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XXe siècle

Idéologies métalinguistiques

La discipline linguistique face à son miroir idéologique

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Le demi-siècle d’âge d’or de la discipline linguistique s’est construit sur un paradoxe apparent : alors qu’elle devenait le paradigme dominant influençant une grande partie du paysage des humanités et des sciences sociales, la linguistique reposait tout entière sur l’idée non-interventionniste, le refus de la prescription et le pari de pouvoir distinguer la langue de ses normes extrinsèques. Pour le dire autrement, alors que le structuralisme imposait une empreinte forte sur la pensée du 20° siècle (Dosse 1991), il le faisait en affirmant l’autonomie des structures parfois même vis-à-vis de ceux qui les parlent, et dans une moindre mesure, de ceux qui les décrivent (Sériot 2012). Or, on le sait depuis l’analyse du discours, la frontière entre cadre théorique et cadre idéologique est parfois si mince qu’il est difficile de ne pas lire dans les méthodes et les épistémologies des visions axiologiques du monde. Quelles axiologies supportent alors le refus de la prescription ?
Cette conférence se propose d’explorer les idéologies qui trament la discipline. Pour cela, trois axes sont envisagés. Axe 1. Discours linguistique, discours des linguistes, quelle altérité ? Pour se mettre en route, le discours linguistique nécessite une coupure entre ordinaire et scientifique, une suspension du régime du discours. Ce moment de distinction, cependant, peut prendre diverses formes et porter avec lui des projets intellectuels et/ou idéologiques différents. Dans certains espaces du champ des pratiques, l’intuition du linguiste chomskyen fabriquant lui-même ses exemples le rend maître à la fois des observables et du jugement de grammaticalité. Ailleurs, les approches de corpus fournissent des données dont la taille des échantillons est censée préserver l’analyse (et l’analyste) des biais de surreprésentation de certaines formes individuelles, quitte à effacer des phénomènes peu représentés ou n’apparaissant pas du fait des méthodes de collecte. Entre les deux, les approches expérimentales reposent sur une approche des fonctionnements linguistiques comme découplés de la fonction communicative de la langue. En-deçà peut-être de cette distinction, les tests de transformation du distributionnalisme visent à suspendre en quelque sorte cette opposition en lui substituant la grammaticalité. Il demeure que toute approche linguistique se confronte à cette distinction des discours. Le questionnement de cette frontière a été au cœur des travaux consacrés à la folk linguistics / linguistique populaire (Paveau 2008, Preston 2019) tout comme à l’épistémologie de la discipline (voir les travaux de la SHEL). Il s’agit en quelque sorte d’expliciter la mise à distance des locuteurs (ou du linguiste selon le point de vue) et les mécanismes de cette distanciation. La légitimité scientifique de la discipline se tient dans cette distinction, qui peut néanmoins se faire jour à partir de compréhensions diverses du rôle de la linguistique. Lorsqu’elle en vient à questionner la dimension idéologique – ou idéationnelle – du langage, la discipline peut se doter par ailleurs d’appareils conceptuels variés : imaginaires (Houdebine 2015), normes majeures et mineures (Berrendonner et al. 1983), idéologies (Kroskrity 2000), formations (Foucault 1971, Pêcheux 1975), représentations, épidiscours, folk linguistics, indexicalité et sens social (Ochs 1993, Silverstein 2003, Eckert 2019), styles, registres (Agha 2003), etc. sont autant de concepts dont le miroir « méta » sont les approches, les cadres, les méthodes et les épistémologies. Que se passe-t-il si on retourne ce miroir vers la discipline linguistique en tant qu’ensemble de discours ? Y a-t-il un imaginaire de la linguistique ? Peut-on penser la discipline en termes de normes majeures et mineures ? d’idéologies ? etc. Quelle sont les formations discursives contemporaines des sciences du langage ? Les nouvelles pratiques d’écritures scientifiques (écritures alternatives, écritures à plusieurs mains, rupture de la distinction entre auteur et enquêtés, approches documentaires, questionnement de la frontière entre terrain et corpus, etc.), en questionnant les pratiques d’écriture et les pratiques de savoir, forment-elles de nouveaux registres ? Par ailleurs, la discipline se légitime également vis-à-vis d’autres disciplines, dont certaines ont parfois mauvaise presse auprès des linguistes (telles que par exemple la littérature ou les sciences de l’information et de la communication) tandis que d’autres sont réinvesties (sémiotique, anthropologie linguistique). Il s’agit parfois même de sous-disciplines qui se concurrencent, partageant des objets mais opposant les analyses et les méthodes (approches de corpus, expérimentales, formelles ou écologiques) ou s’hybrident (sociolinguistique, analyse du discours, anthropologie linguistique). Que révèlent ces altérités et leur mise en scène, sur le projet intellectuel qu’est la linguistique ? La production du savoir se fonde sur le principe de coopération. Les conceptions du consensus et du dissensus, et les modes de gestion des conflits au sein de l’espace scientifique reposent également sur des points cardinaux idéologiques. Il s’agit d’explorer les rapports entre métadiscours de la science, nécessité de la formalisation et langage ordinaire, notamment lorsque celui-ci constitue à la fois l’observable et l’outil d’analyse. On pourra également s’interroger sur les spécificités d’une épistémologie linguistique. Ces distinctions peuvent parfois prendre la forme plus explicite de pratiques de promotion ou de défense de la discipline, et pour cela visent à défendre le pré-carré du métadiscours comme prérogative universitaire. Ce peut être pour la visibiliser auprès du grand public à travers des événements de vulgarisation (Nuit des chercheurs, etc.), des podcasts (Parler comme jamais), des chaines Youtube (Linguisticae, L comme linguistes), des blogs (Bling), ou encore à travers les différentes actions du collectif des linguistes atterré.es. Que signifie la promotion ou la défense disciplinaire par-delà l’espace académique ? Contrairement à d’autres sciences, telle que la sociologie, qui fondent la légitimité de leur discours dans la reconnaissance partagée d’une méthode, la linguistique a parfois des tentations plus universalistes en prétendant à l’ensemble des discours rationnels sur le langage. Le problème le plus direct de cette tentation est la difficulté à limiter l’empan des discours linguistes et donc à en assumer la responsabilité (Haraway 1998) et la singularité, alors même que les traditions entre arts et sciences du texte (Rastier 2001) rendent la tradition hétérogène. Ici, c’est plus largement les caractéristiques de ce qui fait science qui viennent percuter le savoir sur le langage. Axe 2. Approches historiques des idéologies métalinguistiques D’une manière plus historique, on peut aussi s’interroger