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Littérature

Journées d’études Chateaubriand

La Leçon de Jean-Claude Berchet - La critique aux XXe et XXIe siècles

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
La Leçon de Jean-Claude Berchet (3 octobre 2025) La critique aux XXe et XXIe siècles (4 octobre 2025)
Philippe Berthier (Le biographe) ; Jean-Claude Bonnet (Ses protocoles de lecture et d’écriture, sa diction) ; Béatrice Didier (La question autobiographique) ; Table ronde (sur les Voyages et les récits de voyages) animée par Gérard Gengembre avec Philippe Antoine, Alain Guyot, Sarga Moussa ; Diaporama consacré à Jean-Claude Berchet ; Entretien de Jean-Claude Bonnet avec Guy Berger. Arlette Girault-Fruet (L’œuvre de Marie-Jeanne Durry) ; -Sébastien Baudoin (Jean-Pierre Richard et la critique thématique) ; -Gérard Gengembre (L’œuvre de Pierre Barbéris) ; Olivier Tort (Chateaubriand, homme politique) ; Laetitia Saintes (Les études sur la presse et les pamphlets) ; Tables rondes sur les perspectives nouvelles de la critique et sur les chantiers en cours
Nom du contact: 
Aurelio Principato
Courriel du contact: 
aprincipato@uniroma3.it
Suggéré par: 
Aurelio Principato
Courriel: 
aprincipato@uniroma3.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
03/10/2025
Date de fin de l'événement: 
04/10/2025
Ville de l'événement: 
Paris
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Chateaubriand - Jean-Claude Berchet - Critiques XXe-XXIe siècles

Du pacte aux impacts autobiographiques : 1975-2025

Colloque international

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Du pacte aux impacts autobiographiques : 1975-2025 (Pescara – Italie, 16-17 octobre 2025)
La publication du Pacte autobiographique en 1975 a constitué un temps fort dans la définition d’un genre souvent délaissé par la critique et considéré avec suspicion. La définition littérale d’autobiographie proposée par Philippe Lejeune – « récit rétrospectif en prose qu’une personne réelle fait de sa propre existence » – entend limiter un champ littéraire tout en évoquant les genres voisins qui n’en remplissent pas toutes les conditions : mémoires, biographie, roman personnel, poème autobiographique, journal intime et autoportrait. Au fil des études et des années, Lejeune a fini par s’intéresser aux possibles variations d’un genre qui semble inviter à la transgression et à la déflagration. Le récit d’enfance, l’interview, le film biographique sont, en effet, au cœur de Je est un autre (Seuil, 1980) ; les bords et les aberrations ont été traités dans Moi aussi (Seuil, 1986). Au sein de ce troisième ouvrage, Lejeune ne manque pas de nommer Fils, le roman à l’origine du terme autofiction à travers lequel Serge Doubrovsky s’emploie à remplir « l’une des deux cases vides, en combinant le pacte romanesque et l’emploi de son propre nom » . Dans ses recherches successives (Le moi des demoiselles, Seuil, 1993 ; Les brouillons de soi, Seuil 1998 ; « Cher écran… », Seuil, 2000 ; Signes de vie, Seuil, 2005), Lejeune s’est attardé sur les ruses d’une écriture personnelle qui se dérobe tout en montrant sa vitalité et la montée en puissance d’autres termes censés concurrencer l’autobiographie et ses études . Malgré les tentatives précédentes de théorisation de l’autobiographie et les réserves qu’a pu susciter le Pacte lejeunien, celui-ci demeure un pilier dans le panorama critique des cinquante dernières années autour duquel ou envers lequel se sont développées les différentes articulations du genre. D’un côté, on s’emploie à ne pas utiliser le mot autobiographie, préférant le substituer avec autofiction, récit de soi, roman du je, écriture de soi et écriture personnelle et, de l’autre, on assiste à une sorte de déflagration autour du mot autobiographie : auto-socio-biographie, pathographie, ethnobiographie, photobiographie etc. Ce colloque international se propose de réunir des spécialistes et des jeunes chercheurs et chercheuses dans le but d’analyser, selon trois axes, l’impact et les déflagrations du pacte autobiographique cinquante ans après sa publication. Le colloque est organisé par l’Université “G. d’Annunzio” de Pescara (Italie) en collaboration avec l’Université de Catane et l’Université de l’Insubria. Comité scientifique : Margherita Amatulli (Université “Carlo Bo” de Urbino) Nella Arambasin (Université de Franche-Comté – Besançon) Eylem Aksoy (Université Hacettepe – Ankara) Gabriella Bosco (Université de Turin) Elisa Bricco (Université de Gênes) Federica D’Ascenzo (Université “G. d’Annunzio” de Chieti-Pescara) Alessandra Ferraro (Université d’Udine) Fabrizio Impellizzeri (Université de Catane) Jean-Louis Jeannelle (Université Paris-Sorbonne) Sabine Kraenker (Université d’Helsinki) Fabio Libasci (Université de l’Insubria) Françoise Simonet-Tenant (Université Paris-Sorbonne) Valeria Sperti (Université “Federico II” de Naples) Comité d’organisation : Federica D’Ascenzo, Martina Guccione, Fabrizio Impellizzeri, Fabio Libasci. Le colloque est organisé avec le soutien du Groupe de recherche EcriSoi et du Centre interuniversitaire Visages.
Nom du contact: 
Federica D'Ascenzo
Courriel du contact: 
federica.dascenzo@unich.it
Adresse postale: 
Dipartimento di Lingue, Letterature e Culture moderne - Viale Pindaro, 42 - 65127 Pescara (PE)
Suggéré par: 
Federica D'Ascenzo, Fabrizio Impellizzeri e Fabio Libasci
Courriel: 
federica.dascenzo@unich.it
fabrizio.impellizzeri@unict.it
fabio.libasci@uninsubria.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
16/10/2025
Date de fin de l'événement: 
17/10/2025
Ville de l'événement: 
Pescara
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Autobiografia, riscritture dell'io, variazioni autobiografiche

