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Études thématiques

Du surtourisme à l'antitourisme?

Discours, formes et évolution du tourisme de masse

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Le colloque réunira des chercheurs de diverses disciplines des sciences humaines pour analyser les discours et les phénomènes liés au surtourisme, ainsi que les solutions possibles. Il interrogera les enjeux du développement touristique, le rôle des habitants, l’impact des pratiques et les moyens de régulation, y compris dans la Vallée d’Aoste.
La hausse continue des flux touristiques provoque des concentrations excessives de visiteurs dans les lieux jugés attractifs, entraînant des nuisances dans les villes et sur l’environnement, parfois même l’hostilité des habitants. Face à ce surtourisme, certains mouvements sociaux pensent les vacances sous un angle « anti-touristique » et envisagent même des formes de résistance. Thèmes abordés : Discours, formes et évolution du tourisme de masse. Surtourisme, antitourisme : des discours et des maux ; des gens et des territoires
Nom du contact: 
Rigat Françoise
Courriel du contact: 
f.rigat@univda.it
Adresse postale: 
Université Rue Monte Vodice - Aoste
Suggéré par: 
Margarito Mariagrazia
Courriel: 
mariagraziamargarito@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/12/2025
Date de fin de l'événement: 
16/12/2025
Ville de l'événement: 
Aosta
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Discours - surtourisme - antitourisme - tourisme de masse

Refus de maternité : corps, langues et imaginaires queer en français (XXe–XXIe siècles)

