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Passer à la postérité : contours et représentations des figures du passé

Journée d'étude jeunes chercheurs Lettres / Histoire / Sciences humaines

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Cette journée d'étude jeunes chercheurs s'intéressera aux figures du passé et privilégiera les approches historiques et littéraires.
JOURNÉE D’ÉTUDE JEUNES CHERCHEURS LETTRES / HISTOIRE / SCIENCES HUMAINES « Passer à la postérité : contours et représentations des figures du passé » Université Littoral Côte d’Opale, Boulogne-sur-Mer, Centre universitaire du Musée Mercredi 6 avril 2022 Unité de Recherche sur l’Histoire, les Langues, les Littératures et l’Interculturel (UR 4030 HLLI) Argumentaire Nombreux sont aujourd’hui les médias (presse, télévision, littérature, cinéma, radio, expositions, etc.) qui se consacrent à la biographie de telle figure historique, afin de la faire découvrir au grand public. Leur démarche varie selon le degré de célébrité du personnage, qu’il appartienne à l’histoire locale ou nationale. Preuve qu’il n’est pas rare, lorsqu’il s’agit de présenter un pan de la vie d’une figure du passé, que l’histoire et la littérature proposent des versions divergentes, qui s’enchevêtrent parfois, voire s’interpénètrent. Ce phénomène n’est d’ailleurs pas l’apanage de notre époque. En effet, pour ne citer que deux exemples placés aux antipodes de l’Histoire, déjà dans l’Antiquité, le rôle de l’historien ne se résumait pas stricto sensu à ce que l’on entend de nos jours par cette profession : l’historien, à bien des titres, était l’équivalent de l’écrivain qui rédige sa version de l’histoire : songeons par exemple à Suétone lorsque, dans la Vie des douze Césars, il se délecte à nous narrer les forfaits perpétrés par Néron et à en accentuer la monstruosité ; l’on peut comparer ces épisodes à la version différente proposée par Tacite. De même, au XIXe siècle, Chateaubriand constatait pour sa part en littérature l’engouement de ses contemporains pour l’histoire : « Tout prend aujourd’hui la forme de l’histoire : théâtre, roman, poésie… » Au point d’ailleurs que les Goncourt définissent l’histoire et le roman l’un par rapport à l’autre : « l’histoire est un roman qui a été, le roman de l’histoire qui aurait pu être ». Par ailleurs, parler de « figures du passé » plutôt que de « personnages » n’est pas un choix anodin ; il résulte de la volonté de garder une neutralité suffisante et de ne pas nous restreindre au fictionnel qu’implique en premier lieu la seconde appellation ; de surcroît, les acceptions pour le terme « figure » sont très riches. En effet, en latin, la figura signifie largement la « configuration », la « forme extérieure » ou encore l’« aspect », l’« apparence physique » d’une personne. Ces sens s’étendent jusqu’à l’« illustration », la « représentation sculptée » et donc les « effigies » et les « statues » qui modélisent de manière figée une personnalité, qui en dessinent les contours extérieurs et qui en laissent une impression. Au delà des contours, et si l’on n’oublie pas toutes les expressions comprenant le mot et faisant appel à l’expression, vraie ou composée, du visage, comme « faire bonne figure », le substantif inclut également tout ce qui constitue un personnage, ce qui le façonne, lorsqu’il « prend figure ». Un personnage devient une figure lorsque l’on peut le citer en guise d’« exemple » ou de « modèle ». Ainsi, si l’on veut pleinement saisir la notion de figure, il faut la considérer dans son ensemble, pour ses actes, pour ce qui l’illustre, pour ce qu’elle a suscité dans nos esprits et pour ce que nous en avons gardé. Pour cette question de la « figure du passé », nous opterons pour la dichotomie suivante. Deux types de figures du passé sont à distinguer : - le premier type est le personnage historique de grande envergure qui a marqué une époque ou qui reste encore présent dans les esprits, tels Vercingétorix, Jeanne d’Arc ou Napoléon ; - le second type s’attache à une histoire plus locale qui s’est répandue au niveau national, tels Gilles de Rais, dit Barbe Bleue, les attaques imputées à la bête du Gévaudan, ou Landru et sa cheminée. Il s’agira donc de nous concentrer sur des figures du passé qui ont marqué les mémoires, si bien qu’elles sont passées à la postérité. Ces dernières peuvent appartenir à l’histoire locale ou nationale. Nous nous proposons donc de nous pencher sur cette thématique sous l’angle suivant : comment l’image d’un personnage bien réel peut elle évoluer au fil de la tradition historique et littéraire ? Axes de recherche Sans exclure pour autant toute approche relevant du champ de l’histoire de l’art ou du domaine de la cinématographie, cette Journée d’Étude centrée sur les figures historiques passées à la postérité, encore célèbres de nos jours ou seulement renommées à une période précise de l’Histoire, privilégiera les approches historiques et littéraires. Sans exclusive, pour le corpus, au préalable, il semble indispensable que l’ensemble des contributions portent sur une figure historique qui a réussi, volontairement par des techniques d’expression ou autre (discours, propagande, embrigadement idéologique, etc.) ou par la force des événements, à atteindre les foules. De surcroît, sans nous borner à la littérature et aux genres historiques, mais sans non plus négliger ces textes, en parallèle des œuvres qui traitent de figures historiques identifiables, il sera utile de confronter les différentes représentations aux travaux des historiens qui ont établi la biographie de telle figure en s’appuyant sur des sources variées incluant des textes littéraires et/ou les médias. Il peut alors être judicieux de travailler sur les préfaces, avant propos, postfaces ou autres documents exprimant les intentions de l’auteur et ses démarches lors du processus d’écriture. Ou encore il peut également être intéressant de confronter des textes à dominante littéraire portant sur la même figure du passé aussi bien écrits par des historiens de profession que par des littéraires ; les auteurs peuvent appartenir à d’autres domaines. Quelques pistes d’exploitation non exhaustives sont proposées pour l’étude : - Comment aborder la figure historique et l’analyser ? Comment son identité a t elle été élaborée et selon quelles motivations ? Quels sont les paramètres qui peuvent influer sur la représentation d’une figure ? Le statut de l’auteur pose t il un problème de légitimité quant à sa manière de traiter d’un personnage historique ? De quelle manière l’auteur justifie t il parfois son choix d’écriture pour restituer la vie d’une figure historique ? Et quelles sont les répercussions notables sur ladite figure ? D’une part, le problème que peut poser cette popularité de la matière historique, et particulièrement la curiosité du grand public pour les personnages historiques, est la question de la légitimité de celui qui s’empare de cette matière. Un journaliste, comme Stéphane Bern qui a popularisé l’histoire en la vulgarisant sans en être pourtant spécialiste, est il moins légitime qu’un Christian Jacq, formé en égyptologie, qui excelle en tant qu’auteur de romans historiques se déroulant en Égypte ancienne, ou qu’un Ken Follett, philosophe de formation et journaliste, qui situe notamment une partie de ses