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Didactique de la littérature

Robert Desnos, poète de la nuit et de la solitude : The Night of loveless nights

Conférence de Damiano De Pieri

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Damiano De Pieri présentera son édition critique du long poème de Robert Desnos (Paris, Éditions des Cendres, 2025).
Ce volume, paru initialement à Anvers en 1930, est le fruit d’une collaboration fructueuse entre Robert Desnos (décédé à Theresienstadt en 1945), que Breton considérait comme le « prophète » du surréalisme, et Georges A. Malkine (1898-1970). Témoignage d’une profonde amitié, ainsi que d’une époque singulière et complexe, ce texte évoque la relation féconde entre poésie et peinture. Dans sa magnifique postface, Damiano De Pieri retrace l’histoire singulière de cette œuvre unique et commente avec finesse le long poème, ainsi que les illustrations de Malkine, seul peintre cité dans le Manifeste du surréalisme. Damiano De Pieri est docteur en littérature française, auteur d’une Thèse en cotutelle (Vérone-Paris III, sous la direction de Rosanna Gorris Camos et de Marie-Paule Berranger) portant sur les origines du surréalisme. Il est Faculty Member de l'Université Paris III-Sorbonne Nouvelle. Ses recherches portent sur la littérature française des XIXe et XXe siècles, l'histoire de l'art du XXe siècle, l'avant-garde et la génétique textuelle. Dans le cadre du séminaire doctoral L’Alphabet de la Shoah (https://www.dlls.univr.it/?ent=iniziativa&id=9085), dirigé par Rosanna Gorris Camos.
Nom du contact: 
Rosanna Gorris Camos
Courriel du contact: 
rosanna.gorris@univr.it
Suggéré par: 
Anderson Magalhães
Courriel: 
anderson.magalhaes@univr.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
16/04/2026
Ville de l'événement: 
Verona
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Robert Desnos, Georges A. Malkine, Surrealismo

Conférence de Véronique Ferrer (Université Paris Nanterre – IUF ) : Pétrarque au féminin. Les poétesses de l’amour à la Renaissance

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Véronique Ferrer, professeur de littérature de la Renaissance et membre de l’Institut universitaire de France, tiendra, à l’Université de Vérone, le 8 avril 2026, une conférence intitulée : "Pétrarque au féminin. Les poétesses de l’amour à la Renaissance".
« Écrire d’amour » ne relève pas de l’évidence pour une femme à la Renaissance. Les poétesses qui se lancent dans l’aventure se heurtent non seulement à des obstacles moraux, mais elles doivent aussi relever un défi poétique de taille : composer avec des langages et des imaginaires masculins, parmi lesquels le modèle pétrarquiste, imposé par des décennies de réécritures en chaîne. Comment s’accommodent-elles des contraintes sociales et des paradigmes culturels qui déterminent le discours masculin dont elles héritent ? Comment négocient-elles leur parole et leur place parmi les poètes ? À travers les trajectoires singulières de quelques poétesses françaises et italiennes, il s’agira de dessiner à grands traits une petite histoire du pétrarquisme féminin sans chercher à l’essentialiser, mais en considérant les données sociales, géographiques et culturelles qui affectent les écritures littéraires autant que les modes de pensée. Véronique Ferrer est professeur titulaire de littérature de la Renaissance à l’Université Paris Nanterre et membre de l’Institut universitaire de France. Elle dirige des projets de recherche internationaux tels que « Renaissances – Moyen Âge/XVIe siècle » (CSLF- Paris Nanterre) : https://cslf.parisnanterre.fr/recherches/renaissances-manifestations et « L’Europe pétrarquiste » : https://europe-petrarquiste.com/. Parmi ses nombreux ouvrages on peut citer : Petites Œuvres meslees d’Agrippa d’Aubigné, suivies du Recueil des vers de Monsieur d’Ayre, Paris, Honoré Champion, 2004 ; Sur les Discours des misères de ce temps de Ronsard. « D’une plume de fer sur un papier d’acier », Orléans, Paradigme, 2009 ; Exercices de l’âme fidèle. La littérature de piété en prose dans l’espace réformé francophone (1524-1685), Genève, Droz, 2014 ; Le Printemps d’Agrippa d’Aubigné, Genève, Droz, « Texte courant », 2019 ; L’Amoureuse rage. Agrippa d’Aubigné poète profane, Genève, Droz, 2022. Elle a aussi dirigé des ouvrages collectifs, comme Les Muses sacrées. Poésie et théâtre de la Réforme entre France et Italie, dir. Véronique Ferrer et Rosanna Gorris Camos, Genève, Droz, 2016 ; La Langue des émotions (XVIe-XVIIIe siècle), dir. Véronique Ferrer et Catherine Ramond, Paris, Classiques Garnier, 2017 ; Écrire la Bible en français au Moyen Age et à la Renaissance, dir. Véronique Ferrer et Jean-René Valette, Genève, Droz, 2017 et Renaissances 2. Pré-histoire de la catégorie : les mots en contexte (XIIe-XVIIIe siècle), dir. V. Ferrer et J.-L. Fournel et M. de La Gorce, Genève, Droz, 2025. CV complet : https://www.parisnanterre.fr/veronique-ferrer Conférence organisée dans le cadre du séminaire doctoral "Editoria ed eresia" dirigé par Rosanna Gorris Camos, et à l’occasion de l'invitation de Véronique Ferrer en tant que visiting professor dans le cadre du programme PIA 2026. --- Nell’ambito del seminario dottorale Editoria ed Eresia, https://www.dlls.univr.it/?ent=iniziativa&id=9984, diretto da Rosanna Gorris Camos, e in occasione dell’invito della docente nell’ambito del programma PIA 2026, Véronique Ferrer, professore ordinario di letteratura francese del Rinascimento e membro dell’Institut universitaire de France, terrà presso l’Università di Verona, l’8 aprile 2026, una conferenza dal titolo: "Pétrarque au féminin. Les poétesses de l’amour à la Renaissance". «Écrire d’amour» non era scontato per una donna del Rinascimento. Le poetesse che si avviarono in una tale sfida dovettero affrontare non solo ostacoli di natura morale, ma anche prove non facili sul piano poetico : comporre versi ispirati a linguaggi e immaginari maschili, compreso il modello petrarchista, imposti da una tradizione patriarcale consolidata. Come si adattarono tali poetesse ai vincoli sociali e ai paradigmi culturali propri del discorso maschile a cui si ispirarono? Come adottarono le parole dei poeti e come crearono un loro spazio tra di essi? Attraverso i percorsi paradigmatici di alcune poetesse francesi e italiane, si cercherà di presentare una breve storia del petrarchismo femminile senza generalizzare, ma considerando con attenzione gli ambiti sociali, geografici e culturali che orientano e sottendono la scrittura letteraria e il pensiero di tali poetesse. Véronique Ferrer è professore ordinario di letteratura francese del Rinascimento all’Université Paris Nanterre e membro dell’Institut universitaire de France. Da molti anni è impegnata nella direzione di progetti di ricerca di rilevanza internazionale, fra cui « Renaissances – Moyen Âge/XVIe siècle » (CSLF- Paris Nanterre) : https://cslf.parisnanterre.fr/recherches/renaissances-manifestations e « L’Europe pétrarquiste » : https://europe-petrarquiste.com/. Fra i suoi numerosi lavori, ricordiamo : Petites Œuvres meslees d’Agrippa d’Aubigné, suivies du Recueil des vers de Monsieur d’Ayre, Paris, Honoré Champion, 2004 ; Sur les Discours des misères de ce temps de Ronsard. « D’une plume de fer sur un papier d’acier », Orléans, Paradigme, 2009 ; Exercices de l’âme fidèle. La littérature de piété en prose dans l’espace réformé francophone (1524-1685), Genève, Droz, 2014 ; Le Printemps d’Agrippa d’Aubigné, Genève, Droz, « Texte courant », 2019 ; L’Amoureuse rage. Agrippa d’Aubigné poète profane, Genève, Droz, 2022 ; Les Muses sacrées. Poésie et théâtre de la Réforme entre France et Italie, dir. Véronique Ferrer et Rosanna Gorris Camos, Genève, Droz, 2016 ; La Langue des émotions (XVIe-XVIIIe siècle), dir. Véronique Ferrer et Catherine Ramond, Paris, Classiques Garnier, 2017 ; Écrire la Bible en français au Moyen Age et à la Renaissance, dir. Véronique Ferrer et Jean-René Valette, Genève, Droz, 2017 e Renaissances 2. Pré-histoire de la catégorie : les mots en contexte (XIIe-XVIIIe siècle), dir. V. Ferrer et J.-L. Fournel et M. de La Gorce, Genève, Droz, 2025. Il suo CV: https://www.parisnanterre.fr/veronique-ferrer
Nom du contact: 
Rosanna Gorris Camos
Courriel du contact: 
rosanna.gorris@univr.it
Suggéré par: 
Anderson Magalhães
Courriel: 
anderson.magalhaes@univr.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
08/04/2026
Ville de l'événement: 
Verona
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Petrarchismo, Rinascimento, scritture femminili

Richesses de la Réécriture : textes et patrimoines culturels des littératures francophones

