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Didactique des langues

AàC : Linguistique populaire et vulgarisation des connaissances linguistiques

Langue française et technologies du web 2.0

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Appel à communication pour le colloque Do.Ri.F. (Milan, 12-13 mars 2026) : « Linguistique populaire et vulgarisation des connaissances linguistiques : langue française et technologies du web 2.0 ».
Ce deuxième colloque du cycle itinérant « Nouvelles formes et stratégies de vulgarisation et transmission des connaissances », qui fait suite à la journée « La divulgazione e la trasmissione di conoscenze nei nuovi media » (Modena, 26-09-2025), se propose d’examiner les différentes modalités de diffusion et de description de la linguistique et de la langue française liées aux technologies 2.0. Les relations établies au fil du temps entre la langue française, d’une part, et les technologies qui se sont développées au XXIe siècle et qui ont envahi le quotidien des locuteurs, de l’autre, ont déjà fait l’objet de plusieurs études (Paveau 2006 et 2017 ; Molinari, Paternostro 2023 ; Dufiet, Jullion 2021). S’il est vrai que le lien entre langue et technologie a toujours fasciné les chercheurs (nous citons les études sur la parole et sur l’oral qui ont commencé vers la fin du XIXème siècle (Galazzi 1993 ; Baudry, Dalibard 2024) ou encore les apports de la technologie aux études lexicologiques et discursives (Ponchon, Laborde-Milaa 2011), il n’en reste pas moins que l’introduction du web 2.0 a, en quelque sorte, bouleversé les rapports entre ces deux dimensions, dans la mesure où il a fait surgir de nouveaux besoins et a changé de façon profonde le rôle des individus : ceux-ci ne sont plus de simples usagers ou consommateurs mais peuvent devenir acteurs, voire producteurs de contenus ce qui, en même temps, amène à tracer les contours de nouvelles formes d’agrégation. Cela implique une certaine évolution par rapport à une tradition marquée par le respect du purisme et de la norme en matière linguistique. Déjà en 2008, Paveau et Rosier interrogeaient la validité du concept de « pureté de la langue » en explorant les représentations spontanées des locuteurs (Paveau, Rosier 2008). Si tout au long de leurs analyses les deux spécialistes soulignent l’attachement des Français au « bon français » que ce soit sur le plan lexical, stylistique, oral ou écrit, elles n’en concluent pas moins à la « crise » du discours puriste, la langue étant « un ensemble de régularités évolutives et profondément adaptable » (Paveau, Rosier 2008, p. 347). En outre, les recherches en linguistique populaire (folk linguistics, laienlinguistik), tant aux Etats-Unis qu’en Allemagne et en France (Niedzielski, Preston 2000 ; Achard-Bayle, Paveau 2008 ; Becker et alii 2024) ont bien montré que certaines opinions, attitudes et savoirs circulant dans les discours ordinaires sur la langue ne s’éloignent pas beaucoup des savoirs scientifiques élaborés par les spécialistes, de sorte qu’une distinction nette entre linguistes et non linguistes apparait comme un leurre. Cela est d’autant plus vrai si l’on considère le rôle que les nouvelles technologies et notamment le web 2.0 jouent aujourd’hui dans le quotidien des locuteurs et notamment, la possibilité qu’elles offrent d’avoir accès à un grand nombre d’informations fortement hétérogènes, en dépit de l’effet « bulle de filtres » (Cardon 2010). En général, les spécialistes situent la naissance des réseaux sociaux autour des années 90 (quelques premières formes rudimentaires étaient déjà présentes dans les années 70) mais leur essor est lié à la diffusion des téléphones portables et c’est autour des années 2000 qu’ils apparaissent dans les formes que nous connaissons aujourd’hui (Facebook, X – ancien Twitter – Instagram pour ne citer que les plus connus). La notion même de réseau, bien approfondie par Assens (2018), est loin d’être neutre. Si elle a évolué au fil du temps et est passée d’une acception concrète (le réseau renvoyait aux objets ayant l’apparence d’un filet) à une acception plus théorique en mesure de décrire la structure économique et sociale d’un groupe, il n’en reste pas moins que le réseau permet de réunir un groupe de personnes autour d’un sujet commun : « les membres d’un réseau sont nécessairement fédérés par un dénominateur commun, un actif spécifique, qui peut se révéler d’ordre matériel (seuil d’activation, procédures, normes techniques, interfaces) ou d’ordre immatériel (langage, connaissance, valeurs, rites, culture). Ce facteur rend les membres solidaires ; il permet de pérenniser leurs rapports et il confère à la structure une stabilité » (Assens 2003, p. 53). Les technologies impliquent donc un changement profond non seulement en termes d’accès aux savoirs, au-delà des limites imposées par certaines logiques algorithmiques, mais aussi en ce qui concerne la disponibilité d’outils numériques permettant d’accomplir les tâches quotidiennes les plus variées et, finalement, la création de nouvelles formes de sociabilité. Dans ce panorama si hétérogène et profondément modifié, on peut avancer l’hypothèse que ces mutations entrainent des conséquences importantes sur la manière dont les discours sur la linguistique et la langue française sont construits et circulent ainsi que sur les représentations de la norme linguistique. Les réseaux sociaux ayant donné droit de parole à tout usager, quelles que soient ses compétences, deviennent un espace important, voire incontournable pour la langue française. Les pages qu’on lui consacre, qu’elles prennent un ton sérieux ou comique, qu’elles soient gérées par des spécialistes, par des amateurs ou des profanes (Paveau, Rosier 2008), prolifèrent. Comme il a été souligné plus haut, les usagers jouent un rôle actif à tel point qu’ils deviennent parfois de véritables influenceurs. Il sera donc question de vérifier dans quels sens leurs réactions se développent : est-ce qu’on assiste à des interactions constructives ou bien ce sont plutôt des conflits et/ou des polémiques qui s’instaurent entre eux ? Il nous semble donc important de porter l’attention tant sur la description de ces produits et l’exploration de leurs enjeux que sur les discussions sur la langue, y compris les réactions des usagers et d’étudier les interactions qui se déploient en ligne. Les propositions de communication seront articulées autour d’un macro-sujet à partir duquel des axes seront dégagés au fur et à mesure : en d’autres mots, il sera question de réfléchir en général aux formes, aux fonctions et aux relations avec la langue française de ces dispositifs ayant une architecture pluri-sémiotique (Rabatel 2010) ou multimodale (Kress 2009 ; Kress, van Leuven 2001 ; Martinec, Salway 2005 ; Sagnier 2018), qui sort des limites du « scripto-visuel » (Jacobi 1985, 1987) de la page écrite, pour construire une transmédialité parmi les différents réseaux sociaux. À partir de ce questionnement, deux grands axes sont envisagés. Des propositions de communication reliant les deux axes ou abordant des sujets liés seront aussi prises en compte. Le premier axe s’intéressera aux formes et aux genres discursifs qui se déploient au coeur de ces dispositifs. Autrement dit, quelles sont les formes discursives privilégiées et par les vulgarisateurs et par les intervenants exprimant leurs réactions à ces discours ? S’il est aisé de supposer qu’elles changent selon le dispositif pris en compte, peut-on aussi prévoir des évolutions et des transformations des discours au fur et à mesure qu’ils se déploient ? Et quel rôle jouent les vulgarisateurs ? Il sera question d’explorer non seulement les sujets auxquels ils accordent leur(s) préférence(s) mais aussi la façon dont les intervenants s’expriment. Est-ce qu’ils parviennent à être reconnus comme des voix faisant autorité au sujet de la langue ? Ensuite, un deuxième axe se propose d’approfondir les fonctions remplies par les discours sur la langue française dans les réseaux, qu’elles tiennent à des formes de vulgarisation, d’enseignement, etc. D’une part, l’on pourra approfondir la relation entre réseaux sociaux et apprentissage du français : quelles sont les plateformes qui se prêtent davantage à l’apprentissage du français ? Quels sont les sujets abordés et comment ? Et comment le public réagit-il ? Et cela qu’il s’agisse du français standard ou des variétés présentes dans l’espace francophone. De l’autre, l’on examinera des discours, qui trouvent un espace dans ces dispositifs, ayant des objectifs différents, qu’il s’agisse de débats sociolinguistiques (féminisation de la langue par exemple, respect ou dépassement de la norme) ou de politiques linguistiques. Il s’agira de vérifier si ces nouveaux dispositifs s’avèrent un terrain fertile pour ce genre de débats. Finalement, les études devront permettre d’explorer les représentations du français que ces réseaux contribuent à construire ou, à l’inverse, à déconstruire. Le français est-il encore perçu comme une langue normée, obéissant à une norme unique, homogène et unifiante ? Quelles sont les variétés du français représentées par les réseaux sociaux ? Comment sont-elles décrites (quels aspects, grammaire, lexique, oral) ? Peut-on envisager une évolution des représentations vers un (ou « des ») français moins normé(s) ? Et encore : est-ce que ces nouveaux dispositifs s’avèrent-ils un terrain fertile pour les débats linguistiques ? Les études contrastives, ainsi que les études de cas, sont les bienvenues, à condition que l’une des langues en présence soit le français. La durée prévue pour chaque communication est de 20 minutes + 10 minutes de débat. La langue de communication est le français. L’inscription aux journées d’étude est gratuite et la participation des jeunes chercheur.e.s est encouragée. À l’occasion des journées d’étude se tiendra aussi l’AG du Do.Ri.F.
Nom du contact: 
Giuliano Rossi
Courriel du contact: 
giuliano.rossi@unimi.it
Suggéré par: 
Giuliano Rossi
Courriel: 
giuliano.rossi@unimi.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
12/03/2026
Date de fin de l'événement: 
13/03/2026
Ville de l'événement: 
Milano
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 

Sonia Solfrini: “Il trattamento digitale dei testi del Cinquecento in lingua francese: il progetto SETAF”

