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Lexicologie/graphie

Colloque international "Lexicologie et terminologie en perspective plurilingue-2es Rencontres OTALF"

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Accueillies cette année par le prestigieux Institut national des langues et civilisations orientales de Paris (INaLCO), les Rencontres OTALF étendent leur sphère d’investigation aux perspectives plurilingues, et, plus précisément, à la comparaison entre le français et d’autres langues du monde, afin d’offrir un terrain d’échange pour les chercheurs en lexicologie et en terminologie comparées.
L’Osservatorio di Terminologie et Politiche Linguistiche (OTLP) de l’Università Cattolica del Sacro Cuore de Milan et le Centre de recherche Europes-Eurasie (CREE) de l’INaLCO, en collaboration avec REALITER, l’Università degli Studi di Bologna (Département de Langues, Littératures et Cultures modernes), l’Università degli Studi di Napoli «Parthenope» (Département d’Études économiques et juridiques), l’Università degli Studi di Perugia (Département de Sciences Politiques) et l’Università degli Studi di Verona (Département de Langues et Littératures Étrangères), avec le soutien de la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France (DGLFLF), lancent le Colloque international Lexicologie et terminologie en perspective plurilingue – 2e Rencontres OTALF (« Orientations Théoriques et Appliquées dans les études de Linguistique Française synchronique et diachronique »), qui se tiendra les 11 et 12 octobre 2023 à l’INaLCO, Paris. Cette manifestation internationale se propose de réunir des interventions de spécialistes dans le domaine et des présentations des travaux d’équipe, dans la perspective d’une mutualisation fructueuse des savoirs sur les avancées des recherches comparatives. Les communications prévues s'inscrivent dans les axes suivants : - approches théoriques de la terminologie par différentes écoles ; - lexicographie bilingue/plurilingue ; - lexicologie, terminologie et traduction/médiation ; - lexicologie, terminologie et contacts des langues ; - lexicologie, terminologie et didactique des langues étrangères ; - phraséologie ; - terminologie et politiques linguistiques.
Nom du contact: 
Maria Teresa Zanola
Courriel du contact: 
colloque.inalco2023@gmail.com
Adresse postale: 
11 octobre : 65, rue des Grands Moulins (Paris) ; 12 octobre : 2, rue de Lille (Paris)
Suggéré par: 
Maria Teresa Zanola
Courriel: 
mariateresa.zanola@unicatt.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
11/10/2023
Date de fin de l'événement: 
12/10/2023
Ville de l'événement: 
Paris, INaLCO
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
lexicologie, terminologie, traduction, médiation, politiques linguistiques
Site web de référence: 

Le français de nos jours. Caractères, formes, aspects

Contenu de l'annonce: 

Cet ouvrage propose un accès linguistique et culturel vaste au français contemporain, grâce à l’analyse de ses caractères principaux: les dynamiques du français oral et écrit, la syntaxe, la néologie et la phraséologie, les particularités de la communication spécialisée, les traits marquants de...

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Catégorie principale: 
Suggéré par: 
Maria Teresa Zanola
Courriel: 
mariateresa.zanola@unicatt.it
ISBN: 
9788829020188
Collection: 
Studi Superiori
Anonyme
Éditeur: 
Carocci
Lieu de parution: 
Roma
Date de parution: 
Samedi, Janvier 7, 2023
URL: 
https://www.carocci.it/prodotto/le-francais-de-nos-jours
Site web de référence: 
https://www.carocci.it/prodotto/le-francais-de-nos-jours

XIXe Journée Scientifique REALITER "Terminologie et interdisciplinarité : défis et perspectives de recherche futures"

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
La XIXe Journée Scientifique de REALITER propose de présenter aux chercheurs et chercheuses de la communauté des langues romanes la dynamique de la recherche terminologique actuelle afin de créer un espace de dialogue autour de la thématique « Terminologie et interdisciplinarité », qui mérite, à notre avis, une réflexion approfondie au moment où le Réseau REALITER fête ses trente ans.
Dès sa naissance en tant que discipline à part entière, la terminologie s’est toujours voulue un domaine de recherche interdisciplinaire impliquant la linguistique, la logique, l’ontologie, l’informatique et les sciences des objets. Ce sont ces mêmes objets que la terminologie permet d’étudier, pas seulement du point de vue de leur état actuel, mais aussi en suivant au fil du temps, grâce à une approche diachronique, leur évolution tant conceptuelle que linguistique. Conçue comme méthode interdisciplinaire visant à transmettre des connaissances par des moyens linguistiques, la terminologie a d’ailleurs permis le dialogue entre linguistes et non-linguistes, entre linguistes et experts de domaines de connaissances différents qui ont toujours joué un rôle très actif au sein des projets en terminologie menés de la seconde moitié du XXe siècle jusqu’aujourd’hui. La recherche actuelle encourage encore plus ce dialogue et le partage de connaissances entre disciplines diverses afin de pouvoir proposer des solutions efficaces aux problématiques et aux défis posés par les sociétés contemporaines. La XIXe Journée Scientifique du Réseau de terminologie des langues romanes REALITER vise donc à créer en espace de dialogue autour de la thématique "Terminologie et interdisciplinarité".  Pour des raisons logistiques la Journée se tiendra à distance. Le lien pour suivre les travaux de la Journée sera envoyé sur demande. Nous vous prions donc d'écrire à l'adresse realiter@unicatt.it d'ici le 8 octobre prochain pour finaliser votre inscription à la Journée et recevoir le lien pour la connexion.
Nom du contact: 
Maria Teresa Zanola
Courriel du contact: 
realiter@unicatt.it
Suggéré par: 
Maria Teresa Zanola
Courriel: 
mariateresa.zanola@unicatt.it
realiter@unicatt.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
13/10/2023
Date de fin de l'événement: 
13/10/2023
Ville de l'événement: 
Paris
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
terminologie, interdisciplinarité
Site web de référence: 

Colloque SUSLLF 2023 - L’étude du français et de ses variations. Nouvelles perspectives entre langue et littérature

