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XXe siècle

InterArtes n.7

Contenu de l'annonce: 

Il presente numero di InterArtes raccoglie alcuni contributi legati alla persistenza e alla tenacia del mito di Faust e alla intrinseca capacità di trasformazione del mito nella cultura prevalentemente europea, dal Rinascimento alla contemporaneità, attraverso letteratura, cinema, arti visive e...

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Mots-clés: 
Mythe, Faust, connaissance
ISSN format électronique: 
2785-3136
Titre du numéro: 
Faust, mito della modernità (n°7)
Catégorie principale: 
Courriel: 
laura.brignoli@iulm.it
Directeur(s) scientifique(s): 
Laura Brignoliv - Silvia Zangrandi
Date de mise en ligne: 
Samedi, Décembre 20, 2025
Date de parution: 
Lundi, Décembre 29, 2025
Lieu de parution: 
Dipartimento di Studi Umanistici – Università IULM
Suggéré par: 
Laura Brignoli

Le "syndrome algérien"

Enjeux littéraires, mémoriels et politiques d'un passé qui ne passe pas

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Il 4 e 5 dicembre l’Università dell’Insubria ospita un convegno internazionale dedicato a una ferita storica che continua a interrogare il presente.
Le due giornate si svolgeranno a Varese, nell’aula magna di via Ravasi e nella sala Risorgimento di Villa Mirabello, e riuniranno una ventina di ricercatrici e ricercatori provenienti dall'Italia, dalla Francia, dalla Polonia e dall'Algeria. L’iniziativa scientifica, organizzata dal professor Fabio Libasci del Dipartimento di Scienze umane e dell'innovazione per il territorio, Disuit, Università dell'Insubria, e dalla professoressa Barbara Sommovigo dell’Università di Pisa, punta a esplorare le persistenze del passato coloniale algero-francese nelle scritture letterarie, nelle narrazioni memoriali e nelle dinamiche politiche contemporanee. Dalla “décennie noire” agli spettri postcoloniali, dalle voci femminili ai romanzi noir, i panel si addentrano in un paesaggio complesso, dove la memoria non smette di bussare alle porte del presente e la letteratura diventa dispositivo critico, archivio emotivo e terreno di confronto civile.
Nom du contact: 
Fabio Libasci
Courriel du contact: 
fabio.libasci@uninsubria.it
Suggéré par: 
Fabio Libasci
Courriel: 
fabio.libasci@uninsubria.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
04/12/2025
Date de fin de l'événement: 
05/12/2025
Ville de l'événement: 
Università degli Studi dell'Insubria, Varese
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Algérie