Sonia Solfrini: “Il trattamento digitale dei testi del Cinquecento in lingua francese: il progetto SETAF”

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Il 24 settembre 2025, la Dott.ssa Sonia Solfrini interverrà nel ciclo di incontri “Digital Spritz”
ITA Il 24 settembre 2025, la Dott.ssa Sonia Solfrini interverrà nel ciclo di incontri “Digital Spritz”, dedicato al tema del digitale e delle Digital Humanities nella didattica e nella ricerca delle Lingue e Letterature straniere, e organizzato annualmente dal Prof. Simone Rebora nell’ambito delle attività del Progetto di Eccellenza del dipartimento di Lingue e letterature straniere dell’Università di Verona (https://www.dlls.univr.it/?ent=iniziativa&convegno=1&id=13560). In tale occasione, la Dott.ssa Solfrini terrà una conferenza dal titolo Il trattamento digitale dei testi del Cinquecento in lingua francese: il progetto SETAF. Il progetto SETAF (https://www.unige.ch/setaf/) include diverse componenti digitali, tra cui un corpus digitale che sarà presto accessibile tramite un sito TEI Publisher. Il Corpus Réformé Romand (CRR) comprenderà una trentina di testi pubblicati tra il 1530 e il 1560 nell’attuale Svizzera francofona. Sonia Solfrini coordina la creazione di questo corpus nelle sue diverse fasi: dalla verifica delle trascrizioni ottenute mediante modelli di OCR, alla codifica dei testi e dei metadati in XML-TEI, fino alla normalizzazione semi-diplomatica dei testi e alle relative annotazioni linguistiche. Questi ultimi passaggi non solo facilitano la lettura e la ricerca full-text, ma permettono anche di condurre analisi computazionali sul lessico e sullo stile. Il CRR invita a riscoprire un corpus di opere finora difficilmente accessibili e, al tempo stesso, mette a disposizione una pipeline per il trattamento digitale dei testi del Cinquecento in lingua francese. L’intervento si propone, da un lato, di presentare un esempio di applicazione delle Digital Humanities nell’ambito di un progetto specifico e, dall’altro, di illustrare alcuni strumenti digitali utilizzabili in altri progetti di ricerca storico-letteraria. Sonia Solfrini è dottoranda presso l’Università di Ginevra, dopo aver terminato i suoi studi presso l’Università di Verona con una Tesi specialistica diretta dalla Prof. Rosanna Gorris Camos. La sua tesi di dottorato è dedicata all’opera di Matthieu Malingre, poeta attivo tra Neuchâtel e Ginevra a partire dagli anni Trenta del Cinquecento. Si tratta di un progetto all’intersezione tra la letteratura francese del Cinquecento, la storia della Riforma e le Digital Humanities. Le ricerche si inseriscono nell’ambito del progetto FNS SETAF, diretto dalla Prof.ssa Daniela Solfaroli Camillocci (IHR). Tra le sue recenti pubblicazioni ricordiamo: « Normaliser le moyen français : du graphématique au semi-diplomatique », Actes de CORIA-TALN-RJCRI-RECITAL 2025, juillet 2025, Marseille, France (https://hal.science/hal-05137564v1) et « Océriser les imprimés du XVIe siècle en langue française : le cas d’un corpus romand en caractères gothiques », actes du colloque Humanistica 2024, Association francophone des humanités numériques, mai 2024, Meknès, Maroc (https://hal.science/hal-04555002v1). FRA Le 24 septembre 2025, Sonia Solfrini interviendra dans le cadre du cycle de rencontres “Digital Spritz”, consacré aux Humanités Numériques dans l’enseignement et la recherche en Langues et Littératures étrangères. Ces rencontres sont organisées chaque année par le Prof. Simone Rebora, dans le cadre des activités du Projet d’Excellence du Département de Langues et Littératures étrangères de l’Université de Vérone (https://www.dlls.univr.it/?ent=iniziativa&convegno=1&id=13560). À cette occasion, Sonia Solfrini tiendra une conférence intitulée : Le traitement numérique des textes français du XVIᵉ siècle : le projet SETAF. Le projet SETAF (https://www.unige.ch/setaf/) comprend plusieurs volets numériques, parmi lesquels un corpus numérique qui sera bientôt accessible via un site TEI Publisher. Le Corpus Réformé Romand (CRR) rassemblera une trentaine de textes publiés entre 1530 et 1560 dans l’actuelle Suisse romande. Sonia Solfrini coordonne la création de ce corpus à travers ses différentes étapes : de la vérification des transcriptions obtenues grâce à des modèles d’OCR, à l’encodage des textes et des métadonnées en XML-TEI, jusqu’à la normalisation semi-diplomatique des textes et aux annotations linguistiques correspondantes. Ces derniers traitements ne facilitent pas seulement la lecture et la recherche en plein texte, mais permettent aussi de conduire des analyses computationnelles sur le lexique et le style. Le CRR invite ainsi à redécouvrir un ensemble d’œuvres jusqu’ici difficilement accessibles et propose en même temps une chaîne de traitement pour l’édition numérique de textes français du XVIᵉ siècle. Cette conférence se propose, d’une part, de présenter un exemple d’application des Humanités Numériques dans le cadre d’un projet spécifique et, d’autre part, d’illustrer certains outils numériques mobilisables dans d’autres recherches historico-littéraires. Sonia Solfrini est doctorante à l’Université de Genève, après avoir achevé son cursus à l’Université de Vérone avec un mémoire de master dirigé par la Prof. Rosanna Gorris Camos. Sa thèse de doctorat est consacrée à l’œuvre de Matthieu Malingre, poète actif entre Neuchâtel et Genève à partir des années 1530. Il s’agit d’un projet à l’intersection de la littérature française de la Renaissance, de l’histoire de la Réforme et des Humanités Numériques. Ses recherches s’inscrivent dans le cadre du projet FNS SETAF, dirigé par la Prof. Daniela Solfaroli Camillocci (IHR). Parmi ses publications les plus récentes, nous signalons : « Normaliser le moyen français : du graphématique au semi-diplomatique », Actes de CORIA-TALN-RJCRI-RECITAL 2025, juillet 2025, Marseille, France (https://hal.science/hal-05137564v1), et « Océriser les imprimés du XVIᵉ siècle en langue française : le cas d’un corpus romand en caractères gothiques », actes du colloque Humanistica 2024, Association francophone des humanités numériques, mai 2024, Meknès, Maroc (https://hal.science/hal-04555002v1
Nom du contact: 
Rosanna Gorris-Camos
Courriel du contact: 
rosanna.gorris@univr.it
Suggéré par: 
Anderson Magalhães
Courriel: 
anderson.magalhaes@univr.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
24/09/2025
Ville de l'événement: 
Vérone
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Humanités Numériques

