
Ticontre. Teoria Testo Traduzione n. 5 (avril 2016)
Mash-up. Valeur et formes de l’hybridation dans la création littéraire
sous la direction de Pietro Taravacci, Paolo Gervasi, Francesca Lorandini
Dans ce nouveau numéro de Ticontre nous souhaitons interroger
les pratiques artistiques fondées sur les concepts de transgression, de
mélange et de contamination, qui semblent prolonger l’objectif
romantique d’une œuvre totale et absolue où tous les arts
convergeraient. Nous dessinerons ainsi les lignes de force et
chercherons à comprendre la nouveauté de cet idéal de subversion
permanent inscrit au cœur même de la production artistique contemporaine
– à partir du moment où l’ouverture à l’« autre » a redéfini les
contours et l’identité du sujet qui prend la parole dans le discours
littéraire. Pourquoi, par exemple, la séparation nette entre le roman,
la poésie et le théâtre est-elle de moins en moins susceptible de
décrire les voies empruntées par la littérature aujourd’hui ? Pour
quelles raisons des formes nouvelles (essai, reportage)s’adaptent-elles
davantage aux nécessités expressives de la modernité ? De quelle manière
la conscience artistique romantique, à la fois créative et critique,
a-t-elle déclenché un processus autoréflexif qui, en travaillant l’art
de l’intérieur, a reconfiguré le paysage littéraire ?
Entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle la
complexité croissante des moyens de communication commence à interagir
avec les pratiques symboliques. Lorsque Walter Benjamin juxtapose les
tables du Coup de dés de Mallarmé aux affiches publicitaires,
il établit un parallèle entre la mise en page et l’organisation
sémiotique de la métropole, il scelle l’hybridation irréversible de
l’imaginaire, en obligeant les pratiques interprétatives à chercher de
nouvelles stratégies de description.
Les glissements d’un code à l’autre dépassent les limites de la théorie
de la traduction et de la littérature comparée, car ils constituent le
moteur même de la création moderne. Dans cette perspective, existe-t-il
de nouveaux procédés représentatifs véhiculant des contenus que les
formes traditionnelles ne savent plus transmettre ? Dans les entreprises
avant-gardistes, par exemple, le langage littéraire établit avec le
langage des médias des analogies formelles et structurelles. Les médias
sollicitent des réflexions métalinguistiques en fournissant ainsi des
modèles d’organisation du discours qui, par le biais d’une logique non
linéaire d’agencement des signes, emportent la syntaxe traditionnelle.
Le caractère expérimental de ces expériences artistiques est-il un
phénomène symptomatique ? Comment l’activité poïétique incessante du
nouveau régime de reproductibilité technique est-elle exploitée ? Le
medium ne se limite pas à transmettre des informations, mais il met en
place des modèles cognitifs, il implique un principe d’organisation de
l’expérience. Cet élément est observable à partir de l’influence du
journalisme et de la presse périodique sur les formes narratives (un
ascendant qui, par ailleurs, est à l’origine même de l’histoire du
roman), jusqu’à l’assimilation des techniques du montage
cinématographique par la prose du XXe siècle ; de l’emprise
de la radiophonie sur la partition orale d’une bonne partie de la
littérature moderniste (il suffit de penser à Joyce) jusqu’aux modèles
et matériaux audiovisuels hétérogènes qui nourrissent la littérature
postmoderne, ou encore les tentatives plus récentes d’écriture dans le
domaine numérique.
Ce numéro monographique de Ticontre rassemblera des
contributions sachant analyser et interpréter, dans une perspective
supranationale, la manière dont la littérature, dans la modernité, vit
de l’hybridation. Les analyses proposées pourront toucher aussi bien aux
genres hybrides par antonomase (roman, essai) qu’à la contamination
entre stratégies discursives et modalités énonciatives. On enquêtera sur
le mélange entre poésie et prose, document et invention, chronique et
narration, autobiographie et fiction, philosophie et critique, ma
également, par exemple, sur l’amalgame du tragique et du comique ou sur
la coprésence de catégories modales traditionnellement séparées (epos,
drame, lyrisme) dans la production artistique moderne et contemporaine.
Les contributions pourront également porter sur les croisements
inattendus de thèmes et de topoi ou sur les formes qui ont
acquis une dignité esthétique nouvelle ou renouvelée (reportage,
biographie, pamphlet). On examinera ainsi l’utilité opérationnelle de
certaines distinctions rhétoriques ou pragmatiques (littérature
« haute » / littérature populaire, par exemple) et on tâchera de
comprendre comment s’articulent les deux tendances apparemment opposées
qui fondent le paradigme artistique de la modernité : l’absolutisation
(ou intransitivité) et la « désartification » (Entkunstung).