Programme mis à jour

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Il Convegno internazionale di studi della Società Universitaria per gli studi di Lingua e Letteratura francese (SUSLLF 2023), "L’étude du français et de ses variations: nouvelles perspectives entre langue et littérature", si terrà a Salerno, Campus di Fisciano, il 28 e 29 settembre 2023.
28 septembre 2023 Salle 6, Bâtiment D3, Rez-de-chaussée 08h30-09h00 Accueil des participants   09h00-09h40 Allocutions de bienvenue Vincenzo LOIA Président de l’Université de Salerne – UNISA Carmine PINTO Directeur du Département d’Études Humanistes – DIPSUM Rita CALABRESE Déléguée du Président de l’Université à la Mobilité des étudiants et des professeurs Elisa VALENTIN Déléguée par intérim du Québec à Rome Stéphane POLIAKOV Attaché de coopération scientifique et universitaire de l’Institut français Italia Genoveffa TORTORA Directrice du Centre Universitaire des Langues – CLA Ornella MALANDRINO Directrice de l’Observatoire pour les Études de Genre et l’Égalité des Sexes – OGEPO Miriam VOGHERA Directrice du Doctorat en Études Littéraires, Linguistiques et Historiques – DILLS Rosario PELLEGRINO Président du Conseil Pédagogique de Langues et Littératures Étrangères Ruggero DRUETTA Président de la Société Universitaire pour les Études de Langue et Littérature Françaises - SUSLLF   Ouverture des travaux Salle 6, Bâtiment D3, Rez-de-chaussée 09h40-10h20 Conférence en session plénière Jean-Louis HAQUETTE (Université de Reims Champagne-Ardenne) Variations linguistiques et identité littéraire : le français de deux mémorialistes italiens (Goldoni et Casanova)   10h20-11h40 Séance 1 Variation(s) entre littérature, géographie et style Présidence : Ruggero DRUETTA   10h20-10h40 Véronic ALGERI, Oreste FLOQUET Philologie des régionalismes : l’exemple du Père prudent et équitable de Marivaux 10h40-11h00 Laurence AUDÉOUD La variation diastratique en tant que marqueur social déterminant dans le roman Connemara de Nicolas Matthieu (2022) : des enjeux linguistiques et politiques 11h00-11h20 Discussion 11h20-11h50 Pause-café     11h50-12h30 Sessions en parallèle Salle 6, Bâtiment D3, Rez-de-chaussée Séance 2  Variation, oralité et styles Présidence : Caterina FALBO 11h50-12h10 Cristina BRANCAGLION Michel Tremblay, peintre de l’oralité et du français québécois 12h10-12h30 Roberta DE FELICI Variété de langues et de styles dans le roman francophone : le cas de Mohamed Bougard Sarr 12h30-12h50 Discussion   12h50-13h50 Pause-déjeuner   Salle de conférences, Bâtiment D3, troisième étage Séance 3 Écriture maghrébine francophone Présidence : Anna BETTONI 11h50-12h10 Paola SALERNI Le dit souffrant, le dit violent, la modification dans quelques romans d’écrivains français d’origine maghrébine 12h10-12h30 Amel MESLI De la migration des formes à la construction de l‘identité dans l’œuvre d’Assia Djebbar  12h30-12h50 Discussion   12h50-13h50 Pause-déjeuner     13h50-15h30 Sessions en parallèle Salle 6, Bâtiment D3, Rez-de-chaussée Séance 4 Langue, langages et variation Présidence : Jana ALTMANOVA 13h50-14h10 Sarah Nora PINTO La transcription du verlan entre exotisation et standardisation 14h10-14h30 Daniele SPEZIARI Variation diatopique et diaphasique dans les noëls du recueil factice BL 8o 1974 (Le Mans, Médiathèque L. Aragon)  14h30-14h50 Irene ZANOT « Touchez pas à l’argot ! », ou le cas de Simonin dialoguiste de Simonin 14h50-15h10 Ali OUASSOU Le français en Afrique : entre hégémonie autodestructrice et variation vitale Discussion 15h10-15h30 15h30-15h50 Pause-café   Salle de conférences, Bâtiment D3, troisième étage Séance 5 Variétés et variations entre français et francophonie Présidence : Eleonora SPARVOLI 13h50-14h10 Jean-Baptiste ATSÉ N’CHO  Les Variations autour de la langue française : mots et expressions du Français de Côte d’Ivoire d’hier à aujourd’hui  14h10-14h30 Mariangela ALBANO Les variations du féminin : le cas des proverbes créoles antillais et des proverbes français dans la construction de l’identité féminine  14h30-14h50 Umair Mohammed SYED Le race, l’ethnicité, la langue et l’identité – Les variations et les convergences : une étude de casdes Imazighen du Maroc  14h50-15h10 Mfwa Croyance PISTIS Expérimenter un programme de sensibilisation d’enseignants de français de la RDC à la variation et aux francophonies plurielles 15h10-15h30 Discussion 15h30-15h50 Pause-café     15h50-17h30 Sessions en parallèle Salle 6, Bâtiment D3, Rez-de-chaussée Séance 6 Langues de spécialités et innovation lexicale Présidence : Geneviève HENROT 15h50-16h10 Mohammed NABIH La variation lexicale dans le discours numérique français  16h10-16h30 Sarah GHAMRI Accent et discriminations : entre variation linguistique et marqueurs identitaires  16h30-16h50 Emma MALINCONICO Petite cosmogonie portative et Le Chant du Styrène. Queneau inventeur d’une langue et ré-écrivain de soi-même  16h50-17h10 Sergio PISCOPO Analyse diachronique et contrastive de la terminologie de la musique baroque française 17h10-17h30 Discussion   20h00 Dîner social   Salle de conférences, Bâtiment D3, troisième étage Séance 7 Didactique et dictionnaires Présidence : Vincenzo DE SANTIS  15h50-16h10 Jonathan MERLO  Variation diatopique en classe de FLE : descripteurs, compétences et conscience linguistique  16h10-16h30 Lorenzo DEVILLA « Vous êtes trop relou les mecs, wesh » : représentations cinématographiques des « parlers jeunes » et exploitation didactique de la variation en classe de FLE  16h30-16h50 Jean-Louis VAXELAIRE La variation dans les dictionnaires français  16h50-17h10 Marie-Denise SCLAFANI Enseigner le parler des ados : le degré d’authenticité et ses implications 17h10-17h30 Discussion   20h00 Dîner social     29 septembre 2023 Salle 6, Bâtiment D3, Rez-de-chaussée 09h00-09h40 Conférence en session plénière Jean-Marc MANGIANTE (Université d’Artois) Langue et Travail : vers une analyse des actes et genres professionnels comme espaces discursifs contraints et interactifs   09h40-10h20 Conférence en session plénière Yannick CHEVALIER (Université Lumière Lyon 2) Variétés, variation, normes : l’écriture dite inclusive est-elle une variété comme une autre ?   10h20-11h00 Pause-café     11h00-12h40 Sessions en parallèle Salle 6, Bâtiment D3, Rez-de-chaussée Séance 8 Traduire les variations Présidence : Antonio LAVIERI 11h00-11h20 Catherine PENN Variations en traduction : analyse de la variation linguistique dans les traductions françaises du Barone rampante  11h20-11h40 Hanane RAOUI Traduction et variation diatopique de la darija vers le français en cours de littérature  11h40-12h00 Luisa CICIRELLI Un essai de polytraduction : Cent mille milliards de poèmes de Raymond Queneau  12h00-12h20 Christiane CONNAN-PINTADO « Le Petit Chaperon rouge » au prisme de la variation dans l’édition pour la jeunesse 12h20-12h40 Discussion   15h30-15h50 Pause-café   Salle de conférences, Bâtiment D3, troisième étage Séance 9 Didactique et dictionnaires Présidence : PATRIZIA OPPICI 11h10-11h30 Marine AUBRY-MORICI Normes et variations dans la non-fiction de l’extrême contemporain  11h30-11h50 Pascale JANOT Traduire le polar italien contemporain en français entre inégalités sociales et appropriation des savoirs scientifiques et techniques  11h50-12h10 Gloria ZANELLA LVariation diachronique et évolution de la métaphore dans le domaine de l’astrophysique  12h20-12h40 Discussion   15h30-15h50 Pause-café     12h40-13h00 Clôture des travaux : Ruggero DRUETTA 13h00-14h30 Pause-déjeuner   Salle 6, Bâtiment D3, Rez-de-chaussée 14h30-16h30 Assemblée de la SUSLLF   Comité Scientifique Ruggero DRUETTA, Università degli Studi di Torino Patrizia OPPICI, Università degli Studi di Macerata Anna BETTONI, Università degli Studi di Padova Laura SANTONE, Università degli Studi Roma Tre Francesco SPANDRI, Università degli Studi Roma Tre Eleonora SPARVOLI, Università degli Studi di Milano Fabio VASARRI, Università degli Studi di Cagliari Giuseppe SOFO, Università Ca’ Foscari di Venezia Francesca DAINESE, Università degli Studi di Padova Jean-Marc MANGIANTE, Université d’Artois Yannick CHEVALIER, Université Lumière Lyon 2 Jean-Louis HAQUETTE, Université de Reims Champagne-Ardenne Abderrahman Tenkoul, Université Euromed de Fès Farida BOUHASSOUNE, Université Euromed de Fès Caterina FALBO, Università degli Studi di Trieste Jana ALTMANOVA , Università degli Studi di Napoli “L’Orientale” Rosario PELLEGRINO, Università degli Studi di Salerno Vincenzo DE SANTIS, Università degli Studi di Salerno   Comité d’Organisation Valeria Anna VACCARO, Università degli Studi di Salerno Michele BEVILACQUA, Università degli Studi di Salerno Adelaide PAGANO, Università degli Studi di Napoli “Federico II”
Suggéré par: 
Adelaide Pagano
Courriel: 
apaganno@unisa.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
28/09/2023
Date de fin de l'événement: 
29/09/2023
Ville de l'événement: 
Fisciano (Sa)
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 

