce concept ou de ce terme, ainsi que des traitements ou des modèles de systématisation de données conceptuelles et linguistiques. Les communications peuvent, par exemple :  présenter une réflexion théorique sur le concept de médiation dans l’une des sciences humaines et sociales ;  examiner, dans une perspective interdisciplinaire, les aspects théoriques permettant d’identifier les termes et les concepts partagés par deux ou plusieurs sciences humaines et sociales en matière de médiation ;  partager des réflexions conceptuelles ou terminologiques sur la médiation en qualité d’experts dans des domaines institutionnels, soient-ils locaux, nationaux ou internationaux, et illustrer les protocoles pour parvenir à un consensus concernant l’utilisation de concepts et de termes liés à la médiation ;  examiner un cas concret de situation de médiation à la lumière d’un cadre théorique d’où il est possible de tirer un aspect conceptuel et/ou terminologique crucial pour la définition et la compréhension de la médiation ;  décrire l’usage de termes liés à la médiation dans les domaines du droit, de la philosophie, des sciences de la communication, des sciences du langage, des sciences de l’éducation, à partir de corpus ou de textes spécifiques de ces sciences ;  décrire, dans une perspective interdisciplinaire, l’utilisation des termes liés à des concepts fondamentaux de la médiation sur la base d’analyses comparées de genres textuels dans deux ou plusieurs sciences humaines et sociales ;  présenter des propositions pour la systématisation d’aspects conceptuels (cadre théorique novateur), terminologiques (banques de données, dictionnaires, glossaires, ontologies) et discursifs (schémas discursifs) de la médiation dans une ou plusieurs sciences humaines et sociales ;  illustrer une analyse conversationnelle ou une analyse de discours portant sur des situations de médiation et mettant en évidence des aspects terminologiques et lexicologiques par rapport à un cadre théorique de la médiation dans l’une des sciences humaines et sociales ;  illustrer la portée du concept et du terme médiation au sein de l’Union européenne et son application dans ses États membres, en s’appuyant sur des textes officiels ;  étudier l’émergence de nouvelles formes de médiation par rapport au numérique, afin de comprendre leur apport à l’identification de concepts et de termes essentiels pour la médiation ;  illustrer les résultats préliminaires ou définitifs d’un projet de recherche qui porte sur la médiation dans les domaines du droit, de la philosophie, des sciences de la communication, des sciences du langage, des sciences de l’éducation, et qui souligne les spécificités conceptuelles et terminologiques de la médiation. Modalités de soumission La langue du colloque est le français.  Les propositions de communication, d’environ deux pages (A4, Times New Roman 12, interligne simple, justifié, hors bibliographie), préciseront :  le.s domaine.s ciblé.s (droit, philosophie, psychologie, sciences du langage, sciences de la communication, sciences de l’éducation ou de la formation) ;  la définition du concept de médiation et le cadre théorique de référence en lien avec le.s domaine.s ciblé.s ;  la méthodologie et les données utilisées pour l’étude présentée ;  les résultats préliminaires ou définitifs de l’étude ;  les retombées théoriques et/ou pratiques pour atteindre un consensus interdisciplinaire autour du concept de médiation.  Il faudra indiquer les références bibliographiques sur lesquelles s’appuie la proposition de communication.  Les propositions sont à envoyer au plus tard le 1er octobre 2017 par mail en fichier attaché (format .doc ou .pdf) aux deux adresses suivantes : michele.degioia@unipd.it, mario.marcon@unipd.it  Calendrier  Date limite de soumission : 1er octobre 2017  Notification aux intervenant(e)s : 13 novembre 2017 Dates du colloque : 1-2 mars 2018 Comité scientifique  Frédérique Brin-Henry (Atilf, CNRS/Université de Lorraine) Rute Costa (Universidade Nova de Lisboa) Michele De Gioia (Università degli Studi di Padova) Enrica Galazzi (Università Cattolica del Sacro Cuore, Milano) Serge Garlatti (IMT Atlantique) Alison Gourvès-Hayward (IMT Atlantique) Michèle Guillaume-Hofnung (Université Paris-Sud 11 & Université Paris 2 Panthéon-Assas) John Humbley (Université Paris 7 Paris-Diderot) Emmanuelle Huver (DYNADIV, Université François Rabelais de Tours) Evelyne Jacquey (Atilf, CNRS/Université de Lorraine) Ioannis Kanellos (IMT Atlantique) Laurence Kister (Atilf, CNRS/Université de Lorraine) Danielle Londei (Università degli Studi di Bologna) Joanna Lorilleux (DYNADIV, Université François Rabelais de Tours) Mario Marcon (Atilf, CNRS/Université de Lorraine, Università degli Studi di Padova) Cathy Sablé (IMT Atlantique) Bibliographie d’orientation BEN MRADI Fathi, 2006, « Équité, neutralité, responsabilité. À propos des principes de la médiation », Négociations 5(1), 51-65.  CAUNE Jean, 1999, Pour une éthique de la médiation : le sens des pratiques culturelles, Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble.  CAUNE Jean, 2006, Culture et communication : convergences théoriques et lieux de médiation, Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble.  DE GIOIA Michele (éd.), 2014, Pratiques communicatives de la médiation. Actes du colloque international (Padoue 6-7 décembre 2012), Berne, Peter Lang.  DE GIOIA Michele, AGRESTI Giovanni et MARCON Mario (éds), 2016, Études de Linguistique Appliquée, n° 181, Médiation et droits linguistiques. Actes du Colloque international (Université de Padoue, 23 janvier 2014), Paris, Klincksieck / Didier Érudition.  DE GIOIA Michele, GOURVES-HAYWARD Alison et SABLE Cathy (éds), 2017, Acteurs et formes de médiation pour le dialogue interculturel. GLAT Padova 2016. Actes du Colloque international (Université de Padoue, 17-19 mai 2016), Brest, Télécom Bretagne, Institut Mines-Télécom.  DE GIOIA Michele et MARCON Mario, 2014, Mots de médiation. Un lexique bilingue français-italien / Parole di mediazione. Un lessico bilingue francese-italiano, Padoue, Padova University Press.  DE GIOIA Michele et MARCON Mario (éds), 2016, Approches linguistiques de la médiation, Limoges, Lambert-Lucas.  GUILLAUME-HOFNUNG Michèle, 2002, « Le concept de médiation et l’urgence théorique », Les Cahiers du CREMOC 35, 17-25.  GUILLAUME-HOFNUNG Michèle, 2014, « La survie de la médiation et ses impératifs théoriques », in De Gioia M. (éd.), Pratiques communicatives de la médiation. Actes du colloque international (Padoue 6-7 décembre 2012), Berne, Peter Lang, 13-38.  GUILLAUME-HOFNUNG Michèle, 2015 [1995], La Médiation, 7e éd. mise à jour, Paris, Puf (coll. « Que-sais-je ? », 2930).  HUMBLEY John, 2017, « La néologie de la médiation », in De Gioia M., Gourvès-Hayward A. et Sablé C. (éds), Acteurs et formes de médiation pour le dialogue interculturel. GLAT Padova 2016. Actes du Colloque international (Université de Padoue, 17-19 mai 2016), Brest, Télécom Bretagne, Institut Mines-Télécom, 135-144.  LAMIZET Bernard, 1992, La médiation politique, Paris, L’Harmattan.  LAMIZET Bernard, 1999, La médiation culturelle, Paris, L’Harmattan.  NAVARRO Élisabeth, BENAYOUN Jean-Michel et HUMBLEY John, 2016, « Une terminologie de référence pour l’interprétation-médiation », in De Gioia M. et Marcon M. (éds), Approches linguistiques de la médiation, Limoges, Lambert-Lucas, 66-83.  SIX Jean-François, 2001 [1990], Le temps des médiateurs, Paris, Seuil.  SIX Jean-François, 2002, Les médiateurs, Paris, Le Cavalier Bleu.
Nome del contatto: 
Mario Marcon
Email del contatto: 
mario.marcon@unipd.it
Segnalato da: 
Mario Marcon
Email: 
mario.marcon@unipd.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
01/10/2017
Città dell'evento: 
Padova
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
médiation, concept, terme, interdisciplinarité, sciences humaines et sociales, terminologie, corpus