Lire, relire, situer Inès Cagnati

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
La journée d'études invite à réfléchir aux différents aspects de l'écriture d'Inès Cagnati en ouvrant à des approches variées portant sur les thématiques, le style, le rapport à la langue ainsi que sur l'histoire éditoriale de ses œuvres.
Inès Cagnati, écrivaine française d’origine italienne, a publié trois romans et un recueil de nouvelles : Le Jour de congé en 1973 (Prix Roger-Nimier 1973), Génie la folle en 1976 (Prix des deux-Magots et Prix Fiction 1977), Mosé ou le Lézard qui pleurait en 1979 et Les Pipistrelles en 1989 (Prix de la Nouvelle 1990), auxquels il faut ajouter la pièce Galla ou le Jour de congé (1980) et trois traductions de l’espagnol faites en collaboration. Ses œuvres ont eu un succès critique considérable à l’époque de leur parution. En prévision de l’assignation du Prix Goncourt en 1976, Michel Tournier a parlé d’elle ainsi : « Avec des moyens remarquablement sobres, une précision impitoyable dans le détail concret, un ton toujours contenu, Inès Cagnati sait ouvrir des abîmes de tristesse et appeler une pitié infinie. Du très grand art » (« À qui pensent les Goncourt ? », Le Monde, 3 novembre 1976, p. 25). Dans les œuvres de Cagnati, la France rurale de l’enfance de l’auteure sert toujours de décor. Ses personnages vivent aux marges de la société et sont confrontés à une réalité hostile, que ce soit au sein de l’unité familiale ou en dehors de celle-ci. Galla, la protagoniste du Jour de congé, tente de sortir sa famille de la pauvreté en fréquentant le lycée, où elle se rend en parcourant des dizaines de kilomètres sur son vieux vélo, tandis que Marie, la protagoniste de Génie la folle, fait tout son possible pour gagner l’amour de sa mère, contrainte à subir l’exclusion et l’humiliation de la part de la communauté. Les jeunes narratrices des Pipistrelles, filles d’immigrés, doivent faire face à l’ignorance de leurs parents et aux vexations des enseignants et des camarades. Pour finir, le protagoniste de Mosé ou le Lézard qui pleurait est un vieil immigré italien qui, accusé d’avoir tué sa femme, raconte dans un long monologue sa vie et son désir irréalisable de voir l’océan. Ces œuvres reflètent en partie l’expérience personnelle de l’auteure, fille de paysans vénitiens émigrés dans la Lot-et-Garonne dans les années 1930, dans le contexte d’une des plus importantes vagues migratoires vers la France de la première moitié du XXe siècle. Ayant quitté ce milieu pour devenir professeure de lettres au lycée, Cagnati évoque son enfance comme une période de grande souffrance, caractérisée par l’expérience d’une double étrangéité : en tant qu’enfant, incomprise par le monde des adultes, et en tant que fille d’immigrés. Cette deuxième forme d’étrangéité l’accompagne tout au long de sa vie ; en commentant sa naturalisation française en 1989, elle en parle comme d’une « tragédie », d’une nouvelle perte d’identité. Malgré son succès initial, l’œuvre de Cagnati, peut-être à cause de la réticence de l’auteure à participer à la vie intellectuelle du pays, a été oubliée au cours des décennies suivantes. C’est grâce à la New York Review of Books, qui a publié la première traduction anglaise du Jour de congé en 2019, que Cagnati a été récemment redécouverte dans le monde anglophone, en Espagne (où Génie la folle a été traduit en 2019) et en Italie (les éditions Adelphi ont enchaîné les traductions de Génie la folle en 2022, du Jour de congé en 2023 et des Pipistrelles en 2024). Au niveau des études critiques, ces dernières années l’attention a été portée en particulier sur la représentation de la marginalité ainsi que sur la condition des femmes, confrontées, dans les romans de Cagnati, à une société rurale patriarcale et violente qui punit toute forme de différence. Quelques mémoires et thèses ont été consacrés à l’analyse de ce thème. Une autre approche critique, de nature essentiellement sociologique, s’est intéressée à Cagnati en tant que témoin de l’émigration italienne dans le Sud-Ouest de la France. En revanche, tout ce qui relève de l’aspect stylistique de son œuvre a été jusqu’à présent négligé par la critique. Et pourtant son écriture, comme le soulignait déjà Tournier, se caractérise par un équilibre remarquable entre sobriété et lyrisme, fruit d’un regard lucide sur la réalité, capable d’en révéler la poésie secrète. L’emploi du monologue intérieur dans la plupart de ses textes est très savamment dosé. La même chose peut être dite du recours systématique à la répétition, qui donne lieu à de véritables refrains le long du texte. Migrante de deuxième génération, Cagnati se situe à plein titre dans le mouvement de la littérature transculturelle, des instances hétérolingues émergeant régulièrement dans ses œuvres. Sa manière d’aborder la situation existentielle de personnages d’origine italienne en France fait de son œuvre un cas prototypique qui la relie cependant à une constellation d’écrivains comme par exemple Renata Ada-Ruata, Cavanna, Mirella Muià, tout en ouvrant de nouvelles perspectives dans le cadre de la « rital-littérature ». Dans l’effort d’approfondir ces approches critiques et de dégager de nouvelles pistes de réflexion, l’Université de Bologne, en partenariat avec l’équipe ISA-UMR Litt&Arts de l’Université Grenoble Alpes, organise une journée d’études autour des œuvres d’Inès Cagnati. Notre conviction est qu’il faut redécouvrir cette auteure exceptionnelle et lui redonner la place qui lui revient dans le panorama de la littérature contemporaine d’expression française en raison de l’universalité de ses thèmes, de l’originalité de son style et de la portée de son témoignage. Les propositions de communication pourront s’inscrire dans des perspectives variées. On en propose quelques-unes : - La question de l’altérité et du rapport entre individu et collectivité ; - La symbolique des lieux : l’opposition entre la campagne et la ville, l’espace de l’école, l’ailleurs réel et imaginé ; - Le rôle de l’imagination et de la rêverie ; - La représentation de la mémoire individuelle et collective ; - L’emploi du monologue intérieur et de la narration non fiable ; - Inès Cagnati comme transfuge de classe, son rapport avec le milieu d’origine ; - Le rapport entre vie réelle et fiction et la fonction de témoignage, voire la contribution à la mémoire culturelle de l’immigration italienne en France ; - L’écriture sensorielle (par exemple, la fonction de l’odorat) ; - L’écriture translingue et l’hétérolinguisme ; - Les questions éditoriales et le rôle de la traduction dans la redécouverte de Cagnati ; - L’intermédialité : l’adaptation théâtrale du Jour de congé. La journée d’étude aura lieu le 28 avril 2026 à l’Université de Bologne. Nous vous invitons à envoyer, avant le 15 janvier 2026, un résumé de 350 à 500 mots maximum, accompagné d’un titre provisoire, d’une bibliographie essentielle, de 5 mots-clés et d’une bio-bibliographie d’une page maximum aux adresses suivantes : filippo.fonio@univ-grenoble-alpes.fr marta.giacomelli@studio.unibo.it mariachiara.gnocchi@unibo.it anna.taglietti@univ-grenoble-alpes.fr La journée d’études fera l’objet d’une publication sous forme de dossier dans la Revue Italienne d’Études Françaises (en accès ouvert). Organisation Filippo Fonio (ISA-UMR Litt&Arts, Université Grenoble Alpes) Marta Giacomelli (LILEC, Université de Bologne) Maria Chiara Gnocchi (LILEC, Université de Bologne) Anna Taglietti (ISA-UMR Litt&Arts, Université Grenoble Alpes) Comité scientifique Olga Anokhina (ITEM-CNRS) Laura Brignoli (IULM, Milano) Sara De Balsi (Université Cergy-Pontoise) Filippo Fonio (ISA-UMR Litt&Arts, Université Grenoble Alpes) Marta Giacomelli (LILEC, Université de Bologne). Maria Chiara Gnocchi (LILEC, Université de Bologne) Marika Piva (Université de Padoue) Anna Taglietti (ISA-UMR Litt&Arts, Université Grenoble Alpes) Bibliographie BONUCCI Cristina, « Il trauma muto e la comunità. Génie la matta di Ines Cagnati », Interazioni, n. 1, 2022, p. 127-130. DOI: 10.3280/INT2022-001013. CORDERO Claudie N., The Feminine Condition in the Twentieth Century as Seen by Women Authors of French Expression since World War Two (1948–1976), Mémoire de maîtrise, University of Wyoming, 1980. CORRIZZATO Cosima, Figure del materno. La madre nelle opere di Inès Cagnati, Annie Ernaux, Elena Ferrante, Mémoire, Università di Padova, 2023. ISAKSSON Malin, Adolescentes abandonnées. Je narrateur adolescent dans le roman français contemporain, Thèse de doctorat, Umeå Universitet, 2004 (Skrifter från moderna språk, 16). MORIN Sonia, Le regard dans Génie la folle d’Inès Cagnati, Mémoire de maîtrise, École des études supérieures de l’Université d’Ottawa, 1994. ROUCH Monique, « L'arrivée et l'implantation des Italiens dans le sud-ouest (1920-1939) », dans PIERRE MILZA (dir.), Les Italiens en France de 1914 à 1940, Roma, École Française de Rome, 1986 (Publications de l'École française de Rome, 94), p. 693-720. https://www.persee.fr/doc/efr_0000-0000_1986_mon_94_1_3175. SCHILLINGER Liesl, « Inès Cagnati: The Insider Who Always Felt Like an Outsider », Literary Hub, 5 décembre 2019. https://lithub.com/ines-cagnati-the-insider-whoalways-felt-like-an-outsider/. TEULIÈRES Laure, « Perdus dans le paysage ? Le cas des Italiens du Sud-Ouest de la France », dans MARIE-CLAUDE BLANC-CHALÉARD et al. (dir.), Les Petites Italies dans le monde, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007, p. 185-196. http://books.openedition.org/pur/6581. TEULIÈRES Laure, « Recovering Memory is Regaining Dignity: Collective Memory and Migration in France », dans RAINER OHLIGER et al. (dir.), European Encounters: Migrants, Migration and European Societies since 1945, Ashgate Publishing, 2003, p. 302-320.
Nom du contact: 
Maria Chiara Gnocchi
Courriel du contact: 
mariachiara.gnocchi@unibo.it
Suggéré par: 
Maria Chiara Gnocchi
Courriel: 
mariachiara.gnocchi@unibo.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
28/04/2026
Date de fin de l'événement: 
28/04/2026
Ville de l'événement: 
BOLOGNA
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
translinguisme, femmes, réalisme, écocritique, hétérolinguisme, immigration, monologue, mémoire, transfuge