romans à la période médiévale ? D’autre part, cette perspective est doublée d’une seconde approche où c’est ici le document qui est sujet à caution : l’on peut considérer le texte littéraire comme un document historique de seconde main. Si l’on songe entre autres à Alban Gautier et à ses travaux sur le roi Arthur à partir de textes littéraires, ces historiens privilégient leurs capacités d’expertise dans leur domaine respectif pour reconstruire le réel ou bien pour mieux comprendre les us et coutumes d’une époque ou encore pour retracer dans les moindres détails et nuances la vie d’une figure historique, l’imaginaire qu’elle a convoqué et ses différentes représentations selon l’époque. - Comment évaluer l’évolution d’une figure dans le temps ? À quel titre peut on parler de détournement, de dépassement, voire de transfiguration ? Dans ces cas précis, comment la figure peut-elle parfois se démanteler, voire se déconstruire totalement ? Comment alors mesurer le décalage entre la vérité historique de la vie d’un personnage et l’instrumentalisation d’une figure ? Que retient on finalement de cette figure ? Pourquoi certains personnages accèdent ils à la postérité et d’autres sombrent ils dans l’oubli ? Pourquoi d’autres connaissent ils une période de gloire définie et n’ont ils plus la même notoriété de nos jours ? À quel moment la dimension mémorielle intervient elle (aspect politique, acteur d’une période, la censure, etc.) ? Une reconfiguration de l’histoire est elle nécessaire pour pérenniser une figure ou les aspects purement historiques peuvent ils suffire ? Ou à l’inverse existe t il des figures historiques, bien que plébiscitées, que l’on a choisi volontairement de faire oublier, mais qui ne disparaissent pas et qui restent des symboles ? Pour quelles raisons ? Nous évaluerons ainsi de quelles manières les auteurs intègrent et exploitent ces figures dans leurs œuvres. Dans son ouvrage Le Roman historique, Isabelle Durand Le Guern liste plusieurs démarches. La première est celle du père du genre du roman historique, Walter Scott, qui la pratique notamment dans son Ivanhoé ; ce dernier utilise le personnage historique comme une figure d’arrière plan : dans ce cas ce personnage aura des contacts limités avec les personnages de fiction. La deuxième option consiste à utiliser un personnage historique dont la trajectoire de vie est peu connue et dont la biographie recèle des lacunes que l’auteur peut combler. Cette conception est notamment reprise par Alejo Carpentier pour le Siècle des Lumières. Si l’on poursuit son idée, un personnage de l’envergure d’un Napoléon ne peut, de toute manière, convenir à l’invention : « […] je doute qu’on puisse faire un grand roman avec un personnage central de type Napoléon, ou du type de Robespierre, ou de n’importe quel personnage dont la trajectoire soit connue dans son entier. Ces personnages tuent le roman ou le transforment en biographie romancée ». Néanmoins, cet avis n’est pas partagé par des auteurs comme Alfred de Vigny qui choisissent au contraire de Walter Scott de placer au premier plan les grandes figures historiques : « Je crus aussi ne pas devoir imiter les étrangers qui, dans leurs tableaux, montrent à peine à l’horizon les hommes dominants de leur histoire ; je plaçai les nôtres sur le devant de la scène, je les fis principaux acteurs de cette tragédie ». Cependant cette manière d’opérer contient un écueil qui est de faire d’une de ces grandes figures un stéréotype et de s’éloigner de plus en plus de la vérité historique pour favoriser l’esthétique. Fait dont est parfaitement conscient, du reste, Vigny qui le revendique même : « L’art ne doit jamais être considéré que dans ses rapports avec sa beauté idéale. Il faut le dire, ce qu’il y a de vrai n’est que secondaire ; c’est seulement une illusion de plus dont il s’embellit, un de nos penchants qu’il caresse. Il pourrait s’en passer, car la vérité dont il doit se nourrir est la vérité d’observation sur la nature humaine, et non l’authenticité du fait. Les noms des personnages ne font rien à la chose ». Pourtant ce choix peut aussi instaurer un jeu entre l’auteur et son public, dans lequel le premier peut déjouer les attentes du second, en ne s’appesantissant pas sur les faits indissolubles de la personnalité historique choisie mais en s’intéressant davantage à sa nature humaine. On trouve cette démarche sous la plume de Prosper Mérimée dans sa Chronique de Charles IX au moment du portrait du monarque « Au reste, on ne lit pas écrit dans ses yeux : SAINT BARTHÉLÉMY, ni rien de semblable ». Autant de perspectives qui s’offrent aux auteurs pour exploiter le personnage historique, chacun leur trouvant des qualités et des défauts, et qui démontrent ainsi l’intérêt de sonder des figures historiques ainsi que d’étudier leur évolution au fil de la tradition historique et littéraire pour mieux comprendre les ressorts qui les ont fait passer à la postérité. Ce ne sont que quelques pistes d’approches pour aborder cette thématique ; d’autres perspectives peuvent être envisagées, si elles sont complémentaires, et peuvent venir à l’appui de ces réflexions. Comité scientifique Jean DEVAUX, Professeur à l’ULCO, Littérature française du Moyen Âge et de la Renaissance Xavier ESCUDERO, Professeur à l’ULCO, Études hispaniques Jean Louis PODVIN, Professeur à l’ULCO, Histoire ancienne, Directeur de l’UR HLLI Modalités de soumission Pour cette Journée d’Étude, nous prendrons uniquement en considération les propositions de jeunes chercheurs (doctorants et jeunes post doctorants). Dans une perspective pluridisciplinaire, nous souhaiterions croiser les regards de littéraires et d’historiens sur cette thématique. Les spécialistes d’autres disciplines d’arts ou de sciences humaines ou de sciences du langage peuvent bien entendu proposer des communications pour cette journée si elles éclairent l’un des points mentionnés ci dessus. Les interventions seront limitées à 25 minutes. Les propositions de communications se présenteront sous la forme d’un résumé d’une dizaine de lignes précédé d’un titre provisoire. Elles seront suivies d’un bref curriculum vitae. Ces propositions sont à soumettre par mail sous un format lisible (Word, OpenOffice, PDF) aux organisatrices Grace Baillet, Virginie Picot et Cécile Rault avant le 25 novembre 2021 aux adresses mail suivantes : ulcogracebaillet@gmail.com ulcovirginie@gmail.com cecile-rault@laposte.net Une réponse individuelle sera communiquée par mail. Pour toute information pratique supplémentaire concernant la journée d’étude, merci d’écrire aux mêmes adresses. Il est à noter que l’Unité de Recherche HLLI ne pourra pas prendre en charge les frais de déplacement.
Nom du contact: 
Baillet Grace
Courriel du contact: 
ulcogracebaillet@gmail.com
Adresse postale: 
Université du Littoral Côte d'Opale, Centre universitaire du Musée, 34 Grande Rue 62200 Boulogne-sur-Mer
Suggéré par: 
Baillet Grace
Courriel: 
ulcogracebaillet@gmail.com
ulcovirginie@gmail.com
cecile-rault@laposte.net
Date de début ou date limite de l'événement: 
25/11/2022
Ville de l'événement: 
Boulogne-sur-Mer (France)
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
figures du passé, postérité, mémoire, représentations, transfigurations, biographie, authenticité, littératures, histoire locale, histoire nationale