Colloque international – Université de Ferrare (Italie) – 13 mars 2026

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Ce colloque se propose d'interroger le refus de maternité comme geste politique, poétique et corporel de dissidence face à l’ordre reproductif. À la croisée des études féministes, queer et décoloniales, il explorera la manière dont les littératures en langue française déconstruisent la maternité obligatoire et inventent d’autres formes de filiation, de création et de communauté.
Présentation Refuser la maternité, c’est s’insurger contre le récit fondateur qui naturalise la reproduction et enchaîne le féminin à la maternité, le corps à l’ordre symbolique et la langue à l’héritage. Ce geste de refus, qui traverse les littératures, les arts et les discours du XXe au XXIe siècle, ne se réduit pas à une décision individuelle, mais constitue une position politique, un acte poétique et corporel de dissidence face à l’ordre reproductif. Il subvertit les récits de la dette et de la filiation pour en tracer d’autres, où la création cesse d’être un privilège biologique et devient un acte de parole, une prise de position, un engagement. Le terme queer est mobilisé ici comme posture critique face à toute naturalisation des identités, des rôles et des désirs. Selon le Dictionnaire du Genre en Traduction (https://worldgender.cnrs.fr/etiquette_notices/queer-cuir/), le queer/cuir « désigne un ensemble de pratiques et de discours qui mettent en crise les normes de genre et de sexualité, tout en constituant un outil de résistance pour des subjectivités marginalisées ». Il nomme ce qui résiste, dévie, déplace, ce qui refuse l’assignation du corps féminin à la reproduction et ouvre la possibilité d’existences non conformes aux scripts genrés dominants, en déstabilisant les catégories de sexe, de genre et de désir comme fondements d’un ordre symbolique prétendument naturel. Dans cette perspective, le queer/cuir agit non seulement comme un geste critique, mais comme une pratique épistémologique et politique, capable de révéler les modes d’imposition du pouvoir sur les corps et les affects, tout en proposant d’autres manières de sentir, de raconter et de penser les identités situées. Ce colloque propose d’interroger la manière dont ce refus, individuel ou collectif, explicite ou implicite, bouleverse les régimes symboliques du maternel et invente de nouvelles grammaires. Situé à la croisée des études féministes, des queer studies et des pensées décoloniales, il examine comment le refus de maternité se manifeste, s’écrit et se réinvente dans les langues, les corps et les imaginaires en langue française. Cette approche permet de penser ensemble les refus féministes de la maternité obligatoire et les dissidences qui contestent la réduction des corps à leur capacité reproductive, dans le sillage des travaux fondateurs de Simone de Beauvoir (Le Deuxième Sexe, 1949), de Monique Wittig (Les Guérillères, 1969 ; La Pensée straight, 1992) et d’Élisabeth Badinter (L’amour en plus, 1980). Ces perspectives doivent être enrichies par les analyses intersectionnelles de Kimberlé Crenshaw (Demarginalizing the Intersection of Race and Sex, 1989), qui a conceptualisé l’intersectionnalité comme outil critique pour comprendre comment les oppressions de genre, de race, de classe et de sexualité s’imbriquent et se renforcent mutuellement, révélant que le refus de maternité ne peut être pensé de manière universelle. Patricia Hill Collins (Black Feminist Thought, 2000) a montré que la maternité a été instrumentalisée différemment pour contrôler et exploiter les femmes Noires, racisées et pauvres, tandis que leurs capacités maternelles ont été simultanément niées ou hypersexualisées. Nicole Brossard (La Lettre aérienne, 1985) a quant à elle interrogé les possibilités d’existence non reproductive et de création artistique comme forme d’émancipation, tandis que Luce Irigaray (Speculum. De l’autre femme, 1974 ; Ce sexe qui n’en est pas un, 1977) a repensé la différence sexuelle et dénoncé la réduction du féminin à la fonction reproductive, ouvrant la voie à des rapports à soi et à l’autre affranchis de la maternité obligatoire. Marylise Hamelin (Maternité, la face cachée du sexisme : Plaidoyer pour l’égalité parentale, 2025) approfondit cette réflexion en montrant que la maternité, loin d’être un espace neutre, se trouve au croisement du pouvoir, du corps et de la contrainte, en particulier dans les contextes francophones contemporains. Dès les années 1930, l’artiste et écrivaine Claude Cahun avait entrevu la dimension écologique du refus de maternité, en liant la baisse volontaire de la natalité à la préservation de la planète et de la biodiversité. Son œuvre, à la croisée du surréalisme, du féminisme et de la dissidence queer, anticipait une pensée où le refus de procréer devenait aussi un geste écologique, une manière de résister à la logique extractiviste de la reproduction infinie. Cette intuition sera plus tard théorisée par Françoise d’Eaubonne dans l’écoféminisme, qui établit un lien fondamental entre domination patriarcale des femmes et exploitation de la nature. Dans Le féminisme ou la mort (1974), d’Eaubonne affirme que la libération des femmes passe par la rupture avec le modèle productiviste et nataliste, ouvrant la voie à une écologie politique du corps et du désir. Aujourd’hui, ces réflexions résonnent avec les théories contemporaines de la décroissance (Serge Latouche, Petit traité de la décroissance sereine, 2007 ; Geneviève Azam, Osons rester humains : les impasses de la toute-puissance, 2015), qui interrogent la surproduction, la surpopulation et la surconsommation comme symptômes d’un même rapport de domination, et invitent à penser le refus de maternité comme une pratique de sobriété éthique, affective et écologique. Refuser d’enfanter, c’est aussi refuser de perpétuer les structures patriarcales et raciales qui assignent les femmes et les corps queer à la reproduction biologique et symbolique du pouvoir. C’est, dans cette perspective, refuser la reproduction du capitalisme et de ses logiques extractives, au sens où Silvia Federici (Caliban and the Witch, 2004) et Maria Mies (Ecofeminism, 1993) ont montré que la production de la vie et la production des ressources naturelles obéissent à des schémas similaires d’exploitation. Le refus de maternité devient ainsi un lieu de convergence entre luttes féministes et écologiques, un geste de résistance à la reproduction du monde tel qu’il est. C’est ouvrir la possibilité à d’autres formes de filiation, de transmission, d’alliance et de communauté, ce que Donna Haraway appelle des kinships non généalogiques (Staying with the Trouble : Making Kin in the Chthulucene, 2016), ou ce que Françoise Vergès (Le Ventre des femmes, 2017) définit comme une politique du ventre, où se joue la domination économique, raciale et écologique des corps féminins et subalternes. Dans le contexte actuel d’urgence climatique, repenser la maternité et sa mise en récit ne relève plus seulement d’un enjeu féministe, mais aussi d’un impératif écologique. Les imaginaires du refus de maternité rejoignent ainsi les imaginaires de la décroissance, de la sobriété reproductive et de la réparation du vivant, en proposant des manières de « faire monde » qui ne reposent plus sur la perpétuation biologique, mais sur la création relationnelle et la solidarité interespèces. Les littératures contemporaines en langue française mettent au jour une reconfiguration profonde du rapport entre genre, langue et reproduction. Du récit de l’avortement clandestin chez Annie Ernaux (L’Événement, 2000) aux ambivalences maternelles de Marie Darrieussecq (Le bébé, 2002 ; Le mal de mer, 1999), des refus corporels de Virginie Despentes (King Kong Théorie, 2006) à la poétique « dématernisée » de Chloé Delaume, des textes de Bessora (Deux bébés et l’addition, 2000) ou de Marie NDiaye (Rosie Carpe, 2001 ; Trois femmes puissantes, 2009) aux récits postcoloniaux de Gisèle Pineau (L’Espérance-macadam, 1995) ou Kim Thúy (Mãn, 2013), s’élabore une polyphonie du refus. Ces œuvres interrogent les blessures du corps reproductif, les traumatismes de la maternité imposée, mais aussi les désirs de transformation et d’affranchissement. Pour enquêter sur la manière dont ce refus se manifeste, s’écrit et se transforme, quatre axes structurent la réflexion : Axe 1 : Refus de l’injonction – corps politiques, biopolitique et critique écologique Refuser la maternité, c’est refuser le pouvoir biopolitique de l’État, de la médecine, de l’Église et de la famille sur le corps féminin et queer. L’enjeu est d’interroger les gestes d’insoumission corporelle et symbolique : avortement, contraception, stérilité choisie, maternité refusée, childfree. La réflexion s’articule autour des formes de résistance biopolitique et de la manière dont le refus reproductif peut s’articuler à une critique écologique du productivisme, du natalisme et des politiques de croissance, dans le prolongement des intuitions de Claude Cahun (Aveux non avenus, 1930), qui liait déjà refus de procréation et dissidence créatrice, et en dialogue avec l’écoféminisme de Françoise d’Eaubonne (Le féminisme ou la mort, 1974), de Maria Mies (Patriarchy and Accumulation on a World Scale, 1986) ou de Silvia Federici (Caliban et la sorcière, 2014). Des œuvres comme L’Événement (2000) d’Annie Ernaux offrent un récit emblématique de l’avortement clandestin et de ses enjeux politiques. Marie Darrieussecq (Le mal de mer, 1999 ; Le bébé, 2002) explore les ambivalences du maternel et ses refus implicites. Deux bébés et l’addition (2000) de Bessora et Mes mauvaises pensées (2005) de Nina Bouraoui mettent en scène des corps qui se dérobent à la procréation normative. Ces récits articulent vulnérabilité et puissance, ils transforment la souffrance en geste esthétique et en parole politique. Cet axe s’intéresse aux représentations littéraires, théâtrales et performatives du refus maternel dans leurs contextes sociopolitiques. Les luttes pour la liberté reproductive engendrent des formes artistiques qui transforment l’expérience intime en discours politique, tandis que d’autres mobilisent l’implicite et le silence pour contourner les interdits. Axe 2 : Refus de l’héritage – silence, trauma et mémoire interrompue La dissidence reproductive n’est pas toujours libre. Certaines femmes refusent d’enfanter parce qu’elles n’en ont pas la possibilité matérielle ou sociale. La pauvreté, la précarité, la migration ou la violence systémique imposent des formes de refus qui révèlent la continuité entre oppression économique et domination reproductive. Le refus de maternité s’inscrit dans une mémoire blessée, coloniale, familiale, intime, et interroge le poids de l’héritage. Cette mémoire n’est pas neutre, elle est traversée par des violences différenciées selon la race, la classe et l’expérience coloniale. La transmission interrompue n’est pas un effacement, mais un mode de résistance à la violence des lignées imposées : silence des mères, secrets familiaux, mémoire des esclavages et des migrations, traumatismes intergénérationnels. Ces dynamiques prennent des formes spécifiques dans les contextes racisés et postcoloniaux. Comme l’analyse Françoise Vergès dans Le Ventre des femmes (2017), la transmission interrompue de la maternité s’inscrit dans une politique coloniale du corps où se jouent domination économique, raciale et écologique. Dans les récits de Gisèle Pineau (L’Espérance-macadam, 1995), d’Annie Ernaux (Une femme, 1987) ou de Kim Thúy (Mãn, 2013), la maternité refusée devient la scène d’une rupture avec la filiation patriarcale, mais aussi d’une relecture du trauma. Chez Ivan Jablonka (Histoire de mes grands-parents que je n’ai pas eus, 2012), l’abandon forcé devient un acte de protection et de mémoire, où la perte de l’enfant ne nie pas la maternité mais la déplace vers la survie. Laurence Tardieu (Puisque rien ne dure, 2006) explore également cette intermittence du lien et l’impossibilité de la transmission durable. Cet axe élargit la compréhension du refus de maternité en y inscrivant la contrainte, le sacrifice et la précarité comme formes de résistance invisibles, où se nouent les enjeux du genre, de la race, de la classe et de la survie. Axe 3 : Refus de la naturalisation – déconstruire les langages normatifs du maternel Refuser la maternité, c’est aussi refuser le langage qui la rend naturelle et obligatoire. Les écritures contemporaines défont les mots du maternel pour inventer d’autres manières d’exister et d’engendrer. Dire la maternité autrement revient à troubler la syntaxe du pouvoir et à libérer la langue des modèles qui lient le féminin à la reproduction. Monique Wittig (Les Guérillères, 1969), Régine Detambel, Wendy Delorme (La Mère, la sainte et la putain, 2023) et Sarah Haidar (Amenorrhée, 2025) réinventent la langue pour briser l’assignation maternelle et hétérosexuelle. Leurs écritures substituent au modèle patriarcal de la filiation biologique des formes d’engendrement symbolique, collectif ou queer, où la maternité devient un espace de résistance plutôt qu’un destin. Chloé Delaume, dans Le cri du sablier (2001), radicalise cette démarche en faisant du langage une arme contre la