sur les effets de cloisonnement, décloisonnement, recloisonnement disciplinaire que ces distinctions produisent. Au-delà de la seule légitimité, quelle vision de la langue, du social, de la science et du savoir supportent ces différentes approches et leurs associations ou leurs conflits ? De quelle manière les oppositions entre sous-domaines, en produisant un « air du temps » au sein duquel se forme notre pensée, configurent plus ou moins durablement nos recherches ? Dans un contexte de profusion conceptuelle, due à la massification de la recherche, les généalogies intellectuelles sont sans cesse remises sur le tapis, revisitées, réélaborées. Proposer une linguistique héritière de la grammaire ou de la rhétorique ou bien en rupture avec celles-ci nous place face à l’enjeu même de la linguistique, et à la singularité de notre propos en tant que discipline. Par ailleurs, après le siècle linguistique qui commence avec Saussure, la discipline devient ancillaire, à la faveur d’autres paradigmes dominants, que ce soit les sciences cognitives, la sociologie bourdieusienne, la Gestalt ou encore les réseaux neuronaux. Est-ce pour autant la fin de la linguistique ? La linguistique se meurt-elle ? À la manière de la France qui ne se remet pas de la fin de son impérialisme, la linguistique n’a-t-elle pas des difficultés à se remettre de sa nouvelle position périphérique ? On pourra s’intéresser en particulier à ce qui se passe dans le champ autour des années 1980 et 1990, avec l’éclosion de sous-domaines variés, aboutissant souvent à la constitution d’écoles. On peut citer, entre autres, le renouvellement de la pragmatique et de l’étude des productions orales (approches théoriques des interactions verbales, du parler « ordinaire » ou de la syntaxe du français parlé) et les renouveaux théoriques qui s’ensuivent. Face à une telle floraison, peut-on parler de déclin de la linguistique ? Ces décennies témoignent-elle d’un tournant pour le champ, et ce tournant a-t-il une dimension idéologique, même lorsque ces recherches se revendiquent d’une forme an-idéologique ? Sans nécessairement faire la sociologie du champ, ces moments sont intéressants en ce qu’ils ne font pas rupture (au sens de la rupture saussurienne ou chomskyenne par exemple qui produisent de l’homogénéité), mais constituent plutôt des tournants et des moments d’hétérogénéisation du champ. Par ailleurs, si l’on se penche plus spécifiquement sur les trente dernières années, la super-spécialisation appelée par les nouvelles pratiques de la recherche recentre la spécificité linguistique sur la quantité de données et la manipulation d’outils et de techniques d’ingénierie poussées. Bien sûr, les dialogues entre analyse et ingénierie de la parole ont été nombreux et ces approches se sont informées l’une l’autre pendant de nombreuses années. Mais le développement rapide du champ du deep learning a rendu les espaces d’interdisciplinarité plus pointus et donc plus rares. Or, si la méthode est le fondement épistémologique d’un champ scientifique, dans ce cas la méthode est en quelque sorte confiée à la prothèse qu’est l’outil, délégant la définition de la scientificité hors du champ, par exemple aux statisticiens. Quels sont les effets de cette délégation ? Axe 3. Linguistique et politique Enfin, que se passe-t-il quand la linguistique fait irruption dans l’espace public ? Si la linguistique se fonde sur une posture descriptive et non prescriptive, qu’en est-il aujourd’hui des rapports entre les différents champs qui ne suivent pas cette proscription de la prescription ? Quelles positions les linguistes peuvent-ils soutenir vis-à-vis des discours doxaux sur le danger permanent dans lequel se trouverait la langue française (menacée tour à tour par l’anglais, les jeunes, les étrangers, le politiquement correct, les réseaux sociaux…), discours qui ne sont évidemment pas sans rapport avec le déclinisme ? La posture d’autorité du scientifique peut-elle se distinguer d’un prescriptivisme ? Plus foncièrement, peut-on proscrire de prescrire ? Par ailleurs, quels rapports entretiennent les postures prescriptives, les postures appliquées et les postures engagées ? Les univers idéologiques de ces trois programmes sont divers, mais se rencontrent-ils et, potentiellement, s’interconnectent-ils ? Ces postures viennent interpeller la linguistique traditionnelle sur son utilité ou du moins sa pertinence sociale. Est-ce une injonction à miner la tour d’ivoire pour descendre dans le champ de bataille épilinguistique au profit d’une inscription sociale de la science ? La linguistique a-t-elle vocation à devenir la boite à outils qu’en permanence la société lui demande d’être (voir par exemple le succès médiatique de Clément Viktorovitch) ? Les théories de la langue et du discours peuvent-elles assumer leur inutilité sociale ? Peuvent-elles quitter la tour d’ivoire sans pour autant céder devant les injonctions à l’impact social, voire à ce qui se nomme aujourd’hui un transfert des connaissances et d'innovations vers la société ? Depuis quelle(s) posture(s) idéologique(s) ? Qu’en est-il des nouvelles formes et modalités d’écritures scientifiques, des écritures alternatives, qui inaugure une autre manière de travailler non pas sur mais avec les gens, dans une vision de co-construction de la recherche. Quelles pratiques langagières et quelle réflexivité sur ces pratiques les linguistes peuvent formuler ? Pour le reformuler dans les termes de Castoriadis, les imaginaires linguistiques sont-ils des lieux de transformation sociale ? Et si c’est le cas, qu’en est-il des imaginaires linguistiques des linguistes en termes de transformation sociale ? Comme en témoigne la polémique autour de l’écriture inclusive, les idéologies linguistiques véhiculent des enjeux sociaux et politiques massifs. Et malgré les fréquentes déclarations de non-intervention et d’usage-roi, les linguistes résistent difficilement à se positionner sur ces questions socio-politiques. La diversité de leur position témoigne de la forte dimension idéologique de ces prises de parole, qui sont pourtant souvent faites au nom de la scientificité et d’une prétendue neutralité axiologique. Ces affrontements permettent d’éclairer directement la dimension idéologique des affrontements théoriques au sein du champ. Ils soulèvent aussi des questions sur la linguistique comme parole publique. L’un de lieux majeurs de la linguistique appliquée étant l’enseignement, qu’en est-il des idéologies linguistiques de ces autres spécialistes de la langue que sont les enseignants de langue ? Comment leurs positionnements permettent-ils d’enseigner les idéologies linguistiques (en contexte francophone comme non-francophone) ? Par ailleurs, quels sont les ancrages idéologiques des nouvelles propositions d’enseigner la linguistique dès l’école primaire (Sheehan et al. 2024) ? Se pose également la question du poids des idéologies linguistique sur la gestion concrète du plurilinguisme, par les différents acteurs qui y sont impliqués (Agresti 2021). Au-delà de l’enseignement, les idéologies linguistiques des