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Études historiques

Passer à la postérité : contours et représentations des figures du passé

Journée d'étude jeunes chercheurs Lettres / Histoire / Sciences humaines

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Cette journée d'étude jeunes chercheurs s'intéressera aux figures du passé et privilégiera les approches historiques et littéraires.
JOURNÉE D’ÉTUDE JEUNES CHERCHEURS LETTRES / HISTOIRE / SCIENCES HUMAINES « Passer à la postérité : contours et représentations des figures du passé » Université Littoral Côte d’Opale, Boulogne-sur-Mer, Centre universitaire du Musée Mercredi 6 avril 2022 Unité de Recherche sur l’Histoire, les Langues, les Littératures et l’Interculturel (UR 4030 HLLI) Argumentaire Nombreux sont aujourd’hui les médias (presse, télévision, littérature, cinéma, radio, expositions, etc.) qui se consacrent à la biographie de telle figure historique, afin de la faire découvrir au grand public. Leur démarche varie selon le degré de célébrité du personnage, qu’il appartienne à l’histoire locale ou nationale. Preuve qu’il n’est pas rare, lorsqu’il s’agit de présenter un pan de la vie d’une figure du passé, que l’histoire et la littérature proposent des versions divergentes, qui s’enchevêtrent parfois, voire s’interpénètrent. Ce phénomène n’est d’ailleurs pas l’apanage de notre époque. En effet, pour ne citer que deux exemples placés aux antipodes de l’Histoire, déjà dans l’Antiquité, le rôle de l’historien ne se résumait pas stricto sensu à ce que l’on entend de nos jours par cette profession : l’historien, à bien des titres, était l’équivalent de l’écrivain qui rédige sa version de l’histoire : songeons par exemple à Suétone lorsque, dans la Vie des douze Césars, il se délecte à nous narrer les forfaits perpétrés par Néron et à en accentuer la monstruosité ; l’on peut comparer ces épisodes à la version différente proposée par Tacite. De même, au XIXe siècle, Chateaubriand constatait pour sa part en littérature l’engouement de ses contemporains pour l’histoire : « Tout prend aujourd’hui la forme de l’histoire : théâtre, roman, poésie… » Au point d’ailleurs que les Goncourt définissent l’histoire et le roman l’un par rapport à l’autre : « l’histoire est un roman qui a été, le roman de l’histoire qui aurait pu être ». Par ailleurs, parler de « figures du passé » plutôt que de « personnages » n’est pas un choix anodin ; il résulte de la volonté de garder une neutralité suffisante et de ne pas nous restreindre au fictionnel qu’implique en premier lieu la seconde appellation ; de surcroît, les acceptions pour le terme « figure » sont très riches. En effet, en latin, la figura signifie largement la « configuration », la « forme extérieure » ou encore l’« aspect », l’« apparence physique » d’une personne. Ces sens s’étendent jusqu’à l’« illustration », la « représentation sculptée » et donc les « effigies » et les « statues » qui modélisent de manière figée une personnalité, qui en dessinent les contours extérieurs et qui en laissent une impression. Au delà des contours, et si l’on n’oublie pas toutes les expressions comprenant le mot et faisant appel à l’expression, vraie ou composée, du visage, comme « faire bonne figure », le substantif inclut également tout ce qui constitue un personnage, ce qui le façonne, lorsqu’il « prend figure ». Un personnage devient une figure lorsque l’on peut le citer en guise d’« exemple » ou de « modèle ». Ainsi, si l’on veut pleinement saisir la notion de figure, il faut la considérer dans son ensemble, pour ses actes, pour ce qui l’illustre, pour ce qu’elle a suscité dans nos esprits et pour ce que nous en avons gardé. Pour cette question de la « figure du passé », nous opterons pour la dichotomie suivante. Deux types de figures du passé sont à distinguer : - le premier type est le personnage historique de grande envergure qui a marqué une époque ou qui reste encore présent dans les esprits, tels Vercingétorix, Jeanne d’Arc ou Napoléon ; - le second type s’attache à une histoire plus locale qui s’est répandue au niveau national, tels Gilles de Rais, dit Barbe Bleue, les attaques imputées à la bête du Gévaudan, ou Landru et sa cheminée. Il s’agira donc de nous concentrer sur des figures du passé qui ont marqué les mémoires, si bien qu’elles sont passées à la postérité. Ces dernières peuvent appartenir à l’histoire locale ou nationale. Nous nous proposons donc de nous pencher sur cette thématique sous l’angle suivant : comment l’image d’un personnage bien réel peut elle évoluer au fil de la tradition historique et littéraire ? Axes de recherche Sans exclure pour autant toute approche relevant du champ de l’histoire de l’art ou du domaine de la cinématographie, cette Journée d’Étude centrée sur les figures historiques passées à la postérité, encore célèbres de nos jours ou seulement renommées à une période précise de l’Histoire, privilégiera les approches historiques et littéraires. Sans exclusive, pour le corpus, au préalable, il semble indispensable que l’ensemble des contributions portent sur une figure historique qui a réussi, volontairement par des techniques d’expression ou autre (discours, propagande, embrigadement idéologique, etc.) ou par la force des événements, à atteindre les foules. De surcroît, sans nous borner à la littérature et aux genres historiques, mais sans non plus négliger ces textes, en parallèle des œuvres qui traitent de figures historiques identifiables, il sera utile de confronter les différentes représentations aux travaux des historiens qui ont établi la biographie de telle figure en s’appuyant sur des sources variées incluant des textes littéraires et/ou les médias. Il peut alors être judicieux de travailler sur les préfaces, avant propos, postfaces ou autres documents exprimant les intentions de l’auteur et ses démarches lors du processus d’écriture. Ou encore il peut également être intéressant de confronter des textes à dominante littéraire portant sur la même figure du passé aussi bien écrits par des historiens de profession que par des littéraires ; les auteurs peuvent appartenir à d’autres domaines. Quelques pistes d’exploitation non exhaustives sont proposées pour l’étude : - Comment aborder la figure historique et l’analyser ? Comment son identité a t elle été élaborée et selon quelles motivations ? Quels sont les paramètres qui peuvent influer sur la représentation d’une figure ? Le statut de l’auteur pose t il un problème de légitimité quant à sa manière de traiter d’un personnage historique ? De quelle manière l’auteur justifie t il parfois son choix d’écriture pour restituer la vie d’une figure historique ? Et quelles sont les répercussions notables sur ladite figure ? D’une part, le problème que peut poser cette popularité de la matière historique, et particulièrement la curiosité du grand public pour les personnages historiques, est la question de la légitimité de celui qui s’empare de cette matière. Un journaliste, comme Stéphane Bern qui a popularisé l’histoire en la vulgarisant sans en être pourtant spécialiste, est il moins légitime qu’un Christian Jacq, formé en égyptologie, qui excelle en tant qu’auteur de romans historiques se déroulant en Égypte ancienne, ou qu’un Ken Follett, philosophe de formation et journaliste, qui situe notamment une partie