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Histoire de la culture

Simenon, Fellini, Jung. Fratelli d'elezione

Contenu de l'annonce: 

Uscita del volume di Marina Geat, <em>Simenon, Fellini, Jung. Fratelli d’elezione</em>, Rubbettino, 2026.
Con la prefazione della psicoanalista e saggista Simona Argentieri.
La relazione fraterna è complessa e ambivalente, caratterizzata dall’affetto, ma anche da...

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Catégorie principale: 
Suggéré par: 
Marina Geat
Courriel: 
marina.geat@uniroma3.it
ISBN: 
9788849887167
Collection: 
Saggi Filologia e critica letteraria
Anonyme
Éditeur: 
Rubbettino
Lieu de parution: 
Soveria Mannelli
Date de parution: 
Jeudi, Janvier 15, 2026
Date de mise en ligne: 
Dimanche, Janvier 18, 2026
URL: 
https://www.store.rubbettinoeditore.it/catalogo/simenon-fellini-jung/
Mots-clés: 
Georges Simenon; Federico Fellini; Carl Gustav Jung; Simona Argentieri; letteratura; cinema; psicoanalisi; complesso fraterno.

Montaigne et ses routes vers les autres et vers l’ailleurs

Winter School "Intrecci 8" - Verità e finzione

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Dans le cadre de la Winter School “Intrecci 8” du Doctorat en Langues et Littératures Étrangères de l’Université de Vérone, consacrée cette année au dialogue fécond entre vérité et fiction dans la littérature et le débat critique, la journée consacrée à la littérature française – organisée par Rosanna Gorris Camos – propose une réflexion sur Montaigne à travers le prisme du voyage, de l’altérité et de l’ailleurs.
Intitulée "Montaigne et ses routes vers les autres et vers l’ailleurs", cette Journée d’études veut explorer les multiples dimensions – géographiques, culturelles, anthropologiques et poétiques – du voyage, tel qu’il se déploie notamment dans le "Journal de voyage" et dans les "Essais". Le voyage y apparaît à la fois comme expérience concrète et comme pratique intellectuelle, comme mise à l’épreuve du regard et comme ouverture critique à la diversité du monde. Les interventions de spécialistes internationaux mettront en lumière l’art de voir, les modes de figuration du paysage et les formes d’interaction entre le sujet voyageur et l’altérité, en soulignant la tension constante entre observation du réel et élaboration discursive. Présidée par Rosanna Gorris Camos, présidente du Gruppo di studio sul Cinquecento francese, la rencontre se déroulera mercredi 28 janvier 2026, et accueillera les contributions de Frank Lestringant (Sorbonne Université), Frédéric Tinguely (Université de Genève), Nina Mueggler (Université de Neuchâtel) et Rosanna Gorris Camos (Université de Vérone). Frank Lestringant est Professeur émérite de littérature française à l’Université Paris-Sorbonne (https://sup.sorbonne-universite.fr/auteur/lestringant). Il est l’auteur de nombreux livres sur Michel de Montaigne, parmi lesquels nous signalons : Le Brésil de Montaigne. Le Nouveau Monde des « Essais » (1580-1592) (Chandeigne, 2005) ; « Je suis moi-même la matière de mon livre ». Lecture du livre III des Essais (Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2016) et l’édition de Des Coches (Essais, III, 6) parue chez Classiques Garnier en 2022. Il vient d’écrire un nouveau livre sur le Voyage qui paraîtra prochainement aux Belles Lettres. Frédéric Tinguely est Professeur ordinaire à l’Université de Genève, où il enseigne la littérature française des XVIe et XVIIe siècles (https://www.unige.ch/lettres/framo/enseignants/corps-professoral/frederic-tinguely). Parmi ses principales publications nous signalons : Le voyageur aux mille tours. Les ruses de l’écriture du monde à la Renaissance (Honoré Champion, 2014) ; Le fakir et le Taj Mahal : l’Inde au prisme des voyageurs français du XVIIe siècle (La Baconnière, 2011) ; L’Ecriture du Levant à la Renaissance : enquête sur les voyageurs français dans l’Empire de Soliman le Magnifique (Droz, 2000) ; Un libertin dans l’Inde moghole : les voyages de François Bernier (1656-1669) (Chandeigne, 2008) ; la traduction des Sonnets de l’Arioste récemment parue aux éditions Verdier (https://www.fabula.org/actualites/126848/l-arioste-sonnets-trad-f-tinguely.html), ainsi que l’anthologie bilingue des poétesses du Cinquecento à paraître toujours chez Verdier en 2026. Nina Mueggler est Professeure assistante en littérature française des XVIe et XVIIe siècles à l’Université de Neuchâtel (https://www.unine.ch/biographie/nina-mueggler). Membre de la Société Internationale des Amies et Amis de Montaigne (SIAAM), elle a publié l’édition critique du Journal de voyage en Italie par la Suisse et l’Allemagne de Montaigne, parue en 2023 (https://www.mollat.com/livres/2946787/michel-de-montaigne-journal-de-voyage-en-italie-par-la-suisse-et-l-allemagne?affId=240625). Son livre « Bon pays de France ». Enjeu national et joutes poétiques sous le règne de François Ier (Droz, 2023) a obtenu le Prix de la relève du Collegium romanicum de l’Académie suisse des sciences humaines et sociales et le Prix « Jean Jaurès » de l’Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse. Rosanna Gorris Camos est Professeur ordinaire de littérature française à l’Université de Vérone (https://www.dlls.univr.it/?ent=persona&id=937). Elle dirige de nombreux projets de recherche consacrés à la littérature du XVIe siècle, est Présidente du Gruppo di studio sul Cinquecento francese (https://www.cinquecentofrancese.it/) et membre de la “Montaigne Studies” Association. Elle a consacré plusieurs études sur Montaigne, parmi lesquelles Le gui, l’hellébore et le dictame crétois : la philosophie des plantes chez Montaigne (« Montaigne Studies », 34/1-2, 2022, pp. 125-140), « J’essaye de soustraire ce coing à la tempeste publique, comme je fay un autre coing en mon ame » (II, 15, 617) : Montaigne e le guerre di religione, frammenti di una riflessione (in Montaigne, penser en temps de guerres de religions, Garnier, 2021, pp. 323-359) et « Je ne voyage sans livres ny en paix ny en guerre. C’est la meilleure munition que j’aye trouvé à cet humain voyage » (III, 3, 827-828) : Montaigne et la paix dans le regard (in L’esthétique de la paix, « Revue Italienne d’Etudes Françaises », 2026, 15, pp. 1-25), ainsi que le volume Penser les plantes à la Renaissance : Montaigne, Joubert et Peletier du Mans (sous presse).
Nom du contact: 
Rosanna Gorris Camos
Courriel du contact: 
rosanna.gorris@univr.it
Adresse postale: 
Università degli Studi di Verona, Palazzo di Lingue, via San Francesco 22
Suggéré par: 
Luca Elfo Jaccond
Courriel: 
lucaelfo.jaccond@univr.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
28/01/2026
Date de fin de l'événement: 
28/01/2026
Ville de l'événement: 
Verona
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Montaigne, voyage, altérité, ailleurs, regard, Essais, Journal de voyage

InterArtes n.7

Contenu de l'annonce: 

Il presente numero di InterArtes raccoglie alcuni contributi legati alla persistenza e alla tenacia del mito di Faust e alla intrinseca capacità di trasformazione del mito nella cultura prevalentemente europea, dal Rinascimento alla contemporaneità, attraverso letteratura, cinema, arti visive e...