Conférence de Loris Petris : "Entre véridiction et secret : les correspondances de Jean et Guillaume Du Bellay"

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Le Prof. Loris Petris (Université de Neuchâtel) explorera la correspondance des frères Jean et Guillaume Du Bellay.
Dans le cadre du séminaire d’Automne du Doctorat en Langues et Littératures étrangères de l’Université de Vérone, le Prof. Loris Petris (Université de Neuchâtel) explorera la correspondance des frères Jean (déjà publiée en sept tomes sous sa direction, https://www.unine.ch/ilcf/jeandubellay/) et Guillaume (sous presse) Du Bellay, qui ont joué un rôle-clé dans l’histoire européenne entre 1526 et 1560, en accordant une attention particulière aux correspondances politiques, qui alternent subtilement entre deux régimes : l’un de véridicité et de fidélité aux faits ; l’autre de dissimulation et de secret. On y trouve toujours, comme l’écrit Jean Du Bellay en 1548, « verité et sincerité meslée avec sens et prudence ». Entre discours et pratiques, entre èthos et action, se dessine un espace de questionnement, éclairé notamment par les témoignages du camp adverse. Cela est particulièrement le cas pour les correspondances de Jean et de Guillaume Du Bellay, acteurs politiques majeurs dans l’Europe de la Renaissance. Le Prof. Loris Petris est Directeur de la Faculté de Lettres et Sciences Humaines à l’Université de Neuchâtel, où il enseigne la Littérature française et francophone, l’Histoire et la Culture européenne de la Renaissance (https://www.unine.ch/ilcf/biographie/loris-petris). Il a dirigé de nombreux projets scientifiques, parmi lesquels l’édition des Carmina de Michel de L’Hospital et de la vaste correspondance du cardinal Jean Du Bellay (https://www.unine.ch/ilcf/jeandubellay/). Dans le cadre du projet DUBI (https://www.cinquecentofrancese.it/index.php/dubi), qui s’insérait dans le Projet d’Excellence du Département des Langues et Littératures étrangères de l’Université de Vérone, Loris Petris a dirigé avec Rosanna Gorris Camos et Denis Crouzet le volume Les frères Du Bellay et l’Europe. Politique et culture à la Renaissance (Genève, Droz, «Cahiers d’Humanisme et Renaissance», 2025, https://www.droz.org/9782600065658). Le volume a été présenté par Loris Petris et Rosanna Gorris Camos le 15 mai 2025 à l’Université La Sapienza de Rome. Parmi ses publications les plus récentes, nous signalons : Les frères Du Bellay et l’Europe. Politique et culture à la Renaissance, sous la direction de Denis Crouzet, Rosanna Gorris Camos et Loris Petris, Genève, Droz, «Cahiers d’Humanisme et Renaissance», 2025 ; Michel de L’Hospital, Carmina, livre VI, sous la dir. P. Galand et L. Petris, Genève, Droz, 2023 ; Michel de L’Hospital, Carmina, livre V, sous la dir. P. Galand et L. Petris, Genève, Droz, 2021 ; Joachim Du Bellay, Divers jeux rustiques et autres œuvres poétiques, in Œuvres complètes, t. IV-1, éd. M. Magnien, O. Millet et L. Petris, Paris, Garnier, 2020; L’humanisme au pouvoir ? Figures de chancelier dans l’Europe de la Renaissance, dir. D. Crouzet, E. Crouzet-Pavan, L. Petris et C. Revest, Paris, Garnier, 2020 ; Michel de L’Hospital chancelier-poète, dir. P. Galand Willemen et L. Petris, Genève, Droz, 2020.
Nom du contact: 
Rosanna Gorris-Camos
Courriel du contact: 
rosanna.gorris@univr.it
Suggéré par: 
Anderson Magalhães
Courriel: 
anderson.magalhaes@univr.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
17/09/2025
Date de fin de l'événement: 
17/09/2025
Ville de l'événement: 
Vérone
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Famille Du Bellay, correspodance