spécialistes de la langue non-linguistes (correcteur, éditeur, etc.) ainsi que des professionnels de la parole publique (journaliste, rédacteurs administratifs, métiers du droit, etc.) seraient également intéressantes à investiguer. Les enjeux institutionnels autour de la langue sont massifs, tout comme les interventions régulières de l’État en la matière, qu’il s’agisse des textes ministériels encadrant les programmes scolaires, d’organismes tels que la DGLFLF, ou du soft power de la francophonie. Qui sont les auteurs et les acteurs de ces interventions et quels rapports entretiennent-ils avec les linguistes ? Les diverses commissions terminologiques dont se dote la France peuvent-elles être considérées comme des espaces de lobbying d’idéologies linguistiques, à la manière des groupes d’intérêt qui promeuvent ou défendent certaines causes ? D’où viennent les idéologies linguistiques de l’État ? Peut-on en retracer la généalogie ? Que dessinent les politiques linguistiques contemporaines, qui simultanément prêtent l’oreille aux linguistes (comme cela a été le cas pour la glottophobie (Blanchet 2016), ou bien la DGLFLF) et les ignorent (enseignement du français, Académie française, diplomatie culturelle de la francophonie, etc.) ? En France, l’utilisation appuyée de la langue dans la construction nationale a rendu la question langagière d’autant plus saillante dans l’entreprise nationaliste, et certains linguistes se sont volontiers prêtés à l’exercice, à l’instar de Damourette et Pichon. Y a-t-il encore aujourd’hui des approches nationalistes de la science linguistique ? Les linguistes font-ils parfois preuve de glottophobie ? Comment agissent les différentes idéologies linguistiques en fonction des variétés de français sur lesquelles on travaille ? Sous quelle forme se rencontrent-elles ? Enfin, on pourra s’interroger sur les pratiques de muséification de la langue et de la linguistique, du musée associatif Mundolingo (Paris) à la récente Cité internationale de la langue française, inaugurée par Macron en octobre 2023, en passant par les pratiques de patrimonialisation des instruments d’analyse que peuvent mener certains laboratoires de linguistique. Quelle vision du savoir sur la langue et quels enjeux ces pratiques portent-elles ? Alors qu’elles sont des véhicules idéologiques de ce qu’est la linguistique, elles en incarnent une version qui doit être tout à la fois explicative et ancrée socialement. À ce titre, elle constitue peut-être une nouvelle version du paradoxe fondateur de la linguistique : performer un ethos de la description scientifique, qui a vocation à agir socialement. — Références Agha, Asif. (2003). The social life of a cultural value. Language and communication, 23, 231–273. Agresti, Giovanni (2021). « Former aux politiques linguistiques et éducatives. Considérations générales, pratiques de terrain », Synergies France, 14-15 : 151-166. Berrendonner, Alain, Michel Le Guern, et Gilbert Puech. 1983. Principes de grammaire polylectale. Lyon : Presses Universitaires de Lyon. Blanchet, Philippe. 2016. Discriminations : combattre la glottophobie. Paris : Textuel. Dosse, François. 1991. Histoire du structuralisme. Paris : La Découverte. Eckert, Penelope. 2019. “The limits of meaning: Social indexicality, variation, and the cline of interiority”. Language 95(4) : 751-776. Foucault, Michel. 1971. L’ordre du discours. Paris : Gallimard. Haraway, Donna, (1988), « Situated Knowledges: The Science Question in Feminism and the Privilege of Partial Perspective ». Feminist Studies, 14(3): 575-599. Houdebine, Anne-Marie. 2015. “De l’imaginaire linguistique à l’imaginaire culturel” La linguistique 51(1) : 3-40. Kroskrity, Paul V. (ed.). 2000. Regimes of Language: Ideologies, Polities, and Identities. Santa Fe, NM : School of American Research. Ochs, Elinor. 1993. « Indexing Gender ». In Sex and Gender Hierarchies, Barbara D. Miller, 335‑58. Cambridge: Cambridge University Press. Paveau, Marie-Anne. 2008. “Les non-linguistes font-ils de la linguistique ?” Pratiques 139-140 : en ligne Pêcheux M., 1975, « Les Vérités de La Palice », In Maldidier D., éd., L’Inquiétude du discours. Textes de Michel Pêcheux, Éd. des Cendres : 175-244. Preston, Dennis R. 2019. “What is Folk Linguistics?” Målbryting : n. pag. Rastier, François. 2001. Arts et sciences du texte. Paris : PUF. Sériot, Patrick. 2012. Structure et totalité : Les origines intellectuelles du structuralisme en Europe centrale et orientale. Limoges : Lambert-Lucas. Silverstein, Michael. 2003. “Indexical order and the dialectics of sociolinguistic life”. Language and Communication 23 : 193–229 Sheehan, Michelle, Havinga Anna D., Kasstan, Jonathan R., Stollhans Sascha, Corr, Alice & Gillman Peter. 2024. “Teacher perspectives on the introduction of linguistics in the languages classroom: Evidence from a co-creation project on French, German and Spanish”. British Educational Research Journal: online. — Format de la conférence La conférence accueillera des communications sur un format classique (20 minutes de présentation et un temps de discussion collective) et se clôturera sur un moment de parole libre pour accueillir les propositions spontanées qui pourraient éclore des discussions. Une publication est envisagée, dont la forme sera décidée à l’issue du colloque. Comité d’organisation Ruggero Druetta (Università degli Studi di Torino) : ruggero.druetta@unito.it Julie Abbou (Università degli Studi di Torino) : julie.abbou@unito.it Comité scientifique Guy ACHARD-BAYLE (Université de Lorraine) Giovanni AGRESTI (Université Bordeaux Montaigne ; Università degli Studi di Napoli) Christophe BENZITOUN (Université de Lorraine) Josiane BOUTET (Université de Paris-Sorbonne) Cécile CANUT (Université Paris Cité) Gilles CORMINBOEUF (Université de Fribourg) Patrick CHARAUDEAU (Université Sorbonne Paris Nord) James COSTA (Université Sorbonne Nouvelle) José DEULOFEU (Aix-Marseille Université) Alexandre DUCHENE (Université de Fribourg) Oreste FLOQUET (Sapienza Università di Roma) Luca GRECO (Université de Lorraine) Patricia KOTTELAT (Università degli Studi di Torino) Vincenzo LAMBERTINI (Università degli Studi di Torino) Chloé LAPLANTINE (CNRS) Noémie MARIGNIER (Université Sorbonne Nouvelle) Maria Margherita MATTIODA (Università degli Studi di Torino) Benoit MONGINOT (Università degli Studi di Torino) Silvia NUGARA (Università degli Studi di Torino) Alain RABATEL (Université Claude Bernard Lyon 1) Rachele RAUS (Università degli Studi di Bologna) Laurence ROSIER (Université Libre de Bruxelles) Nathalie Rossi GENSANE (Université Lumière Lyon 2) Marie VENIARD (Université Paris Cité).
Nom du contact: 
Ruggero Druetta
Courriel du contact: 
ruggero.druetta@unito.it
Adresse postale: 
Complesso Aldo Moro, via Sant'Ottavio angolo via Verdi, 10124 Torino
Suggéré par: 
Claire-Emmanuelle Nardone
Courriel: 
claireemmanuelle.nardone@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/01/2025
Date de fin de l'événement: 
31/01/2025
Ville de l'événement: 
Torino
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
linguistique; idéologie

