
La Tragédie du sac de Cabrières, restée manuscrite mais probablement écrite entre 1566 et 1568, représente dans un cadre tragique humaniste des événements de l’histoire récente, survenus en 1545, lorsque les troupes royales ont encerclé puis massacré une communauté vaudoise, coupable donc, aux yeux du royaume, d’hérésie, et composée d’hommes, de femmes et d’enfants. Si le massacre a fait scandale à l’époque, et a conduit à un procès des catholiques en cause, la représentation qu’en donne l’auteur anonyme contribue à mettre en cause les troupes royales, coupables d’avoir trahi leur parole autant que d’avoir assassiné des civils innocents. La pièce s’inscrit alors dans le genre des martyrologes huguenots et suit notamment le récit proposé par Crespin. Si la pièce a été longtemps délaissée par la critique, on présentera différents aspects, dévoilés par le numéro du “Verger” paru en 2025 qui lui était consacré, qui témoignent de l’importance de cette pièce et qui révèlent tout ce qu’elle a encore à nous apprendre.
Cette pièce a fait l’objet d’une édition critique par Daniela Boccassini publiée dans le corpus du “Théâtre français de la Renaissance” (La tragédie à l’époque d’Henri II et de Charles IX (1566-1567), Florence-Paris, Olschki, I/3, 1990, p. 203-278).
Nina Hugot est Maîtresse de Conférences de Langue et Littérature française à l’Université de Lorraine (Metz). Elle dirige le projet Melponum (https://cenhtor-msh-lorraine.cnrs.fr/s/melponum/page/home) et collabore activement avec l’équipe dirigée par Rosanna Gorris Camos et avec l’Université de Vérone, avec laquelle elle a activé un Memorandum of Understanding.
Dans le cadre du séminaire doctoral Editoria ed Eresia (https://www.dlls.univr.it/?ent=iniziativa&id=9984), dirigé par Rosanna Gorris Camos.
[ITA]
La prof. Nina Hugot presenterà un importante numero della rivista online “Le Verger” dedicato alla Tragédie du sac de Cabrières, risalente al 1566 (a cura di Nina Hugot e Jérémy Sagnier, “Le Verger”, Bouquet XXXI, 2025).
La Tragédie du sac de Cabrières, rimasta manoscritta ma probabilmente composta tra il 1566 e il 1568, rappresenta, in una cornice tragica umanistica, eventi della storia recente, avvenuti nel 1545, quando le truppe reali circondarono e poi massacrarono una comunità valdese, ritenuta dunque, agli occhi delle autorità, colpevole di eresia, e composta da uomini, donne e bambini. Se il massacro suscitò scandalo all’epoca e portò all’istituzione di un processo contro i cattolici coinvolti, la rappresentazione che ne offre l’autore anonimo contribuisce a mettere in discussione l’operato delle truppe del re, colpevoli tanto di aver tradito la propria parola, quanto di aver assassinato dei civili innocenti. L’opera si inserisce così nel genere dei martirologi ugonotti e segue in particolare il racconto proposto da Jean Crespin. Sebbene la pièce sia stata a lungo trascurata dalla critica, si presenteranno in questa sede diversi aspetti, messi in luce dal numero monografico del “Verger” pubblicato nel 2025 a essa dedicato, che testimoniano l’importanza di quest’opera rivelando tutto ciò che essa ha ancora da insegnarci.
Giova precisare che la Tragédie du sac de Cabrières è stata oggetto di un’edizione critica a cura di Daniela Boccassini, pubblicata nel corpus del «Théâtre français de la Renaissance» (La tragédie à l’époque d’Henri II et de Charles IX (1566-1567), Firenze-Parigi, Olschki, I/3, 1990, pp. 203-278).
Nina Hugot è docente di Lingua e Letteratura francese all’Université de Lorraine (Metz). Dirige il progetto Melponum (https://cenhtor-msh-lorraine.cnrs.fr/s/melponum/page/home) e collabora attivamente con il Gruppo di studio sul Cinquecento francese, diretto da Rosanna Gorris Camos, e con l’Università di Verona, con la quale ha recentemente stipulato un Memorandum of Understanding.
Nell’ambito del seminario dottorale Editoria ed Eresia (https://www.dlls.univr.it/?ent=iniziativa&id=9984), diretto da Rosanna Gorris Camos.