Colloque international : Faire corps ?

Représentations et revendications des créatrices de bandes dessinées en Europe et dans les Amériques

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Ce colloque aspire à étudier les liens entre femmes et BD, en Europe et dans les Amériques, en s'intéressant particulièrement au rôle, aux actions, aux publications et aux revendications des femmes dans ce champ culturel et disciplinaire.
Ce colloque aspire à réunir des approches issues des différentes disciplines des Sciences Humaines et Sociales afin de contribuer à combler les lacunes dans la recherche sur les femmes et la BD. En nous intéressant particulièrement aux actions, aux publications et aux revendications des femmes dans ce champ culturel et disciplinaire, nous avons pour ambition de mettre en lumière le rôle qu’elles y ont joué. Nous proposons de mener cette étude entre deux aires culturelles, l’Europe et les Amériques, selon trois axes principaux. Les axes suivants sont des propositions non limitatives. Axes Europe et Amériques, une étude comparatiste L’éviction des femmes dans la BD dépasse les limites de la France et de l’Europe. L’histoire des femmes dans l’industrie des comics a été largement explorée par Trina Robbins. En dehors de cet apport central, le sujet demeure peu exploré dans les comics studies. Si les autrices publient des bandes dessinées depuis la fin du XIXe siècle, elles ont souvent été cantonnées aux comic books et strips de presse à destination des femmes et des enfants (Robbins ; 2013). Aujourd’hui, malgré une nette augmentation du nombre de femmes dans le domaine des comic books et d'un décloisonnement des postes qui leur étaient inaccessibles, elles demeurent encore des professionnelles minorées et confinées à des postes moins visibles comme coloristes, éditrices ou maquettistes. Ce constat d’une plus faible représentation des femmes dans le monde de la bande dessinée, mais aussi d’une modification de ce statu quo depuis une vingtaine d’années, semble partagé par d’autres pays du continent américain. Comment a évolué la place des femmes dans la BD ? Quels sont les postes où elles sont le plus reconnues et pourquoi ? Le 9e art est-il un No women's land ? Comment écrire (réécrire ?) l’histoire des pionnières de la BD en Europe et aux Amériques ? À quels obstacles font-elles face ? Quelles sont les contraintes qui pèsent sur elles pour exercer pleinement le métier de créatrice de BD ? Les approches comparatistes sont les bienvenues. Prenant en compte l’histoire et le rôle des femmes dans l’industrie de la BD (lesquels varient en fonction de l’aire culturelle étudiée), ce colloque souhaite réunir des interventions qui portent sur différentes époques et sur plusieurs pays de part et d’autre de l’Atlantique. Stratégies et politiques des femmes dans la Bande Dessinée Les créatrices sont de facto minorisées dans l’industrie de la BD. Dès les débuts du médium, les femmes ont été présentes et ont mobilisé des stratégies pour se faire accepter dans ce secteur créatif. De l’invisibilisation de la féminité (les autrices de comic books signant avec des pseudonymes neutres ou masculins) à la publication d’ouvrages en non-mixité (comme le comité de rédaction de Ah! Nana ou les revues Wimmen's Comix, La Bûche...), les femmes ont pu se frayer une place dans la BD. Ces actions ne sont pas toutes revendiquées comme politiques et/ou féministes et il conviendra d'interroger les rapports des créatrices à ces concepts. Quelles filiations naissent ou peuvent se créer dans les réseaux et autres mouvements sociaux issus des mobilisations (ou luttes) communes ? Quelles sont les stratégies qui permettent de déjouer l’inégalité de traitement dans le 9e art ? Combats, précarisation, désertions et reconversions : comment faire carrière dans la BD et après la BD ? Quels sont les supports qui contribuent à déployer, dans les meilleures conditions, les voix minoritaires de la production bédéiste ? L’auto-édition et le fanzinat durant les années 1970 aux États-Unis ont été des lieux d’expérimentations de la BD engagée, mais ils se sont souvent révélés des milieux très masculins. Cette réalité se retrouve-t-elle dans d’autres aires culturelles ? Qu’en est-il de la période actuelle ? Quels sont les arguments tenus par les voix minoritaires pour justifier leurs choix éditoriaux ? Les représentations genrées Ce dernier axe se concentre sur les représentations des femmes et du genre dans la BD et surtout (mais pas uniquement), dans celle produite par les créatrices. Nous encourageons une lecture politique des bandes dessinées de créatrices, même quand ces dernières ne revendiquent aucune dimension politique dans leur production. Comment sont définis les personnages féminins à travers les récits, visuellement ou scénaristiquement ? Les hommes stéréotypés sont-ils les seuls modèles mis en scène, ou d’autres formes de masculinités sont-elles représentées et comment ? De quelles manières la BD permet-elle de questionner les notions de genre et de sexe ? Des œuvres permettent-elles la critique des bi-catégorisations sociales, ou posent-elles les questions d’intersectionnalité, en intégrant d’autres facteurs d'oppression (genre, classe, validisme, race, etc.) ? Modalités de contribution Les propositions seront à envoyer (en anglais, espagnol ou français) sous forme d’un résumé de 200 mots maximum, accompagnés d’une courte notice bio-bibliographique à l’adresse suivante : lesbrechoises@gmail.com Une publication, à l’issue de ce colloque, est prévue. Contact : Marys Renné Hertiman - marys.hertiman@gmail.com Calendrier 22 septembre 2021 : diffusion appel à communications 7 janvier 2022 : clôture de l’appel Février-mars 2022 : évaluation des propositions Avril 2022 : annonce du programme définitif Septembre 2022 : déroulement du colloque Comité d’organisation Sophie Bonadè, doctrice associée au laboratoire SLAM Laura Caraballo, post-doctorante à l’Université Clermont-Auvergne Marys Hertiman, doctorante à l’Université de Paris 8 Marie-Paule Noël, traductrice, éditrice, militante et cheffe de projet droits des femmes Johanna Schipper, autrice & professeure PEA, doctorante à l’Université Bordeaux Montaigne Maëlys Tirehote-Corbin, doctorante à l’Université de Lausanne Comité scientifique Christine Bard, Université d’Angers Elisa Bricco, Università Degli Studi Di Genova Adela Cortijo, Universitat de Valencia Jean-Paul Gabilliet, Université Bordeaux Montaigne Anna Giaufret, Università Degli Studi Di Genova Jessica Kohn, Association pour le développement de l'histoire culturelle (ADHC) Sylvain Lesage, Université de Lille Elisa McCausland, Universidad Complutense de Madrid Marta Segarra, LEGS/CNRS - Universitat de Barcelona Elisabeth Beguery, BnF Isabelle Le Pape, BnF Olivier Piffault, BnF Pascale Joncour, BnF Gaëlle Kovaliv, Université de Lausanne
Nom du contact: 
Giaufret Anna
Courriel du contact: 
anna.giaufret.unige@gmail.com
Adresse postale: 
Piazza S. Sabina, 2
Suggéré par: 
Anna Giaufret
Courriel: 
anna.giaufret.unige@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
22/09/2022
Date de fin de l'événement: 
23/09/2022
Ville de l'événement: 
Paris
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Bd, femmes, créatrices, représentations, revendications
Site web de référence: 

1922/2022 : Modernismo totale (Università di Torino)