Du pacte aux impacts autobiographiques : 1975-2025

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Le colloque "Du pacte aux impacts autobiographiques (1975-2025)" se tiendra à Pescara (Italie) les 16-17 octobre 2025.
Du pacte aux impacts autobiographiques : 1975-2025 Pescara – Italie, 16-17 octobre 2025 La publication du Pacte autobiographique en 1975 a constitué un temps fort dans la définition d’un genre souvent délaissé par la critique et considéré avec suspicion. La définition littérale d’autobiographie proposée par Philippe Lejeune – « récit rétrospectif en prose qu’une personne réelle fait de sa propre existence » – entend limiter un champ littéraire tout en évoquant les genres voisins qui n’en remplissent pas toutes les conditions : mémoires, biographie, roman personnel, poème autobiographique, journal intime et autoportrait. Au fil des études et des années, Lejeune a fini par s’intéresser aux possibles variations d’un genre qui semble inviter à la transgression et à la déflagration. Le récit d’enfance, l’interview, le film biographique sont, en effet, au cœur de Je est un autre (Seuil, 1980) ; les bords et les aberrations ont été traités dans Moi aussi (Seuil, 1986). Au sein de ce troisième ouvrage, Lejeune ne manque pas de nommer Fils, le roman à l’origine du terme autofiction à travers lequel Serge Doubrovsky s’emploie à remplir « l’une des deux cases vides, en combinant le pacte romanesque et l’emploi de son propre nom » . Dans ses recherches successives (Le moi des demoiselles, Seuil, 1993 ; Les brouillons de soi, Seuil, 1998 ; « Cher écran… », Seuil, 2000 ; Signes de vie, Seuil, 2005), Lejeune s’est attardé sur les ruses d’une écriture personnelle qui se dérobe tout en montrant sa vitalité et la montée en puissance d’autres termes censés concurrencer l’autobiographie et ses études . Malgré les tentatives précédentes de théorisation de l’autobiographie et les réserves qu’a pu susciter le Pacte lejeunien, celui-ci demeure un pilier dans le panorama critique des cinquante dernières années autour duquel ou envers lequel se sont développées les différentes articulations du genre. D’un côté, on s’emploie à ne pas utiliser le mot autobiographie, préférant le substituer avec autofiction, récit de soi, roman du je, écriture de soi et écriture personnelle et, de l’autre, on assiste à une sorte de déflagration autour du mot autobiographie : auto-socio-biographie, pathographie, ethnobiographie, photobiographie etc. Ce colloque international se propose de réunir des spécialistes et des jeunes chercheurs et chercheuses dans le but d’analyser, selon trois axes, l’impact et les déflagrations du pacte autobiographique cinquante ans après sa publication. Les communications pourront s’inscrire dans l’un des trois axes suivants : 1) un premier axe, à visée théorique, prendra en charge l’évolution générique de l’autobiographie depuis la définition de Lejeune jusqu’aux plus récentes acceptions ; 2) un deuxième axe relèvera les différentes déclinaisons et variations du mot autobiographie et illustrera les hybridations et/ou les déflagrations qui se sont multipliées depuis la définition de 1975 ; 3) un troisième axe analysera la manière selon laquelle le Pacte autobiographique impacte l’intermédialité et pourra analyser, en particulier, le rapport de l’autobiographie avec d’autres formes d’expression artistique comme le cinéma, la photographie, la bande dessinée et la peinture. Le colloque est organisé par l’Université “G. d’Annunzio” de Chieti-Pescara (Italie) en collaboration avec l’Université de Catane et l’Université de l’Insubria. Comité scientifique : Margherita Amatulli (Université “Carlo Bo” de Urbino) Nella Arambasin (Université de Franche-Comté – Besançon) Eylem Aksoy (Université Hacettepe – Ankara) Gabriella Bosco (Université de Turin) Elisa Bricco (Université de Gênes) Federica D’Ascenzo (Université “G. d’Annunzio” de Chieti-Pescara) Alessandra Ferraro (Université d’Udine) Fabrizio Impellizzeri (Université de Catane) Jean-Louis Jeannelle (Université Paris-Sorbonne) Sabine Kraenker (Université d’Helsinki) Fabio Libasci (Université de l’Insubria) Françoise Simonet-Tenant (Université Paris-Sorbonne) Valeria Sperti (Université “Federico II” de Naples) Comité d’organisation : Federica D’Ascenzo, Martina Guccione, Fabrizio Impellizzeri, Fabio Libasci. Le colloque bénéficie du soutien du Label scientifique UFI/UIF 2024 (L24B-142) et des partenariats du Groupe de recherche EcriSoi (https://ecrisoi.univ-rouen.fr) et du Centre de recherche interuniversitaire Visages (https://www.centrovisages.unict.it). La proposition de communication (titre, résumé, 5 mots clé et axe de référence : 500 mots maximum), accompagnée d’une brève notice bio-bibliographique (200 mots maximum) est à adresser à federica.dascenzo@unich.it avant le 31 mars 2025. La notification de l’acceptation sera communiquée le 15 mai au plus tard. Les communications devront avoir une durée de 20 minutes. Le colloque se déroulera les 16 et 17 octobre 2025 à l’Université “G. d’Annunzio” de Chieti-Pescara. Une publication des actes du colloque est prévue ; tous les articles seront préalablement soumis à une évaluation par les pairs en double aveugle. Langue du colloque : français L’organisation du colloque ne prend pas en charge les frais de voyage et de séjour, de même que les repas.
Nom du contact: 
Federica D'Ascenzo
Courriel du contact: 
federica.dascenzo@unich.it
Adresse postale: 
Dipartimento di Lingue, Letterature e Culture Moderne - Viale Pindaro, 42 - 65127 Pescara (Italie)
Suggéré par: 
Federica D'Ascenzo
Courriel: 
federica.dascenzo@unich.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
16/10/2025
Date de fin de l'événement: 
17/10/2025
Ville de l'événement: 
Pescara (Italie)
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
histoire de l'autobiographie, autobiographie, Pacte autobiographique, Philippe Lejeune