filiation, fragmentant la parole pour dire la violence du lien maternel. Paul B. Preciado (Testo Junkie, 2008) inscrit ce refus dans une langue post-humaine où les technologies hormonales et les mutations du corps effacent la frontière entre le biologique et le politique. Nancy Huston (Lignes de faille, 2006) fait de la maternité un lieu d’exil linguistique où la perte de la langue maternelle devient métaphore du refus et de la fracture identitaire. Dans Le bébé (2002), Marie Darrieussecq déconstruit spécifiquement la transparence du discours maternel et révèle comment la langue de la maternité, en prétendant dire l’universel, efface les singularités du corps et du vécu féminin. Ce refus linguistique peut aussi être contraint. Dans les contextes de domination ou de migration, la parole maternelle se tait, se fracture ou se réinvente. Le silence, la honte ou la perte de langue deviennent alors d’autres formes du refus du maternel imposé. Cet axe explore comment ces pratiques d’écriture poétiques et politiques déplacent la maternité hors du biologique et queerisent la langue elle-même, en la transformant en espace de résistance et de création. Axe 4 : Refus de perpétuer – généalogies électives et créations symboliques Refuser de perpétuer ne signifie pas l’absence de transmission, mais l’invention d’autres formes d’appartenance et de mémoire. L’absence d’enfant biologique n’implique pas la disparition du lien, mais ouvre à d’autres configurations relationnelles : communautés choisies, alliances queer, héritages symboliques, transmissions artistiques et intellectuelles. Ces formes de kinship non-généalogiques redéfinissent ce que signifie appartenir et transmettre au-delà du sang. L’œuvre de Monique Wittig (Les Guérillères, 1969) incarne particulièrement cette reconfiguration à travers la création de communautés alternatives, tandis que Nicole Brossard (La Lettre aérienne, 1985) transforme la création artistique en forme de transmission et de filiation symbolique. Hélène Cixous (Homère est morte, 2014 ; Le jour où je n’étais pas là, 2000) explore quant à elle comment l’héritage symbolique et littéraire devient un espace d’appartenance et de mémoire partagée. Selon Adrienne Rich (Of Woman Born, 1976), refuser la maternité biologique ouvre des espaces d’émancipation créative, tandis que Marianne Hirsch (The Mother/Daughter Plot, 1989) analyse comment les généalogies électives redessinent les relations entre mémoire, filiation et transmission, transformant radicalement notre compréhension du lien et de l’héritage. Cet axe interroge comment la création se transforme en lignée élective où la mémoire produit des présences symboliques durables et où l’héritage devient un bien partagé. Modalités de soumission Les propositions de communication (300-350 mots) incluant le nom, le courriel, l’affiliation et cinq mots-clés, accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique (250–300 mots), sont à envoyer au plus tard le 31 décembre 2025 au format Word à : vera.gajiu@unife.it. Langue du colloque : français Responsable scientifique : Vera Gajiu Comité d’organisation : Vera Gajiu, Luca Jaccond (lucaelfo.jaccond@unife.it), Elia Carelli (elia.carelli@unife.it) Publication : Les communications feront l’objet d’une publication dans une revue OA à comité de lecture. Le colloque est financé par : Fondi di sezione 2026 STUM - Mattazzi et Fondi di sezione 2026 STUM - Speziari. Le colloque ne prévoit pas de frais de participation. Les frais de déplacement et de séjour sont à la charge des participants. Calendrier Soumission des propositions : 31 décembre 2025 Notification d’acceptation : 7 janvier 2026 Colloque : 13 mars 2026 Bibliographie indicative 1. Théorie féministe, queer et décoloniale Azam, Geneviève. Le Temps du monde fini : vers l’après-capitalisme. Paris : Les Liens qui libèrent, 2010. Azam, Geneviève. Osons rester humains : les impasses de la toute-puissance. Paris : Les Liens qui libèrent, 2015. Badinter, Élisabeth. L’amour en plus. Histoire de l’amour maternel (XVIIᵉ–XXᵉ siècle). Paris : Flammarion, 1980. Bakshi, Sandeep. « Queeritude décoloniale : quels enjeux, quelles possibilités ? » Genre, sexualité et société, no. 31, 2024. Beauvoir, Simone de. Le Deuxième Sexe. Paris : Gallimard, 1949. Bilge, Sirma. « Intersectionnalité et féminisme matérialiste ». Genre, sexualité et société, no. 19, 2018. Brossard, Nicole. La Lettre aérienne. Montréal : L’Hexagone, 1985. Cardi, Coline et al. éds., Penser les maternités d’un point de vue féministe. Toulouse : Érès, 2016. Crenshaw, Kimberlé. « Demarginalizing the Intersection of Race and Sex : A Black Feminist Critique of Antidiscrimination Doctrine, Feminist Theory and Antiracist Politics ». University of Chicago Legal Forum, 1989. Eaubonne (d’), Françoise. Le féminisme ou la mort. Paris : Éditions du Passager clandestin, 2020. Despentes, Virginie. King Kong Théorie. Paris : Grasset, 2006. Federici, Silvia. Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive. Genève : Entremonde, 2014. Federici, Silvia. Re-enchanting the World : Feminism and the Politics of the Commons. Oakland : PM Press, 2018. Hamelin, Marylise. La Maternité en question. Corps, pouvoir et résistances dans les discours féministes québécois. Montréal : Éditions du remue-ménage, 2021. Hamelin, Marylise. Maternité, la face cachée du sexisme : Plaidoyer pour l’égalité parentale. Montréal : Éditions Leméac, 2025. Haraway, Donna. Staying with the Trouble : Making Kin in the Chthulucene. Durham : Duke University Press, 2016. Hill Collins, Patricia. Black Feminist Thought : Knowledge, Consciousness, and the Politics of Empowerment. New York : Routledge, 2008. Irigaray, Luce. Speculum. De l’autre femme. Paris : Minuit, 1974. Irigaray, Luce. Ce sexe qui n’en est pas un. Paris : Minuit, 1977. Knibiehler, Yvonne. Histoire des mères et de la maternité en Occident. Paris : PUF, 2000. Knibiehler, Yvonne. La Révolution maternelle depuis 1945 : femmes, maternité, citoyenneté. Paris : Perrin, 1997. Knibiehler, Yvonne et al. éds., La maternité à l’épreuve du genre. Métamorphoses et permanences de la maternité dans l’aire méditerranéenne. Rennes : Presses de l’EHESP, 2012. Knibiehler, Yvonne et Martine Sagaert. Les mots des mères. Du XVIIe siècle à nos jours. Paris : Laffont, 2016. Kristeva, Julia. « Maternité selon Giovanni Bellini ». Polylogue, Paris : Seuil, 1977, pp. 409–435. Latouche, Serge. La Mégamachine. Raison technoscientifique, raison économique et mythe du progrès. Paris : La Découverte, 2004. Latouche, Serge. Petit traité de la décroissance sereine. Paris : Mille et une nuits, 2007. Linhart, Virginie. L’effet maternel. Paris : Flammarion, 2020. Mies, Maria. Patriarchy and Accumulation on a World Scale : Women in the International Division of Labour. Londres : Zed Books, 1986. Mies, Maria et Vandana Shiva. Ecofeminism. Londres : Zed Books, 1993. Nguena, Fabrice. Afroqueer. 25 voix engagées. Montréal : Éditions Écosociété, 2024. Preciado, Paul B. Un appartement sur Uranus. Chroniques de la traversée. Paris : Grasset, 2019. Preciado, Paul B. Je suis un monstre qui vous parle. Rapport pour une académie de psychanalystes. Paris : Grasset, 2020. Preciado, Paul B. Testo Junkie. Sexe, drogue et biopolitique. Paris : Grasset, 2008. Rich, Adrienne. Of Woman Born. Motherhood as Experience and Institution. New York : Norton, 1976. Vergès, Françoise. Le Ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme. Paris : Albin Michel, 2017. Wittig, Monique. La Pensée Straight. Paris : Éditions Amsterdam,1992. Wittig, Monique. Les Guérillères. Paris : Minuit, 1969. 2. Théorie littéraire, psychanalytique et esthétique Bricco, Elisa. Le Défi du roman. Narration et engagement oblique à l’ère postmoderne. Bern : Peter Lang, 2015. « Littératures de langue française », 22. Doria, Federica. « Mère et différence sexuelle dans l’écriture autofictionnelle d’Hélène Cixous ». Mater Genetrix. Les images de la mère dans la littérature contemporaine de l’expression française, Marina Ortrud M. Hertrampf, éd., Berlin : De Gruyter, 2024, pp. 151-169. Gefen, Alexandre. Réparer le monde. La littérature française face au XXIᵉ siècle. Paris : Éditions Corti, 2017. Hirsch, Marianne. The Mother/Daughter Plot. Bloomington : Indiana University Press, 1989. Kaplan, Ann. Motherhood and Representation. The Mother in Popular Culture and Melodrama. Londres/New York : Routledge, 1992. Marty, Éric. Le Sexe des modernes. Pensée du Neutre et théorie du genre. Paris : Seuil, 2021. Saint-Martin, Lori. « Le corps et la fiction à réinventer métamorphoses de la maternité dans l’écriture des femmes au Québec ». Recherches féministes, vol. 7, no. 2, 1994, pp. 115–134. 3. Corpus littéraire francophone contemporain Adriensen, Sophie, and Anjale. Outre-mères. Paris : Steinkis, 2019. Bessora. Deux bébés et l’addition. Paris : Le Serpent à Plumes, 2000. Bouraoui, Nina. Mes mauvaises pensées. Paris : Stock, 2005. Cixous, Hélène. Homère est morte. Paris : Galilée, 2014. Cixous, Hélène. Le jour où je n’étais pas là. Paris : Galilée, 2000. Cohen, Albert. Le livre de ma mère. Paris : Gallimard, 1954. Darrieussecq, Marie. Le bébé. Paris : P.O.L, 2002. Darrieussecq, Marie. Le mal de mer. Paris : P.O.L, 1999. Delaume, Chloé. Le cœur synthétique. Paris : Seuil, 2020. Delaume, Chloé. Le cri du sablier. Paris : P.O.L, 2001. Delaume, Chloé. Les sorcières de la République. Paris : Seuil, 2016. Delorme, Wendy. Insurrections ! En territoire sexuel. Vauvert : Au Diable Vauvert, 2009. Delorme, Wendy. Le corps est une chimère. Paris : Cambourakis, 2018. Delorme, Wendy. La Mère, la sainte et la putain. Paris : Grasset, 2023. Detambel, Régine. Le Syndrome de Diogène. Arles : Actes Sud, 2008. Detambel, Régine. Maman a tort. Paris : Gallimard, 2018. Ernaux, Annie. L’Événement. Paris : Gallimard, 2000. Ernaux, Annie. Une femme. Paris : Gallimard, 1987. Haidar, Sarah. Amenorrhée. Éditions TK, 2023. Huston, Nancy. Lignes de faille. Montréal/Arles : Leméac/Actes Sud, 2006. Jablonka, Ivan. Histoire de mes grands-parents que je n’ai pas eus. Paris : Seuil, 2012. Laurens, Camille. Dans ces bras-là. Paris : P.O.L, 2000. NDiaye, Marie. Rosie Carpe. Paris : Minuit, 2001. NDiaye, Marie. Trois femmes puissantes. Paris : Gallimard, 2009. Pineau, Gisèle. L’Espérance-macadam. Paris : Stock, 1995. Slimani, Leïla. Chanson douce. Paris : Gallimard, 2016. Tardieu, Laurence. Puisque rien ne dure. Paris : Stock, 2006. Thúy, Kim. Mãn. Montréal : Libre Expression, 2013. Weyergans, François. Trois jours chez ma mère. Paris : Grasset, 2005. 4. Études postcoloniales, décoloniales et migratoires Hertrampf, Marina Ortrud M., éd., Mater Genetrix. Les images de la mère dans la littérature contemporaine d’expression française. Berlin : De Gruyter, 2024. Hertrampf, Marina Ortrud M. « Filles – femmes – mères : contraintes sociales, images patriarcales de la femme et rupture avec le mythe de la mère chez Annie Ernaux et Camille Laurens ». Mater Genetrix. Les images de la mère dans la littérature contemporaine d’expression française, Marina Ortrud M. Hertrampf, éd., Berlin/Boston : De Gruyter, 2024, pp. 171–186. Hertrampf, Marina Ortrud M. « Les liens familiaux sacrés ? La relation entre mères et filles, pères et filles et les voies de l’autodétermination féminine dans l’œuvre de Shumona Sinha ». Femmes, migration et postcolonialisme dans l’œuvre de Shumona Sinha, Marina Ortrud M. Hertrampf et Diana Mistreanu, éds., Munich : AVM, 2024. Kačkutė, Eglė. « Orality/Aurality and Voice of the Voiceless Mother in Abla Farhoud’s Happiness Has a Slippery Tail ». Narratives of Motherhood and Mothering in Fiction and Life Writing, H. Wahlström Henriksson et al. éds., Londres: Palgrave Macmillan, 2023. Reyes, Angelita. Mothering Across Cultures : Postcolonial Representations. Minneapolis : University of Minnesota Press, 2001. Vilarino, Júnior. « Celui qui est digne d’être aimé d’Abdellah Taïa : les masculinités remises en cause ». Hybrida, no. 7, 2023, pp. 33–54. 5. Linguistique, genre et traduction Gómez Tapia, Rox et Andrea Pelegrí Kristic: « Queer/Cuir », Dictionnaire du genre en traduction / Dictionary of Gender in Translation / Diccionario del género en traducción. ISSN : 2967-3623. Mis en ligne le 5 juin 2025 : https://worldgender.cnrs.fr/notices/queer-cuir/. Doria, Federica : « Mère ». Dictionnaire du genre en traduction / Dictionary of Gender in Translation / Diccionario del género en traducción. ISSN : 2967-3623. Mis en ligne le 05 octobre 2023 : https://worldgender.cnrs.fr/notices/mere/. Elchacar, Mireille et Ada Luna Salita « Les appellations des identités de genre non traditionnelles ». Langage et société, vol. 165, no. 3, 2018, pp. 139–165. Leap, William L. « Queer Linguistics, Sexuality, and Discourse Analysis ». The Routledge Handbook of Discourse Analysis, Londres : Routledge, 2011.
Nom du contact: 
Vera Gajiu
Courriel du contact: 
vera.gajiu@unife.it
Suggéré par: 
Luca Elfo Jaccond
Courriel: 
lucaelfo.jaccond@unife.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
10/11/2025
Date de fin de l'événement: 
31/12/2025
Ville de l'événement: 
Ferrara
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Refus de maternité, Genre, Queer, (Éco)féminisme, Études décoloniales, Langue, Corps, Imaginaire
Site web de référence: 

