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Politique, droit, économie

À corps perdu. Limiti, costruzioni, intensità del corpo

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
The body has been the object of manifold re-definitions, and yet it remains an undiscovered territory, bordering on the uncanny. It is a nomadic entity, a witness of history, of stasis and movement. While various forms of knowledge can but asymptotically touch the body, art gives a kaleidoscopic representation of it. Existence seems to be the only common ground of this whirlwind of art, science and philosophy. Indeed, for all human beings, to exist means, more than anything, to adhere to the body that we are. The body turns into the precondition not only of every gesture, but also of every thought. And yet it seems absurd to reduce existence to its biological dimension only. Whereas grasping the irreducible complexity of the body is at the core of the scientific project, voicing it is the ill-concealed destiny of literature. If, according to Nietzsche, “only that which has no history can be defined”, we face here an irreducible complexity that escapes the realm of words, an elusive swerve that is nonetheless intimately tied to life. This conference aims at theoretically thinking the multi-faceted core of being in the world, the body.
“Nous habitons notre corps bien avant de le penser” (Albert Camus) Oggetto di molteplici ridefinizioni, al limite del perturbante, il corpo resta, tuttavia, territorio dell’ignoto. Entità senza fissa dimora, testimone della storia, della stasi quanto del movimento, esso è toccato solo asintoticamente dalle varie forme del sapere ed è protagonista di una caleidoscopica rappresentazione artistica. Termine comune di questa ridda di arte, scienza e filosofia sembra essere l’esistenza. Esistere per l’essere umano significa, prima di tutto, aderire a un corpo che si è, e che diventa la condizione non solo di ogni gesto, ma anche di ogni pensiero. D’altro canto, pare assurdo ridurre l’esistenza alla mera dimensione biologica. Afferrare l’irriducibile complessità del corpo è piuttosto il tentativo inesausto di ogni scienza, l’incombenza di dirlo, il destino malcelato della letteratura. Se, come affermava Nietzsche, definibile è solo ciò che non ha storia, pensare il corpo ci mette di fronte a un irriducibile che sfugge al dominio della parola, a uno scarto inafferrabile, che, tuttavia, è intimamente legato alla vita. Scopo del presente Convegno è quindi quello di indagare la corporeità, declinata teoreticamente come il nucleo dell’esserci al mondo. Possibili ma non uniche declinazioni: Alterazioni del corpo Il corpo come malattia Il corpo come trauma Il corpo come sofferenza Il corpo in frammenti Trasformazioni del corpo Le stagioni del corpo: dall’infanzia alla vecchiaia Gravidanza, maternità, aborto Il suicidio e l’eutanasia Il corpo morto La maschera, il doppio Obesità, anoressia Il corpo come altro da sé Limiti del corpo Io vs corpo Il corpo come prigione Il corpo dell’Altro Cyborg Corpo e sessualità L’appagamento sessuale La dipendenza sessuale Il transessualismo, l’intersessualità L’orientamento sessuale Il sadomasochismo Corpo e cultura Religione Riti di passaggio Riti funebri Reincarnazione Antropomorfismo, zoomorfismo Il corpo come atto politico I diritti del corpo Il commercio del corpo Corpo e arte Body art Performance art Corpo reale e corpo virtuale Abstracts: Le proposte, in lingua inglese o italiana, non dovranno superare le 250 parole e dovranno essere inviate entro il 30 aprile 2017, insieme ad una breve biografia dell’autore (100 parole) all’indirizzo: convegnocorpo@gmail.com. Il tempo previsto per ogni comunicazione è di 20 minuti, seguiti da discussione. Comitato scientifico e organizzativo: Giulia Angonese, Francesca Dainese, Andrea Nicolini, Carlo Vareschi Indirizzo: Università degli Studi di Verona, Via San Francesco 22, 37129, Verona, Italia.
Courriel du contact: 
convegnocorpo[at]gmail[point]com
Suggéré par: 
Francesca Dainese
Courriel: 
convegnocorpo[at]gmail[point]com
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/04/2017
Ville de l'événement: 
Verona
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
corps, corporéité, identité