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Mots-clés: 
Mythe, Faust, connaissance
ISSN format électronique: 
2785-3136
Titre du numéro: 
Faust, mito della modernità (n°7)
Catégorie principale: 
Courriel: 
laura.brignoli@iulm.it
Directeur(s) scientifique(s): 
Laura Brignoliv - Silvia Zangrandi
Date de mise en ligne: 
Samedi, Décembre 20, 2025
Date de parution: 
Lundi, Décembre 29, 2025
Lieu de parution: 
Dipartimento di Studi Umanistici – Università IULM
Suggéré par: 
Laura Brignoli

Banlieues 2005-2025. De la révolte à l’art / From revolt to art

Contenu de l'annonce: 

De quelle manière l’art peut-il naître de la révolte ? Vingt ans après les émeutes qui ont embrasé les banlieues françaises, cet ouvrage propose d’analyser l’évolution de la représentation des périphéries urbaines. S’appuyant sur un corpus d’œuvres d’écrivains, d’artistes et de cinéastes, les...

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Catégorie principale: 
Suggéré par: 
Ilaria Vitali
Courriel: 
ilaria.vitali@unimc.it
ISBN: 
979-12-5704-069-7
Collection: 
Experimetra
Anonyme
Éditeur: 
EUM (Editrice Università di Macerata)
Lieu de parution: 
Macerata
Date de parution: 
Samedi, Décembre 20, 2025
Date de mise en ligne: 
Samedi, Décembre 20, 2025
URL: 
http://eum.unimc.it/it/catalogo/banlieues-2005-2025/1018
Mots-clés: 
Banlieue, émeute, rivolta, migration, francophonie.
Site web de référence: 
http://eum.unimc.it/it/catalogo/banlieues-2005-2025/1018

Le "syndrome algérien"

Enjeux littéraires, mémoriels et politiques d'un passé qui ne passe pas

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Il 4 e 5 dicembre l’Università dell’Insubria ospita un convegno internazionale dedicato a una ferita storica che continua a interrogare il presente.
Le due giornate si svolgeranno a Varese, nell’aula magna di via Ravasi e nella sala Risorgimento di Villa Mirabello, e riuniranno una ventina di ricercatrici e ricercatori provenienti dall'Italia, dalla Francia, dalla Polonia e dall'Algeria. L’iniziativa scientifica, organizzata dal professor Fabio Libasci del Dipartimento di Scienze umane e dell'innovazione per il territorio, Disuit, Università dell'Insubria, e dalla professoressa Barbara Sommovigo dell’Università di Pisa, punta a esplorare le persistenze del passato coloniale algero-francese nelle scritture letterarie, nelle narrazioni memoriali e nelle dinamiche politiche contemporanee. Dalla “décennie noire” agli spettri postcoloniali, dalle voci femminili ai romanzi noir, i panel si addentrano in un paesaggio complesso, dove la memoria non smette di bussare alle porte del presente e la letteratura diventa dispositivo critico, archivio emotivo e terreno di confronto civile.
Nom du contact: 
Fabio Libasci
Courriel du contact: 
fabio.libasci@uninsubria.it
Suggéré par: 
Fabio Libasci
Courriel: 
fabio.libasci@uninsubria.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
04/12/2025
Date de fin de l'événement: 
05/12/2025
Ville de l'événement: 
Università degli Studi dell'Insubria, Varese
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Algérie

Langue et société dans le rap francophone

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Rencontre entre chercheurs et rappeurs, afin de favoriser un dialogue entre perspectives théoriques, expériences artistiques et pratiques discursives « en direct ».
Le 28 novembre 2025, dans l’Aula Pecoraro de l’Université de Salerne (Bâtiment C1, rez-de-chaussée), se tiendra le Colloque international « Langue et société dans le rap francophone », initiative inscrite dans le projet culturel Langue société dans le Rap francophone – Lingua e società nel rap francofono. Cette rencontre vise à approfondir l’étude du rap en tant qu’espace d’expression, de résistance, de construction d’identités plurielles et d’expérimentation linguistique, avec une attention particulière portée au contexte francophone et à ses multiples déclinaisons méditerranéennes. Le programme prévoit des interventions spécialisées, des analyses textuelles ainsi que des réflexions sociolinguistiques et interculturelles, accompagnées d’une table ronde réunissant chercheuses, chercheurs et rappeurs, afin de favoriser un dialogue entre perspectives théoriques, expériences artistiques et pratiques discursives « en direct ». Le colloque s’adresse aux étudiantes, étudiants, enseignantes, enseignants, chercheuses, chercheurs, passionnées, passionnés de cultures urbaines ainsi qu’à toute personne intéressée par les rapports entre langue, société et pratiques artistiques contemporaines. La participation est prévue en présence et en ligne, avec connexion active à partir de 09h15 : https://teams.microsoft.com/l/meetup-join/19%3a2cc6ec93dbaf426b91d2963f8716507e%40thread.tacv2/1762277670809?context=%7b%22Tid%22%3a%22c30767db-3dda-4dd4-8a4d-097d22cb99d3%22%2c%22Oid%22%3a%226804bcb0-b7dd-4bcf-b69c-27bfb9432ca6%22%7d *** "Il 28 novembre 2025, presso l’Aula Pecoraro dell’Università degli Studi di Salerno (Edificio C1, piano terra), si terrà il Convegno internazionale “Lingua e società nel rap francofono”, iniziativa inserita nel progetto culturale Langue société dans le Rap francophone – Lingua e società nel rap francofono. L’incontro intende approfondire il rap come spazio di espressione, resistenza, identità plurali e sperimentazione linguistica, con un’attenzione particolare al contesto francofono e alle sue molteplici declinazioni mediterranee. Il programma prevede interventi specialistici, analisi testuali e riflessioni sociolinguistiche e interculturali, accanto a una tavola rotonda che vedrà dialogare ricercatrici, ricercatori e rapper, per favorire un confronto tra prospettive teoriche, esperienze artistiche e pratiche discorsive “dal vivo. Il convegno è rivolto a studenti, docenti, studiosi, appassionati di culture urbane e chiunque sia interessato ai rapporti tra lingua, società e pratiche artistiche contemporanee. È prevista la partecipazione sia in presenza sia online, con collegamento attivo dalle ore 09:15: https://teams.microsoft.com/l/meetup-join/19%3a2cc6ec93dbaf426b91d2963f8716507e%40thread.tacv2/1762277670809?context=%7b%22Tid%22%3a%22c30767db-3dda-4dd4-8a4d-097d22cb99d3%22%2c%22Oid%22%3a%226804bcb0-b7dd-4bcf-b69c-27bfb9432ca6%22%7d"
Nom du contact: 
Mariadomenica Lo Nostro
Courriel du contact: 
mlonostro@unisa.it
Suggéré par: 
Mariadomenica Lo Nostro
Courriel: 
mlonostro@unisa.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
28/11/2025
Date de fin de l'événement: 
28/06/2025
Ville de l'événement: 
Salerne
https://teams.microsoft.com/l/meetup-join/19%3a2cc6ec93dbaf426b91d2963f8716507e%40thread.tacv2/1762277670809?context=%7b%22Tid%22%3a%22c30767db-3dda-4dd4-8a4d-097d22cb99d3%22%2c%22Oid%22%3a%226804bcb0-b7dd-4bcf-b69c-27bfb9432ca6%22%7d
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
langue, société, rap

