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Politique, droit, économie

Discours d’Europe, discours sur l’Europe. Quand polémiques et controverses s’en(m)mêlent...

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Appel à communication pour le colloque international et interdisciplinaire "Discours d’Europe, discours sur l’Europe. Quand polémiques et controverses s’en(m)mêlent...". Le colloque aura lieu les 17 et 18 décembre 2015 à l’ULB, à l’initiative de l’Université libre de Bruxelles (Cevipol, Graid et Resic), de l’Université de Liège (Lemme), de l’Université de Mons, de l’Université Saint-Louis – Bruxelles (Crespo, IEE), des Groupes de travail « Questions sociales » et « Europe » de l’Association belge francophone de Science politique et du Groupe de contact F.R.S.-FNRS Langue(s) et Politique(s).
La construction européenne a déjà plus de 62 ans si l’on met en route le compteur à la naissance de la Communauté économique du charbon et de l’acier en 1952. Si dans un long premier temps, elle a été principalement l’affaire de la classe politique et de certaines professions directement concernées par son développement (fonctionnaires européens, financiers et exportateurs, industriels, juristes spécialisés en droit communautaire...), l’essentiel des populations européennes des États membres y était largement indifférente. Tout changea avec la décision prise par les élites politiques et économiques de transformer le marché commun des origines, surtout connu pour sa célèbre politique agricole commune (PAC), en une Union économique et monétaire (UEM). Pareil projet nécessitait de telles transformations des mentalités, notamment pour passer à une monnaie commune, qu’il a fallu entreprendre une extraordinaire politique de communication auprès des populations pour essayer de convaincre un maximum de monde possible du bien-fondé de l’entreprise et de ses bienfaits. C’est avec les débats sur le projet de Traité de Maastricht, dès avant son adoption par les chefs d’État et de gouvernement en décembre 1991, que l’Europe sortit de son «anonymat» populaire... Naquirent ainsi de sérieuses et nombreuses polémiques et controverses dans l’espace public tant sur le sens de cette construction que sur son rythme et ses élargissements, donnant lieu à des dénominations, faisant circuler des argumentaires et des mots d’ordre, et cristallisant des postures politiques : néolibéralisme contre développement de la redistribution sociale, souveraineté nationale contre supranationalisme, Europe des États contre Europe des régions, Europe de gauche contre Europe de droite. Des bipolarisations fortes se construisirent engageant le rejet ou le soutien pur et simple soit de la construction européenne soit du tournant amorcé depuis 1985 et le grand marché.   Intégration contre élargissement, fédéralisme contre confédéralisme, supranational contre intergouvernemental, Europe à une vitesse contre Europe à plusieurs vitesses : les polémiques sont aussi intenses parmi les partisans de la construction européenne. Certes ces débats sont plus anciens mais ils restent tout aussi vifs parmi ceux qui s’entendent pourtant à œuvrer à l’édification d’une Europe intégrée. Avec le virage effectué par le pouvoir politique de l’Union européenne dès 2010 par l’adoption des mesures de la nouvelle gouvernance économique, controverses et polémiques se renforcent de plus belle tout comme la popularisation négative du pouvoir européen symbolisé par une Troïka dont la légitimité est elle aussi fortement mise en débat : Europe des riches contre Europe des pauvres, Europe des banques contre Europe des peuples... Le clivage semble s’accroître davantage de part et d’autre. Ce prochain événement scientifique prolonge la réflexion commune entamée à l’automne 2013 par le « groupe de Besançon » sur la notion de contre-discours d’Europe et qui a débouché sur la création d’un réseau transnational de réflexion et d’échange dénommé l’Observatoire des discours d’Europe (http://disceurope.hypotheses.org/). Il vise à élargir le cercle de partage des études sur ce type de production discursive ainsi que les disciplines représentées : sciences politiques, socio-linguistique, sociologie, histoire, communication politique et journalisme, économie, philosophie. Le colloque a pour ambition de réunir deux jours durant des chercheur.e.s universitaires de diverses disciplines travaillant sur des terrains de recherche très variés et qui ont comme point commun de s’intéresser aux discours produits par les acteurs qui s’affrontent autour du processus de la construction européenne, que ce soit d’un point de vue diachronique ou synchronique. Le but est de faire le point sur l’état des principales controverses et polémiques sur la construction européenne pour réfléchir sur l’état réel de l’intégration européenne : quelles sont les polémiques qui s’éteignent ? Quelles sont celles qui survivent au temps ? Retrouve-t-on les mêmes types de débats dans tous les espaces nationaux ? Y a-t-il vraiment débat ou bien s’enferre-t-on dans des monologues imperméables les uns aux autres ? Existe-il au contraire des dialogues qui s’enrichissent mutuellement dans la durée ? Quelles sont les controverses-clés de l’heure ? Quels sont les styles, les arguments, les figures, les artifices les plus mobilisés pour polémiquer? Qui soutient l’Union européenne, qui la condamne? Qui soutient l’Europe, qui la condamne ? Ces deux dernières questions amenant des réponses bien différentes. Nous serons également amenés à nous demander quel est le rôle des discours médiatiques dans la construction des problèmes publics liés à l’Europe (i.e. l’entrée de la Turquie) et dans la médiatisation des débats présentés comme des polémiques ou des controverses. Enfin, les polémiques et controverses autour de l’Europe sont également éclairées par leur contraire, la recherche d’un consensus, par exemple lorsque les élites politiques nationales tendent à invoquer l’Union européenne pour créer le consensus autour de mesures entreprises, en particulier dans le champ socio-économique. Quelles sont les modalités de ces types de discours? L’Europe y joue-t-elle le rôle d’un bouc émissaire, d’une contrainte extérieure ? Est-elle présentée comme le lieu de définition du politiquement raisonnable ? Comme l’échelle de gouvernement (ou de « gouvernance ») adéquate pour faire face aux « défis de la mondialisation » ? Bref, comment l’Europe s’articule-t-elle aux discours politiques et économiques ? Comment participe-t-elle au découpage discursif des différentes sphères d’activité sociale ? Comment participe-t-elle à la distinction, en amont de la polémique, entre ce qui peut faire l’objet d’une polémique et ce qui ne le peut pas ? Au-delà des discours politique et médiatique, il nous intéresse d’interroger aussi la dimension des publics médiatiques ou citoyens par le biais des polémiques « profanes », que l’on peut retrouver sur des forums de discussion ou des réseaux sociaux. Les publics vont en effet acquérir une importance de plus en plus grande au fur et à mesure que le processus de construction européenne avance et que se développent des outils de consultation et des dispositifs sociotechniques de participation. La parole citoyenne, qu’elle apparaisse comme des énoncés éclatés (commentaires sur Facebook par exemple) ou sous forme organisée (sondage), est en effet toujours convoquée par les instances de décision, soucieuses de développer les processus de consultation. Mais cette parole peut également déclencher la polémique en lançant des pétitions ou des initiatives citoyennes. Dans ce contexte, la polémique peut être vue comme un outil de démocratisation. Travailler sur l’Europe, c’est aussi s’inscrire dans un contexte de multilinguisme ; l’Union européenne prend en compte officiellement 24 langues distinctes. Des travaux sur des corpus multilingues seront particulièrement appréciés. Un appel est lancé afin de recueillir des propositions de communication, que ce soit tant de praticiens de l’analyse du discours, quelle que soit la méthode d’analyse pratiquée, que des analystes travaillant sur les acteurs, les institutions et les politiques de l’Union européenne : le point de convergence des communications qui animeront ce colloque étant l’analyse de polémiques tant passées qu’actuelles sur le contenu et la forme de l’Europe à partir de matériaux textuels. Nous encourageons les participants à construire des corpus ad hoc susceptibles d’exemplifier les questions ici évoquées –la liste n’étant pas par ailleurs exhaustive. INFORMATIONS PRATIQUES ET CALENDRIER Lieu : Université libre de Bruxelles (ULB); date : 17 et 18 décembre 2015 Langue de travail : français et anglais Calendrier de l’événement : Appel à communication : 5 décembre 2014 Retour des projets de communication : 1er mars 2015 Sélection des projets : 1er mai 2015 Retour des textes de communication : 1er décembre 2015 FORMAT DU PROJET DE COMMUNICATION 3500 signes (espaces compris) comportant le nom, la discipline, l’Université de rattachement et le courriel du/des auteurs, le titre de la communication, la description de l’objet de la recherche, la/les méthodes d’analyses mobilisées, la mise en évidence de son inscription dans le thème du colloque. COMITE D’ORGANISATION BELGE Arthur Borriello (Politologue, Cevipol-ULB), Laura Calabrese (Analyse du discours, RESIC-ULB), Jean-Claude Deroubaix (Sociologue, sciences du langage, ESHS-UMons), Denis Duez (Politologue, IEE-USL-B ; GT ABSP « Europe »), François Fecteau (Sociologue, GRAID-ULB), Geoffrey Geuens (Communication, LEMME-ULg), Corinne Gobin (Politologue, GRAID-ULB ; GT ABSP « Questions sociales »), Clément Jadot (Politologue, Cevipol-ULB), Heidi Mercenier (Politologue, CRESPO-USL- B, groupe de contact F.R.S.-FNRS Langue(s) et Politique (s)). COMITE SCIENTIFIQUE INTERNATIONAL Julien Auboussier (Communication, Université de Franche-Comté), Paul Bacot (Politologue, professeur émérite de l’IEP Lyon), Michelangelo Conoscenti (Linguiste, Università di Torino), Alice Krieg-Planque (Communication, Université Paris Est-Créteil), Hélène Michel (Politologue, IEP de Strasbourg), Susan Milner (Politologue, University of Bath), Umberto Morelli (Historien, Università di Torino), Coco Norén (Linguiste, Uppsala University), Claire Oger (Communication, Université Paris Est-Créteil), Rachele Raus (Linguiste, Università di Torino), Philippe Schepens (Linguiste, Université de Franche-Comté), Agnès Steuckardt (Linguiste, Université de Montpellier), Pierre Tilly, (Historien, Université catholique de Louvain). Ce colloque est soutenu par l’Observatoire des discours d’Europe (Université de Franche-Comté) et le Centro Studi sull’Europa (Università di Torino). Les projets de communication sont à envoyer à cogobin@ulb.ac.be, François.Fecteau@ulb.ac.be, lcalabre@ulb.ac.be
Nom du contact: 
Corinne Gobin
Courriel du contact: 
cogobin@ulb.ac.be
Adresse postale: 
Université libre de Bruxelles
Suggéré par: 
Rachele Raus
Courriel: 
cogobin@ulb.ac.be
Date de début ou date limite de l'événement: 
01/03/2015
Ville de l'événement: 
Bruxelles
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Europe, colloque international, interdisciplinaire