Les articles s’occuperont d’œuvres méconnues ou rarement explorées,
mais aussi des auteurs reconnus dont la modernité réside dans un
caractère composite, contaminé, et polyphonique de l’écriture (parmi
lesquels Lautréamont, Schwob, Joyce, Proust, Beckett, Mallarmé, Broch,
Gadda, Octavio Paz, Juan Ramón Jiménez). En analysant les lieux
périphériques où s’élaborent de nouvelles stratégies d’émancipation de
la tradition et de légitimation artistique, on examinera les raisons qui
ont amené la critique contemporaine à interroger les éléments
paratextuels.
Nous signalons ici à titre d’exemples et en dehors de toute exhaustivité quelques perspectives d’enquête :
Les articles pourront être écrits en italien, français, espagnol ou
anglais. Ceux qui sont intéressés pourront envoyer un abstract (300 mots
maximum), accompagné d’une notice biobibliographique (150 mots
maximum), à l’adresse ibridazione@ticontre.org avant le 30 juin 2015.
Les auteurs des articles retenus seront contactés avant le 15 juillet
2015. Les articles devront parvenir avant le 30 octobre 2015 et ils
seront soumis à peer review. Pour toute question, veuillez écrire à ibridazione@ticontre.org.
Section monographique Ticontre. Teoria Testo Traduzione n. 5
(avril 2016). « Mash-up. Valeur et formes de l’hybridation dans la
création littéraire » sous la direction de Pietro Taravacci, Paolo
Gervasi, Francesca Lorandini
Pour envoyer des propositions, ou demander des renseignements : ibridazione@ticontre.org
Langues : italien, anglais, français, espagnol.
xtension des articles : 50000 signes maximum, espaces inclus.
Abstract: 300 mots.
Notice biobibliographique : 150 mots.
Envoi des propositions (abstract et notice biobibliographique) : avant le 30 juin 2015.
Notification de l’acceptation des propositions : avant le 15 juillet 2015.
Envoi des articles définitifs : avant le 30 octobre 2015.
Publication du numéro de la revue : avril 2016.
Peer review: oui.
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«Ticontre. Teoria Testo Traduzione» n. 5 (aprile 2016)
Sezione monografica
Mash-up. Forme e valenze dell’ibridazione nella creazione letteraria
a cura di Pietro Taravacci, Paolo Gervasi, Francesca Lorandini
In questo numero monografico di «Ticontre» vogliamo interrogare quelle
pratiche artistiche fondate sui concetti di mescolanza, trasgressione,
contaminazione, che sembrano prolungare la tensione romantica verso
un'opera totale e assoluta nella quale convergessero tutte le arti.
Cercheremo così di disegnare le linee di forza e comprendere le novità
di quell’ideale di sovversione permanente che pare essersi incardinato
nel cuore stesso della produzione artistica contemporanea, dal momento
in cui i confini e l’identità del soggetto che prende la parola nel
discorso letterario sono stati ridefiniti da un’apertura verso
«l’altro». Perché, ad esempio, la netta distinzione tra romanzo, poesia e
teatro è sempre meno adatta a descrivere le vie percorse oggi dalla
letteratura? Quali sono le ragioni che rendono nuove forme (saggio,
reportage) più adeguate alle necessità espressive della modernità? In
che modo la coscienza artistica romantica, simultaneamente creativa e
critica, ha innescato un processo autoriflessivo che, lavorando l’arte
dall’interno, ha riconfigurato il paesaggio letterario?
Tra Otto e Novecento un sistema dei mezzi di comunicazione divenuto più
complesso comincia ad interferire con le pratiche simboliche: così,
quando Walter Benjamin associa le tavole del Coup de dés di
Mallarmé ai manifesti pubblicitari, creando un parallelo tra
l’organizzazione della pagina e l’organizzazione semiotica della
metropoli, sembra sancire l’irreversibile ibridazione dello spazio
immaginativo, che richiede alle pratiche interpretative nuove strategie
di descrizione.
Gli scivolamenti da un codice all’altro non riguardano solo questioni
ascrivibili alla teoria della traduzione in senso stretto (adattamento,
trasmutazione, traduzione inter o intra semiotica) o allo statuto di una
disciplina come la letteratura comparata, ma sono il motore della
creazione artistica moderna. Esistono, in questo senso, procedimenti
rappresentativi nuovi che si fanno carico di contenuti che le forme
della tradizione non sanno più veicolare? Nelle esperienze di matrice
avanguardista, ad esempio, il linguaggio letterario stabilisce con la
lingua dei media analogie formali e strutturali. I media attivano
riflessioni metalinguistiche fornendo così modelli di organizzazione del
discorso, che attraverso una logica non più lineare di disposizione dei
segni travolgono la sintassi tradizionale. La progettualità esplicita
di questi esperimenti artistici è un fenomeno sintomatico? Come viene
sfruttata artisticamente l’incessante attività poietica del
nuovo regime di riproducibilità tecnica? Dall’influenza del giornalismo e
della comunicazione periodica sulle forme narrative (che del resto è
all’origine stessa della storia del romanzo), all’assorbimento delle
tecniche del montaggio cinematografico da parte delle scritture
novecentesche; dall’influsso che ha la radiofonia sulla partitura orale
di molta letteratura modernista (basti pensare a Joyce), ai modelli e ai
materiali audiovisivi eterogenei che nutrono la letteratura
postmoderna, fino alle più recenti sperimentazioni di scrittura interne
all’ambiente digitale, il medium non si limita a trasportare
informazioni, ma allestisce un modello conoscitivo, contiene un
principio di organizzazione dell’esperienza.