InterArtes

Contenu de l'annonce: 

In contemporary technological acceleration, the role of imaginaries in shaping techno-scientific paradigms and in defining the relationship between the human and the machine tends to be marginalized. To propose an operative framework for reflection, we present here a selection of contributions...

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Mots-clés: 
Technoscience, Artificial Intelligence, Epistemologies
ISSN format électronique: 
2785-3136
Titre du numéro: 
Immaginari della tecnoscienza - numero speciale
Catégorie principale: 
Courriel: 
laura.brignoli@iulm.it
Directeur(s) scientifique(s): 
Renato Boccali- Luisa Damiano
Éditeur: 
Dipartimento Studi Umanistici - Università IULM
Date de mise en ligne: 
Dimanche, Août 10, 2025
Date de parution: 
Lundi, Novembre 10, 2025
Lieu de parution: 
online
Suggéré par: 
Laura Brignoli

Refus de maternité : corps, langues et imaginaires queer en français (XXe–XXIe siècles)

Colloque international – Université de Ferrare (Italie) – 13 mars 2026

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Ce colloque se propose d'interroger le refus de maternité comme geste politique, poétique et corporel de dissidence face à l’ordre reproductif. À la croisée des études féministes, queer et décoloniales, il explorera la manière dont les littératures en langue française déconstruisent la maternité obligatoire et inventent d’autres formes de filiation, de création et de communauté.
Présentation Refuser la maternité, c’est s’insurger contre le récit fondateur qui naturalise la reproduction et enchaîne le féminin à la maternité, le corps à l’ordre symbolique et la langue à l’héritage. Ce geste de refus, qui traverse les littératures, les arts et les discours du XXe au XXIe siècle, ne se réduit pas à une décision individuelle, mais constitue une position politique, un acte poétique et corporel de dissidence face à l’ordre reproductif. Il subvertit les récits de la dette et de la filiation pour en tracer d’autres, où la création cesse d’être un privilège biologique et devient un acte de parole, une prise de position, un engagement. Le terme queer est mobilisé ici comme posture critique face à toute naturalisation des identités, des rôles et des désirs. Selon le Dictionnaire du Genre en Traduction (https://worldgender.cnrs.fr/etiquette_notices/queer-cuir/), le queer/cuir « désigne un ensemble de pratiques et de discours qui mettent en crise les normes de genre et de sexualité, tout en constituant un outil de résistance pour des subjectivités marginalisées ». Il nomme ce qui résiste, dévie, déplace, ce qui refuse l’assignation du corps féminin à la reproduction et ouvre la possibilité d’existences non conformes aux scripts genrés dominants, en déstabilisant les catégories de sexe, de genre et de désir comme fondements d’un ordre symbolique prétendument naturel. Dans cette perspective, le queer/cuir agit non seulement comme un geste critique, mais comme une pratique épistémologique et politique, capable de révéler les modes d’imposition du pouvoir sur les corps et les affects, tout en proposant d’autres manières de sentir, de raconter et de penser les identités situées. Ce colloque propose d’interroger la manière dont ce refus, individuel ou collectif, explicite ou implicite, bouleverse les régimes symboliques du maternel et invente de nouvelles grammaires. Situé à la croisée des études féministes, des queer studies et des pensées décoloniales, il examine comment le refus de maternité se manifeste, s’écrit et se réinvente dans les langues, les corps et les imaginaires en langue française. Cette approche permet de penser ensemble les refus féministes de la maternité obligatoire et les dissidences qui contestent la réduction des corps à leur capacité reproductive, dans le sillage des travaux fondateurs de Simone de Beauvoir (Le Deuxième Sexe, 1949), de Monique Wittig (Les Guérillères, 1969 ; La Pensée straight, 1992) et d’Élisabeth Badinter (L’amour en plus, 1980). Ces perspectives doivent être enrichies par les analyses intersectionnelles de Kimberlé Crenshaw (Demarginalizing the Intersection of Race and Sex, 1989), qui a conceptualisé l’intersectionnalité comme outil critique pour comprendre comment les oppressions de genre, de race, de classe et de sexualité s’imbriquent et se renforcent mutuellement, révélant que le refus de maternité ne peut être pensé de manière universelle. Patricia Hill Collins (Black Feminist Thought, 2000) a montré que la maternité a été instrumentalisée différemment pour contrôler et exploiter les femmes Noires, racisées et pauvres, tandis que leurs capacités maternelles ont été simultanément niées ou hypersexualisées. Nicole Brossard (La Lettre aérienne, 1985) a quant à elle interrogé les possibilités d’existence non reproductive et de création artistique comme forme d’émancipation, tandis que Luce Irigaray (Speculum. De l’autre femme, 1974 ; Ce sexe qui n’en est pas un, 1977) a repensé la différence sexuelle et dénoncé la réduction du féminin à la fonction reproductive, ouvrant la voie à des rapports à soi et à l’autre affranchis de la maternité obligatoire. Marylise Hamelin (Maternité, la face cachée du sexisme : Plaidoyer pour l’égalité parentale, 2025) approfondit cette réflexion en montrant que la maternité, loin d’être un espace neutre, se trouve au croisement du pouvoir, du corps et de la contrainte, en particulier dans les contextes francophones contemporains. Dès les années 1930, l’artiste et écrivaine Claude Cahun avait entrevu la dimension écologique du refus de maternité, en liant la baisse volontaire de la natalité à la préservation de la planète et de la biodiversité. Son œuvre, à la croisée du surréalisme, du féminisme et de la dissidence queer, anticipait une pensée où le refus de procréer devenait aussi un geste écologique, une manière de résister à la logique extractiviste de la reproduction infinie. Cette intuition sera plus tard théorisée par Françoise d’Eaubonne dans l’écoféminisme, qui établit un lien fondamental entre domination patriarcale des femmes et exploitation de la nature. Dans Le féminisme ou la mort (1974), d’Eaubonne affirme que la libération des femmes passe par la rupture avec le modèle productiviste et nataliste, ouvrant la voie à une écologie politique du corps et du désir. Aujourd’hui, ces réflexions résonnent avec les théories contemporaines de la décroissance (Serge Latouche, Petit traité de la décroissance sereine, 2007 ; Geneviève Azam, Osons rester humains : les impasses de la toute-puissance, 2015), qui interrogent la surproduction, la surpopulation et la surconsommation comme symptômes d’un même rapport de domination, et invitent à penser le refus de maternité comme une pratique de sobriété éthique, affective et écologique. Refuser d’enfanter, c’est aussi refuser de perpétuer les structures patriarcales