Faust mythe de la modernité

Appel à contribution de la revue InterArtes

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Appel à communications de la revue InterArtes : Faust mythe de la modernité. L'appel est diffusé en quatre langues sur le site de la revue: https://www.iulm.it/speciali/interartes
Appel à contributions Revue : InterArtes, n° 7, 2025 Dirigée par : Laura Brignoli, Silvia Zangrandi Dipartimento di « Studi Umanistici » Università IULM - Milano Faust, mythe de la modernité Le mythe, entité vivante, évolue et s'enrichit en intégrant interprétations, inspirations et relectures, dans ce que Hans Blumenberg décrit comme une authentique épigenèse. Les formes plurielles de narration, caractéristiques de la modernité, puisent dans le mythe pour le réinventer constamment, le réécrivant au gré des époques selon des perspectives tantôt religieuses, sociales, esthétiques, politiques ou populaires, jusqu’à s’épanouir dans la postmodernité. Le mythe de Faust est, par excellence, le mythe moderne, celui qui incarne le mieux ces caractéristiques. Il matérialise les dilemmes de l’humanité contemporaine, déchirée entre ambition et culpabilité, foi dans le progrès et autodestruction, conscience de ses limites et aspiration à transcender toutes les frontières, critique de l’ordre social et crainte d’affronter la nature, confiance dans la puissance technologique et angoisse face aux intelligences artificielles. Figure emblématique de l’ambition humaine, du désir de connaissance et du prix du pouvoir, le mythe de Faust a traversé les siècles, s’adaptant à des contextes historiques, culturels et littéraires variés. Il a ainsi connu trois grandes phases de transformation : une phase primitive marquant la formation du mythe, une phase romantique célébrant l’exaltation du personnage, et une phase plus complexe, s’étendant du XXe siècle à nos jours. Contrairement à d'autres mythes issus de légendes populaires transmises oralement, Faust trouve son origine dans une figure historique du XVIᵉ siècle : l’astrologue et nécromancien Faust, un personnage haut en couleur, dont les activités oscillaient entre la magie et l’illusionnisme charlatanesque. Déformé et enrichi par les légendes populaires allemandes du XVIᵉ siècle, dans le contexte de la Réforme protestante il acquiert l’aura sulfureuse qui le caractérise, avant de faire son entrée dans la littérature grâce à l’œuvre de Marlowe, qui l'élève au rang de figure emblématique. Le personnage atteint son apogée avec le Faust de Goethe : la première partie, parue en 1808, et la seconde, publiée en 1832, transforment le mythe en une épopée universelle qui explore la tension entre les aspirations individuelles et les limites morales, tout en proposant une vision riche et profonde de la condition humaine. Au cours de l’époque romantique, le Faust primitif subit une métamorphose majeure : de personnage marginal, soumis aux regards moralisateurs, il devient un héros tragique au destin exaltant. Les auteurs du XIXᵉ siècle lui attribuent une compagne (Marguerite ou Hélène), figure d’égale importance, qui restera dès lors un personnage central, parfois dominant, incarnant souvent un rôle sacrificiel. Dès le XXᵉ siècle, le mythe de Faust connaît une prolifération de réécritures et de remédiations, le rendant toujours plus diversifié et adapté aux préoccupations contemporaines. La sphère germanique a été le berceau originel du mythe : depuis le célèbre roman en prose Historia von Doktor Johann Fausten, publié en 1587 par l’imprimeur Johann Spies, l’histoire de Faust a traversé les siècles pour devenir la matière d’un mythe ouvert aux lieux géographiques et aux traditions culturelles variées. Dès le XVIIIᵉ siècle, avec Lessing, Klinger et surtout les Faust de Goethe, cette histoire, tout en adoptant des traits spécifiquement allemands, s’impose progressivement comme le mythe moderne de l’Occident. Goethe, avec son Faust, a joué un rôle crucial dans cette transformation. Il a réinventé cette figure traditionnelle en lui conférant une portée universelle, en la faisant le symbole par excellence de la modernité. Dans l'œuvre de Goethe, Faust évolue à travers des horizons géographiques et temporels très divers, offrant un cadre fertile pour d’innombrables métamorphoses ultérieures. Au XXᵉ siècle, la figure de Faust s’est entremêlée à des thématiques nationales et à celles de la violence (Hochhuth), ainsi qu’à l’histoire allemande (Thomas Mann et Brecht), avant d’inspirer des œuvres dramatiques contemporaines. Le Doktor Hoechst de Robert Menasse (2009) illustre, comme l’affirme Francesco Rossi, non pas une réinterprétation classique du mythe faustien, mais une lecture faustienne des problématiques de la modernité. En France, des résonances faustiennes apparaissent chez Victor Hugo, Théophile Gautier, George Sand, Balzac, Villiers de l'Isle-Adam et Flaubert. Cependant, c’est surtout au XXᵉ siècle que l’on trouve les réalisations les plus abouties, avec des œuvres signées Jarry, Ghelderode, Mac Orlan, Valéry ou Giono, pour ne citer que les figures les plus illustres. À cela s’ajoutent les créations parodiques, qui mériteraient elles aussi des investigations approfondies. En Italie, le Faust de Goethe a engendré deux réactions diamétralement opposées : d’un côté, son rejet comme une œuvre jugée esthétiquement et moralement inadmissible ; de l’autre, son adoption, sa réécriture et sa réinvention par des auteurs tels que D’Annunzio, Papini, Pascoli, Landolfi, Celli, Pagliarani, Sanguineti ou encore Scabia (voir De Michelis 2017). Par ailleurs, divers éléments mythiques, tels que le pacte ou la figure de Méphistophélès, ont influencé la production littéraire