Colloque international : Le risque à l'oeuvre

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Organisation : Département de Studi Umanistici de l’Université de Turin, Département de Lettere, Filosofia, Comunicazione de l’Université de Bergame et le Département de Studi Umanistici de Naples Federico II en collaboration avec CSAM (Centro Studi Arti della Modernità Torino), les Universités de Bordeaux Montaigne, Picardie Jules Verne, Université Grenoble-Alpes, Sorbonne Université.
Ce colloque se propose d’explorer la centralité et la complexité du concept de risque dans la littérature de langue française dès le début du XX e siècle jusqu'à nos jours. L’initiative s’insère dans le cadre du projet de recherche Déclinaisons du risque : pour une archéologie des imaginaires littéraires des XX e et XXI e siècles (PRIN 2022), financé par le MUR — Ministère de l’Université et de la Recherche (Italie) —, développé par les équipes de recherche en Littérature française des Universités de Turin, Bergame et Naples Federico II. Adoptant une approche interdisciplinaire, le projet vise à mettre en lumière la manière dont le risque — communément étudié dans les sciences exactes et sociales — revêt, dans les pratiques littéraires, la signification d’une incertitude intrinsèque à tout projet créatif. Non plus seulement considérée comme anticipation d’une menace, mais aussi comme une opportunité de réflexion et d’expérimentation, la gestion du risque littéraire permet d’interroger notre rapport à l’avenir, en traçant de nouvelles formes de pensée, d’action et de soin du monde, ouvrant la voie à une possible gestion littéraire du risque. À travers un dialogue entre textes littéraires et théories du risque, ce colloque envisage d’étudier comment le risque intervient et se décline dans les pratiques littéraires et artistiques et redéfinit des modèles de rationalité qui dépassent les limites d'une vision déterministe et prédictible de la réalité. Dans le cadre de cette réflexion générale, le colloque s’attachera à l’étude des objets suivants : • les œuvres littéraires et artistiques qui mettent en jeu des représentations ou des actualisations du risque, depuis les avant-gardes européennes du début du XXe siècle jusqu’au contemporain ; • la réflexion métalittéraire de la notion de risque et ses enjeux esthétiques et éthiques dans la redéfinition de l’œuvre littéraire contemporaine ; • les discours théoriques sur des œuvres littéraires et artistiques qui thématisent directement ou indirectement des représentations ou effectuations du risque ; • les thématisations littéraires de la “société du risque” (U. Beck) ; • les discours théoriques d’autres domaines (philosophie, sciences, sociologie, anthropologie, linguistique, etc.) qui servent explicitement de référence à l’individuation de la spécificité de la notion de risque en littérature et à la lecture critique des textes portant sur une prise de risque ; • le rapport entre traduction, prix littéraire et réception dans le contexte français et francophone, qui permet d’étudier le risque inhérent aux dynamiques de sélection des œuvres. Dans cette perspective, les choix traductifs peuvent être vus comme risqués, lorsqu’ils sont influencés par les stratégies éditoriales ou par la confrontation avec un nouveau contexte culturel. Colloque international organisé par le Département de Studi Umanistici de l’Université de Turin, le Département de Lettere, Filosofia, Comunicazione de l’Université de Bergame et le Département de Studi Umanistici de Naples Federico II en collaboration avec CSAM (Centro Studi Arti della Modernità Torino), les Universités de Bordeaux Montaigne, Picardie Jules Verne, Université Grenoble-Alpes, Sorbonne Université. COMITÉ D’ORGANISATION Carlotta Ariano, Franca Bruera, Chiara Elefante, Franca Franchi, Roberto Gilodi, Alessandro Grosso, Shannon Magri, Valeria Marino, Benoît Monginot, Francesca Pagani, Adelaide Pagano, Nunzia Palmieri, Francesca Quey, Giacomo Raccis, Valeria Sperti, Lorenza Valsania. COMITÉ SCIENTIFIQUE Margherita Amatulli, Alessandro Bertinetto, Elisa Bricco, Franca Bruera, Alberto Cevolini, Maxime Decout, Andrea Del Lungo Laurent Demanze, Anne Duprat, Chiara Elefante, Alessandra Ferraro, Franca Franchi, Stefano Genetti, Arnaud Maillet, Benoît Monginot, Nunzia Palmieri, Dominique Rabaté, Pascale Sardin, Niccolò Scaffai, Valeria Sperti.
Nom du contact: 
Benoît Monginot
Courriel du contact: 
benoit.monginot@unito.it
Suggéré par: 
Benoît Monginot
Courriel: 
benoit.monginot@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
19/11/2025
Date de fin de l'événement: 
21/11/2025
Ville de l'événement: 
Torino
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Rischio Letteratura francese

InterArtes

Contenu de l'annonce: 

In contemporary technological acceleration, the role of imaginaries in shaping techno-scientific paradigms and in defining the relationship between the human and the machine tends to be marginalized. To propose an operative framework for reflection, we present here a selection of contributions...

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Mots-clés: 
Technoscience, Artificial Intelligence, Epistemologies
ISSN format électronique: 
2785-3136
Titre du numéro: 
Immaginari della tecnoscienza - numero speciale
Catégorie principale: 
Courriel: 
laura.brignoli@iulm.it
Directeur(s) scientifique(s): 
Renato Boccali- Luisa Damiano
Éditeur: 
Dipartimento Studi Umanistici - Università IULM
Date de mise en ligne: 
Dimanche, Août 10, 2025
Date de parution: 
Lundi, Novembre 10, 2025
Lieu de parution: 
online
Suggéré par: 
Laura Brignoli

Refus de maternité : corps, langues et imaginaires queer en français (XXe–XXIe siècles)