et raciales qui assignent les femmes et les corps queer à la reproduction biologique et symbolique du pouvoir. C’est, dans cette perspective, refuser la reproduction du capitalisme et de ses logiques extractives, au sens où Silvia Federici (Caliban and the Witch, 2004) et Maria Mies (Ecofeminism, 1993) ont montré que la production de la vie et la production des ressources naturelles obéissent à des schémas similaires d’exploitation. Le refus de maternité devient ainsi un lieu de convergence entre luttes féministes et écologiques, un geste de résistance à la reproduction du monde tel qu’il est. C’est ouvrir la possibilité à d’autres formes de filiation, de transmission, d’alliance et de communauté, ce que Donna Haraway appelle des kinships non généalogiques (Staying with the Trouble : Making Kin in the Chthulucene, 2016), ou ce que Françoise Vergès (Le Ventre des femmes, 2017) définit comme une politique du ventre, où se joue la domination économique, raciale et écologique des corps féminins et subalternes. Dans le contexte actuel d’urgence climatique, repenser la maternité et sa mise en récit ne relève plus seulement d’un enjeu féministe, mais aussi d’un impératif écologique. Les imaginaires du refus de maternité rejoignent ainsi les imaginaires de la décroissance, de la sobriété reproductive et de la réparation du vivant, en proposant des manières de « faire monde » qui ne reposent plus sur la perpétuation biologique, mais sur la création relationnelle et la solidarité interespèces. Les littératures contemporaines en langue française mettent au jour une reconfiguration profonde du rapport entre genre, langue et reproduction. Du récit de l’avortement clandestin chez Annie Ernaux (L’Événement, 2000) aux ambivalences maternelles de Marie Darrieussecq (Le bébé, 2002 ; Le mal de mer, 1999), des refus corporels de Virginie Despentes (King Kong Théorie, 2006) à la poétique « dématernisée » de Chloé Delaume, des textes de Bessora (Deux bébés et l’addition, 2000) ou de Marie NDiaye (Rosie Carpe, 2001 ; Trois femmes puissantes, 2009) aux récits postcoloniaux de Gisèle Pineau (L’Espérance-macadam, 1995) ou Kim Thúy (Mãn, 2013), s’élabore une polyphonie du refus. Ces œuvres interrogent les blessures du corps reproductif, les traumatismes de la maternité imposée, mais aussi les désirs de transformation et d’affranchissement. Pour enquêter sur la manière dont ce refus se manifeste, s’écrit et se transforme, quatre axes structurent la réflexion : Axe 1 : Refus de l’injonction – corps politiques, biopolitique et critique écologique Refuser la maternité, c’est refuser le pouvoir biopolitique de l’État, de la médecine, de l’Église et de la famille sur le corps féminin et queer. L’enjeu est d’interroger les gestes d’insoumission corporelle et symbolique : avortement, contraception, stérilité choisie, maternité refusée, childfree. La réflexion s’articule autour des formes de résistance biopolitique et de la manière dont le refus reproductif peut s’articuler à une critique écologique du productivisme, du natalisme et des politiques de croissance, dans le prolongement des intuitions de Claude Cahun (Aveux non avenus, 1930), qui liait déjà refus de procréation et dissidence créatrice, et en dialogue avec l’écoféminisme de Françoise d’Eaubonne (Le féminisme ou la mort, 1974), de Maria Mies (Patriarchy and Accumulation on a World Scale, 1986) ou de Silvia Federici (Caliban et la sorcière, 2014). Des œuvres comme L’Événement (2000) d’Annie Ernaux offrent un récit emblématique de l’avortement clandestin et de ses enjeux politiques. Marie Darrieussecq (Le mal de mer, 1999 ; Le bébé, 2002) explore les ambivalences du maternel et ses refus implicites. Deux bébés et l’addition (2000) de Bessora et Mes mauvaises pensées (2005) de Nina Bouraoui mettent en scène des corps qui se dérobent à la procréation normative. Ces récits articulent vulnérabilité et puissance, ils transforment la souffrance en geste esthétique et en parole politique. Cet axe s’intéresse aux représentations littéraires, théâtrales et performatives du refus maternel dans leurs contextes sociopolitiques. Les luttes pour la liberté reproductive engendrent des formes artistiques qui transforment l’expérience intime en discours politique, tandis que d’autres mobilisent l’implicite et le silence pour contourner les interdits. Axe 2 : Refus de l’héritage – silence, trauma et mémoire interrompue La dissidence reproductive n’est pas toujours libre. Certaines femmes refusent d’enfanter parce qu’elles n’en ont pas la possibilité matérielle ou sociale. La pauvreté, la précarité, la migration ou la violence systémique imposent des formes de refus qui révèlent la continuité entre oppression économique et domination reproductive. Le refus de maternité s’inscrit dans une mémoire blessée, coloniale, familiale, intime, et interroge le poids de l’héritage. Cette mémoire n’est pas neutre, elle est traversée par des violences différenciées selon la race, la classe et l’expérience coloniale. La transmission interrompue n’est pas un effacement, mais un mode de résistance à la violence des lignées imposées : silence des mères, secrets familiaux, mémoire des esclavages et des migrations, traumatismes intergénérationnels. Ces dynamiques prennent des formes spécifiques dans les contextes racisés et postcoloniaux. Comme l’analyse Françoise Vergès dans Le Ventre des femmes (2017), la transmission interrompue de la maternité s’inscrit dans une politique coloniale du corps où se jouent domination économique, raciale et écologique. Dans les récits de Gisèle Pineau (L’Espérance-macadam, 1995), d’Annie Ernaux (Une femme, 1987) ou de Kim Thúy (Mãn, 2013), la maternité refusée devient la scène d’une rupture avec la filiation patriarcale, mais aussi d’une relecture du trauma. Chez Ivan Jablonka (Histoire de mes grands-parents que je n’ai pas eus, 2012), l’abandon forcé devient un acte de protection et de mémoire, où la perte de l’enfant ne nie pas la maternité mais la déplace vers la survie. Laurence Tardieu (Puisque rien ne dure, 2006) explore également cette intermittence du lien et l’impossibilité de la transmission durable. Cet axe élargit la compréhension du refus de maternité en y inscrivant la contrainte, le sacrifice et la précarité comme formes de résistance invisibles, où se nouent les enjeux du genre, de la race, de la classe et de la survie. Axe 3 : Refus de la naturalisation – déconstruire les langages normatifs du maternel Refuser la maternité, c’est aussi refuser le langage qui la rend naturelle et obligatoire. Les écritures contemporaines défont les mots du maternel pour inventer d’autres manières d’exister et d’engendrer. Dire la maternité autrement revient à troubler la syntaxe du pouvoir et à libérer la langue des modèles qui lient le féminin à la reproduction. Monique Wittig (Les Guérillères, 1969), Régine Detambel, Wendy