italienne tout comme anglaise. En littérature anglaise, au-delà de l’œuvre fondatrice consacrée à Faust par Christopher Marlowe, se multiplient des figures prométhéennes et sataniques assimilables à l’alchimiste mythique, notamment sous la forme de l’anti-héros, du Lovelace de Richardson aux personnages des romans gothiques de Lewis, Maturin ou Radcliffe. Enrichi par cette tradition, le mythe de Faust migre et se métamorphose dans le romance gothique américain, de Brockden Brown à Hawthorne. Ce dernier, avec The Scarlet Letter, parfois qualifié de « Faust puritain », adapte le pacte diabolique à un contexte rigoriste, une thématique poursuivie par Melville et Twain. La hybris trouve son expression maximale dans le capitaine Achab et, selon Leslie Fiedler, dans Huckleberry Finn, qui préfère se damner en refusant de rendre un esclave à son maître. Toujours d’après Fiedler, cette veine gothique traversée par le mythe de Faust imprègne la littérature américaine du XXᵉ siècle, de William Faulkner à Truman Capote. Les exemples mentionnés ici ne sauraient épuiser la richesse et la prolifération du mythe faustien, dont les réélaborations traversent non seulement de nombreuses autres littératures européennes et extra-européennes, mais s’étendent également aux domaines musical, artistique et cinématographique. Faust a inspiré des musiciens (de Berlioz, Schumann et Gounod à Boito et Busoni), des cinéastes (de Murnau à Brian De Palma, jusqu’à Sokurov), des peintres et même des sculpteurs. Ces œuvres placent la figure de Faust au cœur des grandes questions de la modernité : les rapports entre science et technologie, les tensions entre pouvoir et éthique, ou encore la quête de l’absolu face aux compromis imposés par les réalités terrestres. Par ailleurs, le mythe de Faust transcende les frontières européennes. Il a alimenté l’imaginaire d’écrivains, d’artistes et de penseurs à travers le monde, revêtant souvent des formes nouvelles et inattendues. Des réinterprétations théâtrales en Asie aux récits postcoloniaux en Afrique, jusqu’aux relectures postmodernes dans les médias numériques, Faust se prête à une multiplicité de lectures. Tantôt symbole de rébellion, tantôt incarnation de la perdition ou de la rédemption, il demeure une clé d’analyse essentielle des mutations de la société, de la philosophie et des arts. La revue INTERARTES, dédiée à l’interdisciplinarité entre littérature et arts, pour son septième numéro lance un appel à contributions intitulé « Faust, mythe de la modernité ». Ce numéro a pour ambition d’explorer l’évolution de cette figure emblématique de la culture occidentale, qui ne cesse de dialoguer avec la contemporanéité. Les propositions peuvent s’intéresser au mécanisme de régénération de la légende, tant sur le plan des interprétations que des supports médiatiques, et englober non seulement la littérature, mais également la musique, les arts plastiques, le cinéma, la bande dessinée ou encore la narration numérique. Les articles peuvent, à titre indicatif, traiter des sujets suivants : • Transformations, adaptations et réécritures du mythe au XXᵉ siècle et à l’époque contemporaine. • Remédiations (par exemple en musique, au cinéma ou dans la bande dessinée). • Relectures et réinterprétations à la lumière des enjeux contemporains, tels que la technologie, l’écologie ou la globalisation. • Parodies. Les thématiques constitutives du mythe faustien sont déclinées différemment selon les différents contextes culturels, artistiques et temporels et peuvent inclure : • La sorcellerie. • Les dangers de la connaissance. • La soif de pouvoir. • Le désir d’éternelle jeunesse et, en contrepoint, la peur de la vieillesse. • L’attraction du mal. • L’individualisme. • Le dépassement des limites. Modalités Les textes proposés, de nature théorique ou analytique avec des prémisses théoriques, devront être inédits et rédigés en word, dans le respect des règles éditoriales de la revue publiées sur le site et, une fois acceptés par le Comité Scientifique, ils seront soumis à une évaluation en double aveugle. Langues acceptées : allemand, anglais, espagnol, français, italien. Les articles doivent être envoyés, accompagnés d'une brève biographie, avant le 30 juillet 2025 à l'adresse suivante : interartes@iulm.it. Bibliographie essentielle: Ida DE MICHELIS, Il viaggio di Faust in Italia. Percorsi di ricezione di un mito moderno, Viella 2017 Hans-Joachim KREUTZER (2003), Faust. Mythos und Musik, Beck, München. Paolo ORVIETO, Il mito di Faust. L’uomo, Dio, il diavolo, Salerno editrice, 2006 Francesco ROSSI (2023), Memoria storica, memoria letteraria e critica del presente nel Doktor Hoechst di Robert Menasse, Caietele Echinox, 44, 308-321. Ludger SCHERER (2001), “Faust” in der Tradition der Moderne: Studien zur Variation eines Themas bei Paul Valéry, Michel de Ghelderode, Michel Butor und Edoardo Sanguineti : mit einem Prolog zur Thematologie, Peter Lang, Frankfurt am Main. John William SMEED (1975), Faust in Literature, Offord University Press, London-New York-Toronto. Ian WATT (1998), Miti dell’individualismo moderno. Faust, don Chisciotte, don Giovanni, Robinson Crusoe, Donzelli, Roma. Luca ZENOBI (2013), Faust. Il mito dalla tradizione orale al post-pop, Carocci, Roma.
Nom du contact: 
Laura Brignoli
Courriel du contact: 
laura.brignoli@iulm.it
Adresse postale: 
Università IULM - Via Carlo Bo 1 Milano
Suggéré par: 
Laura Brignoli
Courriel: 
laura.brignoli@iulm.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/01/2025
Date de fin de l'événement: 
30/07/2025
Ville de l'événement: 
Milano
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Faust, mythologie, réécritures
Site web de référence: 