Intersections. Avatars et péripéties d’espaces en interaction

Contenu de l'annonce: 

Le troisième numéro de la collection « Regards croisés » explore le concept d’intersection, notion ambivalente impliquant à la fois rencontre, conflit et transformation examinés sous divers angles. Cette notion à deux endroits s’avère d’autant plus fructueuse dans le parallèle établi entre la...

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Catégorie principale: 
Suggéré par: 
Luca Pierdominici
Courriel: 
luca.pierdominici@unimc.it
ISBN: 
979-12-5704-033-8
Collection: 
Regards croisés, 3
Anonyme
Éditeur: 
EUM
Lieu de parution: 
Macerata
Date de parution: 
Lundi, Octobre 20, 2025
Date de mise en ligne: 
Jeudi, Novembre 6, 2025
URL: 
https://eum.unimc.it/it/catalogo/941-intersections
Langue: 
Francese
Site web de référence: 
https://eum.unimc.it/it/index.php?controller=attachment&id_attachment=1692

Le(s) roman(s) d'Albertine. Cent ans après Albertine disparue

Contenu de l'annonce: 

Le(s) roman(s) d’Albertine. Cent ans après Albertine disparue
Revue d'études proustiennes
2025 – 2, n° 22

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Catégorie principale: 
Suggéré par: 
Fabio Libasci
Courriel: 
fabio.libasci@uninsubria.it
Anonyme
Éditeur: 
Classiques Garnier
Lieu de parution: 
Paris
Date de parution: 
Mercredi, Août 13, 2025
Mots-clés: 
Proust, Albertine, Recherche,
Site web de référence: 
https://classiques-garnier.com/revue-d-etudes-proustiennes-2025-2-n-22-le-s-roman-s-d-albertine-cent-ans-apres-albertine-disparue.html

Le pouvoir du médecin au XIXe siècle

Contenu de l'annonce: 

Avec les progrès de la biologie, de la chirurgie et la mise en place progressive de politiques de santé, la médecine est discipline reine au temps du scientisme. Des médecins acquièrent une aura légitimée par leurs publications et leur médiatisation. Le discours médical fait autorité et son...

Image de l'annonce: 
Catégorie principale: 
Suggéré par: 
Michela Landi
Courriel: 
michela.landi@unifi.it
ISBN: 
978-2-406-18678-6
Collection: 
Carrefour des Lettres Modernes-Lettres modernes Minard
Anonyme
Éditeur: 
Classiques Garnier
Lieu de parution: 
Paris
Date de parution: 
Mercredi, Août 20, 2025
Date de mise en ligne: 
Mercredi, Août 20, 2025
URL: 
https://classiques-garnier.com/le-pouvoir-du-medecin-au-xixe-siecle.html
Langue: 
Français
Mots-clés: 
médecine et littérature; roman du XIXe siècle; Balzac; Zola; Bichat; Flaubert; Chateaubriand; Bourget; Gautier; Du Camp
Site web de référence: 
https://classiques-garnier.com/le-pouvoir-du-medecin-au-xixe-siecle.html