de ses romans à la période médiévale ? D’autre part, cette perspective est doublée d’une seconde approche où c’est ici le document qui est sujet à caution : l’on peut considérer le texte littéraire comme un document historique de seconde main. Si l’on songe entre autres à Alban Gautier et à ses travaux sur le roi Arthur à partir de textes littéraires, ces historiens privilégient leurs capacités d’expertise dans leur domaine respectif pour reconstruire le réel ou bien pour mieux comprendre les us et coutumes d’une époque ou encore pour retracer dans les moindres détails et nuances la vie d’une figure historique, l’imaginaire qu’elle a convoqué et ses différentes représentations selon l’époque. - Comment évaluer l’évolution d’une figure dans le temps ? À quel titre peut on parler de détournement, de dépassement, voire de transfiguration ? Dans ces cas précis, comment la figure peut-elle parfois se démanteler, voire se déconstruire totalement ? Comment alors mesurer le décalage entre la vérité historique de la vie d’un personnage et l’instrumentalisation d’une figure ? Que retient on finalement de cette figure ? Pourquoi certains personnages accèdent ils à la postérité et d’autres sombrent ils dans l’oubli ? Pourquoi d’autres connaissent ils une période de gloire définie et n’ont ils plus la même notoriété de nos jours ? À quel moment la dimension mémorielle intervient elle (aspect politique, acteur d’une période, la censure, etc.) ? Une reconfiguration de l’histoire est elle nécessaire pour pérenniser une figure ou les aspects purement historiques peuvent ils suffire ? Ou à l’inverse existe t il des figures historiques, bien que plébiscitées, que l’on a choisi volontairement de faire oublier, mais qui ne disparaissent pas et qui restent des symboles ? Pour quelles raisons ? Nous évaluerons ainsi de quelles manières les auteurs intègrent et exploitent ces figures dans leurs œuvres. Dans son ouvrage Le Roman historique, Isabelle Durand Le Guern liste plusieurs démarches. La première est celle du père du genre du roman historique, Walter Scott, qui la pratique notamment dans son Ivanhoé ; ce dernier utilise le personnage historique comme une figure d’arrière plan : dans ce cas ce personnage aura des contacts limités avec les personnages de fiction. La deuxième option consiste à utiliser un personnage historique dont la trajectoire de vie est peu connue et dont la biographie recèle des lacunes que l’auteur peut combler. Cette conception est notamment reprise par Alejo Carpentier pour le Siècle des Lumières. Si l’on poursuit son idée, un personnage de l’envergure d’un Napoléon ne peut, de toute manière, convenir à l’invention : « […] je doute qu’on puisse faire un grand roman avec un personnage central de type Napoléon, ou du type de Robespierre, ou de n’importe quel personnage dont la trajectoire soit connue dans son entier. Ces personnages tuent le roman ou le transforment en biographie romancée ». Néanmoins, cet avis n’est pas partagé par des auteurs comme Alfred de Vigny qui choisissent au contraire de Walter Scott de placer au premier plan les grandes figures historiques : « Je crus aussi ne pas devoir imiter les étrangers qui, dans leurs tableaux, montrent à peine à l’horizon les hommes dominants de leur histoire ; je plaçai les nôtres sur le devant de la scène, je les fis principaux acteurs de cette tragédie ». Cependant cette manière d’opérer contient un écueil qui est de faire d’une de ces grandes figures un stéréotype et de s’éloigner de plus en plus de la vérité historique pour favoriser l’esthétique. Fait dont est parfaitement conscient, du reste, Vigny qui le revendique même : « L’art ne doit jamais être considéré que dans ses rapports avec sa beauté idéale. Il faut le dire, ce qu’il y a de vrai n’est que secondaire ; c’est seulement une illusion de plus dont il s’embellit, un de nos penchants qu’il caresse. Il pourrait s’en passer, car la vérité dont il doit se nourrir est la vérité d’observation sur la nature humaine, et non l’authenticité du fait. Les noms des personnages ne font rien à la chose ». Pourtant ce choix peut aussi instaurer un jeu entre l’auteur et son public, dans lequel le premier peut déjouer les attentes du second, en ne s’appesantissant pas sur les faits indissolubles de la personnalité historique choisie mais en s’intéressant davantage à sa nature humaine. On trouve cette démarche sous la plume de Prosper Mérimée dans sa Chronique de Charles IX au moment du portrait du monarque « Au reste, on ne lit pas écrit dans ses yeux : SAINT BARTHÉLÉMY, ni rien de semblable ». Autant de perspectives qui s’offrent aux auteurs pour exploiter le personnage historique, chacun leur trouvant des qualités et des défauts, et qui démontrent ainsi l’intérêt de sonder des figures historiques ainsi que d’étudier leur évolution au fil de la tradition historique et littéraire pour mieux comprendre les ressorts qui les ont fait passer à la postérité. Ce ne sont que quelques pistes d’approches pour aborder cette thématique ; d’autres perspectives peuvent être envisagées, si elles sont complémentaires, et peuvent venir à l’appui de ces réflexions. Comité scientifique Jean DEVAUX, Professeur à l’ULCO, Littérature française du Moyen Âge et de la Renaissance Xavier ESCUDERO, Professeur à l’ULCO, Études hispaniques Jean Louis PODVIN, Professeur à l’ULCO, Histoire ancienne, Directeur de l’UR HLLI Modalités de soumission Pour cette Journée d’Étude, nous prendrons uniquement en considération les propositions de jeunes chercheurs (doctorants et jeunes post doctorants). Dans une perspective pluridisciplinaire, nous souhaiterions croiser les regards de littéraires et d’historiens sur cette thématique. Les spécialistes d’autres disciplines d’arts ou de sciences humaines ou de sciences du langage peuvent bien entendu proposer des communications pour cette journée si elles éclairent l’un des points mentionnés ci dessus. Les interventions seront limitées à 25 minutes. Les propositions de communications se présenteront sous la forme d’un résumé d’une dizaine de lignes précédé d’un titre provisoire. Elles seront suivies d’un bref curriculum vitae. Ces propositions sont à soumettre par mail sous un format lisible (Word, OpenOffice, PDF) aux organisatrices Grace Baillet, Virginie Picot et Cécile Rault avant le 25 novembre 2021 aux adresses mail suivantes : ulcogracebaillet@gmail.com ulcovirginie@gmail.com cecile-rault@laposte.net Une réponse individuelle sera communiquée par mail. Pour toute information pratique supplémentaire concernant la journée d’étude, merci d’écrire aux mêmes adresses. Il est à noter que l’Unité de Recherche HLLI ne pourra pas prendre en charge les frais de déplacement.
Nom du contact: 
Baillet Grace
Courriel du contact: 
ulcogracebaillet@gmail.com
Adresse postale: 
Université du Littoral Côte d'Opale, Centre universitaire du Musée, 34 Grande Rue 62200 Boulogne-sur-Mer
Suggéré par: 
Baillet Grace
Courriel: 
ulcogracebaillet@gmail.com
ulcovirginie@gmail.com
cecile-rault@laposte.net
Date de début ou date limite de l'événement: 
25/11/2022
Ville de l'événement: 
Boulogne-sur-Mer (France)
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
figures du passé, postérité, mémoire, représentations, transfigurations, biographie, authenticité, littératures, histoire locale, histoire nationale