Appel à contributions

L’honnêteté au Grand Siècle : belles manières et Belles Lettres

Riassunto dell'annuncio: 
La NASSCFL, société nord américaine réunissant les spécialistes du XVIIe siècle français du monde entier, tiendra à Lecce (Italie) son 48e Colloque international pour s’interroger sur la notion d’honnêteté au Grand Siècle.
48e Congrès de la  North American Society for Seventeenth Century French Literature UNIVERSITÀ DEL SALENTO – LECCE 27-30 juin 2018   L’honnêteté au Grand Siècle : belles manières et Belles Lettres   La NASSCFL, société nord‑américaine réunissant les spécialistes du XVIIe siècle français du monde entier, tiendra à Lecce (Italie) son 48e Colloque international pour s’interroger sur la notion d’honnêteté au Grand Siècle. *** Dès la Renaissance, l’Italie fournit à la France non seulement de nombreuses notions conceptuelles (cf. par exemple l’importance de l’école de Padoue pour le courant libertin français), mais aussi un grand nombre d’ouvrages et de ‘modèles’. Pour les « bonnes manières », par exemple, le prototype du « courtisan » joue un rôle capital : on assiste en France à une large diffusion des manuels de conduite italiens (il suffit de songer à la fortune de la Civil Conversazione de Stefano Guazzo, du Galateo de Giovanni Della Casa, et du Cortegiano de Baldassarre Castiglione), lesquels ont beaucoup contribué à l’élaboration de l’idéal de l’honnêteté et du principe de la bienséance. Liées à leur tour au concept des « bonnes manières » et associées presque toujours au profil du parfait courtisan, les notions d’« honnête » et d’« honnêteté » jouent un rôle de premier ordre en France tout au long du XVIIe siècle, comme en témoignent l’ouvrage fondateur de Nicolas Faret, L’Honneste homme (Paris, T. du Bray, 1630), et ses nombreux émules, tels que, par exemple, L’Honnête femme de Jacques Du Bosc (Paris, Billaine, 1632), L’Honneste fille, L’Honneste Mariage et L’Honneste garçon de François de Grenaille, entre 1639 et 1642, etc. Les mots « honnête » et « honnêteté » embrassent plusieurs notions et se rattachent aux concepts de « bienséance » et de « politesse », comme en témoignent les définitions suivantes fournies par Furetière dans son Dictionnaire universel (1690) :   BIENSEANCE s.f. Ce qui convient à une chose, qui luy donne de la grace, de l’agréement. Il est de la bienseance de se tenir decouvert et en une posture honneste devant les Grands et les Dames. La bienseance exige de nous plusieurs devoirs et civilitez. Il faut en toutes choses observer les bienseances. (p. 228)   HONNESTE adj. m. et f. Ce qui merite de l’estime, de la loüange, à cause qu’il est raionnable, selon les bonnes mœurs. On le dit premierement de l’homme de bien, du galant homme, qui a pris l’air du monde, qui sçait vivre. Faret a fait un livre de l’honneste homme, le Pere du Bosc un de l’honneste femme ; Grenaille un de l’honneste fille et de l’honneste garçon, qui contiennent des instructions pour ces personnes-là. Il ne faut hanter que d’honnestes gens. Honneste Femme, si dit particulierement de celle qui est chaste, prude et modeste, qui se donne aucune occasion de parler d’elle, ni même de la soupçonner. […] HONNESTETÉ. s.f. Pureté de mœurs. […] les regles de l’honnesteté sont les regles de la bienseance, des bonnes mœurs, l’honnesteté des femmes, c’est la chasteté, la modestie, la pudeur, la retenuë. L’honnesteté des hommes, est une manière d’agir juste, sincere, courtoise, obligeante, civile. (p. 1037)   POLITESSE s.f. conduite honneste, civile er agreable dans les mœurs, dans les manieres d’agir et d’escrire. (p. 1265)   Ces définitions, qui ne fournissent que quelques exemples des différents aspects sémantiques et domaines (social, mondain, moral, littéraire) impliqués dans la notion  d’« honnêteté », enchaînent sur la question des femmes et en soulignent certaines valeurs incontournables telles la modestie, la pudeur, la retenue. Les dictionnaires de ce siècle révèlent que la question de la déclinaison au féminin de la notion d’« honnêteté » est particulièrement riche et complexe, avec des débats sur l’accès des filles au savoir et sur le contenu de leur éducation : savoirs profanes, tels que musique, histoire, philosophie (cf. L’honnête femme du Père Du Bosc, 1632), logique, physique, rhétorique, grec, latin, italien, espagnol, cosmographie (cf. L’Honnête fille de Grenaille, 1639).   ≈≈≈≈≈ Le but de ce congrès interdisciplinaire est de s’interroger le plus largement possible sur le concept et les pratiques de l’honnêteté. Les principaux axes que nous  proposons sont ainsi : - une analyse des sens et des usages de la notion d’« honnêteté » tout au long du XVIIe siècle. Une étude du transfert et des réappropriations des ‘modèles’ italiens en France à partir du prototype du « courtisan » sera un aspect important de ces questions ; - une exploration des avatars de l’honnête homme, l’honnête femme, l’honnête fille, l’honnête garçon, etc. La question du rapport établi entre les discours sur l’honnêteté et les discours sur les femmes (éducation, manière, codes sociaux, etc.) est là d’une importance particulière. Il faudra aussi étudier les différents aspects des livres et des discours sur l’honnêteté qui se font jour, du champ pédagogique au domaine moral et littéraire. La présence et le rôle de ces questions dans la littérature fictionnelle, notamment, sera un point important à prendre en compte ; - un examen des relations entre le modèle de l’honnêteté et les pratiques de sociabilité du temps. La question de la duplicité, voire du malhonnête (et donc des personnages littéraires qui n’ont aucun souci de la notion d’honnêteté) retiendra notre attention ; - une réflexion, en partant de la notion d’honnêteté, à propos de la République internationale des Lettres (XVIe-XVIIIe siècle).  Dans une optique de méditerranéité et de cosmopolitisme, on fournira des ‘configurations’ du Grand siècle (juste avant et après le XVIIe siècle) au-delà de la France.     Les propositions de communication (en français ou en anglais) d’une moyenne de 300 mots, sont à envoyer avant le 15 octobre 2017 à l’adresse suivante : nasscfl2018@gmail.com Les propositions de séance (en français ou en anglais), avec ou sans intervenants, sont à envoyer avant le 10 octobre 2017 à l’adresse suivante : nasscfl2018@gmail.com
Nome del contatto: 
North American Society for Seventeenth Century French Literature
Email del contatto: 
nasscfl2018@gmail.com
Segnalato da: 
Marcella Leopizzi
Email: 
marcellale@libero.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
10/10/2017
Data di fine dell'evento: 
27/06/2018
Città dell'evento: 
Lecce
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Sottocategoria: 
Parole chiave: 
Honnêteté. Grand Siècle. Belles Lettres
Sito web di riferimento: 