Le(s) roman(s) d'Albertine. Cent ans après Albertine disparue

Contenu de l'annonce: 

Le(s) roman(s) d’Albertine. Cent ans après Albertine disparue
Revue d'études proustiennes
2025 – 2, n° 22

Image de l'annonce: 
Catégorie principale: 
Suggéré par: 
Fabio Libasci
Courriel: 
fabio.libasci@uninsubria.it
Anonyme
Éditeur: 
Classiques Garnier
Lieu de parution: 
Paris
Date de parution: 
Mercredi, Août 13, 2025
Mots-clés: 
Proust, Albertine, Recherche,
Site web de référence: 
https://classiques-garnier.com/revue-d-etudes-proustiennes-2025-2-n-22-le-s-roman-s-d-albertine-cent-ans-apres-albertine-disparue.html

The Balzac Review / Revue Balzac

Contenu de l'annonce: 

The Balzac Review / Revue Balzac
Revue dirigée par Francesco Spandri

2025, n° 8 - Écologies/Ecologies
Sous la direction de Göran Blix et Andrea Goulet

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Mots-clés: 
écocritique, temps profond, environnement, non-humain
Sous-catégories: 
ISSN format papier: 
2646-2044
Titre du numéro: 
Écologies/Ecologies
Catégorie principale: 
Courriel: 
francesco.spandri@uniroma3.it
Directeur(s) scientifique(s): 
Francesco Spandri
Éditeur: 
Classiques Garnier
Date de parution: 
Mercredi, Juillet 16, 2025
Lieu de parution: 
Paris
Suggéré par: 
Francesco Spandri

Le pouvoir du médecin au XIXe siècle

Contenu de l'annonce: 

Avec les progrès de la biologie, de la chirurgie et la mise en place progressive de politiques de santé, la médecine est discipline reine au temps du scientisme. Des médecins acquièrent une aura légitimée par leurs publications et leur médiatisation. Le discours médical fait autorité et son...

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Catégorie principale: 
Suggéré par: 
Michela Landi
Courriel: 
michela.landi@unifi.it
ISBN: 
978-2-406-18678-6
Collection: 
Carrefour des Lettres Modernes-Lettres modernes Minard
Anonyme
Éditeur: 
Classiques Garnier
Lieu de parution: 
Paris
Date de parution: 
Mercredi, Août 20, 2025
Date de mise en ligne: 
Mercredi, Août 20, 2025
URL: 
https://classiques-garnier.com/le-pouvoir-du-medecin-au-xixe-siecle.html
Langue: 
Français
Mots-clés: 
médecine et littérature; roman du XIXe siècle; Balzac; Zola; Bichat; Flaubert; Chateaubriand; Bourget; Gautier; Du Camp
Site web de référence: 
https://classiques-garnier.com/le-pouvoir-du-medecin-au-xixe-siecle.html