Poetiche della riscrittura: dall’aneddoto esistenziale alla memoria operaia

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Du 19 mars au 21 mai, le séminaire Richesses de la francophonie : textes et patrimoines culturels des littératures francophones du Dipartimento di Studi Linguistici e Letterari (DiSLL) de l’Università degli Studi di Padova propose un cycle de rencontres consacré aux pratiques de la réécriture dans les littératures francophones.
À travers l’intervention de chercheuses et chercheurs provenant de différentes universités italiennes et européennes, le séminaire explorera la richesse des formes de réécriture, du pastiche aux adaptations intermédiatiques, en passant par les réélaborations translingues et les relectures critiques des textes littéraires. Une attention particulière sera accordée aux processus de transformation des œuvres, aux circulations culturelles et aux nouvelles perspectives d’interprétation qu’ouvre la réécriture dans le champ de la francophonie contemporaine. Les rencontres, qui alterneront conférences et ateliers de réécriture, offriront aux participant·e·s l’occasion d’approfondir des études de cas spécifiques, en expérimentant directement les pratiques de création et de transformation textuelle. Le séminaire se déroulera le jeudi à partir de 16h00 dans la Meeting Room de la Bibliothèque Beato Pellegrino, au sein du Complexe Beato Pellegrino, et s’inscrit dans les activités de formation du DiSLL. Info : francesca.dainese@unipd.it | marika.piva@unipd.it
Nom du contact: 
Francesca Dainese
Courriel du contact: 
francesca.dainese@unipd.it
Suggéré par: 
Francesca Dainese
Courriel: 
francesca.dainese@unipd.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
19/03/2026
Date de fin de l'événement: 
21/05/2026
Ville de l'événement: 
Padova
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Francophonie, réécriture, pastiche, adaptations intermédiatiques, réélaborations translingues

Espèces d’espaces : Représentations linguistiques et littéraires de l’espace dans les discours de la contemporanéité