Revue Annales du patrimoine N° 17 / 2017

Riassunto dell'annuncio: 
La revue en ligne Annales du patrimoine de l'université de Mostaganem (Algérie) lance un appel à publication pour le numéro 17 / 2017.
Annales du patrimoine (ADP), est une revue académique en libre accès consacrée aux domaines de littérature, de langue et des sciences humaines. Elle paraît en arabe, en français et en anglais une fois par année. La revue est en ligne depuis sa création en 2004. Elle paraît au mois de septembre. Les chercheurs peuvent soumettre leurs articles dans les disciplines suivantes : - littérature comparée (orientale, hispano-arabe, occidentale et africaine), - mysticisme et littérature religieuse, - langues, traduction et interculturalité, - histoire et civilisation. La revue accepte également des articles de varia en rapport avec le patrimoine. Les chercheurs intéressés sont invités à envoyer leurs contributions (le résumé de 15 lignes, l'article de 15 pages maximum et 5 mots-clés, en format Word) avant le 25 Août 2017 à l'adresse email de la revue : annales@mail.com Veuillez préciser votre établissement de rattachement et votre titre ou statut professionnel si possible. Les auteurs doivent consulter les normes de publication. http://annales.univ-mosta.dz Responsable : Mohammed Abbassa
Segnalato da: 
Mohammed Abbassa
Email: 
abbassa@mail.com
Data di inizio o data limite dell'evento: 
25/08/2017
Città dell'evento: 
Mostaganem
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Sottocategoria: 
Parole chiave: 
Annales du patrimoine

Aux frontières de l’essai

Pour un bilan sur les destinées de la forme essayistique

Riassunto dell'annuncio: 
Près de vingt ans après La forma del saggio et plus de cent après L’Âme et les Formes, ce numéro monographique vise à fournir un nouveau bilan des destins multiples de cette fascinante forme littéraire. On souhaiterait encourager les propositions portant sur l’étude du panorama actuel et passé formé autour de l’essai, examiné par une perspective supranationale ou nationale ; les études de grande envergure seront acceptées, tout comme les analyses ponctuelles de textes essayistiques.
À l’aube du siècle dernier, aux débuts du célèbre texte L’Âme et les Formes, György Lukács confie à son ami Leo Popper comment le simple désir de présenter son œuvre s’était rapidement transformé en une interrogation purement théorique : qu’est-ce que l’essai ? En 1911 remontait ainsi à la surface une question vieille de plusieurs siècles, dont Michel de Montaigne et Francis Bacon avaient été les premiers inspirateurs et dont la production littéraire du XVIIIème siècle avait représenté l’ἀκμή. L’âge moderne semble avoir ensuite favorisé le développement de cette vocation antisystématique, qui avait déjà été attribué à l’essai par son étymologie même : sa dérivation du bas latin exagium (la « balance ») a permis d’identifier dans l’attitude de « peser », à savoir de ramener perpétuellement les idées établies à l’épreuve concrète de l’expérience, le caractère fondamental de l’écriture essayistique. Le repérage de ce trait distinctif (son inclination expérimentale) a facilité la reconnaissance de l’essai en tant que forme autonome, et a également permis d’en découvrir les interactions de plus en plus fréquentes avec les autres arts littéraires.   Si, aussi bien que la poésie, l’essai se caractérise par sa propension à la forme brève ainsi que sa tendance à procéder par associations libres, il semble partager avec le roman son ontologie : cette dernière germerait du même regard ironique, que l’essayiste et le romancier emploient dans la critique des vérités présumés, et du choix commun de la prose comme instrument de relation avec le monde. Le débat critique n’a pas manqué de souligner ces ressemblances : des critiques tels que Thomas Pavel ont bien reconnu dans le mélange de narration et de méditation essayistique un aspect décisif du roman moderne et contemporain (on pense à Marcel Proust, Thomas Mann, Robert Musil, Jorge Luis Borges et, parmi les exemples plus récents, à Thomas Bernhard, Milan Kundera ou à Enrique Vila-Matas).Cela a conduit François Ricard – dans le numéro que la revue française L’Atelier du roman a consacré aux rapports entre le roman et l’essai (Roman, essai : affinités électives, 2007) – à considérer le roman comme le chantier par excellence du développement de la pratique essayistique au XXèmesiècle. C’est dans cette période que la critique littéraire signée par les romanciers fut l’un des territoires plus fertiles rattrapés par l’essai : des auteurs comme Hermann Broch, Julien Gracq, Alejo Carpentier, Julio Cortázar, Milan Kundera, Javier Cercas, Ricardo Piglia et Martin Amis, renommés pour leurs œuvres romanesques, se sont révélés également de grands essayistes ; parmi ceux-ci, on peut certainement compter Julio Cortázar pour l’essai Imagen de John Keats. L’intensité de l’échange que l’essai a entretenu avec les autres formes littéraires révèle peut-être le scénario contradictoire dans lequel est contraint d’opérer l’essayiste moderne :  frère du poète et du romancier, contrairement à eux il ne peut toutefois compter sur la reconnaissance d’une tradition suffisamment définie avec laquelle se confronter ; ainsi, à part les cas rares mais lumineux d’essayistes pures, à savoir d’écrivains qui ont embrassé l’art de l’essai avec un certain niveau de conscience (outre Montaigne, probablement Alain, Cioran ou José Ortega y Gasset, notamment pour ses Méditations sur Don Quichotte), tous les autres ne l’ont été qu’incidemment. L’absence d’un nombre suffisant de modèles a rendu difficile pour les chercheurs d’atteindre une analyse, plus ou moins complète, des objectifs esthétiques et cognitives de l’essai. Il a donc été plus facile procéder par négation, selon la méthode suivie par Irène Langlet dans sa récente monographie (L’Abeille et la Balance : penser l’essai, 2015). Donc, déterminer ce que l’essai n’est pas: traité académique, article, pamphlet, poème en prose, journal intime, autobiographie, etc. ; tous genres dans lesquels, cependant, des aspects de l’essai subsistent. Malgré la difficulté objective d’encadrer le portrait de l’essayiste (qui est toujours « en apprentissage et en épreuve », comme l’écrit Montaigne), il a quand même été possible de voir que, dans les dernières années, des intellectuels tels que Theodor Adorno, Walter Benjamin et Jean Starobinski avaient réfléchi sur l’essai et donc préparé le terrain pour ce qui va être l’un des débats critiques européens les plus prometteurs.   En Italie, à part dans des études très récentes, où toutefois l’essai n’est traité que partiellement, par exemple en ce qui concerne son rapport avec le roman – voir Il romanzo-saggio de Stefano Ercolino, 2017 – ou avec l’écriture humoristique – L’umorismo letterario. Una lunga storia europea (secoli XIV-XX) de Giancarlo Alfano, (2016) –, le texte de référence à cet égard est encore le bilan qu’Alfonso Berardinelli a tenté avec sa Forma del saggio. Definizione e attualità del genere letterario (2002). Selon le critique italien, l’essayiste serait l’expression de la conscience laïque, de la subjectivité individuelle problématique et divisée, il serait antidogmatique et ironique tout comme un authentique esthète. Toutefois, à part l’exception représentée par quelques proses de Leopardi et par la production de De Sanctis, pour Berardinelli la critique essaystique italienne en XXème siècle paraît épuisée, écartelée entre la tentation de l’évasion et la tentation de l’encadrement historique ; cela attesterait l’impossibilité des essayistes italiens du siècle dernier d’atteindre une médiation entre continuité et rupture, tradition et innovation. Berardinelli se concentre également sur la condition d’exilé de la contemporanéité qui serait le propre de l’essai : exilé alors que l’avènement et le développement du journalisme et des écritures spécialisées semblent menacer, la vocation des vrais essayistes restant rare.   Près de vingt ans après La forma del saggio et plus de cent après L’Âme et les Formes, ce numéro monographique vise à fournir un nouveau bilan des destins multiples de cette fascinante forme littéraire. On souhaiterait encourager les propositions portant sur l’étude du panorama actuel et passé formé autour de l’essai, examiné par une perspective supranationale ou nationale ; les études de grande envergure seront acceptées, tout comme les analyses ponctuelles de textes essayistiques. On prendra notamment en considération les propositions de communication consacrées aux sujets suivants :                                                 Reconstructions et propositions d’interprétation théorique du sujet. Propositions de périodisation et d’historisation de la forme essayistique. Interventions autour d’auteurs uniques, de leur production spécifiquement essayistique ou de leur rapport à l’essai. Reconstructions d’une possible tradition de l’essai en tant que forme d’art. Comparaison entre essayistes. Analyses des rapports entre essai et roman ; essai et poésie, etc. Études de l’évolution de l’essai au cours des dernières décennies. Les articles pourront être écrits en italien, français, espagnol et anglais. Ceux qui sont intéressés pourront envoyer un abstract (300 mots maximum), accompagné d’une notice bio-bibliographique (150 mots maximum) à l’adresse : confinidelsaggio@ticontre.org, avant le 25 juillet. Les auteurs des articles retenus seront contactés avant le31 juillet ; les articles devront parvenir avant le 30 octobre et ils seront soumis à peer review. Pour toute question, veuillez écrire à :confinidelsaggio@ticontre.org. « Ticontre. Teoria Testo Traduzione » n. 9 (mai 2018) Aux frontières de l’essai. Pour un bilan sur les destinées de la forme essayistique Sous la direction de Federico Bertoni, Simona Carretta, Nicolò Rubbi   Pour envoyer des propositions ou demander de renseignements : confinidelsaggio@ticontre.org. Langues : italien, français, espagnol, anglais. Extension des articles : 50 000 signes maximum, espaces inclus. Abstract : 300 mots — Notice biobibliographique : 150 mots Envoi des propositions (abstract et notice biobibliographique) : 25 juillet Notification de l’acceptation des propositions : 31 juillet Envoi des articles définitifs : avant le 30 octobre Publication du numéro de la revue : mai 2018 ; peer review : oui.
Segnalato da: 
Claudia Crocco
Email: 
claudia.crocco@unitn.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
13/07/2017
Data di fine dell'evento: 
25/07/2017
Città dell'evento: 
Trento
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 