Questions de genre dans les communications scientifiques

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Appel à contribution pour un numéro monographique sur les "Questions de genre dans les communications scientifiques", sous la direction de Mabel Franzone et Orazio Maria Valastro, publié dans M@gm@. Revue internationale en Sciences Humaines et Sociales.
Questions de genre dans les communications scientifiques Numéro monographique sous la direction de Mabel Franzone et Orazio Maria Valastro   Appel à contribution « Le déni de la différence entre hommes et femmes s’est avéré aussi inefficace pour les femmes scientifiques qu’irréaliste dans son application. Le déni de la différence parmi les hommes et parmi les femmes ne saurait donner de meilleurs résultats. » (Evelyn Fox Keller) La scientifique Vera Cooper-Robin (1928-2017), née à Philadelphie, vient de décéder récemment sans avoir été mentionnée comme ce qu'elle était : une femme de sciences ayant travaillée sur la matière obscure et qui avait établi, d’après ses nombreuses recherches, le rôle gravitationnel que cette matière produit. Ces résultats étaient la pierre angulaire pour que les scientifiques découvrent quinze années après qu’en réalité le 90% de la masse des galaxies est formée par de la matière obscure. Si bien elle n’était pas la seule à avoir travaillé sur ce type de matière, lui revient néanmoins le fait d’avoir mené les méditions nécessaires à supposer, en ce moment-là, l’évidence la plus directe et solide de l’existence de la matière obscure. Elle obtient son titre avec un mémoire contenant l’idée que les galaxies tournaient autour d’un centre jusqu’alors inconnu, à la place de bouger en expansion comme le soutenait la théorie appelée du Big Bang. Sa thèse de doctorat, assez controversée, signalait déjà que les galaxies ne se distribuaient pas au hasard sinon qu’elles formaient de grands cumules. Ce travail fut refusé par les revues scientifiques Astronomical Journal et Astrophysical Journal. Tout de même ses travaux allaient se confirmer quinze ans après. La notice du décès de Vera Cooper-Robin a parcouru tous les réseaux sociaux. Beaucoup de gens ont certainement pris connaissance de l’existence de cette femme de science, car l’astrophysique au féminin n’existe presque pas. Mais plus que cet oubli avait attiré notre attention le fait d’avoir eu ses travaux réprouvés et privés de distribution et pour l’académicien scientifique et pour le public en général.  Nous pouvons ainsi nous demander si la communication scientifique a un genre dominant. Le masculin androcentré apparaît-il dans la culture scientifique ? Quels sont les rapports de genre structurant la communication scientifique ? L'égalité de statut entre les femmes et les hommes dans les sciences exactes ou sociales est-elle pertinente pour analyser la communication scientifique ? Si nous tenons en compte que fréquemment les communications scientifiques ont une genèse dans des colloques ou des congrès, nous retrouverons dans le même débat la question de genre dans la science ou dans le monde du travail. Ces instances sont inséparables, certes, mais nous voulons nous concentrer sur la connaissance scientifique et sa communication dans les actes des congrès, dans les ouvrages collectives, thématiques ou non. Voilà la proposition que nous formulons, une analyse de la question de genre dans la communication scientifique, faite depuis plusieurs angles de recherche, répondant aux questions avant posés. Parmi nos objectifs nous signalons celui d’une mise en perspective de différentes recherches, nationales et internationales, sur les femmes et les hommes dans le système des publications scientifiques, en plus des réflexions sur les nouvelles actions à mener, notamment sur le plan éthique. Deuxièmement, celui du besoin de diriger ces recherches vers le paradigme de la transdisciplinarité, car les analyses réalisées dès l’anthropologie, la philosophie et la sociologie peuvent-elles bien éclairer le chemin des questions de genre dans la production scientifique et la distribution de cette production. Et au dedans de cette transdisciplinarité il faut aussi trouver l’intersectionnalité (intersectionality) entendue comme le propose la chercheuse Kimberlé Williams Crenshaw, c’est-à-dire quand les oppressions de la société (racisme, sexisme, homophobie, xénophobie, etc.) n’agissent pas toute à fait de manière indépendante, sinon au contraire ces formes d’exclusion apparaissent en interrelation et ne doivent être examinées en les séparant les unes des autres. Troisièmement, nous pensons qu’il serait de grand intérêt pouvoir établir une différence entre l’actualité et les commencements - il y a 10 ans - quand les questions de genre sont nées, puisque ces recherches se sont grandement développées, tant en quantité qu’en qualité. Quatrièmement, nous prétendons essayer une analyse épistémologique des questions du genre, avec une attention particulière sur le déni de la différence entre hommes et femmes, ainsi qu'il le précise Evelyn Fox Keller, physicienne et écrivaine américaine. Le genre, en relation aux concepts de féminité et masculinité travaillant aussi la pratique scientifique, se définit en termes d'égalité des chances ou bien en termes de reconnaissance de la complexité et de la valeur de la différence entre femmes et hommes ? Quand la femme est devenue objet et sujet de la science, a généré des études qui ont marqué une rupture ou, dit encore d’une autre façon : ont marqué un suspens des continuités et du progressif développement des connaissances propres à la Modernité. Est-ce que ces études de genre font partie de la Postmodernité ? Et-ce que la posture épistémologique assumée par les femmes dans leur propre production scientifique fait état de cette rupture ? Quel était l’obstacle épistémologique trouvé et dépassé par ces recherches ? Il serait opératif de parler d’un changement dans la tradition des sciences quand il s’agit de travaux et communications scientifiques faits par des femmes ? Nous sommes en face d’un nouveau paradigme ? C'est la vision d’un monde égalitaire ou de la différence à dégager des sentiers autres, des sentiers à explorer à l’intérieur d’un monde en pleine mutation ?   Les responsables du numéro Mabel Franzone : Anthropologue, Professeur de Langues et Littérature, Université Nationale de Salta (UNSA), Argentine ; membre de l’Institut d’Etudes Philosophiques de Salta (CEFISA) ; membre du Centres d'Études sur l'Actuel et le Quotidien (CEAQ - Paris V) ; membre du comité scientifique de la revue M@GM@ et de la Collection des Cahiers de M@GM@. Orazio Maria Valastro : Sociologue, membre de la Société internationale de mythanalyse (Montréal - Quèbec) ; Docteur de recherche en Sociologie, Université Paul Valéry, Montpellier ; fondateur et directeur scientifique des publications de M@GM@ - Revue internationale en sciences humaines et sociales.   Pour participer à ce numéro Envoyez le titre, un résumé de votre article de 3.000 signes maximum et une présentation de l’auteur, avant le 12 mars 2017 à l'attention de la rédaction : magma@analisiqualitativa.com. La direction et le comité scientifique de la revue se prononceront au plus tard le 26 mars 2017. En cas d’acceptation de votre proposition d'article il faudra remettre votre contribution, suivant les consegnes de la rédaction, au plus tard le 30 avril 2017.   M@GM@ ISSN 1721-9809 Revue internationale en Sciences Humaines et Sociales
Nom du contact: 
Orazio Maria Valastro
Courriel du contact: 
magma@analisiqualitativa.com
Suggéré par: 
Orazio Maria Valastro
Courriel: 
magma@analisiqualitativa.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
12/03/2017
Ville de l'événement: 
web
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
genre, science