Continuità, discontinuità e la svolta sperimentale

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Il Centro Studi “Arti della Modernità” organizzerà a Torino, nel maggio 2022, un convegno internazionale in presenza, salvo aggiornamenti, dal titolo : 1922/2022 – Modernismo totale. Continuità, discontinuità e la svolta sperimentale.
CONVEGNO INTERNAZIONALE 1922/2022 – MODERNISMO TOTALE (Università di Torino) CONTINUITÀ, DISCONTINUITÀ E LA SVOLTA SPERIMENTALE Centro Studi “Arti della Modernità” 18-19-20 Maggio 2022 – Torino CALL FOR PAPERS L’anno 1922 non segna la nascita del modernismo, né tantomeno ne racchiude il raggio d’azione, ma può senza dubbio indicare una cesura tra un inizio e una fine. Alcune opere chiave del modernismo letterario sono state concepite, scritte o completate in quell’anno: The Waste Land di T.S. Eliot, Ulysses di James Joyce, il Wozzeck di Alban Berg, le Duineser Elegien di Rainer Maria Rilke, Das Schloß di Franz Kafka, Sodome et Gomorrhe di Marcel Proust, per nominare solo le più note. Dal punto di vista teorico, Arnold Schönberg ha pubblicato la sua Harmonielehre, Viktor Sklovskij ha sviluppato la sua idea di straniamento (“l’arte come procedimento”) nella direzione di una teoria della prosa, Clive Bell e Roger Fry hanno elaborato la nozione di “forma significante”. Il 1922 ha visto inoltre l’emergere di altre cruciali produzioni culturali, entrate nel canone modernista solo lentamente, come il cinema, il cabaret, la danza, la musica popolare. Un dialogo fra alto e basso? Studi recenti hanno posto l’attenzione sui legami espliciti che collegano i capolavori del modernismo letterario a una serie di forme culturali popolari, come erano allora considerate le nuove arti, che reclamavano l’inclusione nel canone modernista, secondo quanto avrebbero presto sostenuto Benjamin, Kracauer e altri. Il 1922 pare rappresentare in questo senso uno spartiacque storico, nel quale le tradizionali opposizioni binarie tra l’alto e il basso, il vecchio e il nuovo, l’ordine e il caos sono scompaginate dal formarsi di gerarchie più complesse. In che modo la cultura alta si è appropriata delle arti popolari e quali sono stati il significato e l’esito di questa ibridazione? In quali forme e con quali risultati le arti popolari hanno assimilato le sperimentazioni moderniste? Qual è l’interesse, oggi, di tali trasformazioni, incroci, svolte? Cosa distingue l’alto e il basso? Come li si può definire? Mettendo a confronto la produzione artistica attuale con quegli esperimenti innovativi, quali elementi di continuità e discontinuità si possono trovare? Ripensando oggi al 1922 si può ancora parlare di arte sperimentale? In cosa consiste l’eredità di quella rivoluzione? Il Centro Studi “Arti della Modernità” (http://centroartidellamodernita.it/) organizzerà a Torino, nel maggio 2022, un convegno internazionale in presenza, salvo aggiornamenti, dal titolo 1922/2022 – Modernismo totale. Continuità, discontinuità e la svolta sperimentale. Il convegno è aperto a contributi su questi aspetti decisivi del modernismo nell’annus mirabilis del 1922, un anno in cui, come ha osservato Jean-Michel Rabaté, “si potrebbe essere tentati di sostituire l’espressione ‘alto modernismo’ con quella di ‘modernismo totale’”, o sostenere che l’oggetto primario e problematico del modernismo sia “la totalità appena prima che si trasformi in totalitarismo” (Rabaté 2015). Il convegno intende esaminare questa riformulazione di “alto modernismo” in “modernismo totale”, cogliendo anche i suoi riflessi nella cultura contemporanea, ed esplorare le modalità in cui “il Gesamtkunstwerk wagneriano può trasformarsi in una totalità artistica che combina tutti i media (musica, poesia, pittura, messa in scena, danza e film), sovrapponendo ciò che è più sperimentale a ciò che è più popolare” (Rabaté 2015). Comitato scientifico: Alexander Etkind (European University, Firenze), Marie-Laure Ryan (Independent Scholar), Jens Brockmeier (American University, Paris), Andrei Bronnikov (Independent Scholar), Roxana Preda (University of Edinburgh), Ann Banfield (University of California, Berkeley). Comitato organizzatore: Franca Bruera (Università di Torino), Giuliana Ferreccio (Università di Torino), Roberto Gilodi (Università di Torino), Luigi Marfè (Università di Padova), Daniela Nelva (Università di Torino), Massimiliano Tortora (Università di Torino). Relatori invitati: Jean-Michel Rabaté (University of Pennsylvania), Peter Nicholls (New York University), Ann Banfield (forse su zoom) (University of California, Berkeley), Thomas Macho (Humboldt, IFK Wien), Guido Mazzoni (Università di Siena), Raffaele Donnarumma (Università di Pisa), Hubert Roland (Université Catholique de Louvain), Sigrid Weigel (Zentrum für Literatur- und Kulturforschung, Berlin). Il comitato scientifico del convegno prenderà in esame le proposte di comunicazione che perverranno sui seguenti argomenti: Forma vs. Performance Fine e inizio La relazione tra parole, cose e idee in letteratura e filosofia Autonomia estetica/totalità estetica Citazione, spaesamento, frammentismo Il modernismo plurilingue e transnazionale Il modernismo dell’Est Europa Soggettività e anti-soggettivismo Gesamtkunstwerk come espressione di un’epoca L’arte internazionale: Bauhaus, Vchutemas e altro L’architettura: Le Corbusier e Frank Lloyd Wright Classicismi vecchi e nuovi La musica e le nuove arti visive Fotografia e cinema Danza, cabaret, musica popolare Dada vs. Surrealismo Diaspora cosmopolita Rivoluzioni conservatrici Modernismo americano vs. modernismo europeo Gli espatriati a Parigi, Londra, Berlino, Vienna La città come spazio totale Le proposte di comunicazione, di circa 250 parole, vanno indirizzate al comitato organizzatore tramite la casella email centrostudiartimodernita@gmail.com, entro il 15 dicembre 2021, insieme a un breve profilo biografico. Le proposte saranno valutate entro il 15 gennaio 2022. Gli interventi dovranno essere di 20 minuti ciascuno. La quota di iscrizione al convegno è di 70 euro per i relatori strutturati e di 40 euro per gli altri. Le lingue del convegno saranno l’inglese, il francese e l’italiano. Una selezione dei contributi al convegno sarà ospitata dalla rivista internazionale peer-reviewed «Cosmo: Comparative Studies in Modernism» (ISSN 2281-6658, http://www.ojs.unito.it/index.php/COSMO). I contributi accettati saranno pubblicati sul numero di giugno 2023. Riferimenti bibliografici Adorno, T.W. 1975 [1949]. “Philosophie der neuen Musik.” Gesammelte Schriften, ed. R. Tiedemann, vol. 12. Frankfurt a.M.: Suhrkamp. Ardis, A.L. 2002. Modernism and Cultural Conflict, 1880-1922. Cambridge: Cambridge UP. Banfield, A. 2000. The Phantom Table: Woolf, Frye, Russell and the Epistemology of Modernism. Cambridge: Cambridge UP. Benjamin, W. 2003 [1936]. “The Work of Art in the Age of Its Technological Reproducibility.” Selected Writings, IV, ed. by H. Eiland, M.W. Jennings. Cambridge, Mass.: Harvard UP. Bruera, F., Meazzi, B. (dir.). 2011. Plurilinguisme et Avant-gardes, Bruxelles: Peter Lang. Bruera, F., Margaillan, C. (dir.). 2017. Le troisième sexe des avant-gardes. Paris: Classiques Garnier. Bru, S., Ørum, T., Hjartarson, B., Berg, H., Nicholls, P., Nuijs, L. (eds.). 2011. Regarding the Popular: Modernism, the Avant-Garde, and High and Low Culture. Berlin: de Gruyter. Bürger, P. 1984. Theory of the Avant Garde. Minneapolis: Minnesota UP. Calinescu, M. 1987. Five Faces of Modernity: Modernism, Avant-Garde, Decadence, Kitsch, Postmodernism. Durham: Duke UP. Collot, M. 2005. La poésie moderne et la structure d’horizon. Paris: PUF. Compagnon, A. 1990. Les cinq paradoxes de la modernité. Paris: Seuil. Erikson, G. 2007. The Absence of God in Modernist Literature. New York: Palgrave-Macmillan. Frisch, W. 2005. German Modernism: Music and the Arts. Berkeley: University of California Press. Froula, C. 2007. Virginia Woolf and the Bloomsbury Avant-Garde: War Civilization, Modernity. New York: Columbia UP. Gambrell, A. 1997. Women Intellectuals, Modernism, and Difference: Transatlantic Culture, 1919-1945. Cambridge: Cambridge UP. Goldstein, Bill. 2017. The World Broke in Two. Virginia Woolf, T. S. Eliot, D. H. Lawrence. E, M. Forster and the Year That Changed Literature. New York: Henry Holt and Co., 2017. Hutchings, S.C. 1997. Russian Modernism: The Transfiguration of the Everyday. Cambridge: Cambridge UP. Huyssen, A. 1986. After the Great Divide: Modernism, Mass Culture, Postmodernism. Bloomington. University of Indiana. Janacek, G. 1984. The Look of Russian Literature: Avant-Garde Visual Experiments, Princeton, NJ: Princeton UP. Joyeux-Prunel, B. 2016. Les avant-gardes artistiques, 1848-1918 (t.1) et 1918-1945 (t.2). Une histoire transnationale. Paris: Gallimard, coll. « Folio Histoire ». Kalaidjian, W. 2005. The Cambridge Companion to American Modernism. Cambridge: Cambridge UP. Kelly, C., Lovell, S. (eds.). 2000. Russian Literature, Modernism and the Visual Arts. Cambridge: Cambridge UP. Krauss, R. 1993. L’Originalité de l’avant-garde et autres mythes modernistes. Paris: Macula. Levenson, M. 1984. A Genealogy of Modernism. Cambridge: Cambridge UP. —. (ed.). 2011. The Cambridge Companion to Modernism. Cambridge: Cambridge UP. Lewis, P. (ed.). 2011. The Cambridge Companion to European Modernism. Cambridge: Cambridge UP. Luperini, R. 2018. Dal modernismo a oggi. Storicizzare la contemporaneità. Roma: Carocci. Manganaro, M. 2002. Culture, 1922: The Emergence of a Concept. Princeton, NJ: Princeton UP. Mansanti, C. 2009. La revue « transition » (1927-1938), le modernisme historique en devenir. Rennes: Presses Universitaires de Rennes. Monnier, G., Vovelle, J. (dir.). 1994. Un art sans frontières. L’internationalisation des arts en Europe (1900-1950). Paris: Publications de la Sorbonne. Nicholls, P. 1995. Modernisms: A Literary Guide. London: Macmillan. North, M. 1999. Reading 1922: A Return to the Scene of the Modern. New York: Oxford UP. Olson, L. 2009. Modernism and the Ordinary. Oxford: Oxford UP. Perloff, M. 1996. Wittgenstein’s Ladder: Poetic Language and the Strangeness of the Ordinary. Chicago: University of Chicago Press. —. 1999. The Poetics of Indeterminacy: Rimbaud to Cage. Evanston, Ill.: Northwestern UP. —. 2002. 21st Century Modernism: The “New” Poetics. Oxford: Blackwell. Rabaté, J.-M. (ed.). 2013. A Handbook of Modernism Studies, Oxford: Wiley Blackwell. —. (dir.) 2015. 1922. Literature, Culture, Politics. Cambridge: Cambridge UP. Rado, L. (ed.). 1997. Modernism, Gender and Culture: A Cultural Studies Approach. New York: Garland. Rainey, L. 1997. Institutions of Modernism. Literary Elites and Public Culture. New Haven-London: Yale UP. Rancière, J. 2018. Les temps modernes, Art, temps, politique, Paris, La fabrique éditions, 2018. Roberts, D. 2011. The Total Work of Art in European Modernism. Ithaca: Cornell UP. Schwartz, S. 1985. The Matrix of Modernism: Pound Eliot and Early Twentieth Century Thought. Princeton. Princeton UP. Tomiche, A. 2015. La Naissance des avant-gardes occidentales 1909-1922. Paris: Armand Colin, coll. « U ». Tortora, M. (ed.) 2018. Il modernismo italiano. Roma: Carocci. Walkowitz, R. 2007. Cosmopolitan Style: Modernism Beyond the Nation. New York: Columbia UP.
Nom du contact: 
Centro Studi “Arti della Modernità”
Courriel du contact: 
centrostudiartimodernita@gmail.com
Suggéré par: 
Benoît Monginot
Courriel: 
benoit.monginot@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/12/2021
Ville de l'événement: 
Torino
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Modernismo