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Il 24 settembre 2025, la Dott.ssa Sonia Solfrini interverrà nel ciclo di incontri “Digital Spritz”
ITA Il 24 settembre 2025, la Dott.ssa Sonia Solfrini interverrà nel ciclo di incontri “Digital Spritz”, dedicato al tema del digitale e delle Digital Humanities nella didattica e nella ricerca delle Lingue e Letterature straniere, e organizzato annualmente dal Prof. Simone Rebora nell’ambito delle attività del Progetto di Eccellenza del dipartimento di Lingue e letterature straniere dell’Università di Verona (https://www.dlls.univr.it/?ent=iniziativa&convegno=1&id=13560). In tale occasione, la Dott.ssa Solfrini terrà una conferenza dal titolo Il trattamento digitale dei testi del Cinquecento in lingua francese: il progetto SETAF. Il progetto SETAF (https://www.unige.ch/setaf/) include diverse componenti digitali, tra cui un corpus digitale che sarà presto accessibile tramite un sito TEI Publisher. Il Corpus Réformé Romand (CRR) comprenderà una trentina di testi pubblicati tra il 1530 e il 1560 nell’attuale Svizzera francofona. Sonia Solfrini coordina la creazione di questo corpus nelle sue diverse fasi: dalla verifica delle trascrizioni ottenute mediante modelli di OCR, alla codifica dei testi e dei metadati in XML-TEI, fino alla normalizzazione semi-diplomatica dei testi e alle relative annotazioni linguistiche. Questi ultimi passaggi non solo facilitano la lettura e la ricerca full-text, ma permettono anche di condurre analisi computazionali sul lessico e sullo stile. Il CRR invita a riscoprire un corpus di opere finora difficilmente accessibili e, al tempo stesso, mette a disposizione una pipeline per il trattamento digitale dei testi del Cinquecento in lingua francese. L’intervento si propone, da un lato, di presentare un esempio di applicazione delle Digital Humanities nell’ambito di un progetto specifico e, dall’altro, di illustrare alcuni strumenti digitali utilizzabili in altri progetti di ricerca storico-letteraria. Sonia Solfrini è dottoranda presso l’Università di Ginevra, dopo aver terminato i suoi studi presso l’Università di Verona con una Tesi specialistica diretta dalla Prof. Rosanna Gorris Camos. La sua tesi di dottorato è dedicata all’opera di Matthieu Malingre, poeta attivo tra Neuchâtel e Ginevra a partire dagli anni Trenta del Cinquecento. Si tratta di un progetto all’intersezione tra la letteratura francese del Cinquecento, la storia della Riforma e le Digital Humanities. Le ricerche si inseriscono nell’ambito del progetto FNS SETAF, diretto dalla Prof.ssa Daniela Solfaroli Camillocci (IHR). Tra le sue recenti pubblicazioni ricordiamo: « Normaliser le moyen français : du graphématique au semi-diplomatique », Actes de CORIA-TALN-RJCRI-RECITAL 2025, juillet 2025, Marseille, France (https://hal.science/hal-05137564v1) et « Océriser les imprimés du XVIe siècle en langue française : le cas d’un corpus romand en caractères gothiques », actes du colloque Humanistica 2024, Association francophone des humanités numériques, mai 2024, Meknès, Maroc (https://hal.science/hal-04555002v1). FRA Le 24 septembre 2025, Sonia Solfrini interviendra dans le cadre du cycle de rencontres “Digital Spritz”, consacré aux Humanités Numériques dans l’enseignement et la recherche en Langues et Littératures étrangères. Ces rencontres sont organisées chaque année par le Prof. Simone Rebora, dans le cadre des activités du Projet d’Excellence du Département de Langues et Littératures étrangères de l’Université de Vérone (https://www.dlls.univr.it/?ent=iniziativa&convegno=1&id=13560). À cette occasion, Sonia Solfrini tiendra une conférence intitulée : Le traitement numérique des textes français du XVIᵉ siècle : le projet SETAF. Le projet SETAF (https://www.unige.ch/setaf/) comprend plusieurs volets numériques, parmi lesquels un corpus numérique qui sera bientôt accessible via un site TEI Publisher. Le Corpus Réformé Romand (CRR) rassemblera une trentaine de textes publiés entre 1530 et 1560 dans l’actuelle Suisse romande. Sonia Solfrini coordonne la création de ce corpus à travers ses différentes étapes : de la vérification des transcriptions obtenues grâce à des modèles d’OCR, à l’encodage des textes et des métadonnées en XML-TEI, jusqu’à la normalisation semi-diplomatique des textes et aux annotations linguistiques correspondantes. Ces derniers traitements ne facilitent pas seulement la lecture et la recherche en plein texte, mais permettent aussi de conduire des analyses computationnelles sur le lexique et le style. Le CRR invite ainsi à redécouvrir un ensemble d’œuvres jusqu’ici difficilement accessibles et propose en même temps une chaîne de traitement pour l’édition numérique de textes français du XVIᵉ siècle. Cette conférence se propose, d’une part, de présenter un exemple d’application des Humanités Numériques dans le cadre d’un projet spécifique et, d’autre part, d’illustrer certains outils numériques mobilisables dans d’autres recherches historico-littéraires. Sonia Solfrini est doctorante à l’Université de Genève, après avoir achevé son cursus à l’Université de Vérone avec un mémoire de master dirigé par la Prof. Rosanna Gorris Camos. Sa thèse de doctorat est consacrée à l’œuvre de Matthieu Malingre, poète actif entre Neuchâtel et Genève à partir des années 1530. Il s’agit d’un projet à l’intersection de la littérature française de la Renaissance, de l’histoire de la Réforme et des Humanités Numériques. Ses recherches s’inscrivent dans le cadre du projet FNS SETAF, dirigé par la Prof. Daniela Solfaroli Camillocci (IHR). Parmi ses publications les plus récentes, nous signalons : « Normaliser le moyen français : du graphématique au semi-diplomatique », Actes de CORIA-TALN-RJCRI-RECITAL 2025, juillet 2025, Marseille, France (https://hal.science/hal-05137564v1), et « Océriser les imprimés du XVIᵉ siècle en langue française : le cas d’un corpus romand en caractères gothiques », actes du colloque Humanistica 2024, Association francophone des humanités numériques, mai 2024, Meknès, Maroc (https://hal.science/hal-04555002v1
Nom du contact: 
Rosanna Gorris-Camos
Courriel du contact: 
rosanna.gorris@univr.it
Suggéré par: 
Anderson Magalhães
Courriel: 
anderson.magalhaes@univr.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
24/09/2025
Ville de l'événement: 
Vérone
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Humanités Numériques

Didactique du FLES : recherches et pratiques

Dictionnaires et didactique en classe de FLE

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Ce volume a pour ambition de réunir des contributions portant sur des pratiques de classe, des recherches empiriques, des projets de formation des formateurs en FLE ainsi que sur des démarches innovantes, concrètes et aisément transférables.
Les contributions attendues devront être originales et s'inscrire dans une approche didactique pratique. Elles pourront présenter des études de cas, des comptes rendus d'expérimentations ou des propositions de démarches pédagogiques clairement structurées. Nous attendons dans un premier temps des propositions puis dans un second temps, après validation par la direction du numéro, les propositions complètes. Chaque proposition doit comporter : - Un titre clair et pertinent - Un résumé de 250 à 300 mots, précisant clairement les objectifs, les démarches adoptées et les résultats attendus - Une courte notice biographique des auteurs (50 mots maximum) Chaque contribution complète doit respecter la feuille de style de la revue qui se trouve sur le site de la revue à https://ouvroir.fr/dfles/index.php?id=72 Calendrier : - Proposition (résumé provisoire) : 15 septembre 2025 - Soumission du texte définitif : 15 décembre 2025 - Publication : 30 juin 2026 Merci d’envoyer vos propositions à l’adresse électronique suivante : dictionnairedidactique@gmail.com et asso.rhenane.enseignants.fle@gmail.com
Nom du contact: 
Mariadomenica Lo Nostro, Yannick Hamon
Courriel du contact: 
dictionnairedidactique@gmail.com
Suggéré par: 
Mariadomenica Lo Nostro
Courriel: 
mlonostro@unisa.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
09/07/2025
Date de fin de l'événement: 
15/09/2025
Ville de l'événement: 
Strasbourg
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
dictionnaire, didactique, fle

Écrire et traduire à plusieurs : perspectives didactiques

Revue "À tradire"