Discours d’Europe, discours sur l’Europe. Peurs anciennes et actuelles / Discourses of and on Europe. About old and new fears

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Appel à communication pour le colloque interdisciplinaire "Discours d’Europe, discours sur l’Europe. Peurs anciennes et actuelles/Discourses of and on Europe. About old and new fears" qui se déroulera à Turin les 26 et 27 octobre 2017.
A l’initiative du Centro Studi sull’Europa (TO-EU) - Dipartimento di Culture, Politica e Società (Université de Turin), soutenu par l’Observatoire des discours d’Europe (Université de Franche-Comté), l’Université  libre de Bruxelles (Cevipol, Graid et Resic), le Dipartimento di Scienze Economico-Sociali e Matematico-Statistiche – Sez. Lingue Straniere (Université de Turin), le Dipartimento di Lingue e Letterature Straniere e Culture Moderne (Université de Turin), Le Dipartimento di Scienze della Mediazione linguistica e di Studi interculturali de l’Université de Milan). Le thème de la peur et ses liens avec la sphère politique n’est pas nouveau dans les études menées au sein du champ scientifique et il existe déjà de nombreuses analyses qui l’ont abordé à partir d’angles différents. Il suffit de citer les recherches célèbres de Delumeau (1978, 1984…), de Shklar (1989), de Berchtold et de Porret (1994) sans oublier les travaux récents de Robin (2004), de Bucheron et Robin (2015), et de Wodak (2015), par exemple. Il est pourtant clair que ces dernières années l’on assiste à un déploiement important de ce thème, notamment en Europe, où il semble traverser sans cesse le débat public et politique actuel. Des illustrations diverses de peurs collectives sont données à voir avec de plus en plus d’intensité et de fréquences dans les médias. Ces peurs nourrissent notamment des réflexions et des polémiques autour des valeurs européennes, des frontières de l’Europe, ainsi que sur la capacité du projet européen de faire face aux défis de la mondialisation. L’On entend parler ainsi souvent d’une Europe qui est en guerre non seulement à l’extérieur de ses frontières mais aussi à l’intérieur, où des peurs anciennes sont réactualisées (comme la pauvreté, la précarité, la peur de «  l’autre  », l’apparition de nouvelles maladies (SIDA, Ebola), la fin apocalyptique de l’humanité…) tandis que de nouvelles peurs sont pointées du doigt (comme le terrorisme, l’intégrisme religieux, le réchauffement climatique et ses conséquences sur la planète, l’impact de «  progrès techniques  » sur la santé publique (pollutions, OGM, wifi, nucléaire, nanotechnologie), l’ambivalence des genres sexuels,…), ce qui renforce le sentiment général d’insécurité et d’incertitude quant à l’avenir de l’humanité et la possibilité d’instituer des sociétés viables. Plusieurs publications récentes insistent justement sur ces aspects non seulement dans le domaine littéraire et des sciences humaines (Houllebecq, Soumission 2015), mais aussi dans les domaines de l’économie, de la politique et du journalisme (Fürstenberg 2007, Tremonti 2009, Garton Ash & Franceschini 2013). Ce prochain événement scientifique prolonge la réflexion commune que le réseau de l’Observatoire des discours sur l’Europe (http://disceurope.hypotheses.org/) a déjà entamée sur les notions de contre-discours (Besançon, 2013) et de polémique (Bruxelles, 2015). Il vise à élargir le cercle de partage des études sur les productions discursives ainsi que les disciplines représentées : communication politique, économie, histoire (moderne, contemporaine, des idées), journalisme, philosophie, sciences politiques, sociolinguistique, sociologie.  Ce colloque interdisciplinaire entend retracer les mécanismes de production et d’utilisation de la peur, entendue comme un phénomène collectif (Lefebvre 1932, Delumeau 1978), et envisage l’étude du lexique des peurs européennes afin de comprendre quelles sont les transformations et les éléments de continuité des peurs anciennes et nouvelles, ainsi que la transformation de leurs représentations et des imaginaires qui leur sont rattachés. Les propositions se pencheront notamment sur : la présence éventuelle de peurs spécifiques qui sont liées à l’histoire européenne et aux facteurs politiques, religieux et sociaux qui ont joué un rôle fondamental dans la construction de l’Europe contemporaine  ; l’identification des tournants événementiels et/ou discursifs qui ont produit des changements dans les discours, les images et les lexiques de la peur depuis le XVIIIe siècle  dans le contexte européen ; l’étude des mécanismes de production de la peur, ainsi que des façons de la propager, les stratégies énonciatives des acteurs et les contenus qui leur permettent de la circuler et de la répandre  ;  l’analyse de la manière dont les peurs anciennes (entre autres la peur de la mort, la menace des maladies, les craintes liées à la pauvreté ou à l’insécurité, la peur de l’étranger) se sont renouvelées et même renforcées dans le contexte actuel de mondialisation.  Afin de répondre à ces nombreuses questions, nous privilégierons les propositions qui présenteront des études de cas ou de corpus précis depuis le XVIIIe siècle jusqu’à nos jours, dans un cadre général restreint à l’Europe. L’approche diachronique est particulièrement souhaitée. Les méthodologies pourront varier, tout en privilégiant l’analyse du discours, ou mieux les Critical Discourse Studies (van Dijk 2013  : 1), comme approche interprétative qui permet la rencontre interdisciplinaire.     Quelques repères bibliographiques Berchtold, Jacques, Porret, Michel (éds.) (1994). La peur au XVIIIème siècle. Genève: Droz. Breton, Philippe (2000). La Parole manipulée. Paris: La Découverte. Bucheron, Patrick, Robin, Corey (2015), Les exercices de la peur. Usages politique d’une émotion. Lyon  : PUL.  Delumeau, Jean (1978). La peur en Occident (XIVe-XVIIe siècles). Une cité assiégée. Paris  : Fayard. – (1984). Le péché et la peur. La culpabilisation en Occident (XIIIe-XVIIIe siècles). Paris  : Fayard. Duez, Denis (2008) “L’Europe et les clandestins  : la peur de l’autre comme facteur d’intégration  ?”. Politiques européennes, n°26, pp. 97-119. Fürstenberg, Nina Zu (2007), Chi ha paura di Tariq Ramadan? L’Europa di fronte al riformismo islamico. Venise : Marsilio. Geremek, Bronislaw, Picht, Robert (éds.) (2007). Visions d’Europe. Paris: Odile Jacob. Garton Ash, Timothy, Franceschini, Enrico (2013). Perché diventare europei fa paura ai cittadini dell’Europa? La Repubblica delle idee. Guilhaumou, Jacques (2006). Discours et événement. L’histoire langagière des concepts. Besançon  : PUFC. Micheli, Raphaël (2010). L’émotion argumentée. L’abolition de la peine de mort dans le débat parlementaire français. Paris  : Le Cerf. Plantin, Christian (2011). Les bonnes raisons des émotions. Principes et méthode pour l’étude du discours émotionné. Berne  : Peter Lang.   Rinn, Michael  (éd.) (2008). Émotions et discours. L’usage des passions dans la langue. Rennes: Presses universitaires de Rennes.  Robin, Corey (2004). Fear. The History of a Political Idea. Oxford  : Oxford University Press. Shklar, Judith N. (1989). The Liberalism of Fear. Cambridge / London  : Harvard University Press.  Tremonti, Giulio (2009). La paura e la speranza. Europa, la crisi globale che si avvicina e la via per superarla. Milan  : Mondadori.  van Dijk, Teun A. (2013). News as Discourse. London: Routledge. Wodak, Ruth (2015). The Politics of Fear. What right-wing populist discourses mean. London  : Sage.   Informations pratiques Lieu : Université de Turin. Campus Luigi Einaudi (CLE) - Via Lungo Dora Siena 100 (Torino); date : 26-27 octobre 2017  Langues de travail : français et anglais   Calendrier Appel à communication : 5 décembre 2016  Retour des projets de communication : 5 mars 2017  Sélection des projets : 15 mai 2017 Retour des textes de communication : 1er octobre 2017    Format du projet de communication 3500-4000 signes (espaces compris) comportant le nom, la discipline, l’Université de rattachement et le courriel du/des auteurs (deux auteurs maximum), le titre de la communication, la description de l’objet de la recherche, la/les méthodes d’analyses mobilisées, la mise en évidence de son inscription dans le thème du colloque, 4-5 textes de bibliographie. Les projets de communication sont à envoyer à toeu@unito.it
Courriel du contact: 
toeu@unito.it
Suggéré par: 
Nancy Murzilli 05/1/2017
Courriel: 
nancy.murzilli@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
05/03/2017
Ville de l'événement: 
Turin
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Europe, peur, discours