Une approche linguistique de la médiation: quelles retombées? Colloque international

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Le Colloque réunira des linguistes, des médiateurs et des juristes qui apprécieront l’impact qu’une attention à la dimension linguistique peut apporter, d’un côté, en matière de précision conceptuelle, à l’égard de la médiation et, de l’autre, en termes de confiance envers toutes ses déclinaisons. Le Colloque sera aussi l’occasion de partager des réflexions sur les difficultés et les malentendus soulevés par le délaissement de la langue quand on traite de médiation ou quand on la pratique.
La polysémie du mot médiation reflète l’existence protéiforme de la médiation elle-même. Si, d’une part, le foisonnement des pratiques médiatives invite les spécialistes et les professionnels à trouver un accord sur les fondements théoriques essentiels utiles à la définir – un éclaircissement est requis en effet pour autonomiser la médiation comme discipline à part entière et la sauvegarder comme modus operandi au quotidien –, de l’autre, l’instabilité sémantique du mot, par son renvoi à la pluralité des pratiques médiatives (et soi-disant telles), réclame des études linguistiques ponctuelles sur, par exemple, les discours sur la médiation, c’est-à-dire concernant les principes d’une théorie de la médiation, et de(s) médiation(s) civile, familiale, institutionnelle, scolaire, sanitaire, etc. L’attention à la langue et au choix des mots est un enjeu central de la formation des médiateurs. Dans la mesure où la présence du médiateur dans le processus de médiation est liée à la plus stricte impartialité, toute défaillance communicative risque d’en compromettre l’issue. Les sciences du langage sont donc un outil précieux non seulement pour enquêter sur les échanges (à l’écrit comme à l’oral) qui relèvent de toutes les pratiques se réclamant de la médiation, mais aussi pour aider les médiateurs à choisir les stratégies communicatives les plus appropriées. Sous la direction de Michele De Gioia (Université de Padoue), ce Colloque international fournira une approche scientifique des retombées théoriques, pratiques, voire économiques, de l’analyse rigoureusement linguistique de la médiation. Des linguistes, des médiateurs et des juristes apprécieront l’impact qu’une attention à la dimension linguistique peut apporter, d’un côté, en matière de précision conceptuelle, à l’égard de la médiation et, de l’autre, en termes de confiance envers toutes ses déclinaisons. Le Colloque sera aussi l’occasion de partager des réflexions sur les difficultés et les malentendus soulevés par le délaissement de la langue quand on traite de médiation ou quand on la pratique. Seront présentées par conséquent des recherches portant sur les divers aspects linguistiques (morphosyntaxiques, lexicaux, textuels, conversationnels etc.) qui caractérisent les discours sur la médiation et de(s) médiation(s). Toutes les études s’efforceront de donner une réponse à l’urgence réelle de mieux expliquer et relancer la médiation comme « processus de communication éthique » sur les différents plans de l’existence sociale et pour chaque moment de la vie.
Nom du contact: 
Mario Marcon
Courriel du contact: 
mario.marcon@uniud.it
Adresse postale: 
Archivio Antico - Palazzo Bo - via VIII Febbraio, 2 - Padova
Suggéré par: 
Mario Marcon
Courriel: 
mario.marcon@uniud.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
09/12/2014
Ville de l'événement: 
Padova
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
médiation, approche linguistique

Perspectives Critiques : François Cusset à Rome

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
François Cusset dialogue avec Dario Gentili sur French et Italian Theory, modération Stefano Petrucciani, avec traduction consécutive de Riccardo Antoniucci.
Dans le cadre d'un cycle consacré au débat d'idées, François Cusset tiendra une conférence à l'Université la Sapienza à Rome le 25 novembre à 16h30, autour de son livre French Theory (il Saggiatore, 2012). Il s'entretiendra avec  Dario Gentili autour du thème " Dialogue entre la French Theory et l'Italian Theory ". La rencontre bilingue français-italien sera modérée par Stefano Petrucciani, avec traduction consécutive de Riccardo Antoniucci. Où et quand? Villa Mirafiori, Aula VIII Via Carlo Fea, 2 00161 ROMA 16h30 François Cusset est professeur d'études américaines à l'Université Paris-Ouest. Dario Gentili est chercheur en philosophie politique (Istituto Italiano di Scienze Umane SUM, Roma 3, Daad...). Stefano Petrucciani est professeur de philosophie à l'Université La Sapienza. Riccardo Antoniucci est traducteur pour la maison d'éditions DeriveApprodi.
Nom du contact: 
Lucie Lagardère
Courriel du contact: 
lucie.lagardere@institutfrancais.it
Suggéré par: 
Lucie Lagardère
Courriel: 
lucie.lagardere@institutfrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
25/11/2014
Ville de l'événement: 
Roma
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
débat, idée, philosophie, cultural studies, french theory, rencontre, institut français, Sapienza Università, perspectives critiques

14-18 entre la France et l’Italie, un nouveau Carnet franco-italien

Contenu de l'annonce: 

Un nouveau carnet vient de naître, “14-18 entre la France et l’Italie. Relations culturelles et intellectuelles entre la France et l’Italie dans les années de la Grande Guerre” est un projet de recherche italo-français sur les relations culturelles et intellectuelles entre...

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Catégorie principale: 
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancy.murzilli@unige.it
Stefano Vidili
Mots-clés: 
carnet franco-italien
URL du site: 
http://1418frit.hypotheses.org/

Des printemps arabes à la remise en cause des États. Les sociétés civiles face à la résurgence des logiques segmentaires

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Ce colloque vise à analyser les processus de remise en cause de l’autorité et/ou de la légitimité de l’État dans cinq pays arabes touchés par ce phénomène : Irak, Syrie, Liban, Libye, Yémen. Il s’agira de comparer les différents processus en cours en les rattachant à un temps plus long et d'identifier dans les racines historiques des processus de construction nationale arabes les causes possibles du délitement des institutions étatiques auquel nous assistons dans les pays considérés, face à la tenue, réelle ou apparente, d’autres pays de la région, où l’Etat s’appuie sur des identités plus anciennes, y compris coloniales, et/ou sur des appareils sécuritaires omniprésents. La démarche s’appuie sur une dimension internationale et interdisciplinaire et s'adresse à l'ensemble des sciences sociales (anthropologie, histoire, sciences politiques et sociologie notamment).
Argumentaire  Les Printemps arabes ont libéré les expressions les plus diverses de la société. Dans certains pays arabes, les revendications en faveur de réformes démocratiques et de droits économiques et sociaux ont ainsi été rapidement investis, voire dépassés, par l’affirmation des identités régionales, tribales et confessionnelles. La réémergence ou l'affirmation de nouvelles logiques segmentaires paraissent avoir affaibli la conception de l’Etat en tant que pouvoir centralisateur, allant jusqu'à contester sa souveraineté., ce qui a eu comme résultat une insécurité plus ou moins grande. Dans certains pays où l’Etat est un héritage direct, dans sa forme, de la politique des mandats (Liban, Syrie et Irak), cet affaiblissement est ainsi allé de pair avec une remise en cause tacite de sa légitimité. Parallèlement aux logiques de fragmentation, les succès militaires de mouvements se réclamant d'un islam radical témoignent cependant aussi de la capacité de suggestion exercée par un pouvoir théocratique et unificateur au point de vue religieux. En Irak, la revendication d'un califat sunnite devant incarner un islam radical ,s'inscrit dans une logique unitaire exclusiviste (d'un sunnisme abolissant les frontières étatiques, qui joue comme élément fédérateur des identités régionales tout en s'attaquant à la population chiite). Face à cela, la revendication d'un redécoupage territorial sur des bases ethniques et culturelles (Kurdes d'Irak, de Syrie et de Turquie, Berbères de Libye etc.) semblent mal s'accommoder de la préservation de l'unité par la consolidation de gouvernements d'union nationale comme le montre actuellement l'exemple irakien. Les conflits armés, comme les interventions de puissances étrangères concourent ainsi à une recomposition rapide des paysages politiques et des facteurs de mobilisation et d'identité. En Libye, le discours religieux s'est ainsi conjugué à la pluralité d'allégeances locales, tribales ou régionales consacrant le fractionnement de la société. Le Yémen, quant à lui, est soumis à au moins trois formes de segmentarisation : régionale, tribale et confessionnelle : rébellion huthiste zaydite sur les hauts plateaux du nord, implantation d’Al-Qaïda en Hadramawt au sud, velléités autonomistes d’Aden. Ce colloque vise à analyser les processus de remise en cause de l’autorité et/ou de la légitimité de l’Etat dans cinq pays arabes touchés par ce phénomène : Irak, Syrie, Liban, Libye, Yémen. Il s’agira de comparer les différents processus en cours en les rattachant à un temps plus long. L’ancrage historique permet, en effet, d’identifier les prémisses d’un phénomène dont les racines remontent à la création d'Etats, au 20ème siècle sur le modèle de l’Etat-nation moderne européen. Le but est de réfléchir ensemble pour identifier dans les racines historiques des processus de construction nationale arabes les causes possibles du délitement des institutions étatiques auquel nous assistons dans les pays considérés, face à la tenue, réelle ou apparente, d’autres pays de la région, où l’Etat s’appuie sur des identités plus anciennes, y compris coloniales, et/ou sur des appareils sécuritaires omniprésents. Cette réflexion nous permettra d’éclairer le sens des crises politiques et des dérives actuelles dans la violence les plus graves que le monde arabe ait jamais connu. Le colloque serait ainsi le point de départ pour un projet de recherche inédit. Notre démarche s’appuie sur la dimension internationale et interdisciplinaire de nos recherches et s'adresse à l'ensemble des sciences sociales (anthropologie, histoire, sciences politiques et sociologie notamment). La publication des Actes sera assurée, comme pour notre dernier colloque (Les transitions arabes. La place de l’islam dans les polarisations politiques et confessionnelles, Paris, 26-27 mars 2014), par Roma TrE-Press.  Paris - Rome, 29 septembre 2014 Anna Bozzo (Roma Tre) et Pierre-Jean Luizard (CNRS/EPHE/GSRL) Le colloque se tiendra à Rome, les 23 et 24 avril 2015 Modalités pratiques d'envoi des propositions  Les propositions de communication, rédigées en français ou en anglais, d’environ 1500 signes, devront parvenir avant le 31 octobre 2014, accompagnées d’une brève biographie de l’auteur-e (350 signes environ) aux  deux adresses suivantes : a.bozzo09@gmail.com luizardpj@wanadoo.fr Les notifications d’acceptation seront envoyées avant le 30 novembre 2014. Les chercheurs sélectionnés doivent néanmoins savoir que l’aide financière couvrant les frais de participation  au Colloque peut être proposé à un nombre limité de participants. Aussi,  chaque personne intéressée est invitée à solliciter les financements nécessaires auprès de son Institution de rattachement. N’hésitez pas à nous contacter pour toute question complémentaire.  Comité organisateur Anna Bozzo  (Roma Tre, GSRL), Pierre-Jean Luizard (CNRS-EPHE, GSRL). Università Roma Tre,Groupe Sociétés, Religions, Laicités (GSRL-EPHE)  en partenariat avec l’Ecole Française de Rome (EFR), l’Institut Français du Proche Orient (IFPO, Beyrouth), l’Institut de Recherches sur le Maghreb Contemporain (IRMC, Tunis)  l’Institut français d’Italie  Comité Scientifique Anna Bozzo  (Roma Tre, GSRL) ; Pierre-Jean Luizard (CNRS-EPHE, GSRL) ; Karima Dirèche (IRMC, Tunis) ; François Dumasy (EFR, Rome) ; Myriam Catusse (IFPO, Beyrouth) ; François Burgat (AFEMAM, Aix-en-Provence)  Lieux Ecole française de Rome - Piazza Navona 62 Rome, Italie (00186) Contacts Pierre-Jean Luizard courriel : luizardpj [at] wanadoo [dot] fr Anna Bozzo courriel : a [dot] bozzo09 [at] gmail [dot] com
Nom du contact: 
Pierre-Jean Luizard
Courriel du contact: 
luizardpj@wanadoo.fr
Adresse postale: 
Ecole française de Rome - Piazza Navona 62 Rome, Italie (00186)
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancymurzilli@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/10/2015
Ville de l'événement: 
Roma
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
révolution arabe, islamisme, Etat, religion