Écritures du moi en contexte caraïbéen : regards croisés

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Ce colloque se propose d’interroger les modalités de l’écriture de soi dans la littérature caribéenne à travers une approche comparatiste, attentive aux enjeux linguistiques, culturels et politiques propres à l’archipel. Dire « je » dans un espace marqué par l’histoire coloniale, la créolisation des langues et la marginalisation des subjectivités minorées revient à contester les régimes de légitimité et de lisibilité du sujet littéraire. L’écriture de soi, loin d’être un geste neutre, engage une prise de parole qui doit souvent négocier avec des dispositifs normatifs hérités du canon occidental. Qui parle ? Pour qui ? Et selon quelles formes ? En s’inscrivant dans un champ de recherche en pleine expansion, ce colloque entend combler un manque : l’absence d’études qui prennent en compte la pluralité des traditions de l'écriture de soi dans les différentes langues et cultures caribéennes. Il s’adresse en priorité aux jeunes chercheur·e·s et s’articule autour de trois axes principaux : les tensions entre mémoire et Histoire dans les récits de vie caribéens ; les contradictions liées à l’adoption d’un genre littéraire hérité du colonialisme ; et enfin, les réappropriations queer et féministes de l’écriture de soi comme espace de dissidence et d’expérimentation. En croisant les perspectives théoriques et les corpus plurilingues, ce colloque souhaite offrir un espace critique où repenser l’autobiographie caribéenne au prisme de ses multiples querelles.
L’écriture de soi dans la littérature caribéenne est liée aux multiples influences culturelles et linguistiques ainsi qu’à l’empreinte coloniale sur le bassin caribéen dans toutes ses différentes nuances. Dans ce contexte, dire « je » et « nous » depuis une position trop souvent marginalisée, c’est affronter un système de représentations hégémoniques qui balisent l’énonciation, et contraignent l’accès à une parole reconnue comme légitime. Vu que la prise de parole à la première personne n’est pas neutre, mais tend aussi à fonctionner comme un dispositif normatif, souvent excluant pour les sujets minorés, respirer à l’universalité du sujet littéraire revient à devoir se désidentifier de soi-même pour se conformer aux normes dominantes du discours. Qui peut écrire la littérature caribéenne et pour quel public ? Nous constatons que l’écriture de soi caribéenne fait l’objet d’une attention croissante au vu de la parution d’un certain nombre de travaux scientifiques remarquables, parmi lesquels figurent ceux de Sandra Pouchet Paquet, Caribbean Autobiography (2002) fournissant la première monographie consacrée à ce sujet, suivi par la suite d’autres ouvrages universitaires tel que Childhood, Autobiography and the Francophone Caribbean (2013) de Louise Hardwick, qui met en relief le primat de l’enfance dans les écritures du soi et Postcolonial Francophone Autobiographies: From Africa to the Antilles (2011) d’Edgar Sakara. À ce jour, il manque, toutefois, des études qui prennent en compte les différentes langues et cultures de l’archipel afin de saisir la notion d’écriture de soi caribéenne dans une perspective comparative, notamment pour ce qui concerne les différentes expressions linguistiques de la région et les différentes traditions d’écriture de soi dans lesquelles elles s’inscrivent. C’est dans cette visée qui s’insère notre colloque, adressé en premier lieu aux doctorant.es et aux post-doctorant.es. Nous invitons des propositions qui s’inscrivent dans un ou plusieurs des axes de recherche suivants : Querelles avec l’Histoire Par le biais des mémoires, le récit de vie ne se contente pas de compléter les archives, mais les défit. En remettant en cause leur propre absence et celle de leur famille dans l’Histoire des îles, les écrivain.es caribéen.nes revendiquent un pouvoir épistémique dans l’intrigue de l’archipel. Dans ces contextes, les frontières entre l'autobiographique et le romanesque sont souvent extrêmement difficiles à déceler. Nous nous intéressons aux tensions qui s’y dessinent entre fait et fiction tout comme entre Histoire et histoires. Nous accueillons des contributions portant sur des textes de tous les siècles, qu’il s’agisse de témoignages qui, comme The History of Mary Prince (1831), relèvent du domaine des récits d’esclaves, de romans qui, comme Je suis martiniquaise (1948) de Mayotte Capécia, ont longtemps été faussement considéré comme (authentiquement) biographiques, ou d’œuvres qui, comme Assata (1998) de Assata Shakur, ont été écrits et publiés en exil pour des raisons politiques. Querelles avec le genre L’écriture autobiographique est un genre que les écrivain.es caribéen.nes ont emprunté du canon littéraire de ses colonisateurs. A l’époque coloniale, les rapports des colonisé.es formé.es dans les écoles coloniales servaient à transmettre la pensée coloniale. Dès lors, l’expression de soi caribéenne se trouve tiraillée entre les exigences que le marché littéraire global impose aux auteur.es de l’archipel et le souci de témoigner de la vie sous domination coloniale. Cette contradiction se traduit souvent par des tensions entre l’oral et l’écrit, ainsi qu’entre les langues des colonisateurs et ceux des colonisés. Nous invitons les chercheur.es, d’une part, à élucider des conditions de production et de réception dans lesquelles le récit de vie caribéenne voit le jour et, d’autre part, de se pencher sur la manière dont ces derniers se voient thématisés dans les textes eux-mêmes écrits par des écrivain.es de l’archipel. Querelles avec le Genre Avec The Female Autograph (1984), Domna Stanton a probablement été la première, mais en tout cas pas la dernière à critiquer l’autobiographie en tant que genre masculin, reproduisant des logiques patrilinéaires et patriarcales. Notre colloque se veut être l’occasion de soulever des réflexions à ce sujet dans le contexte des Caraïbes. Les participant·es sont invité·es non seulement à relire des œuvres majeures du récit de vie caribéen, telles qu’Une enfance créole (1993-2005) de Patrick Chamoiseau, mais à le faire dans une perspective queer, afin de mettre en lumière la déconstruction de la norme dominante straight, patriarcale et coloniale opérée par ces textes (Wittig, 1992). Nous souhaiterions également accorder une attention particulière aux textes écrits par et/ou sur des personnes queer, dont les identités de genre et les sexualités dissidentes les placent en marge des normes dominantes. Des œuvres comme Tongues on Fire (1998) de Rosamund Elwin ou Antes que anochezca (1992) de Reinaldo Arenas témoignent d’expériences minoritaires, tout en réinventant les modalités de l’écriture de soi depuis des positions queers, diasporiques ou subalternes. Plutôt que de définir un concept, ce colloque souhaite réfléchir aux implications de ce débat animé sur les écritures de moi et examiner comment les auteur(e)s des Caraïbes se positionnent par rapport à cette approche littéraire. Les propositions (400 mots) en anglais, espagnol ou français, doivent être accompagnées d’une biobibliographie (100 mots) et envoyées au plus tard le 29 août à kbehr@uni-kassel.de ; clara.rochemont@univ-antilles.fr ; jacopo.romei@uni-kassel.de Le colloque est adressé en premier lieu aux doctorant.es et aux post-doctorant.es. Des propositions de communication de la part de mastérant·es seront également considérées. Une publication des actes est envisagée. Le colloque aura lieu de manière présentielle au Campus Schoelcher à l’Université des Antilles en Martinique. Des démarches sont en cours afin d’obtenir un soutien financier destiné aux jeunes chercheur·es participant·es. Comité scientifique : Axel Arthéron (Université des Antilles) Anne Brüske (Université de Ratisbonne) Claudia Gronemann (Université de Mannheim) Agnieszka Komorowska (Université de Kassel) Gerry L’Étang (Université des Antilles) Kirenia Rodríguez Puerto (Universidad de La Habana) Lisa Tomlinson (University of the West Indies)
Nom du contact: 
Jacopo Romei
Courriel du contact: 
jacopo.romei@uni-kassel.de
Adresse postale: 
Kurt-Wolters-Straße 5
Suggéré par: 
Jacopo Romei
Courriel: 
jacopo.romei@uni-kassel.de
Date de début ou date limite de l'événement: 
23/06/2026
Date de fin de l'événement: 
24/06/2026
Ville de l'événement: 
Schoelcher, Martinique
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 