Alain Rey. Lumières sur la langue

Contenu de l'annonce: 

Lumières sur le vocabulaire

 

Alain Rey et les dictionnaires Robert

 

 

 

The University of Chicago Center

6, rue Thomas Mann

Paris 13e...

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Catégorie principale: 
Suggéré par: 
Micaela Rossi
Courriel: 
micaela.rossi@unige.it
ISBN: 
9782745360168
Collection: 
Lexica
Anonyme
Éditeur: 
Champion
Lieu de parution: 
Paris
Date de parution: 
Vendredi, Septembre 8, 2023
Date de mise en ligne: 
Vendredi, Septembre 8, 2023
URL: 
https://www.honorechampion.com/fr/editions-honore-champion/12982-book-08536016-9782745360168.html

Les mèmes : approches sémiolinguistiques et discursives

Journée d’études

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Cette journée d'études, consacrée à une appréhension sémiolinguistique et discursive des mèmes internet, se tiendra à l'Université de Pise le 28 octobre 2022. La date butoir pour la soumission des propositions est le 30 juillet 2022. La langue principale du colloque est le français, mais des communications en anglais, espagnol et italien seront aussi bienvenues.
Dipartimento di Filologia, Letteratura e Linguistica Journée d’études Les mèmes : approches sémiolinguistiques et discursives Pise, 28 octobre 2022 L’avènement du Web 2.0 et l’émergence des réseaux sociaux numériques (RSN), aux débuts des années 2000, ont marqué un tournant radical dans la manière de concevoir la communication et les pratiques sociodiscursives qui leur sont associées. La galaxie numérique est ainsi devenue un terrain d’étude fertile pour les chercheurs et chercheuses dans de nombreux domaines des sciences humaines et sociales, tels que la sociologie, les sciences de l’information et de la communication, l’Histoire, l’anthropologie, les sciences de l’éducation, la littérature et, bien évidemment, les disciplines linguistiques et discursives. L’analyse du discours en et hors France ne cesse depuis ces dernières années d’enrichir le débat autour du numérique à travers de nombreuses analyses sémiotiques, sémantiques et pragmatiques, portant aussi bien sur des études exploratoires que sur le dépouillement de grands corpus (Longhi, 2017 ; Longhi et Vicari, 2020), souvent en lien avec des notions clés de la rhétorique et de l’argumentation comme celle d’ « autorité » (Vicari, 2021), de « polémique » (Mercier, 2015) ou de « violence verbale », voire de « haine », en ligne (Romain & Fracchiolla, 2016 ; Doucet, 2020 ; Amadori, 2012). Alors que d’autres études insistent sur les routines scripturales et énonciatives de l’écriture numérique (Marcoccia, 2016), ou bien sur la typologisation de nouveaux technogenres (Longhi, 2013 ; Paveau, 2013 ; Halté 2019), Marie-Anne Paveau s’attache dans son ouvrage heuristique à donner une assise épistémologique et théorique solide aux concepts et aux notions opératoires en Analyse du discours numérique (ADN) et, corollairement, à cerner une première caractérisation des nouvelles pratiques technodiscursives circulant sur le Web (Paveau, 2017) . Parmi les nombreuses productions discursives « natives » du Web, c’est-à-dire « l’ensemble des productions verbales élaborées en ligne, quels que soient les appareils, les interfaces, les plateformes ou les outils d’écriture » (Paveau 2017 : 8), Paveau consacre une place privilégiée à ces « technographismes » (ibid.) que sont les mèmes. Les mèmes tiennent désormais une place privilégiée dans les discours du Web 2.0, qu’il s’agisse des réseaux sociaux ou bien des plateformes communautaires comme Reddit, Tumblr ou 4chan pour ne citer que quelques exemples parmi beaucoup d’autres. Depuis que le terme a fait son apparition, sous la plume du biologiste britannique R. Dawkins (1976) qui en a cerné les propriétés d’imitation et réplication , ces objets culturels – composé[s] la plupart du temps d'une unique photo, sur laquelle peut figurer un élément langagier qui s'apparente à une légende ou à une citation » (Gautier et Siouffi 2016 : 7) – se caractérisent à la fois par la plurisémioticité, associant le plus souvent image et texte, et par une viralité constitutive qui, sans se confondre avec le simple buzz numérique, témoigne d’un pouvoir réplicatif où « le contenu n’est pas simplement diffusé, il est utilisé comme matrice pour en générer de nouveaux » (Kaplan et Nova, 2016 : 8). Principalement conçu dans une visée humoristique et/ou ironique, le mème se fait en réalité porteur d’une dimension argumentative (Amossy, 2020) qui le charge d’une force illocutoire aux multiples facettes. Comme le souligne Albin Wagener, « les mèmes ne sont pas que de simples objets humoristiques à l’apparence inoffensive ; tout au contraire, ils fonctionnent comme de redoutables objets politiques » (Wagener, 2021 : en ligne). Ainsi peuvent-ils prendre les formes de l’engagement politique, mais aussi répondre à la rhétorique de la polarisation, aboutissant souvent à la dérision, voire à la violence contre tout acteur potentiellement impliqué dans la vie publique. Son caractère figé, se prêtant à la déconstruction et, successivement, à des réélaborations a priori infinies, permet à ce culturème de cristalliser un référent social en entraînant des propos polémiques, ce qui l’apparente à une « formule » au sens de Krieg-Planque (Krieg-Planque, 2009). Ainsi, tandis que la production du mème assume un rôle crucial dans la construction d’enjeux sociaux, sa réception – voire consommation en ligne à travers le Web – se fait à travers l’appropriation, par les utilisateurs, des pratiques socionumériques à travers lesquelles les mèmes sont relayés. En servant une vision parodique