Colloque international – Université de Ferrare (Italie) – 13 mars 2026

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Ce colloque se propose d'interroger le refus de maternité comme geste politique, poétique et corporel de dissidence face à l’ordre reproductif. À la croisée des études féministes, queer et décoloniales, il explorera la manière dont les littératures en langue française déconstruisent la maternité obligatoire et inventent d’autres formes de filiation, de création et de communauté.
Présentation Refuser la maternité, c’est s’insurger contre le récit fondateur qui naturalise la reproduction et enchaîne le féminin à la maternité, le corps à l’ordre symbolique et la langue à l’héritage. Ce geste de refus, qui traverse les littératures, les arts et les discours du XXe au XXIe siècle, ne se réduit pas à une décision individuelle, mais constitue une position politique, un acte poétique et corporel de dissidence face à l’ordre reproductif. Il subvertit les récits de la dette et de la filiation pour en tracer d’autres, où la création cesse d’être un privilège biologique et devient un acte de parole, une prise de position, un engagement. Le terme queer est mobilisé ici comme posture critique face à toute naturalisation des identités, des rôles et des désirs. Selon le Dictionnaire du Genre en Traduction (https://worldgender.cnrs.fr/etiquette_notices/queer-cuir/), le queer/cuir « désigne un ensemble de pratiques et de discours qui mettent en crise les normes de genre et de sexualité, tout en constituant un outil de résistance pour des subjectivités marginalisées ». Il nomme ce qui résiste, dévie, déplace, ce qui refuse l’assignation du corps féminin à la reproduction et ouvre la possibilité d’existences non conformes aux scripts genrés dominants, en déstabilisant les catégories de sexe, de genre et de désir comme fondements d’un ordre symbolique prétendument naturel. Dans cette perspective, le queer/cuir agit non seulement comme un geste critique, mais comme une pratique épistémologique et politique, capable de révéler les modes d’imposition du pouvoir sur les corps et les affects, tout en proposant d’autres manières de sentir, de raconter et de penser les identités situées. Ce colloque propose d’interroger la manière dont ce refus, individuel ou collectif, explicite ou implicite, bouleverse les régimes symboliques du maternel et invente de nouvelles grammaires. Situé à la croisée des études féministes, des queer studies et des pensées décoloniales, il examine comment le refus de maternité se manifeste, s’écrit et se réinvente dans les langues, les corps et les imaginaires en langue française. Cette approche permet de penser ensemble les refus féministes de la maternité obligatoire et les dissidences qui contestent la réduction des corps à leur capacité reproductive, dans le sillage des travaux fondateurs de Simone de Beauvoir (Le Deuxième Sexe, 1949), de Monique Wittig (Les Guérillères, 1969 ; La Pensée straight, 1992) et d’Élisabeth Badinter (L’amour en plus, 1980). Ces perspectives doivent être enrichies par les analyses intersectionnelles de Kimberlé Crenshaw (Demarginalizing the Intersection of Race and Sex, 1989), qui a conceptualisé l’intersectionnalité comme outil critique pour comprendre comment les oppressions de genre, de race, de classe et de sexualité s’imbriquent et se renforcent mutuellement, révélant que le refus de maternité ne peut être pensé de manière universelle. Patricia Hill Collins (Black Feminist Thought, 2000) a montré que la maternité a été instrumentalisée différemment pour contrôler et exploiter les femmes Noires, racisées et pauvres, tandis que leurs capacités maternelles ont été simultanément niées ou hypersexualisées. Nicole Brossard (La Lettre aérienne, 1985) a quant à elle interrogé les possibilités d’existence non reproductive et de création artistique comme forme d’émancipation, tandis que Luce Irigaray (Speculum. De l’autre femme, 1974 ; Ce sexe qui n’en est pas un, 1977) a repensé la différence sexuelle et dénoncé la réduction du féminin à la fonction reproductive, ouvrant la voie à des rapports à soi et à l’autre affranchis de la maternité obligatoire. Marylise Hamelin (Maternité, la face cachée du sexisme : Plaidoyer pour l’égalité parentale, 2025) approfondit cette réflexion en montrant que la maternité, loin d’être un espace neutre, se trouve au croisement du pouvoir, du corps et de la contrainte, en particulier dans les contextes francophones contemporains. Dès les années 1930, l’artiste et écrivaine Claude Cahun avait entrevu la dimension écologique du refus de maternité, en liant la baisse volontaire de la natalité à la préservation de la planète et de la biodiversité. Son œuvre, à la croisée du surréalisme, du féminisme et de la dissidence queer, anticipait une pensée où le refus de procréer devenait aussi un geste écologique, une manière de résister à la logique extractiviste de la reproduction infinie. Cette intuition sera plus tard théorisée par Françoise d’Eaubonne dans l’écoféminisme, qui établit un lien fondamental entre domination patriarcale des femmes et exploitation de la nature. Dans Le féminisme ou la mort (1974), d’Eaubonne affirme que la libération des femmes passe par la rupture avec le modèle productiviste et nataliste, ouvrant la voie à une écologie politique du corps et du désir. Aujourd’hui, ces réflexions résonnent avec les théories contemporaines de la décroissance (Serge Latouche, Petit traité de la décroissance sereine, 2007 ; Geneviève Azam, Osons rester humains : les impasses de la toute-puissance, 2015), qui interrogent la surproduction, la surpopulation et la surconsommation comme symptômes d’un même rapport de domination, et invitent à penser le refus de maternité comme une pratique de sobriété éthique, affective et écologique. Refuser d’enfanter, c’est aussi refuser de perpétuer les structures patriarcales et raciales qui assignent les femmes et les corps queer à la reproduction biologique et symbolique du pouvoir. C’est, dans cette perspective, refuser la reproduction du capitalisme et de ses logiques extractives, au sens où Silvia Federici (Caliban and the Witch, 2004) et Maria Mies (Ecofeminism, 1993) ont montré que la production de la vie et la production des ressources naturelles obéissent à des schémas similaires d’exploitation. Le refus de maternité devient ainsi un lieu de convergence entre luttes féministes et écologiques, un geste de résistance à la reproduction du monde tel qu’il est. C’est ouvrir la possibilité à d’autres formes de filiation, de transmission, d’alliance et de communauté, ce que Donna Haraway