Usages du passé et imaginaire politique dans la littérature bourguignonne

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Il s'agira de réfléchir sur l'imaginaire politique bourguignon, les modalités et les finalités de l’appropriation du passé dans la littérature écrite à la cour de Bourgogne (fin du XIVe-début du XVIe siècle).
Colloque international : Usages du passé et imaginaire politique dans la littérature bourguignonne Boulogne-sur-Mer, Centre universitaire du Musée, 19-21 octobre 2022 Université Littoral Côte d’Opale, UR 4030 HLLI Organisateurs : Jean Devaux, Elena Koroleva, Grace Baillet Cette manifestation scientifique s’inscrit dans le prolongement des rencontres internationales consacrées à la littérature bourguignonne qui se sont tenues depuis 2005 à l’Université Littoral Côte d’Opale. Au cours du colloque qui se tiendra à Boulogne-sur-Mer du 19 au 21 octobre 2022, il s’agira d’explorer l’imaginaire politique bourguignon et de réfléchir sur les modalités et les finalités de l’appropriation du passé dans la littérature écrite à la cour de Bourgogne entre la fin du xive et le début du xvie siècle. Le corpus sur lequel porteront les analyses pourra s’étendre aux histoires universelles et chroniques régionales retraçant l’histoire des diverses principautés bourguignonnes, aux œuvres épiques, romanesques et théâtrales ainsi qu’aux textes relevant de l’histoire immédiate. Axes de recherche Exploiter les grandes figures du passé Dans L’Automne du Moyen Âge (1919), Johan Huizinga soulignait déjà le rôle qu’avait revêtu « le culte du héros » au sein de la noblesse des derniers siècles du Moyen Âge : « La vie chevaleresque est une imitation ; imitation des héros du cycle d’Arthur ou des héros antiques, peu importe1 ». Les vertus du prince étant considérées comme le fondement même du bon gouvernement, la littérature écrite à la cour de Bourgogne pourra être envisagée sous l’angle de sa dimension exemplaire et de sa portée didactique. On se penchera dans cette perspective sur les œuvres bourguignonnes consacrées aux grandes figures du passé, dont Alexandre, Girart de Roussillon, ou encore Charlemagne2, qui offraient aux ducs et aux seigneurs de leur entourage des modèles de comportements chevaleresques et princiers. Au-delà de l’exemplarité personnelle, les personnages de l’Antiquité gréco-romaine ainsi que ceux de l’histoire nationale ou locale apparaissent aussi et avant tout comme des héros fondateurs. L’on songe par exemple à l’instauration des tournois et de la chevalerie par Alexandre dans le Perceforest ou à la fondation des pays de l’Occident par des rescapés troyens, thème de nombreuses chroniques et compilations d’histoire ancienne écrites pour les ducs et leurs héritiers, comme la Fleur des histoires de Jean Mansel et les Illustrations de Gaule et singularitez de Troyes de Jean Lemaire de Belges. C’est cette dimension politique conférée aux grandes figures du passé qu’il s’agira de déceler dans le cadre du colloque. Seront particulièrement bienvenues les contributions portant sur les récits de fondation incorporés aux chroniques régionales, comme la traduction de la Chronographia de Jean de Beka, relatant l’histoire des comtés de Hollande et de Zélande, ou les Chroniques de Hainaut de Jean Wauquelin. (Ré)inventer le passé Selon Paul Ricœur qui a analysé les manipulations de la mémoire pratiquées par les détenteurs du pouvoir dans le chapitre 2 de son essai La mémoire, l’histoire, l’oubli, celles-ci se réalisent avant tout dans le récit, « l’idéologisation de la mémoire [étant] rendue possible par les ressources de variation qu’offre le travail de configuration narrative3 ». Il conviendra d’examiner les choix narratifs des auteurs de la cour de Bourgogne qui réimaginent le passé en fonction des besoins du moment présent. On s’intéressera au processus de transformation du texte au terme de l’opération de réécriture, de traduction et/ou de compilation effectuée par les écrivains, en identifiant les nouveaux éléments introduits par rapport aux sources et en se demandant dans quelle mesure les œuvres littéraires ainsi produites se conforment à l’idéologie ducale et contribuent à l’élaboration du mythe politique bourguignon. À titre d’exemple, citons la création, dans les années 1440-1470, de tout un corpus de textes exploitant le voyage des Argonautes en quête de la Toison d’or, un thème dont le succès est directement lié aux activités de l’ordre de la Toison d’or, fondé par Philippe le Bon en 1430. D’autres textes offrant une image du monde grec pourraient être examinés, comme la version « littérale » de l’Histoire d’Apollonius de Tyr, qui, tout en restant proche du texte latin, aborde des thématiques politiques pouvant susciter l’intérêt des lecteurs du milieu culturel de la cour de Bourgogne. On étudiera également le discours que les écrivains tiennent sur leur propre travail de réappropriation du passé dans les parties liminaires, en particulier dans les prologues, mais aussi dans des commentaires dispersés au sein de leur récit. Il sera par exemple opportun d’aborder en ce sens le corpus des prologues rédigés par David Aubert pour les ouvrages qu’il transcrivit pour le duc Philippe le Bon. Représenter le passé Dans le cadre de cet axe, il s’agira de s’interroger sur le rôle des représentations du passé dans la mise en scène du pouvoir. Soucieux d’affirmer leur puissance politique, les ducs de Bourgogne cherchaient à l’exhiber avec ostentation. Diverses célébrations offraient un environnement propice pour déployer les fastes : « joyeuses entrées » dans les différentes villes de leurs territoires ; banquets et réceptions solennelles ; chapitres de l’ordre de la Toison d’or ; festivités en rapport avec les grands événements familiaux, à l’instar du mariage de Philippe le Bon et d’Isabelle de Portugal (1430), faits politiques importants, comme le congrès d’Arras (1435). Les figures et événements glorieux de l’histoire ancienne sont souvent convoqués dans l’historiographie d’actualité afin de marquer ces occasions et d’établir des parallèles entre les héros du passé et les représentants de la dynastie ducale. Si plusieurs études, notamment celles de Marie-Thérèse Caron, ont déjà été consacrées au célèbre Banquet du Faisan de 1454, ce colloque offrira l’occasion d’examiner sur de nouveaux frais les entremets de Jason mis en scène lors du banquet, afin de mieux cerner leur place dans le paysage culturel de l’époque et leur influence sur la production littéraire de la seconde moitié du xve siècle. L’on pourra aussi mener des études sur le corpus théâtral bourguignon, d’abord sur les pièces de théâtre dont le sujet est puisé à la « mythistoire4 », comme les Epitaphes d’Hector et d’Achille de George Chastelain, montées lors des fêtes de Nevers en 1454, mais aussi sur les dialogues et les débats impliquant des personnages illustres du passé et destinés à être joués ou au moins déclamés, même si l’on ignore aujourd’hui les circonstances exactes de leur production scénique5. Enfin, les contributions pourront explorer la relation texte-image dans les manuscrits enluminés de la bibliothèque ducale et des collections des seigneurs appartenant à l’entourage des ducs, afin d’examiner comment les représentations du passé participent de la construction de l’imaginaire politique bourguignon. Comité scientifique international Catherine Gaullier-Bougassas, Professeur à l’Université de Lille Jean-Claude Mühlethaler, Professeur à l’Université de Lausanne Anne Schoysman, Professeur à l’Université de Sienne Graeme Small, Professeur à l’Université de Durham Les propositions de communication accompagnées d’un argumentaire d’une dizaine de lignes et d'un bref curriculum vitae sont à envoyer aux organisateurs avant le 15 octobre 2021 : Jean.Devaux@univ-littoral.fr, elena.koroleva@univ-littoral.fr, ulcogracebaillet@gmail.com 1 J. Huizinga, L’Automne du Moyen Âge, trad. fr. J. Bastin, Paris, Payot, 1975, p. 72. 2 Les faicts et conquestes d’Alexandre le Grand et le Girart de Roussillon de Jean Wauquelin, Les croniques et conqueste de Charlemaine de David Aubert. 3 P. Ricœur, La mémoire, l’histoire, l’oubli, Paris, Seuil, 2000, p. 103. 4 Pour ce terme, voir J. Mali, Mythistory : The Making of a Modern Historiography, Chicago, University of Chicago Press, 2003. 5 Cl. Thiry, « Débats et moralités dans la littérature française du xve siècle : intersection et interaction du narratif et du dramatique », Le moyen français, t. 19, 1986, p. 203-244.
Nom du contact: 
Grace Baillet
Courriel du contact: 
ulcogracebaillet@gmail.com
Adresse postale: 
34 Grande Rue 62200 Boulogne-sur-Mer
Suggéré par: 
Baillet Grace
Courriel: 
ulcogracebaillet@gmail.com
Jean.Devaux@univ-littoral.fr
ulcogracebaillet@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
19/10/2022
Date de fin de l'événement: 
21/10/2022
Ville de l'événement: 
Boulogne-sur-Mer
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
littérature bourguignonne, Moyen Âge, politique, imaginaire, représentations, passé, usages