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Appel à contributions pour le numéro 4 de la revue "À tradire", "Écrire et traduire à plusieurs : perspectives didactiques", dirigé par Yannick Hamon et Giuseppe Sofo.
Qu’il s’agisse de traduction ou de rédaction technique, les métiers de langagiers s’exercent de plus en plus en équipe. Loin des mythes et stéréotypes prégnants du traducteur solitaire, que rappelaient Vandal-Sirois (2011 : 22), Ollier et al. (2015) ou encore Markowicz (2018 : 14), les professionnels de la traduction, de l’interprétation et de la rédaction technique travaillent le plus souvent à plusieurs, qu’ils soient à leur compte ou travaillant en agence. Bien plus, l’offre d’instruments numériques pour communiquer à distance a fortement contribué au développement des pratiques collaboratives, ne serait-ce que pour des révisions croisées ou des échanges de courriels entre traducteurs, réviseurs, auteurs, éditeurs. Des logiciels de communication synchrone aux wikis, les technologies ont renforcé des modalités de travail qui mettent les professionnels en réseaux. Ces réseaux peuvent être formels, au sein des agences, ou informels, comme c’est le cas avec les sous-titrages sauvages (fansubs). Or, ces pratiques collaboratives sont intéressantes parce qu’elles constituent à la fois un moyen, une modalité mais aussi une fin, dans la mesure où la collaboration s’apprend, si on la veut harmonieuse et profitable. Si elle ne traite pas de traduction littéraire, la revue À tradire. Didactique de la traduction pragmatique et de la communication technique, propose néanmoins, pour son prochain numéro, de s’interroger sur les collaborations des traducteurs, interprètes et rédacteurs techniques et sur la façon dont elles sont introduites, initiées, expérimentées dans le cadre de la formation des futurs professionnels. Car l’exercice professionnel de la traduction pragmatique peut fort bien être vécu dans une grande solitude, les contacts avec l’extérieur se limitant aux relations commerciales, tout comme il peut impliquer des collaborations suivies, voire intenses, avec d’autres acteurs du processus – des chefs de projets aux réviseurs, en passant par des terminologues ou d’autres traducteurs (le numéro 233 de la revue Traduire en contient plusieurs exemples) –, ou avec des spécialistes, par exemple. Si l’on voit mal comment les rédacteurs techniques pourraient se passer de collaborations, avec leurs collègues (lorsque le service ne repose pas sur leurs seules épaules) ou avec les autres métiers représentés dans leur contexte professionnel, il serait intéressant de cartographier ces collaborations et d’étudier les moyens que les enseignants ont d’y préparer les étudiants. L’interprétation, elle, est peut-être celle des professions étudiées dans notre revue qui met le plus en évidence le fait que la communication, qu’elle soit d’ailleurs monolingue ou multilingue, nécessite la collaboration active de toutes les parties. Dans tous les cas, la pratique professionnelle s’appuiera sur le vécu en formation, selon les modalités d’enseignement de chaque formation, si ce n’est de chaque enseignant, pour le refléter ou, au contraire, l’infirmer. La coordination des enseignements d’une même formation, l’élaboration (nécessairement collaborative ?) de cursus adaptés (à quoi ?) seront d’ailleurs de nature à favoriser ou non la collaboration dans les formations elles-mêmes et à la prolonger ensuite : entre chaque formation et les acteurs du marché, entre les anciens étudiants et les étudiants actuels, entre les formations… Il apparaît donc nécessaire de définir les périmètres des collaborations à étudier dans ce numéro ou, du moins, d’établir une liste non exhaustive d’exemples de travaux de recherche qui pourraient éclairer les collaborations existantes ou souhaitables entre les différents acteurs du processus de formation identifiés dans notre ligne éditoriale : corps enseignant, étudiants, professionnels, chercheurs. Il pourra ainsi être question de problématiques telles que : L’acquisition de savoir-être de nature à favoriser les collaborations dans de futurs contextes professionnels Les apports des projets de groupes au sein des formations de langagiers Les collaborations entre promotions d’étudiants Les résultats de travaux (télé)collaboratifs dans un contexte pédagogique en traduction (comme l’ont fait par ex. Van Egdom et al., 2024 ou Higashi et Frérot, 2023), en terminologie (à l’instar du projet « Terminology without Borders » décrit dans Elbaz & Loupaki, 2023), en interprétation, en communication technique Les moyens, les difficultés, les résultats de la collaboration entre étudiants, entre enseignants ou avec les professionnels La contribution étudiante aux travaux de traduction et de rédaction myriadisés (crowdsourced) et les bénéfices pour la formation de ces futurs professionnels La collaboration des équipes pédagogiques, en interne, et avec les acteurs du secteur pour l’élaboration des formations (étudiée par exemple par Brufau Alvira, 2024) La « collaboration » entre étudiants, professionnels, enseignants et technologies (comme l’envisagent par exemple Lacour et al., 2010 ou Vidrequin, 2023) Les modalités et objets de rétroaction entre pairs et la réflexivité métalangagière/métacognitive induite par les révisions collaboratives Les tâches collaboratives menées dans le cadre de la traduction didactique dans les filières LLCER (Langues, littératures et civilisations étrangères et régionales) ou équivalentes dans d’autres aires institutionnelles Il est rappelé en outre que la revue se veut un lieu d'expression des parties prenantes de l'enseignement/apprentissage des métiers de langagiers et peut dans cette optique publier d'autres écrits que des articles scientifiques. Nous accueillerons donc avec plaisir, par exemple, des retours d'expérience sur des pratiques d'enseignement où la collaboration occupe une place importante, qu'ils viennent d'ailleurs d'enseignants ou d'étudiants, des travaux étudiants, des témoignages de professionnels, des recensions, etc. Calendrier et modalités de soumission Le numéro est coordonné par Yannick Hamon et Giuseppe Sofo. Si l’article n’est pas achevé ni sur le point de l’être, nous demandons aux auteurs de nous indiquer au moins leur intention de le soumettre d’ici le 10 juillet. Les articles, originaux, devront être envoyés avant le 15 septembre 2025 à l’adresse articles[à]atradire.fr. Les auteurs correspondants devront copier-coller dans leur message la phrase suivante : Par le présent message, j’atteste que les co-auteurs éventuels de l’article soumis et moi-même, en tant qu’auteur correspondant, avons bien pris connaissance de la charte éthique et déontologique de la revue et y adhérons sans réserve. Conformément aux règles de la revue, les articles seront préalablement examinés par les coordinateurs du numéro, puis soumis à une évaluation en double aveugle. Les réponses aux propositions de contributions seront données au plus tard fin octobre 2025. Les textes devront respecter les règles de présentation et d’anonymisation habituellement appliquées par la revue À tradire (consignes aux auteurs). Ils devront être accompagnés d’un résumé de 1 000 caractères maximum et de mots-clés qui, comme le titre de l’article, devront également être traduits en anglais et éventuellement dans une ou plusieurs autres langues au choix (voir politique linguistique dans les consignes aux auteurs). La revue À tradire est d’abord et essentiellement francophone. Les contributions en français seront donc privilégiées. Le comité éditorial pourra néanmoins étudier également des propositions de contributions dans d’autres langues, à condition que le texte de la contribution soit accompagné par un résumé long en français représentant environ 30 % du volume initial de l’article. La revue peut aussi publier des articles et leur traduction intégrale. Bibliographie Voyage en équipage, 2015, Traduire, n° 233, [https://journals.openedition.org/traduire/720], consulté le 30/10/2024. Artero Paola & Hamon Yannick, 2018, « Révisions collaboratives croisées en ligne : apprendre à réviser à plusieurs et à distance », Revue internationale de pédagogie de l’enseignement supérieur, 34(2), [http://journals.openedition.org/ripes/1472], consulté le 17/12/2024. Brufau Alvira Nuria, 2024, « Propuesta consensuada (Delphi) de prácticas docentes para la adquisición de la competencia traductora », Mutatis Mutandis, Revista Latinoamericana de Traducción, 17(1), p. 192-221, [https://revistas.udea.edu.co/public/journals/recursos_html/Mutatis-Html/mutatis-v17n1/v17n1a9.html], consulté le 30/10/2024. Collombat Isabelle, 2021, « L’enseignement de la traduction à l’université : regards croisés France-Canada », dans T. Levick & S. Pickford (dir.), Enseigner la traduction dans les contextes francophones, Arras, Artois Presses Université, p. 259-278. Elbaz Pascale, Loupaki Elpida, 2023, « Terminologie collaborative : analyse d’un projet inter-universitaire outillé en contexte européen », Digital Scholarship in the Humanities, 38(1), p. 148-160. Frérot Cécile, Lavault-Olléon Élisabeth & Karagouch L., 2019, « Designing an Authentic Translation Environment for Future Translators : Integrating a Collaborative and Ergonomic Perspective into Translator Training », dans P. Pietrzak (dir.), inTRAlinea, Special Issue : New Insights into Translator Training, [https://www.intralinea.org/specials/article/2427], consulté le 17/12/2024. Higashi T., Frérot Cécile, Coulange S., Akihiro H., 2022, « Constitution d’un corpus d’apprenants bilingue et multidimensionnel à partir d’une tâche télécollaborative de traduction », journée d’étude Constitution de corpus écrits d’apprenants en contexte universitaire. Pratiques, enjeux, perspectives acquisitionnelles, Université Grenoble-Alpes, 18 mars. Higashi T. & Frérot Cécile, 2023, « Activité pédagogique appliquée à la traduction-révision  : Expérience de télécollaboration entre étudiants français et étudiants japonais », Alsic. Apprentissage des Langues et Systèmes d’Information et de Communication, 26(3), Article 3, DOI : 10.4000/alsic.6893. Jeanmaire G., 2017, « Traduction pédagogique participative et collaborative dans l’enseignement du FLE », The French Review, 90(3), p. 138‑155. Kalinowski Isabelle, 2002, « La vocation au travail de traduction », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 144 (4), p. 47-54, [https://shs.cairn.info/revue-actes-de-la-recherche-en-sciences-sociales-2002-4-page-47 ?lang =fr], consulté le 29/10/2024. Lacour Philippe, Bénel Aurélien, Eyraud Franck, Freitas Any, Zambon Diana, 2010, « TIC, collaboration et traduction : vers de nouveaux laboratoires numériques de translocalisation culturelle », De la localisation à la délocalisation – le facteur local en traduction, Meta : journal des traducteurs/Meta : Translators’ Journal, vol. 55, n° 4, décembre, , Montréal, Les Presses de l’Université de Montréal, p. 674-692, [https://www.erudit.org/fr/revues/meta/2010-v55-n4-meta4003/045685ar/], consulté le 30/10/2024. Markowicz André, 2018, Partages : un an de chroniques sur Facebook, juin 2013-juillet 2014, Paris, Éditions Inculte, collection « Barnum ». Ollier Nicole, François Lhorine, Zemmour Joachim, 2015, « « Passages » : embarquement pour la traduction poétique en équipage », Voyage en équipage, Traduire, n° 233, p. 14-22, [https://journals.openedition.org/traduire/720], consulté le 30/10/2024. Springer C., 2018, « Parcours autour de la notion d’apprentissage collaboratif : didactique des langues et numérique », Revue internationale de pédagogie de l’enseignement supérieur, 34(2), [http://journals.openedition.org/ripes/1336], consulté le 17/12/2024. Van Egdom Gys-Walt, Schrijver Iris, Verplaetse Heidi, Segers Winibert, 2024, « The impact of collaborative processes on target text quality in translator training », The Interpreter and Translator Trainer, 18(3), p. 486-506, [https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/1750399X.2024.2320512], consulté le 30/10/2024. Vandal-Sirois Hugo, 2011, « Publicités multilingues : l’apport du traducteur en agence de communication marketing », dans Élisabeth Lavault-Olléon (Sous la direction de), Traduction et Ergonomie, ILCEA, 14, [https://journals.openedition.org/ilcea/1031], consulté le 29/10/2024. Vidrequin Magali, 2023, Évaluation de la qualité de la traduction automatique à base de réseaux neuronaux et apports de la collaboration traducteur/machine à la traduction du discours médical : une approche de la pratique indépendante, Thèse de doctorat en traductologie préparée sous la direction de Katell Hernández Morin et Christine Evain, soutenue le 17 novembre, Rennes, Université Rennes 2.
Nom du contact: 
Giuseppe Sofo
Courriel du contact: 
giuseppe.sofo@unive.it
Suggéré par: 
Giuseppe Sofo
Courriel: 
giuseppe.sofo@unive.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
21/06/2025
Date de fin de l'événement: 
15/09/2025
Ville de l'événement: 
Rennes
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
écriture collaborative, traduction collaborative, didactique

"Fragiles sans être idiots" (spectacle théâtral)