ou subtilement ironique de la culture populaire (Jost, 2022), les mèmes agissent sur la réalité, dans la mesure où ils font émerger et structurent les débats autour d’un évènement ou d’un enjeu social, politique, économique ou culturel (Wagener, 2022). À l’instar des gifs, les mèmes ne sont pas seulement symptomatiques d’une culture numérique contingente, mais constituent un nouveau langage sémiotique et polysémique : « en assistant à la naissance des mèmes et des gifs comme langage numérique multimodal et multi-usages, nous assistons tout simplement à la naissance d’une nouvelle forme de langage » (Wagener, 2020). Il ne fait aucun doute que, parmi ces domaines, le politique tient le plus de place dans le cadre d’une vision participative de la gestion de la res publica ou bien lors des campagnes éléctorales (Mancera Rueda, 2020). Comme le souligne L. Shifman : « Whereas traditional political-science accounts of participation have focused on easily measurable practices, as voting or joining political organizations, in recent years the perception of what include political participation has been broadened to include mundane practices, such as commenting on political blogs and posting jokes about politicians » (Shifman, 2014: 120). C’est aussi la thèse de G. Mazzoleni et R. Bracciale (2019) qui mesurent l’impact, de nos jours, du tournant pop de la communication politique, où les mèmes font leur entrée spectaculaire dans l’agora numérique et se présentent à l’interprétation des normies , à condition que ces derniers aient une connaissance préalable de l’univers narratif ainsi que des stéréotypes interprétatifs sous-jacents, et partagent l’univers de croyance, au sens de Martin (2001 [1992]), auquel ont accès les producteurs de mèmes. Cette journée d’études ne prétend pas épuiser une problématique qui, malgré la qualité de la littérature scientifique existante, n’a pas fait l’objet jusqu’à présent d’une appréhension systématique dans les domaines linguistique et discursif. Les contributions pourront porter sur différents niveaux d’analyse du fait mémétique, la liste suivante n’étant pas exhaustive : • Une réflexion visant à mieux cerner le mème comme objet culturel qui non seulement décrit et agit sur la réalité, mais s’observe de manière sui-référentielle (Berrendonner, 1982) comme une production qui se prend elle-même pour objet de l’analyse. Il s’agira alors de réfléchir non seulement sur le mème en tant que produit numérique, mais aussi à travers le discours qu’il produit sur lui-même, ce qu’on appelle en d’autres termes un métamème. En même temps, il s’agit d’apprécier, sur le plan morphologique, les dérivations liées au terme « mème » (le verbe memare en italien, tout comme l’adjectif et substantif mémétique en français) et quels sont les domaines dans lesquels ces dérivations sont en usage . • Un regard plus vaste sur les différents procédés et degrés de « normification » (Mazzoleni & Bracciale, 2019 : 65 et ssqq ; Lolli 2020 : 119) qui sont à l’œuvre dans l’élaboration et circulation d’un mème (par ex. les moules syntaxiques ou phrasal templates, ainsi que les stéréotypes interprétatifs que le signifiant et le signifié suggèrent). • Le mème comme nouvelle substance sémiotique qui, d’après Lolli (2020), s’inscrit dans un paradigme figuratif longtemps rejeté par une certaine forme d’intellectualisme tournée vers une conception « tyrannique » de l’image , s’opposant et dépassant l’authenticité dialogique de la parole (ibid : 165). Cet axe de recherche pourra être intégré par une réflexion portant sur les formes de l’argumentation linguistique ou rhétorique des mèmes. Autrement dit, comment les locuteurs argumentent-ils à travers les mèmes ? Un discours mémétique peut-il donner lieu à un contrediscours mémétique ? • Une vision plus ample sur les aspects de récursivité, intertextualité et multimodalité que les mèmes sous-tendent (Zenner & Geeraerts, 2018) et qui les placent à l’intersection de plusieurs formes sémiotiques telles que les images macros, rage comics, recut trailers, etc. au point de pouvoir élargir le champ des genres mémétiques qui composerait ce que Lolli (2020) appelle métaphoriquement « famiglia memetica ». Il s’agit de questionner, comme le proposait Barthes (1964), comment le sens découle de l’image, mais aussi – sous l’angle envisagé plus récemment par R. Falcinelli, comment fonctionnent les images. Suivant cette perspective, il faudra alors s’affranchir de l’idée que les images représentent tout simplement quelque chose et dépasser leur fonction symbolique, afin d’observer plutôt les mécanismes qui gouvernent l’articulation et le fonctionnement du rapport entre texte et image. Les propositions de communication de 3000 signes, à l’exclusion de la bibliographie, sont attendues à l’adresse suivante : colloquepise.meme@gmail.com au plus tard le 30 juillet 2022, avec le nom, prénom et affiliation universitaire. La langue principale du colloque sera le français, mais des communications en anglais, espagnol et italien seront aussi bienvenues. L’inscription est gratuite. Les frais d’hébergement et de transport sont en revanche à la charge de chaque participant.e. Conférencier.es invité.es : Marie-Anne Paveau (Université Sorbonne Paris Nord) Albin Wagener (Université de Rennes 2 / INALCO) Comité scientifique Francesco Attruia (Université de Pise) Roberta Bracciale (Université de Pise) Aurora Fragonara (Université de Poitiers) Ilaria Frana (Université “Kore” – Enna) Rosa Maria García Jimenez (Université de Pise) Julien Longhi (CY Cergy Paris université) Elisa Lupetti (Université de Pise) Silvia Modena (Université de