appelle des kinships non généalogiques (Staying with the Trouble : Making Kin in the Chthulucene, 2016), ou ce que Françoise Vergès (Le Ventre des femmes, 2017) définit comme une politique du ventre, où se joue la domination économique, raciale et écologique des corps féminins et subalternes. Dans le contexte actuel d’urgence climatique, repenser la maternité et sa mise en récit ne relève plus seulement d’un enjeu féministe, mais aussi d’un impératif écologique. Les imaginaires du refus de maternité rejoignent ainsi les imaginaires de la décroissance, de la sobriété reproductive et de la réparation du vivant, en proposant des manières de « faire monde » qui ne reposent plus sur la perpétuation biologique, mais sur la création relationnelle et la solidarité interespèces. Les littératures contemporaines en langue française mettent au jour une reconfiguration profonde du rapport entre genre, langue et reproduction. Du récit de l’avortement clandestin chez Annie Ernaux (L’Événement, 2000) aux ambivalences maternelles de Marie Darrieussecq (Le bébé, 2002 ; Le mal de mer, 1999), des refus corporels de Virginie Despentes (King Kong Théorie, 2006) à la poétique « dématernisée » de Chloé Delaume, des textes de Bessora (Deux bébés et l’addition, 2000) ou de Marie NDiaye (Rosie Carpe, 2001 ; Trois femmes puissantes, 2009) aux récits postcoloniaux de Gisèle Pineau (L’Espérance-macadam, 1995) ou Kim Thúy (Mãn, 2013), s’élabore une polyphonie du refus. Ces œuvres interrogent les blessures du corps reproductif, les traumatismes de la maternité imposée, mais aussi les désirs de transformation et d’affranchissement. Pour enquêter sur la manière dont ce refus se manifeste, s’écrit et se transforme, quatre axes structurent la réflexion : Axe 1 : Refus de l’injonction – corps politiques, biopolitique et critique écologique Refuser la maternité, c’est refuser le pouvoir biopolitique de l’État, de la médecine, de l’Église et de la famille sur le corps féminin et queer. L’enjeu est d’interroger les gestes d’insoumission corporelle et symbolique : avortement, contraception, stérilité choisie, maternité refusée, childfree. La réflexion s’articule autour des formes de résistance biopolitique et de la manière dont le refus reproductif peut s’articuler à une critique écologique du productivisme, du natalisme et des politiques de croissance, dans le prolongement des intuitions de Claude Cahun (Aveux non avenus, 1930), qui liait déjà refus de procréation et dissidence créatrice, et en dialogue avec l’écoféminisme de Françoise d’Eaubonne (Le féminisme ou la mort, 1974), de Maria Mies (Patriarchy and Accumulation on a World Scale, 1986) ou de Silvia Federici (Caliban et la sorcière, 2014). Des œuvres comme L’Événement (2000) d’Annie Ernaux offrent un récit emblématique de l’avortement clandestin et de ses enjeux politiques. Marie Darrieussecq (Le mal de mer, 1999 ; Le bébé, 2002) explore les ambivalences du maternel et ses refus implicites. Deux bébés et l’addition (2000) de Bessora et Mes mauvaises pensées (2005) de Nina Bouraoui mettent en scène des corps qui se dérobent à la procréation normative. Ces récits articulent vulnérabilité et puissance, ils transforment la souffrance en geste esthétique et en parole politique. Cet axe s’intéresse aux représentations littéraires, théâtrales et performatives du refus maternel dans leurs contextes sociopolitiques. Les luttes pour la liberté reproductive engendrent des formes artistiques qui transforment l’expérience intime en discours politique, tandis que d’autres mobilisent l’implicite et le silence pour contourner les interdits. Axe 2 : Refus de l’héritage – silence, trauma et mémoire interrompue La dissidence reproductive n’est pas toujours libre. Certaines femmes refusent d’enfanter parce qu’elles n’en ont pas la possibilité matérielle ou sociale. La pauvreté, la précarité, la migration ou la violence systémique imposent des formes de refus qui révèlent la continuité entre oppression économique et domination reproductive. Le refus de maternité s’inscrit dans une mémoire blessée, coloniale, familiale, intime, et interroge le poids de l’héritage. Cette mémoire n’est pas neutre, elle est traversée par des violences différenciées selon la race, la classe et l’expérience coloniale. La transmission interrompue n’est pas un effacement, mais un mode de résistance à la violence des lignées imposées : silence des mères, secrets familiaux, mémoire des esclavages et des migrations, traumatismes intergénérationnels. Ces dynamiques prennent des formes spécifiques dans les contextes racisés et postcoloniaux. Comme l’analyse Françoise Vergès dans Le Ventre des femmes (2017), la transmission interrompue de la maternité s’inscrit dans une politique coloniale du corps où se jouent domination économique, raciale et écologique. Dans les récits de Gisèle Pineau (L’Espérance-macadam, 1995), d’Annie Ernaux (Une femme, 1987) ou de Kim Thúy (Mãn, 2013), la maternité refusée devient la scène d’une rupture avec la filiation patriarcale, mais aussi d’une relecture du trauma. Chez Ivan Jablonka (Histoire de mes grands-parents que je n’ai pas eus, 2012), l’abandon forcé devient un acte de protection et de mémoire, où la perte de l’enfant ne nie pas la maternité mais la déplace vers la survie. Laurence Tardieu (Puisque rien ne dure, 2006) explore également cette intermittence du lien et l’impossibilité de la transmission durable. Cet axe élargit la compréhension du refus de maternité en y inscrivant la contrainte, le sacrifice et la précarité comme formes de résistance invisibles, où se nouent les enjeux du genre, de la race, de la classe et de la survie. Axe 3 : Refus de la naturalisation – déconstruire les langages normatifs du maternel Refuser la maternité, c’est aussi refuser le langage qui la rend naturelle et obligatoire. Les écritures contemporaines défont les mots du maternel pour inventer d’autres manières d’exister et d’engendrer. Dire la maternité autrement revient à troubler la syntaxe du pouvoir et à libérer la langue des modèles qui lient le féminin à la reproduction. Monique Wittig (Les Guérillères, 1969), Régine Detambel, Wendy Delorme (La Mère, la sainte et la putain, 2023) et Sarah Haidar (Amenorrhée, 2025) réinventent la langue pour briser l’assignation maternelle et hétérosexuelle. Leurs écritures substituent au modèle patriarcal de la filiation biologique des formes d’engendrement symbolique, collectif ou queer, où la maternité devient un espace de résistance plutôt qu’un destin. Chloé Delaume, dans Le cri du sablier (2001), radicalise cette démarche en faisant du langage une arme contre la