Atelier de Théâtre en Langue Française de l'Université de Padoue

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Dimanche 22 juin, les étudiants de l’Atelier de Théâtre en Langue Française dirigé par la professeure Anna Bettoni présenteront une adaptation de "Les Idiots" de Claudine Galéa au Cinéma Théâtre Lux de Padoue, à 21h00.
Plus d'informations sur le site: https://www.facebook.com/share/p/1C8nmaq7NH/ Entrée libre.
Nom du contact: 
Anna Bettoni
Courriel du contact: 
anna.bettoni@unipd.it
Adresse postale: 
Claudine Galéa, Théâtre, langue française
Suggéré par: 
Francesca Dainese
Courriel: 
francesca.dainese@unipd.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
22/06/2025
Date de fin de l'événement: 
22/06/2025
Ville de l'événement: 
Padova, Cinema Lux
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 

Call for papers “Passaggi di senso: traduzioni e linguaggi oltre i confini”

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Call for papers del Convegno “Passaggi di senso: traduzioni e linguaggi oltre i confini” (Università degli Studi di Salerno, 23 e 24 febbraio 2026).
In un mondo globalizzato, caratterizzato da confini sociali, economici e culturali diventati sempre più labili, l’incontro di lingue e culture ha mutato volto, evolvendosi con complessità e dinamicità crescenti, superando frontiere di diversa natura e portata (Matras, 2009; Horner & Weber, 2018). L’innovazione tecnologica (non solo telematica), lo sviluppo di nuovi mezzi e scambi commerciali, l’intensificazione dei rapporti politici e degli investimenti internazionali su scala mondiale, hanno creato un mondo in cui persone, oggetti e idee possono liberamente circolare senza vincoli eccessivi, entrando così in contatto non solo in maniera ‘tradizionale’ ma interagendo in contesti che spesso trascendono la fisicità e danno vita a dinamiche transnazionali dominate dal multilinguismo (Pennycook & Otsuji, 2014; Zhu, 2015). In questo scenario, le lingue sono diventate un mezzo di propulsione di scambi e incontri, identità e conflitti: attraverso parole e segni, infatti, è possibile accedere a nuove esperienze di tipo geografico, politico, economico, letterario, socioculturale. Nell’incontro multilinguistico e multiculturale la comunicazione manifesta tutta la sua forza, influenzando e modificando linguaggi, prospettive, luoghi e persone, e intensificando le manifestazioni variazionistiche delle lingue coinvolte, con effetti socioculturali sorprendenti (Weinreich et al., 1968). Anche nei materiali pubblicati a stampa e online, il melting pot di linguaggi e culture si traspone in pratiche di traduzione e translanguaging (Wei, 2018; Ou, Gu & Hult, 2020), apportando nuove informazioni e arricchendo gli scambi comunicativi, nel tentativo di decodificare e ricodificare prospettive linguistico-culturali sempre più ramificate e complesse. Il convegno Passaggi di senso intende promuovere il confronto tra studiose e studiosi sul ruolo delle lingue nei processi di mobilità, contatto e mediazione all’interno del mondo contemporaneo e globalizzato. Tali temi di ricerca si collocano in una prospettiva inter- e multidisciplinare, coinvolgendo numerosi ambiti di indagine che spaziano dalla traduzione specialistica alla comunicazione turistica, dalle dinamiche migratorie alle interazioni tra lingue e territori, analizzando – da molteplici prospettive e in differenti contesti – come il linguaggio si adatti, si trasformi e crei nuove connessioni. Si accoglieranno proposte di contributi afferenti (in maniera generale e non esaustiva) alle seguenti aree tematiche: ● Variazione linguistica ● Multilinguismo e translanguaging in contesti fisici e comunicativi ● Minoranze e marginalizzazione sociolinguistica ● Multilinguismo e sostenibilità ● Comunicazione turistica, localizzazione ● Accessibilità e inclusione nei contesti comunicativi turistici ● Movimenti linguistici e migratori ● Internazionalizzazione ● Traduzione specialistica e mediazione linguistica e culturale ● Prospettive professionali di traduzione e mediazione nei contesti multilingue ● Comunicazione interculturale e nuove tecnologie ● Transcreation e pratiche traduttive creative ● Didattica, sostenibilità ed etica della traduzione Riferimenti bibliografici Horner K., Weber J. J. (2018), Introducing multilingualism: A social approach, 2nd ed., Routledge, London. Matras Y. (2009), Language contact, Cambridge University Press, Cambridge. Ou W. A., Gu M. M., Hult F. M. (2020), Translanguaging for intercultural communication in international higher education: transcending English as a lingua franca, in “International Journal of Multilingualism”, article published online. Pennycook A., Otsuji E. (2014), Market lingos and metrolingua francas, in “International Multilingual Research Journal”, 8, 4, pp. 255-70. Wei L. (2018), Translanguaging as a practical theory of language, in “Applied Linguistics”, 39, 1, pp. 9-30. Weinreich U., Labov W., Herzog M. I. (1968), Empirical foundations for a theory of language change, in W. P. Lehmann, Y. Malkiel (eds.), Directions for historical linguistics: A symposium, University of Texas Press, Austin, pp. 95-195. Zhu H. (2015), Negotiation as the way of engagement in intercultural and lingua franca communication: Frames of reference and interculturality, in “Journal of English as a Lingua Franca”, 4, 1, pp. 63-90. Modalità di invio proposte e atti del convegno Gli interessati sono pregati di inviare all’indirizzo convtradspec2026@unisa.it un abstract di max 300 parole (esclusa bibliografia), in formato .doc oppure .pdf, entro il 15/09/25, specificando i propri dati (nome, cognome, indirizzo e-mail, affiliazione) e l’area tematica della presentazione. Gli autori riceveranno comunicazione dell’esito entro il 31/10/25. È possibile partecipare con una relazione di 30 minuti (20 minuti di presentazione orale e 10 minuti per le domande) o con un poster. In quest'ultimo caso, l’autore dovrà portare con sé il proprio poster stampato su finitura lucida o opaca, delle dimensioni massime di 84 x 119 cm (formato A0). Il tempo della sessione sarà stabilito a seconda del numero totale di poster che verranno esposti. In seguito, i relatori presenti al Convegno saranno invitati a sottoporre, entro il 30/05/26, un articolo relativo al proprio intervento per la pubblicazione in un volume dedicato, che avverrà – dopo un processo di selezione peer reviewed – a cura del Comitato organizzativo e del Comitato scientifico. Il convegno si terrà presso l’Università degli Studi di Salerno e sarà possibile partecipare sia in presenza che online. Le eventuali spese di partecipazione (viaggio, alloggio ed eventuali) sono a carico dei partecipanti. Non è prevista quota di partecipazione. Per informazioni dettagliate (come raggiungerci, dove alloggiare, programma) contattare il Comitato organizzativo (dipsumlingue@unisa.it). Lingue ufficiali: italiano, inglese, francese, spagnolo, tedesco, russo. Contatti: convtradspec2026@unisa.it
Nom du contact: 
Comitato Organizzativo
Courriel du contact: 
convtradspec2026@unisa.it
Suggéré par: 
Comitato Organizzativo
Courriel: 
convtradspec2026@unisa.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
23/02/2026
Date de fin de l'événement: 
24/02/2026
Ville de l'événement: 
Fisciano (SA)
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
traduzione, mobilità, contatti, mediazione
Site web de référence: 