Montréal dans les bulles

Présentation internationale

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Présentation en ligne de l'essai d'Anna Giaufret «Montréal dans les bulles. Représentations de l’espace urbain et du français parlé montréalais dans la bande dessinée».
Dans le cadre des activités du groupe "Intermédialité et intersémiose" du DORIF, à l’occasion de la sortie de l’essai «Montréal dans les bulles. Représentations de l’espace urbain et du français parlé montréalais dans la bande dessinée». Mardi 29 juin 2021, 17h00-18h30 aura lieu une rencontre internationale avec la participation de Anna Giaufret (auteure) et Elisa Bricco (responsable du groupe Dorif Intermédialité et intersémiose) qui discuteront avec Michel Hellman (bédéiste). Avec une introduction de Wim Remysen (directeur de la collection «Les voies du français», Presses de l’Université Laval). (lien teams dans l'affiche)
Nom du contact: 
Elisa Bricco
Courriel du contact: 
elisa.bricco@unige.it
Suggéré par: 
Elisa Bricco
Courriel: 
elisa.bricco@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
29/06/2021
Ville de l'événement: 
Evento online
Type d'événement: 
Parutions d'ouvrages
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
BD, Montréal, espace urbain, langue,
Site web de référence: 

Figurations de l’impuissance. Échec et création littéraire du XIXe au XXIe siècle