Politica di Vicinato e Giovani del Mediterraneo. Il ruolo della Mobilità e della Formazione

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Conferenza, martedì 30 settembre - mercoledì 1 ottobre, alla Sapienza, dipartimento di Odontostomatologia, “Politica di Vicinato e Giovani del Mediterraneo. Il ruolo della Mobilità e della Formazione”. Gli strumenti dell’UE, le buone pratiche regionali, proposte operative.
Premessa In un momento di profonda crisi economico-politica che sta interessando la regione del Nord Africa e del Medio Oriente, si avverte forte la necessità promuovere un dibattito all’interno delle università, delle istituzioni culturali e politiche, in merito all’esigenza di contribuire a ridefinire le strategie dell’Unione Europea verso il Mediterraneo. Non solo. Altrettanto impellente è la messa in pratica di azioni politiche concrete, fattive e sostenibili da parte delle istituzioni della Riva Sud verso l’Unione Europea.   Se è vero che soltanto soluzioni politiche e economiche di ampio respiro possono risolvere la crisi in atto riavviando un processo di mutuo dialogo, è altrettanto vero che tali soluzioni dovranno necessariamente trovare la propria legittimità all’interno di società convinte dei benefici derivanti da una migliore integrazione regionale. La politica universitaria euro-mediterranea deve pertanto mirare a questo obiettivo tentando di agire simultaneamente su due fronti.   Occorre primariamente utilizzare al meglio gli strumenti che la Commissione Europea mette al servizio della Politica di Vicinato esaminando nel dettaglio gli strumenti che la nuova programmazione europea (2014-2020) mette a disposizione dei paesi della Riva Sud nei settori della formazione e della mobilità. Solo successivamente a questo primo momento analitico sarà possibile proporre miglioramenti in vista di una programmazione futura che possa e debba tener conto e delle specificità e dei bisogni dei paesi della Riva Sud.   Quanto più le tensioni che interessano i paesi del Mediterraneo si acuiscono tanto più aumenta la responsabilità delle Università nel proporre un nuovo modello re-interpretativo del modus operandi della cooperazione politica, culturale, accademica, scientifica regionale. L’Università non è solamente luogo demandato alla formazione delle giovani generazioni, quanto piuttosto centro del dibattito sociale, politico ed economico Mediterraneo, svolgendo quel ruolo di soft diplomacy che le viene da più parti ormai riconosciuto. L’Università dovrebbe essere non solo fruitrice di nuove politiche di cooperazione, bensì primaria artefice.   La conferenza in oggetto propone una riflessione politica di ampio respiro incentrata su due temi convergenti: 1) il ruolo della cooperazione universitaria nella mobilità della regione Euro-Mediterranea 2) l’integrazione universitaria nella regione, affinché si possa fornire un contributo concreto al rafforzamento del ruolo delle giovani generazioni mediterranee che da Tunisi a Madrid, dal Cairo a Parigi, da Gaza a Lisbona, da Rabat a Atene, da Ramallah a Roma, da Tel Aviv a Barcellona, ripensando i modelli sociali, economici e politici dei paesi del bacino mediterraneo: da Nord a Sud. Tema Si intende proporre una discussione informale fra specialisti e decision-makers europei a confronto con i loro omologhi della Riva Sud del Mediterraneo e del Medio Oriente sulle seguenti tematiche: - Strategia dell’UE per la Politica di Vicinato ed in particolare sui nuovi strumenti di mobilità (Erasmus+) nell’area del Mediterraneo, sulla cooperazione nel settore della formazione e sulla dimensione bilaterale e regionale della cooperazione europea - Le proposte delle Università nel sostenere una nuova politica mediterranea dell’Unione Europea e dei governi della Riva Sud - Il ruolo della cooperazione universitaria nella ricerca e nella formazione - Lo sviluppo della cooperazione universitaria Sud-Sud - La mobilità degli studenti universitari, dei ricercatori e dei professori - Ripensare le direttrici della mobilità: nuove prospettive? Sud verso Sud? Nord verso Sud? Brain/drain; brain/gain? - Formazione e mondo del lavoro: la centralità del placement. SCARICA IL PROGRAMMA COMPLETO DI QUESTI DUE GIORNI
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancy.murzilli@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/09/2014
Date de fin de l'événement: 
01/10/2014
Ville de l'événement: 
Roma
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Politica di Vicinato, giovani del Mediterraneo, mobilità

Giornata di studio su Michel Foucault

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Il prossimo 30 settembre, nell’Aula della Meridiana, Via Balbi 5, secondo piano, Università di Genova, si terrà una Giornata di studio su Michel Foucault a trent'anni dalla morte.
Programma 9:30  Introduce Realino Marra: Per una genealogia dell'opera di Michel Foucault Modera Laura Scudieri Tommaso Gazzolo: La scrittura del diritto in Foucault Matteo Buffa: Dall'internamento degli anormali al trattenimento degli anomici Alessio Di Lisciandro: Carcere e ragione disciplinare Alejandro Daniel Calzetta: Il Panopticon “liberato”: 40 anni di malintesi 14:30 Modera Alessio Di Lisciandro Laura Scudieri: Il dispositivo parresiastico Luca Malagoli: Veridiction: funzione della confessione nell’opera di Michel Foucault Giuseppe Zuccarino: Il filosofo e l’esperienza della follia Paola Molinatto: Foucault e il futuro delle Humanities
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancymurzilli@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/09/2014
Ville de l'événement: 
Genova
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Foucault, genealogia

Bando per il ciclo internazionale dell'ENA

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
L'École Nationale d'Administration (Scuola Nazionale di Amministrazione, ENA) forma l'alta funzione pubblica francese e straniera e la prepara alle responsabilità con cui si confronterà a livello nazionale, europeo e internazionale. Gli Instituts Régionaux d'Administration (Istituti Regionali di Amministrazione, IRA) formano gli Attachés, le persone che costituiscono la spina dorsale dell'amministrazione francese.
Cos'è? L'ENA propone due cicli di formazione a lunga durata aperti ai funzionari e agli agenti pubblici stranieri: il Ciclo Internazionale Lungo (CIL) di 16 mesi (funzionari junior) il Ciclo Internazionale di Perfezionamento (CIP) di 8 mesi (funzionari senior) il Ciclo Internazionale degli IRA (CiIRA) di 8 mesi (funzionari junior e senior) I candidati devono svolgere responsabilità di livello superiore, devono essere perfettamente francofoni, parlare l'inglese e disporre di un livello Master 1 (primo anno di Magistrale o equivalente). NB: Il CIL può essere aperto ai futuri funzionari dopo deroga. Nell'ambito di questi cicli lunghi gli studenti possono inoltre seguire un “master professionalizzante” in Comunicazione delle istituzioni pubbliche, in Amministrazione pubblica generale o in Azione pubblica in Europa, organizzato dall'ENA in partenariato con alcune prestigiose università francesi: Paris CELSA, Paris 1 Panthéon-Sorbonne e Université de Strasbourg. Quando? Dossier di candidatura da scaricare sul sito dell'ENA (http://www.ena.fr/index.php?/fr/formation/Cycles-internationaux) e da rilasciare entro il 30 novembre 2014 al: Service de Coopération et d'Action Culturelle (SCAC) Coopération Universitaire Ambassade de France en Italie Piazza Farnese 67 - 00186 Roma Prove di ammissibilità organizzate a dicembre 2014 dai servizi dell'Ambasciata Prove di ammissione tra marzo e maggio 2015 Comitato di ammissione a giugno 2015 Inizio del ciclo degli IRA a settembre 2015 Inizio dei cicli dell'ENA a dicembre 2015
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancy.murzilli@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/11/2014
Ville de l'événement: 
Roma
Type d'événement: 
Nouvelles formations
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
ciclo internazionale, ENA

Master de droit des affaires internationales : Appel à candidatures pour la 4ème promotion (2013-2015)