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Ce numéro d’Écho des études romanes entend examiner comment les individus construisent, interprètent et reconfigurent l’espace au moyen de choix lexicaux, de stratégies énonciatives et de dispositifs narratifs et poétiques spécifiques, et en déterminant dans quelle mesure ces représentations participent à la compréhension des transformations sociales, culturelles et environnementales du monde post-1980.
Écho des études romanes Revue semestrielle de linguistique et littératures romanes www.eer.cz Appel à contributions pour le numéro thématique 2026 Espèces d’espaces. Représentations linguistiques et littéraires de l’espace dans les discours de la contemporanéité En 1974 Georges Perec déplore la cécité dont l’homme fait preuve à l’égard de l’espace. Au centre de son questionnement il y a une « géographie dont nous avons oublié que nous sommes les auteurs » (Perec, 2000 : 105) et dont il cherche à définir de nouvelles coordonnées. L’espace apparaît ainsi non comme un simple cadre neutre de l’existence, mais comme une réalité fragmentée, traversée de fissures, de seuils et de zones de friction, que les discours contribuent à construire, à interpréter et à rendre lisible. Dans le sillage des réflexions perecquiennes contenues dans Espèces d’espaces, ce numéro thématique d’Échos des études romanes se propose d’analyser les représentations linguistiques, littéraires et traductologiques de l’espace dans les discours de la contemporanéité, en articulant les apports issus de la linguistique, des études littéraires et de la traduction. L’espace y est envisagé non comme un simple référent extralinguistique, mais comme une construction langagière et textuelle, produite par des opérations de nomination, de catégorisation et de mise en discours, ainsi que par des dispositifs narratifs, poétiques et traductifs. Les textes littéraires sont ainsi considérés à la fois comme des formes esthétiques et comme des lieux privilégiés d’élaboration discursive de l’expérience spatiale, tandis que les discours non littéraires sont interrogés dans leur dimension narrative, métaphorique et symbolique. Les concepts d’espace et de lieu ont connu d’importantes évolutions au cours des dernières décennies, sous l’influence du tournant spatial dans les sciences humaines et sociales à partir de la fin des années 1980. Dans le cadre de ce numéro, la contemporanéité est entendue comme la période postérieure aux années 1980, marquée par la mondialisation, la recomposition des territoires, l’accélération des mobilités, la révolution numérique et l’émergence de crises environnementales globales. Cette période se caractérise par une multiplication des expériences spatiales discontinues, instables et hybrides, qui se manifestent de manière privilégiée dans les discours et les formes littéraires. Au cours des années 1980 et 1990, plusieurs concepts théoriques ont contribué à renouveler la pensée de l’espace : l’hétérotopie (Foucault, 1984), les lieux de mémoire (Nora, 1984), l’espace des flux (Castells, 1989), les non-lieux (Augé, 1992) ou encore le tiers espace (Bhabha, 1994). Les années 2000 ont vu l’émergence de notions telles que la postmétropole (Soja, 2000) et le développement d’approches interdisciplinaires comme la géocritique (Westphal, 2000) ou encore la géographie littéraire et la pensée-paysage (Collot, 2011, 2014), articulant dimensions esthétiques, éthiques et écologiques de l’espace. Plus récemment, des termes comme cyberespace, glocal, Covidocène, Anthropocène, Capitalocène ou Technocène ont profondément remis en question les frontières entre espace public et espace privé, espace réel et espace virtuel, centre et périphérie, ainsi que les relations entre ville et campagne, humain et nature. Ces reconfigurations s’accompagnent d’une intense activité discursive et lexicale. Les discours politiques, scientifiques, institutionnels, militants, médiatiques et littéraires élaborent de nouvelles manières de dire et de représenter l’espace : l’océan, redéfini comme milieu menacé et espace de ressources en voie d’épuisement, l’environnement comme espace de conflictualité, le territoire comme enjeu identitaire, les espaces numériques comme nouveaux lieux d’énonciation. L’espace devient ainsi à la fois un lieu de créativité linguistique, marqué par des phénomènes de néologisation, de resémantisation et de recomposition terminologique, et un dispositif narratif et poétique central dans les productions littéraires contemporaines. Sur le plan littéraire, les écritures contemporaines ont développé de véritables poétiques de l’espace, qui dialoguent de manière explicite avec ces transformations discursives, sociales et théoriques. De l’héritage perecquien d’Espèces d’espaces, qui invite à interroger les micro-topographies du quotidien, jusqu’aux narrations urbaines fragmentaires de Jean Echenoz et Annie Ernaux, l’espace se configure comme un lieu de mémoire, de stratification sociale et de positionnement énonciatif, étroitement lié aux choix formels et linguistiques des textes. Chez Michel Houellebecq, par exemple, les espaces anonymes font écho à la notion de non-lieu, tandis que Marie Darrieussecq ou Maylis de Kerangal élaborent une écriture du corps et du paysage où environnement, technique et subjectivité apparaissent imbriqués. Les écritures francophones et postcoloniales, qu’il s’agisse de Patrick Chamoiseau, d’Édouard Glissant ou de Maryse Condé, interrogent, d’ailleurs, l’espace comme palimpseste historique et territoire de résistance, comme lieu de tension entre centre et périphérie, ancrage et dislocation, contribuant à redéfinir les normes esthétiques et linguistiques dominantes. Ces exemples, nécessairement partiels, illustrent la vitalité des poétiques spatiales contemporaines et la diversité des enjeux formels, éthiques et identitaires qu’elles soulèvent. La lecture et la représentation de l’espace relèvent donc d’une construction intellectuelle, d’un ressenti émotionnel et d’un choix éthique et politique : alors que le constat de la dégradation des milieux naturels et de l’extinction des espèces animales sous l’effet de l’anthropisation s’impose, le concept d’espace traverse ainsi de multiples redéfinitions. L’urgence de donner un sens esthétique aux espaces dans lesquels nous vivons et de repenser notre engagement social, culturel et politique à leur égard apparaît dès lors comme un enjeu central des discours et des écritures contemporaines. Si ces problématiques ont déjà fait l’objet d’études approfondies sous l’angle notamment de la philosophie, de l’histoire, de la sociologie politique et de la psychologie, les dimensions proprement langagières, discursives et littéraires de l’espace demeurent insuffisamment explorées dans leur articulation. Ce numéro d’Écho des études romanes entend examiner comment les individus construisent, interprètent et reconfigurent l’espace au moyen de choix lexicaux, de stratégies énonciatives et de dispositifs narratifs et poétiques spécifiques, et en déterminant dans quelle mesure ces représentations participent à la compréhension des transformations sociales, culturelles et environnementales du monde post-1980. Questions clés à explorer Sans prétendre à l’exhaustivité, les contributions pourront notamment s’inscrire dans les axes suivants : 1. L’espace comme construction discursive et langagière L’espace se construit discursivement par des choix lexicaux, énonciatifs et terminologiques. Les contributions pourront explorer les innovations langagières qui accompagnent l’émergence de nouveaux espaces (environnementaux, marins, urbains, numériques), les métaphores et les stratégies discursives propres aux discours politiques, scientifiques, militants ou médiatiques. 2. Poétiques et narrations de l’espace Les écritures contemporaines dialoguent avec les théories de l’espace (géocritique, non-lieux, tiers espace) par des dispositifs formels spécifiques. Les contributions pourront analyser la représentation des fractures spatiales, des marges et des espaces interstitiels, depuis les micro-topographies du quotidien jusqu’aux villes fragmentées, en considérant les filiations esthétiques qui relient la modernité littéraire aux écritures du présent. 3. Fractures spatiales, marges et interstices Espaces liminaires, frontières, périphéries et zones d’exclusion se prêtent particulièrement à l’analyse des représentations de l’instabilité de l’espace. Les contributions pourront examiner comment ces espaces intermédiaires sont construits discursivement et narrativement, et quelles tensions sociales, identitaires ou géopolitiques les traversent. 4. Espaces, environnement et crise écologique Les discours environnementaux et écologiques définissent l’espace comme milieu, habitat ou ressource, et construisent des imaginaires spécifiques de l’océan, du paysage et de la nature en général. Les contributions pourront analyser les dimensions éthiques, politiques et idéologiques de ces représentations linguistiques et littéraires, face aux crises environnementales (Anthropocène, Capitalocène, Technocène) et à la redéfinition du rapport humain-nature. 5. Énonciation, subjectivité et spatialité L’espace participe à la construction des points de vue et du positionnement énonciatif, en organisant la perception, l’évaluation et la prise en charge discursive. Les contributions pourront analyser les configurations spatiales comme opérateurs de focalisation et de dissociation énonciative, notamment dans la perspective rabatelienne, en interrogeant la circulation des voix et la pluralité des perspectives. Une attention particulière sera portée aux relations entre espace, subjectivité et point de vue littéraire, dans les textes narratifs comme dans les discours non littéraires. 6. Espaces francophones et postcoloniaux Les littératures francophones questionnent les reconfigurations spatiales dans leur relation aux normes linguistiques, esthétiques et culturelles dominantes. Les contributions pourront analyser les variations linguistiques, les rapports entre centre et périphérie, ainsi que la construction de l’espace comme lieu de mémoire, de circulation et de résistance. 7. Traduction et circulation des représentations spatiales La traduction et la retraduction transforment les représentations de l’espace et de la mémoire. Les contributions pourront s’intéresser aux effets de ces passages interculturels sur les héritages littéraires, les stratifications textuelles et la dimension temporelle de l’espace. 8. Circulation médiatique et patrimonialisation des espaces littéraires Les lieux littéraires circulent dans les discours médiatiques et mémoriels contemporains, qu’il s’agisse de la presse, des guides touristiques ou des sites web. Les contributions pourront s’intéresser aux processus de patrimonialisation et de valorisation touristique de ces espaces, en explorant comment ces différentes formes de médiatisation transforment la mémoire et la perception des lieux. Responsables éditoriaux : Francesca DAINESE, Francesca LORANDINI, Adelaide PAGANO, Giuseppe SOFO, Silvia Domenica ZOLLO Comité scientifique : Jana ALTMANOVA (Université de Naples L’Orientale), Francesca DAINESE (Université de Padoue), Ruggero DRUETTA (Université de Turin), Caterina FALBO (Université de Trieste), Paolo FRASSI (Université de Vérone), Laurent GAUTIER (Université de Bourgogne), Claudio GRIMALDI (Université de Naples Parthénope), Francesca LORANDINI (Université de Modène et Reggio Emilia), Marco MODENESI (Université de Milan), Aurélie MOIOLI (Université de Poitiers), Radka MUDROCHOVÁ (Université Charles de Prague), Adelaide PAGANO (Université de Naples Federico II), Maria Giovanna PETRILLO (Université de Naples Parthenope), Marika PIVA (Université de Padoue), Paola PUCCINI (Université de Bologne Alma Mater Studiorum), Micaela ROSSI (Université de Gênes), Carmen SAGGIOMO (Università degli Studi della Campania « Luigi Vanvitelli »), Laura SANTONE (Université de Rome 3), Giuseppe SOFO (Université de Venise Ca’ Foscari), Francesco SPANDRI (Université de Rome 3), Eleonora SPARVOLI (Université de Milan), Valeria SPERTI (Université de Naples Federico II), Davide VAGO (Université Catholique de Milan), Fabio VASARRI (Université de Cagliari), Maria Teresa ZANOLA (Université Catholique de Milan), Silvia Domenica ZOLLO (Université de Naples Parthénope) Modalités de soumission Les contributions, qui doivent respecter les consignes de rédaction situées à la fin de ce document, doivent être envoyées en version électronique simultanément à Silvia Domenica Zollo silvia.zollo@uniparthenope.it et Francesca Dainese francesca.dainese@unipd.it avant le 31 août 2026. Veuillez indiquer « ÉER 2026 » comme objet du message. Conformément aux règles habituelles de la revue, elles seront préalablement examinées par les coordinateurs du dossier, puis soumises à une expertise en double aveugle par les pairs. Les réponses aux propositions de contributions seront données à leurs auteurs au plus tard à la fin du mois d’octobre 2026, après délibération du comité éditorial. La version définitive des articles devra être remise aux coordinateurs avant la fin du mois de novembre 2026. Publication prévue décembre 2026. Langue de rédaction : français *** Bibliographie Adam J.-M. (2017), Les textes, types et prototypes, Paris, Armand Colin. Altmanova J. et al. (2023) (dir.), Vies du port : regards croisés sur l’espace portuaire, Napoli, UniorPress. Altmanova J. et al. (dir.) (2024), « Variation terminologique et innovations lexicales dans le domaine de la biodiversité et du changement climatique », Repères-DORIF, 2. Amossy R., Orkibi E. (dir.) (2021). 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Les contributions seront précédées du titre [police Times New Roman 11 / caractères gras / LETTRES CAPITALES / interligne simple / texte justifié à gauche] ▪ suivi du prénom et NOM de l’auteur [police Times New Roman 11 / interligne simple / texte justifié à gauche / nom de l’auteur en lettres capitales]. ▪ et de l’institution de rattachement [police Times New Roman 11 / interligne simple / texte justifié à gauche]. Suivra le résumé en anglais [police Times New Roman 9 / interligne simple / texte justifié]. ▪ les mots-clés en anglais [police Times New Roman 9 / interligne simple / texte justifié], séparés d’un point-virgule. ▪ les mots-clés en français [police Times New Roman 9 / interligne simple / texte justifié], séparés d’un point-virgule. ▪ la version anglaise du titre [police Times New Roman 9 / caractères gras / interligne simple / texte justifié]. S’il vous plaît, ne formatez pas vos textes au-delà des consignes indiquées ! B) Mise en forme du texte Le texte : Fichiers au format DOCX, DOC ou RTF de préférence, police Times New Roman ; interligne simple ; taille 11 (texte, intitulés) et 9 (notes en bas de page). Éviter veuves et orphelines. Caractères gras pour le titre général et les intitulés des sections, l’italique pour la mise en valeur d’un élément ou son emploi autonymique. Éviter le souligné. Une seule colonne dans le texte, pas de pagination, pas de saut de ligne entre les paragraphes, pas de retrait de la première ligne (utiliser juste le tabulateur pour commencer un nouveau paragraphe). Règles de ponctuation : pas d’espace avant la virgule et le point, pas d’espace entre les parenthèses et le segment qu’elles encadrent, un espace avant et après les autres signes (point-virgule, deux points, point d’interrogation, point d’exclamation). Les citations : Les citations jusqu’à 3 lignes seront à insérer dans le texte entre guillemets français (« »). Les citations à l’intérieur d’une citation seront entre guillemets anglais (“ ”). N’utilisez pas d’italiques pour les citations. Les citations dépassant 3 lignes seront détachées du corps du texte, sans guillemets (Times New Roman 9 / interligne simple / pas de retrait). Les notes de bas de page : Utilisez le système continu, tel qu’il est automatiquement proposé par Word. Police Times New Roman 9 / interligne simple / texte justifié à gauche, pas de retrait. C) Mise en forme des références bibliographiques La liste des références bibliographiques (classées par ordre alphabétique) sera précédée du titre BIBLIOGRAPHIE (Times New Roman 11 / majuscules / caractères gras / LETTRES CAPITALES) et correspondra aux modèles suivants : Dans le corps du texte : (KOCOUREK 1991 : 105) ou KOCOUREK (1991 : 105), si le patronyme de l’auteur est syntaxiquement engagé. Dans les références bibliographiques : Pour un ouvrage : NOM Prénom (date de publication), Titre, Lieu d’édition, Maison d’édition, pagination. Exemple : KOCOUREK Rostislav (1991), La langue française de la technique et de la science, vers une linguistique de la langue savante, Wiesbaden, Oscar Brandstetter Verlag. Pour une contribution dans un ouvrage collectif : NOM Prénom (date de publication), in : NOM Prénom (éd./dir.), Titre, Lieu d’édition, Maison d’édition, pagination. Exemple : GADET Françoise (1999), Le français du XXe siècle, in : CHAURAND Jacques (éd.), Nouvelle histoire de la langue française, Paris, Seuil, p. 583-671. Pour un article de revue : NOM Prénom, « Titre de l’article », Nom de la revue, volume, numéro, date de parution, pagination. Exemple : LAMBERT José, « Production, traduction et importation : une clef pour l’étude de la littérature en traduction », Revue Canadienne de Littérature Comparée, VII, 2, 1980, p. 246˗252. Pour des textes numérisés : Procédez comme pour les autres références. Indiquez à la fin : < adresse URL > [date de consultation]. D) Règles diverses Évitez le gras et le soussigné pour mettre en valeur des éléments du texte, y préférez l’italique. Les italiques seront utilisés pour les titres ou pour des mots dans une langue étrangère à celle du texte ainsi que pour les locutions latines et leurs abréviations (cf. / in / infra / supra / op. cit. / sq. /idem / ibidem). Les tirets (–) que l’on trouve dans les dialogues ou dans des propositions incises, se distinguent des traits d’union (-) utilisés dans les mots composés (touche « 6 » en haut du clavier). Les tirets longs sont obtenus en appuyant simultanément sur les touches control + - (sur le clavier numérique) ou Alt + 0150 (sur le clavier numérique) et sont suivis d’un espace insécable. Les siècles seront écrits en chiffres romains : XXe siècle.
Nom du contact: 
Giuseppe Sofo
Courriel du contact: 
giuseppe.sofo@unive.it
Suggéré par: 
Giuseppe Sofo
Courriel: 
giuseppe.sofo@unive.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/08/2026
Ville de l'événement: 
Parigi
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Site web de référence: 

SERG - Société d'Etudes Robbe-Grilletiennes

Contenu de l'annonce: 

La Société d’études robbe-grillétiennes est une association savante internationale destinée aux chercheurs, aux enseignants et aux étudiants. Elle a pour but de diffuser, promouvoir et soutenir la recherche sur l’œuvre littéraire et cinématographique d’Alain Robbe-Grillet, notamment à travers la...