Un italien au gouvernement ? La France mazarine

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Cycle « Mazarin et l’Italie", par Olivier Poncet, professeur à l’École Nationale des Chartes à Paris, les 28/9, 20/10, 14/12 2016 et 17/1 2017.
De Jules Mazarin (1602-1661) ses contemporains ont tout dit, sur le ton de l’emphase et de l’admiration aussi bien que sur le mode de la détestation et de la moquerie. Questionner les liens de Mazarin avec l’Italie permet de mieux comprendre l’homme, ils relativisent le mécène, ils magnifient le gouvernant, ils expliquent le chrétien. Au-delà ils constituent l’expression renouvelée d’un intense dialogue politique presque biséculaire entretenu par la France et les Français avec l’Italie dont le ministériat de Mazarin semble constituer le chant du cygne à l’âge moderne. Pour le chasser du pouvoir, la Fronde reprocha violemment à Mazarin, principal ministre, ses origines italiennes. Ces sentiments xénophobes étaient d’autant plus étonnant que la société française, y compris ses souverains, étaient fortement italianisés depuis le XVIe siècle. Mazarin dissimula d’autant moins son amour de l’Italie qui demeurait sans conteste sa patrie qu’il revendiquait par ailleurs sans réserve sa qualité de sujet du roi de France. Dans son nouveau pays d’adoption il put ainsi se faire le promoteur d’une culture dont il était un fin connaisseur et dont il ne craignait pas de soutenir les aspects artistiques les plus novateurs. Olivier Poncet est professeur à l’École Nationale des Chartes où il enseigne l’histoire des institutions et des archives à l’époque moderne. Auteur d’une thèse de doctorat sur les relations entre Rome et la France de 1595 à 1661, il étudie l’histoire politique et sociale de la France et de la papauté à l’époque moderne et s’intéresse tout particulièrement à l’histoire de l’écrit dans l’Occident de cette période.  Pour en savoir plus: programme
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancy.murzilli@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
28/09/2016
Date de fin de l'événement: 
17/01/2017
Ville de l'événement: 
Roma
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Mazarin, France, Italie