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
L’Agence Universitaire de la Francophonie annonce le recrutement pour la 4ème promotion (2013-2015) du Master de droit des affaires internationales.
Présentation : Le master de droit des affaires internationales est un programme de coopération entre l’Université Panthéon-Assas Paris II, en France, et l’Université d’Économie et de Droit, Université Nationale du Vietnam à Hô Chi Minh-Ville, Vietnam. Ce master dispensé en français a pour objectif de fournir les connaissances juridiques dans les domaines suivants : arbitrage international, assurance, contrats, propriété intellectuelle, système bancaire, système fiscal international. Ce programme est ouvert aux étudiants actuellement inscrits en 3ème année de licence de droit ou en master d'économie, de gestion, ou encore aux titulaires d'un diplôme universitaire équivalent (avec justification d'enseignements juridiques). Ce diplôme est également accessible à des professionnels souhaitant valider leurs acquis dans le domaine du droit. Les étudiants admis suivront des enseignements dispensés par des professeurs français, européens et vietnamiens. En cas de succès, le suivi de cette formation permettra aux candidats d'appréhender divers secteurs professionnels en tant que spécialistes du droit des affaires : entreprises, administration du commerce, juridictions civiles ou commerciales, chambres de commerce et d'industrie, organisations internationales du commerce, etc. Durée de la formation : 2 ans (dont 2 mois pour la réalisation d'un mémoire ou d'un rapport de stage). Diplôme délivré : Master de « Droit des affaires internationales » délivré par l’Université Panthéon-Assas Paris II (France). Établissement où se déroule la formation :Bâtiment d’ITAXA, 122-126, rue Nguyen Thi Minh Khai, District 3, Hô Chi Minh-Ville. Montant des droits d'inscription : 1.700 USD par an (paiement en VND) Condition de candidature : Formation ouverte à tous les candidats francophones des pays du "Sud" et du "Nord", titulaires d'une licence en droit ou équivalent. Le programme encourage également les postulants des départements de français ainsi que ceux titulaires d'une licence d'économie, de gestion publique, etc. Allocations de master sans mobilité : Aides accordées, sur critères sociaux, aux étudiants vietnamiens : http://www.auf.org/bureau-asie-pacifique/appels-offre-regionales/allocation-de-masters-regionaux-sans-mobilite/ Allocations de master avec mobilité : Aides à la mobilité des étudiants de la région Asie-Pacifique : http://www.auf.org/bureau-asie-pacifique/appels-offre-regionales/allocation-de-masters-regionaux-avec-mobilite/ Type de sélection : Les candidats doivent remplir un dossier de candidature constitué d'un CV et d'une demande d'inscription :   Télécharger le CV Transmission et réceptions des dossiers : du 1er mai 2013 au 31 juillet 2013 Entretien : mi-août 2013 Diffusion des résultats : fin août 2013 Les dossiers de candidature devront être transmis par voie électronique à : Télécharger le formulaire demande d'inscription Mme Trinh Ha Phuong : phuongth@uel.edu.vn ou M. Trần Minh Nghia : nghiatm@uel.edu.vn
Suggéré par: 
Nancy Murzilli 22/7/2013
Courriel: 
nancy.murzilli@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/07/2013
Ville de l'événement: 
Paris/Hô Chi Minh-Ville (Vietnam)
Type d'événement: 
Nouvelles formations
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 

Relectures postcoloniales des échanges artistiques et culturels entre Europe et Maghreb, 18e-21e siècles