Revue Balzac n°10-2027

Call for Papers

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Call for Papers : The Sonorous World / Le monde sonore editor / sous la direction de Jean-François Richer Varia
(Français ci-dessous) Let us recall the scene: Bibi-Lupin, head of the “Paris security”, prepares Vautrin's arrest. He gives his instructions to Mlle Michonneau, his spy: the moment “you are alone, you will slap him on the shoulder, bang! and you will see the letters reappear” (CH, III, p. 192) . A sound: bang! perhaps the most striking onomatopoeia in The Human Comedy, precedes the meaning, prepares its arrival, even: its revelation. Under the skin, two letters: T. F. It takes this sonic slap for the truth of Vautrin’s identity to emerge, a truth asleep in the silent depths of his palimpsest body. Noises, sounds, bursts, murmurs, and crashes: an immense sound library resonates within the Balzacian novel. Not a single drama experienced by the 2,500 or so characters fails to convey cries, echoes, and noises. The duchess, the young leading man, the old man, or the artist, sooner or later, weeps, moans, or groans. Their boots strike resonant floors, their hands swing hammers, ring bells, or trigger thunderous applause. Anxious, they flee to the sound of numerous bells to pursue their destiny amid creaking spaces, rustling forests, echoing stairways, and cold courtyards with resounding mineral surfaces. Around them, dogs bark, horses neigh, and nightingales sing. To exist, in Balzac’s novel, is to never cease to “resolve oneself into vibrations” to borrow a phrase from the philosopher Jean-Luc Nancy (Nancy, p. 22). In Balzac’s world, life has something fundamentally acoustic. Balzac listened to the sounds of his time with an analytical ear. He was attentive to what the Canadian composer and acoustician Raymond Murray Schafer, pioneer of sound ecology and author of the book The Soundscape: Our Sonic Environment and the Tuning of the World, called the “soundscape”. This concept, which Schafer places “at the crossroads of science, society and the arts” (Schafer, p. 4), designates all the “acoustic characteristics of the inscription of man in a given place as producer and listener of sounds” (Westphal, p. 216). Balzac’s Human Comedy, which sought to describe its era by grasping the “reason of its movement” (CH, I, p. 12), could not do without a careful intellection of the noises and sounds of its time. As Olivier Balaÿ has noted, it is “probably in Balzac that we see with the greatest evidence that the acoustic experience, in the 19th century, is not separable from the ways of living. Balzac’s characters have curious, sometimes even suspicious ears” (Balaÿ, p. 150). Describing the bucolic scene of his beloved Touraine, does not the narrator of The Lily of the Valley ask us to “listen” carefully to hear the “indefinable harmonies that exist in the midst of the silence” (CH, IX, p. 1055)? And according to Balzac, is it not necessary, to be a writer, to possess “the hearing of the blind” (CH, XII, p. 277)? Can we not find this Balzacian dream of an audiological capture of his time in the machine invented by the musician Gambara in the short story of the same name? And is not sound, for Louis Lambert, the first of the “four expressions of matter in relation to man” (CH, XI, p. 686)? Balzac was therefore much more than a simple “novelist of the gaze”, as has been written. His work is based rather on a complex sensory structure, sometimes synesthetic, sometimes sequential, where all the senses – including hearing – contribute to the capture of this “French society” of which he wanted to be the “secretary” (CH, I, p. 11). The Human Comedy, centered on “a regime of knowledge which devotes the materials represented to embodying meaning, to dispensing knowledge, to signifying” (Lyon-Caen, p. 7), clearly found in the sounds of the world one of its most precious materials. The Balzac Review / Revue Balzac would like to invite you to listen to the multiple vibrations of the Balzacian sound library: its distinct echoes, its unsuspected amplitudes, its recurring notes, its dominant themes, its ways of articulating the lived with the shown, its ways of linking the descriptive to the narrative, all its modes of participation, in short, in the immense semiosis deployed by The Human Comedy. We invite contributors to, namely, focus on what is happening behind the sounds. Jean-Luc Nancy, to quote him again, states that “listening is being stretched towards a possible meaning […] not immediately accessible” (Nancy, p. 19), a definition of listening which overlaps with that already proposed by Roland Barthes in the early 1980s and according to which “listening is […] making appear to consciousness what is the ‘beneath’ of meaning” (Barthes, p. 221). Studying the sounds in Balzac’s work, we can focus on this “beneath” of meaning evoked by Barthes and this “possible meaning” proposed by Nancy. We will seek to reveal the spirals of meaning, the social, economic and political structures which are hidden in the sound referents. We will aime to show how sounds aggregate in their advent, time to space, past to present, long time to short time, movement to inertia, becoming to the present state of things and of the world. The reflection could also become political and focus on the