J’accuse … donc j’écris!

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
n. 5/2022 di Suite française
Antica quanto la storia, l’attività della scrittura ha accresciuto e sviluppato enormemente le proprie potenzialità grazie alla stampa. Se questa trasformazione interessa in primo luogo il piano della riproducibilità e la sfera artistica, non meno importanti appaiono i suoi effetti sulla funzione critica: la parola, uscita dai torchi, non tarderà a rivelarsi una forma di resistenza o di opposizione al potere, politico e non solo, tra le più praticate. Il n. 5/2022 di Suite française invita a riflettere su questo particolare genere di presa di parola. Con la consueta raccomandazione di attenersi all’ambito francofono, è possibile proporre contributi che s’interroghino su casi di pubblicazioni brevi (pamphlets, brochures, manifesti, appelli, ma anche fogli usciti da un ciclostile clandestino) o di pubblicazioni periodiche (tanto su un particolare passaggio nella vicenda di una rivista o di un giornale quanto sulla sua storia complessiva). In un caso come nell’altro, si tratterà di individuare testi che siano portatori di un messaggio critico o polemico, protestatario o resistenziale, in un arco temporale che abbraccia l’intera modernità: dalle prime opere a stampa fino alla data periodizzante del 1989. Modalità di presentazione: Le proposte, di non oltre 2.000 battute, corredate da un titolo provvisorio e da una brevissima nota biografica, saranno inviate a redazione@suitefrancaise.it entro il 31 dicembre 2021. L’esito della selezione sarà comunicato entro il 31 gennaio 2022. I contributi definitivi, di lunghezza compresa tra 20.000 e 50.000 battute (note e spazi compresi), accompagnati da un abstract e cinque parole chiave in inglese, saranno redatti conformemente alle regole editoriali della rivista. Dovranno giungere entro il 31 maggio 2022 e saranno sottoposti a processo di revisione con doppia lettura cieca. L’uscita del numero è prevista per l’autunno: Suite française 5/2022.
Nom du contact: 
Cristina Cassina
Courriel du contact: 
cristina.cassina@unipi.it
Suggéré par: 
Cristina Cassina
Courriel: 
cristina.cassina@unipi.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/12/2021
Date de fin de l'événement: 
31/12/2021
Ville de l'événement: 
Pisa
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
stampa pamphlet censura potere
Site web de référence: 

Dumas, i briganti e l’unificazione italiana / Dumas, les brigands et l’unification italienne