La cittadinanza in Francia e in Italia: proposte di riforma e prospettive future

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
La cittadinanza in Francia e in Italia: proposte di riforma e prospettive future / La citoyenneté en France et en Italie: réformes et perspectives d’avenir Lunedì 24 ottobre 2016 - ore 9.30.
Programma 9,30 - Indirizzi di saluto delle Istituzioni della Scuola di Giurisprudenza Chair: Prof.ssa Elena Ferioli Lucie Sponchiado (Université Paris Est-Créteil Val-de-Marne): "Citoyenneté et nationalité en France. Remarques et interrogations à partir d’une récente réforme constitutionnelle abandonnée" Sara Fabianelli (Alma Mater Studiorum - Università di Bologna): "Fenomenologia dello ius soli: le esperienze di Francia e Italia a confronto" Caroline Savi (Université Paris Nanterre): "Cittadinanza e "seconde generazioni" in Italia: una riforma indispensabile per la costruzione della propria identità" Francesca Raimondo (Alma Mater Studiorum - Università di Bologna): "Ius culturae: ai confini tra cittadinanza e integrazione. L’esperienza francese e la riforma italiana"   15,30 - Chair: Prof.ssa Caroline Savi Nabil Hajjami (Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne): "Nationalité ou citoyenneté? Octrois et déchéances au regard du droit international public" Francesco Biagi (Max Planck Foundation for International Peace and the Rule of Law): "Cittadinanza e nazionalità in Nord Africa e Medio Oriente alla luce delle recenti riforme costituzionali" Leonardo Pierdominici (Alma Mater Studiorum - Università di Bologna - European University Institute): "Evoluzioni della cittadinanza europea. Azzardo e logica"
Suggéré par: 
Romain Jalabert
Courriel: 
romain.jalabert@unibo.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
24/10/2016
Ville de l'événement: 
Bologna
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
cittadinanza, Italia, Francia

Les réformes territoriales en France et en Italie de 1945 à aujourd’hui

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Deuxième journée d’étude organisée par la Fondation Charles de Gaulle et la Fondazione Magna Carta, jeudi 22 septembre 2016, Sala del refettorio, Camera dei deputati, Via del Seminario, 76, Roma.
9.15 Enregistrement 9.30 Introduction Catherine Colonna, Ambassadrice de France en Italie Jacques Godfrain, ancien ministre, Président de la Fondation Charles de Gaulle Gaetano Quagliariello, ancien ministre, Président de la Fondazione Magna Carta 9.45 Première table ronde La décentralisation: processus cohérent ou succession de « moments » ? Présidence Gilles Le Beguec, Professeur émérite d’Histoire contemporaine, Président du Conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle Jean-Félix De Bujadoux, Maitre de conférence en droit constitutionnel, Sciences Po, Paris Gerardo Nicolosi, Professeur d’Histoire contemporaine, Université de Sienne Pause 11.15 Deuxième table ronde Au milieu du gué : est-on allé trop loin ou pas assez ? Présidence Fabio Grassi Orsini, Professeur émérite d’Histoire contemporaine, Université de Sienne Alain Laquieze, Professeur de droit constitutionnel, Université Paris V-Descartes Giuseppe De Vergottini, Professeur émérite de droit public comparé, Université de Bologne Déjeuner 15.00 Troisième table ronde Où en est l’Etat aujourd’hui ? Le point de vue des politiques Présidence Luigi Compagna, Sénateur, Professeur d’Histoire des idées politiques, Luiss Guido Carli, Rome Bernard Accoyer, ancien président de l’Assemblée Nationale, Député LR de Haute Savoie Stefano Caldoro, ancien ministre, ancien Président du Conseil régional de Campanie Hervé Gaymard, ancien ministre, Député LR de Haute Savoie, Président du Conseil régional de Haute-Savoie Gaetano Quagliariello, ancien ministre, Sénateur, Président de la Fondazione Magna Carta 17.00 Conclusions
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancy.murzilli@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
22/09/2016
Ville de l'événement: 
Roma
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
réformes territoriales, France, Italie