CfP: L’eclettismo nel Settecento: un’analisi interdisciplinare

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Appel à contributions pour l'ouvrage collectif : "L’éclectisme au XVIIIe siècle : une analyse interdisciplinaire" (Université de Salerne, Département des sciences humaines, Département d'études politiques et diplomatiques)
Le XVIIIe siècle représente une période cruciale dans l’histoire de la culture européenne, marquée par d’extraordinaires transformations intellectuelles, politiques, scientifiques et artistiques (Bock 2020). Ce siècle, qui marque le passage de la modernité à la contemporanéité, est souvent identifié au siècle des Lumières et à ses exigences de rationalité, de progrès et d’universalisme (Garrett 2022). Cependant, si la philosophie des Lumières a dominé le paysage intellectuel, le XVIIIe siècle est aussi un siècle caractérisé par la pluralité des visions et la multiplicité des courants de pensée, de la naissance des sciences modernes à la redéfinition des pratiques artistiques et des structures politiques (Pagden 2013 ; Colclough 2020). Le terme « éclectisme » - du grec eklektikos, qui signifie « celui qui choisit » - est devenu au fil du temps un outil clé pour interpréter l’évolution de la pensée et des pratiques culturelles du XVIIIe siècle (Canto 2017). L’éclectisme s’exprime comme un processus de sélection et de fusion d’éléments issus de différentes traditions, dans une dynamique qui reflète la recherche de nouvelles synthèses dans un contexte historique de grande effervescence (Rosenberg 2019). En philosophie, en art, en science et en politique, l’éclectisme résulte de la nécessité de dépasser le dogmatisme des époques précédentes et d’ouvrir la culture à l’expérimentation, à l’innovation et au dialogue entre les différentes traditions et disciplines (Sorrentino 2021 ; Kelly 2018). En ce sens, et ce n’est pas un hasard, l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (1751-1772) s’impose comme une œuvre emblématique de cette tendance éclectique : un projet ambitieux intégrant différents savoirs - de l’artisanat aux sciences, de la philosophie aux arts - reflétant pleinement l’esprit d’ouverture, d’interdisciplinarité et d’innovation du siècle. Il ne s’agit pas seulement d’un phénomène stylistique dans l’art, mais d’une approche méthodologique et conceptuelle qui a traversé de nombreux domaines de la connaissance, dans le but de façonner une vision du monde plus inclusive et dynamique (Albritton 2019 ; Kemp 2020). L’éclectisme du XVIIIe siècle est le produit d’une interaction intense entre les idées de la philosophie rationaliste et empiriste, les théories scientifiques émergentes et la tradition classique, toutes influencées par les nouvelles instances sociales et politiques qui se développent en Europe (Fauvelle 2020). Objectifs de l’ouvrage L’objectif de cette publication est d’explorer la manière dont l’éclectisme du XVIIIe siècle a influencé les principaux domaines du développement culturel et scientifique de l’époque. Elle vise à analyser la manière dont les différentes traditions et disciplines interagissent et s’intègrent dans le contexte des principales transformations intellectuelles du siècle, tant au niveau de la théorie que de la pratique. C’est pourquoi les universitaires, les chercheurs et les académiciens sont invités à proposer des contributions qui explorent l’éclectisme dans divers domaines de la pensée humaine, en soulignant les interconnexions entre l’art, la philosophie, la linguistique, la littérature, la science, la politique et la culture. En particulier, l’éclectisme du XVIIIe siècle doit être compris comme une pratique dynamique qui non seulement reflétait la pluralité des courants de pensée de l’époque, mais contribuait également à une synthèse culturelle plus large. En effet, l’éclectisme était à la fois une méthode et un résultat, une forme de résistance à la rigidité des systèmes fermés, ainsi qu’une stratégie d’ouverture à l’expérimentation et à l’innovation dans une période de changements profonds et rapides. Sujets éligibles Cet appel à communications invite les universitaires et les chercheurs à proposer des contributions qui explorent le phénomène de l’éclectisme au dix-huitième siècle dans différentes disciplines, en mettant l’accent sur les interconnexions entre les diverses formes d’expression culturelle et intellectuelle. Les sujets éligibles sont énumérés ci-dessous, représentant des domaines dans lesquels l’éclectisme a joué un rôle important : 1. L’éclectisme dans l’art • L’interaction entre le baroque tardif, le rococo et le néoclassicisme : continuités et ruptures stylistiques. • L’influence de l’antiquité classique dans l’art du XVIIIe siècle et le remaniement de ses canons. • Syncrétisme entre tradition et innovation dans les arts visuels du XVIIIe siècle. • Le rôle de la culture aristocratique et populaire dans l’évolution des langages artistiques. • Réflexion sur l’art en tant que produit d’influences multiples et sur la transformation des techniques artistiques. 2. L’éclectisme philosophique et les Lumières • La synthèse du rationalisme, de l’empirisme et de l’idéalisme dans la philosophie du XVIIIe siècle. • La contribution de Voltaire, Rousseau, Diderot et d’autres penseurs au dialogue entre les différentes traditions philosophiques. • Le rôle central de la raison et l’intégration de points de vue contradictoires sur le progrès humain et social. • L’approche éclectique de Kant et sa capacité à concilier différents systèmes philosophiques. • L’interaction entre la philosophie et d’autres disciplines telles que la science et l’art au siècle des Lumières. 3. L’éclectisme dans les sciences • La naissance des sciences modernes : un mélange de traditions philosophiques, empiriques et naturelles. • L’intégration des sciences physiques, chimiques et biologiques dans le contexte du 18e siècle. • La contribution de scientifiques tels que Newton, Linné et d’autres à la construction d’un nouveau paradigme scientifique intégrant diverses influences. • La synthèse des approches empiriques et théoriques dans la médecine et les sciences naturelles du XVIIIe siècle. • L’évolution de la pensée scientifique par l’interaction des théories traditionnelles et novatrices. 4. L’éclectisme en musique • L’influence des différents styles (baroque, rococo, classicisme) sur la musique et la composition musicale. • L’équilibre entre rationalité et émotivité dans la musique du XVIIIe siècle. • L’interaction entre les différentes traditions musicales et l’évolution du langage musical. • Le phénomène de l’éclectisme dans des genres musicaux spécifiques. 5. L’éclectisme en littérature • L’évolution des genres littéraires et la synthèse de la tradition classique et de l'innovation narrative. • L’apport des Lumières à la littérature : rationalisme, critique sociale et utopie. • Réflexion sur l’individu et la société à travers une pluralité de styles et d’influences. • La littérature comme instrument d’expression et de synthèse culturelle dans un contexte éclectique. 6. L’éclectisme en linguistique • Naissance de la linguistique moderne dans le contexte des Lumières : intérêt pour la rationalisation et la systématisation du langage. • La contribution de penseurs tels que Condillac et Rousseau à l’analyse du langage en tant qu’instrument de pensée et de communication sociale. • Réflexion sur l’origine des langues et leur évolution en tant que synthèse d’influences culturelles, philosophiques et sociales (de Brosses). • L’éclectisme dans les théories linguistiques : la fusion des approches empiriques et philosophiques pour comprendre le langage humain. • Le rôle de la linguistique au siècle des Lumières dans le cadre d’un projet culturel et pédagogique visant à la formation d’une langue universelle et rationnelle. 7. Éclectisme et politique • La fusion des théories du droit naturel, de l’absolutisme et des premières idées de démocratie. • La pensée éclectique de penseurs tels que Montesquieu, Rousseau et Locke sur la gouvernance et les droits de l’homme. • L’influence de l’éclectisme dans la formulation des théories politiques modernes et l’évolution des structures sociales. • Le rôle des idées éclectiques dans les révolutions politiques du XVIIIe siècle, comme la Révolution française. 8. L’éclectisme dans la religion • L’interaction entre la religiosité traditionnelle et les nouvelles conceptions rationalistes et sceptiques. • Comparaison des théologies et des philosophies religieuses, avec un accent sur les réformes religieuses et le déisme. • Le remaniement des principes religieux par l’intégration de différentes influences, telles que le rationalisme et le mysticisme. • L’éclectisme dans les mouvements religieux et les réformes de l’Église en Europe au XVIIIe siècle. 9. L’éclectisme dans l’histoire et les idées sociales • La synergie entre les différentes traditions historiques et l’émergence de nouvelles théories sociales et historiques. • L’interaction entre les philosophies sociales du progrès et les visions conservatrices de la société. • L’éclectisme dans l’analyse des mouvements de réforme sociale et des droits de l’homme. • L’influence des idées du 18e siècle sur la définition de la citoyenneté et des structures sociales modernes. • Les points de vue contradictoires sur la hiérarchie sociale et l’égalité, et la manière dont ils se combinent dans l’élaboration de nouvelles idées politiques. 10. L’éclectisme dans l’éducation et la formation intellectuelle • L’émergence des établissements d’enseignement et leur approche interdisciplinaire de l’enseignement. • La diffusion de la méthode scientifique et sa rencontre avec la tradition humaniste dans les universités et les écoles. • Le rôle des encyclopédies, comme l’Encyclopédie de Diderot, dans la formation d’un savoir intégré et syncrétique. • Les tensions entre la tradition classique et les nouvelles méthodologies d’enseignement. • Le rôle de l’éducation dans l’émergence d’une nouvelle élite intellectuelle, capable de synthétiser différents domaines de connaissance. 11. Éclectisme et culture populaire • L’interaction entre la haute et la basse culture au XVIIIe siècle : traditions populaires et acculturation. • Les influences mutuelles entre la culture aristocratique, le folklore et les nouvelles tendances culturelles. • L’évolution de la littérature et de la fiction populaires en relation avec les idéologies dominantes. • L’éclectisme dans le théâtre, les contes de fées, les histoires populaires et les pratiques théâtrales. • Représentations de la culture populaire dans la musique, l’art et la littérature du XVIIIe siècle. Bibliographie Althusser, Louis. (2020). La philosophie et la philosophie spontanée des scientifiques. Bell, David A. (2021). Le culte de la nation en France : l'invention du nationalisme, 1680-1800. Bock, Gisela. (2020). Les Lumières et la naissance de la politique moderne. Bonnet, Jean-Claude. (2018). Le Siècle des Lumières. Bouhours, Dominique. (2019). Les Lumières et le sens du monde. Caccamo, Giovanni. (2018). L'éclectisme dans la philosophie du dix-huitième siècle. Canto, Manuel. (2017). La formation de la pensée éclectique : une histoire des idées au XVIIIe siècle. Colclough, David L. (2020). Littérature et Lumières dans la Grande-Bretagne du XVIIIe siècle. Cole, Michael W. (2015). La naissance du musée : l'éclectisme du Grand Tour et l'évolution des institutions artistiques. Condillac. (1754). Traité des sensations. Cunningham, Andrew. (2020). La révolution scientifique et les origines de la science moderne. Delon, Michel. (2017). La Littérature du XVIIIe siècle. Fauvelle, François-Xavier. (2020). La construction de l'histoire dans l'Antiquité et le Moyen Âge. Ferrara, Maurizio. (2020). Esthétique et néoclassicisme : le retour à la tradition dans l'art du XVIIIe siècle. Garrett, Aaron. (2022). The Cambridge History of Eighteenth-Century Philosophy (Histoire de Cambridge de la philosophie du XVIIIe siècle). Gibson, Quentin. (2017). La pensée politique à l'âge de la révolution. Goulemot, Jean-Marie. (2020). L'éclectisme philosophique et ses conséquences. Heilbron, John L. (2021). Le soleil dans l'église : les cathédrales comme observatoires solaires. Johns, Christopher M. S. (2018). L'art et les Lumières. Jones, Susan D. (2020). Le 18e siècle mondial. Kelly, Duncan. (2018). La politique des Lumières : concepts et controverses. Kemp, Martin. (2020). La science de l'art : thèmes optiques dans l'art occidental de Brunelleschi à Seurat. Lilti, Antoine. (2021). L'Encyclopédie et le destin des Lumières. Manferdini, Stefano. (2019). L'éclectisme entre science et philosophie : la synthèse rationaliste du XVIIIe siècle. Mossa, Giorgio. (2021). L'éclectisme dans la pensée italienne des Lumières. Rivista di Filosofia Italiana, 123-145. Pagden, Anthony. (2013). Les Lumières : et pourquoi elles comptent encore. Roda, Francesco. (2022). Philosophie, science et politique au siècle des Lumières. Rosenberg, Pierre. (2019). L'Art du XVIIIe siècle : L'Âge des Lumières. Rousseau. (1781). Essai sur l'origine des langues. Sorrentino, Luciano. (2021). La pensée éclectique au XVIIIe siècle : entre rationalisme et empirisme. Tesson, Sylvain. (2022). Les Lumières et l'Empire : Les racines de l'éclectisme politique. Revue des Études Politiques, 76-99. Ward, Patricia A. (2019). Les Lumières dans le contexte social. Zaretsky, Robert. (2021). Une vie qui vaut la peine d'être vécue : Albert Camus et la quête de sens. Soumission des contributions : Envoyez un résumé de 300 mots maximum (en italien ou en anglais), accompagné d’une courte biographie (100 mots maximum), avant le 30 juin 2025 à l’adresse électronique suivante : eclettismo700@unisa.it Les notifications d’acceptation seront envoyées au plus tard le 30 juillet 2025. La version finale de l'article (35 000 mots maximum, espaces et bibliographie compris, pour une éventuelle publication, en italien, français, anglais ou espagnol) doit être soumise avant le 15 septembre 2025. Les articles seront examinés de manière anonyme par au moins deux évaluateurs externes (en double aveugle). Comité éditorial : Rosario PELLEGRINO, Mariadomenica LO NOSTRO, Valeria Anna VACCARO
Nom du contact: 
Valeria Anna Vaccaro
Courriel du contact: 
vvaccaro@unisa.it
Adresse postale: 
eclettismo700@unisa.it
Suggéré par: 
Valeria Anna Vaccaro
Courriel: 
vvaccaro@unisa.it
ropellegrino@unisa.it
mlonostro@unisa.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/06/2025
Date de fin de l'événement: 
30/06/2025
Ville de l'événement: 
Università di Salerno
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
eclettismo - Settecento - Linguistica diacronica