filiation, fragmentant la parole pour dire la violence du lien maternel. Paul B. Preciado (Testo Junkie, 2008) inscrit ce refus dans une langue post-humaine où les technologies hormonales et les mutations du corps effacent la frontière entre le biologique et le politique. Nancy Huston (Lignes de faille, 2006) fait de la maternité un lieu d’exil linguistique où la perte de la langue maternelle devient métaphore du refus et de la fracture identitaire. Dans Le bébé (2002), Marie Darrieussecq déconstruit spécifiquement la transparence du discours maternel et révèle comment la langue de la maternité, en prétendant dire l’universel, efface les singularités du corps et du vécu féminin. Ce refus linguistique peut aussi être contraint. Dans les contextes de domination ou de migration, la parole maternelle se tait, se fracture ou se réinvente. Le silence, la honte ou la perte de langue deviennent alors d’autres formes du refus du maternel imposé. Cet axe explore comment ces pratiques d’écriture poétiques et politiques déplacent la maternité hors du biologique et queerisent la langue elle-même, en la transformant en espace de résistance et de création. Axe 4 : Refus de perpétuer – généalogies électives et créations symboliques Refuser de perpétuer ne signifie pas l’absence de transmission, mais l’invention d’autres formes d’appartenance et de mémoire. L’absence d’enfant biologique n’implique pas la disparition du lien, mais ouvre à d’autres configurations relationnelles : communautés choisies, alliances queer, héritages symboliques, transmissions artistiques et intellectuelles. Ces formes de kinship non-généalogiques redéfinissent ce que signifie appartenir et transmettre au-delà du sang. L’œuvre de Monique Wittig (Les Guérillères, 1969) incarne particulièrement cette reconfiguration à travers la création de communautés alternatives, tandis que Nicole Brossard (La Lettre aérienne, 1985) transforme la création artistique en forme de transmission et de filiation symbolique. Hélène Cixous (Homère est morte, 2014 ; Le jour où je n’étais pas là, 2000) explore quant à elle comment l’héritage symbolique et littéraire devient un espace d’appartenance et de mémoire partagée. Selon Adrienne Rich (Of Woman Born, 1976), refuser la maternité biologique ouvre des espaces d’émancipation créative, tandis que Marianne Hirsch (The Mother/Daughter Plot, 1989) analyse comment les généalogies électives redessinent les relations entre mémoire, filiation et transmission, transformant radicalement notre compréhension du lien et de l’héritage. Cet axe interroge comment la création se transforme en lignée élective où la mémoire produit des présences symboliques durables et où l’héritage devient un bien partagé. Modalités de soumission Les propositions de communication (300-350 mots) incluant le nom, le courriel, l’affiliation et cinq mots-clés, accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique (250–300 mots), sont à envoyer au plus tard le 31 décembre 2025 au format Word à : vera.gajiu@unife.it. Langue du colloque : français Responsable scientifique : Vera Gajiu Comité d’organisation : Vera Gajiu, Luca Jaccond (lucaelfo.jaccond@unife.it), Elia Carelli (elia.carelli@unife.it) Publication : Les communications feront l’objet d’une publication dans une revue OA à comité de lecture. Le colloque est financé par : Fondi di sezione 2026 STUM - Mattazzi et Fondi di sezione 2026 STUM - Speziari. Le colloque ne prévoit pas de frais de participation. Les frais de déplacement et de séjour sont à la charge des participants. Calendrier Soumission des propositions : 31 décembre 2025 Notification d’acceptation : 7 janvier 2026 Colloque : 13 mars 2026 Bibliographie indicative 1. Théorie féministe, queer et décoloniale Azam, Geneviève. Le Temps du monde fini : vers l’après-capitalisme. Paris : Les Liens qui libèrent, 2010. Azam, Geneviève. Osons rester humains : les impasses de la toute-puissance. Paris : Les Liens qui libèrent, 2015. Badinter, Élisabeth. L’amour en plus. Histoire de l’amour maternel (XVIIᵉ–XXᵉ siècle). Paris : Flammarion, 1980. Bakshi, Sandeep. « Queeritude décoloniale : quels enjeux, quelles possibilités ? » Genre, sexualité et société, no. 31, 2024. Beauvoir, Simone de. Le Deuxième Sexe. Paris : Gallimard, 1949. Bilge, Sirma. « Intersectionnalité et féminisme matérialiste ». Genre, sexualité et société, no. 19, 2018. Brossard, Nicole. La Lettre aérienne. Montréal : L’Hexagone, 1985. Cardi, Coline et al. éds., Penser les maternités d’un point de vue féministe. Toulouse : Érès, 2016. Crenshaw, Kimberlé. « Demarginalizing the Intersection of Race and Sex : A Black Feminist Critique of Antidiscrimination Doctrine, Feminist Theory and Antiracist Politics ». University of Chicago Legal Forum, 1989. Eaubonne (d’), Françoise. Le féminisme ou la mort. Paris : Éditions du Passager clandestin, 2020. Despentes, Virginie. King Kong Théorie. Paris : Grasset, 2006. Federici, Silvia. Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive. Genève : Entremonde, 2014. Federici, Silvia. Re-enchanting the World : Feminism and the Politics of the Commons. Oakland : PM Press, 2018. Hamelin, Marylise. La Maternité en question. Corps, pouvoir et résistances dans les discours féministes québécois. Montréal : Éditions du remue-ménage, 2021. Hamelin, Marylise. Maternité, la face cachée du sexisme : Plaidoyer pour l’égalité parentale. Montréal : Éditions Leméac, 2025. Haraway, Donna. Staying with the Trouble : Making Kin in the Chthulucene. Durham : Duke University Press, 2016. Hill Collins, Patricia. Black Feminist Thought : Knowledge, Consciousness, and the Politics of Empowerment. New York : Routledge, 2008. Irigaray, Luce. Speculum. De l’autre femme. Paris : Minuit, 1974. Irigaray, Luce. Ce sexe qui n’en est pas un. Paris : Minuit, 1977. Knibiehler, Yvonne. Histoire des mères et de la maternité en Occident. Paris : PUF, 2000. Knibiehler, Yvonne. La Révolution maternelle depuis 1945 : femmes, maternité, citoyenneté. Paris : Perrin, 1997. Knibiehler, Yvonne et al. éds., La maternité à l’épreuve du genre. Métamorphoses et permanences de la maternité dans l’aire méditerranéenne. Rennes : Presses de l’EHESP, 2012. Knibiehler, Yvonne et Martine Sagaert. Les mots des mères. Du XVIIe siècle à nos jours. Paris : Laffont, 2016. Kristeva, Julia. « Maternité selon Giovanni Bellini ». Polylogue, Paris : Seuil, 1977, pp. 409–435. Latouche, Serge. La Mégamachine. Raison technoscientifique, raison économique et mythe du progrès. Paris : La Découverte, 2004. Latouche, Serge. Petit traité de la décroissance sereine. Paris : Mille et une nuits, 2007. Linhart, Virginie. L’effet maternel. Paris : Flammarion, 2020. Mies, Maria. Patriarchy and Accumulation on a World Scale : Women in the International Division of Labour. Londres : Zed Books, 1986. Mies, Maria et Vandana Shiva. Ecofeminism. Londres : Zed Books, 1993. Nguena, Fabrice. Afroqueer. 