La guirlande de Laura : écritures des femmes et écritures des arts de la Renaissance à l'extrême contemporain. Mélanges offerts à Laura Maria Colombo par ses collègues et amis

Contenu de l'annonce: 

In occasione del pensionamento della Professoressa Laura Maria Colombo, i colleghi e gli amici hanno deciso di comporre per lei questa guirlande di saggi, pensieri e immagini dedicati, per lo più, alle tematiche della sua ricca e intensa attività scientifica: scrittura delle donne, arte, musica...

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Catégorie principale: 
Suggéré par: 
Valeria Averoldi
Courriel: 
valeria.averoldi@univr.it
ISBN: 
979-12-985004-0-2
Collection: 
Feuillages, collana del Gruppo di Studio sul Cinquecento Francese
Anonyme
Date de parution: 
Mercredi, Décembre 18, 2024
Date de mise en ligne: 
Mercredi, Décembre 18, 2024
Mots-clés: 
Scrittura delle donne/ Danza /Teatro/Cinquecento/ Extrême contemporain
Site web de référence: 
https://www.cinquecentofrancese.it/index.php/feuillages/676-feuillages-n-7-la-guirlande-de-laura-ecritures-des-femmes-et-ecritures-des-arts-de-la-renaissance-a-l-extreme-contemporain

Atelier doctoral sur la littérature algérienne d'expression française

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Atelier doctoral des Professeurs Lila Medjahed et Farid Benramdane (univ. M’Hamed Bougara de Boumerdès, Algérie), lundi 16 décembre à l’Université d’Udine, Dipartimento di Lingue e Letterature, Comunicazione, Formazione e Società (DILL). Organisation et responsabilité scientifique : Francesca Todesco, Littérature Française et Francophone (univ. d’Udine).
Dans le cadre d'une série de journées d'études, de rencontres et de collaborations avec des spécialistes et collègues des Universités du Maghreb et du Moyen-Orient, nous annonçons l'atelier doctoral des Professeurs Lila Medjahed et Farid Benramdane (univ. M’Hamed Bougara de Boumerdès, Algérie) à l’Université d’Udine. Conférence : De quelques éléments méthodologiques d'analyse des textes : approches contextuelles, linguistiques et littéraires. Cas des œuvres littéraires algériennes. Présentation du laboratoire TECLANG : axes de recherche pour des échanges académiques Lila Medjahed enseigne la Littérature comparée et francophone à l’Université H’Hamed Bougara de Boumerdès (Algérie). Membre fondatrice de la Société algérienne savante d’onomastique (SASO), elle est l’auteure de nombreux essais sur l’onomastique dans la littérature algérienne contemporaine, selon des approches plurilingue et pluriculturelle. Elle est membre associée de L’Observatoire des écritures contemporaines françaises et francophones (Université Paris-Nanterre) et porteuse du projet sur les ‘risibles francophones’, AEEF (Association européenne des études francophones). Farid Benramdane enseigne les Sciences du langage à l’Université H’Hamed Bougara de Boumerdès (Algérie). Président du Conseil scientifique de la Faculté, il est aussi Président de la SAS0 (Société algérienne savante d’onomastique) et Directeur de recherche au CRASC (Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle). Il a publié plusieurs études sur l’onomastique algérienne. Organisation et responsabilité scientifique : Francesca Todesco, Littérature Française et Francophone (univ. d’Udine).
Nom du contact: 
Francesca Todesco
Courriel du contact: 
francesca.todesco@uniud.it
Adresse postale: 
via Petracco, 8, Udine
Suggéré par: 
Francesca Todesco
Courriel: 
francesca.todesco@uniud.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
16/12/2024
Date de fin de l'événement: 
16/12/2024
Ville de l'événement: 
Udine
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Letteratura francofona algerina, tradizione e modernità, analisi testuale e onomastica

Portraits étrange(r)s

Contenu de l'annonce: 

Le présent ouvrage est la continuation des réflexions développées dans À chacun sa cicatrice : Romain Gary, Georges Perec, Patrick Modiano (Prix Laboratorio@Francesisti.it de la SUSLLF - Società Universitaria per gli Studi di Lingua e...

Image de l'annonce: 
Catégorie principale: 
Sous-catégories: 
Suggéré par: 
Francesca Dainese
Courriel: 
francesca.dainese@unipd.it
ISBN: 
978-88-3613-498-4
Collection: 
Studi e ricerche
Anonyme
Éditeur: 
Edizioni dell'Orso
Lieu de parution: 
Alessandria
Date de parution: 
Mercredi, Décembre 11, 2024
Date de mise en ligne: 
Mercredi, Décembre 11, 2024
URL: 
https://www.ediorso.it/portraits-etrange-r-s.html
Langue: 
Francese
Mots-clés: 
Romain Gary, Luigi Pirandello, Georges Perec, Italo Svevo, Patrick Modiano, Cesare Pavese, Annie Ernaux
Site web de référence: 
https://www.ediorso.it/portraits-etrange-r-s.html

L’effet Proust : olfaction, mémoire et narrativisation de l’expérience

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Cette journée d’étude vise à comprendre la perception olfactive au sein d’un circuit de significations à la fois psychologiques et anthropologiques.
L’idée est que ce circuit est assuré, (i) au niveau de la traductibilité des valeurs (intimes et sociales), par les médiations linguistiques — d’où le rôle de la sémiotique —, et (ii) au niveau d’une significativité de l’expérience vécue et socialisée, par les littératures, c’est-à-dire par les productions discursives. Parmi ces dernières, l’art littéraire joue un rôle fondamental, car il permet de passer des saillances qui émergent dans l’expérience perceptive d’un monde déjà culturellement codifié à de véritables prégnances choisies, c’est-à-dire à l’esthétique propre à une forme de vie. Cette esthétique, passant nécessairement par une narrativisation de l’expérience, révèle les potentialités du soi et les possibilités d’expérimenter le corps comme moi-chair.
Nom du contact: 
Marisa Verna; Pierluigi Basso Fossali
Courriel du contact: 
marisa.verna@unicatt.it; pierluigi.basso@univ-lyon2.fr
Adresse postale: 
ENS DE LYON, MARDI 10 DECEMBRE 2024 Salle des conférences D4.179, Site ENS Descartes, D4, Laboratoire ICAR 15 Parvis René Descartes, Lyon
Suggéré par: 
Marisa Verna
Courriel: 
marisa.verna@unicatt.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
10/12/2024
Ville de l'événement: 
Lyon
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Proust; odorat; linguistique; psychologie; mémoire; style

Convegno Internazionale "Fonctions du Surréalisme"