Écritures du moi en contexte caraïbéen : regards croisés

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Ce colloque se propose d’interroger les modalités de l’écriture de soi dans la littérature caribéenne à travers une approche comparatiste, attentive aux enjeux linguistiques, culturels et politiques propres à l’archipel. Dire « je » dans un espace marqué par l’histoire coloniale, la créolisation des langues et la marginalisation des subjectivités minorées revient à contester les régimes de légitimité et de lisibilité du sujet littéraire. L’écriture de soi, loin d’être un geste neutre, engage une prise de parole qui doit souvent négocier avec des dispositifs normatifs hérités du canon occidental. Qui parle ? Pour qui ? Et selon quelles formes ? En s’inscrivant dans un champ de recherche en pleine expansion, ce colloque entend combler un manque : l’absence d’études qui prennent en compte la pluralité des traditions de l'écriture de soi dans les différentes langues et cultures caribéennes. Il s’adresse en priorité aux jeunes chercheur·e·s et s’articule autour de trois axes principaux : les tensions entre mémoire et Histoire dans les récits de vie caribéens ; les contradictions liées à l’adoption d’un genre littéraire hérité du colonialisme ; et enfin, les réappropriations queer et féministes de l’écriture de soi comme espace de dissidence et d’expérimentation. En croisant les perspectives théoriques et les corpus plurilingues, ce colloque souhaite offrir un espace critique où repenser l’autobiographie caribéenne au prisme de ses multiples querelles.
L’écriture de soi dans la littérature caribéenne est liée aux multiples influences culturelles et linguistiques ainsi qu’à l’empreinte coloniale sur le bassin caribéen dans toutes ses différentes nuances. Dans ce contexte, dire « je » et « nous » depuis une position trop souvent marginalisée, c’est affronter un système de représentations hégémoniques qui balisent l’énonciation, et contraignent l’accès à une parole reconnue comme légitime. Vu que la prise de parole à la première personne n’est pas neutre, mais tend aussi à fonctionner comme un dispositif normatif, souvent excluant pour les sujets minorés, respirer à l’universalité du sujet littéraire revient à devoir se désidentifier de soi-même pour se conformer aux normes dominantes du discours. Qui peut écrire la littérature caribéenne et pour quel public ? Nous constatons que l’écriture de soi caribéenne fait l’objet d’une attention croissante au vu de la parution d’un certain nombre de travaux scientifiques remarquables, parmi lesquels figurent ceux de Sandra Pouchet Paquet, Caribbean Autobiography (2002) fournissant la première monographie consacrée à ce sujet, suivi par la suite d’autres ouvrages universitaires tel que Childhood, Autobiography and the Francophone Caribbean (2013) de Louise Hardwick, qui met en relief le primat de l’enfance dans les écritures du soi et Postcolonial Francophone Autobiographies: From Africa to the Antilles (2011) d’Edgar Sakara. À ce jour, il manque, toutefois, des études qui prennent en compte les différentes langues et cultures de l’archipel afin de saisir la notion d’écriture de soi caribéenne dans une perspective comparative, notamment pour ce qui concerne les différentes expressions linguistiques de la région et les différentes traditions d’écriture de soi dans lesquelles elles s’inscrivent. C’est dans cette visée qui s’insère notre colloque, adressé en premier lieu aux doctorant.es et aux post-doctorant.es. Nous invitons des propositions qui s’inscrivent dans un ou plusieurs des axes de recherche suivants : Querelles avec l’Histoire Par le biais des mémoires, le récit de vie ne se contente pas de compléter les archives, mais les défit. En remettant en cause leur propre absence et celle de leur famille dans l’Histoire des îles, les écrivain.es caribéen.nes revendiquent un pouvoir épistémique dans l’intrigue de l’archipel. Dans ces contextes, les frontières entre l'autobiographique et le romanesque sont souvent extrêmement difficiles à déceler. Nous nous intéressons aux tensions qui s’y dessinent entre fait et fiction tout comme entre Histoire et histoires. Nous accueillons des contributions portant sur des textes de tous les siècles, qu’il s’agisse de témoignages qui, comme The History of Mary Prince (1831), relèvent du domaine des récits d’esclaves, de romans qui, comme Je suis martiniquaise (1948) de Mayotte Capécia, ont longtemps été faussement considéré comme (authentiquement) biographiques, ou d’œuvres qui, comme Assata (1998) de Assata Shakur, ont été écrits et publiés en exil pour des raisons politiques. Querelles avec le genre L’écriture autobiographique est un genre que les écrivain.es caribéen.nes ont emprunté du canon littéraire de ses colonisateurs. A l’époque coloniale, les rapports des colonisé.es formé.es dans les écoles coloniales servaient à transmettre la pensée coloniale. Dès lors, l’expression de soi caribéenne se trouve tiraillée entre les exigences que le marché littéraire global impose aux auteur.es de l’archipel et le souci de témoigner de la vie sous domination coloniale. Cette contradiction se traduit souvent par des tensions entre l’oral et l’écrit, ainsi qu’entre les langues des colonisateurs et ceux des colonisés. Nous invitons les chercheur.es, d’une part, à élucider des conditions de production et de réception dans lesquelles le récit de vie caribéenne voit le jour et, d’autre part, de se pencher sur la manière dont ces derniers se voient thématisés dans les textes eux-mêmes écrits par des écrivain.es de l’archipel. Querelles avec le Genre Avec The Female Autograph (1984), Domna Stanton a probablement été la première, mais en tout cas pas la dernière à critiquer l’autobiographie en tant que genre masculin, reproduisant des logiques patrilinéaires et patriarcales. Notre colloque se veut être l’occasion de soulever des réflexions à ce sujet dans le contexte des Caraïbes. Les participant·es sont invité·es non seulement à relire des œuvres majeures du récit de vie caribéen, telles qu’Une enfance créole (1993-2005) de Patrick Chamoiseau, mais à le faire dans une perspective queer, afin de mettre en lumière la déconstruction de la norme dominante straight, patriarcale et coloniale opérée par ces textes (Wittig, 1992). Nous souhaiterions également accorder une attention particulière aux textes écrits par et/ou sur des personnes queer, dont les identités de genre et les sexualités dissidentes les placent en marge des normes dominantes. Des œuvres comme Tongues on Fire (1998) de Rosamund Elwin ou Antes que anochezca (1992) de Reinaldo Arenas témoignent d’expériences minoritaires, tout en réinventant les modalités de l’écriture de soi depuis des positions queers, diasporiques ou subalternes. Plutôt que de définir un concept, ce colloque souhaite réfléchir aux implications de ce débat animé sur les écritures de moi et examiner comment les auteur(e)s des Caraïbes se positionnent par rapport à cette approche littéraire. Les propositions (400 mots) en anglais, espagnol ou français, doivent être accompagnées d’une biobibliographie (100 mots) et envoyées au plus tard le 29 août à kbehr@uni-kassel.de ; clara.rochemont@univ-antilles.fr ; jacopo.romei@uni-kassel.de Le colloque est adressé en premier lieu aux doctorant.es et aux post-doctorant.es. Des propositions de communication de la part de mastérant·es seront également considérées. Une publication des actes est envisagée. Le colloque aura lieu de manière présentielle au Campus Schoelcher à l’Université des Antilles en Martinique. Des démarches sont en cours afin d’obtenir un soutien financier destiné aux jeunes chercheur·es participant·es. Comité scientifique : Axel Arthéron (Université des Antilles) Anne Brüske (Université de Ratisbonne) Claudia Gronemann (Université de Mannheim) Agnieszka Komorowska (Université de Kassel) Gerry L’Étang (Université des Antilles) Kirenia Rodríguez Puerto (Universidad de La Habana) Lisa Tomlinson (University of the West Indies)
Nom du contact: 
Jacopo Romei
Courriel du contact: 
jacopo.romei@uni-kassel.de
Adresse postale: 
Kurt-Wolters-Straße 5
Suggéré par: 
Jacopo Romei
Courriel: 
jacopo.romei@uni-kassel.de
Date de début ou date limite de l'événement: 
23/06/2026
Date de fin de l'événement: 
24/06/2026
Ville de l'événement: 
Schoelcher, Martinique
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 

Valle d’Aosta tra storia e immaginario - Vallée d’Aoste entre histoire et imaginaire