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Séminaire international pour le 150e anniversaire de la mort d'Alexandre Dumas
Pour célébrer le cent-cinquantenaire de la mort d’Alexandre Dumas, l'Université de Salerne en partenariat avec l’Association des Amis d’Alexandre Dumas organise une demi-journée d'études sur les rapports entre le romancier qui suivit Garibaldi dans son expédition des Mille, et le Risorgimento. Des littéraires et des historiens se penchent sur la représentation dumasienne du brigand ainsi que sur son évolution par rapport au phénomène du brigandage italien. DUMAS, I BRIGANTI E L’UNIFICAZIONE ITALIANA 3 giugno / 3 juin 2021 - Archivio di Stato di Salerno 15.00: Saluti istituzionali / Mot de bienvenue Laurent Burin des Roziers (Console Generale di Francia a Napoli) Fernanda Maria Volpe (Direttrice dell’Archivio di Stato di Salerno) Rosa Maria Grillo (Direttrice del Dipartimento di Studi Umanistici, Università di Salerno) 15.15: Inaugurazione della mostra «Dumas, l’Italia nel cuore» Jocelyn Fiorina (Société des Amis d’Alexandre Dumas) 15.30: Presiede / Présidence: Agnese Silvestri (Università di Salerno) Claude Schopp (Université Sorbonne Nouvelle), Alexandre Dumas et le brigandage: le brigand, comme anti-héros Julie Anselmini (Université de Caen Normandie) : Portrait(s) du surhomme dumasien en bandit Discussione 16.30: Presiede / Présidence: Giulio Tatasciore (Università di Salerno) Francesco Benigno (Scuola Normale Superiore, Pisa), La camorra nel dibattito pubblico napoletano dopo Aspromonte Carmine Pinto (Università di Salerno), Alexandre Dumas e il Risorgimento italiano Discussione/Discussion Responsabili scientifici / Responsables scientifiques Agnese Silvestri (Università di Salerno) Giulio Tatasciore (Università di Salerno) LIEN DE CONNEXION DISPONIBLE DANS LE FICHIER PDF
Nom du contact: 
Agnese Silvestri
Courriel du contact: 
asilvestri@unisa.it
Adresse postale: 
via colle degli ulivi, 12
Suggéré par: 
Agnese Silvestri
Courriel: 
asilvestri@unisa.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
03/06/2021
Ville de l'événement: 
Salerno
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Dumas - brigandage - Risorgimento - représentation du brigand

Figurations de l’impuissance. Échec et création littéraire du XIXe au XXIe siècle

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Colloque - décembre 2021
Colloque International | UNIVERSITÉ DE CHIETI-PESCARA (Italie) Dipartimento di Lingue, Letterature e Culture Moderne Figurations de l’impuissance. Échec et création littéraire du XIXe au XXIe siècle Pescara | 1er – 2 décembre 2021 Appel à communications Au début du XIXe siècle, la littérature française entre en régime vocationnel en associant le concept d’impuissance à l’affirmation de l’homme dans la société et au statut de l’écrivain, tiraillé entre la recherche de sa singularité et le besoin de légitimité littéraire, qu’accompagne en outre son rapport difficile à la création. Si le XVIIIe siècle décrète la fin de l’écrivain heureux, l’individu, obligé de repenser sa position vis-à-vis du réel face aux bouleversements historiques, économiques et sociaux engendrés par la Révolution, devient un objet littéraire où se condense notamment une interrogation sur le devenir de l’homme. Celui-ci se voit menacé d’une impuissance sociale, morale ou psychologique engendrée par les forces désagrégeantes de l’Histoire, par la fragmentation, la fugacité et la dissolution qui sous-tendent la modernité. Cette problématisation traverse l’ensemble de la littérature française du Romantisme à nos jours. La tragédie de l’impuissance humaine, déclinée sous ses multiples variations, est devenue un thème consubstantiel à la production littéraire, qu’elle soit le miroir des fragilités du héros, une analyse des raisons de son inaction, de l’incapacité d’aimer ou de sentir, qu’elle traduise son inadéquation sociale, sa marginalité vis-à-vis du monde ou son malaise à accepter les revers de l’Histoire, ou qu’elle mette au jour les difficultés que pose le changement de paradigme auquel l’individu se trouve confronté. En amont, elle traduit l’écart insurmontable qui s’insinue entre le projet et sa réalisation, la paralysie qui s’empare de la pensée en l’empêchant de s’objectiver, le désarroi de la subjectivité toujours plus attachée à son ipséité mais incapable de la prendre en charge au sein de la société. L’impuissance en arrive alors à devenir une composante de la posture de l’homme moderne, l’assimilation implicite de la part de ce dernier des contradictions qui structurent le monde et de l’embarras qu’il éprouve face à sa complexité. Cette impuissance est aussi celle que peut éprouver l’artiste et qu’on considère, depuis Balzac, comme l’écueil contre lequel peut se heurter toute création. Hanté par le fantasme de sa propre impuissance, l’écrivain la projette dans son alter ego fictionnel. Le roman de l’artiste, qui se constitue comme genre au XIXe siècle à travers le roman du peintre, le roman de l’écrivain, qui au XXe siècle introduit une dimension métalittéraire à travers la mise en abyme ou l’annexion des formes d’écriture les plus disparates, mettent en scène les aléas et les ratages de la création, tout en dévoilant les mécanismes qui y président et le mystère qu’elle renferme. L’écrivain fait de son œuvre le lieu de recherche d’un positionnement, se modélise en affichant la difficulté de toute entreprise artistique, répond à la désacralisation de l’art en transformant sa vulnérabilité potentielle en puissance créatrice. L’impuissance à créer, souvent liée à l’absoluité que la modernité a attribuée à la création littéraire, alimente alors l’œuvre. L’obsession de la page blanche, les tourments stylistiques, les limites de la mimésis, le rapport problématique vis-à-vis du canon ou de l’horizon d’attente, qui peuvent accompagner le processus créatif, se font alors tangibles. Les œuvres incomplètes, les ouvrages constamment remaniés, ceux qui se structurent dans les interstices de l’intentionnalité créatrice et dans les revers de la réalisation, projettent sur le plan de la temporalité et de l’inachèvement une impuissance parfois difficile à assumer mais non moins féconde. Le colloque se propose d’analyser la manière dont une partie de la littérature française, entre le XIXe et le XXIe siècle, se construit à partir de l’énoncé de ses limites et de celles de l’homme face au réel et à l’histoire, afin de dessiner le paradigme de l’impuissance propre à la modernité et à la contemporanéité. Il s’agira d’illustrer le dynamisme littéraire que les différentes formes d’impuissance produisent, de réfléchir sur le sens qu’elles revêtent dans l’imaginaire moderne et contemporain, et de comprendre la fonction qu’elles contribuent à assigner à la littérature. Les communications pourront s’inscrire dans l’un des axes suivants, sans pour autant y être limitées, et recourir à une approche interdisciplinaire :  la représentation de l’échec humain comme objet littéraire, sa déclinaison historique et son sens culturel ;  le système rhétorique, les formes et les genres que privilégie la représentation de l’impuissance ;  les déconvenues de la dynamique créative et sa mise en texte ;  l’impuissance comme inachèvement et les avatars de la genèse ;  les périls de l’expérimentation et la légitimation littéraire: écart, avant-gardisme, singularité ;  l’impossibilité et/ou le refus de la mimésis. Les propositions de communication (titre et résumé: 500 mots maximum), accompagnées d’une brève biobibliographie de l’auteur (200 mots maximum) sont à adresser avant le 20 juin 2021 à federica.dascenzo@unich.it. La notification de l’acceptation sera communiquée le 5 juillet au plus tard. Les communications devront avoir une durée de 20 minutes environ. Le colloque se déroulera le 1er et 2 décembre 2021 à l’Université « G. d’Annunzio » de Pescara. Les actes du colloque feront l’objet d’une publication. Langue du colloque | français Comité scientifique Federica D’Ascenzo (Université de Chieti-Pescara) Patrizia Oppici (Université de Macerata) Elisa Bricco (Université de Gênes) Valeria Sperti (Université Federico II de Naples) Éléonore Reverzy (Université Paris III-Sorbonne Nouvelle) Guy Ducrey (Université de Strasbourg) Michela Gardini (Université de Bergame) Fabrizio Impellizzeri (Université de Catane)
Nom du contact: 
Federica D'ASCENZO
Courriel du contact: 
federica.dascenzo@unich.it
Suggéré par: 
Federica D'ASCENZO
Courriel: 
federica.dascenzo@unich.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
20/06/2021
Ville de l'événement: 
Pescara
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Impuissance, échec, création littéraire, XIXe, XXe, XXIe siècles