La Traduction augmentée

Approches interdisciplinaires, indisciplinées et expérientielles de la traduction

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Il convegno "La Traduction augmentée : Approches interdisciplinaires, indisciplinées et expérientielles de la traduction" intende aprire gli studi sulla traduzione all'incontro con l'arte contemporanea, le pratiche esperienziali di traduzione e approcci non solo interdisciplinari ma anche "indisciplinati". Il convegno, aperto da Giuseppe Sofo, vedrà la partecipazione di Myriam Suchet, Lucia Quaquarelli, Chiara Montini, Ricarda Vidal e Madeleine Campbell nella prima giornata, e l'apertura della mostra d'arte contemporanea "L'esperienza della traduzione | La traduzione dell'esperienza" presso la galleria CREA Cantieri del contemporaneo all'Isola della Giudecca. Il secondo giorno avrà luogo il primo seminario del gruppo di ricerca STRADE: Studi sulla Traduzione, la Riscrittura e l'Adattamento nell'Era Digitale, con la partecipazioni di ricercatori nel campo della traduzione di diverse discipline.
LA TRADUCTION AUGMENTÉE Approches interdisciplinaires, indisciplinées et expérientielles de la traduction Università Ca’ Foscari Venezia, 27-28 marzo 2025 Giovedì 27 marzo 10.30-12.15 CREA Cantieri del contemporaneo, Giudecca Redentore Atelier: Kit de désapprentissage de “la langue” Atelier di Myriam Suchet, riservato alle studentesse e agli studenti dei corsi di Éléments de traduction littéraire e Langue française. 14.00-17.30 Ca’ Bernardo, Sala B “La Traduzione aumentata” Approcci indisciplinati ed esperienziali alla traduzione 14-14.15: Saluti istituzionali 14.15-14.45: Giuseppe Sofo (Ca’ Foscari), “La Traduction augmentée” 14.45-15.15: Myriam Suchet (Sorbonne Nouvelle – Paris 3), “Faire l'expérience de la traduction comme transformation: une indiscipline en acte” 15.15-15.45: Lucia Quaquarelli (Paris Nanterre), “Repenser l'acte traductif depuis les ‘marges’” 15.45-16.15: Chiara Montini (CNRS/ENS/Unipegaso), “Mercier et Camier. Traduire le bilinguisme” 16.15-17.15: Ricarda Vidal (King’s College London), Madeleine Campbell (University of Edinburgh), “Book Launch: The Translation of Experience: Cultural Artefacts in Experiential Translation”. Con la partecipazione di Ayse Ayhan (Yildiz Technical University), Delphine Grass (Lancaster University), Giuseppe Sofo (Ca’ Foscari) e Mary Wardle (Sapienza) 17.15-17.30: Discussione Giovedì 27 marzo, ore 18.30 CREA Cantieri del contemporaneo, Giudecca Redentore Inaugurazione mostra d’arte contemporanea, a cura di Ricarda Vidal e Madeleine Cambell The Experience of Translation | The Translation of Experience L’Expérience de la traduction | La Traduction de l’expérience L’esperienza della traduzione | La traduzione dell’esperienza Mostra aperta dal 28 marzo al 7 aprile dalle 11.00 alle 18.00 Ingresso gratuito Venerdì 28 marzo 9.30-13.00 Ca’ Bernardo, Sala B STRADE: Studi sulla traduzione, la riscrittura e l’adattamento nell’era digitale Approcci interdisciplinari alla traduzione Primo seminario del gruppo di ricerca STRADE del progetto di eccellenza del DSLCC. 9.30-9.40: Saluti istituzionali 9.40-10.00: Federico Zanettin, “La traduzione: concetti, pratiche e termini in evoluzione” 10.00-10.20: Magda Campanini e Michela Lagnena, “Corpora letterari francesi della Prima Modernità e paradigma digitale: un caso di adattamento nella didattica universitaria attraverso il progetto ‘Tragiques Inventions’” 10.20-10.40: Massimo Ciaravolo, “Le prime traduzioni italiane del romanziere svedese Hjalmar Söderberg ad opera di Carlo Piazza (1933) e Giuseppe Viggiani (1945)” 10.40-11.00: Giuseppe Trovato e Giacomo Campanaro: “La traduzione delle espressioni polirematiche in contesto audiovisivo: Una prospettiva comparativa spagnolo-italiano” Pausa caffè (11.00-11.30) 11.30-11.50: Maria Elisa Fina, “Multimodalità e (ri)scrittura: l'adattamento nella traduzione intersemiotica” 11.50-12.10: Sara Culeddu, “Adattamento della minoranza etnico-linguistica sami a scrivere nelle lingue maggioritarie e forme di resistenza multilingue: i guai del traduttore!” 12.10-12.30: Yannick Hamon e Giuseppe Sofo, “Tradurre, collaborare, creare: l’apprendimento della traduzione nell’era digitale” 12:30-13.00: Discussione Chiude Myriam Suchet 15.00-16.30 Ca’ Bernardo, Sala B Atelier di traduzione multilingue e multimodale: Translating “An Anna Blume” Atelier a cura di Madeleine Campbell e Ricarda Vidal Con il sostegno di: Venise pour la francophonie, Florence Gombault e Vincent Gombault, DSLCC, Università Italo Francese, Department of Culture, Media & Creative Industries, Arts and Humanities Research Council, UK Research & Innovation, King’s College London, CREA Cantieri del contemporaneo Con il patrocinio di: Do.Ri.F. Università, Rencontres francophones, Seminario di filologia francese, SUSLLF. Comitato scientifico e organizzativo: Giuseppe Sofo, Marie-Christine Jamet, Yannick Hamon Immagine della locandina tratta da: “I am only human” di Sophie Clausen and Manuela Perteghella, 2022.
Nom du contact: 
Giuseppe Sofo
Courriel du contact: 
giuseppe.sofo@unive.it
Suggéré par: 
Giuseppe Sofo
Courriel: 
giuseppe.sofo@unive.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
27/03/2025
Date de fin de l'événement: 
28/03/2025
Ville de l'événement: 
Venezia
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
traduzione, interdisciplinarità, arte contemporanea, traduzione esperienziale
Site web de référence: 

Appel à contributions Revue Ponti/Ponts n. 25, 2025

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Appel à contributions Revue Ponti/Ponts. Langues littératures civilisations des Pays francophones n. 25, 2025
Dirigée par Marco Modenesi, la revue Ponti/Ponts est une publication annuelle multidisciplinaire qui se veut un haut lieu de rendez-vous des cultures francophones d’Europe, d’Afrique, des Amériques et de l’Océanie. Chaque numéro est révisé par les pairs et est disponible en libre accès sur son site internet. Ponti/Ponts s’avère un espace de diffusion pour les travaux réalisés par les chercheur.es qui s’intéressent à la francophonie extra-hexagonale. De même, la revue se propose d’offrir une vitrine des parutions récentes dédiées à ce domaine de recherche, à travers des notes de lecture portant sur les publications à visée linguistique, littéraire et culturelle (art, cinéma, BD, chansons) concernant les différentes francophonies. Ponti/Ponts a pour but de mettre en lumière la richesse de la multiplicité des regards que les spécialistes de toutes les disciplines émanant des différents horizons des sciences humaines peuvent jeter sur les problématiques et les questionnements relatifs aux espaces francophones, en perspective synchronique ou diachronique. Du n. 1 de 2001 au n. 21 de 2021 les différentes livraisons ont proposé un dossier thématique et des études libres ; à partir du n. 22 de 2022 Ponti/Ponts se caractérise par des études à caractère littéraire, culturel ou linguistique dégagées de contraintes thématiques. La proposition d’interviews et d’inédits littéraires (poèmes, poèmes en prose, nouvelles) est également possible et encouragée. Les propositions de contribution pour le n. 25, 2025 devront être rédigées en français selon les modalités décrites ci-dessous et envoyées à la rédaction (redazione.ponts@unimi.it) jusqu’au 16 mars 2024. * * * * * Soumission d’une proposition d’article La revue reçoit des articles rédigés en français, d’auteurs invités et d’auteurs qui, de leur propre initiative, soumettent des travaux pour évaluation. Les articles proposés doivent être inédits et ne doivent pas être sous évaluation par une autre revue. Les propositions de contribution, en français, comprendront un titre, une bibliographie et un descriptif d’environ 400 mots qui précisera le cadre théorique, les objectifs et méthodes, le corpus utilisé. Elles doivent être soumises en version anonyme. L’auteur enverra à part ses coordonnées (nom, prénom, institution d’appartenance) et fournira un bref CV d’une page au maximum. Modalités d’évaluation Les articles (50.000 signes au maximum, tout espace compris), qui sont jugés potentiellement publiables par le Comité scientifique de la revue, sont acheminés, en version anonyme, à des rapporteur.es pour une évaluation des qualités et des lacunes éventuelles du travail. Le Comité scientifique prend ensuite connaissance des évaluations et décide de publier ou de ne pas publier l’article. Un avis synthétique et motivé peut être transmis aux auteur.es des articles acceptés, qui mettent en œuvre les recommandations du comité dans le délai accordé. Le contenu des textes publiés et l’exactitude de leurs références bibliographiques sont la responsabilité exclusive des auteurs. Calendrier Jusqu’au 16 mars 2025 : envoi des propositions à redazione.ponts@unimi.it 16 mars-31 mars 2025 : évaluation des propositions reçues 31 mai-2025 : date limite pour la remise des articles retenus 31 mai 2025 : évaluation anonyme par les pairs des articles reçus 15 octobre 2024 : remise de la version finale des articles retenus Décembre 2025/janvier 2026 : parution du n. 25, 2025 _____________________________ Site internet de la revue : https://riviste.unimi.it/index.php/ponts Adresse : Ponti/Ponts. Langues littératures civilisations des Pays francophones. Dipartimento di Lingue, Letterature, Culture e Mediazioni – Università degli Studi di Milano – Piazza S. Alessandro 1, 20123 Milano, Italia Directeur : marco.modenesi@unimi.it Rédaction : redazione.ponts@unimi.it
Nom du contact: 
Francesca Paraboschi
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Suggéré par: 
Francesca Paraboschi
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Date de début ou date limite de l'événement: 
06/02/2025
Date de fin de l'événement: 
16/03/2025
Ville de l'événement: 
Milano
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 