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Catégorie principale: 
Suggéré par: 
Laura Brignoli
Courriel: 
laura.brignboli@iulm.it
roger-michel.allemand@ac-nice.fr
Anonyme
Mots-clés: 
Alain Robbe-Grillet, bibliographie d'Alain Robbe-Grillet, cinéma d'Alain Robbe-Grillet
URL du site: 
https://www.iulm.it/speciali/serg

Montaigne et ses routes vers les autres et vers l’ailleurs

Winter School "Intrecci 8" - Verità e finzione

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Dans le cadre de la Winter School “Intrecci 8” du Doctorat en Langues et Littératures Étrangères de l’Université de Vérone, consacrée cette année au dialogue fécond entre vérité et fiction dans la littérature et le débat critique, la journée consacrée à la littérature française – organisée par Rosanna Gorris Camos – propose une réflexion sur Montaigne à travers le prisme du voyage, de l’altérité et de l’ailleurs.
Intitulée "Montaigne et ses routes vers les autres et vers l’ailleurs", cette Journée d’études veut explorer les multiples dimensions – géographiques, culturelles, anthropologiques et poétiques – du voyage, tel qu’il se déploie notamment dans le "Journal de voyage" et dans les "Essais". Le voyage y apparaît à la fois comme expérience concrète et comme pratique intellectuelle, comme mise à l’épreuve du regard et comme ouverture critique à la diversité du monde. Les interventions de spécialistes internationaux mettront en lumière l’art de voir, les modes de figuration du paysage et les formes d’interaction entre le sujet voyageur et l’altérité, en soulignant la tension constante entre observation du réel et élaboration discursive. Présidée par Rosanna Gorris Camos, présidente du Gruppo di studio sul Cinquecento francese, la rencontre se déroulera mercredi 28 janvier 2026, et accueillera les contributions de Frank Lestringant (Sorbonne Université), Frédéric Tinguely (Université de Genève), Nina Mueggler (Université de Neuchâtel) et Rosanna Gorris Camos (Université de Vérone). Frank Lestringant est Professeur émérite de littérature française à l’Université Paris-Sorbonne (https://sup.sorbonne-universite.fr/auteur/lestringant). Il est l’auteur de nombreux livres sur Michel de Montaigne, parmi lesquels nous signalons : Le Brésil de Montaigne. Le Nouveau Monde des « Essais » (1580-1592) (Chandeigne, 2005) ; « Je suis moi-même la matière de mon livre ». Lecture du livre III des Essais (Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2016) et l’édition de Des Coches (Essais, III, 6) parue chez Classiques Garnier en 2022. Il vient d’écrire un nouveau livre sur le Voyage qui paraîtra prochainement aux Belles Lettres. Frédéric Tinguely est Professeur ordinaire à l’Université de Genève, où il enseigne la littérature française des XVIe et XVIIe siècles (https://www.unige.ch/lettres/framo/enseignants/corps-professoral/frederic-tinguely). Parmi ses principales publications nous signalons : Le voyageur aux mille tours. Les ruses de l’écriture du monde à la Renaissance (Honoré Champion, 2014) ; Le fakir et le Taj Mahal : l’Inde au prisme des voyageurs français du XVIIe siècle (La Baconnière, 2011) ; L’Ecriture du Levant à la Renaissance : enquête sur les voyageurs français dans l’Empire de Soliman le Magnifique (Droz, 2000) ; Un libertin dans l’Inde moghole : les voyages de François Bernier (1656-1669) (Chandeigne, 2008) ; la traduction des Sonnets de l’Arioste récemment parue aux éditions Verdier (https://www.fabula.org/actualites/126848/l-arioste-sonnets-trad-f-tinguely.html), ainsi que l’anthologie bilingue des poétesses du Cinquecento à paraître toujours chez Verdier en 2026. Nina Mueggler est Professeure assistante en littérature française des XVIe et XVIIe siècles à l’Université de Neuchâtel (https://www.unine.ch/biographie/nina-mueggler). Membre de la Société Internationale des Amies et Amis de Montaigne (SIAAM), elle a publié l’édition critique du Journal de voyage en Italie par la Suisse et l’Allemagne de Montaigne, parue en 2023 (https://www.mollat.com/livres/2946787/michel-de-montaigne-journal-de-voyage-en-italie-par-la-suisse-et-l-allemagne?affId=240625). Son livre « Bon pays de France ». Enjeu national et joutes poétiques sous le règne de François Ier (Droz, 2023) a obtenu le Prix de la relève du Collegium romanicum de l’Académie suisse des sciences humaines et sociales et le Prix « Jean Jaurès » de l’Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse. Rosanna Gorris Camos est Professeur ordinaire de littérature française à l’Université de Vérone (https://www.dlls.univr.it/?ent=persona&id=937). Elle dirige de nombreux projets de recherche consacrés à la littérature du XVIe siècle, est Présidente du Gruppo di studio sul Cinquecento francese (https://www.cinquecentofrancese.it/) et membre de la “Montaigne Studies” Association. Elle a consacré plusieurs études sur Montaigne, parmi lesquelles Le gui, l’hellébore et le dictame crétois : la philosophie des plantes chez Montaigne (« Montaigne Studies », 34/1-2, 2022, pp. 125-140), « J’essaye de soustraire ce coing à la tempeste publique, comme je fay un autre coing en mon ame » (II, 15, 617) : Montaigne e le guerre di religione, frammenti di una riflessione (in Montaigne, penser en temps de guerres de religions, Garnier, 2021, pp. 323-359) et « Je ne voyage sans livres ny en paix ny en guerre. C’est la meilleure munition que j’aye trouvé à cet humain voyage » (III, 3, 827-828) : Montaigne et la paix dans le regard (in L’esthétique de la paix, « Revue Italienne d’Etudes Françaises », 2026, 15, pp. 1-25), ainsi que le volume Penser les plantes à la Renaissance : Montaigne, Joubert et Peletier du Mans (sous presse).
Nom du contact: 
Rosanna Gorris Camos
Courriel du contact: 
rosanna.gorris@univr.it
Adresse postale: 
Università degli Studi di Verona, Palazzo di Lingue, via San Francesco 22
Suggéré par: 
Luca Elfo Jaccond
Courriel: 
lucaelfo.jaccond@univr.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
28/01/2026
Date de fin de l'événement: 
28/01/2026
Ville de l'événement: 
Verona
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Montaigne, voyage, altérité, ailleurs, regard, Essais, Journal de voyage

Conferenza di Filippo Fassina: Le prime traduzioni rinascimentali dell’Ecuba euripidea: Erasmo, Bandello, Bochetel

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Nell’ambito del corso di Letteratura francese (Master 1) di Rosanna Gorris Camos "Τρῳάδες: Cassandra e gli altri, figure della testimonianza" Filippo Fassina terrà una conferenza presso l’Università degli studi di Verona sulle prime traduzioni dell’Ecuba di Euripide nel Rinascimento.
La prima metà del XVI secolo vede la pubblicazione delle prime traduzioni francesi delle tragedie classiche. Nel 1544, una traduzione in versi dell’Ecuba di Euripide, opera di Guillaume Bochetel, viene pubblicata a Parigi da Robert Estienne. L’unico antecedente dell’Ecuba di Bochetel è la traduzione latina di Erasmo (1504-1506), pensata per fornire un aiuto ai lettori che non riuscivano a comprendere perfettamente il testo greco. È precisamente nella prospettiva di offrire uno strumento di supporto ai lettori che si collocano i primi traduttori francesi in lingua volgare. Negli stessi anni compare anche la traduzione italiana dell’Ecuba ad opera di Matteo Bandello, autore che ha svolto un ruolo importante alla corte di Francia e che ha intrattenuto stretti rapporti con la famiglia reale. È quindi possibile che la traduzione di Erasmo sia servita da intermediario tra l’originale greco e i due traduttori. Il prof. Fassina proporrà quindi un’analisi comparativa di questi testi, al fine di comprendere meglio il fenomeno della traduzione e della riscrittura nel Rinascimento tra Italia e Francia. Filippo Fassina è professore associato di Letteratura francese all’Università del Piemonte Orientale. Le sue ricerche si concentrano sullo studio della ricezione e della traduzione dei classici nel Rinascimento francese, in particolare delle tragedie greche e latine, delle opere di Plutarco e della poesia alessandrina. Tra le sue pubblicazioni più importanti: Lazare de Baïf, Tragedie de Sophoclés intitulee Electra, edizione critica a cura di F. Fassina, Vercelli, Edizioni Mercurio, 2011 ; Guillaume Bochetel, La tragedie d’Euripide, nommee Hecuba, edizione critica a cura di F. Fassina, Alessandria, Edizioni dell’Orso, 2014 ; Pierre Brumoy e il «Théâtre des Grecs», Alessandria, Edizioni dell’Orso, 2017 ; Mercurino Arborio Gattinara. Carteggi inediti, manoscritti autografi e ricostruzione storiografica, a cura di A. Borgna, F. Fassina, M. Mastroianni, C. Rosso, Roma, Edizioni di Storia e Letteratura, 2025 ; L’attribution à Jacques Amyot d’un corpus de manuscrits anonymes: une question encore ouverte, « Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance », tome LXXXVII, n° 2, 2025, p. 321-341. Filippo Fassina è inoltre membro del Progetto PRIN PNRR 2022 - Revisiting and E-Mapping Theatre Translations of Ancient and Modern Classics in 16th-century France (sedi consorziate: Università di Ferrara, Università di Verona, Università del Piemonte Orientale, Università di Torino, Università di Catania).
Nom du contact: 
Rosanna Gorris Camos
Courriel du contact: 
rosanna.gorris@univr.it
Suggéré par: 
Anderson Magalhães
Courriel: 
anderson.magalhaes@univr.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
10/12/2025
Date de fin de l'événement: 
10/12/2025
Ville de l'événement: 
Verona
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Teatro del Rinascimento, Erasmo, Bandello, Bochetel