La Fontaine et la culture européenne. Au carrefour des Fables

Riassunto dell'annuncio: 
Appel à contribution pour le colloque international "La Fontaine et la culture européenne. Au carrefour des Fables", qui aura lieu à l'Université Paris-Sorbonne les 4, 5 et 6 octobre 2018.
L’année 2018 offre l’occasion de célébrer le 350e anniversaire des Fables de La Fontaine, dont le premier recueil parut le 31 mars 1668 (à partir d’un privilège pris le 6 juin de l’année précédente). La Société des Amis du fabuliste a décidé de fêter cette période de préparation et d’éclosion d’un coup d’éclat poétique dont la pérennité ne s’est jamais démentie jusqu’aujourd’hui auprès du plus vaste public que puisse espérer un recueil de vers. Outre une journée des « Rencontres de Psyché » de Château-Thierry, qui s'est tenue le 10 juin 2017 sur un thème en écho avec l’esprit des Fables (« La Fontaine et la jeunesse »), une autre journée dans le même cadre, en juin 2018, se penchera sur un sujet en étroit rapport lui aussi avec l’entreprise ésopique du poète français : « La Fontaine et la nature ». Enfin, en octobre 2018, la Société des Amis de La Fontaine, associée au programme de recherche « Jouvences de la fable » du Centre d’Étude de la Langue et de la Littérature Françaises (CELLF 16-21, Unité mixte de recherche Paris-Sorbonne/CNRS 8599) et au programme Fabula numerica de l’Observatoire de la Vie Littéraire (Labex OBVIL Sorbonne-Universités) organisera, avec l’Università degli studi di Napoli L'Orientale (Dipartimento di Studi Letterari, Linguistici e Comparati/ Letteratura francese, prof. Federico Corradi), un colloque international sur le thème : « La Fontaine et la culture européenne. Au carrefour des Fables ». Cette rencontre internationale se donne pour projet de synthétiser, de prolonger et de renouveler les recherches sur les Fables envisagées comme un carrefour entre le temps long et l’espace rayonnant de leur gestation et de leur propagation : depuis l’antiquité immémoriale du genre jusqu’à l’actualité de leur fortune inépuisable, la culture de l’apologue dont a hérité La Fontaine s’étend sur plus de deux millénaires ; et le traitement qu’il lui applique est imprégné d’influences et de connivences qui franchissent les frontières des langues et des sphères culturelles pour s’harmonier dans le creuset qu’offre le fabuliste français à des matériaux dispersés par l’histoire et la géographie. Si la seconde brassée des Fables réunies en 1678-1679 se ressent de la découverte fécondante du filon oriental, celle de 1668 dont on commémore la publication limite au domaine européen la sphère de sa culture antique et moderne. C’est de ce constat qu’est sorti le projet de ce colloque. Analyser ce que La Fontaine fabuliste doit à la culture européenne antérieure à son époque et contemporaine de sa création ; et analyser réciproquement ce que la culture européenne postérieure à leur publication doit aux Fables de La Fontaine, et comment elles furent et sont reçues dans les sphères géographiques et linguistiques diverses qui composent l’Europe d’aujourd’hui, ce double mouvement convie aussi à les rétablir dans leur statut et leur rôle de carrefour et de creuset pour l’œuvre entier du fabuliste lui-même : cette œuvre d’un papillon du Parnasse réverbère sa diversité d’inspiration et d’écriture dans le microcosme esthétique des Fables, tout comme celles-ci n’auront cessé de profiter des expériences de leur auteur dans les genres variés auxquels il s’essaya tout au long de sa carrière. Le colloque pourrait s’articuler en deux parties : l’une consacrée à « Culture et acculturation européennes de La Fontaine : traductions, transferts et translations » ; l’autre à un portrait de « La Fontaine (en) poète européen ». La première partie pourra à son tour se diviser en deux : une section consacrée à la traduction et aux transmissions de savoir et d’invention jusqu’à La Fontaine et à la manière dont il en « phagocyta » l’héritage divers, tout particulièrement latin et italien ; et une section consacrée à La Fontaine traduit et transmis, aux difficultés et aux malentendus de la traduction, de la transmission et de l’enseignement d’un poète et conteur du Grand Siècle. La deuxième partie pourra porter sur l’insertion de La Fontaine, de ses Fables et plus largement de son œuvre dans la culture européenne de son temps, les influences subies par lui et celle qu’il exerça tout particulièrement à travers ses Fables sur la littérature, l’art et le goût de la fin du XVIIe et de la première moitié du XVIIIe siècle européen. Voici quelques thèmes et pistes, nullement exhaustifs, nullement limitatifs, nullement indispensables, qui pourraient être développés dans chacune de ces trois sections.   Première partie « Culture et acculturation européennes de La Fontaine : traductions, transferts et translations »   Section 1 : « La Fontaine héritier de l’Europe antique, médiévale et humaniste ». Le vivier inépuisable de la fable : un réseau européen de translations. — La Fontaine traducteur — Le génie lafontainien de l’imitation. — Langues et langages de l’Europe antique, ancienne et contemporaine dans l’œuvre de La Fontaine. — L’adaptation et l’appropriation par La Fontaine des genres et des formes hérités. — Influences antiques, anciennes et modernes sur la théorie poétique de la Fontaine. — Les ramifications de l’influence : un travail de marqueterie.   Section 2 : « Diffusion, propagation et appropriation de l’œuvre de La Fontaine en Europe ». La Fontaine traducteur. — Théorie, problématique et problèmes de la traduction des Fables (style, forme, ton). — Comment lisait-on/lit-on La Fontaine ? L’œuvre du fabuliste / du conteur dans l’histoire de la lecture. — La Fontaine devant la critique d’hier et d’aujourd’hui : en France et dans diverses sphères culturelles (réception, assimilation, rôle de modèle). — Histoire de la constitution de l’image de l’homme et de l’œuvre : sédimentations, redécouvertes, réévaluations.   Deuxième partie « La Fontaine, poète européen »   Section 3 : « Portrait à facettes d’un Européen du Grand Siècle français ». La Fontaine et la culture néolatine de l’Europe de la Renaissance et du XVIIe siècle. — La Fontaine et l’Europe savante de son temps (voyageurs, philosophes, physiciens). — La tentation anglaise de La Fontaine. — La culture italienne de La Fontaine. — La Fontaine et la tradition européenne mythologique et mythographique. — La Fontaine et la tradition européenne du conte. — Les Fables de La Fontaine et l’art rocaille en Europe : un inépuisable réservoir de motifs. — La Fontaine et la naissance européenne de l’opéra.   Les propositions de communications, sous la forme d’un titre et de quelques mots d’explication du projet (qui peuvent être très succincts), seront envoyées à l’adresse électronique suivante : colloquefables2018@gmail.com entre la date de réception de cet appel et le 15 septembre 2017. Le colloque se déroulera en Sorbonne les 4, 5 et 6 octobre 2018. Les communications seront publiées dans la revue Le Fablier en 2019 et 2020. La langue du colloque est le français. Comité d’organisation : Julien Bardot, Antoine Biscéré, Céline Bohnert, Federico Corradi, Patrick Dandrey, Damien Fortin, Maxime Jebar, Tiphaine Rolland.
Nome del contatto: 
Damien Fortin
Email del contatto: 
colloquefables2018@gmail.com
Segnalato da: 
Federico Corradi
Email: 
fcorradi@unior.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
15/09/2017
Città dell'evento: 
Paris
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Sottocategoria: 
Parole chiave: 
La Fontaine, Fables, Europe