Idéologies métalinguistiques

La discipline linguistique face à son miroir idéologique

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Le demi-siècle d’âge d’or de la discipline linguistique s’est construit sur un paradoxe apparent : alors qu’elle devenait le paradigme dominant influençant une grande partie du paysage des humanités et des sciences sociales, la linguistique reposait tout entière sur l’idée non-interventionniste, le refus de la prescription et le pari de pouvoir distinguer la langue de ses normes extrinsèques. Pour le dire autrement, alors que le structuralisme imposait une empreinte forte sur la pensée du 20° siècle (Dosse 1991), il le faisait en affirmant l’autonomie des structures parfois même vis-à-vis de ceux qui les parlent, et dans une moindre mesure, de ceux qui les décrivent (Sériot 2012). Or, on le sait depuis l’analyse du discours, la frontière entre cadre théorique et cadre idéologique est parfois si mince qu’il est difficile de ne pas lire dans les méthodes et les épistémologies des visions axiologiques du monde. Quelles axiologies supportent alors le refus de la prescription ?
Cette conférence se propose d’explorer les idéologies qui trament la discipline. Pour cela, trois axes sont envisagés. Axe 1. Discours linguistique, discours des linguistes, quelle altérité ? Pour se mettre en route, le discours linguistique nécessite une coupure entre ordinaire et scientifique, une suspension du régime du discours. Ce moment de distinction, cependant, peut prendre diverses formes et porter avec lui des projets intellectuels et/ou idéologiques différents. Dans certains espaces du champ des pratiques, l’intuition du linguiste chomskyen fabriquant lui-même ses exemples le rend maître à la fois des observables et du jugement de grammaticalité. Ailleurs, les approches de corpus fournissent des données dont la taille des échantillons est censée préserver l’analyse (et l’analyste) des biais de surreprésentation de certaines formes individuelles, quitte à effacer des phénomènes peu représentés ou n’apparaissant pas du fait des méthodes de collecte. Entre les deux, les approches expérimentales reposent sur une approche des fonctionnements linguistiques comme découplés de la fonction communicative de la langue. En-deçà peut-être de cette distinction, les tests de transformation du distributionnalisme visent à suspendre en quelque sorte cette opposition en lui substituant la grammaticalité. Il demeure que toute approche linguistique se confronte à cette distinction des discours. Le questionnement de cette frontière a été au cœur des travaux consacrés à la folk linguistics / linguistique populaire (Paveau 2008, Preston 2019) tout comme à l’épistémologie de la discipline (voir les travaux de la SHEL). Il s’agit en quelque sorte d’expliciter la mise à distance des locuteurs (ou du linguiste selon le point de vue) et les mécanismes de cette distanciation. La légitimité scientifique de la discipline se tient dans cette distinction, qui peut néanmoins se faire jour à partir de compréhensions diverses du rôle de la linguistique. Lorsqu’elle en vient à questionner la dimension idéologique – ou idéationnelle – du langage, la discipline peut se doter par ailleurs d’appareils conceptuels variés : imaginaires (Houdebine 2015), normes majeures et mineures (Berrendonner et al. 1983), idéologies (Kroskrity 2000), formations (Foucault 1971, Pêcheux 1975), représentations, épidiscours, folk linguistics, indexicalité et sens social (Ochs 1993, Silverstein 2003, Eckert 2019), styles, registres (Agha 2003), etc. sont autant de concepts dont le miroir « méta » sont les approches, les cadres, les méthodes et les épistémologies. Que se passe-t-il si on retourne ce miroir vers la discipline linguistique en tant qu’ensemble de discours ? Y a-t-il un imaginaire de la linguistique ? Peut-on penser la discipline en termes de normes majeures et mineures ? d’idéologies ? etc. Quelle sont les formations discursives contemporaines des sciences du langage ? Les nouvelles pratiques d’écritures scientifiques (écritures alternatives, écritures à plusieurs mains, rupture de la distinction entre auteur et enquêtés, approches documentaires, questionnement de la frontière entre terrain et corpus, etc.), en questionnant les pratiques d’écriture et les pratiques de savoir, forment-elles de nouveaux registres ? Par ailleurs, la discipline se légitime également vis-à-vis d’autres disciplines, dont certaines ont parfois mauvaise presse auprès des linguistes (telles que par exemple la littérature ou les sciences de l’information et de la communication) tandis que d’autres sont réinvesties (sémiotique, anthropologie linguistique). Il s’agit parfois même de sous-disciplines qui se concurrencent, partageant des objets mais opposant les analyses et les méthodes (approches de corpus, expérimentales, formelles ou écologiques) ou s’hybrident (sociolinguistique, analyse du discours, anthropologie linguistique). Que révèlent ces altérités et leur mise en scène, sur le projet intellectuel qu’est la linguistique ? La production du savoir se fonde sur le principe de coopération. Les conceptions du consensus et du dissensus, et les modes de gestion des conflits au sein de l’espace scientifique reposent également sur des points cardinaux idéologiques. Il s’agit d’explorer les rapports entre métadiscours de la science, nécessité de la formalisation et langage ordinaire, notamment lorsque celui-ci constitue à la fois l’observable et l’outil d’analyse. On pourra également s’interroger sur les spécificités d’une épistémologie linguistique. Ces distinctions peuvent parfois prendre la forme plus explicite de pratiques de promotion ou de défense de la discipline, et pour cela visent à défendre le pré-carré du métadiscours comme prérogative universitaire. Ce peut être pour la visibiliser auprès du grand public à travers des événements de vulgarisation (Nuit des chercheurs, etc.), des podcasts (Parler comme jamais), des chaines Youtube (Linguisticae, L comme linguistes), des blogs (Bling), ou encore à travers les différentes actions du collectif des linguistes atterré.es. Que signifie la promotion ou la défense disciplinaire par-delà l’espace académique ? Contrairement à d’autres sciences, telle que la sociologie, qui fondent la légitimité de leur discours dans la reconnaissance partagée d’une méthode, la linguistique a parfois des tentations plus universalistes en prétendant à l’ensemble des discours rationnels sur le langage. Le problème le plus direct de cette tentation est la difficulté à limiter l’empan des discours linguistes et donc à en assumer la responsabilité (Haraway 1998) et la singularité, alors même que les traditions entre arts et sciences du texte (Rastier 2001) rendent la tradition hétérogène. Ici, c’est plus largement les caractéristiques de ce qui fait science qui viennent percuter le savoir sur le langage. Axe 2. Approches historiques des idéologies métalinguistiques D’une manière plus historique, on peut aussi s’interroger sur les effets de cloisonnement, décloisonnement, recloisonnement disciplinaire que ces distinctions produisent. Au-delà de la seule légitimité, quelle vision de la langue, du social, de la science et du savoir supportent ces différentes approches et leurs associations ou leurs conflits ? De quelle manière les oppositions entre sous-domaines, en produisant un « air du temps » au sein duquel se forme notre pensée, configurent plus ou moins durablement nos recherches ? Dans un contexte de profusion conceptuelle, due à la massification de la recherche, les généalogies intellectuelles sont sans cesse remises sur le tapis, revisitées, réélaborées. Proposer une linguistique héritière de la grammaire ou de la rhétorique ou bien en rupture avec celles-ci nous place face à l’enjeu même de la linguistique, et à la singularité de notre propos en tant que discipline. Par ailleurs, après le siècle linguistique qui commence avec Saussure, la discipline devient ancillaire, à la faveur d’autres paradigmes dominants, que ce soit les sciences cognitives, la sociologie bourdieusienne, la Gestalt ou encore les réseaux neuronaux. Est-ce pour autant la fin de la linguistique ? La linguistique se meurt-elle ? À la manière de la France qui ne se remet pas de la fin de son impérialisme, la linguistique n’a-t-elle pas des difficultés à se remettre de sa nouvelle position périphérique ? On pourra s’intéresser en particulier à ce qui se passe dans le champ autour des années 1980 et 1990, avec l’éclosion de sous-domaines variés, aboutissant souvent à la constitution d’écoles. On peut citer, entre autres, le renouvellement de la pragmatique et de l’étude des productions orales (approches théoriques des interactions verbales, du parler « ordinaire » ou de la syntaxe du français parlé) et les renouveaux théoriques qui s’ensuivent. Face à une telle floraison, peut-on parler de déclin de la linguistique ? Ces décennies témoignent-elle d’un tournant pour le champ, et ce tournant a-t-il une dimension idéologique, même lorsque ces recherches se revendiquent d’une forme an-idéologique ? Sans nécessairement faire la sociologie du champ, ces moments sont intéressants en ce qu’ils ne font pas rupture (au sens de la rupture saussurienne ou chomskyenne par exemple qui produisent de l’homogénéité), mais constituent plutôt des tournants et des moments d’hétérogénéisation du champ. Par ailleurs, si l’on se penche plus spécifiquement sur les trente dernières années, la super-spécialisation appelée par les nouvelles pratiques de la recherche recentre la spécificité linguistique sur la quantité de données et la manipulation d’outils et de techniques d’ingénierie poussées. Bien sûr, les dialogues entre analyse et ingénierie de la parole ont été nombreux et ces approches se sont informées l’une l’autre pendant de nombreuses années. Mais le développement rapide du champ du deep learning a rendu les espaces d’interdisciplinarité plus pointus et donc plus rares. Or, si la méthode est le fondement épistémologique d’un champ scientifique, dans ce cas la méthode est en quelque sorte confiée à la prothèse qu’est l’outil, délégant la définition de la scientificité hors du champ, par exemple aux statisticiens. Quels sont les effets de cette délégation ? Axe 3. Linguistique et politique Enfin, que se passe-t-il quand la linguistique fait irruption dans l’espace public ? Si la linguistique se fonde sur une posture descriptive et non prescriptive, qu’en est-il aujourd’hui des rapports entre les différents champs qui ne suivent pas cette proscription de la prescription ? Quelles positions les linguistes