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Colloque International "Terminologie et société"

Riassunto dell'annuncio: 
Le Colloque International "Terminologie et société" qui aura lieu à Padoue le 10 et le 11 avril 2014 se propose d'examiner la terminologie sur les plans cognitif, social et traductionnel-comparatif. Le groupe de recherche Do.Ri.F. "Socioterminologie et textualité" et les spécialistes les plus importants du domaine au niveau international creuseront les relations linguistico-culturelles existant entre experts et profanes, en étudiant la manière dont elles prennent part à la formation et au renouvellement des termes et des notions que ceux-ci véhiculent. Ils exploreront les stratégies discursives de plusieurs codes linguistiques: italien, français, anglais, néerlandais, polonais et arabe.

Il est assez commun de parler de verticalité de la langue spécialisée
en différenciant sa forme restreinte de sa forme élaborée. Chaque groupe
social produit son propre code de communication, établit les conditions
d’émission et de réception du sens, gère l’organisation des termes et
des notions que ceux-ci véhiculent. La communication d’ordre restreint,
typique des spécialistes, ne peut être partagée que par ceux qui ont des
connaissances et des expériences similaires, alors que dans la
communication élaborée le manque d’ali­gnement notionnel et expérientiel
entre le producteur du message et son destinataire impose des choix
plus délicats: la nature du message, l’agencement des informations, le
canal de communication.

Le domaine disciplinaire n’est donc plus un champ borné, réservé à un
nombre restreint d’usagers, car il se configure comme un espace
interculturel. Le repérage des traces des structures sociales dans les
faits de langue et l’analyse des différences terminologiques qui
s’inscrivent dans les stratégies adoptées peuvent permettre
d’appréhender les comportements des scripteurs ou des locuteurs dans
certaines situations discursives où l’on veut ouvrir le message
spécialisé aux profanes.

Cette approche favorise la création de nouvelles unités terminologiques
qui peuvent aller jusqu’à redéfinir les catégories mêmes. La
terminologie prend ainsi la physionomie complexe d’un processus et non
pas d’un état, quoique apparent, imposé par un groupe d’experts. On peut
même détecter une sorte d’«indétermi­nation stratégique» qui laisse au
lecteur/interlocuteur une marge d’interprétation limitée et qui engendre
une complicité néologique larvée.

Il en découle une circulation de termes spécialisés et de termes
«semi-spécialisés». Malgré l’intention de supprimer la «synonymie
pathologique», ce dernier type de termes, qui se veut souvent porteur de
nouvelles notions non encore stabilisées, mérite d’être recensé afin de
rendre compte d’une évolution socioculturelle expliquant l’activité de
catégorisation et sa représentation terminologique. Les banques de
données terminologiques peuvent devenir ainsi de véritables banques de
connaissances terminologiques.

La textualité écrite et les échanges conversationnels jouent en ce sens
un rôle capital, puisqu’ils permettent d’identifier les termes et de
les analyser de manière adéquate dans leur contexte: il est essentiel
d’étudier comment il faut former un corpus englobant également des
textes/interactions non strictement spécialisés; sans doute serait-il
utile d’établir les liens sémantiques entre corpus, texte, paragraphe et
terme.

Ce Colloque se donne différents objectifs corollaires. Le premier vise à
examiner la terminologie dans la perspective sociale (politique,
institutionnelle, économique), qui se fonde sur la planification
linguistique, bridée par une autoréglementation de plus en plus
manifeste conférant un nouveau pouvoir au locuteur. Le deuxième entend
par ailleurs ausculter la terminologie dans la perspective cognitive,
qui classifie les unités terminologiques par rapport à la réalité selon
différentes modalités. Le premier volet éclaircira les éléments
critiques des rapports instaurés entre les acteurs sociaux, tandis que
le deuxième essaiera de comprendre la manière dont les concepts et les
termes assimilent (et dépassent) les notions appartenant à des domaines
voisins, la façon dont ils se transforment et se renouvellent en raison
des pratiques sociales. Sur le plan terminographique, il sera
intéressant d’évaluer le choix et le traitement des données
terminologiques tirées de sources de vulgarisation. Enfin, l’aspect
traductionnel-comparatif permettra d’explorer les lignes d’action de
deux codes et de deux cultures, en mettant en exergue leurs divergences
et en soulignant le processus de reformulation simplifiée que la
traduction peut représenter lors du passage interculturel de diffusion
des informations.