Delorme (La Mère, la sainte et la putain, 2023) et Sarah Haidar (Amenorrhée, 2025) réinventent la langue pour briser l’assignation maternelle et hétérosexuelle. Leurs écritures substituent au modèle patriarcal de la filiation biologique des formes d’engendrement symbolique, collectif ou queer, où la maternité devient un espace de résistance plutôt qu’un destin. Chloé Delaume, dans Le cri du sablier (2001), radicalise cette démarche en faisant du langage une arme contre la filiation, fragmentant la parole pour dire la violence du lien maternel. Paul B. Preciado (Testo Junkie, 2008) inscrit ce refus dans une langue post-humaine où les technologies hormonales et les mutations du corps effacent la frontière entre le biologique et le politique. Nancy Huston (Lignes de faille, 2006) fait de la maternité un lieu d’exil linguistique où la perte de la langue maternelle devient métaphore du refus et de la fracture identitaire. Dans Le bébé (2002), Marie Darrieussecq déconstruit spécifiquement la transparence du discours maternel et révèle comment la langue de la maternité, en prétendant dire l’universel, efface les singularités du corps et du vécu féminin. Ce refus linguistique peut aussi être contraint. Dans les contextes de domination ou de migration, la parole maternelle se tait, se fracture ou se réinvente. Le silence, la honte ou la perte de langue deviennent alors d’autres formes du refus du maternel imposé. Cet axe explore comment ces pratiques d’écriture poétiques et politiques déplacent la maternité hors du biologique et queerisent la langue elle-même, en la transformant en espace de résistance et de création. Axe 4 : Refus de perpétuer – généalogies électives et créations symboliques Refuser de perpétuer ne signifie pas l’absence de transmission, mais l’invention d’autres formes d’appartenance et de mémoire. L’absence d’enfant biologique n’implique pas la disparition du lien, mais ouvre à d’autres configurations relationnelles : communautés choisies, alliances queer, héritages symboliques, transmissions artistiques et intellectuelles. Ces formes de kinship non-généalogiques redéfinissent ce que signifie appartenir et transmettre au-delà du sang. L’œuvre de Monique Wittig (Les Guérillères, 1969) incarne particulièrement cette reconfiguration à travers la création de communautés alternatives, tandis que Nicole Brossard (La Lettre aérienne, 1985) transforme la création artistique en forme de transmission et de filiation symbolique. Hélène Cixous (Homère est morte, 2014 ; Le jour où je n’étais pas là, 2000) explore quant à elle comment l’héritage symbolique et littéraire devient un espace d’appartenance et de mémoire partagée. Selon Adrienne Rich (Of Woman Born, 1976), refuser la maternité biologique ouvre des espaces d’émancipation créative, tandis que Marianne Hirsch (The Mother/Daughter Plot, 1989) analyse comment les généalogies électives redessinent les relations entre mémoire, filiation et transmission, transformant radicalement notre compréhension du lien et de l’héritage. Cet axe interroge comment la création se transforme en lignée élective où la mémoire produit des présences symboliques durables et où l’héritage devient un bien partagé. Modalités de soumission Les propositions de communication (300-350 mots) incluant le nom, le courriel, l’affiliation et cinq mots-clés, accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique (250–300 mots), sont à envoyer au plus tard le 31 décembre 2025 au format Word à : vera.gajiu@unife.it. Langue du colloque : français Responsable scientifique : Vera Gajiu Comité d’organisation : Vera Gajiu, Luca Jaccond (lucaelfo.jaccond@unife.it), Elia Carelli (elia.carelli@unife.it) Publication : Les communications feront l’objet d’une publication dans une revue OA à comité de lecture. Le colloque est financé par : Fondi di sezione 2026 STUM - Mattazzi et Fondi di sezione 2026 STUM - Speziari. Le colloque ne prévoit pas de frais de participation. Les frais de déplacement et de séjour sont à la charge des participants. Calendrier Soumission des propositions : 31 décembre 2025 Notification d’acceptation : 7 janvier 2026 Colloque : 13 mars 2026 Bibliographie indicative 1. Théorie féministe, queer et décoloniale Azam, Geneviève. Le Temps du monde fini : vers l’après-capitalisme. Paris : Les Liens qui libèrent, 2010. Azam, Geneviève. Osons rester humains : les impasses de la toute-puissance. Paris : Les Liens qui libèrent, 2015. Badinter, Élisabeth. L’amour en plus. Histoire de l’amour maternel (XVIIᵉ–XXᵉ siècle). Paris : Flammarion, 1980. Bakshi, Sandeep. « Queeritude décoloniale : quels enjeux, quelles possibilités ? » Genre, sexualité et société, no. 31, 2024. Beauvoir, Simone de. Le Deuxième Sexe. Paris : Gallimard, 1949. Bilge, Sirma. « Intersectionnalité et féminisme matérialiste ». Genre, sexualité et société, no. 19, 2018. Brossard, Nicole. La Lettre aérienne. Montréal : L’Hexagone, 1985. Cardi, Coline et al. éds., Penser les maternités d’un point de vue féministe. Toulouse : Érès, 2016. Crenshaw, Kimberlé. « Demarginalizing the Intersection of Race and Sex : A Black Feminist Critique of Antidiscrimination Doctrine, Feminist Theory and Antiracist Politics ». University of Chicago Legal Forum, 1989. Eaubonne (d’), Françoise. Le féminisme ou la mort. Paris : Éditions du Passager clandestin, 2020. Despentes, Virginie. King Kong Théorie. Paris : Grasset, 2006. Federici, Silvia. Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive. Genève : Entremonde, 2014. Federici, Silvia. Re-enchanting the World : Feminism and the Politics of the Commons. Oakland : PM Press, 2018. Hamelin, Marylise. La Maternité en question. Corps, pouvoir et résistances dans les discours féministes québécois. Montréal : Éditions du remue-ménage, 2021. Hamelin, Marylise. Maternité, la face cachée du sexisme : Plaidoyer pour l’égalité parentale. Montréal : Éditions Leméac, 2025. Haraway, Donna. Staying with the Trouble : Making Kin in the Chthulucene. Durham : Duke University Press, 2016. Hill Collins, Patricia. Black Feminist Thought : Knowledge, Consciousness, and the Politics of Empowerment. New York : Routledge, 2008. Irigaray, Luce. Speculum. De l’autre femme. Paris : Minuit, 1974. Irigaray, Luce. Ce sexe qui n’en est pas un. Paris : Minuit, 1977. Knibiehler, Yvonne. Histoire des mères et de la maternité en Occident. Paris : PUF, 2000. Knibiehler, Yvonne. La Révolution maternelle depuis 1945 : femmes, maternité, citoyenneté. Paris : Perrin, 1997. Knibiehler, Yvonne et al. éds., La maternité à l’épreuve du genre. Métamorphoses et permanences de la maternité dans l’aire méditerranéenne. Rennes : Presses de l’EHESP, 2012. Knibiehler, Yvonne et Martine Sagaert. Les mots des mères. Du XVIIe siècle à nos jours. Paris : Laffont, 2016. Kristeva, Julia. « Maternité selon Giovanni Bellini ». Polylogue, Paris : Seuil, 1977, pp. 409–435. Latouche, Serge. La Mégamachine. Raison technoscientifique, raison économique et mythe du progrès. Paris : La Découverte, 2004. Latouche, Serge. Petit traité de la décroissance sereine. Paris : Mille et une nuits, 2007. Linhart, Virginie. L’effet maternel. Paris : Flammarion, 2020. Mies, Maria. Patriarchy and Accumulation on a World Scale : Women in the International Division of Labour. Londres : Zed Books, 1986. Mies, Maria et Vandana Shiva. Ecofeminism. Londres : Zed Books, 1993. Nguena, Fabrice. Afroqueer. 