25 voix engagées. Montréal : Éditions Écosociété, 2024. Preciado, Paul B. Un appartement sur Uranus. Chroniques de la traversée. Paris : Grasset, 2019. Preciado, Paul B. Je suis un monstre qui vous parle. Rapport pour une académie de psychanalystes. Paris : Grasset, 2020. Preciado, Paul B. Testo Junkie. Sexe, drogue et biopolitique. Paris : Grasset, 2008. Rich, Adrienne. Of Woman Born. Motherhood as Experience and Institution. New York : Norton, 1976. Vergès, Françoise. Le Ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme. Paris : Albin Michel, 2017. Wittig, Monique. La Pensée Straight. Paris : Éditions Amsterdam,1992. Wittig, Monique. Les Guérillères. Paris : Minuit, 1969. 2. Théorie littéraire, psychanalytique et esthétique Bricco, Elisa. Le Défi du roman. Narration et engagement oblique à l’ère postmoderne. Bern : Peter Lang, 2015. « Littératures de langue française », 22. Doria, Federica. « Mère et différence sexuelle dans l’écriture autofictionnelle d’Hélène Cixous ». Mater Genetrix. Les images de la mère dans la littérature contemporaine de l’expression française, Marina Ortrud M. Hertrampf, éd., Berlin : De Gruyter, 2024, pp. 151-169. Gefen, Alexandre. Réparer le monde. La littérature française face au XXIᵉ siècle. Paris : Éditions Corti, 2017. Hirsch, Marianne. The Mother/Daughter Plot. Bloomington : Indiana University Press, 1989. Kaplan, Ann. Motherhood and Representation. The Mother in Popular Culture and Melodrama. Londres/New York : Routledge, 1992. Marty, Éric. Le Sexe des modernes. Pensée du Neutre et théorie du genre. Paris : Seuil, 2021. Saint-Martin, Lori. « Le corps et la fiction à réinventer métamorphoses de la maternité dans l’écriture des femmes au Québec ». Recherches féministes, vol. 7, no. 2, 1994, pp. 115–134. 3. Corpus littéraire francophone contemporain Adriensen, Sophie, and Anjale. Outre-mères. Paris : Steinkis, 2019. Bessora. Deux bébés et l’addition. Paris : Le Serpent à Plumes, 2000. Bouraoui, Nina. Mes mauvaises pensées. Paris : Stock, 2005. Cixous, Hélène. Homère est morte. Paris : Galilée, 2014. Cixous, Hélène. Le jour où je n’étais pas là. Paris : Galilée, 2000. Cohen, Albert. Le livre de ma mère. Paris : Gallimard, 1954. Darrieussecq, Marie. Le bébé. Paris : P.O.L, 2002. Darrieussecq, Marie. Le mal de mer. Paris : P.O.L, 1999. Delaume, Chloé. Le cœur synthétique. Paris : Seuil, 2020. Delaume, Chloé. Le cri du sablier. Paris : P.O.L, 2001. Delaume, Chloé. Les sorcières de la République. Paris : Seuil, 2016. Delorme, Wendy. Insurrections ! En territoire sexuel. Vauvert : Au Diable Vauvert, 2009. Delorme, Wendy. Le corps est une chimère. Paris : Cambourakis, 2018. Delorme, Wendy. La Mère, la sainte et la putain. Paris : Grasset, 2023. Detambel, Régine. Le Syndrome de Diogène. Arles : Actes Sud, 2008. Detambel, Régine. Maman a tort. Paris : Gallimard, 2018. Ernaux, Annie. L’Événement. Paris : Gallimard, 2000. Ernaux, Annie. Une femme. Paris : Gallimard, 1987. Haidar, Sarah. Amenorrhée. Éditions TK, 2023. Huston, Nancy. Lignes de faille. Montréal/Arles : Leméac/Actes Sud, 2006. Jablonka, Ivan. Histoire de mes grands-parents que je n’ai pas eus. Paris : Seuil, 2012. Laurens, Camille. Dans ces bras-là. Paris : P.O.L, 2000. NDiaye, Marie. Rosie Carpe. Paris : Minuit, 2001. NDiaye, Marie. Trois femmes puissantes. Paris : Gallimard, 2009. Pineau, Gisèle. L’Espérance-macadam. Paris : Stock, 1995. Slimani, Leïla. Chanson douce. Paris : Gallimard, 2016. Tardieu, Laurence. Puisque rien ne dure. Paris : Stock, 2006. Thúy, Kim. Mãn. Montréal : Libre Expression, 2013. Weyergans, François. Trois jours chez ma mère. Paris : Grasset, 2005. 4. Études postcoloniales, décoloniales et migratoires Hertrampf, Marina Ortrud M., éd., Mater Genetrix. Les images de la mère dans la littérature contemporaine d’expression française. Berlin : De Gruyter, 2024. Hertrampf, Marina Ortrud M. « Filles – femmes – mères : contraintes sociales, images patriarcales de la femme et rupture avec le mythe de la mère chez Annie Ernaux et Camille Laurens ». Mater Genetrix. Les images de la mère dans la littérature contemporaine d’expression française, Marina Ortrud M. Hertrampf, éd., Berlin/Boston : De Gruyter, 2024, pp. 171–186. Hertrampf, Marina Ortrud M. « Les liens familiaux sacrés ? La relation entre mères et filles, pères et filles et les voies de l’autodétermination féminine dans l’œuvre de Shumona Sinha ». Femmes, migration et postcolonialisme dans l’œuvre de Shumona Sinha, Marina Ortrud M. Hertrampf et Diana Mistreanu, éds., Munich : AVM, 2024. Kačkutė, Eglė. « Orality/Aurality and Voice of the Voiceless Mother in Abla Farhoud’s Happiness Has a Slippery Tail ». Narratives of Motherhood and Mothering in Fiction and Life Writing, H. Wahlström Henriksson et al. éds., Londres: Palgrave Macmillan, 2023. Reyes, Angelita. Mothering Across Cultures : Postcolonial Representations. Minneapolis : University of Minnesota Press, 2001. Vilarino, Júnior. « Celui qui est digne d’être aimé d’Abdellah Taïa : les masculinités remises en cause ». Hybrida, no. 7, 2023, pp. 33–54. 5. Linguistique, genre et traduction Gómez Tapia, Rox et Andrea Pelegrí Kristic: « Queer/Cuir », Dictionnaire du genre en traduction / Dictionary of Gender in Translation / Diccionario del género en traducción. ISSN : 2967-3623. Mis en ligne le 5 juin 2025 : https://worldgender.cnrs.fr/notices/queer-cuir/. Doria, Federica : « Mère ». Dictionnaire du genre en traduction / Dictionary of Gender in Translation / Diccionario del género en traducción. ISSN : 2967-3623. Mis en ligne le 05 octobre 2023 : https://worldgender.cnrs.fr/notices/mere/. Elchacar, Mireille et Ada Luna Salita « Les appellations des identités de genre non traditionnelles ». Langage et société, vol. 165, no. 3, 2018, pp. 139–165. Leap, William L. « Queer Linguistics, Sexuality, and Discourse Analysis ». The Routledge Handbook of Discourse Analysis, Londres : Routledge, 2011.
Nom du contact: 
Vera Gajiu
Courriel du contact: 
vera.gajiu@unife.it
Suggéré par: 
Luca Elfo Jaccond
Courriel: 
lucaelfo.jaccond@unife.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
10/11/2025
Date de fin de l'événement: 
31/12/2025
Ville de l'événement: 
Ferrara
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Refus de maternité, Genre, Queer, (Éco)féminisme, Études décoloniales, Langue, Corps, Imaginaire
Site web de référence: 