Il est assez commun de parler de verticalité de la langue spécialisée
en différenciant sa forme restreinte de sa forme élaborée. Chaque groupe
social produit son propre code de communication, établit les conditions
d’émission et de réception du sens, gère l’organisation des termes et
des notions que ceux-ci véhiculent. La communication d’ordre restreint,
typique des spécialistes, ne peut être partagée que par ceux qui ont des
connaissances et des expériences similaires, alors que dans la
communication élaborée le manque d’ali­gnement notionnel et expérientiel
entre le producteur du message et son destinataire impose des choix
plus délicats: la nature du message, l’agencement des informations, le
canal de communication.

Le domaine disciplinaire n’est donc plus un champ borné, réservé à un
nombre restreint d’usagers, car il se configure comme un espace
interculturel. Le repérage des traces des structures sociales dans les
faits de langue et l’analyse des différences terminologiques qui
s’inscrivent dans les stratégies adoptées peuvent permettre
d’appréhender les comportements des scripteurs ou des locuteurs dans
certaines situations discursives où l’on veut ouvrir le message
spécialisé aux profanes.

Cette approche favorise la création de nouvelles unités terminologiques
qui peuvent aller jusqu’à redéfinir les catégories mêmes. La
terminologie prend ainsi la physionomie complexe d’un processus et non
pas d’un état, quoique apparent, imposé par un groupe d’experts. On peut
même détecter une sorte d’«indétermi­nation stratégique» qui laisse au
lecteur/interlocuteur une marge d’interprétation limitée et qui engendre
une complicité néologique larvée.

Il en découle une circulation de termes spécialisés et de termes
«semi-spécialisés». Malgré l’intention de supprimer la «synonymie
pathologique», ce dernier type de termes, qui se veut souvent porteur de
nouvelles notions non encore stabilisées, mérite d’être recensé afin de
rendre compte d’une évolution socioculturelle expliquant l’activité de
catégorisation et sa représentation terminologique. Les banques de
données terminologiques peuvent devenir ainsi de véritables banques de
connaissances terminologiques.

La textualité écrite et les échanges conversationnels jouent en ce sens
un rôle capital, puisqu’ils permettent d’identifier les termes et de
les analyser de manière adéquate dans leur contexte: il est essentiel
d’étudier comment il faut former un corpus englobant également des
textes/interactions non strictement spécialisés; sans doute serait-il
utile d’établir les liens sémantiques entre corpus, texte, paragraphe et
terme.

Ce colloque se donne différents objectifs corollaires. Le premier vise à
examiner la terminologie dans la perspective sociale (politique,
institutionnelle, économique), qui se fonde sur la planification
linguistique, bridée par une autoréglementation de plus en plus
manifeste conférant un nouveau pouvoir au locuteur. Le deuxième entend
par ailleurs ausculter la terminologie dans la perspective cognitive,
qui classifie les unités terminologiques par rapport à la réalité selon
différentes modalités. Le premier volet éclaircira les éléments
critiques des rapports instaurés entre les acteurs sociaux, tandis que
le deuxième essaiera de comprendre la manière dont les concepts et les
termes assimilent (et dépassent) les notions appartenant à des domaines
voisins, la façon dont ils se transforment et se renouvellent en raison
des pratiques sociales. Sur le plan terminographique, il sera
intéressant d’évaluer le choix et le traitement des données
terminologiques tirées de sources de vulgarisation. Enfin, l’aspect
traductionnel-comparatif permettra d’explorer les lignes d’action de
deux codes et de deux cultures, en mettant en exergue leurs divergences
et en soulignant le processus de reformulation simplifiée que la
traduction peut représenter lors du passage interculturel de diffusion
des informations.

Indirizzo postale: 
Università degli Studi di Padova - Dipartimento di Studi Linguistici e Letterari - Via Beato Pellegrino, 1 - 35137 Padova
Segnalato da: 
Luciana T. Soliman
Email: 
luciana.soliman@unipd.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
10/04/2014
Data di fine dell'evento: 
11/04/2014
Città dell'evento: 
Padova
Tipo di evento: 
Convegni
Categoria principale: 
Parole chiave: 
terminologie, vulgarisation, société
Nome del contatto: 
Luciana T. Soliman
Email del contatto: 
luciana.soliman@unipd.it