Festival Zones portuaires 2016

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Il Festival si svolgerà dall11 al 18 settembre 2016 a Genova. proiezioni / incontri / arte / musica / esplorazioni / navigazioni / laboratori / gusti / racconti.
Zones Portuaires è un Festival dedicato alle Città di Porto, un’ occasione di incontro e di scambio tra il mondo al di là delle cinte doganali e lo spazio urbano . Nato a Marsiglia nel 2012 per iniziativa dell’omonima équipe dopo quindici anni di esperienza nel mondo del cinema, nel corso del tempo il festival è diventato occasione per lasciar emergere il fil rouge che lega le città portuali, le loro attività, la loro architettura, le persone che le abitano . Dal 2015 il Festival si tiene anche a SaintNazaire e a Genova con l’obiettivo di contribuire alla contaminazione interdisciplinare nelle dinamiche di confronto sul tema del rapporto tra Città e Porto , al fine di rafforzarne il rapporto di reciproca conoscenza e interazione . Il Festival parte dal linguaggio cinematografico, capace di coinvolgere il vasto pubblico, e si realizza attraverso modaltà multidisciplinari al fine di stimolare la partecipazione attiva dei cittadini e dei turisti di ogni età e provenienza e nuove dinamiche di interazione tra enti pubblici e privati . Alle proiezioni cinematografiche sono infatti accostati momenti di approfondimento dei temi trattati attraverso passeggiate, veleggiate, visite guidate, azioni artistiche, convegni, mostre e momenti di incontro informali , realizzati all’interno degli spazi pubblici tra Porto e Città. L'équipe di Zones Portuaires opera da quasi vent'anni nella regione Provence-Alpes-Côte d'Azur. A Genova dal 2015 il Festival è realizzato da U-BOOT Architettura Paesaggio Ricerca, insieme a MEDSEA Mediterranean Sea and Coast Foundation e da INCONTRI IN CITTÀ Lab di studi urbani (DAFiSt – UniGE)   Le location del Festival 2016 a Genova sono il Parco della Lanterna, la Darsena, gli ex Magazzini del Sale, i quartieri retroportuali di Sampierdarena e Pré-Molo-Maddalena, i terminal e i bacini portuali.   Zones Portuaires si avvale quest’anno della collaborazione di numerosi partner: in particolare, la programmazione cinematografica è realizzata in collaborazione con Circuito Cinema Genova, Club Amici del Cinema - Arena estiva della Fortezza e con Genova - Liguria Film Commission. Le uscite in mare e le visite ai terminal sono possibili grazie ad Autorità Portuale e Capitaneria di Porto, al Corpo Piloti del Porto di Genova, al Gruppo Ormeggiatori Riuniti del Porto di Genova, ai terminalisti Sech e Saar, alla Compagnia unica lavoratori merci varie. Il lavoro di connessione tra il fronte mare e le aree retroportuali è possibile grazie al Museo di Palazzo Reale, al Galata Museo del Mare, al Dipartimento di Scienze Economiche dell’Università di Genova, a Condiviso - Evento Bastimento, al progetto Walk the Line, all’associazione Cercamemoria. I laboratori per bambini, ospitati agli ex Magazzini del Sale a Sampierdarena, vedono la collaborazione di Legambiente Giovani Energie e del Centro Servizi Minori e Famiglie del Municipio II Centro Ovest. Le esposizioni sono realizzate in collaborazione con CULMV, Circolo Luigi Rum, Corpo Piloti del Porto di Genova; vari eventi e in particolare il convegno Transnazionalità: Città e Porti del Futuro sono frutto della collaborazione con Institut Français Italia, Università di Genova, Cisei e Alsp.   Zones portuaires ha ottenuto il sostegno economico dell'Autorità portuale di Genova, dell'Institut français Italia, dell'Università di Genova, dell'Università Italo-francese, di Aix-Marseille Université (UMR Telemme) e dell'Alliance Française di Genova.     Per maggiori informazioni e ulteriori aggiornamenti: www.facebook.com/zpgenova www.zonesportuaires-genova.net
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancy.murzilli@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
11/09/2016
Date de fin de l'événement: 
18/09/2016
Ville de l'événement: 
Genova
Type d'événement: 
Informations diverses
Catégorie principale: 