Appel à communications

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Il convegno intende fornire un quadro non solo aggiornato e approfondito, ma anche ampio e multiprospettico, della realtà culturale valdostana attuale, così come della sua evoluzione nel corso del tempo, che consenta, attraverso la rivisitazione e la rimeditazione di aspetti storici, artistici e letterari, di definire (o ridefinire) un possibile nucleo identitario valdostano e che possa essere al tempo stesso occasione di bilanci e valutazioni, ma anche punto di partenza per la costruzione e lo sviluppo di futuri scenari culturali.
L’esistenza più o meno riconosciuta di una identità valdostana ha da sempre acceso ampi dibattiti, soprattutto di carattere politico. Raramente tuttavia ci si è soffermati a riflettere sulla possibilità di considerare una specificità della Valle d’Aosta che emerga distintamente nel panorama culturale italiano ed europeo, in ambiti quali quello storiografico, letterario e più in generale nelle diverse produzioni artistiche, come la musica, l’arte e soprattutto il cinema. Esiste, per esempio, un’identità valdostana storicamente riconoscibile, con caratteristiche ben definite, o è piuttosto un concetto moderno che la storiografia ha proiettato sul passato? Come si differenzia il destino della Valle d’Aosta da quello del Vallese, della Tarentaise o della Val di Susa? Si può parlare, in virtù di qualche valido esempio di poesia dialettale e della più corposa produzione in lingua francese, di un’identità letteraria valdostana? Ed è lecito, per contro, domandarsi quanto e quale spazio abbia avuto la Valle d’Aosta nella vita culturale e letteraria italiana, al di là della statura di intellettuali come Natalino Sapegno e Federico Chabod? E ancora, quale immagine della Valle d’Aosta emerge dalle opere dei poeti e degli scrittori che l’hanno frequentata e raccontata nel passato, come Carducci, Gozzano, De Amicis, Levi e altri? E in che modo tale immagine si è modificata nella rappresentazione di autori contemporanei come Cognetti e Manzini, le cui opere godono di un sempre maggiore successo di critica e di pubblico? È infine troppo ottimistico parlare di una vocazione “cinematografica” valdostana dopo i successi televisivi di Rocco Schiavone e la partecipazione sempre più importante a progetti e produzioni nazionali e internazionali (Avengers, Kingsman etc.)? Il Convegno Internazionale di Studi Valle d’Aosta tra storia e immaginario - Vallée d’Aoste entre histoire et imaginaire – promosso e organizzato dal Dipartimento LLCER dell’Université Savoie Mont Blanc in collaborazione con la Regione Autonoma Valle d’Aosta – intende, per quanto possibile, cercare delle risposte a questi e altri interrogativi, attraverso un approccio interdisciplinare, transmediale e transnazionale che dia spazio alle più diverse voci critiche e che diventi fertile terreno di confronto fra le varie prospettive di ricerca. Lo scopo è fornire, in un momento storico di grandi e rapidi cambiamenti, un quadro non solo aggiornato e approfondito, ma anche ampio e multiprospettico della realtà culturale valdostana attuale, così come della sua evoluzione nel corso del tempo. Uno stato dell’arte, insomma, che consenta, attraverso la rivisitazione e la rimeditazione di aspetti storici, artistici e letterari di definire, o ridefinire, un possibile nucleo identitario valdostano e che possa essere al tempo stesso occasione di bilanci e valutazioni, ma anche punto di partenza per la costruzione e lo sviluppo di futuri scenari culturali. In tale prospettiva, naturalmente, il convegno non può non essere anche un momento di riflessione sulla vocazione transfrontaliera della Valle d’Aosta, in particolare sui rapporti con la vicina Francia e più in generale sul suo essere un carrefour culturale tra le diverse anime europee. Nello specifico il convegno si prefigge di indagare la dimensione storico-culturale della Valle d’Aosta secondo quattro macro-linee direttrici e si articola di conseguenza in quattro sessioni tematiche da considerare, tuttavia, in una prospettiva di ricerca interdisciplinare, in quanto elementi interconnessi e in continuo dialogo. La prima sessione (1), che prevede un taglio più squisitamente letterario, è dedicata a verificare l’esistenza di un’identità letteraria valdostana, così come a considerare il ruolo e la specificità della Valle d’Aosta nel panorama culturale italiano, attraverso interventi che possano spaziare dalle analisi linguistiche alle indagini filologico-letterarie fino ad affondi puntuali su autori e opere in vario modo collegati con la Valle d’Aosta. La seconda sessione (2), di carattere più storico, esaminerà il “particolarismo” valdostano, la sua effettiva esistenza e, soprattutto, il modo in cui è stato sviluppato e persino costruito dalla storiografia. Verrà inoltre analizzata la specificità della Valle d’Aosta, al tempo stesso chiusa dalle sue catene montuose e aperta all’Europa, in quanto attraversata da una delle più importanti vie transalpine. La terza sessione (3) mira ad analizzare il “fattore” Valle d’Aosta nelle diverse espressioni artistiche (cinema, musica, arte), non solo in quanto scenario naturale, ma anche come fonte di ispirazione e punto di partenza della creazione artistica stessa. Tale impostazione non esclude naturalmente aperture e collegamenti con l’ambito storico-letterario. La quarta sessione (4) si apre, infine, a una dimensione internazionale. A partire dalla parole del canonico valdostano François-Gabriel Frutaz («On a toujours oublié ou ignoré un fait capital: c’est que [...] les montagnes, les Alpes surtout rattachaient les populations des deux versants, au lieu de les séparer»), intende riflettere sui rapporti storici e culturali con la vicina Francia per esaminarne la natura e l’evoluzione nel corso del tempo e valutare così l’effettiva influenza della cultura francofona nella formazione di una eventuale identità storico-culturale valdostana. Le proposte di contributo, relative a una delle quattro linee tematiche sopra descritte, dovranno essere calibrate in previsione di interventi di 30 minuti. Redatte in italiano o in francese e titolate, non dovranno in ogni caso superare le 300 parole e dovranno essere gentilmente inviate entro il 31 agosto 2025 al seguente indirizzo: moreno.savoretti@univsmb.fr. La comunicazione dell’accettazione sarà data entro il 30 settembre 2025. È prevista la pubblicazione degli atti.
Nom du contact: 
Moreno Savoretti
Courriel du contact: 
moreno.savoretti@univ-smb.fr
Suggéré par: 
Luca Elfo Jaccond
Courriel: 
lucaelfo.jaccond@univr.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
24/03/2026
Date de fin de l'événement: 
26/03/2026
Ville de l'événement: 
Aosta
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 

Presentazione del volume "La moda francese e italiana (1880-1980). Fonti, strumenti e metodi"

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Presentazione del volume "La moda francese e italiana (1880-1980). Fonti, strumenti e metodi" (Franco Cesati Editore, 2025).
Presentazione, il 5 giugno alle ore 15:00 presso l'Università degli Studi di Napoli "Parthenope", del volume, curato da Paolo D'Achille (Università degli Studi Roma Tre/Presidenza Accademia della Crusca) e Maria Teresa Zanola (Università Cattolica del Sacro Cuore), "La moda francese e italiana (1880-1980). Fonti, strumenti e metodi (Franco Cesati Editore, 2025)", nell’ambito delle attività di disseminazione dei risultati del PRIN 2020 FLATIF (https://centridiricerca.unicatt.it/otpl-progetti-prin-2020-flatif) e dell’iniziativa Librincentro promossa dal Centro di Ricerca Interdipartimentale per le Lingue e le Letterature Straniere (CRILLS).
Nom du contact: 
Claudio Grimaldi
Courriel du contact: 
claudio.grimaldi@uniparthenope.it
Adresse postale: 
Via Generale Parisi 13, 80132 - Napoli
Suggéré par: 
Claudio Grimaldi
Courriel: 
claudio.grimaldi@uniparthenope.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
05/06/2025
Date de fin de l'événement: 
05/06/2025
Ville de l'événement: 
Napoli, Università degli Studi di Napoli "Parthenope"
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
moda, linguaggi, terminologie

« Or ne vous semble plus estre chose merveilleuse que Ferrare soit ici »: penser, imiter et traduire l’Arioste et le Tasse en France.