Corps et perception de l'être

Riassunto dell'annuncio: 
Appel à contribution pour la première mise en ligne d'un nouveau site internet de critique et littérature française, prévue pour février 2015.
« La première chose qui s’offre à l’homme, quand il regarde, c’est son corps, c’est-à-dire une certaine portion de matière qui lui est propre. Mais pour comprendre ce qu’elle est, il faut qu’il la compare avec tout ce qui est au-dessus de lui, et tout ce qui est au-dessous, afin de reconnaître ses justes bornes. » Blaise Pascal, Pensées (1669)   « Qu’est-ce qu’un corps ? », titre de l’exposition d’ouverture du Musée du Quai Branly de Paris (2007), pose à nouveau la question centrale amenée par la modernité poétique : mis en cause par les changements sociaux et historiques produits au cours du XXe  siècle, le statut du corps se situe en effet au cœur des préoccupations, aussi bien esthétiques qu’ontologiques, de tous les arts qui en ont fait un objet soigné et torturé, idéalisé et manipulé, géométrisé et sectionné, multiplié jusqu’à l’effacement. Le corps est devenu ainsi le siège même de l’expérimentation artistique. Ce bouleversement relève d’ailleurs de l’irruption de la pensée phénoménologique en philosophie qui, en brisant le dualisme entre l’âme et le corps, a placé ce dernier au centre du rapport de l’individu au monde : « Mon corps, écrit Maurice Merleau-Ponty, est à la fois voyant et visible (...). Visible et mobile, mon corps est au nombre des choses, il est l’une d’elles, il est pris dans le tissu du monde». Ainsi, le corps devient l’instrument d’un voyage kinesthésique dans l’espace du monde, de même que dans l’ « espace du dedans », pour le dire avec Henri Michaux. De plus, en tant que visible et voyant à la fois, il assume la charge d’être simultanément le sujet et l’objet d’une exploration de l’extérieur et de l’intérieur, la forme et l’outil pour être perçus et pour se concevoir ; il devient le lieu propice à un processus inépuisable de tensions dialectiques entre affirmation et rectification, entre identité et altérité, fabriqué tant par soi-même que par les autres. Comme le soutient Alain Corbin, « le corps est une fiction, un ensemble de représentations mentales, une image inconsciente qui s’élabore, se dissout, se reconstruit au fil de l’hist oire du sujet », sous la médiation de l’expérience et du discours autour d’elle. Or est-ce qu’on peut accepter la définition proposée par Umberto Eco, qui conçoit le corps comme une « œuvre ouverte » ? Certes, le corps est une œuvre : une œuvre d’art en soi. Mais à quoi fait-il allusion l’adjectif “ouvert” ? La littérature et les arts figuratifs du XXe siècle nous offrent une image du corps sous le double signe de l’ouverture et de la finitude : ils nous ont montré qu’il s’agit d’un infini de pluralités. Le corps se définit en particulier comme : Hybride : à côté de la connotation symbolique d’hybridation, le corps se révèle effectivement hétérogène et, en tant que tel, en mesure de créer de nouvelles catégories à appliquer à la lecture d’un monde où elles se projettent ; Fragmenté : le moi, dont le corps est signe, n’est pas que variable mais aussi fondamentalement pluriel, ce qui n’implique pas seulement une fluctuation dans la succession chronologique, mais aussi dans la synchronie de chaque instant ; on passe de la continuité dans le temps à la pluralité dans le présent ; Défiguré : le corps perd son visage individuel en refusant toute imposition identitaire aprioristique ; néanmoins, le mouvement de déconstruction prélude à la tentative d’une recomposition plus vraie qui passe à travers une expérience de déséquilibre, de vertige, de vide. En suivant ces trois substantifs clés de la réflexion littéraire et artistique – hybridation, fragmentation et défiguration – nous demandons ici de “travailler” sur le corps, sur ses images et ses représentations, et de le concevoir comme “l’objet d’un travail”, d’une “fabrication”. Le corps, matière et pensée, serait ainsi envisagé comme un champ d’investigation et d’expériences, comme le relais entre le geste et le mot, la vie et l’écriture. Quels liens s’établissent alors entre le corps et l’expression dans le processus créateur ? De quelle manière le corps est-il mis en jeu dans la production artistique du XXe siècle ? Notre défi est aussi celui de mettre en relation arts figuratifs et littérature, étant donné la réflexion commune à ces deux domaines qui a caractérisé tout le XXe siècle. En fait, peintres et sculpteurs ébranlent les codes figuratifs de la tradition pour donner à leur tour cette image hybridée, fragmentée et défigurée du corps, et donc du moi, de l’homme moderne. Nous proposons des pistes d’analyse : -       Corps hybrides et hybridation de la forme : emprunts, combinatoire et mélanges vont redéfinir les relations entre composition, formes et figures. -       Le corps entre représentation et défiguration. -       Visages fragmentés et pluralité d’énonciation. -       Le corps entre mouvement kinesthésique et immobilité physique. -       Recherche d’une identité fixe ou acceptation et valorisation de la pluralité ?  -       Mesurer, penser, maîtriser le temps et l’espace à travers le corps. -       La perception : perçu et percepteur à la fois, le corps comme plaque sensible qui produit et reçoit des sensations.  Calendrier : Date limite pour la remise des propositions : 15 octobre 2014 Date limite pour la remise des contributions : 15 décembre 2014 Vous pouvez envoyer vos propositions de titre accompagnées de 10 lignes de projet et votre profil à l’adresse info@nouvellefribourg.com, avant le 15 mars 2014. Le comité scientifique décidera dans les mois qui suivent et nous communiquerons ensuite les consignes éditoriales aux auteurs sélectionnés.
Nome del contatto: 
F. Locatelli (università Cattolica Milano) et C. Nifosi (university Of Chicago)
Segnalato da: 
F. Locatelli (università Cattolica Milano) et C. Nifosi (university Of Chicago)
Email: 
-
Data di inizio o data limite dell'evento: 
15/10/2014
Tipo di evento: 
Appels à contribution
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George Sand et ses consoeurs. La femme artiste et intellectuelle au XIXe siècle