25 voix engagées. Montréal : Éditions Écosociété, 2024. Preciado, Paul B. Un appartement sur Uranus. Chroniques de la traversée. Paris : Grasset, 2019. Preciado, Paul B. Je suis un monstre qui vous parle. Rapport pour une académie de psychanalystes. Paris : Grasset, 2020. Preciado, Paul B. Testo Junkie. Sexe, drogue et biopolitique. Paris : Grasset, 2008. Rich, Adrienne. Of Woman Born. Motherhood as Experience and Institution. New York : Norton, 1976. Vergès, Françoise. Le Ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme. Paris : Albin Michel, 2017. Wittig, Monique. La Pensée Straight. Paris : Éditions Amsterdam,1992. Wittig, Monique. Les Guérillères. Paris : Minuit, 1969. 2. Théorie littéraire, psychanalytique et esthétique Bricco, Elisa. Le Défi du roman. Narration et engagement oblique à l’ère postmoderne. Bern : Peter Lang, 2015. « Littératures de langue française », 22. Doria, Federica. « Mère et différence sexuelle dans l’écriture autofictionnelle d’Hélène Cixous ». Mater Genetrix. Les images de la mère dans la littérature contemporaine de l’expression française, Marina Ortrud M. Hertrampf, éd., Berlin : De Gruyter, 2024, pp. 151-169. Gefen, Alexandre. Réparer le monde. La littérature française face au XXIᵉ siècle. Paris : Éditions Corti, 2017. Hirsch, Marianne. The Mother/Daughter Plot. Bloomington : Indiana University Press, 1989. Kaplan, Ann. Motherhood and Representation. The Mother in Popular Culture and Melodrama. Londres/New York : Routledge, 1992. Marty, Éric. Le Sexe des modernes. Pensée du Neutre et théorie du genre. Paris : Seuil, 2021. Saint-Martin, Lori. « Le corps et la fiction à réinventer métamorphoses de la maternité dans l’écriture des femmes au Québec ». Recherches féministes, vol. 7, no. 2, 1994, pp. 115–134. 3. Corpus littéraire francophone contemporain Adriensen, Sophie, and Anjale. Outre-mères. Paris : Steinkis, 2019. Bessora. Deux bébés et l’addition. Paris : Le Serpent à Plumes, 2000. Bouraoui, Nina. Mes mauvaises pensées. Paris : Stock, 2005. Cixous, Hélène. Homère est morte. Paris : Galilée, 2014. Cixous, Hélène. Le jour où je n’étais pas là. Paris : Galilée, 2000. Cohen, Albert. Le livre de ma mère. Paris : Gallimard, 1954. Darrieussecq, Marie. Le bébé. Paris : P.O.L, 2002. Darrieussecq, Marie. Le mal de mer. Paris : P.O.L, 1999. Delaume, Chloé. Le cœur synthétique. Paris : Seuil, 2020. Delaume, Chloé. Le cri du sablier. Paris : P.O.L, 2001. Delaume, Chloé. Les sorcières de la République. Paris : Seuil, 2016. Delorme, Wendy. Insurrections ! En territoire sexuel. Vauvert : Au Diable Vauvert, 2009. Delorme, Wendy. Le corps est une chimère. Paris : Cambourakis, 2018. Delorme, Wendy. La Mère, la sainte et la putain. Paris : Grasset, 2023. Detambel, Régine. Le Syndrome de Diogène. Arles : Actes Sud, 2008. Detambel, Régine. Maman a tort. Paris : Gallimard, 2018. Ernaux, Annie. L’Événement. Paris : Gallimard, 2000. Ernaux, Annie. Une femme. Paris : Gallimard, 1987. Haidar, Sarah. Amenorrhée. Éditions TK, 2023. Huston, Nancy. Lignes de faille. Montréal/Arles : Leméac/Actes Sud, 2006. Jablonka, Ivan. Histoire de mes grands-parents que je n’ai pas eus. Paris : Seuil, 2012. Laurens, Camille. Dans ces bras-là. Paris : P.O.L, 2000. NDiaye, Marie. Rosie Carpe. Paris : Minuit, 2001. NDiaye, Marie. Trois femmes puissantes. Paris : Gallimard, 2009. Pineau, Gisèle. L’Espérance-macadam. Paris : Stock, 1995. Slimani, Leïla. Chanson douce. Paris : Gallimard, 2016. Tardieu, Laurence. Puisque rien ne dure. Paris : Stock, 2006. Thúy, Kim. Mãn. Montréal : Libre Expression, 2013. Weyergans, François. Trois jours chez ma mère. Paris : Grasset, 2005. 4. Études postcoloniales, décoloniales et migratoires Hertrampf, Marina Ortrud M., éd., Mater Genetrix. Les images de la mère dans la littérature contemporaine d’expression française. Berlin : De Gruyter, 2024. Hertrampf, Marina Ortrud M. « Filles – femmes – mères : contraintes sociales, images patriarcales de la femme et rupture avec le mythe de la mère chez Annie Ernaux et Camille Laurens ». Mater Genetrix. Les images de la mère dans la littérature contemporaine d’expression française, Marina Ortrud M. Hertrampf, éd., Berlin/Boston : De Gruyter, 2024, pp. 171–186. Hertrampf, Marina Ortrud M. « Les liens familiaux sacrés ? La relation entre mères et filles, pères et filles et les voies de l’autodétermination féminine dans l’œuvre de Shumona Sinha ». Femmes, migration et postcolonialisme dans l’œuvre de Shumona Sinha, Marina Ortrud M. Hertrampf et Diana Mistreanu, éds., Munich : AVM, 2024. Kačkutė, Eglė. « Orality/Aurality and Voice of the Voiceless Mother in Abla Farhoud’s Happiness Has a Slippery Tail ». Narratives of Motherhood and Mothering in Fiction and Life Writing, H. Wahlström Henriksson et al. éds., Londres: Palgrave Macmillan, 2023. Reyes, Angelita. Mothering Across Cultures : Postcolonial Representations. Minneapolis : University of Minnesota Press, 2001. Vilarino, Júnior. « Celui qui est digne d’être aimé d’Abdellah Taïa : les masculinités remises en cause ». Hybrida, no. 7, 2023, pp. 33–54. 5. Linguistique, genre et traduction Gómez Tapia, Rox et Andrea Pelegrí Kristic: « Queer/Cuir », Dictionnaire du genre en traduction / Dictionary of Gender in Translation / Diccionario del género en traducción. ISSN : 2967-3623. Mis en ligne le 5 juin 2025 : https://worldgender.cnrs.fr/notices/queer-cuir/. Doria, Federica : « Mère ». Dictionnaire du genre en traduction / Dictionary of Gender in Translation / Diccionario del género en traducción. ISSN : 2967-3623. Mis en ligne le 05 octobre 2023 : https://worldgender.cnrs.fr/notices/mere/. Elchacar, Mireille et Ada Luna Salita « Les appellations des identités de genre non traditionnelles ». Langage et société, vol. 165, no. 3, 2018, pp. 139–165. Leap, William L. « Queer Linguistics, Sexuality, and Discourse Analysis ». The Routledge Handbook of Discourse Analysis, Londres : Routledge, 2011.
Nom du contact: 
Vera Gajiu
Courriel du contact: 
vera.gajiu@unife.it
Suggéré par: 
Luca Elfo Jaccond
Courriel: 
lucaelfo.jaccond@unife.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
10/11/2025
Date de fin de l'événement: 
31/12/2025
Ville de l'événement: 
Ferrara
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Refus de maternité, Genre, Queer, (Éco)féminisme, Études décoloniales, Langue, Corps, Imaginaire
Site web de référence: 