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
L’Académie de France à Rome – Villa Médicis, le Centre F.G. Pariset de l’Université de Bordeaux-Montaigne, l’École française de Rome, l’École du Louvre, Paris, l’Institut National d’Histoire de l’Art (Axe Mondialisation), Paris, l’Institut de Recherches sur le Maghreb Contemporain, Tunis, le Laboratoire d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines de l’Université de la Manouba-Tunis et le Musée du Louvre (Département des Antiquités Grecques, Etrusques et Romaines ; Département des Arts de l’Islam), Paris, organisent le colloque international Relectures postcoloniales des échanges artistiques et culturels entre Europe et Maghreb, 18e-21e siècles. Il se déroulera en trois sessions : Paris, 12-13/12/14 ; Rome, 9-10/04/15 et Tunis, 4-6/06/15.
Le colloque se déroulera en trois sessions : Paris, 12-13/12/14 ; Rome, 9-10/04/15 et Tunis, 4-6/06/15. COMITÉ D’ORGANISATION  Éric de Chassey, directeur de l’Académie de France à Rome-Villa Médicis, professeur d’histoire de l’art contemporain à l’École Normale Supérieure de Lyon Karima Dirèche, directrice de l’IRMC, Tunis, chargée de recherches au CNRS Philippe Durey, directeur de l’École du Louvre, conservateur général du Patrimoine, Jean-Luc Martinez, directeur du Musée du Louvre, conservateur général du Patrimoine Catherine Virlouvet, directrice de l’École française de Rome, professeur d’histoire ancienne à l’Université d’Aix-Marseille Stéphane Bourdin, directeur des études pour l’Antiquité, École française de Rome, maître de conférences en histoire antique à l’Université de Picardie François Dumasy, directeur des études pour les Époques moderne et contemporaine, École française de Rome, maître de conférences à l’IEP d’Aix-Marseille Dominique Jarrassé, professeur d’histoire de l’art contemporain à Bordeaux-Montaigne et membre de l’Équipe de recherche de l’École du Louvre Annick Lemoine, chargée de mission à l’Académie de France à Rome-Villa Médicis, maître de conférences en histoire de l’art moderne à l’Université de Rennes 2 Ahmed Saadaoui, professeur d’histoire de l’architecture, Université de la Manouba Sophie Saint-Amans, docteur en histoire, chargée de l’administration des bases scientifiques au Département des AGER du Musée du Louvre COMITÉ SCIENTIFIQUE  Badia Belabed-Sahraoui, architecte, professeur à l’Université de Constantine Stéphane Bourdin, directeur des études pour l’Antiquité, École française de Rome, maître de conférences en histoire antique à l’Université de Picardie Éric de Chassey, directeur de l’Académie de France à Rome, professeur d’histoire de l’art contemporain à l’École Normale Supérieure de Lyon François Dumasy, directeur des études pour les Époques moderne et contemporaine, École française de Rome, maître de conférences à l’IEP d’Aix-Marseille Benoît de L’Estoile, directeur de recherches au CNRS, Iris Hannah Feldman, professeure associée d’histoire de l’art, Northwestern University Ezio Godoli, professeur d’histoire de l’architecture à l’Université de Florence Mohamed Sghir Janjar, directeur adjoint de la Fondation du Roi Abdul Aziz Al-Saoud pour les Études Islamiques et les Sciences Humaines, Casablanca Dominique Jarrassé, professeur d’histoire de l’art contemporain à Bordeaux-Montaigne et membre de l’Équipe de recherche de l’École du Louvre Yannick Lintz, directrice du Département des Arts de l’Islam, Musée du Louvre Zahia Rahmani, conseiller scientifique à l’INHA, Programme Art et mondialisation Ahmed Saadaoui, professeur d’histoire de l’architecture, Université de la Manouba Daniel Sherman, professeur, University of North Carolina, Chapel Hill ARGUMENTAIRE  Ce colloque souhaite, en réunissant des spécialistes des deux rives de la Méditerranée et d’ailleurs, envisager comment se sont construites les relations culturelles et artistiques entre France, Italie et Maghreb dans des moments cruciaux de leur histoire, avant la colonisation, en situation coloniale et après les indépendances, mais en se situant aujourd’hui, dans l’héritage des regards, des échanges et des représentations. Ces relations se sont certes inscrites dans l’art, l’architecture, l’archéologie et les institutions culturelles comme les musées, elles ne relèvent cependant pas de la seule histoire de l’art ou archéologie, mais d’une contribution des sciences sociales les plus larges : sociologie, anthropologie, études postcoloniales… Ces questions doivent être revisitées à la lumière de la réflexion postcoloniale et d’une déconstruction systématique des regards et des savoirs, aujourd’hui bien engagée. L’objectif premier se situe donc dans la prise en considération des relations présentes et de la gestion d’un héritage commun. Souvent envisagés comme une relation à sens unique, en termes de domination ou de transferts de modèles d’une métropole vers des périphéries, ces échanges ont été bien plus riches et complexes. Il ne s’agit pas d’édulcorer la relation coloniale, mais de la replacer dans le temps long et de montrer comment la culture européenne s’est elle-même transformée à ces contacts étroits et comment l’apport du « terrain » nord-africain a pu contribuer à l’évolution des sciences humaines et sociales. De même, il convient d’analyser comment la culture des pays du Maghreb s’est trouvée modelée par les occupations française et italienne, par les déplacements de population, par l’imbrication et l’évolution de communautés aux identités plurielles et aux histoires néanmoins communes. Cette région du monde, de part et d’autre de la Méditerranée, offre donc aujourd’hui une histoire partagée à réécrire. La spécificité des différents partenaires et des lieux de rencontres, Paris, Rome et Tunis, garantit la pluralité des approches. L’utilisation du terme « postcolonial » dans le titre de ce colloque traduit une volonté de confronter aussi ces sujets aux hypothèses proposées par ce domaine de réflexion qui fournit des principes critiques fructueux : une nécessaire contextualisation de toute réflexion dans les débats actuels, le dépassement des entraves de l’ethnocentrisme et de l’orientalisme, l’instauration d’un véritable dialogue entre ces cultures marquées dans un sens ou un autre par l’expérience coloniale. Né du refus de l’essentialisme inscrit dans la relation coloniale et conjugué avec la nécessité de repenser les récits linéaires de la modernisation des « autres », le projet ne tient donc pas tant à une accumulation de nouvelles connaissances qu’au décentrement de nos savoirs. La vitalité politique et esthétique de ces régions, comme la modification des équilibres géopolitiques, suggèrent de nouvelles dynamiques de recherches. AXES THÉMATIQUES  Le colloque Relectures postcoloniales des échanges artistiques et culturels entre Algérie, France, Italie, Maroc et Tunisie (18e-21e siècles) s’articule entre trois thématiques, trois sessions et trois lieux, selon un axe géographique qui unit les deux rives de la Méditerranée. La première section du colloque propose d’explorer l’héritage des musées coloniaux, comme l’héritage colonial des musées. Cela signifie donc qu’il ne saurait être question d’examiner, sur une rive, le Museo coloniale de Rome, dont le dernier avatar (IsIAO) vient d’être liquidé sans explication, ou le musée du Quai Branly à qui on voudrait faire porter seul, du fait de l’histoire de ses collections, la fonction exutoire d’un passé mal digéré et, sur l’autre rive, les musées créés en situation coloniale, comme s’ils étaient sans lien. Il convient d’entremêler les deux champs et surtout d’étendre l’enquête à tout type de musée (du Louvre au controversé musée de l’histoire de la France et de l’Algérie et au MuCEM dont la vocation de pont entre les deux rives est fortement affirmée), à l’impact de la culture coloniale et des enrichissements réalisés durant la période coloniale sur leur conception et leurs collections, et à la politique actuelle de ces musées dans leur relation avec les anciennes colonies du Maghreb… Car les échanges sont encore aujourd’hui intenses. Bien sûr, cette section axée sur l’histoire des musées et la muséologie, recoupe celle qui concerne la colonisation archéologique et patrimoniale ; les processus de dépossession et d’appropriation y jouent sur le même plan et doivent être étudiés ensemble pour être compréhensibles. À la lumière d’un temps long, il sera possible également de percevoir le rôle des premiers collectionneurs, en particulier dans le Maghreb pré-colonial(quoique déjà en proie à des formes d’impérialisme occidental), tels le Bey, le fils du premier ministre Kaznadar ou le consul anglais Reade, dans le cas de la Tunisie. Il est proposé de réexaminer la place du Maghreb dans des musées nationaux spécialisés comme le Quai Branly et la section des Arts islamiques du Louvre, dans les collections archéologiques et ethnographiques italiennes et françaises, mais aussi dans les musées maghrébins accueillant des collections de beaux-arts, archéologie, ethnographie… Certains musées, notamment au Maroc, ont été créés pour encadrer ou fournir des modèles en vue d’une « régénérescence » des arts dits indigènes. Les modalités de la collecte et de la classification des objets muséalisés, l’usage performatif des catégories de l’histoire de l’art européenne (archéologies romaine, paléochrétienne, « musulmane » remplacé aujourd’hui par « islamique », arts et traditions « populaires », civilisations…) et d’une anthropologie marquée par le paradigme évolutionniste ont créé des hiérarchisations implicites… On doit se souvenir que la constitution des disciplines consacrées à ces domaines, et surtout leur institutionnalisation, s’est déroulée dans le contexte de montée, puis d’apogée, du colonialisme ; ces interférences ont pesé lourdement, non seulement sur les hiérarchisations entre cultures européennes et maghrébines, mais dans la constitution même des collections. Le contexte actuel, dans une ère post-coloniale, invite à repenser la qualification de ces objets et le fonctionnement des musées hérités ou remodelés… La deuxième section est consacrée aux arts visuels sous l’angle à la fois historique et contemporain. Elle concerne les productions artistiques en contexte colonial et l’art contemporain en lien avec les pays concernés. L’enjeu est de revenir ici sur les notions d’héritages et d’essentialisme propres aux productions artistiques dites postcoloniales. Pour des raisons simplificatrices, communicationnelles ou économiques, il est avéré que ces oeuvres du passé et celles d’aujourd’hui sont sans cesse envisagées dans leur relation avec les identités et la culture des communautés d’origine de leurs producteurs. Il est pourtant acquis que l’identité coloniale ne peut être une mesure fixe, et qu’elle n’a pas cessé de se redessiner. Les artistes en ont exprimé l’expérience selon des modes de créations artistiques très divers. Force est de constater, avec le tournant anthropologique qui caractérise aujourd’hui le champ de l’art, que le fonctionnement et l’héritage de ces processus identitaires ont joué et jouent un rôle central dans le processus créatif et sa réception. Qu’il s’agisse de la tentative de créations d’« écoles », au double sens évidemment de structures d’enseignement, mais surtout de groupes d’artistes ancrés dans un territoire (école d’Alger, école de Tunis, artistes italiens de Tunisie…), ou au contraire d’une incessante déterritorialisation au gré d’exils et de migrations qui ont touché de nombreux individus pris dans l’étau de l’histoire et de ses vicissitudes, – on pense notamment à la manière dont les identités ont été captées et réduites à des dénominateurs communs comme « arabe » « blanc », « juif », « pieds-noirs», « roumi » … – dans l’un et l’autre cas, les artistes n’ont pu échapper à l’assignation de « l’origine » alors que la déterritorialisation se révèle une expérience fondatrice d’une nouvelle modalité d’existence qui nourrit largement leurs pratiques. Avec l’art contemporain, la dernière scène artistique internationale a réitéré ce schéma. Ramenant les artistes de la diaspora ou issus de migrations à un régionalisme « maghrébin » dont les oeuvres en porteraient les indices culturels. Les critères esthétiques d’évaluation artistiques semblent ne pas concerner ces oeuvres, souvent elles aussi convoquées sous le label « postcolonial ». Cette double perspective permet d’établir des continuités avec des processus plus anciens, tel l’orientalisme qui n’a pas attendu la colonisation pour se développer et s’est mué aisément en « art colonial », notion particulièrement développée en Italie dans l’entre-deux-guerres comme l’attestent les Mostre internazionali d’Arte coloniale à Rome (1931) et à Naples (1934), ainsi une section algérienne est organisée par Jean Alazard, qui regroupe artistes occidentaux et arts indigènes. Des convergences se sont construites dans les regards coloniaux français et italiens, malgré des fondements idéologiques différents. L’art colonial commandité par les institutions, bourses de voyages, décors officiels, etc., reste un champ immense, à peine abordé par des lectures historiennes parfois réductrices dans leur vision binaire ou dans leur incapacité à regarder ces arts autrement que comme « propagande ». Il convient de poursuivre la démarche démystificatrice de L’Orientalisme d’Edward Said, en combinant analyse des valeurs esthétiques et lectures géopolitiques. Et il est nécessaire et opportun de soumettre aujourd’hui l’intention de Said à une lecture du sous-texte. Déconstruire les représentations de l’autre ne signifie pas que l’autre « convoqué » existe. Le système de l’art quant à lui perpétue cette fiction. Pourquoi ? On est ici au coeur des représentations que la pensée