peuvent-ils soutenir vis-à-vis des discours doxaux sur le danger permanent dans lequel se trouverait la langue française (menacée tour à tour par l’anglais, les jeunes, les étrangers, le politiquement correct, les réseaux sociaux…), discours qui ne sont évidemment pas sans rapport avec le déclinisme ? La posture d’autorité du scientifique peut-elle se distinguer d’un prescriptivisme ? Plus foncièrement, peut-on proscrire de prescrire ? Par ailleurs, quels rapports entretiennent les postures prescriptives, les postures appliquées et les postures engagées ? Les univers idéologiques de ces trois programmes sont divers, mais se rencontrent-ils et, potentiellement, s’interconnectent-ils ? Ces postures viennent interpeller la linguistique traditionnelle sur son utilité ou du moins sa pertinence sociale. Est-ce une injonction à miner la tour d’ivoire pour descendre dans le champ de bataille épilinguistique au profit d’une inscription sociale de la science ? La linguistique a-t-elle vocation à devenir la boite à outils qu’en permanence la société lui demande d’être (voir par exemple le succès médiatique de Clément Viktorovitch) ? Les théories de la langue et du discours peuvent-elles assumer leur inutilité sociale ? Peuvent-elles quitter la tour d’ivoire sans pour autant céder devant les injonctions à l’impact social, voire à ce qui se nomme aujourd’hui un transfert des connaissances et d'innovations vers la société ? Depuis quelle(s) posture(s) idéologique(s) ? Qu’en est-il des nouvelles formes et modalités d’écritures scientifiques, des écritures alternatives, qui inaugure une autre manière de travailler non pas sur mais avec les gens, dans une vision de co-construction de la recherche. Quelles pratiques langagières et quelle réflexivité sur ces pratiques les linguistes peuvent formuler ? Pour le reformuler dans les termes de Castoriadis, les imaginaires linguistiques sont-ils des lieux de transformation sociale ? Et si c’est le cas, qu’en est-il des imaginaires linguistiques des linguistes en termes de transformation sociale ? Comme en témoigne la polémique autour de l’écriture inclusive, les idéologies linguistiques véhiculent des enjeux sociaux et politiques massifs. Et malgré les fréquentes déclarations de non-intervention et d’usage-roi, les linguistes résistent difficilement à se positionner sur ces questions socio-politiques. La diversité de leur position témoigne de la forte dimension idéologique de ces prises de parole, qui sont pourtant souvent faites au nom de la scientificité et d’une prétendue neutralité axiologique. Ces affrontements permettent d’éclairer directement la dimension idéologique des affrontements théoriques au sein du champ. Ils soulèvent aussi des questions sur la linguistique comme parole publique. L’un de lieux majeurs de la linguistique appliquée étant l’enseignement, qu’en est-il des idéologies linguistiques de ces autres spécialistes de la langue que sont les enseignants de langue ? Comment leurs positionnements permettent-ils d’enseigner les idéologies linguistiques (en contexte francophone comme non-francophone) ? Par ailleurs, quels sont les ancrages idéologiques des nouvelles propositions d’enseigner la linguistique dès l’école primaire (Sheehan et al. 2024) ? Se pose également la question du poids des idéologies linguistique sur la gestion concrète du plurilinguisme, par les différents acteurs qui y sont impliqués (Agresti 2021). Au-delà de l’enseignement, les idéologies linguistiques des spécialistes de la langue non-linguistes (correcteur, éditeur, etc.) ainsi que des professionnels de la parole publique (journaliste, rédacteurs administratifs, métiers du droit, etc.) seraient également intéressantes à investiguer. Les enjeux institutionnels autour de la langue sont massifs, tout comme les interventions régulières de l’État en la matière, qu’il s’agisse des textes ministériels encadrant les programmes scolaires, d’organismes tels que la DGLFLF, ou du soft power de la francophonie. Qui sont les auteurs et les acteurs de ces interventions et quels rapports entretiennent-ils avec les linguistes ? Les diverses commissions terminologiques dont se dote la France peuvent-elles être considérées comme des espaces de lobbying d’idéologies linguistiques, à la manière des groupes d’intérêt qui promeuvent ou défendent certaines causes ? D’où viennent les idéologies linguistiques de l’État ? Peut-on en retracer la généalogie ? Que dessinent les politiques linguistiques contemporaines, qui simultanément prêtent l’oreille aux linguistes (comme cela a été le cas pour la glottophobie (Blanchet 2016), ou bien la DGLFLF) et les ignorent (enseignement du français, Académie française, diplomatie culturelle de la francophonie, etc.) ? En France, l’utilisation appuyée de la langue dans la construction nationale a rendu la question langagière d’autant plus saillante dans l’entreprise nationaliste, et certains linguistes se sont volontiers prêtés à l’exercice, à l’instar de Damourette et Pichon. Y a-t-il encore aujourd’hui des approches nationalistes de la science linguistique ? Les linguistes font-ils parfois preuve de glottophobie ? Comment agissent les différentes idéologies linguistiques en fonction des variétés de français sur lesquelles on travaille ? Sous quelle forme se rencontrent-elles ? Enfin, on pourra s’interroger sur les pratiques de muséification de la langue et de la linguistique, du musée associatif Mundolingo (Paris) à la récente Cité internationale de la langue française, inaugurée par Macron en octobre 2023, en passant par les pratiques de patrimonialisation des instruments d’analyse que peuvent mener certains laboratoires de linguistique. Quelle vision du savoir sur la langue et quels enjeux ces pratiques portent-elles ? Alors qu’elles sont des véhicules idéologiques de ce qu’est la linguistique, elles en incarnent une version qui doit être tout à la fois explicative et ancrée socialement. À ce titre, elle constitue peut-être une nouvelle version du paradoxe fondateur de la linguistique : performer un ethos de la description scientifique, qui a vocation à agir socialement. — Références Agha, Asif. (2003). The social life of a cultural value. Language and communication, 23, 231–273. Agresti, Giovanni (2021). « Former aux politiques linguistiques et éducatives. Considérations générales, pratiques de terrain », Synergies France, 14-15 : 151-166. Berrendonner, Alain, Michel Le Guern, et Gilbert Puech. 1983. Principes de grammaire polylectale. Lyon : Presses Universitaires de Lyon. Blanchet, Philippe. 2016. Discriminations : combattre la glottophobie. Paris : Textuel. Dosse, François. 1991. Histoire du structuralisme. Paris : La Découverte. Eckert, Penelope. 2019. “The limits of meaning: Social indexicality, variation, and the cline of interiority”. Language 95(4) : 751-776. Foucault, Michel. 1971. L’ordre du discours. Paris : Gallimard. Haraway, Donna, (1988), « Situated Knowledges: The Science Question in Feminism and the Privilege of Partial Perspective ». Feminist Studies, 14(3): 575-599. Houdebine, Anne-Marie. 2015. “De l’imaginaire linguistique à l’imaginaire culturel” La linguistique 51(1) : 3-40. Kroskrity, Paul V. (ed.). 2000. Regimes of Language: Ideologies, Polities, and Identities. Santa Fe, NM : School of American Research. Ochs, Elinor. 1993. « Indexing Gender ». In Sex and Gender Hierarchies, Barbara D. Miller, 335‑58. Cambridge: Cambridge University Press. Paveau, Marie-Anne. 2008. “Les non-linguistes font-ils de la linguistique ?” Pratiques 139-140 : en ligne Pêcheux M., 1975, « Les Vérités de La Palice », In Maldidier D., éd., L’Inquiétude du discours. Textes de Michel Pêcheux, Éd. des Cendres : 175-244. Preston, Dennis R. 2019. “What is Folk Linguistics?” Målbryting : n. pag. Rastier, François. 2001. Arts et sciences du texte. Paris : PUF. Sériot, Patrick. 2012. Structure et totalité : Les origines intellectuelles du structuralisme en Europe centrale et orientale. Limoges : Lambert-Lucas. Silverstein, Michael. 2003. “Indexical order and the dialectics of sociolinguistic life”. Language and Communication 23 : 193–229 Sheehan, Michelle, Havinga Anna D., Kasstan, Jonathan R., Stollhans Sascha, Corr, Alice & Gillman Peter. 2024. “Teacher perspectives on the introduction of linguistics in the languages classroom: Evidence from a co-creation project on French, German and Spanish”. British Educational Research Journal: online. — Format de la conférence La conférence accueillera des communications sur un format classique (20 minutes de présentation et un temps de discussion collective) et se clôturera sur un moment de parole libre pour accueillir les propositions spontanées qui pourraient éclore des discussions. Une publication est envisagée, dont la forme sera décidée à l’issue du colloque. Comité d’organisation Ruggero Druetta (Università degli Studi di Torino) : ruggero.druetta@unito.it Julie Abbou (Università degli Studi di Torino) : julie.abbou@unito.it Comité scientifique Guy ACHARD-BAYLE (Université de Lorraine) Giovanni AGRESTI (Université Bordeaux Montaigne ; Università degli Studi di Napoli) Christophe BENZITOUN (Université de Lorraine) Josiane BOUTET (Université de Paris-Sorbonne) Cécile CANUT (Université Paris Cité) Gilles CORMINBOEUF (Université de Fribourg) Patrick CHARAUDEAU (Université Sorbonne Paris Nord) James COSTA (Université Sorbonne Nouvelle) José DEULOFEU (Aix-Marseille Université) Alexandre DUCHENE (Université de Fribourg) Oreste FLOQUET (Sapienza Università di Roma) Luca GRECO (Université de Lorraine) Patricia KOTTELAT (Università degli Studi di Torino) Vincenzo LAMBERTINI (Università degli Studi di Torino) Chloé LAPLANTINE (CNRS) Noémie MARIGNIER (Université Sorbonne Nouvelle) Maria Margherita MATTIODA (Università degli Studi di Torino) Benoit MONGINOT (Università degli Studi di Torino) Silvia NUGARA (Università degli Studi di Torino) Alain RABATEL (Université Claude Bernard Lyon 1) Rachele RAUS (Università degli Studi di Bologna) Laurence ROSIER (Université Libre de Bruxelles) Nathalie Rossi GENSANE (Université Lumière Lyon 2) Marie VENIARD (Université Paris Cité).
Nom du contact: 
Ruggero Druetta
Courriel du contact: 
ruggero.druetta@unito.it
Adresse postale: 
Complesso Aldo Moro, via Sant'Ottavio angolo via Verdi, 10124 Torino
Suggéré par: 
Claire-Emmanuelle Nardone
Courriel: 
claireemmanuelle.nardone@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/01/2025
Date de fin de l'événement: 
31/01/2025
Ville de l'événement: 
Torino
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
linguistique; idéologie

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