Modène et de Reggio d’Émilie) Chiara Molinari (Université de Milan “Statale”) Marie-Anne Paveau (Université Sorbonne Paris Nord) Paola Paissa (Université de Turin) Micaela Rossi (Université de Gênes) Laura Santone (Université de Rome – “Roma Tre”) Stefano Vicari (Université de Gênes) Albin Wagener (Université de Rennes 2 / INALCO) Comité d’organisation : Francesco Attruia (Université de Pise) Aurora Fragonara (Université de Poitiers) Elisa Lupetti (Université de Pise) Dario Nicolosi (Université de Pise), Stefano Vicari (Université de Gênes) Bibliographie Amadori, S., 2012, « Le débat d'idées en ligne : formes de la violence polémique sur Youtube », Signes, discours et société, 9, http://revue-signes.gsu.edu.tr/article/-LXz7XjdmoGn60Q8Uf2t, Réf. 21/03/2022. Amossy, R., 2021, L’argumentation dans le discours, Paris, Colin, 4ème édition. Barthes, R., 1964, « Rhétorique de l'image », Communications, 4, « Recherches sémiologiques », pp. 40-5. Berrendonner A., 1982, Éléments de pragmatique linguistique, Paris, Minuit. Dawkins, R., 1976, The Selfish Gene, Oxford, Oxford University Press. Falcinelli, R., 2020, Figure. Come funzionano le immagini dal Rinascimento a Instagram, Torino, Einaudi. Gautier, A. & Siouffi, G., 2016. « Les mèmes langagiers : propagation, figement et déformation ». Travaux de linguistique, 73, pp. 7-25. Halté, P., 2019, « Les gestes à l’écrit dans les interactions numériques : description et fonctions », Pratiques, n° 183-184, 2019. Jost, F., 2022, Est-ce que tu mèmes ? De la parodie à la pandémie numérique, Paris, CNRS Editions. Kaplan, F., Nova, N., 2016, La culture internet des mèmes, Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes. Krieg-Planque, A., 2009, La notion de « formule » en analyse du discours. Cadre théorique et méthodologique, Besançon, Presses Universitaires de Franche-Comté. Lolli, A., 2020, La guerra dei meme. Fenomenologia di uno scherzo infinito, 2ème édition, Orbetello, Effequ. Longhi, J. & Vicari, S., 2020, « Corpus, réseaux sociaux, analyse du discours », Repères-Dorif, 22, http://www.dorif.it/reperes/category/22-corpus-reseaux-sociaux-analyse-du-discours/ Réf. 21/03/2022. Longhi, J., 2017, « Humanités numériques, corpus et sens », Questions de communication, 31, https://journals.openedition.org/questionsdecommunication/11026. Réf. 21/03/2022. Longhi, L., 2013, « Essai de caractérisation du tweet politique », L'Information Grammaticale, 136, pp. 25-32, Réf. 21/03/2022. Mancera Rueda, A., 2020, « Estudio exploratorio de las estrategias de encuadre discursivo en memes humorísticos publicados en Twitter durante les elecciones generales de noviembre de 2019 celebradas en España », dans Digitos : Revista de Comunicación Digital, 6, pp. 197-217. Marcoccia, M., 2016, Analyser la communication numérique écrite, Paris, Colin. Mazzoleni, G. & Bracciale R., 2019, La politica pop online. I meme e le nuove sfide della comunicazione politica, Bologna, il Mulino. Martin, R., 2001 [1992], Pour une logique du sens, Paris, PUF. Mercier, A., 2015, « Twitter, espace polémique, espace politique. L’exemple des tweets-campagne municipale en France (janvier-mars 2014) », Les Cahiers du numérique, 4, pp. 145-169. Paveau, M.-A., 2017, L’analyse du discours numérique. Dictionnaire des formes et des pratiques, Hermann. Paveau M.-A., 2013, « Genres de discours et technologies discursives. Tweet, twittécriture et twittérature », Pratiques, n° 157-158. Romain, C. & Fracchiolla, B., 2016, « Violence verbale et communication numérique écrite : la communication désincarnée en question », Cahiers de praxématique 66, « Émotions en contextes numériques » https://journals.openedition.org/praxematique/4263, Réf. 21/03/2022. Shifman, L., Memes in Digital Culture, Cambridge/London, MIT Press. Vicari, S., 2021, « Autorité et Web 2.0 : approches discursives », Argumentation & Analyse du discours, 26, https://journals.openedition.org/aad/4929, Réf. 21/03/2022. Wagener, A., 2022 (à paraître), « Mèmologie. Théorie postdigitale des mèmes », Grenoble, PUG. Wagener, A., 2021, « Le même. Un objet politique », en ligne, https://theconversation.com/le-meme-un-objet-politique 173950?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=Twitter&fbclid=IwAR0XD9lOMwoTgqq1ZgxhcJ6otctVS37Mw0TqlRHYUUbpeNRCCz9jBsWsqGc#Echobox=1640886220, Réf. 22/03/2022. Wagener, A., 2020, « Mèmes, gifs et communication cognitivo-affective sur Internet. L’émergence d’un nouveau langage humain », dans Communication, 37/1, https://journals.openedition.org/communication/11061 réf. 29/03/2022. Wiggins, B. E, 2019, The power of Memes in Digital Culture: Ideology, Semiotics, and Intertextuality, New York: Routledge. Zenner, E. & Geeraerts D., 2018, « One does not simply process memes: Image macros as multimodal constructions », dans Winter-Froemel E. & Thaler V., Cultures and Traditions of Wordplay and Wordplay Research, De Gruyter. Sitographie di Valvasone, L., “L’arte di memare non è per tutti”, https://id.accademiadellacrusca.org/articoli/larte-di-memare-non--per-tutti/14793, réf. 28/03/2022. Gheno, V., “A proposito di virale e meme”, https://accademiadellacrusca.it/it/consulenza/a-proposito-di-virale-e-meme/904, réf. 28/03/2022.
Nom du contact: 
Francesco Attruia
Courriel du contact: 
francesco.attruia@unipi.it
Adresse postale: 
Università di Pisa - Palazzo Matteucci. Piazza E. Torricelli, 2 - 56126 Pisa
Suggéré par: 
Francesco Attruia
Courriel: 
colloquepise.meme@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/07/2022
Ville de l'événement: 
Pisa
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
mèmes, Web 2.0, discours numériques, RSN, technographismes