systems of domination: David Guimond reminds us that there is “no sound that is outside of history” (Guimond, p. 130). Jacques Attali would agree: “noise is inscribed [...] in the panoply of power; and since noise is the source of power, power has always listened to it with fascination” (Attali, p. 28). We will ask ourselves: what thought of history do sounds carry within them? What present state of the political, social and economic powers of the early 19th century do noises activate at the heart of Balzacian novel? An analytical listening to The Human Comedy raises a wide variety of questions: what noise resonates most strongly in Balzac’s sound library? What noise, on the contrary, would be the least frequent, the rarest, in Balzac’s work? Do men and women, rich and poor, nobles and commoners hear the same sounds, do they live in the same silences, do they rustle in the same way through the same instruments, the same objects? And what would be the narrative functions of sound referents? By what means do they trigger the movements of the narrative? Do sounds insert a meta topology within the novelistic space? How does this desire to make the world heard negotiate its place between that of showing it, that of explaining it, and that of telling it? In short, we will show that The Human Comedy also reveals itself in its noise. -- Proposals (for the thematic dossier or Varia) should be sent to the following addresses: jfricher@ucalgary.ca thebalzacreview@gmail.com Deadline : October 31, 2025. Articles (35,000 characters maximum, spaces included) are to be sent before September 1, 2026. They should be accompanied by a summary in French (500 characters maximum, spaces included) and 5 keywords. ----- Appel à contributions Rappelons la scène : Bibi-Lupin, chef de la « sûreté de Paris », prépare l’arrestation de Vautrin. Il donne ses instructions à Mlle Michonneau, son espionne : au moment « où vous serez seule, vous lui donnerez une claque sur l’épaule, paf  ! et vous verrez reparaître les lettres » (CH, III, p. 192). Un son : paf ! peut-être l’onomatopée la plus percutante de La Comédie humaine, précède le sens, en prépare la venue, voire la révélation. Sous la peau, deux lettres : T. F. Il faut cette claque sonore pour qu’émerge la vérité identitaire de Vautrin, une vérité endormie dans les épaisseurs silencieuses de son corps-palimpseste. Bruits, sons, éclats, murmures et fracas : une immense sonothèque travaille de l’intérieur tout le roman balzacien. Pas un drame vécu par les quelque 2500 personnages qui ne fasse entendre des cris, des échos et des bruyances. La duchesse, le jeune premier, le vieillard ou l’artiste, tôt ou tard, pleure, geint ou râle. Leurs bottes percutent des planchers sonores, leurs mains agitent des marteaux, tirent des cordons de sonnettes ou déclenchent des tonnerres d’applaudissements. Anxieux, ils s’enfuient aux sons de cloches nombreuses afin de poursuivre leur destin parmi des espaces qui craquent, des forêts qui bruissent, des escaliers qui résonnent et des cours froides aux surfaces minérales et retentissantes. Autour d’eux, des chiens aboient, des chevaux hennissent et des rossignols chantent. Exister, dans le roman de Balzac, c’est ne jamais cesser de se « résoudre en vibrations », pour emprunter sa formule au philosophe Jean-Luc Nancy (Nancy, p. 22). Chez Balzac, l’expression du vivant a quelque chose de fondamentalement acoustique. Balzac écouta avec une oreille analytique tous les bruits de son époque, c’est-à-dire ce donné acoustique ambiantal auquel le compositeur et acousticien canadien Raymond Murray Schafer, pionnier de l’écologie sonore et auteur du livre The Soundscape. Our Sonic Environment and the Tuning of the World, donna le nom de « paysage sonore ». Ce concept, que Schafer situe « au croisement de la science, de la société et des arts » (Schafer, p. 4), désigne toutes les « caractéristiques acoustiques de l’inscription de l’homme dans un lieu donné en tant que producteur et auditeur de sons » (Westphal, p. 216). Une œuvre qui cherchait à décrire une époque en saisissant la « raison de son mouvement » (CH, I, p. 12) ne pouvait pas faire l’économie d’une intellection attentive des bruits et des sons produits par (et dans) la mouvance même des êtres et des choses. Comme l’a remarqué Olivier Balaÿ, c’est « probablement chez Balzac qu’on voit avec le plus d’évidence que l’expérience acoustique, au XIXe siècle, n’est pas séparable des manières d’habiter. Les personnages de Balzac ont l’oreille curieuse, parfois même soupçonneuse » (Balaÿ, p. 150). Décrivant le tableau bucolique de sa chère Touraine, le narrateur du Lys dans la vallée, ne nous demande-t-il pas d’« écoute[r] » pour entendre « d’indéfinissables harmonies au milieu du silence qui confond » (CH, IX, p. 1055) ? Et ne faut-il pas pour écrire, selon Balzac, posséder « l’ouïe de l’aveugle » (CH, XII, p. 277) ? Ne retrouve-t-on pas ce rêve balzacien d’une captation audiologique de son époque dans la machine qu’invente le musicien Gambara dans la nouvelle du même nom ? Et le son, pour Louis Lambert, n’est-il pas la première des « quatre expressions de la matière par rapport à l’homme » (CH, XI, p. 686) ? Balzac fut donc beaucoup plus qu’un simple « romancier du regard », comme on l’a écrit. Son œuvre s’appuie plutôt sur une polysensorialité, parfois