Refus de maternité : corps, langues et imaginaires queer en français (XXe–XXIe siècles)

Colloque international – Université de Ferrare (Italie) – 13 mars 2026

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Ce colloque se propose d'interroger le refus de maternité comme geste politique, poétique et corporel de dissidence face à l’ordre reproductif. À la croisée des études féministes, queer et décoloniales, il explorera la manière dont les littératures en langue française déconstruisent la maternité obligatoire et inventent d’autres formes de filiation, de création et de communauté.
Présentation Refuser la maternité, c’est s’insurger contre le récit fondateur qui naturalise la reproduction et enchaîne le féminin à la maternité, le corps à l’ordre symbolique et la langue à l’héritage. Ce geste de refus, qui traverse les littératures, les arts et les discours du XXe au XXIe siècle, ne se réduit pas à une décision individuelle, mais constitue une position politique, un acte poétique et corporel de dissidence face à l’ordre reproductif. Il subvertit les récits de la dette et de la filiation pour en tracer d’autres, où la création cesse d’être un privilège biologique et devient un acte de parole, une prise de position, un engagement. Le terme queer est mobilisé ici comme posture critique face à toute naturalisation des identités, des rôles et des désirs. Selon le Dictionnaire du Genre en Traduction (https://worldgender.cnrs.fr/etiquette_notices/queer-cuir/), le queer/cuir « désigne un ensemble de pratiques et de discours qui mettent en crise les normes de genre et de sexualité, tout en constituant un outil de résistance pour des subjectivités marginalisées ». Il nomme ce qui résiste, dévie, déplace, ce qui refuse l’assignation du corps féminin à la reproduction et ouvre la possibilité d’existences non conformes aux scripts genrés dominants, en déstabilisant les catégories de sexe, de genre et de désir comme fondements d’un ordre symbolique prétendument naturel. Dans cette perspective, le queer/cuir agit non seulement comme un geste critique, mais comme une pratique épistémologique et politique, capable de révéler les modes d’imposition du pouvoir sur les corps et les affects, tout en proposant d’autres manières de sentir, de raconter et de penser les identités situées. Ce colloque propose d’interroger la manière dont ce refus, individuel ou collectif, explicite ou implicite, bouleverse les régimes symboliques du maternel et invente de nouvelles grammaires. Situé à la croisée des études féministes, des queer studies et des pensées décoloniales, il examine comment le refus de maternité se manifeste, s’écrit et se réinvente dans les langues, les corps et les imaginaires en langue française. Cette approche permet de penser ensemble les refus féministes de la maternité obligatoire et les dissidences qui contestent la réduction des corps à leur capacité reproductive, dans le sillage des travaux fondateurs de Simone de Beauvoir (Le Deuxième Sexe, 1949), de Monique Wittig (Les Guérillères, 1969 ; La Pensée straight, 1992) et d’Élisabeth Badinter (L’amour en plus, 1980). Ces perspectives doivent être enrichies par les analyses intersectionnelles de Kimberlé Crenshaw (Demarginalizing the Intersection of Race and Sex, 1989), qui a conceptualisé l’intersectionnalité comme outil critique pour comprendre comment les oppressions de genre, de race, de classe et de sexualité s’imbriquent et se renforcent mutuellement, révélant que le refus de maternité ne peut être pensé de manière universelle. Patricia Hill Collins (Black Feminist Thought, 2000) a montré que la maternité a été instrumentalisée différemment pour contrôler et exploiter les femmes Noires, racisées et pauvres, tandis que leurs capacités maternelles ont été simultanément niées ou hypersexualisées. Nicole Brossard (La Lettre aérienne, 1985) a quant à elle interrogé les possibilités d’existence non reproductive et de création artistique comme forme d’émancipation, tandis que Luce Irigaray (Speculum. De l’autre femme, 1974 ; Ce sexe qui n’en est pas un, 1977) a repensé la différence sexuelle et dénoncé la réduction du féminin à la fonction reproductive, ouvrant la voie à des rapports à soi et à l’autre affranchis de la maternité obligatoire. Marylise Hamelin (Maternité, la face cachée du sexisme : Plaidoyer pour l’égalité parentale, 2025) approfondit cette réflexion en montrant que la maternité, loin d’être un espace neutre, se trouve au croisement du pouvoir, du corps et de la contrainte, en particulier dans les contextes francophones contemporains. Dès les années 1930, l’artiste et écrivaine Claude Cahun avait entrevu la dimension écologique du refus de maternité, en liant la baisse volontaire de la natalité à la préservation de la planète et de la biodiversité. Son œuvre, à la croisée du surréalisme, du féminisme et de la dissidence queer, anticipait une pensée où le refus de procréer devenait aussi un geste écologique, une manière de résister à la logique extractiviste de la reproduction infinie. Cette intuition sera plus tard théorisée par Françoise d’Eaubonne dans l’écoféminisme, qui établit un lien fondamental entre domination patriarcale des femmes et exploitation de la nature. Dans Le féminisme ou la mort (1974), d’Eaubonne affirme que la libération des femmes passe par la rupture avec le modèle productiviste et nataliste, ouvrant la voie à une écologie politique du corps et du désir. Aujourd’hui, ces réflexions résonnent avec les théories contemporaines de la décroissance (Serge Latouche, Petit traité de la décroissance sereine, 2007 ; Geneviève Azam, Osons rester humains : les impasses de la toute-puissance, 2015), qui interrogent la surproduction, la surpopulation et la surconsommation comme symptômes d’un même rapport de domination, et invitent à penser le refus de maternité comme une pratique de sobriété éthique, affective et écologique. Refuser d’enfanter, c’est aussi refuser de perpétuer les structures patriarcales et raciales qui assignent les femmes et les corps queer à la reproduction biologique et symbolique du pouvoir. C’est, dans cette perspective, refuser la reproduction du capitalisme et de ses logiques extractives, au sens où Silvia Federici (Caliban and the Witch, 2004) et Maria Mies (Ecofeminism, 1993) ont montré que la production de la vie et la production des ressources naturelles obéissent à des schémas similaires d’exploitation. Le refus de maternité devient ainsi un lieu de convergence entre luttes féministes et écologiques, un geste de résistance à la reproduction du monde tel qu’il est. C’est ouvrir la possibilité à d’autres formes de filiation, de transmission, d’alliance et de communauté, ce que Donna Haraway appelle des kinships non généalogiques (Staying with the Trouble : Making Kin in the Chthulucene, 2016), ou ce que Françoise Vergès (Le Ventre des femmes, 2017) définit comme une politique du ventre, où se joue la domination économique, raciale et écologique des corps féminins et subalternes. Dans le contexte actuel d’urgence climatique, repenser la maternité et sa mise en récit ne relève plus seulement d’un enjeu féministe, mais aussi d’un impératif écologique. Les imaginaires du refus de maternité rejoignent ainsi les imaginaires de la décroissance, de la sobriété reproductive et de la réparation du vivant, en proposant des manières de « faire monde » qui ne reposent plus sur la perpétuation biologique, mais sur la création relationnelle et la solidarité interespèces. Les littératures contemporaines en langue française mettent au jour une reconfiguration profonde du rapport entre genre, langue et reproduction. Du récit de l’avortement clandestin chez Annie Ernaux (L’Événement, 2000) aux ambivalences maternelles de Marie Darrieussecq (Le bébé, 2002 ; Le mal de mer, 1999), des refus corporels de Virginie Despentes (King Kong Théorie, 2006) à la poétique « dématernisée » de Chloé Delaume, des textes de Bessora (Deux bébés et l’addition, 2000) ou de Marie NDiaye (Rosie Carpe, 2001 ; Trois femmes puissantes, 2009) aux récits postcoloniaux de Gisèle Pineau (L’Espérance-macadam, 1995) ou Kim Thúy (Mãn, 2013), s’élabore une polyphonie du refus. Ces œuvres interrogent les blessures du corps reproductif, les traumatismes de la maternité imposée, mais aussi les désirs de transformation et d’affranchissement. Pour enquêter sur la manière dont ce refus se manifeste, s’écrit et se transforme, quatre axes structurent la réflexion : Axe 1 : Refus de l’injonction – corps politiques, biopolitique et critique écologique Refuser la maternité, c’est refuser le pouvoir biopolitique de l’État, de la médecine, de l’Église et de la famille sur le corps féminin et queer. L’enjeu est d’interroger les gestes d’insoumission corporelle et symbolique : avortement, contraception, stérilité choisie, maternité refusée, childfree. La réflexion