Au commencement était un récit… dénouements possibles pour une histoire tue

Francophonies itinérantes – Colloque international 2022

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Dans le cadre d’un cycle d’évènements intitulé « Francophonies itinérantes », cette première édition, consacrée à la littérature algérienne d’expression française, se tiendra à l’Université de Pise les 15-17 décembre 2022. La date butoir pour la soumission des propositions (500 mots et 5 mots-clés) est le 15 septembre 2022. Les langues du colloque sont le français et l’italien. Pour plus d’informations, on se reportera à l’appel à communication ci-joint.
Appel à communication Soixante ans après la signature des accords d'Evian, qui ont officiellement mis fin à la guerre d'indépendance algérienne, le souvenir des sept ans et demi de conflit entre la France et l'Algérie, et avant cela de la période de domination coloniale commencée en 1830, continue de représenter un noeud problématique des deux côtés de la Méditerranée, tant au niveau collectif qu'individuel. Si d'une part, en effet, il s’agit de sujets fortement clivants sur le plan politique, idéologique et socioculturel, d'autre part ils constituent le résidu d'un traumatisme qui n'a jamais été pleinement élaboré et qui, se transmettant de parent à enfant, a conditionné les subjectivités, nourri le ressentiment identitaire, se plaçant à l'origine de malaises et de souffrances psychiques. Dans l'éventail de causes qui, pendant des décennies, ont entravé l'élaboration d'une histoire commune, les historiens ont mis en évidence non seulement les éléments de contraste entre les deux pays, mais aussi les contradictions au sein de chaque côté. Durant les premières années du conflit, la guerre d'Algérie en France n'a pas été nommée en tant que telle mais par le biais d'un vaste répertoire de périphrases, dont certaines sonnent désormais trop familières à nos oreilles de spectateurs de guerres justes : « événements d'Algérie », « opération de police », « opérations de rétablissement de la paix civile » ou « entreprise de pacification ». L’absence d’un vrai débat public après 1962 a été remplacée par un flot de publications (autobiographies, mémoires, récits de vie) qui, au lieu de contribuer à reconstruire une vision intelligible de l'histoire, n’ont fait qu'accentuer le risque d'une communautarisation des mémoires. Aujourd’hui, comme le constate l'historien Benjamin Stora dans le rapport remis au président de la République française en janvier 2021: « en France, plus de sept millions de résidents sont toujours concernés par […] la mémoire de l’Algérie, [et] celle-ci fait l’objet d’une concurrence de plus en plus grande. Pour les grands groupes porteurs de cette mémoire, comme les soldats, les pieds-noirs, les harkis ou les immigrés algériens en France, l’enjeu quelquefois n’est pas de comprendre ce qui s’est passé, mais d’avoir eu raison dans le passé ». Cette même guerre, en Algérie, a été célébrée comme l'acte fondateur d'une nation qui s'est battue pour reconquérir sa souveraineté. Guerre de libération, mais encore plus souvent rebaptisée révolution, le récit qui en a été fait rétrospectivement par les élites politiques a masqué bientôt tout ce qui pouvait porter atteinte au portrait d'un mouvement populaire compact derrière le drapeau du FLN, y compris les milliers de victimes des rivalités internes au camp algérien. Cette version officielle, qui consiste à « ostraciser ou à diaboliser » selon les mots de l'historien algérien Mohammed Harbi, n'est pas une véritable histoire, mais l’ « expression d'actes politiques ». Et cette tendance du politique à supprimer ou à transfigurer, selon la convenance, des pans entiers de l'histoire, n'est pas sans impact sur les consciences et les vécus de ceux qui, de manière plus ou moins directe, en sont les héritiers. Karima Lazali, qui exerce depuis des années le métier de psychanalyste entre Alger et Paris, montre qu’à des prémisses opposées (un trop peu ou un trop plein d’histoire) correspondent des effets convergents. En France elle a remarqué un nombre « incroyable » de « patients français, issus le plus souvent de la troisième génération postcoloniale, [qui] se disent encombrés par une histoire coloniale vécue souvent au niveau des grands-parents impliqués dans la colonisation ou la guerre d’indépendance, […] une histoire qu’ils n’ont pas connue et qui, le plus souvent, leur a été transmise dans un épais silence » (K. Lazali, Le trauma colonial, 2018). Le résultat est un sentiment aigu de malaise qui ne cesse de travailler ces personnes, hantées par des questions relatives à la honte et à la responsabilité. En Algérie, au contraire, la question coloniale ne cesse d'occuper le discours public. Cependant, comme il s'agit d'une version « figée, univoque et donc privée d’épaisseur », le résultat est le même, à savoir une compréhension du fait colonial assise sur « l’impensé »: condition indispensable, en Algérie comme en France, pour éviter le risque de mettre en question la responsabilité de chacun face à l’Histoire et à son interprétation. Une paralysie qui empêche les sujets – aussi bien les ex-colons que les ex-colonisés – « de visiter les recoins de leurs histoires familiales, souvent complexes », rendant ainsi difficile de « poursuivre un travail clinique précis de recensement des problématiques et de décryptage des résidus sourds de la violence coloniale ». Dans ce cadre de censures politiques, d’interdits plus ou moins explicites et intériorisés, de blocages psychiques, la littérature – poursuit Lazali – a un rôle majeur à jouer, dans la mesure où elle tente d’écrire les silences, les espaces blancs, les impensés du fait historique. Cette définition semble s’appliquer à la perfection à l’oeuvre de l’écrivaine Maïssa Bey, dont on pourrait dire qu’elle a toujours conçu son activité comme un labeur pour faire sortir du silence les voix des victimes oubliées, tout comme de leurs bourreaux, de l’histoire de l’Algérie. Plus précisément, l'oeuvre qu'elle compose depuis ses débuts en 1996 avec Au commencement était la mer apparaît comme une longue enquête, menée en composant une mosaïque de témoignages, sur les circonstances qui ont fait de l'Algérie le pays qu’il est devenu aujourd'hui. Son récit Entendez-vous dans les montagnes… (2002) a presque l’allure d’un diagnostic sur les conséquences du silence qui a enveloppé la guerre d’indépendance : remplir les blancs (de l’histoire familiale tout comme de celle de son pays) s’avère condition nécessaire pour essayer de sortir de la longue nuit faite de refoulements, de souffrances réprimées, de malentendus et d’ignorance qui, transmis de génération en génération, ne font que nourrir le cercle de la haine réciproque. Avec Bleu blanc vert (2006) le regard se concentre sur l’enchaînement de circonstances qui ont conduit le pays, en trente ans, des promesses de l’Indépendance au gouffre de la décennie noire (période douloureusement évoquée dans Puisque mon coeur est mort, 2010), avec pour fil rouge l’encombrant souvenir des martyrs de la révolution qui impose aux enfants de se montrer dignes du sacrifice des pères ; tandis que dans Cette fille-là (2001) le voile est levé « sur les silences des femmes et de la société, […], sur des tabous, des principes si arriérés, si rigides parfois qu’ils n’engendrent que mensonges, fourberies, violence et malheurs ». Chaque texte de Maïssa Bey peut en somme être lu comme un effort pour se mettre, et mettre en même temps le lecteur, en condition de comprendre, de déchiffrer les signes du « réseau invisible » dans lequel les personnages ont le sentiment d’être pris (Surtout ne te retourne pas, 2005). C’est à partir de ces prémisses que nous souhaitons organiser un moment de rencontre, de réflexion et d’échange autour de l’oeuvre de Maïssa Bey, aussi dans une perspective de comparaison avec d'autres écrivain.e.s, en posant une simple question : comment arrive-t-elle à écrire les blancs de l’histoire de l’Algérie ? Notre but est de faire dialoguer des chercheurs et chercheuses qui s’inscrivent dans une pluralité d’approches en sciences humaines et sociales (historiens, littéraires, sociologues, anthropologues, psychanalystes, etc.). Nous encourageons les chercheur.e.s postdoctorant.e.s, les enseignant.e.s-chercheur.e.s en début de carrière, et les doctorant.e.s avancé.e.s à envoyer des propositions. Nous invitons les candidat.e.s à envoyer un résumé de 500 mots ainsi que cinq mots-clés et l’affectation institutionnelle à l’adresse suivante : francophonie.pise2022@gmail.com au plus tard le 15 septembre 2022. Langues du colloque: français et/ou italien. Les frais d’inscription au colloque s’élèvent à € 75,00 et sont gratuits pour les étudiant.e.s, les doctorant.e.s et post-doctorant.e.s. Les frais d’hébergement et de transport sont en revanche à la charge de chaque participant.e. Ce colloque international respecte le principe horizontal de l'égalité des chances hommes/femmes et de non-discrimination, établi par le Comitato Unico di Garanzia de l’Université de Pise. Comité scientifique Benjamin Stora (Paris 13, Sorbonne Paris Nord) Barbara Sommovigo (Université de Pise) Veronic Algeri (Université de Rome « Roma Tre ») Francesco Attruia (Université de Pise) Alexandre Calvanese (Université de Pise) Houda Hamdi (Université 08 Mai 1945 Guelma, Algérie) Renata Pepicelli (Université de Pise) Valeria Sperti (Université de Naples « Federico II ») Francesco Tamburini (Université de Pise) Comité organisateur Barbara Sommovigo Veronic Algeri Francesco Attruia Alexandre Calvanese
Nom du contact: 
Barbara Sommovigo
Courriel du contact: 
francophonie.pise2022@gmail.com
Adresse postale: 
Polo congressuale “Le Benedettine” - Piazza S. Paolo a Ripa D'Arno, 16, 56125 Pisa PI
Suggéré par: 
Barbara Sommovigo
Courriel: 
francophonie.pise2022@gmail.com
barbara.sommovigo@unipi.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/09/2022
Ville de l'événement: 
Pisa
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
francophonie, Algérie, blancs, histoire, trauma