La Divine Comédie traduite en vers français

Contenu de l'annonce: 

La traduction de vingt chants choisis de la Divine Comédie parut en plein courant romantique en 1829, dans la même année que les Orientales de Victor Hugo, au lendemain des Études françaises et étrangères d’Émile Deschamps. Antoni avait voulu contribuer, pour sa part, à donner ses lettres de...

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Catégorie principale: 
Suggéré par: 
Franco Piva
Courriel: 
franco.piva@univr.it
ISBN: 
9788878859333
Collection: 
Biblioteca di Studi francesi
Marie
Éditeur: 
Rosenberg & Sellier
Lieu de parution: 
Torino
Date de parution: 
Vendredi, Mai 7, 2021
Date de mise en ligne: 
Vendredi, Mai 7, 2021
URL: 
https://www.rosenbergesellier.it/scheda-libro?aaref=1450
Site web de référence: 
https://www.rosenbergesellier.it/scheda-libro?aaref=1450

Écritures de l'ailleurs. Négociants, émigrés, missionnaires et galériens (2ème éd.)

Contenu de l'annonce: 

"Écritures de l’ailleurs" résulte de plus de trente ans de recherches de l’auteur et d’une fascination qui remonte sans doute plus loin : pour les voyages et pour cette littérature qu’on appelle aussi viatique ou hodéporique.
Mais plutôt que de littérature on parle ici d’écritures, à...

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Catégorie principale: 
Suggéré par: 
tab edizioni
Courriel: 
info@tabedizioni.it
ISBN: 
978-88-9295-110-5 (cartaceo) e 978-88-9295-113-6 (digitale)
Anonyme
Éditeur: 
tab edizioni | L’Harmattan
Lieu de parution: 
Roma | Parigi
Date de parution: 
Lundi, Janvier 25, 2021
Date de mise en ligne: 
Lundi, Janvier 25, 2021
URL: 
https://www.tabedizioni.it/shop/product/ecritures-de-l-ailleurs-436
Mots-clés: 
écriture; voyage; littérature; littérature viatique; littérature hodéporique; textes; négociants; émigrés; missionnaires; explorateurs; colonisateurs; galériens; ailleurs; itinérance; apprentissage; divertissement.
Site web de référence: 
www.tabedizioni.it