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Les 4, 5 et 6 décembre 2024, se tiendra au Rectorat de l'Université de Turin et au Palazzo Madama le colloque international « Fonctions du surréalisme ».
Le colloque, qui s’inscrit dans le cadre des célébrations du Manifeste de Breton, vise à interroger la façon dont le surréalisme fonctionne comme référent de discours qui proviennent d’autres champs que le champ littéraire. Il s’agit également de réfléchir à sa constitution comme objet culturel et donc de se placer dans la perspective d’une histoire des récits du surréalisme en s’interrogeant moins sur la vérité factuelle des discours qui s’en saisissent que sur leur visée et leurs présupposés.  Conférenciers et conférencières invité.e.s : Corrado Bologna (Scuola Normale Superiore di Pisa), Luisa Campuzano (Universidad de la Habana), Frédéric Canovas (Arizona State University), Davide Dalmas (Université de Turin), Valeria Marino (Université de Turin), Olivier Penot-Lacassagne (Université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle), Beatrice Sica (University College London), Peter Stockwell (University of Nottingham), Paolo Tamassia (Université de Trente). Pour plus d'informations : https://www.fonctionsdusurrealisme.unito.it Colloque organisé par le Dipartimento di Studi Umanistici de l'Université de Turin, grâce au soutien de : Université de Turin, Dipartimento di Studi Umanistici de l'Université de Turin, Bando Cassini de l'Institut Français Italia, Agence Universitaire de la Francophonie, Dipartimento di Studi linguistici de l'Université de Padoue et e Dipartimento di Lingue letterature e culture straniere de l'Université Roma Tre.
Nom du contact: 
Centro Studi Arti della Modernità (CSAM)
Courriel du contact: 
centrostudiartimodernita@gmail.com
Suggéré par: 
Benoît Monginot
Courriel: 
benoit.monginot@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
04/12/2024
Date de fin de l'événement: 
06/12/2024
Ville de l'événement: 
Torino
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Surrealismo, Scienze umane

De la madeleine au muffin. La mémoire involontaire après Proust

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Colloque international - Université de Padoue (Italie), 4-5 juin 2025. Publication : Quaderni proustiani 2025
La “mémoire involontaire”, fondée sur les sensations, est un phénomène mnémonique universel, dont tout un chacun a pu faire l’expérience. Si les neurosciences permettent aujourd’hui d’en décrire un peu mieux le mécanisme neurologique (Tadié & Tadié 1999, Beaudry 2019 et 2020), nombreux sont les auteurs qui en ont raconté des épisodes dans leurs écrits à travers les siècles, comme en témoignent les vastes fresques brossées par Laurichesse 2012, Perrin 2017 e 2018, Albers & Engel 2019, Laurichesse 2022. Mais Proust fut le premier auteur à en faire un principe structurant de son roman, comme il apparait dans les ouvrages et articles publiés sur le thème, en particulier par Henrot Sostero (1989-2019) : dans une optique systémique héritée du structuralisme et selon une méthode de corpus avant-courrière en littérature, la description qu’elle en fait et l’interprétation qu’elle en donne reposent sur un recensement exhaustif des motifs (101) et sur une analyse linguistique et poétique de leur fonctionnement. Partagée avec la perspective de Perrin 1996, l’anatomie du souvenir involontaire semble en constituer le trait distinctif dans la fiction, qui permet de s’orienter dans tous les types de mémoire au travail chez l’homme en général et chez l’écrivain en particulier. Si Proust a eu bien des prédécesseurs, que son aura est venue éclairer à rebours, il a plus encore influencé les écrivain.e.s qui l’ont suivi, suscitant des émules ou rencontrant des affinités électives. C’est donc vers une écriture après-Proust que veut se tourner le présent appel à communication, dans les littératures francophones et italienne, mais pas seulement. -- Axe 1 : neurosciences et mémoire des sens : un coup de phare sur les avancées des découvertes scientifiques, et sur les lectures scientifiques de la mémoire involontaire appliquées à Proust ou à d’autres écrivains. Axe 2 : poétique de la mémoire : comment les auteurs et autrices d’aujourd’hui mettent-ils en scène la réminiscence ? En décrivent-ils les mécanismes ? Quelle(s) fonction(s) lui réserventils dans la fiction ? Axe 3 : thématique : Proust a-t-il fait école quant au jeu de contraste entre les divers types de mémoire ? À quel(s) thème(s) la mémoire involontaire vient-elle prêter son support et ses pouvoirs ? Axe 4 : intermédialité : la représentation de la mémoire involontaire au cinéma, au théâtre et dans d’autres codes. Calendrier 31 janvier 2025 : 1) résumé d’environ 1000 signes espaces comprises et bibliographie, 2) biographie de l’auteur ou de l’autrice (800 signes espaces comprises) à renvoyer à genevieve.henrot@unipd.it. 4 et 5 juin 2025 : Journées d’étude à l’Université de Padoue 30 juin 2025 : article définitif, mis aux normes de la revue*, à renvoyer en version Word à genevieve.henrot@unipd.it et ludovico.monaci@phd.unipd.it (*https://quaderniproustiani. padovauniversitypress.it/) 15 septembre 2025 : retour de la révision en double aveugle 15 octobre 2025 : retour des articles dans leur version définitive à genevieve.henrot@unipd.it. 15 novembre 2025 : publication en ligne sur le site des Quaderni proustiani (Padova University Press)
Nom du contact: 
Ludovico Monaci
Courriel du contact: 
ludovico.monaci@unipd.it
Suggéré par: 
Ludovico Monaci
Courriel: 
ludovico.monaci@unipd.it
genevieve.henrot@unipd.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
04/06/2025
Date de fin de l'événement: 
05/06/2025
Ville de l'événement: 
Padova
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Proust (Marcel), mémoire involontaire

Congrès international « Enseigner la langue à travers la traduction »

Perspectives franco-italiennes et multilinguisme entre Renaissance et Ère numérique

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Le colloque vise à créer un espace d’échange multidisciplinaire, invitant les chercheurs à enrichir la discussion sur l’enseignement des langues à travers la traduction. Il promet d’apporter des éclairages nouveaux sur les pratiques d’enseignement, les technologies éducatives, et les approches culturelles et linguistiques, de la Renaissance à l’ère numérique.
ENSEIGNER LA LANGUE À TRAVERS LA TRADUCTION Perspectives franco-italiennes et multilinguisme entre Renaissance et Ère numérique MODE HYBRIDE 21-22 novembre 2024 Ferrare, Château d’Este Salle “Imbarcadero 2” Responsables scientifiques Daniele Speziari (Università di Ferrara, PI PRIN) Riccardo Raimondo (Università di Catania, Co-PI PRIN) Zuzana Toth (Universität Basel / Università di Modena) Anna Raimo (Università di Bologna) Comité d’organisation Vera Gajiu, Luca Elfo Jaccond, Francesco Laurenti, Anna Raimo, Riccardo Raimondo, Daniele Speziari, Zuzana Toth
Nom du contact: 
Riccardo Raimondo
Courriel du contact: 
riccardo.raimondo@unict.it
Suggéré par: 
Riccardo Raimondo
Courriel: 
riccardo.raimondo@unict.it
daniele.speziari@unife.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
21/11/2024
21/11/2024
Date de fin de l'événement: 
22/11/2024
Ville de l'événement: 
Ferrare
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
traductologie, didactique des langues
Site web de référence: 

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