Riassunto dell'annuncio: 
Appel à contribution pour le Colloque international "George Sand et ses consoeurs. La femme artiste et intellectuelle au XIXe siècle" qui se déroulera à Vérone du 29 juin au 1er juillet 2015.
XXe Colloque international George Sand, avec le soutien de la George Sand Association. Verona, 29 juin-1er juillet 2015. Les propositions de communication seront à adresser à laura.colombo@univr.it et à cmasson@wellesley.edu avant le 20 septembre 2014. Voir l'appel à contribution ci-dessous.
Nome del contatto: 
Laura Colombo
Email del contatto: 
laura[point]colombo[at]univr[point]it
Indirizzo postale: 
Università degli Studi di Verona - Dipartimento di Lingue e Letterature straniere - Lungadige Porta Vittoria 41 - 37129 Verona
Segnalato da: 
Laura Colombo
Email: 
-
Data di inizio o data limite dell'evento: 
20/09/2014
Città dell'evento: 
Verona
Tipo di evento: 
Appels à contribution
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Pratiques et l’enseignement du français : bilan et perspectives

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L’objectif majeur du colloque « Pratiques et l’enseignement du français : bilan et perspectives » est de dresser un état des lieux de la didactique du français et des pratiques actuelles de son enseignement, de mesurer les changements intervenus depuis quarante ans, d’y apprécier le rôle joué par Pratiques, et surtout de réfléchir aux orientations à venir de la discipline français.
PrésentationDans le cadre du quarantième anniversaire de la revue Pratiques et de la collection « Recherches linguistiques », le Centre de recherche sur les médiations (CREM) organise en 2015 une manifestation scientifique sous la forme de trois colloques, intitulés respectivement « Pratiques et l’enseignement du français : bilan et perspectives » (8-9-10 avril 2015), « Apprentissage du langage oral à l’école maternelle. Regards croisés sur un corpus homogène » (11-12 juin 2015), et « Texte et discours en confrontation dans l’espace européen. Pour un renouvellement épistémologique et heuristique » (15-18 septembre 2015).Argumentaire L’objectif majeur du colloque « Pratiques et l’enseignement du français : bilan et perspectives » est de dresser un état des lieux de la didactique du français et des pratiques actuelles de son enseignement, de mesurer les changements intervenus depuis quarante ans, d’y apprécier le rôle joué par Pratiques, et surtout de réfléchir aux orientations à venir de la discipline français.Créée en mars 1974, sur des bases militantes de rénovation théorique des contenus d’enseignement et d’innovation pédagogique, la revue Pratiques a pour originalité d’être devenue progressivement un lieu de confrontation pluridisciplinaire et de débats théoriques focalisés sur la didactique du français, la linguistique, et la littérature. En témoignent, et pour ne prendre que quelques exemples, les titres suivants : « La didactique du français » (2008), « Didactique du français (1) » (2010), « Didactique du français (2) » (2011), « L’écriture d’invention » (2005), « Polyphonie » (2004), « Textes – contextes » (2006), « Linguistique populaire ? » (2008), « La synonymie » (2009), « Interactions et corpus oraux » (2010), « Le figement en débat » (2013), « Les écritures théâtrales » (2003), « Anthropologies de la littérature » (2011).La revue est à la fois le reflet du contexte culturel et théorique des années 70 qui l’a vue naître, mais aussi l’instrument d’un collectif organique agissant dans les différents contextes qui ont suivi. L’audience de Pratiques est nationale et internationale.Au niveau national, les membres du collectif ont régulièrement participé, sur tout le territoire, à la formation initiale et continue des enseignants de français, ainsi qu’à la rédaction des Instructions Officielles de l’école primaire, du collège et du lycée.Au niveau international, l’audience de la revue s’est concrétisée par des activités de formation continue (Belgique, Suisse romande, pays du Maghreb) et la rédaction ou l’expertise de plans d’études (Belgique, Suisse romande, Québec). Cette dimension internationale se mesure aussi au nombre des abonnements dans les différents continents, à la présence de la revue dans les départements de langue et de littérature française à l’étranger, et au nombre de missions (conférences et séminaires) assurées par les membres de la revue.Axes thématiquesLe colloque portera sur les différents ordres d’enseignement (premier degré, collège, lycée, université) et traitera des objets et thèmes suivants : Les transformations qu’a connues l’enseignement du français depuis 40 ans ;Les théories susceptibles de transformer – ou d’être interrogées par – l’enseignement du français ;L’état actuel des recherches en didactique du français ;Les perspectives et propositions de recherche sur l’enseignement du français. Pour ce faire, 4 axes de réflexion sont proposés, alliant archive, actualité et avenir :École, culture, politique, société ;Enseignement de la langue, des textes et des discours ;Enseignement de la littérature ;Du didactique et des didactiques. 1. École, culture, politique, sociétéPour mesurer combien le contexte des années 70 était différent, on peut prendre quelques analyseurs. Les sciences humaines, par exemple, sont alors en pleine expansion, portées par le paradigme structuraliste et les théories marxistes ; leur fonction critique associe « naturellement » les compétences scientifiques des acteurs sociaux et leur engagement politique. Autre exemple, les comportements et les pratiques culturelles d’alors ne sont pas encore transformés par les multiples usages (gratuits) de l’internet et du numérique qui modifieront les manières de lire et d’écrire.L’objectif de ce premier axe est de rendre compte du contexte de la création de Pratiques, mais aussi d’analyser les conjonctures externes (politiques et sociales) et internes à l’institution scolaire et à la discipline, et de montrer les changements intervenus. Qu’en est-il, aujourd’hui, du lien entre les différents paradigmes théoriques et de leur usage dans l’enseignement du français ? Quelles mutations se sont opérées concernant les modes de développement des compétences culturelles et langagières des scolarisés ? Quel est le rôle des revues dans la production et la diffusion des connaissances en matière de didactique du français ? Quels effets ont eu différentes réformes qui ont touché à la langue et à la culture (réformes des programmes, de l’orthographe, féminisation des noms de métiers, etc.) ? 2. Enseignement de la langue, des textes et des discours L’enseignement de la langue, et de la grammaire, connaît une situation difficile, il est soumis à des tensions politiques et épistémologiques qui ont accentué son retard et son inadéquation. Les contenus et les finalités de l’enseignement de la langue sont en effet le théâtre de contradictions difficiles à surmonter, parmi lesquelles on citera celle qui oppose la phrase et le texte (quelle unité d’analyse ?), ou bien la langue « scolaire » et les usages sociaux de la variation linguistique (quelle langue ?), enfin la contradiction, majeure, ancienne, qui détermine les précédentes et oppose « l’écrit » à « l’oral » (quelle-s norme-s ?).Les modèles d’analyse des phénomènes langagiers, transposés des sciences du langage, sont d’autant plus hétérogènes qu’ils poursuivent des buts eux-mêmes peu compatibles (inculquer des règles d’orthographe ou sensibiliser les élèves à la variété des genres de discours). Par quelles voies pourrait-on dépasser les contradictions « langue-discours » et reconfigurer le champ de la didactique du français, de manière à y revitaliser l’enseignement de la langue ?Il s’agira de traiter de ces différentes tensions en les articulant aux trois « pôles didactiques » ou institutionnels impliqués par l’enseignement de la langue : i) les pratiques scolaires en matière d’enseignement grammatical (les manuels, les instructions et les savoirs des maîtres) ; ii) les usages et les besoins langagiers des élèves ; iii) les contenus de savoirs en sciences du langage et les modèles d’analyse qu’elles construisent et diffusent. 