Intersections. Avatars et péripéties d’espaces en interaction

Contenu de l'annonce: 

Le troisième numéro de la collection « Regards croisés » explore le concept d’intersection, notion ambivalente impliquant à la fois rencontre, conflit et transformation examinés sous divers angles. Cette notion à deux endroits s’avère d’autant plus fructueuse dans le parallèle établi entre la...

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Catégorie principale: 
Suggéré par: 
Luca Pierdominici
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luca.pierdominici@unimc.it
ISBN: 
979-12-5704-033-8
Collection: 
Regards croisés, 3
Anonyme
Éditeur: 
EUM
Lieu de parution: 
Macerata
Date de parution: 
Lundi, Octobre 20, 2025
Date de mise en ligne: 
Jeudi, Novembre 6, 2025
URL: 
https://eum.unimc.it/it/catalogo/941-intersections
Langue: 
Francese
Site web de référence: 
https://eum.unimc.it/it/index.php?controller=attachment&id_attachment=1692

Frontières et clandestinités littéraires : plagiats, contrefaçons, apocryphes dans l'Europe du XIXe siècle

Rilune. Revue des littératures européennes, vol. 20, 2026

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Le nouveau numéro de Rilune (vol. 20, 2026) se penche sur toute forme de clandestinité littéraire ou éditoriale (plagiat, contrefaçon, textes apocryphes, pseudonymes, anonymes) au XIXe siècle, à travers le prisme de la circulation européenne des livres, des textes et des imaginaires. Le volume s'interroge en particulier sur les rapports entre les formes de clandestinité littéraire et le statut romantique du poète, à la fois sujet inimitable et expression suprême du génie national.
Frontières et clandestinités littéraires : plagiats, contrefaçons, apocryphes dans l’Europe du XIXe siècle sous la direction de Michele Morselli Le nouveau numéro de Rilune (vol. 20, déc. 2026) souhaite revisiter la notion de « clandestinité » littéraire dans l’Europe du XIXe siècle, pour mettre en lumière la circulation internationale des textes et des imaginaires à l’aube de la littérature contemporaine. La « clandestinité » doit être conçue littéralement, comme activité en marge ou en violation des lois. Elle peut concerner l’identité de l’auteur, échappant aux mailles de la censure (textes pseudonymes ou anonymes) ; la production du texte, ce dernier état le plagiat ou le prolongement non autorisé d’un autre ouvrage ; sa réception, le lectorat étant la dupe d’attributions frauduleuses de l’ouvrage de la part de l’éditeur (textes apocryphes). Si la littérature est une “marchandise” qui peut attirer des ennuis à son propriétaire ou que l’on vole pour s’enrichir, les clandestinités littéraires révèlent leur puissance poétique surtout lorsque confrontées aux frontières des littératures nationales. Malgré l’infraction du principe d’originalité qui, depuis l’époque romantique, constitue le premier garant de la littérarité du texte, la clandestinité des auteurs et de leurs ouvrages présuppose une littérature qui échappe à tout prétendu génie national, et qui circule librement dans l’Europe entière par ses formes, ses pratiques, ses thèmes. Les études de Robert Darnton (Censors at Work, 2014 ; Pirating and Publishing, 2021) ont mis en évidence que la circulation de textes clandestins est cruciale pour la diffusion de la culture non seulement dans l’Ancien Régime français, mais dans l’Europe des Lumières. Pendant et après la Restauration, la relative libéralité de la censure à l’égard du livre nous encourage néanmoins à intégrer la notion juridique de « clandestinité » avec la nouvelle sensibilité romantique. Entre le XVIIIe et le XIXe siècle, le « sacre de l’écrivain », selon la formule chère à Paul Bénichou, fait écho au « sacre du sujet » (Alain Vaillant, Dictionnaire du romantisme, 2012-2023), opérant une révolution esthétique de portée copernicienne. L’originalité n’est plus seulement l’émanation d’un principe législatif, ni la garantie d’une propriété intellectuelle que l’auteur, personne morale, doit protéger, mais la précondition de toute littérarité, puisque expression unique du soi. En même temps, le nouveau siècle est marqué par un « triomphe du livre » (Lyon, Le Triomphe du livre, 1987), qui jure avec l’originalité de l’écrivain. Des études comme celle de James Smith Allen (Popular French Romanticism, 1981) ont depuis longtemps dépeint l’activité éditoriale effrénée des débuts du XIXe siècle (Durand, Glinoer, Nyssen, Naissance de l’éditeur, 2008 ; Lyon-Caen, La Lecture et la vie, 2006). Dans les cabinets de lecture (Parent-Lardeur, Lire à Paris au temps de Balzac, 2e éd., 1999), des abonnés de presque tout milieu social attendent avec impatience la parution de nouveaux romans. Pour satisfaire la voracité du lectorat, le marché ne peut que contrevenir au « sacre du sujet », produisant fébrilement une littérature « à la manière de » Scott, Radcliffe ou Pigault-Lebrun. Aux côtés des futurs protagonistes de la querelle romantique, des faiseurs de romans aujourd’hui oubliés multiplient les pseudonymes pour diversifier les catalogues ; ils présentent des œuvres originales sous forme de traductions libres d’auteurs à la mode ou plagient des passages d’autres romans ; ils exploitent