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Colloque - décembre 2021
Colloque International | UNIVERSITÉ DE CHIETI-PESCARA (Italie) Dipartimento di Lingue, Letterature e Culture Moderne Figurations de l’impuissance. Échec et création littéraire du XIXe au XXIe siècle Pescara | 1er – 2 décembre 2021 Appel à communications Au début du XIXe siècle, la littérature française entre en régime vocationnel en associant le concept d’impuissance à l’affirmation de l’homme dans la société et au statut de l’écrivain, tiraillé entre la recherche de sa singularité et le besoin de légitimité littéraire, qu’accompagne en outre son rapport difficile à la création. Si le XVIIIe siècle décrète la fin de l’écrivain heureux, l’individu, obligé de repenser sa position vis-à-vis du réel face aux bouleversements historiques, économiques et sociaux engendrés par la Révolution, devient un objet littéraire où se condense notamment une interrogation sur le devenir de l’homme. Celui-ci se voit menacé d’une impuissance sociale, morale ou psychologique engendrée par les forces désagrégeantes de l’Histoire, par la fragmentation, la fugacité et la dissolution qui sous-tendent la modernité. Cette problématisation traverse l’ensemble de la littérature française du Romantisme à nos jours. La tragédie de l’impuissance humaine, déclinée sous ses multiples variations, est devenue un thème consubstantiel à la production littéraire, qu’elle soit le miroir des fragilités du héros, une analyse des raisons de son inaction, de l’incapacité d’aimer ou de sentir, qu’elle traduise son inadéquation sociale, sa marginalité vis-à-vis du monde ou son malaise à accepter les revers de l’Histoire, ou qu’elle mette au jour les difficultés que pose le changement de paradigme auquel l’individu se trouve confronté. En amont, elle traduit l’écart insurmontable qui s’insinue entre le projet et sa réalisation, la paralysie qui s’empare de la pensée en l’empêchant de s’objectiver, le désarroi de la subjectivité toujours plus attachée à son ipséité mais incapable de la prendre en charge au sein de la société. L’impuissance en arrive alors à devenir une composante de la posture de l’homme moderne, l’assimilation implicite de la part de ce dernier des contradictions qui structurent le monde et de l’embarras qu’il éprouve face à sa complexité. Cette impuissance est aussi celle que peut éprouver l’artiste et qu’on considère, depuis Balzac, comme l’écueil contre lequel peut se heurter toute création. Hanté par le fantasme de sa propre impuissance, l’écrivain la projette dans son alter ego fictionnel. Le roman de l’artiste, qui se constitue comme genre au XIXe siècle à travers le roman du peintre, le roman de l’écrivain, qui au XXe siècle introduit une dimension métalittéraire à travers la mise en abyme ou l’annexion des formes d’écriture les plus disparates, mettent en scène les aléas et les ratages de la création, tout en dévoilant les mécanismes qui y président et le mystère qu’elle renferme. L’écrivain fait de son œuvre le lieu de recherche d’un positionnement, se modélise en affichant la difficulté de toute entreprise artistique, répond à la désacralisation de l’art en transformant sa vulnérabilité potentielle en puissance créatrice. L’impuissance à créer, souvent liée à l’absoluité que la modernité a attribuée à la création littéraire, alimente alors l’œuvre. L’obsession de la page blanche, les tourments stylistiques, les limites de la mimésis, le rapport problématique vis-à-vis du canon ou de l’horizon d’attente, qui peuvent accompagner le processus créatif, se font alors tangibles. Les œuvres incomplètes, les ouvrages constamment remaniés, ceux qui se structurent dans les interstices de l’intentionnalité créatrice et dans les revers de la réalisation, projettent sur le plan de la temporalité et de l’inachèvement une impuissance parfois difficile à assumer mais non moins féconde. Le colloque se propose d’analyser la manière dont une partie de la littérature française, entre le XIXe et le XXIe siècle, se construit à partir de l’énoncé de ses limites et de celles de l’homme face au réel et à l’histoire, afin de dessiner le paradigme de l’impuissance propre à la modernité et à la contemporanéité. Il s’agira d’illustrer le dynamisme littéraire que les différentes formes d’impuissance produisent, de réfléchir sur le sens qu’elles revêtent dans l’imaginaire moderne et contemporain, et de comprendre la fonction qu’elles contribuent à assigner à la littérature. Les communications pourront s’inscrire dans l’un des axes suivants, sans pour autant y être limitées, et recourir à une approche interdisciplinaire :  la représentation de l’échec humain comme objet littéraire, sa déclinaison historique et son sens culturel ;  le système rhétorique, les formes et les genres que privilégie la représentation de l’impuissance ;  les déconvenues de la dynamique créative et sa mise en texte ;  l’impuissance comme inachèvement et les avatars de la genèse ;  les périls de l’expérimentation et la légitimation littéraire: écart, avant-gardisme, singularité ;  l’impossibilité et/ou le refus de la mimésis. Les propositions de communication (titre et résumé: 500 mots maximum), accompagnées d’une brève biobibliographie de l’auteur (200 mots maximum) sont à adresser avant le 20 juin 2021 à federica.dascenzo@unich.it. La notification de l’acceptation sera communiquée le 5 juillet au plus tard. Les communications devront avoir une durée de 20 minutes environ. Le colloque se déroulera le 1er et 2 décembre 2021 à l’Université « G. d’Annunzio » de Pescara. Les actes du colloque feront l’objet d’une publication. Langue du colloque | français Comité scientifique Federica D’Ascenzo (Université de Chieti-Pescara) Patrizia Oppici (Université de Macerata) Elisa Bricco (Université de Gênes) Valeria Sperti (Université Federico II de Naples) Éléonore Reverzy (Université Paris III-Sorbonne Nouvelle) Guy Ducrey (Université de Strasbourg) Michela Gardini (Université de Bergame) Fabrizio Impellizzeri (Université de Catane)
Nom du contact: 
Federica D'ASCENZO
Courriel du contact: 
federica.dascenzo@unich.it
Suggéré par: 
Federica D'ASCENZO
Courriel: 
federica.dascenzo@unich.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
20/06/2021
Ville de l'événement: 
Pescara
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Impuissance, échec, création littéraire, XIXe, XXe, XXIe siècles

La Fabrique des récits médiévaux (XIIIe-XVIe siècles)

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Manifestation répartie sur trois journées les 12 mai 2021, 10 et 11 février 2022 qui proposera une réflexion sur la fabrique du texte médiéval, sa matérialité et l’évolution des procédés de mise en forme du XIIIe siècle au XVIe siècle en se fondant sur différents types de récit.
Dans le cadre d’autres réflexions, les chercheurs se sont attelés à analyser les techniques d’écriture dans les récits médiévaux et ont appréhendé ces textes pour comprendre les modalités de transmission et de diffusion de la culture française. Pour aborder cette thématique sous un angle plus neuf, dans une double perspective, diachronique et comparatiste, nous envisagerons de sonder la structuration des récits médiévaux classiques et tardifs en laissant de côté les problèmes que peut rencontrer l’éditeur actuel lors de l’élaboration d’une édition critique pour mieux nous concentrer sur le texte dans son époque. Journées d’étude internationales La Fabrique des récits médiévaux (XIIIe-XVIe siècles) Bordeaux Mercredi 12 mai 2021 Visioconférence 9h00 Accueil Introduction 9h30-10h45 – Session 1 9h30 Véronique Winand (Fondazione Ezio Franceschini), « Sur la genèse des ‘troisième’ et ‘quatrième’ versions du Tristan en prose » 10h00 Sophie Lecomte (Scuola Normale Superiore di Pisa), « Dieu le veulle parcroistre en honneur autant que je le vouldroye : à propos des scènes courtoises dans Guy de Warwick en prose » 10h30 Discussion 10h45 Pause 11h15-12h30 – Session 2 11h15 Yosra Ferchichi (Université Paris-Sorbonne IV), « Des ‘ecriptures’ au livre imprimé dans Les angoysses douloureuses qui procedent d’amours d’Hélisenne de Crenne » 11h45 Françoise Fery-Hue (Ancien Ingénieur de Recherche au CNRS, affecté à l’IRHT, UPR 841), « Allégorie et politique dans l’écriture d’un poème "bourguignon" : le Livre des trois dames » 12h15 Discussion 12h30 Déjeuner 14h30-16h15 – Session 3 14h30 Adrien Quéret-Podesta (Institut d’Études Slaves de l’Académie Polonaise des Sciences, Poznań), « Langue, style et mise en forme dans les chroniques hongroises médiévales » 15h00 Priscilla Mourgues (Université Bordeaux Montaigne), « Pratiques de la répétition dans les récits viatiques du Livre des Merveilles (manuscrit BnF, fr. 2810) » 15h30 Delphine Demelas (Aberystwyth University), « Je vous chanteray commencement et fin. Le manuscrit cyclique et son influence sur la composition des textes épiques tardifs (XIVe -XVe siècle) » 16h00 Discussion 16h15 Conclusion Boulogne-sur-Mer Jeudi 10 février 2022 Centre universitaire du Musée 14h00 Accueil 14h30 Ouverture 14h50-16h00 – Session 1 14h50 Christelle Fairise (Membre associée du LEM, UMR 8584), « Poétique de la Saga des deux apôtres Jean et Jacques (Codex Scardensis, SÁM 1, c. 1350-1370, Islande) » 15h20 Marco Maulu (Université de Sassari), « Le cycle d’Huon de Bordeaux : du manuscrit BNU, L.II.14 de Turin au manuscrit BnF, fr. 1451. Le cas d’Esclarmonde » 15h50 Discussion 16h00 Pause 16h30-18h00 – Session 2 16h30 Filipe Alves Moreira (Universidade do Porto), « On the dispositio of the Portuguese Livro de Linhagens do Deão » 17h00 Maria Colombo Timelli (Università degli Studi di Milano), « Tables des matières et structure du livre : le Dialogus creaturarum (XIVe siècle) et ses traductions françaises » 17h30 Stefania Cerrito (Università degli Studi internazionali de Rome), « La collection de petits livres illustrés de Romain Morin (1530 1533) » 18h00 Discussion Vendredi 11 février 2022 Centre universitaire du Musée 9h30 Accueil 10h00-11h45 – Session 3 10h00 Martina Crosio (Università degli Studi di Milano), « La Vie en quatrains de saint Josse par Jean Miélot » 10h30 Justine Dockx (Université Polytechnique des Hauts-de-France), « Étude de la mise en page d’Anseÿs de Gascogne, mise en prose de David Aubert (manuscrit 9, Bruxelles, KBR) » 11h00 Grace Baillet (Université Littoral Côte d’Opale), « Michel Le Noir et Guerin de Montglave : le rôle des parenthèses dans les premiers imprimés » 11h30 Discussion 11h45 Déjeuner 14h00-15h10 – Session 4 14h00 Sergio Cappello (Università di Udine), « La fabrique des romans médiévaux au XVIe siècle » 14h30 Thibaut Radomme (Université de Fribourg), « Arcs narratifs et thématiques dans la Vie de saint Louis de Jean de Joinville : les modes de pensée médiévaux comme principes de structuration textuelle » 15h00 Discussion 15h10 Pause 15h40-16h50 – Session 5 15h40 Elisabetta Barale (Università degli Studi di Torino), « Une étude diachronique des procédés de structuration du Roman des deduis » 16h10 Kathy M. Krause (Université de Missouri-Kansas City), « Mise en recueil et mise en image du Pseudo-Turpin : un regard diachronique sur la réception de la chronique » 16h40 Discussion 16h50 Conclusion * Les personnes désirant assister à la première journée peuvent s'inscrire en cliquant sur le lien suivant : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdTiGpsyZKqdjCDtWzOT5OxEfRDGapx13vKn1UhZUID3dvGUQ/viewform Un lien zoom leur sera transmis la veille de l'événement. Organisatrices : Grace Baillet (ULCO) et Priscilla Mourgues (UBM) Comité scientifique : Maria Colombo Timelli, Professeur à l’Università degli Studi di Milano, Langue et littérature françaises du Moyen Âge Jean Devaux, Professeur à l’Université du Littoral Côte d’Opale, Littérature française du Moyen Âge et de la Renaissance Nadine Henrard, Professeur à l’Université de Liège, Littérature française du Moyen Âge Danièle James-Raoul, Professeur à l’Université Bordeaux Montaigne, IUF, Langue et littérature du Moyen Âge Avec le soutien de : Université Bordeaux Montaigne, UR 4593 CLARE Université Littoral Côte d'Opale, UR 4030 HLLI.
Nom du contact: 
Grace Baillet
Courriel du contact: 
ulcogracebaillet@gmail.com
Adresse postale: 
10 rue du Donjon
Suggéré par: 
Baillet Grace
Courriel: 
ulcogracebaillet@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
12/05/2021
Date de fin de l'événement: 
11/02/2022
Ville de l'événement: 
Bordeaux
Boulogne-sur-Mer
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
fabrique, récits médiévaux, matérialité, mise en forme, évolutions des procédés