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
XXII Convegno internazionale del Gruppo di Studio sul Cinquecento Francese, diretto da Rosanna Gorris Camos e da Daniele Speziari.
Il XXII Convegno internazionale del Gruppo di studio sul Cinquecento francese, organizzato da Rosanna Gorris Camos e da Daniele Speziari, si inserisce nell’ambito del progetto PRIN PNRR 2022 Revisiting and E-mapping Theatre Translations of Ancient and Modern Classics in 16th-century France (unità di Verona e di Ferrara) e del progetto di eccellenza DHT Digital Humanities Theatre. Il Convegno, in memoria di Elio Mosele, magnifico Rettore dell'Università di Verona, francesista e presidente del Gruppo (https://www.univrmagazine.it/2024/10/10/in-ricordo-del-professor-elio-mosele/), ha come obiettivo lo studio delle traduzioni e delle principali imitazioni delle opere dell’Ariosto e del Tasso in Francia con particolare attenzione alle traduzioni dei testi teatrali (per i quali è stato creato un primo archivio digitale sul sito https://bvttr.it/), ai réseaux franco-italiani e alla materialità dei testi (editori, edizioni, esemplari, traduttori, passeurs e altre figure del mondo dell’editoria franco-italiana). Sarà inoltre sondato il contesto italiano ed europeo in cui tali opere sono state create, da Ferrara a Parigi. La prima parte del Convegno sarà dedicata allo studio delle principali edizioni e traduzioni dell’Orlando Furioso, a partire dalla traduzione “seminale” in prosa del 1543-44, più volta ripresa e ristampata. Da questo viaggio dell’Orlando in Francia nasceranno costellazioni di imitazioni rappresentate da testi poetici, narrativi e teatrali, in un percorso intergenerico che connota fortemente il volo dell’Ariosto in Francia. Nella seconda parte del Convegno, si studieranno pertanto alcuni esempi di questa trasformazione del poema che ha dato vita a un gran numero di Imitations, di romanzi, di poemi, di pièces teatrali, di balletti, che fanno rivivere per i lettori francesi le splendide donne dell’Ariosto, dall’inquieta Olimpia a Bradamante. Come già per il volo dell’Orlando furioso dell’Ariosto, anche l’opera del Tasso è entée in Francia, dove trova nuova vita grazie a veri e propri innesti che, specie a teatro, producono nuove creazioni estetiche. Lo studio delle traduzioni e imitazioni verrà ampliato anche all’aspetto materiale del libro e delle edizioni, all’itinerario dei libri, alla figura dei traduttori, correttori, lettori e stampatori, alle biblioteche mobili, ai réseaux e ad altri aspetti meno noti del passaggio di uomini, libri ed idee tra Italia e Francia. Infine, saranno analizzate le strategie traduttive messe in atto dai traduttori e il loro rapporto nei confronti del texte source, anche alla luce delle riflessioni teoriche che nel Cinquecento francese iniziano a trovare spazio nei paratesti, nei trattati e nelle arts poétiques. Nel corso del Convegno verranno presentati l’ultimo volume (III, 2, in due tomi) della collana Théâtre français de la Renaissance, La tragédie à l’époque d’Henri IV (Firenze, Leo S. Olschki, 2024, cf. https://olschki.it/catalogo/collana/561) e il volume Ariosto commediografo, a cura di Patrizia Pellizzari, Franco Arato e Paola Cosentino (Manziana, Vecchiarelli, 2025). Nina Hugot e Maurizio Busca presenteranno infine le attualità della ricerca sul teatro in Italia e in Francia. mailto : rosanna.gorris@univr.it daniele.speziari@unife.it
Nom du contact: 
Rosanna Gorris Camos, Daniele Speziari
Courriel du contact: 
rosanna.gorris@univr.it, daniele.speziari@unife.it
Adresse postale: 
Università degli Studi di Verona. Dipartimento di Lingue e Letterature Straniere. Lungadige Porta Vittoria, 41 - 37129 Verona.
Suggéré par: 
Rosanna Gorris Camos, Daniele Speziari, Paola Martinuzzi
Courriel: 
rosanna.gorris@univr.it
daniele.speziari@unife.it
paolam@unive.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
29/05/2025
Date de fin de l'événement: 
30/05/2025
Ville de l'événement: 
Verona
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Ariosto, Tasso, Rinascimento, traduzione, imitazione, editoria, teatro, generi letterari, arti figurative, culture, digital humanities