LinC (Linguaggi della crisi) – Les langages de la crise entre virus et politique : formes du discours et modèles de communication

Appel à communication

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Le colloque se tiendra à l’Université Aldo Moro de Bari (département de Sciences politiques) le 1er et le 2 décembre 2022 (langues de travail : français, italien et anglais). La date de réception des propositions de communication (350 mots environ, à envoyer à l'adresse linc2022@uniba.it) est repoussée au 15 juillet 2022
Appel à communication Colloque international LinC (Linguaggi della Crisi) - Les langages de la crise entre virus et politique : formes du discours et modèles de communication. Bari, 1er-2 décembre 2022 Le colloque international et multidisciplinaire Les langages de la crise entre virus et politique se donne pour objectif de réfléchir aux formes de discours, aux langages et aux modèles de communication qui sont apparus lors de la crise pandémique de la Covid-19. Les axes privilégiés par ce colloque sont prioritairement 1) les pandémies dans la narration historico-politique : paradigmes culturels, formes de la crise et catégories de la pensée ; 2) l’exercice du pouvoir, les formes du discours et de la décision politique en temps de pandémie ; 3) le rôle des médias, entre la responsabilité d’informer et la dégénération de l’information transmise ; 4) les formes du langage en temps de coronavirus entre néologismes, métaphores, imaginaires sociaux, négationnisme et discours de haine ; 5) la représentation de l’Autre comme danger potentiel : de l’étranger à l’“ennemi” public et politique ; 6) les inégalités et les asymétries sociales exacerbées par la pandémie, notamment le discours de genre et la condition des femmes.
Nom du contact: 
linc2022@uniba.it
Courriel du contact: 
linc2022@uniba.it
Suggéré par: 
Alida Maria Silletti
Courriel: 
alida.silletti@uniba.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/07/2022
Ville de l'événement: 
Bari
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Autre ; apocalypse ; catastrophe ; communication ; complotisme ; confinement ; conflit ; contrôle ; démocratie ; discours ; droits ; dystopie ; ennemi ; état d’exception ; inégalités ; infox ; insécurité ; genre ; haine ; liberté ; langage ; métaphore ; p

La démarche terminologique d'André Félibien. La systématisation du lexique artistique en français

Contenu de l'annonce: 

Parution:
Rosa Cetro, La démarche terminologique d'André Félibien. La systématisation du lexique artistique en français, L'Harmattan Italia, 2022, 212 p.

En s’inscrivant dans le sillage des recherches en terminologie textuelle, cet ouvrage se propose d’analyser le travail de...