Forgery, Fraud, Mystification

A Perspective on Italian Renaissance Literature and Art

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
International Workshop "Forgery, Fraud, Mystification. A Perspective on Italian Renaissance Literature and Art"
The international workshop aims at being, both, a meeting point to examine the procedures underlying the material falsification of art and literary works, and an opportunity to share, discuss and find new approaches to thoroughly study the influence that forgeries and similar practices exercised on the Renaissance culture, with special focus on the Italian context. From the famous Annio da Viterbo (1432-1502) to the lesser-known Alfonso Ceccarelli (1532-1583), significant authors and artists of the Italian Renaissance, as well as falsification practices implemented by the forgers of historical sources, genealogies and other types of handwritten and printed texts, will be carefully investigated. In this context, an essential role is played by the use of fakes in debates and controversies between artists and writers, including the accusation of forgery as a rhetorical tool to discredit the opponent in the context of an intellectual dispute: this is the case, for example, of the Florentine scholar Lodovico Martelli, who questions the authenticity of Dante’s De vulgari eloquentia in his Risposta alla epistola del Trissino. The interdisciplinary approach of the workshop also envisages extending the analysis to the cases of fakes studied by art historians, with the aim of investigating substantial issues relating to the production, circulation and fortune of fake works of art in the Italian Renaissance. Overall, the workshop will be designed according to a multidisciplinary perspective and will provide an important opportunity for dialogue between expert scholars and young researchers.
Nom du contact: 
Jonathan Schiesaro
Courriel du contact: 
jonathan.schiesaro@uzh.ch
Suggéré par: 
Jonathan Schiesaro
Courriel: 
jonathan.schiesaro@uzh.ch
Date de début ou date limite de l'événement: 
06/05/2021
Date de fin de l'événement: 
07/05/2021
Ville de l'événement: 
Zürich (via Zoom)
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 

Dimitri Bortnikov. Un Russe en littérature française

Contenu de l'annonce: 

Valentina Pinto, Dimitri Bortnikov. Un Russe en littérature française, Préface de Marie Thérèse Jacquet, Macerata, Quodlibet, Coll. Ultracontemporanea, 2021.
ISBN 9788822905482
www.quodlibet.it
www.grecart....

Image de l'annonce: 
Catégorie principale: 
Suggéré par: 
Groupe de Recherche sur l'Extrême Contemporain (GREC)
Courriel: 
grec.prixmurat@uniba.it
ISBN: 
9788822905482
Collection: 
Ultracontemporanea
Anonyme
Éditeur: 
Quodlibet
Lieu de parution: 
Macerata
Date de parution: 
Samedi, Avril 17, 2021
Date de mise en ligne: 
Samedi, Avril 17, 2021
URL: 
http://grecart.it
Langue: 
Francese
Mots-clés: 
Dimitri Bortnikov, multilinguisme, écriture fractale
Site web de référence: 
http://quodlibet.it

Identité en héritage, identité en partage

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
XIII Giornata della Francofonia dell’Università di Verona
La Journée de la Francophonie, intitulée Identité en héritage, identité en partage, vise à questionner les différentes manières d'écrire l'identité juive de l’Après-Shoah, dans le contexte de la littérature française et de la littérature francophone contemporaine. Ce thème, déjà abordé à l'Université de Vérone au cours du séminaire Les Alphabets de la Shoah (2014-2021), est d'une grande importance non seulement d'un point de vue littéraire mais aussi d'un point de vue historique et socio-culturel. La tragédie des camps de concentration constitue un héritage problématique pour les nouvelles générations. "Personne ne témoigne pour le témoin" a écrit Paul Celan dans Aschenglorie, déclarant, comme Primo Levi, que le seul vrai témoin de l'Holocauste est le musulman, l'englouti, celui qui est mort à Auschwitz sans pouvoir raconter sa propre expérience de la douleur. Pourtant, face à la disparition des derniers survivants, l'écriture interroge le passé à travers des méthodes discursives et des images toujours nouvelles, destinées à combler le vide de mémoire et de transmission qui afflige notre présent. Ce sont surtout les voix de jeunes auteurs qui tentent de reconstruire, à travers l'imaginaire et des artifices littéraires renouvelés, un pont avec le passé, faisant ressentir, comme Télémaque, leur volonté de recevoir, de conserver et de transmettre la mémoire de la Shoah. Parmi eux, Colombe Schneck, lors de la Journée de la Francophonie présentera son roman La Réparation (2012), retraçant l'histoire de sa famille d'origine lituanienne et de toute une communauté dont il ne reste aucune trace. L'héritage des “vénus d’après" est problématique et angoissant. La seule façon de reprendre possession du passé familial est de le filtrer par l’écriture. Lors de la journée d'étude, le thème de la difficile transmission de la mémoire de la Shoah sera pourtant exploré sous de multiples angles. On analysera les ouvrages des petits-neveux des survivants, aussi bien que ceux des témoins indirects de la Catastrophe, comme Georges Perec, et des «écrivains impliqués» (Blanckeman), comme Marie Ndiaye. La Journée de la Francophonie en est maintenant à sa treizième édition. En réunissant une communauté d'enseignants, de jeunes chercheurs, des doctorants et d’étudiants, elle constitue une opportunité importante de recherche et de formation. S’intégrant dans le panorama des nombreuses activités de l'Université de Vérone, elle enrichit la vie culturelle de la ville, combinant une haute qualité scientifique et didactique avec la participation d'un public plus large. Pour suivre l’événement mailto: francesca.dainese@univr.it
Nom du contact: 
Francesca Dainese
Courriel du contact: 
francesca.dainese@univr.it
Suggéré par: 
Francesca Dainese
Courriel: 
francesca.dainese@univr.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
27/04/2021
Date de fin de l'événement: 
27/04/2021
Ville de l'événement: 
Verona (Conferenza Zoom)
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
judéité; Shoah; Francophonie; Colombe Schneck; Gary; Perec; Modiano; Ndiaye; Sartre; Federman

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