Transnazionalità: porti e città del futuro

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Questa giornata di studio, organizzata nell'ambito della seconda edizione del Festival Zones portuaires, si svolgerà lunedì 12 settembre 2016 al Dipartimento di Economia, Aula Boccanegra, piano 4, Via F. Vivaldi 5 Darsena 16 126 Genova.
Festival Zones portuaires Genova 2016 Questa giornata di studio è organizzata nell'ambito del Festival Zones Portuaires col sostegno dell'Institut français Italia, dell'Università di Genova, dell'UMR Telemme (MMSH/Aix-Marseille 1/CNRS) e dell'Alliance française di Genova, in collaborazione con il Dipartimento di Lingue e culture moderne e il Dipartimento di Economia dell’Università di Genova, l’Archivio Ligure della Scrittura Popolare (ALSP) dell’Ateneo genovese, il Centro Internazionale di Studi sull’Emigrazione Italiana di Genova (CISEI), e lo studio OlivieriOffice. I lavori saranno incentrati sul porto inteso come luogo al tempo stesso fisico e simbolico, punto focale attorno al quale si sviluppa la fisionomia urbana e sociale delle città di mare. A partire da una prospettiva storica prenderà le mosse un’analisi dei nuovi processi transnazionali che osserverà, in particolare, quale ruolo svolgano i porti in questo fenomeno, nella loro identità di luoghi, simbolici e reali, di separazione e di ricomposizione del vissuto soggettivo e collettivo. Si prenderà in esame la loro funzione di perno attorno a cui ruotano i movimenti economici, di sviluppo urbano e di trasformazione socio-culturale delle città di mare. Il porto, poi, sarà analizzato nella sua specifica dimensione di laboratorio del futuro della città e di ‘incubatore’ di una nuova cittadinanza ‘glocale’. I relatori saranno invitati a contribuire alla discussione a partire da queste tracce di riflessione in una prospettiva interdisciplinare in cui si intrecceranno i punti di vista degli studiosi, dei promotori di queste trasformazioni (storici, antropologi, economisti, architetti), dei soggetti che, soprattutto a partire dai contesti definiti emergenziali degli ultimi anni, si fanno carico dell’accoglienza e del sostegno ai migranti, di artisti (scrittori, registi) che possono portare uno sguardo originale su questi (non?)luoghi in cui si giocano il futuro delle città e delle nuove forme di cittadinanza.   Programma   9:00 / Saluti Luca Beltrametti Dipartimento Economia Università di Genova   Autorità Portuale di Genova   9:30 / Sessione I Presiede: Maria Elena Buslacchi, Zones Portuaires Genova   Andrea T. Torre e Francesca Martini, Centro Studi Medì Genova   Le città, i porti e le migrazioni in Italia: caratteristiche salienti e mutamenti   10:00 Augusta Molinari, storica, Università di Genova   Il porto come confine nelle migrazioni storiche e in quelle contemporanee   10:30 Céline Régnard, storica, Aix-Marseille Université   Marseille et New York, ports d'immigration et de transit en intégrant la   dimension des imaginaires et des représentations à l'époque contemporaine   11:00 > 11:15 Dibattito   11:15 > 11:30 Pausa   11:30 / Sessione II Presiede: Maria Luisa Guterrez Luiz, Università di Genova   Tavola rotonda con le Associazioni Il Cesto, Gruppo Nuovi Profili,   Unione immigrati senegalesi, Unione di Solidarietà degli Ecuadoriani in Italia   12:00 > 12:15 Dibattito   12:15 > 14:15 Pausa pranzo   14:15 / Sessione III Presiede: Nancy Murzilli, Università di Genova - Institut Français Italia   Joëlle Zask, filosofa, Aix-Marseille Université   La migration comme condition humaine. Réflexion depuis le port de Marseille   14:45 Carlo Stiaccini, storico, Università di Genova / CISEI   Dal porto al mondo. Genova, il CISEI e l’Archivio-online delle migrazioni italiane   15:15 Philip Cartelli, antropologo e regista, Filmer entre ville et port   15:30 / Proiezione film Esplanade di Philip Cartelli (Francia, 2016, 31’) / Sound Mix: Ernst Karel   16:00 > 16:15 Dibattito   16:15 > 16:30 Pausa   16:30 / Sessione IV Presiede: Maria Pina Usai, Zones Portuaires Genova   Introduce: Davide Olivieri, OlivieriOffice - Università di Genova e Siviglia   5+1AA agenzia di architettura   Les Docks de Marseille. Corpo, sentimento, meraviglia   Roland Carta architetto   Marsiglia, la metamorfosi di una capitale del Mediterraneo   dialogano con:   Carmen Andriani, architetto, Università di Genova   sul tema: Città Porto dialogo per un futuro possibile   19:15 > 19:30 Conclusioni   traduzione consecutiva: Nora Gattiglia e Giulia Modena traduttrici e interpreti   19:30 / Aperitivo a cura di Mentelocale   Comitato scientifico e organizzativo: Maria Elena Buslacchi INCONTRI IN CITTÀ , UniGe Fabio Caffarena UniGe, DiSFor Anna Giaufret UniGe, LCM Nancy Murzilli UniGe, LCM - Institut Français Italia Davide Olivieri OlivieriOffice, UniGe e ETSA Sevilla Benoît Tadié Institut Français Italia Maria Pina Usai U-BOOT, MEDSEA Foundation   Per maggiori informazioni: www.facebook.com/zpgenova www.zonesportuaires-genova.net
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancy.murzilli@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
12/09/2016
Ville de l'événement: 
Genova
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
transnazionalità, porti, città

Les années 1970 en Europe : un tournant transnational des cultures politiques ?