3. Enseignement de la littérature L’enjeu principal de ce troisième axe est d’analyser les reconfigurations de la discipline français, c’est-à-dire les contenus de l’enseignement littéraire, les exercices pratiqués et les démarches d’enseignement. Il s’agira, en particulier, de réfléchir aux fonctions, aux enjeux et aux formes de la scolarisation de la littérature et du champ littéraire en général dans l’enseignement du français. Seront examinés les modes d’élaboration et de transposition didactique qui permettent de problématiser les objets textuels (corpus, genres, littérature de jeunesse) et les pratiques de médiations littéraires.Concernant les pratiques de lecture, on cherchera à problématiser les concepts de compréhension, d’interprétation et la place accordée au sujet lecteur. Quant aux pratiques d’écriture, on se demandera quels sont les équilibres respectifs du commentaire et des écritures littéraires (ateliers d’écriture, écriture d’invention, etc.).Par ailleurs, l’enjeu de cet axe réside également, sur le plan de la recherche, dans l’évaluation de l’autonomisation croissante de la didactique de la littérature par rapport à celle de la langue.Dans tous les cas, un regard historique sera porté sur les textes officiels, les manuels scolaires et les pratiques de classe (y compris en coopération avec les bibliothèques et autres partenaires du livre). Par rapport à l’avenir de l’enseignement de la littérature, certaines questions pourront particulièrement faire l’objet de réflexion, selon qu’elles portent sur les élèves (place de la littérature dans les pratiques sociales des élèves et leurs rapports avec les pratiques scolaires) ou sur les enseignements : comment traiter des valeurs sans revenir à l’instrumentalisation moralisante des textes littéraires ? Quelles sont les modalités de mise en œuvre d’activités trans- ou pluridisciplinaires que présuppose l’acquisition d’une « culture humaniste » ? Enfin, quels liens critiques peut-on faire entre une culture « humaniste » et les humanités numériques présentes et à venir ?4. Du didactique et des didactiquesLe quatrième axe interroge les voies par lesquelles la didactique du français s’est progressivement instituée en un champ « autonome ». Les recherches en didactique du français (auparavant, on parlait plutôt de « pédagogie du français ») ont commencé à émerger, d’abord dans un rapport d’application des théories linguistiques ou des nouvelles critiques (narratologie, poétique etc.), avant de s’ouvrir à d’autres champs théoriques de référence et de s’autonomiser progressivement. Quels ont été, sur le plan institutionnel, les lieux et les acteurs œuvrant à la constitution et à la reconnaissance de la didactique du français et, inversement, quels ont été et sont encore les facteurs de résistance ? On analysera les modes de « disciplinarisation » (formes et contenus) du français et on s’interrogera sur l’orientation des recherches contemporaines en didactique du français (domaines, objets d’études, types de recherche, rapports avec le français langue étrangère). Il sera aussi intéressant d’analyser les modes de théorisation différents des didactiques, par exemple leurs innovations conceptuelles respectives. On cherchera enfin à évaluer si les recherches en didactique du français ont eu des effets sur les pratiques d’enseignement du français et lesquels. Modalités de soumission des communications Les propositions de communication devront être envoyées sous la forme d’un résumé de 500 mots en format word et/ou pdf. Il sera assorti de 5 mots clés et d’une courte bibliographie de 4 références jugées importantes.Le fichier de la proposition (anonymisé) sera accompagné d’un second fichier comportant les coordonnées de l’auteur de la communication (statut professionnel, établissement, adresses postale et électronique personnelles).Chaque proposition de communication fera l’objet d’une double expertise. L’auteur aura précisé l’axe du colloque dans lequel il envisage d’intervenir.La durée de communication est de 30 minutes, elle sera suivie d’une discussion. CalendrierLes résumés des contributions pourront être envoyés à partir du 1er juillet 2014, à l’adresse suivante :http://colloque40anspratiques.event.univ-lorraine.fr/.La date limite d’envoi des propositions est fixée au30 août 2014.Les auteurs seront avisés des résultats de l’expertise en double aveugle le 15 septembre 2014.Les communications, dans leur version définitive, seront à nouveau expertisées, après le colloque, pour donner lieu à une publication des actes. Pour toute question relative au colloque, contacter : petitjean.andre2@gmail.comResponsables du colloqueCaroline Masseron (Université de Lorraine)Raymond Michel (Université de Lorraine)André Petitjean (Université de Lorraine) Comité scientifique Ruth Amossy (Université de Tel Aviv, Israël)Elisabeth Bautier (Université de Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, France)Anouar Ben Msila (Université Moulay Ismaïl, Meknes, Maroc)Jean-Paul Bronckart (Université de Genève, FAPSE, Suisse)Jean-Louis Chiss (Université Sorbonne Nouvelle, Paris 3, France)Jacques Crinon (Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne, ESPE, France)Sylvia Disegni (Université de Naples, Italie)Jean-Louis Dufays (Université catholique de Louvain, Belgique)Jean-Paul Dufiet (Université de Trento, Italie)Kjersti Fløttum (Université de Bergen, Norvège)Enrica Galazzi (Università Cattolica del Sacro Cuore, Milan, Italie)Bertrand Gervais (Université du Québec à Montréal, Québec)Martine Jey (Université Paris-Sorbonne, ESPE, France)Mervi Helkkula (Université d’Helsinki, Finlande)Ayse Kiran (Université d’Hacettepe, Turquie)Maria Litsardaki (Université Aristote, Thessalonique, Grèce)Lita Lundquist (Copenhagen Business School, Danemark)Dominique Maingueneau (Université de Paris-Sorbonne, France)Jérôme Meizoz (Université de Lausanne, Suisse)Sophie Moirand (Université Sorbonne Nouvelle, Paris 3, France)Franck Neveu (Université Paris-Sorbonne, France)Henning Nølke (Université d’Aarhus, Danemark)Elisabeth Nonnon (Université Lille 3, France)Dorothy Noyes (The Ohio State University, États-Unis)Sylvie Plane (Université Paris-Sorbonne, ESPE, France)Alain Rabatel (Université Claude-Bernard Lyon 1, ESPE, France)Maria das Graças Soares  Rodrigues (Université Fédérale de Rio Grande do Norte, Brasil)Bernard Schneuwly (Université de Genève, FAPSE, Suisse)Alain Viala (Université d’Oxford, Angleterre)Maria  Dolores Vivero Garcia, (Universidad Autónoma de Madrid, Espagne) Comité d’organisation Danielle Coltier, Christine Deronne, Marceline Laparra, Sophie Lawson, Anne Leclaire-Halté, Michelle Lecolle, Julie Lefebvre, Josette Linder, Caroline Masseron, Raymond Michel, Alain Muller, Laurent Perrin, André Petitjean, Jean-Marie Privat, Yves Reuter, Marie Scarpa, Marie-Christine Vinson.
Segnalato da: 
Mariagrazia Margarito
Email: 
-
Data di inizio o data limite dell'evento: 
30/08/2014
Città dell'evento: 
Metz (France)
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 