Letteratura Ragione Represso

L'eredità critica di Francesco Orlando

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Convegno internazionale dedicato all'eredità intellettuale di Francesco Orlando (1934-2010) come teorico, metodologo e critico della letteratura e dei fenomeni letterari nel linguaggio umano.
ORGANIZZATO DA: Stefano Brugnolo, Francesco Fiorentino, Gianni Iotti, Luciano Pellegrini, Sergio Zatti PISA, 6-8 MAGGIO 2021 SU MI C R O S O F T TE A M S: iscriversi a convegnorlando2021@gmail.com E S U YO U T U B E : SE MI N A R I O D'IN T E R P R E TA Z I O N E TE S T U A L E - MI M E S I S – YO UTU B E GIOVEDÌ 6 MAGGIO, ORE 9:00 Saluti e apertura dei lavori: Alessandra Lischi DELEGATA DEL RETTORE DELL’UNIVERSITÀ DI PISA PER LA COMUNICAZIONE E LA DIFFUSIONE DELLA CULTURA Roberta Ferrari DIRETTRICE DEL DIPARTIMENTO DI FILOLOGIA, LETTERATURA, LINGUISTICA Gianpiero Rosati PRESIDE DELLA CLASSE DI LETTERE DELLA SCUOLA NORMALE SUPERIORE DI PISA Presiede e introduce: Paolo Tortonese UNIVERSITÉ SORBONNE NOUVELLE - PARIS 3 Relazioni: Alfredo Stussi SCUOLA NORMALE SUPERIORE DI PISA - EMERITO, Francesco a Pisa negli anni della Normale Raffaele Donnarumma UNIVERSITÀ DI PISA, La formazione di compromesso. Sull'estetica di Francesco Orlando Aurélie Gendrat SORBONNE UNIVERSITÉ, La ricezione di Francesco Orlando in Francia: un tentativo di chiffonnage GIOVEDÌ 6 MAGGIO, ORE 15:00 Presiede e introduce: Mariolina Bertini UNIVERSITÀ DI PARMA Relazioni: Federico Corradi UNIVERSITÀ DI NAPOLI “L'ORIENTALE”, Francesco Orlando e il Barocco. Tra Rousset e Matte Blanco Francesco Pigozzo UNIVERSITÀ ECAMPUS, La letterarietà dei discorsi fattuali: il caso delle memorie personali Iacopo Leoni UNIVERSITÀ DI NAPOLI “L'ORIENTALE”, Referenti, codici e ritorno del represso nel romanzo francese tra le due guerre VENERDÌ 7 MAGGIO, ORE 9:00 Presiede e introduce: Guido Mazzoni UNIVERSITÀ DI SIENA Relazioni: Walter Siti SCRITTORE, Come si digerisce un maestro fuori moda Fabien Vitali CHRISTIAN-ALBRECHTS-UNIVERSITÄT ZU KIEL, La doppia scommessa. Per e malgrado Lampedusa Christian Rivoletti FAU ERLANGEN-NÜRNBERG, Costanti testuali, espansione di senso e rappresentazione della realtà Carlo Ginzburg SCUOLA NORMALE SUPERIORE - EMERITO, Pascal “al servizio dell'irreligione” VENERDÌ 7 MAGGIO, ORE 15:00 Presiede e introduce: Carla Benedetti UNIVERSITÀ DI PISA Relazioni: Alessandra Ginzburg PSICOANALISTA, Francesco Orlando dalla repressione all'inconscio non rimosso di Matte Blanco David Quint YALE UNIVERSITY, The Belatedness of the Thought of Francesco Orlando Valentino Baldi UNIVERSITÀ PER STRANIERI DI SIENA, L'identificazione emotiva Valentina Sturli SORBONNE UNIVERSITÉ, Le figure dell'invenzione: una ricerca incompiuta di Francesco Orlando SABATO 8 MAGGIO, ORE 9:00 Presiede e introduce: Massimo Fusillo UNIVERSITÀ DELL'AQUILA Relazioni: Guido Paduano UNIVERSITÀ DI PISA, Francesco Orlando e la drammaturgia musicale Cristina Savettieri UNIVERSITÀ DI PISA, Storicità ed epoche nell'opera di Francesco Orlando Luca Danti UNIVERSITÀ DI PISA, Le figure del ciarlatano: una ricerca potenziale di Francesco Orlando Romano Luperini UNIVERSITÀ DI SIENA, Qualche considerazione conclusiva https://www.youtube.com/channel/UC2QiH2K5A0DPOnNJC-tumlw Microsoft Teams iscrivendosi a convegnorlando2021@gmail.com
Nom du contact: 
Luciano Pellegrini
Courriel du contact: 
convegnorlando2021@gmail.com
Suggéré par: 
Francesco Pigozzo
Courriel: 
francesco.pigozzo@uniecampus.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
06/05/2021
Date de fin de l'événement: 
08/05/2021
Ville de l'événement: 
Pisa /online
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Orlando, Letteratura, Teoria della letteratura, Ragione, Represso, Formazione di Compromesso, Logica simmetrica
Site web de référence: 

A un secolo da "Le cimetière marin"

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Paul Valéry e l'Europa
Sala Napoleonica Via S. Antonio 10 26 maggio 2021 A UN SECOLO DA LE CIMETIÈRE MARIN PAUL VALÉRY E L’EUROPA Foto di Franco Quaini Giornata di Studio organizzata dal Centro di Ricerca Interuniversitario sulle Americhe Romanze in collaborazione con l’Associazione Culturale AMICI DI CRIAR Comitato scientifico-organizzativo Marie-Christine Jullion Irina Bajini Ilaria Cennamo Segreteria Alessandra Della Rocca Monica Fumagalli Per informazioni: criar@unimi.it AMICI DI CRIAR 9.30 APERTURA DEI LAVORI Magnifico Rettore Prof. Elio Franzini Prof. Marie-Christine Jullion 9.45 PRIMA SESSIONE - Presiede Marie-Christine Jullion Elio Franzini, "Leggere il Cimitero marino2 Paola Cattani, "Valéry e l’Europa" Ilaria Cennamo "Da Paul Valéry ai valori europei" 11.00 SECONDA SESSIONE - Presiede Dino Gavinelli Marina Giaveri, "Paul Valéry e la mia avventura dei Meridiani" Antonio Lavieri, "Tradurre il Mon Faust" Antonella Cancellier "Le Cimetière marin nella traduzione di Jorge Guillén." Irina Bajini "Paul Valéry e gli autori latinoamericani del catalogo Gallimard" PAUSA 15.00 TERZA SESSIONE - Presiede Irina Bajini Marina Giaveri ""Cher Monsieur Einstein, J'ai lu avec tristesse et dégoût... Verehrter Herr Paul Valéry! Ihr wundervoller Brief...”. Un carteggio inedito tra Paul Valéry e Albert Einstein a cura di Marina Giaveri e illustrato da Mimmo Paladino, Colophon." Antonio Lavieri, "L’Europe et l’esprit, Écrits politiques 1896-1945. Édition établie et présentée par P. Cattani, Gallimard.2 16.00 TAVOLA ROTONDA La guerra, la pace, l’Europa: ritornare a Paul Valéry in tempi difficili Coordinano Marie-Christine Jullion, Irina Bajini Partecipano Paola Cattani, Marina Giaveri, Antonio Lavieri, Maria Matilde Benzoni, Dino Gavinelli, Silvia Cassamagnaghi
Courriel du contact: 
criar@unimi.it
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institutfrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
26/05/2021
Ville de l'événement: 
Milano
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Paul Valéry, Europe