Intersections. Avatars et péripéties d’espaces en interaction

Contenu de l'annonce: 

Le troisième numéro de la collection « Regards croisés » explore le concept d’intersection, notion ambivalente impliquant à la fois rencontre, conflit et transformation examinés sous divers angles. Cette notion à deux endroits s’avère d’autant plus fructueuse dans le parallèle établi entre la...

Image de l'annonce: 
Catégorie principale: 
Suggéré par: 
Luca Pierdominici
Courriel: 
luca.pierdominici@unimc.it
ISBN: 
979-12-5704-033-8
Collection: 
Regards croisés, 3
Anonyme
Éditeur: 
EUM
Lieu de parution: 
Macerata
Date de parution: 
Lundi, Octobre 20, 2025
Date de mise en ligne: 
Jeudi, Novembre 6, 2025
URL: 
https://eum.unimc.it/it/catalogo/941-intersections
Langue: 
Francese
Site web de référence: 
https://eum.unimc.it/it/index.php?controller=attachment&id_attachment=1692

AàC : "Femmes et écriture"

Colloque international sur les autrices des XXe et XXIe siècles entre la France et l’Italie

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Le colloque explore la redécouverte des voix féminines dans la littérature italienne et française du XXe et XXIe siècles. Il vise à analyser le rôle des femmes dans l’évolution du roman et la transformation des canons littéraires, en valorisant leurs espaces d’expression dans la culture européenne.
Bien que la production littéraire féminine ait longtemps été reléguée aux marges du canon, sa place croissante dans le paysage culturel contemporain est aujourd’hui indéniable. Romancières, essayistes, militantes et théoriciennes de la littérature ont progressivement acquis un rôle central, contribuant de manière décisive à la redéfinition des langages, des genres et des structures narratives. C’est de cette prise de conscience qu’est née la nécessité d’une initiative entièrement consacrée à l’écriture des femmes, visant à déconstruire les préjugés liés à sa marginalisation, et à promouvoir une réécriture de l’histoire littéraire moderne et contemporaine qui reconnaisse et valorise la contribution féminine. Ce colloque se propose comme un parcours critique, destiné à donner voix à une pluralité de perspectives souvent exclues ou négligées dans des récits dominés par un regard masculin. La littérature italienne et française du XXe siècle et des années 2000 se révèle en effet de plus en plus complexe et riche, marquée par la redécouverte et la revalorisation de figures féminines dont les œuvres appellent une nouvelle attention critique. À travers l’analyse des voix de romancières, militantes, critiques et théoriciennes, il s’agira de réfléchir à l’évolution du genre romanesque et au rôle des femmes dans la transformation des canons littéraires, ainsi qu’à l’importance de créer des espaces reconnus d’expression féminine au sein de l’histoire culturelle et sociale européenne. Un aspect central de cette rencontre est sa dimension interculturelle : le colloque se veut un espace de dialogue entre voix féminines des contextes italien et français, avec des ouvertures vers les horizons européens et mondiaux. L’échange intellectuel et créatif entre autrices/auteurs et chercheuses/chercheurs de différents horizons a le potentiel de faire émerger de nouvelles perspectives critiques et de renforcer la coopération académique, en donnant visibilité tant aux difficultés qu’aux réussites des femmes dans les domaines de l’écriture et de la pensée critique. Axes thématiques : Les propositions de communication pourront s’inscrire dans les axes de recherche suivants : Analyses monographiques : études thématiques portant sur une ou plusieurs auteures italiennes et/ou françaises des XXe et XXIe siècles; Approches comparatistes : analyses comparées d’auteures issues des aires italienne, française, ainsi que d’autres contextes globales; Critique littéraire et réception : études sur la critique littéraire et la réception médiatique de l’autorialité féminine dans les deux contextes culturels; Théoriciennes du roman : contributions portant sur la pensée et la production théorique des femmes dans le champ de la réflexion sur le genre romanesque; Soumission des propositions Les propositions de communication (environ 15 lignes, accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique de l’auteur ou de l’autrice) sont à envoyer à l’adresse suivante : luana.doni@unito.it Comité scientifique: Johnny L. Bertolio (Università di Torino) Gabriella Bosco (Università di Torino) Luana Doni (Università di Torino) Stefano Genetti (Università di Verona) Fabrizio Impellizzeri (Università di Catania) Annalisa Lombardi (Ecampus) Beatrice Manetti (Università di Torino)
Nom du contact: 
Luana Doni
Courriel du contact: 
luana.doni@unito.it
Suggéré par: 
Luana Doni
Courriel: 
luana.doni@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
29/11/2025
Ville de l'événement: 
Université de Turin
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Femmes - écriture - France - Italie

Et moi maintenant tout entier dans la cascade céleste

Colloque international à l'occasion du centenaire de la naissance de Philippe Jaccottet

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
In occasione del centenario della nascita di Philippe Jaccottet (Moudon, 1925 – Grignan, 2021), l’Università Roma Tre, in collaborazione con l’Università di Padova e Sorbonne Université, organizza un convegno internazionale che si terrà a Roma dal 23 a 25 ottobre 2025.
L’opera di Philippe Jaccottet si distingue per la finezza e l’intensità con cui ha vissuto l'esperienza poetica. Animato da una costante ricerca di precisione espressiva, ha scelto di procedere per tentativi, avvicinandosi a una lingua essenziale e luminosa, capace di accogliere e restituire la realtà nel suo manifestarsi più autentico. Da questo approccio nasce una scrittura sobria ma incisiva, che interroga incessantemente il legame tra l'uomo e la natura, indaga le dinamiche tra luce e oscurità, silenzio e parola. Alla produzione poetica, Jaccottet affianca un'intensa attività di traduzione, offrendo al pubblico francofono versioni raffinate di autori come Omero, Rilke, Hölderlin, Musil, Ungaretti, Montale e altri ancora. Parte integrante di questo percorso è un’attenta riflessione critica, raccolta nei taccuini de La Semaison e sviluppata in saggi, recensioni e prefazioni. A quasi trent’anni dall’ultima giornata di studi dedicata al poeta in Italia (Milano, 1996), il convegno intende offrire un’occasione di approfondimento della ricchezza e della complessità della sua opera.
Nom du contact: 
Simona Pollicino
Courriel du contact: 
simona.pollicino@uniroma3.it
Suggéré par: 
Simona Pollicino
Courriel: 
simona.pollicino@uniroma3.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
23/10/2025
Date de fin de l'événement: 
25/10/2025
Ville de l'événement: 
Roma
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Philippe Jaccottet, poésie, traduction, arts

AàC : Annie Ernaux au-delà des œuvres consacrées : premiers romans, textes courts, entretiens

Annie Ernaux International Studies (éd. Michèle Bacholle et Jacqueline Dougherty)

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Les propositions de communication (250-300 mots, anglais ou français), accompagnées d’une courte bio-bibliographie, sont à adresser à Maryline Heck (heckmaryline@yahoo.fr), Fanny Cardin (fanny.cardin@gmail.com) et Adèle Plassier Angoujard (pa.adele@gmail.com) d’ici le 15 décembre 2025. Le numéro fera partie de la nouvelle collection Annie Ernaux International Studies, dirigée par Michèle Bacholle et Jacqueline Dougherty et bientôt publiée chez Brill. Il sera intégralement en français : les articles devront être rédigés dans cette langue.
Calendrier prévisionnel : Décembre 2025 : envoi des propositions Janvier 2026 : retour sur les propositions Mai 2026 : soumission des articles complets 2026-2027 : relectures en double aveugle et préparation de la publication, à paraître en septembre 2027
Suggéré par: 
Tommaso Testolin
Courriel: 
tommaso.testolin@studenti.unipd.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/12/2025
Date de fin de l'événement: 
15/12/2025
Ville de l'événement: 
-
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 

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