postcoloniale et les artistes contemporains tentent « d’exposer ». Ces derniers sont souvent assignés à exprimer la note « originaire » attendue, en continuité avec des catégories identitaires sur lesquelles ils s’appuient pour effectuer un travail critique. Mais cet « essentialisme stratégique » montre aussi ses limites. La troisième section associe trois champs d’étude aux intrications nombreuses, qui s’avèrent les mieux explorés : les transferts architecturaux, la colonisation archéologique, l’« invention » et les usages des patrimoines. Ainsi, sous la direction d’Ezio Godoli, une impressionnante série de travaux a montré le rôle des architectes italiens dans tous les pays du pourtour oriental et méridional de la Méditerranée, des programmes de recherches Euromed Heritage ont exploré les patrimoines euro-méditerranéens, l’IRMC a mené des programmes sur les liens entre patrimonialisation et création architecturale… La question des identités et de la modernité a été privilégiée dans des débats sur l’« arabisance » ou le néo-mauresque, sur le fantasme d’une « architecture méditerranéenne » ou « rationaliste », sur l’architecture utopique des projets architecturaux et urbains dans les colonies, italiennes surtout… Cependant bien des fonds d’archives restent à explorer et des figures d’architectes, d’archéologues ou d’acteurs du patrimoine restent à découvrir ou à mieux connaître, des laboratoires universitaires tunisiens, algériens et marocains se sont fondés sur ces thématiques, des recherches doctorales ont été menées ou sont en cours sur le musée des beaux-arts d’Alger, sur l’histoire de l’archéologie au Maghreb, sur Prosper Ricard, qui a étudié les « arts indigènes » du Maroc à la Libye, etc. Ici il semble donc que la relecture postcoloniale puisse s’appuyer sur d’importants travaux dont les démarches demeurent parfois trop essentialistes, du fait des enjeux identitaires et idéologiques qui s’y inscrivent. De ce fait, les orientations souhaitées pour cette section seraient plutôt l’identification des processus à l’oeuvre dans la production d’architectures hybrides (et cela dès avant la colonisation), les réflexions sur l’impact actuel de ces études sur les architectes ayant oeuvré en territoire colonisé, le rôle des intermédiaires au cours des diverses périodes, la transmission des compétences entre systèmes coloniaux et nationaux, les réinventions, pour ne pas dire recyclages politiquement corrects, des créations du temps colonial, le rôle complexe des institutions coloniales dans la patrimonialisation, la réappropriation après les indépendances… Si, très vite pour des raisons politiques et économiques évidentes, ces trois domaines – architecture, archéologie et patrimoine, propices à l’expression identitaire – ont fait l’objet de l’attention des instances gérant ces territoires, les fonctions qui leur sont assignées aujourd’hui demeurent centrales, car elles touchent à la fois aux identités reconstruites et aux stéréotypes touristiques. Le tourisme, né en situation coloniale lui aussi, pèse en effet lourdement sur les représentations, selon les pays depuis les indépendances. De tels questionnements voudraient renverser les approches à sens unique perpétuant un schéma centre/périphérie et éclairer les implications qui se sont produites en retour dans l’architecture, dans les savoirs académiques, sciences de l’antiquité (histoire ancienne, archéologie, épigraphie, pour lesquelles la contribution de la documentation nord-africaine a été essentielle), ou sciences humaines en général, dans la qualification des objets patrimoniaux. Les langues du colloque seront l’anglais, l’arabe, le français et l’italien. Les propositions comporteront un titre et un texte d’au maximum 3000 signes, et une biographie de maximum 350 signes ; en cas de proposition en arabe, il conviendra d’y joindre un résumé en français ou en anglais. Les propositions pour les trois sessions du colloque sont à adresser, au plus tard le 15 juillet 2014, à : colloques@ecoledulouvre.fr Une réponse sera apportée fin septembre à l’ensemble des propositions. Coordination : Dominique Jarrassé   CALL FOR PAPERS  Postcolonial re-readings of the artistic and cultural exchanges between Europe and Northern Africa (Algeria, France, Italy, Morocco and Tunisia) – 18th-21st centuries  International colloquium organized by the Académie de France à Rome-Villa Médicis, the F.G. Pariset Centre at the University of Bordeaux-Montaigne, the École Française de Rome, the École du Louvre, Paris, the Institut National d’Histoire de l’Art (Globalization group), Paris, the Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain (IRMC), Tunis, the Laboratoire d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines de l’Université de la Manouba-Tunis and the Louvre Museum (Department of Greek, Etruscan, and Roman Antiquities; Department of Islamic Art), Paris. Three sessions are planned: Paris, 12-13/12/14, Rome, 9-10/04/15 and Tunis, 4-6/06/15 Organizing committee:  Éric de Chassey, director of the Académie de France à Rome-Villa Médicis, professor of art history, École Normale Supérieure, Lyons Karima Dirèche, director of the IRMC, Tunis, researcher at the CNRS Philippe Durey, director of the École du Louvre, conservateur général du Patrimoine Jean-Luc Martinez, director of the Louvre Museum, conservateur général du Patrimoine Catherine Virlouvet, director of the École française de Rome, professor of ancient history, University of Aix-Marseille Stéphane Bourdin, director of studies, ancient civilizations, École française de Rome, senior lecturer in ancient history, University of Picardy François Dumasy, director of studies, modern and contemporary civilizations, École française de Rome, senior lecturer, IEP, Aix-Marseille Dominique Jarrassé, professor of modern art history, University of Bordeaux-Montaigne and member of the research group at the École du Louvre Annick Lemoine, project leader at the Académie de France à Rome-Villa Médicis, senior lecturer in art history at the University of Rennes 2 Ahmed Saadaoui, professor of architectural history, University of Manouba Sophie Saint-Amans, PhD in ancient history, head of scientific databases in the Department of Greek, Etruscan, and Roman Antiquities, Louvre Museum Scientific committee (current state) Badia Belabed-Sahraoui, architect, professor at the University of Constantine Stéphane Bourdin, director of studies, ancient civilizations, École française de Rome, senior lecturer in ancient history, University of Picardy Éric de Chassey, director of the Académie de France à Rome-Villa Médicis, professor of art history, École Normale Supérieure, Lyons François Dumasy, director of studies, modern and contemporary civilizations, École française de Rome, senior lecturer, IEP, Aix-Marseille Benoît de L’Estoile, director of research at the CNRS, Iris Hannah Feldman, associate professor in art history, Northwestern University Ezio Godoli, professor of architectural history, University of Florence Mohamed Sghir Janjar, directeur adjoint de la Fondation du Roi Abdul Aziz Al-Saoud pour les Études Islamiques et les Sciences Humaines, Casablanca Dominique Jarrassé, professor of contemporary art history, University of Bordeaux-Montaigne and member of the research group at the École du Louvre Yannick Lintz, director of the Islamic Arts department, Louvre Museum Zahia Rahmani, scientific advisor, INHA, Globalization group Ahmed Saadaoui, professor of architectural history, University of Manouba-Tunis Daniel Sherman, professor, University of North Carolina, Chapel Hill PRESENTATION  This colloquium, which will bring together specialists from the northern and the southern shores of the Mediterranean, and elsewhere, wants to examine the construction of cultural and artistic relationships between France, Italy and Northern Africa at crucial stages in their history, namely before, during and after colonization. The point of view adopted will be that of today, in terms of the legacy of these attitudes, exchanges and representations. These relationships were certainly at work in art, in architecture, in archaeology and in cultural institutions such as museums, but they should not be seen in connection only with the history of art and of archaeology. They should be viewed in a perspective which brings into play the social sciences in a larger sense: sociology, anthropology, postcolonial studies… These questions should be revisited in the light of postcolonial thought and also of a systematic deconstruction of views and knowledge, a process which is well underway today. The first aim is therefore to consider current relations and the management of a shared legacy. These exchanges have often been viewed as functioning in only one direction, seen in terms of domination or the transfer of models from a metropolis toward peripheral regions; they were however richer and more complex than this model suggests. It will not be a question of sugaring the pill of the colonial relationship, but of replacing it within a longer timescale and showing how European culture was changed thanks to these close contacts and how the experience gained from the “fieldwork” in North Africa contributed to the development of the human and social sciences. It will also be important to study the effects on culture of the Maghreb countries of the French and Italian occupations: population movements, intertwining and evolution of communities with plural identities and histories which did after all share some common features. This area of the world, on both shores of the Mediterranean, therefore offers us today a shared history which should be rewritten. The various partners and the centres chosen for the colloquium – Paris, Rome and Tunis – each have their own specific features, and this should guarantee a plurality of approaches. The use of the word « postcolonial » in the colloquium title is an indication of the wish to confront these objects of study with the hypotheses offered by this area of research and reflection which in turn presents some fruitful critical principles: the need to contextualize all reflection in the current debates, the chance to surmount the obstacles of the ethnocentric approach and of orientalism, the introduction of a true dialogue between these cultures which have been marked in one way or another by the colonial experience. Born out of a refusal to accept the essentialism which is enshrined in the colonial relationship and combined with the need to rethink the linear accounts of the modernization of “the Others”, the project aims not so much at accumulating new knowledge and facts as at the decentring of our ideas. The political and aesthetic vitality of these areas, and the shift in geopolitical balances, offer ideal conditions for new research dynamics. SECTION THEMES  The colloquium Post-colonial re-readings of the artistic and cultural exchanges between Europe and Northern Africa (Algeria, France, Italy, Morocco and Tunisia) – 18th-21st centuries is articulated around three themes, three sessions and three locations, situated along a geographical axis which unites the northern and southern shores of the Mediterranean. The first section of the colloquium will be devoted to the legacy of colonial museums and the colonial heritage of museums. As a result, we shall not analyse, on one shore of the Mediterranean, the Museo coloniale in Rome, whose most recent manifestation (IsIAO) has just been closed down without any explanation, or the Quai Branly Museum, which has to a great extent been expected to bear alone (largely because of the history of the collections which it houses) the responsibility for an ill-digested past and, on the other shore, museums created during the colonial period, as though there were no link between them. It is important to combine the two fields of study and more especially to extend the range to include all types of museum (from the Louvre to the controversial Museum of the history of France and of Algeria and also the MuCEM whose mission as a bridge between the two shores has been clearly stated). It would also be important to include the impact on these museums of colonial culture and of acquisitions made during the colonial period – in terms of their conception and their collections – and likewise the current policy of these museums with regard to the former colonies in the Maghreb… For the exchanges are, even today, still intense. Of course there are some overlaps between this section focussing on the history of museums and museology and the section on archaeological and patrimonial colonization; the processes of dispossession and appropriation function here on the same footing and need to be studied together in order to be comprehensible. Taking a long-term view, it should also be possible to appreciate the role of the first collectors, especially in pre-colonial Maghreb (which was nonetheless already subject to some forms of western imperialism): figures such as the Bey, the son of the Prime Minister Kaznadar or the English Consul Reade, in Tunisia, could here be better understood. We should like to re-examine the place of the Maghreb regions in specialized national museums, such as the Quai Branly and the Islamic Art section in the Louvre, in the French and Italian archaeological and ethnographical collections, but also in the museums in the Maghreb which have fine arts, archaeological and ethnographical collections… Some museums, particularly in Morocco, have been set up to offer a home to or offer models in view of a “regeneration” of native arts. The methods of collection and classification of the musealized objects, the performative use of the categories