Identité en héritage, identité en partage

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
XIII Giornata della Francofonia dell’Università di Verona
La Journée de la Francophonie, intitulée Identité en héritage, identité en partage, vise à questionner les différentes manières d'écrire l'identité juive de l’Après-Shoah, dans le contexte de la littérature française et de la littérature francophone contemporaine. Ce thème, déjà abordé à l'Université de Vérone au cours du séminaire Les Alphabets de la Shoah (2014-2021), est d'une grande importance non seulement d'un point de vue littéraire mais aussi d'un point de vue historique et socio-culturel. La tragédie des camps de concentration constitue un héritage problématique pour les nouvelles générations. "Personne ne témoigne pour le témoin" a écrit Paul Celan dans Aschenglorie, déclarant, comme Primo Levi, que le seul vrai témoin de l'Holocauste est le musulman, l'englouti, celui qui est mort à Auschwitz sans pouvoir raconter sa propre expérience de la douleur. Pourtant, face à la disparition des derniers survivants, l'écriture interroge le passé à travers des méthodes discursives et des images toujours nouvelles, destinées à combler le vide de mémoire et de transmission qui afflige notre présent. Ce sont surtout les voix de jeunes auteurs qui tentent de reconstruire, à travers l'imaginaire et des artifices littéraires renouvelés, un pont avec le passé, faisant ressentir, comme Télémaque, leur volonté de recevoir, de conserver et de transmettre la mémoire de la Shoah. Parmi eux, Colombe Schneck, lors de la Journée de la Francophonie présentera son roman La Réparation (2012), retraçant l'histoire de sa famille d'origine lituanienne et de toute une communauté dont il ne reste aucune trace. L'héritage des “vénus d’après" est problématique et angoissant. La seule façon de reprendre possession du passé familial est de le filtrer par l’écriture. Lors de la journée d'étude, le thème de la difficile transmission de la mémoire de la Shoah sera pourtant exploré sous de multiples angles. On analysera les ouvrages des petits-neveux des survivants, aussi bien que ceux des témoins indirects de la Catastrophe, comme Georges Perec, et des «écrivains impliqués» (Blanckeman), comme Marie Ndiaye. La Journée de la Francophonie en est maintenant à sa treizième édition. En réunissant une communauté d'enseignants, de jeunes chercheurs, des doctorants et d’étudiants, elle constitue une opportunité importante de recherche et de formation. S’intégrant dans le panorama des nombreuses activités de l'Université de Vérone, elle enrichit la vie culturelle de la ville, combinant une haute qualité scientifique et didactique avec la participation d'un public plus large. Pour suivre l’événement mailto: francesca.dainese@univr.it
Nom du contact: 
Francesca Dainese
Courriel du contact: 
francesca.dainese@univr.it
Suggéré par: 
Francesca Dainese
Courriel: 
francesca.dainese@univr.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
27/04/2021
Date de fin de l'événement: 
27/04/2021
Ville de l'événement: 
Verona (Conferenza Zoom)
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
judéité; Shoah; Francophonie; Colombe Schneck; Gary; Perec; Modiano; Ndiaye; Sartre; Federman

"Pour égayer l'ennui de nos prisons"