s’articule autour des formes de résistance biopolitique et de la manière dont le refus reproductif peut s’articuler à une critique écologique du productivisme, du natalisme et des politiques de croissance, dans le prolongement des intuitions de Claude Cahun (Aveux non avenus, 1930), qui liait déjà refus de procréation et dissidence créatrice, et en dialogue avec l’écoféminisme de Françoise d’Eaubonne (Le féminisme ou la mort, 1974), de Maria Mies (Patriarchy and Accumulation on a World Scale, 1986) ou de Silvia Federici (Caliban et la sorcière, 2014). Des œuvres comme L’Événement (2000) d’Annie Ernaux offrent un récit emblématique de l’avortement clandestin et de ses enjeux politiques. Marie Darrieussecq (Le mal de mer, 1999 ; Le bébé, 2002) explore les ambivalences du maternel et ses refus implicites. Deux bébés et l’addition (2000) de Bessora et Mes mauvaises pensées (2005) de Nina Bouraoui mettent en scène des corps qui se dérobent à la procréation normative. Ces récits articulent vulnérabilité et puissance, ils transforment la souffrance en geste esthétique et en parole politique. Cet axe s’intéresse aux représentations littéraires, théâtrales et performatives du refus maternel dans leurs contextes sociopolitiques. Les luttes pour la liberté reproductive engendrent des formes artistiques qui transforment l’expérience intime en discours politique, tandis que d’autres mobilisent l’implicite et le silence pour contourner les interdits. Axe 2 : Refus de l’héritage – silence, trauma et mémoire interrompue La dissidence reproductive n’est pas toujours libre. Certaines femmes refusent d’enfanter parce qu’elles n’en ont pas la possibilité matérielle ou sociale. La pauvreté, la précarité, la migration ou la violence systémique imposent des formes de refus qui révèlent la continuité entre oppression économique et domination reproductive. Le refus de maternité s’inscrit dans une mémoire blessée, coloniale, familiale, intime, et interroge le poids de l’héritage. Cette mémoire n’est pas neutre, elle est traversée par des violences différenciées selon la race, la classe et l’expérience coloniale. La transmission interrompue n’est pas un effacement, mais un mode de résistance à la violence des lignées imposées : silence des mères, secrets familiaux, mémoire des esclavages et des migrations, traumatismes intergénérationnels. Ces dynamiques prennent des formes spécifiques dans les contextes racisés et postcoloniaux. Comme l’analyse Françoise Vergès dans Le Ventre des femmes (2017), la transmission interrompue de la maternité s’inscrit dans une politique coloniale du corps où se jouent domination économique, raciale et écologique. Dans les récits de Gisèle Pineau (L’Espérance-macadam, 1995), d’Annie Ernaux (Une femme, 1987) ou de Kim Thúy (Mãn, 2013), la maternité refusée devient la scène d’une rupture avec la filiation patriarcale, mais aussi d’une relecture du trauma. Chez Ivan Jablonka (Histoire de mes grands-parents que je n’ai pas eus, 2012), l’abandon forcé devient un acte de protection et de mémoire, où la perte de l’enfant ne nie pas la maternité mais la déplace vers la survie. Laurence Tardieu (Puisque rien ne dure, 2006) explore également cette intermittence du lien et l’impossibilité de la transmission durable. Cet axe élargit la compréhension du refus de maternité en y inscrivant la contrainte, le sacrifice et la précarité comme formes de résistance invisibles, où se nouent les enjeux du genre, de la race, de la classe et de la survie. Axe 3 : Refus de la naturalisation – déconstruire les langages normatifs du maternel Refuser la maternité, c’est aussi refuser le langage qui la rend naturelle et obligatoire. Les écritures contemporaines défont les mots du maternel pour inventer d’autres manières d’exister et d’engendrer. Dire la maternité autrement revient à troubler la syntaxe du pouvoir et à libérer la langue des modèles qui lient le féminin à la reproduction. Monique Wittig (Les Guérillères, 1969), Régine Detambel, Wendy Delorme (La Mère, la sainte et la putain, 2023) et Sarah Haidar (Amenorrhée, 2025) réinventent la langue pour briser l’assignation maternelle et hétérosexuelle. Leurs écritures substituent au modèle patriarcal de la filiation biologique des formes d’engendrement symbolique, collectif ou queer, où la maternité devient un espace de résistance plutôt qu’un destin. Chloé Delaume, dans Le cri du sablier (2001), radicalise cette démarche en faisant du langage une arme contre la filiation, fragmentant la parole pour dire la violence du lien maternel. Paul B. Preciado (Testo Junkie, 2008) inscrit ce refus dans une langue post-humaine où les technologies hormonales et les mutations du corps effacent la frontière entre le biologique et le politique. Nancy Huston (Lignes de faille, 2006) fait de la maternité un lieu d’exil linguistique où la perte de la langue maternelle devient métaphore du refus et de la fracture identitaire. Dans Le bébé (2002), Marie Darrieussecq déconstruit spécifiquement la transparence du discours maternel et révèle comment la langue de la maternité, en prétendant dire l’universel, efface les singularités du corps et du vécu féminin. Ce refus linguistique peut aussi être contraint. Dans les contextes de domination ou de migration, la parole maternelle se tait, se fracture ou se réinvente. Le silence, la honte ou la perte de langue deviennent alors d’autres formes du refus du maternel imposé. Cet axe explore comment ces pratiques d’écriture poétiques et politiques déplacent la maternité hors du biologique et queerisent la langue elle-même, en la transformant en espace de résistance et de création. Axe 4 : Refus de perpétuer – généalogies électives et créations symboliques Refuser de perpétuer ne signifie pas l’absence de transmission, mais l’invention d’autres formes d’appartenance et de mémoire. L’absence d’enfant biologique n’implique pas la disparition du lien, mais ouvre à d’autres configurations relationnelles : communautés choisies, alliances queer, héritages symboliques, transmissions artistiques et intellectuelles. Ces formes de kinship non-généalogiques redéfinissent ce que signifie appartenir et transmettre au-delà du sang. L’œuvre de Monique Wittig (Les Guérillères, 1969) incarne particulièrement cette reconfiguration à travers la création de communautés alternatives, tandis que Nicole Brossard (La Lettre aérienne, 1985) transforme la création artistique en forme de transmission et de filiation symbolique. Hélène Cixous (Homère est morte, 2014 ; Le jour où je n’étais pas là, 2000) explore quant à elle comment l’héritage symbolique et littéraire devient un espace d’appartenance et de mémoire partagée. Selon Adrienne Rich (Of Woman Born, 1976), refuser la maternité biologique ouvre des espaces d’émancipation créative, tandis que Marianne Hirsch (The Mother/Daughter Plot, 1989) analyse comment les généalogies électives redessinent les relations entre mémoire, filiation et transmission, transformant radicalement notre compréhension du lien et de l’héritage. Cet axe interroge comment la création se transforme en lignée élective où la mémoire produit des présences symboliques durables et où l’héritage devient un bien partagé. Modalités de soumission Les propositions de communication (300-350 mots) incluant le nom, le courriel, l’affiliation et cinq mots-clés, accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique (250–300 mots), sont à envoyer au plus tard le 31 décembre 2025 au format Word à : vera.gajiu@unife.it. Langue du colloque : français Responsable scientifique : Vera Gajiu Comité d’organisation : Vera Gajiu, Luca Jaccond (lucaelfo.jaccond@unife.it), Elia Carelli (elia.carelli@unife.it) Publication : Les communications feront l’objet d’une publication dans une revue OA à comité de lecture. Le colloque est financé par : Fondi di sezione 2026 STUM - Mattazzi et Fondi di sezione 2026 STUM - Speziari. Le colloque ne prévoit pas de frais de participation. Les frais de déplacement et de séjour sont à la charge des participants. Calendrier Soumission des propositions : 31 décembre 2025 Notification d’acceptation : 7 janvier 2026 Colloque : 13 mars 2026 Bibliographie indicative 1. Théorie féministe, queer et décoloniale Azam, Geneviève. Le Temps du monde fini : vers l’après-capitalisme. Paris : Les Liens qui libèrent, 2010. Azam, Geneviève. Osons rester humains : les impasses de la toute-puissance. Paris : Les Liens qui libèrent, 2015. Badinter, Élisabeth. L’amour en plus. Histoire de l’amour maternel (XVIIᵉ–XXᵉ siècle). Paris : Flammarion, 1980. Bakshi, Sandeep. « Queeritude décoloniale : quels enjeux, quelles possibilités ? » Genre, sexualité et société, no. 31, 2024. Beauvoir, Simone de. Le Deuxième Sexe. Paris : Gallimard, 1949. Bilge, Sirma. « Intersectionnalité et féminisme matérialiste ». Genre, sexualité et société, no. 19, 2018. Brossard, Nicole. La Lettre aérienne. Montréal : L’Hexagone, 1985. Cardi, Coline et al. éds., Penser les maternités d’un point de vue féministe. Toulouse : Érès, 2016. Crenshaw, Kimberlé. « Demarginalizing the Intersection of Race and Sex : A Black Feminist Critique of Antidiscrimination Doctrine, Feminist Theory and Antiracist Politics ». University of Chicago Legal Forum, 1989. Eaubonne (d’), Françoise. Le féminisme ou la mort. Paris : Éditions du Passager clandestin, 2020. Despentes, Virginie. King Kong Théorie. Paris : Grasset, 2006. Federici, Silvia. Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive. Genève : Entremonde, 2014. Federici, Silvia. Re-enchanting the World : Feminism and the Politics of the Commons. Oakland : PM Press, 2018. Hamelin, Marylise. La Maternité en question. Corps, pouvoir et résistances dans les discours féministes québécois. Montréal : Éditions du remue-ménage, 2021. Hamelin, Marylise. Maternité, la face cachée du sexisme : Plaidoyer pour l’égalité parentale. Montréal : Éditions Leméac, 2025. Haraway, Donna. Staying with the Trouble : Making Kin in the Chthulucene. Durham : Duke University Press, 2016. Hill Collins, Patricia. Black Feminist Thought : Knowledge, Consciousness, and the Politics of Empowerment. New York : Routledge, 2008. Irigaray, Luce. Speculum. De l’autre femme. Paris : Minuit, 1974. Irigaray, Luce. Ce sexe qui n’en est pas un. Paris : Minuit, 1977. Knibiehler, Yvonne. Histoire des mères et de la maternité en Occident. Paris : PUF, 2000. Knibiehler, Yvonne. La Révolution maternelle depuis 1945 : femmes, maternité, citoyenneté. Paris : Perrin, 1997. Knibiehler, Yvonne et al. éds., La maternité à l’épreuve du genre. Métamorphoses et permanences de la maternité dans l’aire méditerranéenne. Rennes : Presses de l’EHESP, 2012. Knibiehler, Yvonne et Martine Sagaert. Les mots des mères. Du XVIIe siècle à nos jours. Paris : Laffont, 2016. Kristeva, Julia. « Maternité selon Giovanni Bellini ». Polylogue, Paris : Seuil, 1977, pp. 409–435. Latouche, Serge. La Mégamachine. Raison technoscientifique, raison économique et mythe du progrès. Paris : La Découverte, 2004. Latouche, Serge. Petit traité de la décroissance sereine. Paris : Mille et une nuits, 2007. Linhart, Virginie. L’effet maternel. Paris : Flammarion, 2020. Mies, Maria. Patriarchy and Accumulation on a World Scale : Women in the International Division of Labour. Londres : Zed Books, 1986. Mies, Maria et Vandana Shiva. Ecofeminism. Londres : Zed Books, 1993. Nguena, Fabrice. Afroqueer. 25 voix engagées. Montréal : Éditions Écosociété, 2024. Preciado, Paul B. Un appartement sur Uranus. Chroniques de la traversée. Paris : Grasset, 2019. Preciado, Paul B. Je suis un monstre qui vous parle. Rapport pour une académie de psychanalystes. Paris : Grasset, 2020. Preciado, Paul B. Testo Junkie. Sexe, drogue et biopolitique. Paris : Grasset, 2008. Rich, Adrienne. Of Woman Born. Motherhood as Experience and Institution. New York : Norton, 1976. Vergès, Françoise. Le Ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme. Paris : Albin Michel, 2017. Wittig, Monique. La Pensée Straight. Paris : Éditions Amsterdam,1992. Wittig, Monique. Les Guérillères. Paris : Minuit, 1969. 2. Théorie littéraire, psychanalytique et esthétique Bricco, Elisa. Le Défi du roman. Narration et engagement oblique à l’ère postmoderne. Bern : Peter Lang, 2015. « Littératures de langue française », 22. Doria, Federica. « Mère et différence sexuelle dans l’écriture autofictionnelle d’Hélène Cixous ». Mater Genetrix. Les images de la mère dans la littérature contemporaine de l’expression française, Marina Ortrud M. Hertrampf, éd., Berlin : De Gruyter, 2024, pp. 151-169. Gefen, Alexandre. Réparer le monde. La littérature française face au XXIᵉ siècle. Paris : Éditions Corti, 2017. Hirsch, Marianne. The Mother/Daughter Plot. Bloomington : Indiana University Press, 1989. Kaplan, Ann. Motherhood and Representation. The Mother in Popular Culture and Melodrama. Londres/New York : Routledge, 1992. Marty, Éric. Le Sexe des modernes. Pensée du Neutre et théorie du genre. Paris : Seuil, 2021. Saint-Martin, Lori. « Le corps et la fiction à réinventer métamorphoses de la maternité dans l’écriture des femmes au Québec ». Recherches féministes, vol. 7, no. 2, 1994, pp. 115–134. 3. Corpus littéraire francophone contemporain Adriensen, Sophie, and Anjale. Outre-mères. Paris : Steinkis, 2019. Bessora. Deux bébés et l’addition. Paris : Le Serpent à Plumes, 2000. Bouraoui, Nina. Mes mauvaises pensées. Paris : Stock, 2005. Cixous, Hélène. Homère est morte. Paris : Galilée, 2014. Cixous, Hélène. Le jour où je n’étais pas là. Paris : Galilée, 2000. Cohen, Albert. Le livre de ma mère. Paris : Gallimard, 1954. Darrieussecq, Marie. Le bébé. Paris : P.O.L, 2002. Darrieussecq, Marie. Le mal de mer. Paris : P.O.L, 1999. Delaume, Chloé. Le cœur synthétique. Paris : Seuil, 2020. Delaume, Chloé. Le cri du sablier. Paris : P.O.L, 2001. Delaume, Chloé. Les sorcières de la République. Paris : Seuil, 2016. Delorme, Wendy. Insurrections ! En territoire sexuel. Vauvert : Au Diable Vauvert, 2009. Delorme, Wendy. Le corps est une chimère. Paris : Cambourakis, 2018. Delorme, Wendy. La Mère, la sainte et la putain. Paris : Grasset, 2023. Detambel, Régine. Le Syndrome de Diogène. Arles : Actes Sud, 2008. Detambel, Régine. Maman a tort. Paris : Gallimard, 2018. Ernaux, Annie. L’Événement. Paris : Gallimard, 2000. Ernaux, Annie. Une femme. Paris : Gallimard, 1987. Haidar, Sarah. Amenorrhée. Éditions TK, 2023. Huston, Nancy. Lignes de faille. Montréal/Arles : Leméac/Actes Sud, 2006. Jablonka, Ivan. Histoire de mes grands-parents que je n’ai pas eus. Paris : Seuil, 2012. Laurens, Camille. Dans ces bras-là. Paris : P.O.L, 2000. NDiaye, Marie. Rosie Carpe. Paris : Minuit, 2001. NDiaye, Marie. Trois femmes puissantes. Paris : Gallimard, 2009. Pineau, Gisèle. L’Espérance-macadam. Paris : Stock, 1995. Slimani, Leïla. Chanson douce. Paris : Gallimard, 2016. Tardieu, Laurence. Puisque rien ne dure. Paris : Stock, 2006. Thúy, Kim. Mãn. Montréal : Libre Expression, 2013. Weyergans, François. Trois jours chez ma mère. Paris : Grasset, 2005. 4. Études postcoloniales, décoloniales et migratoires Hertrampf, Marina Ortrud M., éd., Mater Genetrix. Les images de la mère dans la littérature contemporaine d’expression française. Berlin : De Gruyter, 2024. Hertrampf, Marina Ortrud M. « Filles – femmes – mères : contraintes sociales, images patriarcales de la femme et rupture avec le mythe de la mère chez Annie Ernaux et Camille Laurens ». Mater Genetrix. Les images de la mère dans la littérature contemporaine d’expression française, Marina Ortrud M. Hertrampf, éd., Berlin/Boston : De Gruyter, 2024, pp. 171–186. Hertrampf, Marina Ortrud M. « Les liens familiaux sacrés ? La relation entre mères et filles, pères et filles et les voies de l’autodétermination féminine dans l’œuvre de Shumona Sinha ». Femmes, migration et postcolonialisme dans l’œuvre de Shumona Sinha, Marina Ortrud M. Hertrampf et Diana Mistreanu, éds., Munich : AVM, 2024. Kačkutė, Eglė. « Orality/Aurality and Voice of the Voiceless Mother in Abla Farhoud’s Happiness Has a Slippery Tail ». Narratives of Motherhood and Mothering in Fiction and Life Writing, H. Wahlström Henriksson et al. éds., Londres: Palgrave Macmillan, 2023. Reyes, Angelita. Mothering Across Cultures : Postcolonial Representations. Minneapolis : University of Minnesota Press, 2001. Vilarino, Júnior. « Celui qui est digne d’être aimé d’Abdellah Taïa : les masculinités remises en cause ». Hybrida, no. 7, 2023, pp. 33–54. 5. Linguistique, genre et traduction Gómez Tapia, Rox et Andrea Pelegrí Kristic: « Queer/Cuir », Dictionnaire du genre en traduction / Dictionary of Gender in Translation / Diccionario del género en traducción. ISSN : 2967-3623. Mis en ligne le 5 juin 2025 : https://worldgender.cnrs.fr/notices/queer-cuir/. Doria, Federica : « Mère ». Dictionnaire du genre en traduction / Dictionary of Gender in Translation / Diccionario del género en traducción. ISSN : 2967-3623. Mis en ligne le 05 octobre 2023 : https://worldgender.cnrs.fr/notices/mere/. Elchacar, Mireille et Ada Luna Salita « Les appellations des identités de genre non traditionnelles ». Langage et société, vol. 165, no. 3, 2018, pp. 139–165. Leap, William L. « Queer Linguistics, Sexuality, and Discourse Analysis ». The Routledge Handbook of Discourse Analysis, Londres : Routledge, 2011.
Nom du contact: 
Vera Gajiu
Courriel du contact: 
vera.gajiu@unife.it
Suggéré par: 
Luca Elfo Jaccond
Courriel: 
lucaelfo.jaccond@unife.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
10/11/2025
Date de fin de l'événement: 
31/12/2025
Ville de l'événement: 
Ferrara
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Refus de maternité, Genre, Queer, (Éco)féminisme, Études décoloniales, Langue, Corps, Imaginaire
Site web de référence: 