Que devient la littérature québécoise ? Formes et enjeux des pratiques narratives depuis 1990

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Appel à communication pour le colloque "Que devient la littérature québécoise ? Formes et enjeux des pratiques narratives depuis 1990", qui se tiendra du 17 au 20 juin 2015 à l’Université Paris-Sorbonne.
Au Québec, l’émergence du contemporain, en tant que configuration esthétique, est en général associée au début de la décennie 1980. Si c’est aussi le cas en France, le discours critique sur la littérature québécoise des trente dernières années est, pour sa part, particulièrement orienté par le prisme de cette décennie qui aurait marqué la fin de la modernité et de l’affirmation d’une identité nationale au profit de la multiplication des pôles de référence, de la focalisation sur le sujet individuel et de l’éclatement des formes. Or, le champ institutionnel et éditorial québécois a connu bien des changements depuis 1990, dont la création de plusieurs nouvelles maisons d’édition (Alto, Héliotrope, La Peuplade, Marchand de feuilles, Le Quartanier, Mémoire d’encrier, etc.) consacrées principalement aux pratiques narratives développées par une nouvelle génération d’écrivains (Nicolas Dickner, Éric Dupont, Catherine Mavrikakis, Éric Plamondon, etc.), changements qui invitent à dégager les formes et les enjeux esthétiques présents dans la production plus récente autrement que par les seules catégories de l’écriture migrante, du postnationalisme, de l’intime ou de l’hétérogène. Le colloque proposé veut mettre à contribution une trentaine de spécialistes oeuvrant au Québec, au Canada, en Europe et plus largement dans la francophonie, et aurait pour objectif général de saisir les tendances de la narrativité contemporaine dans la littérature québécoise à partir d’un corpus d’œuvres et de phénomènes institutionnels que l’on peut observer depuis 1990. Si, au sortir de la modernité, la littérature québécoise de la décennie 1980 était surtout vue comme la fin du récit collectif et identitaire, qu’ont à proposer les oeuvres actuelles ? Peut-on observer un repositionnement du narratif ? En quoi les éditeurs, les revues et plus largement le champ institutionnel participent-ils à ce repositionnement ? Est-ce le fait d’une nouvelle génération d’écrivains et d’éditeurs ou un phénomène plus largement partagé auxquels participent des auteurs (Marie-Claire Blais, Dany Laferrière, Robert Lalonde, Gaétan Soucy, etc.) et des éditeurs déjà bien établis ? Quelle vision du réel et du rôle du récit les pratiques narratives viennent-elles sanctionner ? Le colloque reposerait sur trois axes principaux, poétique, institutionnel et comparatiste, de façon à tracer un portrait à partir des oeuvres elles-mêmes, à partir du champ littéraire et du monde de l’édition, mais aussi en regard d’autres littératures narratives contemporaines, notamment française et francophones. En plus de ces volets, le colloque présentera un atelier consacré à l’enseignement de la littérature québécoise hors des frontières du Québec. Celui-ci visera à identifier les contraintes particulières auxquelles sont soumis les enseignants mais aussi les ressources disponibles et les stratégies à développer. Ultimement, le colloque a pour objectif de consolider le réseau des québécistes et de favoriser les échanges entre les chercheurs oeuvrant au Québec et hors du Québec. Le colloque se tiendra du 17 au 20 juin 2015 à l’Université Paris-Sorbonne. Les communications seront d’une durée de 20 minutes et devront être présentées en français. Les propositions (titre et résumé de 100 à 150 mots) sont attendues au plus tard le 15 août 2014 et doivent être transmises à Andrée Mercier (andree.mercier@lit.ulaval.ca) et à Robert Dion en copie conforme (dion.robert@uqam.ca), accompagnées d’une notice biobibliographique. Le colloque entend réunir professeurs, chercheurs postdoctoraux et étudiants de 3e cycle. ---- Colloque proposé par Robert Dion (Université du Québec à Montréal, Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises), Romuald Fonkoua (Université Paris – Sorbonne, Centre international d’études francophones), Andrée Mercier (Université Laval, Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises), Myriam Suchet (Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle, Centre d’études québécoises).
Segnalato da: 
Nancy Murzilli
Email: 
nancy.murzilli@unige.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
15/08/2014
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Sottocategoria: 

Le Verger, numéro VII (décembre 2014), « Étienne de La Boétie, De la servitude volontaire ou Contr’un. »

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Le Verger, revue en ligne du site Cornucopia, lance un appel à contribution pour son numéro de décembre 2014 qui sera consacré à De la servitude volontaire ou Contr’un d’Étienne de La Boétie, œuvre qui est inscrite au programme de littérature française des agrégations de Lettres pour la session 2015.
Une totale liberté est laissée aux contributeurs sur le choix de leur sujet, comme sur la forme et la longueur de leurs articles. Dans une optique pluridisciplinaire, le numéro pourra accueillir des études menées dans des perspectives diverses. Diverses orientations, non exclusives, pourraient être envisagées : La fabrique du consentement politique. De la servitude volontaire ou Contr’un est-il un manuel d'éducation politique ? Lien entre éthique et politique, droit et politique. Sources et réception du texte. Les liens avec le contexte. Le discours est-il une spéculation désincarnée ou un pamphlet ancré dans son époque ? Quelles sont les cibles du discours, jamais nommées explicitement ? Le discours appelle-t-il réellement au changement ? Quelles nuances y a-t-il entre monarchie, tyrannie et autres systèmes de gouvernement ? Composition et jeux de digression : quelles sont les stratégies visant l'adhésion du lecteur ? Est-ce un discours faussement décousu ? Enjeux rhétoriques de la digression. Toutes les propositions seront examinées par l'équipe de Cornucopia et soumises à l'approbation du comité de lecture du Verger. Calendrier : - Avant le 25 juillet 2014 : adresser une proposition composée d'un titre provisoire et d'un résumé d'une page maximum à l'adresse suivante site.cornucopia@gmail.com. - Fin août : réponse du comité de lecture. - 5 novembre : remise des articles sous forme électronique, respectant la feuille de style. - Fin décembre 2014 : mise en ligne du numéro.
Segnalato da: 
Association Cornucopia
Email: 
cornucopia@cornucopia.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
25/07/2014
Città dell'evento: 
-
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Sottocategoria: 

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