exploited in European art history (Roman or Early Christian archaeology, “Muslim” archaeology which is now referred to as “Islamic”, “popular” arts and traditions, civilizations…) and of a theory of anthropology characterized by the evolutionary paradigm have all contributed to creating implicit hierarchies… It should be remembered that the intellectual disciplines in these fields – and the institutionalization of these disciplines – occurred within the context of the rise and then the apogee of colonialism; these conditions weighed heavily on not only the development of a hierarchy between European and Maghreb cultures but also on the very construction of the collections. The current context, in a post-colonial epoch, should incite us to rethink the characterization of these objects and the functioning of inherited or remodelled museums… The second section is devoted to visual arts from a historical and a contemporary point of view, considering artistic production in a colonial context and contemporary art in connection with the countries under consideration here. The aim is to revisit the notions of heritage and of essentialism inherent in the artistic productions which we call postcolonial. For reasons of simplification, of communication or of economics, it turns out that the works of both yesterday and today are constantly perceived in terms of their relationship to the identities and the culture of the communities from which their creators originated. It is however understood that colonial identity cannot be a fixed measurement and that it is constantly being redrawn. Artists have shown their experience of this fact in a number of highly diverse artistic creations. The anthropological turn which marks art today encourages us to observe that the functioning and the legacy of these identity processes have played and still play a central role in the creation process and its reception. Be it a question of the attempt to create “schools”, in the sense not only of an educational structure, but mainly of artistic groups implanted in a region (the Alger school, the Tunis school, the Italian artists in Tunisia…) or on the other hand a constant de-territorialization, the result of exiles and migrations which have affected numerous individuals caught in the grip of history and its vicissitudes. A notable example of this is the way in which identities have been appropriated and reduced to common denominators such as “Arab”, “Jewish”, “pieds-noirs”, “Roumi”, “white” … – in all of these cases, the artists find themselves unable to escape an epithet which refers to their “origin” even if de-territorialization proves to be an important founding experience implying a new type of existence which nourishes to a great extent their artistic life. With the advent of contemporary art, the last international artistic scene has repeated this pattern. It has brought artists scattered by the diaspora or who experienced migration back to a “Maghreb” regionalism whose productions bear the cultural clues. The aesthetic criteria of artistic evaluation do not seem to affect these works, often also described using the label “postcolonial”. This double perspective will offer the chance to create continuity with earlier processes, such as orientalism which developed before colonization and easily metamorphosed into “colonial art”, a notion which was particularly developed in Italy during the period between the two World Wars. This can be seen in the Mostre internazionali d’Arte coloniale held in Rome (1931) and in Naples (1934) where an Algerian section, juxtaposing Western artists and native arts, was organized by Jean Alazard. There were some convergent points of view in the French and Italian colonial attitudes, despite ideological foundations which were quite different. The colonial art commissioned by the institutions, scholarships for study journeys, official décors, etc., represent a vast field of study which has as yet been little studied, and when it has been studied the readings offered have been too black-and-white or have been unable to avoid viewing these arts as anything other than a form of “propaganda”. It will be appropriate to continue the demystifying work already undertaken in Edward Said’s Orientalism, combining the analysis of aesthetic values and geopolitical readings. It is not only necessary but also appropriate to submit Said’s intellectual aims to a reading which analyses his subtext. The act of deconstructing our representations of the other does not necessarily mean that the other that we have “summoned up” actually exists. The system of art actually perpetuates this fiction. Why should this be so? We are here at the very heart of the representations that postcolonial thought and contemporary artists attempt “to exhibit”. These latter are often required to give the “original” expected note, consistent with the categories of identity which they tend to use in order to carry out their critical work. But this “strategic essentialism” also reveals its limits. The third section brings together three fields of study which are closely intermeshed in a number of ways and which have more often been studied. These are architectural transfers, archaeological colonization, the “invention” and the usage of patrimonies. For example, an impressive series of works supervised by Ezio Godoli has served to illustrate the role played by Italian architects in all the countries on the eastern and southern shores of the Mediterranean. Likewise, research programmes organized by Euromed Heritage have studied Euro-Mediterranean heritage and other programmes organized by the IRMC have examined the links between patrimonialization and architectural creation… Debates on “arabisance” and the neo-Moresque, on the fantasy of a “Mediterranean” or “rationalist” architecture, on the utopian architecture of both architectural and urban projects in the colonies (especially the Italian projects), have privileged the question of identities and modernity… However, many archives have not yet been exploited and there are many architects, archaeologists or actors of the heritage sector who still need to be discovered or at least better known; thus research groups working in Tunisian, Algerian or Moroccan universities have been set up to investigate them, and doctorates have been or are currently being written on the Fine Arts Museum in Algiers, on the history of archaeology in the Maghreb region, on Prosper Ricard, who studied “native arts” in an area extending from Morocco to Libya, etc. Here, therefore, it seems that the post-colonial re-reading may base itself on important contributions whose approaches sometimes remain too essentialist, because of the identity and ideology related issues involved. For this reason, it is hoped that this section will propose the following directions: identifying the processes at work in the production of hybrid architectures (even before the period of colonization), reflections on the current impact of these studies on architects who have worked in a colonized area, the role of intermediaries at different periods, the exchange of knowledge and skills between colonial and national systems, the reinventions – one could even talk about politically correct recycling – of architecture built during the colonial period, the complicated role of colonial institutions in the patrimonialization process, the question of reappropriation after independence… It is true that these three domains – architecture, archaeology and patrimony, important for questions of identity – very quickly attracted the attention of the authorities responsible for each area, and this largely for obvious political and economic reasons. But their role remains central today as well, since they relate both to the reconstructed identities and to tourist stereotypes. Tourism first developed during the colonial period and weighs heavily on representations in each country since independence. The aim of these questions is to overturn approaches which are too often unidirectional and which insist on a pattern which can be summed up in centre/periphery. Secondly, it should be possible to cast some light on the implications which can be seen in architecture, in the studies of antiquity (ancient history, archaeology and epigraphy for which the contribution made by North-African documentation was essential), or the human sciences in general, in the definition of patrimonial objects. The colloquium languages will be Arabic, English, French and Italian. Proposals, including a title, should not exceed 3000 signs and also contain a short biography (not exceeding 350 signs); a proposal in Arabic should be accompanied by an abstract in French or English. The proposals for the three sections should be sent no later than July 15 2014 to: colloques@ecoledulouvre.fr A reply will be sent in late September Coordination: Dominique Jarrassé   Call for papers Riletture postcoloniali degli scambi artistici e culturali tra Europa e Maghreb (Algeria, Francia, Italia, Marocco e Tunisia)XVIII-XXI secolo Convegno internazionale organizzato da: Accademia di Francia a Roma -Villa Medici; Centre F.G. Pariset, Université Bordeaux-Montaigne; École française de Rome; École du Louvre, Parigi; Institut National d’Histoire de l’Art (INHA, Axe Mondialisation), Parigi; Institut de Recherches sur le Maghreb Contemporain (IRMC), Tunisi; Laboratoire d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines, Université de la Manouba-Tunisi; Musée du Louvre (Département des Antiquités Grecques, Etrusques et Romaines; Département des Arts de l’Islam), Parigi. Si svolgerà in tre sessioni: Parigi, 12-13 dicembre 2014; Roma, 9-10 aprile 2015; Tunisi,4-6 giugno 2015. COMITATO ORGANIZZATORE Éric de Chassey, direttore dell’Accademia di Francia a Roma -Villa Medici, professore di storia dell’arte contemporanea, École Normale Supérieure di Lione Karima Dirèche, direttrice dell’IRMC, Tunisi, chargée de recherches, CNRS Philippe Durey, direttore dell’École du Louvre, conservateur général du Patrimoine Jean-Luc Martinez, direttore del Musée du Louvre, conservateur général du Patrimoine Catherine Virlouvet, direttrice dell’École française de Rome, professore di storia antica, Université d’Aix-Marseille Stéphane Bourdin, directeur des études per l’Antichità, École française de Rome, maître de conférences di storia antica, Université de Picardie François Dumasy, directeur des études per le Età moderna e contemporanea, maître de conférences, Institut d’Études Politiques (IEP) d’Aix-Marseille Dominique Jarrassé, professore di storia dell’arte contemporanea, Université Bordeaux-Montaigne, membro dell’Équipe de recherche dell’École duLouvre Annick Lemoine, responsabile del dipartimento di storia dell’arte, Accademia diFrancia a Roma -Villa Medici, maître de conférences di storia dell’arte moderna, UniversitéRennes 2 Ahmed Saadaoui, professore di storia dell’architettura, Universitéde la Manouba Sophie Saint-Amans, dottore di ricerca in storia, incaricata dell’amministrazione delle banche dati scientifiche presso il Dipartimento delle Antichità Greche, Etrusche e Romane, Museo del Louvre COMITATO SCIENTIFICO Badia Belabed-Sahraoui,architetto, professore presso l’Université de Constantine Stéphane Bourdin, directeur des études per l’Antichità, École française de Rome, maître de conférences di storia antica, Université de Picardie Éric de Chassey, direttore dell’Accademia di Francia a Roma –Villa Medici, professore di storia dell’arte contemporanea, École Normale Supérieure di Lione François Dumasy, directeur des études perle Età moderna e contemporanea, École française de Rome, maître de conférences, Institut d’Études Politiques (IEP) d’Aix-Marseille Benoît de L’Estoile, directeur de recherches presso il CNRS, Iris Hannah Feldman, professoressa associata di storia dell’arte, Northwestern University Ezio Godoli, professore di storia dell’architettura, Università di Firenze Mohamed Sghir Janjar, directeur adjointde la Fondation du Roi Abdul AzizAl-Saoud pour lesÉtudes Islamiques et les Sciences Humaines, Casablanca Dominique Jarrassé, professore di storia dell’arte contemporanea, Université Bordeaux-Montaigne,membro dell’Équipe de recherche dell’École du Louvre Yannick Lintz, direttrice del Département des Arts de l’Islam, Musée du Louvre Zahia Rahmani, consigliere scientifico presso l’INHA, Axe Mondialisation Ahmed Saadaoui, professore di storia dell’architettura, Université de la Manouba, Tunisi Daniel Sherman, professore, University of North Carolina, Chapel Hill PRESENTAZIONE E SCOPI DEL CONVEGNO Questo convegno, che riunisce specialisti provenienti dalle due sponde del Mediterraneo e da altre parti del mondo, si pone l’obiettivo di esaminare come si sono costruiti i rapporti culturali e artistici tra Francia, Italia e Maghreb in alcuni momenti cruciali della loro storia –prima della colonizzazione, durante il periodo coloniale e dopo le indipendenze –, badando tuttavia a situarsi nell’oggi, all’interno dell’eredità degli sguardi reciproci, degli scambi e delle rappresentazioni. Queste relazioni sisono certamente inscritte nell’arte, nell’architettura, nell’archeologia e nelle istituzioni culturali, quali per esempio i musei, tuttavia esse non riguardano solo la storia dell’arte o dell’archeologia, ma competono al più ampio campo delle scienze sociali: sociologia, antropologia, studi postcoloniali… Queste situazioni devono essere riviste alla luce della riflessione postcoloniale e di una sistematica decostruzione dei punti di vista e dei saperi, oggi già ben avviata. Il primo obiettivo è dunque quello di prendere in considerazione le attuali relazioni e la gestione