le succès de vaudevilles ou de mélodrames, jusqu’à en transposer entièrement la matière dans leurs propres textes. Comme la célébration de l’originalité romantique passe également par les contraintes industrielles d’une littérature de masse, des pratiques comme le plagiat, la contrefaçon, la pseudonymie ou l’anonymat se prétendent clandestines puisqu’elles violent les principes d’authenticité et de spontanéité que présuppose le pacte avec le nouveau lectorat romantique. D’après les Questions de littérature légale (1812-1828) de Charles Nodier, le franchissement de la frontière entre imitatio et plagiat, tribut et vol, est d’autant plus grave lorsque la victime est un auteur « moderne et national ». Sans parler des dommages économiques du plagiat (Godefroid, Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique, 1998), Nodier paraît aussi sous-entendre que le concept de contrefaçon peut s’étendre aux mouvements culturels, aux modèles littéraires et aux formes narratives. En effet, le romantisme a consacré l’écrivain non seulement comme sujet, mais aussi comme expression suprême du génie national, dans le sillage du Literarischer Nationalismus. Le “vol” de pratiques, de thèmes, d’imaginaires littéraires se manifeste lorsque le génie national s’impose par son altérité irréproductible : « Une traduction, ou même une imitation exacte », écrit Constant à propos de son Wallstein (1809), tiré de la trilogie de Schiller, « était impossible », tandis que, vingt ans plus tard, Vigny avoue n’avoir joué qu’un « prélude de Shakespeare » dans sa traduction d’Othello (1827). À la circulation internationale de modèles, formes et thèmes correspond souvent la circulation clandestine de textes, leur attribution douteuse, sinon leur vol. Songeons à la prolifération européenne des apocryphes napoléoniens, bien avant et longtemps après la publication du Mémoriel de Sainte-Hélène (1823). C’est également le cas de la circulation de la Vera istoria di due amanti infelici, édition pirate des Ultime lettere di Jacopo Ortis (1802), ou de l’influence – authentique – qu’un faux comme l'œuvre d’Ossian (1760) a pu avoir sur la vie littéraire européenne, de Goethe à Leopardi. Songeons également à l’engouement pour les vampires (Sangsue, « Les vampires littéraires », 1989), mode romantique qui invite néanmoins à la mystification littéraire sous plusieurs formes : récit de Polidori attribué à Byron, The Vampyre (1819) est prolongé par le roman Lord Ruthwen (1820), attribué à tort à Charles Nodier, qui adapte néanmoins le texte de Polidori en mélodrame (Le Vampire, 1820). Les contributions mettant en lumière toute forme de clandestinité littéraire ou éditoriale, à travers le prisme de la circulation européenne des livres, des textes et des imaginaires, seront les bienvenues. Un intérêt particulier est porté à la première moitié du XIXe siècle, époque marquée par la codification de pratiques poétiques et éditoriales, ainsi que civiques et politiques, qui résonnent encore aujourd’hui. Cependant, des propositions faisant référence à des périodes historiques et littéraires adjacentes sont également encouragées. Nombre de phénomènes littéraires de la première moitié du XIXe siècle trouvent leurs racines au XVIIIe et perdurent jusqu’au début du XXe : nous songeons aux imitations et aux suites de romans comme Le Paysan parvenu (1734-1735) sous l’Ancien Régime ou à la présence de Herlock Sholmes chez Maurice Leblanc, sans oublier les plagiats qui émaillent la littérature populaire de la seconde moitié du XIXe siècle, comme L’assassinio di rue Saint-Roch (1860-1861) d’Alexandre Dumas, plagiat d’Edgar Allan Poe paru (en italien) dans L’Indipendente. Les propositions (500 mots max.), en français, anglais ou italien, doivent être soumises au plus tard le 12 décembre 2025 à l’adresse diplingmod.rilune@unibo.it, avec copie à M. Michele Morselli (michele.morselli3@unibo.it). Les propositions doivent également inclure une brève notice bio-bibliographique (150 mots max.). Les articles, rédigés en français, anglais ou italien, ne doivent pas dépasser 40 000 caractères, espaces compris, et seront soumis à une évaluation en double aveugle. Les normes éditoriales de la revue, que nous demandons de bien vouloir respecter scrupuleusement, sont disponibles sur le site web de Rilune à l’adresse suivante (https://rilune.org/index.php?option=com_content&view=article&id=273&Itemid=141). NB. Pour les versions anglaise et italienne de l’appel, veuillez visiter le site de Rilune https://rilune.org/index.php?option=com_content&view=article&id=272&Itemid=140. Calendrier Clôture de l’appel : 12 décembre 2025 Avis du comité scientifique : fin décembre 2025 Soumission des articles : 1er juin 2026 Retour des évaluateurs : 15 juillet 2026 Soumission des articles corrigés : 1er octobre 2026 Parution : novembre 2026
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12/12/2025
Ville de l'événement: 
Bologna
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Appels à contribution
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Mots-clés: 
plagiats, contrefaçons, apocryphes, pseudonymes, anonymes, romantisme

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