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Colloque à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Baudelaire (2-3 décembre 2021)
Organisé par l’Université de la Vallée d’Aoste, en collaboration avec l’Université Catholique de Milan et le Bandy Center (Vanderbilt University, Nashville) « D’habitude les auteurs se rapprochent et s’éloignent de nous » écrit Giovanni Macchia dans son Introduction aux Œuvres complètes de Charles Baudelaire dans l’édition « Meridiani », « comme des bateaux en papier que nous observons, immobiles, depuis le rivage ». Dans le cas du poète des Fleurs du Mal, la vision semble être bouleversée : Comme dans ces prodiges d’optique qui trompent le regard, [Baudelaire] se rapproche au fur et à mesure que le temps l’éloigne de nous et que sa figure se fait évanescente. Le monde change […] mais nous nous rendons compte qu’il ressemble toujours plus à l’univers terrible et fascinant que le poète meubla, questionna, rêva, accepta ou refusa. Baudelaire avait raison. Notre époque est devenue de plus en plus baudelairienne. (Nous traduisons) La persistance de la Covid-19, les restrictions exceptionnelles et les confinements qu’elle a imposés ont bouleversé en profondeur les rapports humains, ainsi que notre vie quotidienne. À l’heure du confinement, notre besoin d’évasion se fait ressentir plus fort que jamais : « Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile ! ». Pour conserver le moral, les spécialistes conseillent en effet d’occuper nos journées avec tout ce qui peut nous aider à nous évader ou à réfléchir. Selon Bachelard, « la maison, la chambre, le grenier où l’on a été seul, donnent les cadres d’une rêverie interminable, d’une rêverie que la poésie pourrait seule, par une œuvre, achever, accomplir » (La Poétique de l’espace). Comme le dit Antoine Compagnon, dans sa réflexion sur « La Littérature face aux pandémies », le remède contre tout mal, c’est en effet le fait de le raconter, de le partager : « les hommes ont toujours su que le récit était la panacée universelle. Nous ne vivons pas vraiment un événement, quel qu’il soit, avant de l’avoir raconté, ni avant d’avoir lu les récits qui nous permettent de le raconter ». De son côté, Pauline Petit, qui a publié une réflexion sur la question, parue dans France Culture le 9 avril 2020, souligne comment la littérature fournit des instruments pour nous interroger sur la solitude, pour la comprendre et la maîtriser : du sentiment d’ennui de l’homme cloîtré décrit par Pascal à la joie de l’isolement retrouvé de Schopenhauer, en passant par la quarantaine vécue par Rousseau ou le « rêve politique de la peste » et le « grand renfermement » étudiés par Foucault, l’écriture est traversée d’expériences d’isolement et de claustration. D’ailleurs, si les crises passent, les livres demeurent, et tout particulièrement les classiques : pas seulement parce qu’ils nous offrent l’occasion de nous évader, mais aussi et surtout parce qu’ils nous allègent le poids de la solitude et favorisent l’introspection. Dans Le Miroir de Baudelaire, Paul Éluard reformule ainsi un extrait du Spleen de Paris : « Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu’il peut être à la fois lui-même et autrui ». La modification apportée par Éluard, remplaçant « être à sa guise » par « être à la fois », souligne l’idée d’une communion totale entre le « je » et « l’autre » ; dans L’Evidence poétique, il entérine la modernité de cette posture (« La solitude des poètes aujourd’hui s’efface. Voici qu’ils sont des hommes parmi les hommes, voici qu’ils ont des frères ») et montre jusqu’à quel point le cœur apparaît comme le point commun, le siège des affections, des émotions, et non pas seulement comme une métonymie de la passion amoureuse : « le rythme de mon cœur est un rythme éternel », lit-on dans Les Petits justes III. Le sismographe affectif n’a de valeur que dans le partage et non dans la complaisance narcissique d’un seul. 
 À l’occasion du bicentenaire de la naissance du poète des Fleurs du Mal, nous avons choisi de consacrer un Colloque international à l’artiste qui, entre tous, a conçu sa vocation poétique comme une « prostitution », voire un don de soi et dont les émotions, si poétiquement et si durement racontées à son « frère et semblable », retentissent, aujourd’hui encore, dans un « ici et maintenant » partagé entre l’écriture et le lecteur. Seul et pourtant passionné de la foule, Charles Baudelaire a traité de la haine du logis, de l’« horreur du domicile » : la vie « cellulaire » est décrite comme une véritable « maladie » à étudier et à approfondir. Toute sa vie et sa poétique se résument à la fois en un désir constant et insatiable de voyager, qui est bien plus qu’un simple goût du bohémianisme, et une volonté de s’enfermer dans une chambre pour laisser libre cours aux arabesques de la créativité et s’adonner au travail. Ce dernier apparaît comme le seul moyen de fortifier véritablement l’esprit humain et de lutter contre le temps et l’ennui, ce sentiment de fatigue morale et de lassitude lié à une impression de vide et d’inutilité (« Rien n’égale en longueur les boiteuses journées/ Quand sous les lourds flocons des neigeuses années/ L’ennui fruit de la morne incuriosité/ Prend les proportions de l'immortalité »). À ce paradoxe s’en ajoutent bien d’autres chez ce poète des contradictions, comme l’opposition entre son besoin de solitude, sa vie en marge du social et les sentiments de sympathie et de compassion qui l’animent ; selon leur étymologie, ces deux substantifs renvoient à une capacité de souffrir avec l’autre, particulièrement évidente dans la section des Tableaux parisiens et dans Le Spleen de Paris, à travers lesquels la douleur apparaît comme l’essence même de l’humain et la raison de sa fierté. Nous pouvons aussi faire référence à la tension entre les lieux physiques fermés, suggérant la clôture et l’étouffement, à partir desquels on peut s’envoler vers les espaces vastes et ouverts de l’imagination, selon l’esthétique de l’ « infini dans le fini » ; ou encore, à la maladie physique et morale du poète, décrite comme une expérience intime et privée (Mon cœur mis à nu), en rapport avec la maladie sociale qui se révèle dans la corruption des esprits et du langage, dont la poésie serait le symptôme (« Muse malade », « fleurs maladives »). Toutes les questions ci-dessous proposées, ainsi que le titre du Colloque, se prêtent aussi bien à une relecture de l’œuvre littéraire du poète qu’à ses textes théoriques et critiques, abordés selon des perspectives stylistiques ou esthétiques. Nous attirons particulièrement l’attention sur ces thématiques qui fondent la poétique et l’anthropologie baudelairiennes et qui ont aussi une valeur spécifique dans le contexte actuel : - l’ennui, « monstre délicat » /« quaerere semper commutare locum » ; - les sentiments de la compassion, de la charité et de la sympathie (« Sans la charité, je ne suis qu’une cymbale retentissante » ; « Moi c’est tous, tous c’est moi ») ; - l’imagination entre réflexion esthétique, transfiguration du réel et désir de s’échapper ; - le travail qui fortifie et le temps qui ronge la vie (« on ne peut oublier le temps qu’en s’en servant » ; « si tu travaillais tous les jours, la vie te serait plus supportable ») ; - l’ « horreur du domicile » et « la douceur du foyer » ; - l’amour : « cette horreur de la solitude […] que l’homme appelle noblement besoin d’aimer » ; - la solitude et la multitude : « l’esprit qui s’adonne à la solitude doit savoir la peupler » ; - les voyages réels et les voyages métaphoriques ; - les lieux clos et les espaces ouverts ; - le rôle du lecteur, « frère et semblable » ; - la maladie physique, individuelle et sociale ; - la littérature comme panacée - (re)lire les classiques aujourd’hui. Calendrier : Nous vous remercions de faire parvenir vos propositions (200-250 mots environ) avant le 31 mai 2021 à Federica Locatelli (f.locatelli@univda.it). Les décisions du comité scientifique du colloque seront communiquées le 30 juin 2021. Comité d’organisation : Federica Locatelli, organisateur (Univda), Davide Vago - Marisa Verna co-organisateurs (UCSC Milan). Comité scientifique : Robert Barsky, Federica Locatelli, Ida Merello, Chiara Nifosi, Fabio Scotto, Davide Vago, Marisa Verna. Contacts (secrétariat) : Monica Lucioni (monica.lucioni@unicatt.it) - Carlotta Contrini (carlotta.contrini@unicatt.it) Langue du colloque : français Les actes du colloque seront publiés en volume.
Nom du contact: 
Federica Locatelli
Courriel du contact: 
f.locatelli@univda.it
Adresse postale: 
Università della Valle d'Aosta
Suggéré par: 
Federica Locatelli
Courriel: 
f.locatelli@univda.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/05/2021
Date de fin de l'événement: 
03/12/2020
Ville de l'événement: 
Aosta
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Baudelaire, ennui, solitude, maladie, choc

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