di un’eredità comune. Spesso esaminati come una relazione a senso unico, in termini di dominazione o di transfert di modelli da una metropoli verso le sue periferie, questi scambi sono stati in realtà molto più ricchi e complessi. Non si intende edulcorare il rapporto coloniale, ma esso va ricollocato in un tempo lungo e va mostrato come la stessa cultura europea si sia trasformata in ragione di questi stretti contatti, e come il contributodel «terreno» nord-africano abbia potuto influire sull’evoluzione delle scienze umane e sociali. Allo stesso modo, è opportuno analizzare come la cultura dei paesi del Maghreb sia stata modellata dalle occupazioni francese e italiana, attraverso gli spostamenti di popolazione, attraverso l’intreccio e l’evoluzione di comunità dotate di identità plurime e tuttavia di storie comuni. Questa regione del mondo, da una parte e dell’altra del Mediterraneo, presenta oggi agli osservatori una storia condivisa che deve essere riscritta. La specificità dei vari interlocutori coinvolti nell’organizzazione e dei luoghi di incontro –Parigi, Roma e Tunisi –garantisce la pluralità degli approcci. L’impiego del termine «postcoloniale» nel titolo del convegno manifesta la volontà di confrontare anche questi temi con le ipotesi proposte da quest’area di pensiero, che fornisce fecondi spunti critici: una necessaria contestualizzazione di ogni riflessione nei dibattiti attuali, il superamento degli ostacoli dell’etnocentrismo e dell’orientalismo, la creazione di un dialogo autentico tra queste culture segnate in un senso o in un altro dall’esperienza coloniale. Nato dal rifiuto dell’essenzialismo inscritto nella relazione coloniale e coniugato alla necessità di ripensare i racconti lineari della modernizzazione degli «altri», questo progetto non mira tanto a un accumulo di nuove conoscenza, quanto piuttosto al «decentramento» dei nostri saperi. La vitalità politica ed estetica di queste regioni, così come il cambiamento degli equilibri geopolitici, suggeriscono nuove dinamiche di ricerca. ASSI TEMATICI Il convegno Riletture postcoloniali degli scambi artistici e culturali tra Algeria, Francia, Italia, Marocco e Tunisia(XVIII-XXI secolo)si articola in tre temi, tre sessioni e tre luoghi, lungo un asse geografico che unisce le due sponde del Mediterraneo. Nella sua prima sezione, il convegno si propone di esplorare tanto l’eredità dei musei coloniali quanto l’eredità coloniale dei musei.In altre parole, non si tratterà di esaminare su una sponda il Museo coloniale di Roma –la cui ultima incarnazione, l’Istituto italiano per l’Africa e l’Oriente (IsIAO), è stata liquidata di recente senza nessuna spiegazione –o il Musée du Quai Branly –sul quale, e solo su di lui, in ragione della storia delle sue collezioni, si vorrebbe far gravare la funzione di valvola di sfogo di un passato mal digerito –, e sull’altra i musei creati durante il periodo coloniale, come se essi non avessero legami tradi loro. Conviene mescolare i due ambiti e soprattutto estendere l’inchiesta a ogni genere di museo (dal Louvre al controverso museo della storia della Francia e dell’Algeria e al Musée des Civilisation de l’Europe et de la Méditerranée-MuCEM, la cui vocazione di ponte tra le due sponde è fortemente affermata), all’impatto della cultura coloniale e degli arricchimenti realizzati durante il periodo coloniale sulla loro concezione e sulle loro collezioni, e ancora all’attuale politica di questi musei nel campo delle relazioni con le vecchie colonie del Maghreb… Proprio perché gli scambi sono tuttora intensi. Senz’altro questa sezione centrata sulla storia dei musei e sulla museologia interseca quella che riguarda la colonizzazione archeologica e patrimoniale;i processi di spossessamentoe di appropriazione sono in azione sullo stesso piano e devono essere studiati insieme per essere comprensibili. Alla luce di un tempo lungo, sarà anche possibile apprezzare il ruolo dei primi collezionisti, in particolare nelMaghreb pre-coloniale(benché già in preda a forme di imperialismo occidentale), quali il Bey, il figlio del primo ministro Kaznadar o il console inglese Reade, nel caso della Tunisia. Si propone quindi di riesaminare il posto del Maghreb in musei nazionali specializzati, comeil Quai Branly e la sezione delle arti islamiche del Louvre, nelle collezioni archeologiche ed etnografiche italiane e francesi, ma anche nei musei maghrebini che accolgono collezioni di belle arti, archeologia, etnografia… Alcuni musei, in particolare inMarocco, sono stati creati per inquadrare o fornire modelli in vista di una «rigenerazione» delle arti dette indigene. Le modalità della raccolta e della classificazione degli oggetti musealizzati, l’impiego performativo delle categorie della storia dell’arte europea (archeologie romana, paleocristiana, «musulmana» –oggi sostituito con «islamica» –, arti e tradizioni «popolari», civiltà…) e di una antropologia segnata dal paradigma evoluzionista hanno creato delle gerarchie implicite… Bisogna ricordarsi che la nascita delle discipline dedicate a questi campi, e soprattutto la loro istituzionalizzazione, si è svolta nel contesto della crescita quindi dell’apogeo del colonialismo; queste interferenze hanno pesato gravemente, non solo sulla gerarchizzazione tra culture europee e maghrebine, ma anche nella stessa costituzione delle collezioni. Il contesto attuale, quello dell’era post-coloniale, invita a ripensare la qualificazione di questi oggetti e il funzionamento dei musei ereditati o rimodellati… La seconda sezione è dedicata alle arti visive, secondo un approccio allo stesso tempo storico e contemporaneo. Essa riguarda le produzioni artistiche nel contesto coloniale e l’arte contemporanea nel suo legame con i paesi presi in considerazione. La sfida è quella di rivedere le nozioni di eredità e di essenzialismo proprie alle produzioni artistiche dette postcoloniali. Per ragioni legate alla semplificazione, alla comunicazione o a questioni economiche, è un fatto che sia le opere del passato che quelle contemporanee sono sempre esaminate nella loro relazione con le identità e la cultura delle comunità d’origine dei loro produttori. Tuttavia è ormai acquisito che l’identità coloniale non può essere definita una volta per tutte, e che anzi essa non smette mai diridefinirsi. Gli artisti ne hanno espresso l’esperienza secondo modalità creative molto varie. È d’obbligo constatare, sulla scia della svolta antropologica che oggi caratterizza il campo dell’arte, che il funzionamento e l’eredità di questi processi identitari hanno svolto e svolgono un ruolo centrale nel procedimento creativo e nel modo in cui esso è recepito. Che si tratti del tentativo di creare delle «scuole», chiaramente intendendo il termine nel duplice senso di strutture di insegnamento, ma soprattutto di gruppi di artisti legati a un territorio (scuola di Algeri, scuola di Tunisi, artisti italiani di Tunisia…), oppure al contrario di un incessante sradicamento legato a esili e migrazioni che hanno riguardato un gran numero di individui stretti nella morsa della storia e delle sue vicissitudini –si pensi in particolare al modo in cui le identità sono state fissate e ridotte a denominatori comuni quali per esempio «arabo», «bianco», «ebreo», «pieds-noirs», «roumi» –, in un caso e nell’altro, gli artisti non hanno potuto sfuggire all’assegnazione «all’origine», mentre proprio lo sradicamento si rivela un’esperienza che origina un nuovo modo di esistenza il quale alimenta abbondantemente le loro pratiche. Nell’ambito dell’arte contemporanea, la più recente scena artistica internazionale ha reiterato questo schema, riportando gli artisti della diaspora o usciti dalla migrazione a un regionalismo «maghrebino» di cui le loro opere conterrebbero gli indizi culturali. I criteri estetici di giudizio artisticosembrano non riguardare queste opere, spesso anch’esse classificate sotto l’etichetta «postcoloniale». La duplice prospettiva che qui si propone permette di stabilire continuità con processi più antichi, quale l’orientalismo, che non ha atteso la colonizzazione per svilupparsi e si è agevolmente mutato in «arte coloniale», concetto particolarmente elaborato in Italia tra le due guerre, come attestano le Mostre internazionali d’Arte coloniale di Roma (1931) e di Napoli (1934), mentre Jean Alazard organizzauna sezione algerina che riunisce artisti occidentali e arti indigene. Negli sguardi coloniali francese e italiano esistono delle convergenze, malgrado essi poggino su diversi fondamenti ideologici. L’arte coloniale commissionata dalle istituzioni, le borse di studio per viaggi, le scenografie ufficiali, ecc.: tutto questo rappresenta un campo di ricerca immenso, appena sfiorato da letture storiche talvolta riduttive nella loro visione binaria, o nella loro incapacità di guardare queste arti diversamente da mera «propaganda». Conviene proseguire il procedimento demistificatorio dell’Orientalismodi Said, combinando analisi dei valori estetici e letture geopolitiche. E oggi è opportuno e necessario sottoporre l’intenzione di Edward Said a una lettura del sottotesto. Decostruire le rappresentazioni dell’altro non significa che l’altro «convocato» esista. Quanto a lui, il sistema dell’arte perpetua questa finzione. Perché? Ci troviamo qui al cuore delle rappresentazioni che il pensiero postcoloniale e gli artisti contemporanei tentano di «esporre». Da questi ultimi spesso ci si attende ancora l’espressione di una nota «originaria», in continuità con categorie identitarie da cui essi partono per svolgere un lavoro critico. Ma anche questo «essenzialismo strategico» mostra i suoi limiti. La terza sezione associa tre campi di ricerca, dai numerosi intrecci, che sono anche quelli meglio esplorati: i transfert architettonici, la colonizzazione archeologica, l’«invenzione» e gli usi dei patrimoni, il contributo della documentazione nord-africana alla nascita delle discipline storiche (storia antica, archeologia, epigrafia). Un’impressionante serie di lavori, condotti sotto la direzione di Ezio Godoli, ha messo in luce il ruolo degli architetti italiani in tutti i paesi della costa orientale e meridionale del Mediterraneo; alcuni programmi di ricerca Euromed Heritage hanno indagato i patrimoni euro-mediterranei; l’IRMC ha condotto dei programmi sui legami tra patrimonializzazione e creazione architettonica… La questione delle identità e della modernità è stata privilegiata nei dibattiti sull’«arabisance» o sul neo-moresco, sul fantasma di una «architettura mediterranea» o «razionalista», sull’architettura utopica dei progetti architettonici e urbani nelle colonie, soprattutto italiane… Tuttavia restano da esplorare molti fondi d’archivio, così come restano da scoprire o da conoscere meglio figure di architetti, archeologi o altri attori nel settore del patrimonio; alcuni laboratori universitari tunisini, algerini e marocchini sono nati intorno a questi temi: sono state condotte o sono in corso ricerche a livello dottorale sul museo delle belle arti di Algeri, sulla storia dell’archeologia nel Maghreb, su Prosper Ricard, che ha studiato le «arti indigene» dal Marocco alla Libia, ecc. Sembra pertanto che qui la rilettura postcoloniale possa poggiare su lavori importanti, i cui procedimenti restano però talvolta troppo essenzialisti, in ragione degli investimenti identitari e ideologici che vi si inscrivono. Ne consegue che gli orientamenti auspicati per questa sezione sono: l’identificazione dei processi in opera nella produzione di architetture ibride (e questo sin da prima della colonizzazione); le riflessioni sull’impatto effettivo di questi studi sugli architetti che hanno lavorato in territori colonizzati; il ruolo degli intermediari nei vari periodi; la trasmissione di competenze tra sistemi coloniali e nazionali; le reinvenzioni –per non dire riciclaggi politicamente corretti –delle creazioni di epoca coloniale; il ruolo complesso delle istituzioni coloniali nella patrimonializzazione; la riappropriazione dopo le indipendenze… Se, molto rapidamente per evidenti ragioni politiche ed economiche, questi tre campi –architettura, archeologia e patrimonio, propizi all’espressione identitaria –sono stati oggetto dell’attenzione delle istanze gerenti questi territori, le funzioni che oggi sono loro assegnate restano centrali, poiché riguardano allo stesso tempo le identità ricostruite e gli stereotipi turistici. Il turismo, nato anch’esso in situazione coloniale, pesa in effetti molto sulle rappresentazioni, a seconda dei paesi, a partire dalle indipendenze. Tali interrogativi vorrebbero capovolgere gli approcci a senso unico che perpetuano uno schema centro/periferia e illuminare le implicazioni che si sono prodotte di ritorno nell’architettura, nei saperi accademici dell’archeologia e delle scienze umane in generale, nella qualificazione degli oggetti patrimoniali. Le lingue del convegno saranno l’inglese, l’arabo, il francese e l’italiano.Le proposte dovranno prevedere un titolo e una breve illustrazione del contenuto (lunghezza massima pari a 3000 battute), così comeuna biografia di lunghezza massima pari a 350 battute; in caso di proposte in arabo, si allegherà anche un riassunto in francese o in inglese. Le proposte per le tre sessioni del convegnodovranno essere inviate, entro il 15 luglio 2014, a: colloques@ecoledulouvre.fr Una rispostasarà dataa fine settembrea tutte le proposte. Coordinamento: Dominique Jarrassé.
Suggéré par: 
Nancy Murzilli 27/6/2014
Courriel: 
nancy.murzilli@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/07/2014
Ville de l'événement: 
Paris, Rome, Tunis
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 

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