Image de l'annonce: 
Catégorie principale: 
Suggéré par: 
Rosa Cetro
Courriel: 
rosa.cetro@gmail.com
ISBN: 
978-88-7892-438-3
Collection: 
Indagini e prospettive
Anonyme
Éditeur: 
L'Harmattan Italia
Lieu de parution: 
Torino
Date de mise en ligne: 
Mardi, Septembre 6, 2022
Mots-clés: 
Félibien, terminologie artistique, XVIIème siècle, dictionnaire
Site web de référence: 
https://www.editions-harmattan.fr/harmattan/pop_italia.asp

Français parlé : données, représentations, questionnements théoriques (Turin, 16-17 juin 2022)

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Après une époque pionnière, où l’étude de l’oral était confrontée à un déni de légitimité et à l’absence de cadres de référence précis et d’outils d’analyse – technologiques et conceptuels – adaptés, force est de constater que, malgré tout, le français parlé demeure encore assez peu représenté dans les ouvrages grammaticaux de référence. À l’heure où la Grande Grammaire du Français voit enfin le jour, il est donc légitime de revenir sur les représentations de l’oral, sur sa place et son rôle dans la théorie linguistique et dans la description du système unitaire de la langue française.
PROGRAMME DES JOURNÉES 16 juin 2022 9h Accueil des participants 9h15 Mot de bienvenue du directeur du département et des organisateurs Représentation, transcriptions, corpus Présidente de séance : Enrica Galazzi (Università Cattolica del Sacro Cuore – Milano) 9h45 Nathalie Rossi-Gensane (Université Lumière Lyon 2 et ICAR – UMR 5191), Biagio Ursi (LabEx ASLAN, Lyon, et ICAR – UMR 5191) : Segmentation syntaxique et disfluences : les propositions du projet SegCor 10h20 Françoise Gadet (Université Paris X Nanterre, émérite), Emmanuelle Guerin (Université Sorbonne Nouvelle) : Écouter par écrit 10h55 Pause Présidente de séance: Patricia Kottelat (Università di Torino) 11h30 Anna Giaufret (Università di Genova), Wim Remysen (Université de Sherbrooke), Philippe Rioux (Université de Sherbrooke) : Comment représenter le français de la BD ? L’exemple du corpus Ébullition dans le FDLQ 12h05 Philippe Martin (Université Paris 7 – Diderot, émérite) : Les défis de l’annotation prosodique dans l’oral 12h40 Alida M. Silletti (Università degli Studi di Bari Aldo Moro) : La macrosyntaxe à l’épreuve de la transcription générée automatiquement : le cas des « parenthèses » 13h15 Pause Représentations fictionnelles de l’oral : le vrai du faux ? Présidente de séance : Claire Martinot (Sorbonne Université ; présidente de la CRL) 15h00 Isabelle Stabarin (Università di Trieste) : Comment l’oral de fiction simule-t-il l’oral spontané et avec quelles limites ? 15h35 Márton Gergely Horváth (Université Pázmány Péter) : Phénomènes d’oralisation dans Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre 16h10 Vincent Berthelier (Université Lumière Lyon 2) : La fixation littéraire du français parlé à travers le polar des années 1950-1970 16h45 Pause Présidente de séance : Marie-Christine Jamet (Università Cà Foscari Venezia ; consule honoraire de France à Venise) 17h20 Véronic Algeri (Università degli Studi Roma Tre) : L’oral dans les romans de Faïza Guène : de la transcription à la représentation Représenter – décrire – systématiser : le travail du 17h55 Guy Achard-Bayle (Université de Lorraine, émérite) : La Grande Grammaire du Français (GGF) : place à l’oral ! 18h30 Fin de la première journée 20h15 Dîner festif : Porto di Savona, Piazza Vittorio Veneto 2. 17 juin 2022 Observer pour expliquer : entre particulier et général Présidente de séance : Sonia Gerolimich (Università degli Studi di Udine) 9h15 Louis Begioni (Università Roma Tor Vergata) : La langue française, une langue à part parmi les langues romanes. Une évolution typologique vers un modèle néo-isolant. 9h50 Sara Vecchiato (Università degli Studi di Udine) : Les interrogatives indirectes à l’oral. Hypothèse d’étude lexico-grammaticale 10h25 Pause-Café Présidente de séance : Micaela Rossi (Università degli Studi di Genova ; présidente du DoRiF - Università) 11h00 Henri-José Deulofeu (Aix-Marseille Université, émérite) : Quel statut syntaxique pour les constituants « cadratifs » en français parlé ? Extension de l’analyse aux « anticadratifs », constituants à portée sémantique large rétrospective. 11h35 Alain Berrendonner (Université de Fribourg, émérite) : Syntaxe de ‘donc’ à l’oral 12h10 François Guillaume Tabi Manga (Université de Yaoundé I au Cameroun) : Un constituant syntaxique non régi : analyse macro-syntaxique et sémantique de ‘parce que’ dans le discours spontané des étudiants du cycle licence 1 du département de français de l’Université de Yaoundé I 12h45 Pause Déjeuner Entre micro et macro. Analyse des opérations énonciatives Président de séance : Ruggero Druetta (Università di Torino) 14h30 Gilles Corminboeuf (Université de Fribourg) : Les énonciations en ‘tu sais’ : opérations sur la mémoire discursive 15h05 Irina Ghidali (Université Sorbonne Nouvelle) : Les anaphores énonciatives. Pour une description du fonctionnement résomptif de quelques marqueurs discursifs 15h40 Marie-José Béguelin (Université de Neuchâtel, émérite) : Un emploi parenthétique de ‘j’entends’ en français parlé de Suisse romande. Quelles conséquences pour la description linguistique du français ? 16h15 Pause-Café Rétrospectives et perspectives de recherche 16h45 Table ronde participative, animée par Ruggero Druetta, José Deulofeu, Françoise Gadet, Marie-José Béguelin : Où en est la description du français parlé : corpus, outils, méthodes ? 18h15 Conclusion du colloque
Nom du contact: 
Ruggero Druetta
Courriel du contact: 
francparle2022@gmail.com ; ruggero.druetta@unito.it
Adresse postale: 
Via S. Ottavio 18 – TORINO
Suggéré par: 
Sonia Gerolimich
Courriel: 
sonia.gerolimich@uniud.it
ruggero.druetta@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
16/06/2022
Date de fin de l'événement: 
17/06/2022
Ville de l'événement: 
TORINO - TURIN
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Français parlé, oral, grammaire de l'oral, représentation de l'oral, normativité, spontanéité, description de l'oral

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