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La question autour de laquelle tournera la journée d’études concerne un concept et une périodisation : si l’on accepte le postulat que la seconde moitié du XXe siècle a été marquée par des formes de « transnationalisation » des cultures politiques européennes, les années 1970 ont-elles ou non représenté un tournant dans ce phénomène majeur?
Argumentaire La question autour de laquelle tournera la journée d’études concerne un concept et une périodisation : si l’on accepte le postulat que la seconde moitié du XXe siècle a été marquée par des formes de « transnationalisation » des cultures politiques européennes, les années 1970 ont- elles ou non représenté un tournant dans ce phénomène majeur ? La réponse ne va pas de soi. Ces dernières années, les recherches en sciences sociales ont surtout mis l’accent sur les effets politiques de la mondialisation/globalisation et de l’accélération de l’intégration européenne à partir des années 1980-1990, tandis que les historiens insistaient sur le caractère transnational des mouvements de contestation des années 1960. Le quarantième anniversaire de 1968 a ainsi été l’occasion d’une floraison de rencontres et de publications sur le 68 « global », renouant sur des bases solides avec l’intuition précoce du « soulèvement mondial de la jeunesse » (George Paloczy-Horvath). La décennie 1970, écrasée entre ces deux temps forts des bouleversements contemporains, semble avoir été négligée, du moins dans cette perspective. Pourtant, cette séquence présente un certain nombre de caractères spécifiques qui méritent de retenir l’attention. Si les premières années de la décennie s’inscrivent incontestablement dans le prolongement des « années 1968 » ou du « long 68 », et plus largement, dans les derniers feux de la grande croissance engagée au lendemain de la guerre - malgré des déséquilibres déjà sensibles -, le grand retournement de tendance rendu manifeste à l’occasion du premier choc pétrolier de 1973 inaugure un long cycle de crises et de recompositions, économiques et sociales, mais aussi politiques et culturelles, dont nous sommes peut-être pas véritablement sortis. Quoiqu’il en soit, il n’est pas illégitime de faire de l’année 1979 le terme provisoire et commode de cette période charnière : le deuxième choc pétrolier, l’intervention soviétique en Afghanistan et la crise des euromissiles, la première élection du Parlement européen au suffrage universel et la victoire de M. Thatcher en Grande-Bretagne, donnent déjà le ton des années 1980. Il s’agira d’abord de se demander si, au cours de cette « longue » décennie (disons 1968-1979, en gardant une certaine souplesse chronologique selon les thèmes abordés), on a pu observer la constitution de réseaux transnationaux, des phénomènes de circulation d’idées, de personnes, de symboles (de la « rose au poing » du PS français à la flamme tricolore du MSI italien, en passant par le logo danois « nucléaire ? non merci !»), qui auraient traduit une « transnationalisation » des cultures politiques de différents pays ou y auraient contribué. Pour cela, on s’intéressera aussi bien aux structures partisanes qu’aux mouvements sociaux, syndicats, associations et ONG issus de la « société civile » – dans la mesure où ils posent des questions politiques ou se posent eux- mêmes en acteurs « politiques » –, aux grandes formations parlementaires qu’aux « mouvances » informelles et aux marges (« autonomes » en France, mouvement de 1977 en Italie, alternatifs), à la naissance de fédérations transnationales à l’occasion de l’élection européenne de 1979 dans l’éventualité où elles ne se limiteraient pas à de simples accords d’états-majors, qu’aux expériences avortées (eurocommunisme, tentative de regroupement des Partis socialistes d’Europe du Sud...) ou aux prodromes d’une « transnationalisation » de formes partisanes nationales (Partito radicale italien). La seconde question que nous souhaitons voir placer au cœur de la journée d’études est de savoir si et dans quelle mesure les cultures politiques européennes des années 1970 ont élaboré des concepts, des utopies, des symboles, comportant dans leur vision la fin de l’horizon national et si, dans ce travail, elles ont puisé dans les élaborations intellectuelles/expériences politiques des autres pays: par exemple, la prééminence des droits de l’homme face aux États et le droit d’ingérence humanitaire ; la notion de fin de l’État-nation et l’idée de l’avènement d’une société européenne − voire mondiale − traversée par les mêmes problèmes et défis (environnement et qualité de la vie, contrôle des multinationales, désarmement, migrations, place du travail, participation démocratique à la base, reconnaissance des « différences », etc.) ; la mise en avant de nouveaux clivages transnationaux tels que la question des femmes. La réponse à ces questions n’est pas nécessairement positive : il y a sans doute eu aussi des processus, des développements contraires à la « transnationalisation », qui ont pu représenter un recul par rapport à la décennie précédente. La journée s’intéressera aussi à la mise en question et en perspective de la notion de transnationalisation des cultures politiques. Enfin, la journée d’étude est centrée sur l’analyse des cultures politiques de l’Europe de l’Ouest (étant donné la persistance de la guerre froide à cette période, entre détente et regel), mais bien évidemment la transnationalisation concernera aussi la circulation d’idées, de personnes, de pratiques politiques, venues de l’autre côté du rideau de fer, culturellement plus poreux qu’auparavant (dissidence tchécoslovaque, Soljenitsyne, « modèle autogestionnaire yougoslave ») et, bien entendu, des États-Unis (de la « seconde révolution américaine » célébrée en 1972 en France par J.-F Revel comme « modèle » de la future révolution mondiale aux prodromes de la « révolution conservatrice » néolibérale).   Modalités de soumission des p​ropositions Les propositions de contributions à la journée devront parvenir avant le 30 octobre 2016 à la fois à Lucia Bonfreschi : lbonfreschi@gmail.com et à Frank Georgi : amef@dbmail.com. Chaque proposition devra contenir (un seul document, en format pdf ou bien word ou rtf) : Le nom et l’institution de rattachement ; Le titre et un résumé de 2500 signes environ (espaces compris) de la proposition, en français ou en anglais ; Un bref CV (une page maximum). Les résultats de la sélection seront communiqués à la mi-décembre 2015. Pour les intervenants sélectionnés, les frais d’hébergement (pour une nuit) à Rome et de voyage (dans les limites du budget) seront pris en charge par les organisateurs. Après le colloque, les organisateurs prévoient de retenir une partie des interventions pour publication. Pour cette raison, l’un des principaux critères de sélection sera l’originalité des propositions.    Informations pratiques Lieu : Université Luiss-Guido Carli, Rome. Dates : jeudi 25 et vendredi 26 mai 2017. Langues de travail : Français et anglais.   Comité scientifique Lucia Bonfreschi (Luiss-Guido Carli, Rome), Frank Georgi (CHS, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne), Giovanni Orsina (Luiss-Guido Carli, Rome), Benoît Tadié (Institut français Italia, Ambassade de France à Rome) Lieu Université Luiss-Guido Carli  Rome, Italie
Nom du contact: 
Lucia Bonfreschi
Courriel du contact: 
lbonfreschi@gmail.com
Suggéré par: 
Nancy Murzilli 31/8/2016
Courriel: 
nancy.murzilli@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/10/2016
Ville de l'événement: 
Rome
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Europe, transnationalisation, années 70

Conférence de l'écrivain algérien Boualem Sansal - Cycle de conférences sur "La France aujourd'hui" par Silvia Disegni

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Boualem Sansal tient une conférence à l'Université de Naples Federico II, "L'écriture comme lecture de la vie".
Quinta Conferenza "La France aujourd'hui" curata da Silvia Disegni Boualem Sansal (écrivain) "L'écriture comme lecture de la vie" Mercredi 18 mai 2016, 9-11h, Università degli Studi di Napoli "Federico II" Dipartimento di Studi Umanistici, Aula DSU2 Via Porta di Massa 1, Napoli
Suggéré par: 
Silvia Disegni
Courriel: 
silvia.disegni@unina.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
18/05/2016
Ville de l'événement: 
Naples (Napoli)
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Boualem Sansal

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