synesthésique, parfois séquentielle, où tous les sens – dont l’ouïe, en l’occurrence – concourent à la captation de cette « société française » dont il se voulait le « secrétaire » (CH, I, p. 11). La Comédie humaine, centrée sur « un régime de savoir qui voue les matériaux représentés à incarner le sens, à dispenser une connaissance, à signifier » (Lyon-Caen, p. 7), trouva clairement dans les sonorités du monde l’un de ses matériaux les plus précieux. The Balzac Review / Revue Balzac souhaiterait prêter l’oreille aux multiples vibrations de la sonothèque balzacienne afin d’analyser tout ce qu’elle fait entendre : ses échos distincts, ses amplitudes insoupçonnées, ses notes récurrentes, ses thèmes dominants, ses manières d’articuler le vécu avec le montré, ses façons de lier le descriptif au narratif, tous ses modes de participation, en somme, à l’immense sémiosis générale déployée par La Comédie humaine. On pourra, notamment, s’intéresser à ce qui se joue derrière les sons. Jean-Luc Nancy, pour le citer à nouveau, affirme qu’« écouter, c’est être tendu vers un sens possible […] non immédiatement accessible » (Nancy, p. 19), une définition de l’écoute qui recoupe celle que proposait déjà Roland Barthes au début des années 1980 et selon laquelle « écouter, c’est […] faire apparaître à la conscience ce qui est le “dessous” du sens » (Barthes, p. 221). Étudiant les sons dans l’œuvre de Balzac, on pourra donc s’intéresser à ce « dessous du sens » évoqué par Barthes et à ce « sens possible » proposé par Nancy. On cherchera à révéler les volutes de sens, les structures sociales, économiques et politiques qui se cachent dans les référents sonores et les drames qui s’y meuvent. On voudra montrer comment les sons agrègent dans leur avènement, le temps à l’espace, le passé au présent, le temps long au temps court, le mouvement à l’inertie, le devenir à l’état présent des choses et du monde. La réflexion pourrait devenir politique et s’intéresser aux structures des systèmes de domination : David Guimond nous rappelle en effet qu’il n’y a « pas de son qui soit hors de l’histoire » (Guimond, p. 130). Jacques Attali serait d’accord : « le bruit est inscrit […] dans la panoplie du pouvoir ; et puisque le bruit est la source du pouvoir, le pouvoir l’a toujours écouté avec fascination » (Attali, p. 28). On se demandera quelle pensée de l’histoire les sons portent en eux. Quel état présent des puissances politiques, sociales et économiques du premier XIXe siècle les bruits activent-ils au cœur du roman balzacien ? Une écoute analytique de La Comédie humaine voudrait ouvrir une grande variété de questions : quel bruit résonne le plus fortement dans la sonothèque balzacienne ? Quel bruit, au contraire, serait le moins fréquent, le plus rare, chez Balzac ? Hommes et femmes, riches et pauvres, nobles et roturiers entendent-ils les mêmes sons, vivent-ils dans les mêmes silences, bruissent-ils de la même manière par les mêmes instruments et les mêmes objets ? Et quelles seraient les fonctions proprement narratives des référents sonores ? Par quels moyens embrayent-ils les mouvements du récit ? Les sons insèrent-ils une métatopologie au sein de l’espace romanesque ? Est-ce qu’en advenant, un bruit crée de l’espace dans l’espace du roman ? Comment ce désir de « faire entendre » le monde négocie-t-il sa place entre celui de le montrer, celui de l’expliquer et celui de le raconter ? Il s’agira, en somme, de montrer que La Comédie humaine se révèle aussi dans son fracas. ---- Les propositions (dossier thématique ou Varia) devront être envoyées aux adresses suivantes : jfricher@ucalgary.ca thebalzacreview@gmail.com avant le 31 octobre 2025 Les articles (35.000 signes maximum, espaces compris) seront à envoyer avant le 1er septembre 2026. Ils devront être accompagnés d’un résumé en français (500 signes maximum, espaces compris) et de 5 mots-clés. ----- Bibliography/Bibliographie : Attali, Jacques, « Listening », dans Michael Bull (dir.), Sound Studies, vol. 1, Oxon/New York, Routledge, coll. « Critical concepts in media and cultural studies », 2013, p. 3-20. Augoyard, Jean-François, et Henry Torgue, À l’écoute de l’environnement. Répertoire des effets sonores, Marseille, Éditions Parenthèses, 1995, 174 p. 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Charles Baudelaire, « Pour égayer l'ennui de nos prisons »

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Relire l’œuvre de Baudelaire à l’aune des dissonances du monde contemporain a permis aux critiques qui ont contribué à ce volume d’investiguer à nouveau la profonde actualité de ce poète. À partir du constat que « notre époque est devenue de plus en plus baudelairienne », ces contributions,...

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ISBN: 
978-2-406-18445-4
Collection: 
Rencontres
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Éditeur: 
Classiques Garnier
Lieu de parution: 
Paris
Date de parution: 
Mercredi, Juillet 9, 2025
Date de mise en ligne: 
Mercredi, Juillet 9, 2025
Mots-clés: 
Charles Baudelaire ; poésie (XIXe siècle) ; poétique ; stylistique ; imagination ; ennui ; charité ; évasion ; voyage
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https://classiques-garnier.com/charles-baudelaire-pour-egayer-l-ennui-de-nos-prisons.html

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