CfP: L’eclettismo nel Settecento: un’analisi interdisciplinare

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Appel à contributions pour l'ouvrage collectif : "L’éclectisme au XVIIIe siècle : une analyse interdisciplinaire" (Université de Salerne, Département des sciences humaines, Département d'études politiques et diplomatiques)
Le XVIIIe siècle représente une période cruciale dans l’histoire de la culture européenne, marquée par d’extraordinaires transformations intellectuelles, politiques, scientifiques et artistiques (Bock 2020). Ce siècle, qui marque le passage de la modernité à la contemporanéité, est souvent identifié au siècle des Lumières et à ses exigences de rationalité, de progrès et d’universalisme (Garrett 2022). Cependant, si la philosophie des Lumières a dominé le paysage intellectuel, le XVIIIe siècle est aussi un siècle caractérisé par la pluralité des visions et la multiplicité des courants de pensée, de la naissance des sciences modernes à la redéfinition des pratiques artistiques et des structures politiques (Pagden 2013 ; Colclough 2020). Le terme « éclectisme » - du grec eklektikos, qui signifie « celui qui choisit » - est devenu au fil du temps un outil clé pour interpréter l’évolution de la pensée et des pratiques culturelles du XVIIIe siècle (Canto 2017). L’éclectisme s’exprime comme un processus de sélection et de fusion d’éléments issus de différentes traditions, dans une dynamique qui reflète la recherche de nouvelles synthèses dans un contexte historique de grande effervescence (Rosenberg 2019). En philosophie, en art, en science et en politique, l’éclectisme résulte de la nécessité de dépasser le dogmatisme des époques précédentes et d’ouvrir la culture à l’expérimentation, à l’innovation et au dialogue entre les différentes traditions et disciplines (Sorrentino 2021 ; Kelly 2018). En ce sens, et ce n’est pas un hasard, l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (1751-1772) s’impose comme une œuvre emblématique de cette tendance éclectique : un projet ambitieux intégrant différents savoirs - de l’artisanat aux sciences, de la philosophie aux arts - reflétant pleinement l’esprit d’ouverture, d’interdisciplinarité et d’innovation du siècle. Il ne s’agit pas seulement d’un phénomène stylistique dans l’art, mais d’une approche méthodologique et conceptuelle qui a traversé de nombreux domaines de la connaissance, dans le but de façonner une vision du monde plus inclusive et dynamique (Albritton 2019 ; Kemp 2020). L’éclectisme du XVIIIe siècle est le produit d’une interaction intense entre les idées de la philosophie rationaliste et empiriste, les théories scientifiques émergentes et la tradition classique, toutes influencées par les nouvelles instances sociales et politiques qui se développent en Europe (Fauvelle 2020). Objectifs de l’ouvrage L’objectif de cette publication est d’explorer la manière dont l’éclectisme du XVIIIe siècle a influencé les principaux domaines du développement culturel et scientifique de l’époque. Elle vise à analyser la manière dont les différentes traditions et disciplines interagissent et s’intègrent dans le contexte des principales transformations intellectuelles du siècle, tant au niveau de la théorie que de la pratique. C’est pourquoi les universitaires, les chercheurs et les académiciens sont invités à proposer des contributions qui explorent l’éclectisme dans divers domaines de la pensée humaine, en soulignant les interconnexions entre l’art, la philosophie, la linguistique, la littérature, la science, la politique et la culture. En particulier, l’éclectisme du XVIIIe siècle doit être compris comme une pratique dynamique qui non seulement reflétait la pluralité des courants de pensée de l’époque, mais contribuait également à une synthèse culturelle plus large. En effet, l’éclectisme était à la fois une méthode et un résultat, une forme de résistance à la rigidité des systèmes fermés, ainsi qu’une stratégie d’ouverture à l’expérimentation et à l’innovation dans une période de changements profonds et rapides. Sujets éligibles Cet appel à communications invite les universitaires et les chercheurs à proposer des contributions qui explorent le phénomène de l’éclectisme au dix-huitième siècle dans différentes disciplines, en mettant l’accent sur les interconnexions entre les diverses formes d’expression culturelle et intellectuelle. Les sujets éligibles sont énumérés ci-dessous, représentant des domaines dans lesquels l’éclectisme a joué un rôle important : 1. L’éclectisme dans l’art • L’interaction entre le baroque tardif, le rococo et le néoclassicisme : continuités et ruptures stylistiques. • L’influence de l’antiquité classique dans l’art du XVIIIe siècle et le remaniement de ses canons. • Syncrétisme entre tradition et innovation dans les arts visuels du XVIIIe siècle. • Le rôle de la culture aristocratique et populaire dans l’évolution des langages artistiques. • Réflexion sur l’art en tant que produit d’influences multiples et sur la transformation des techniques artistiques. 2. L’éclectisme philosophique et les Lumières • La synthèse du rationalisme, de l’empirisme et de l’idéalisme dans la philosophie du XVIIIe siècle. • La contribution de Voltaire, Rousseau, Diderot et d’autres penseurs au dialogue entre les différentes traditions philosophiques. • Le rôle central de la raison et l’intégration de points de vue contradictoires sur le progrès humain et social. • L’approche éclectique de Kant et sa capacité à concilier différents systèmes philosophiques. • L’interaction entre la philosophie et d’autres disciplines telles que la science et l’art au siècle des Lumières. 3. L’éclectisme dans les sciences • La naissance des sciences modernes : un mélange de traditions philosophiques, empiriques et naturelles. • L’intégration des sciences physiques, chimiques et biologiques dans le contexte du 18e siècle. • La contribution de scientifiques tels que Newton, Linné et d’autres à la construction d’un nouveau paradigme scientifique intégrant diverses influences. • La synthèse des approches empiriques et théoriques dans la médecine et les sciences naturelles du XVIIIe siècle. • L’évolution de la pensée scientifique par l’interaction des théories traditionnelles et novatrices. 4. L’éclectisme en musique • L’influence des différents styles (baroque, rococo, classicisme) sur la musique et la composition musicale. • L’équilibre entre rationalité et émotivité dans la musique du XVIIIe siècle. • L’interaction entre les différentes traditions musicales et l’évolution du langage musical. • Le phénomène de l’éclectisme dans des genres musicaux spécifiques. 5. L’éclectisme en littérature • L’évolution des genres littéraires et la synthèse de la tradition classique et de l'innovation narrative. • L’apport des Lumières à la littérature : rationalisme, critique sociale et utopie. • Réflexion sur l’individu et la société à travers une pluralité de styles et d’influences. • La littérature comme instrument d’expression et de synthèse culturelle dans un contexte éclectique. 6. L’éclectisme en linguistique • Naissance de la linguistique moderne dans le contexte des Lumières : intérêt pour la rationalisation et la systématisation du langage. • La contribution de penseurs tels que Condillac et Rousseau à l’analyse du langage en tant qu’instrument de pensée et de communication sociale. • Réflexion sur l’origine des langues et leur évolution en tant que synthèse d’influences culturelles, philosophiques et sociales (de Brosses). • L’éclectisme dans les théories linguistiques : la fusion des approches empiriques et philosophiques pour comprendre le langage humain. • Le rôle de la linguistique au siècle des Lumières dans le cadre d’un projet culturel et pédagogique visant à la formation d’une langue universelle et rationnelle. 7. Éclectisme et politique • La fusion des théories du droit naturel, de l’absolutisme et des premières idées de démocratie. • La pensée éclectique de penseurs tels que Montesquieu, Rousseau et Locke sur la gouvernance et les droits de l’homme. • L’influence de l’éclectisme dans la formulation des théories politiques modernes et l’évolution des structures sociales. • Le rôle des idées éclectiques dans les révolutions politiques du XVIIIe siècle, comme la Révolution française. 8. L’éclectisme dans la religion • L’interaction entre la religiosité traditionnelle et les nouvelles conceptions rationalistes et sceptiques. • Comparaison des théologies et des philosophies religieuses, avec un accent sur les réformes religieuses et le déisme. • Le remaniement des principes religieux par l’intégration de différentes influences, telles que le rationalisme et le mysticisme. • L’éclectisme dans les mouvements religieux et les réformes de l’Église en Europe au XVIIIe siècle. 9. L’éclectisme dans l’histoire et les idées sociales • La synergie entre les différentes traditions historiques et l’émergence de nouvelles théories sociales et historiques. • L’interaction entre les philosophies sociales du progrès et les visions conservatrices de la société. • L’éclectisme dans l’analyse des mouvements de réforme sociale et des droits de l’homme. • L’influence des idées du 18e siècle sur la définition de la citoyenneté et des structures sociales modernes. • Les points de vue contradictoires sur la hiérarchie sociale et l’égalité, et la manière dont ils se combinent dans l’élaboration de nouvelles idées politiques. 10. L’éclectisme dans l’éducation et la formation intellectuelle • L’émergence des établissements d’enseignement et leur approche interdisciplinaire de l’enseignement. • La diffusion de la méthode scientifique et sa rencontre avec la tradition humaniste dans les universités et les écoles. • Le rôle des encyclopédies, comme l’Encyclopédie de Diderot, dans la formation d’un savoir intégré et syncrétique. • Les tensions entre la tradition classique et les nouvelles méthodologies d’enseignement. • Le rôle de l’éducation dans l’émergence d’une nouvelle élite intellectuelle, capable de synthétiser différents domaines de connaissance. 11. Éclectisme et culture populaire • L’interaction entre la haute et la basse culture au XVIIIe siècle : traditions populaires et acculturation. • Les influences mutuelles entre la culture aristocratique, le folklore et les nouvelles tendances culturelles. • L’évolution de la littérature et de la fiction populaires en relation avec les idéologies dominantes. • L’éclectisme dans le théâtre, les contes de fées, les histoires populaires et les pratiques théâtrales. • Représentations de la culture populaire dans la musique, l’art et la littérature du XVIIIe siècle. Bibliographie Althusser, Louis. (2020). La philosophie et la philosophie spontanée des scientifiques. Bell, David A. (2021). Le culte de la nation en France : l'invention du nationalisme, 1680-1800. Bock, Gisela. (2020). Les Lumières et la naissance de la politique moderne. Bonnet, Jean-Claude. (2018). Le Siècle des Lumières. Bouhours, Dominique. (2019). Les Lumières et le sens du monde. Caccamo, Giovanni. (2018). L'éclectisme dans la philosophie du dix-huitième siècle. Canto, Manuel. (2017). La formation de la pensée éclectique : une histoire des idées au XVIIIe siècle. Colclough, David L. (2020). Littérature et Lumières dans la Grande-Bretagne du XVIIIe siècle. Cole, Michael W. (2015). La naissance du musée : l'éclectisme du Grand Tour et l'évolution des institutions artistiques. Condillac. (1754). Traité des sensations. Cunningham, Andrew. (2020). La révolution scientifique et les origines de la science moderne. Delon, Michel. (2017). La Littérature du XVIIIe siècle. Fauvelle, François-Xavier. (2020). La construction de l'histoire dans l'Antiquité et le Moyen Âge. Ferrara, Maurizio. (2020). Esthétique et néoclassicisme : le retour à la tradition dans l'art du XVIIIe siècle. Garrett, Aaron. (2022). The Cambridge History of Eighteenth-Century Philosophy (Histoire de Cambridge de la philosophie du XVIIIe siècle). Gibson, Quentin. (2017). La pensée politique à l'âge de la révolution. Goulemot, Jean-Marie. (2020). L'éclectisme philosophique et ses conséquences. Heilbron, John L. (2021). Le soleil dans l'église : les cathédrales comme observatoires solaires. Johns, Christopher M. S. (2018). L'art et les Lumières. Jones, Susan D. (2020). Le 18e siècle mondial. Kelly, Duncan. (2018). La politique des Lumières : concepts et controverses. Kemp, Martin. (2020). La science de l'art : thèmes optiques dans l'art occidental de Brunelleschi à Seurat. Lilti, Antoine. (2021). L'Encyclopédie et le destin des Lumières. Manferdini, Stefano. (2019). L'éclectisme entre science et philosophie : la synthèse rationaliste du XVIIIe siècle. Mossa, Giorgio. (2021). L'éclectisme dans la pensée italienne des Lumières. Rivista di Filosofia Italiana, 123-145. Pagden, Anthony. (2013). Les Lumières : et pourquoi elles comptent encore. Roda, Francesco. (2022). Philosophie, science et politique au siècle des Lumières. Rosenberg, Pierre. (2019). L'Art du XVIIIe siècle : L'Âge des Lumières. Rousseau. (1781). Essai sur l'origine des langues. Sorrentino, Luciano. (2021). La pensée éclectique au XVIIIe siècle : entre rationalisme et empirisme. Tesson, Sylvain. (2022). Les Lumières et l'Empire : Les racines de l'éclectisme politique. Revue des Études Politiques, 76-99. Ward, Patricia A. (2019). Les Lumières dans le contexte social. Zaretsky, Robert. (2021). Une vie qui vaut la peine d'être vécue : Albert Camus et la quête de sens. Soumission des contributions : Envoyez un résumé de 300 mots maximum (en italien ou en anglais), accompagné d’une courte biographie (100 mots maximum), avant le 30 juin 2025 à l’adresse électronique suivante : eclettismo700@unisa.it Les notifications d’acceptation seront envoyées au plus tard le 30 juillet 2025. La version finale de l'article (35 000 mots maximum, espaces et bibliographie compris, pour une éventuelle publication, en italien, français, anglais ou espagnol) doit être soumise avant le 15 septembre 2025. 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Mots-clés: 
eclettismo - Settecento - Linguistica diacronica

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