Questo numero monografico di «Ticontre» accoglierà contributi capaci di
analizzare e d’interpretare, in una prospettiva sovranazionale, il modo
in cui la letteratura, nella modernità, si nutre dell’ibridazione. Le
analisi potranno riguardare tanto i generi ibridi per antonomasia
(romanzo, saggio) quanto la contaminazione tra strategie discorsive e
modalità enunciative. Si investigherà il mescolarsi di poesia e prosa,
documento e invenzione, cronaca e narrativa, autobiografia e finzione,
filosofia e critica, ma anche, ad esempio, la commistione di tragico e
comico o la compresenza di categorie modali tradizionalmente distinte
(epos, dramma, lirica) nella produzione artistica moderna e
contemporanea. I contributi potranno concentrarsi ugualmente su incroci
inattesi di temi e topoi o su quelle forme che hanno assunto
una nuova dignità estetica (reportage, biografia, pamphlet). Si
cercherà così di valutare l’utilità operativa di alcune distinzioni
retoriche o pragmatiche (letteratura alta e letteratura popolare, ad
esempio) e di capire come si articolano due tendenze apparentemente
contrapposte che fondano il paradigma artistico nella modernità:
l’assolutizzazione (o intransitività) e la «disartizzazione» (Entkunstung).
Si potranno proporre degli studi relativi a opere poco note, ma anche
interrogare autori canonizzati la cui modernità risiede proprio nel
carattere spurio, eterogeneo e polifonico della loro scrittura
(Lautréamont, Schwob, Joyce, Proust, Beckett, Mallarmé, Broch, Gadda,
Octavio Paz, Juan Ramón Jiménez, solo per fare qualche esempio tra i
molti possibili). Si proverà a capire la curiosità critica crescente,
nel Novecento, per gli elementi paratestuali analizzando quei luoghi
periferici in cui si elaborano nuove strategie di emancipazione dalla
tradizione e di legittimazione artistica.
Si elencano, di seguito, alcune possibili prospettive d’indagine:
- analisi testuale di esempi di ibridazione letteraria tra generi e modalità discorsive
- analisi testuale di esempi di ibridazione tra codici e sistemi semiotici
- analisi di testi letterari che assorbono forme, retoriche, stilemi provenienti da altri media
- esplorazione dei limiti della scrittura nella concezione della parola come oggetto e del testo come manufatto
- mutazione del discorso critico in relazione al coinvolgimento della
letteratura nelle strutture più ampie della semiosi formale e simbolica
- analisi testuale di diari, taccuini, corrispondenze, recensioni e note critiche d’autore
Si accettano proposte di contributi in italiano, francese, spagnolo e
inglese. Chi fosse interessato a partecipare è pregato di inviare un
abstract di 300 parole circa, accompagnandolo con una nota
biobibliografica separata (massimo 150 parole), a
ibridazione@ticontre.org entro e non oltre il 30 giugno 2015. L’esito
della selezione verrà comunicato entro il 15 luglio 2015. I contributi
selezionati dovranno essere consegnati entro il 30 ottobre 2015 e
saranno sottoposti a peer review. Per informazioni o chiarimenti
contattare i curatori all’indirizzo ibridazione@ticontre.org.
Sezione monografica «Ticontre. Teoria Testo Traduzione» n. 5 (aprile 2016)
Mash-up. Forme e valenze dell’ibridazione nella creazione letteraria
a cura di Pietro Taravacci, Paolo Gervasi, Francesca Lorandini
Per invio delle proposte, informazioni e chiarimenti: ibridazione@ticontre.org
Lingua: italiano, inglese, francese, spagnolo
Lunghezza massima dei contributi: 50.000 battute spazi inclusi
Abstract: 300 parole
Profilo bio-bibliografico: 150 parole
Invio proposte di pubblicazione (abstract e profilo bio-bibliografico):
30 giugno 2015 Comunicazione di accettazione delle proposte: 15 luglio
2015 Invio testo definitivo del contributo: 30 ottobre 2015
Pubblicazione del fascicolo: aprile 2016
Peer review: sì