Conférence de Frédéric Tinguely (Université de Genève), « Difficilior potior : traduire la poésie lyrique du Cinquecento »

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Dans le cadre du séminaire doctoral "Editoria ed Eresia" (https://www.dlls.univr.it/?ent=iniziativa&id=9984), dirigé par Rosanna Gorris Camos, le prof. Frédéric Tinguely (Université de Genève) tiendra une conférence sur "Difficilior potior : traduire la poésie lyrique du Cinquecento"
Frédéric Tinguely, dont la traduction des Rime de l’Arioste a récemment paru aux éditions Verdier (https://editions-verdier.fr/livre/sonnets/) reviendra sur la genèse du projet, sur sa signification pour les études sur la Renaissance et sur les choix qui ont été les siens pour tenter de restituer cette poésie des plus exigeantes. Ce travail constitue la première traduction en français des sonnets de l’Arioste qui, par leurs thèmes foisonnants et fascinants, ont exercé une influence profonde sur les plus grands poètes de France, de du Bellay à Ronsard. Le prof. Tinguely évoquera aussi son chantier actuel : la préparation d’une anthologie bilingue des poétesses du Cinquecento (à paraître toujours chez Verdier en 2026). Ce sera l’occasion de confronter diverses traductions françaises des poèmes d’Isabella Morra et de Gaspara Stampa, complexes figures de femmes poètes qui ont joué un rôle déterminant dans l’enrichissement et l’évolution de la poésie de la Renaissance. Frédéric Tinguely est Professeur ordinaire à l’Université de Genève, où il enseigne la littérature française des XVIe et XVIIe siècles (https://www.unige.ch/lettres/framo/enseignants/corps-professoral/frederic-tinguely). Parmi ses principales publications et traductions, en plus des volumes déjà mentionnés, nous signalons : La Lecture complice. Culture libertine et geste critique, Droz, «Les seuils de la modernité», 2016 ; Le voyageur aux mille tours. Les ruses de l’écriture du monde à la Renaissance, Champion, 2014 ; Le fakir et le Taj Mahal : l’Inde au prisme des voyageurs français du XVIIe siècle, La Baconnière, 2011 ; L’Écriture du Levant à la Renaissance : enquête sur les voyageurs français dans l’Empire de Soliman le Magnifique, Droz, 2000 ; Un libertin dans l’Inde moghole : les voyages de François Bernier (1656-1669), édition intégrale préparée par Frédéric Tinguely (dir.), Adrien Paschoud et Charles-Antoine Chamay, Chandeigne, 2008 ; Gaspara Stampa, Douze sonnets, traduits et présentés par F. Tinguely, « Po&sie », 190, 4, 2024 ; Pietro Bembo/Pierre de Ronsard, Sonnets croisés, traduits et présentés par F. Tinguely, « Po&sie », 189, 3, 2024 ; Isabella Morra, Sonnets, traduits et présentés par F. Tinguely, « Po&sie », 187, 1, 2024 ; Ludovico Ariosto, Dix sonnets, traduits et présentés par F. Tinguely, « Po&sie », 175, 1, 2021. --- ITA Nell’ambito del seminario dottorale Editoria ed Eresia (https://www.dlls.univr.it/?ent=iniziativa&id=9984), diretto dalla prof. Rosanna Gorris Camos, Frédéric Tinguely terrà una conferenza intitolata Difficilior potior : traduire la poésie lyrique du Cinquecento. In questa occasione, il Professore presenterà i suoi due ultimi volumi, dedicati rispettivamente alla traduzione delle Rime dell’Ariosto (L’Arioste, Sonnets, édition bilingue. Traduction de l’italien, présentation et commentaires par Frédéric Tinguely, Verdier, 2025, https://editions-verdier.fr/livre/sonnets/) e alla poesia femminile nel Cinquecento (in corso di preparazione presso la casa editrice Verdier). Il primo lavoro costituisce la prima traduzione francese dei sonetti ariosteschi (1474-1533) che, con i loro temi audaci e affascinanti, influenzarono i più grandi poeti di Francia, tra cui Du Bellay e e Ronsard. Tramite esempi puntuali, Frédéric Tinguely illustrerà le proprie scelte traduttologiche e indagherà questi versi concepiti alla corte di Ferrara, sonetti del corpo e del desiderio, sensuali ma delicati, ironici ma raffinati, senza mancare di esaminare anche le ombre che li attraversano, che sono spesso anche le nostre stesse ombre. Lo specialista presenterà inoltre l’Antologia bilingue, che sarà pubblicata nel 2026, in cui analizza la produzione letteraria di alcune poetesse del Cinquecento, figure complesse e determinanti nell’arricchimento e nell’evoluzione della poesia del Rinascimento. Frédéric Tinguely è Professore ordinario all’Université de Genève, dove insegna Letteratura Francese del XVI e del XVII secolo (https://www.unige.ch/lettres/framo/enseignants/corps-professoral/frederic-tinguely). Tra le sue principali pubblicazioni e traduzioni, oltre ai volumi menzionati, segnaliamo: La Lecture complice. Culture libertine et geste critique, Droz, «Les seuils de la modernité», 2016 ; Le voyageur aux mille tours. Les ruses de l’écriture du monde à la Renaissance, Champion, 2014 ; Le fakir et le Taj Mahal : l’Inde au prisme des voyageurs français du XVIIe siècle, La Baconnière, 2011 ; L’Écriture du Levant à la Renaissance : enquête sur les voyageurs français dans l’Empire de Soliman le Magnifique, Droz, 2000 ; Un libertin dans l’Inde moghole : les voyages de François Bernier (1656-1669), édition intégrale préparée par Frédéric Tinguely (dir.), Adrien Paschoud et Charles-Antoine Chamay, Chandeigne, 2008 ; Gaspara Stampa, Douze sonnets, traduits et présentés par F. Tinguely, « Po&sie », 190, 4, 2024 ; Pietro Bembo/Pierre de Ronsard, Sonnets croisés, traduits et présentés par F. Tinguely, « Po&sie », 189, 3, 2024 ; Isabella Morra, Sonnets, traduits et présentés par F. Tinguely, « Po&sie », 187, 1, 2024 ; Ludovico Ariosto, Dix sonnets, traduits et présentés par F. Tinguely, « Po&sie », 175, 1, 2021.
Nom du contact: 
Rosanna Gorris Camos
Courriel du contact: 
rosanna.gorris@univr.it
Suggéré par: 
Anderson Magalhães
Courriel: 
anderson.magalhaes@univr.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
04/11/2025
Ville de l'événement: 
Verona
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Arioste, Du Bellay, Ronsard

La divulgazione e la trasmissione di conoscenze nei nuovi media

Giornata europea delle lingue - Notte europea della ricerca

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Giornata Europea delle Lingue - 26 settembre 2025 - La divulgazione e la trasmissione di conoscenze nei nuovi media
In occasione della Giornata Europea delle Lingue (26 settembre 2025), che ha lo scopo di promuovere la diversità linguistica e culturale europea, favorire l’apprendimento delle lingue e arricchire il plurilinguismo e la comprensione interculturale, si organizza presso il Dipartimento di Studi Linguistici e Culturali dell'Università di Modena e Reggio Emilia una giornata dedicata al tema delle strategie multimodali di divulgazione e trasmissione delle conoscenze nei nuovi media e rivolta a un pubblico ampio, costituito non solo da specialisti ma anche da studenti triennali e magistrali e più in generale da tutte le persone interessate all’argomento. Lo scopo è di riflettere con diverse prospettive sui molteplici aspetti che riguardano la divulgazione e sulle scelte linguistiche nei vari ambiti del sapere. In particolare, la collaborazione con il Conservatorio di Musica “Vecchi - Tonelli” e con la Fondazione AGO - Modena Fabbriche Culturali ETS consentirà di approfondire il tema della divulgazione della cultura musicale e della creazione artistica. La giornata proseguirà con interventi sul tema nella cornice della Notte Europea della Ricerca.
Nom du contact: 
Silvia Modena
Courriel du contact: 
silvia.modena@unimore.it
Suggéré par: 
Silvia Modena
Courriel: 
silvia.modena@unimore.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
26/09/2025
Date de fin de l'événement: 
26/09/2025
Ville de l'événement: 
Modena
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
terminologia - divulgazione - nuovi media

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