Vous êtes ici

XXIe siècle

Il dolore degli altri. La scrittura del trauma in Laurent Mauvignier

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
La conferenza si inserisce all’interno del corso di Letteratura Francese 1 della Prof.ssa Anna Bettoni, Dipartimento di Studi Linguistici e Letterari DiSLL, Complesso Beato Pellegrino, 15 dicembre 2025, ore 12:30, aula 11.
Il dolore degli altri occupa un ruolo centrale nell’opera di Laurent Mauvignier, la cui scrittura si configura come un dispositivo capace di dare forma al trauma individuale e collettivo. Attraverso una prosa frammentata, iterativa e profondamente corporea, Mauvignier indaga le zone d’ombra dell’esperienza traumatica, quelle in cui la parola vacilla. Nei romanzi dello scrittore francese, da Loin d’eux a La Maison vide, la scrittura si configura come un atto etico: un tentativo di ascoltare e restituire il dolore degli altri, interrogando la responsabilità dello sguardo di chi vi assiste, più o meno inerme. In questo quadro si inserisce l’intervento di Francesca Dainese, contrattista di ricerca presso l’Università degli Studi di Padova in collaborazione con la Fondation pour la Mémoire de la Shoah di Parigi, che analizzerà la scrittura del trauma in Mauvignier come un continuo ripensamento delle forme narrative rispetto alla posizione del testimone.
Nom du contact: 
Francesca Dainese
Courriel du contact: 
francesca.dainese@unipd.it
Suggéré par: 
Francesca Dainese
Courriel: 
francesca.dainese@unipd.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/12/2025
Date de fin de l'événement: 
15/12/2025
Ville de l'événement: 
Padova
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Laurent Mauvignier, trauma

Le "syndrome algérien"

Enjeux littéraires, mémoriels et politiques d'un passé qui ne passe pas

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Il 4 e 5 dicembre l’Università dell’Insubria ospita un convegno internazionale dedicato a una ferita storica che continua a interrogare il presente.
Le due giornate si svolgeranno a Varese, nell’aula magna di via Ravasi e nella sala Risorgimento di Villa Mirabello, e riuniranno una ventina di ricercatrici e ricercatori provenienti dall'Italia, dalla Francia, dalla Polonia e dall'Algeria. L’iniziativa scientifica, organizzata dal professor Fabio Libasci del Dipartimento di Scienze umane e dell'innovazione per il territorio, Disuit, Università dell'Insubria, e dalla professoressa Barbara Sommovigo dell’Università di Pisa, punta a esplorare le persistenze del passato coloniale algero-francese nelle scritture letterarie, nelle narrazioni memoriali e nelle dinamiche politiche contemporanee. Dalla “décennie noire” agli spettri postcoloniali, dalle voci femminili ai romanzi noir, i panel si addentrano in un paesaggio complesso, dove la memoria non smette di bussare alle porte del presente e la letteratura diventa dispositivo critico, archivio emotivo e terreno di confronto civile.
Nom du contact: 
Fabio Libasci
Courriel du contact: 
fabio.libasci@uninsubria.it
Suggéré par: 
Fabio Libasci
Courriel: 
fabio.libasci@uninsubria.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
04/12/2025
Date de fin de l'événement: 
05/12/2025
Ville de l'événement: 
Università degli Studi dell'Insubria, Varese
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Algérie

Colloque international : Le risque à l'oeuvre

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Organisation : Département de Studi Umanistici de l’Université de Turin, Département de Lettere, Filosofia, Comunicazione de l’Université de Bergame et le Département de Studi Umanistici de Naples Federico II en collaboration avec CSAM (Centro Studi Arti della Modernità Torino), les Universités de Bordeaux Montaigne, Picardie Jules Verne, Université Grenoble-Alpes, Sorbonne Université.
Ce colloque se propose d’explorer la centralité et la complexité du concept de risque dans la littérature de langue française dès le début du XX e siècle jusqu'à nos jours. L’initiative s’insère dans le cadre du projet de recherche Déclinaisons du risque : pour une archéologie des imaginaires littéraires des XX e et XXI e siècles (PRIN 2022), financé par le MUR — Ministère de l’Université et de la Recherche (Italie) —, développé par les équipes de recherche en Littérature française des Universités de Turin, Bergame et Naples Federico II. Adoptant une approche interdisciplinaire, le projet vise à mettre en lumière la manière dont le risque — communément étudié dans les sciences exactes et sociales — revêt, dans les pratiques littéraires, la signification d’une incertitude intrinsèque à tout projet créatif. Non plus seulement considérée comme anticipation d’une menace, mais aussi comme une opportunité de réflexion et d’expérimentation, la gestion du risque littéraire permet d’interroger notre rapport à l’avenir, en traçant de nouvelles formes de pensée, d’action et de soin du monde, ouvrant la voie à une possible gestion littéraire du risque. À travers un dialogue entre textes littéraires et théories du risque, ce colloque envisage d’étudier comment le risque intervient et se décline dans les pratiques littéraires et artistiques et redéfinit des modèles de rationalité qui dépassent les limites d'une vision déterministe et prédictible de la réalité. Dans le cadre de cette réflexion générale, le colloque s’attachera à l’étude des objets suivants : • les œuvres littéraires et artistiques qui mettent en jeu des représentations ou des actualisations du risque, depuis les avant-gardes européennes du début du XXe siècle jusqu’au contemporain ; • la réflexion métalittéraire de la notion de risque et ses enjeux esthétiques et éthiques dans la redéfinition de l’œuvre littéraire contemporaine ; • les discours théoriques sur des œuvres littéraires et artistiques qui thématisent directement ou indirectement des représentations ou effectuations du risque ; • les thématisations littéraires de la “société du risque” (U. Beck) ; • les discours théoriques d’autres domaines (philosophie, sciences, sociologie, anthropologie, linguistique, etc.) qui servent explicitement de référence à l’individuation de la spécificité de la notion de risque en littérature et à la lecture critique des textes portant sur une prise de risque ; • le rapport entre traduction, prix littéraire et réception dans le contexte français et francophone, qui permet d’étudier le risque inhérent aux dynamiques de sélection des œuvres. Dans cette perspective, les choix traductifs peuvent être vus comme risqués, lorsqu’ils sont influencés par les stratégies éditoriales ou par la confrontation avec un nouveau contexte culturel. Colloque international organisé par le Département de Studi Umanistici de l’Université de Turin, le Département de Lettere, Filosofia, Comunicazione de l’Université de Bergame et le Département de Studi Umanistici de Naples Federico II en collaboration avec CSAM (Centro Studi Arti della Modernità Torino), les Universités de Bordeaux Montaigne, Picardie Jules Verne, Université Grenoble-Alpes, Sorbonne Université. COMITÉ D’ORGANISATION Carlotta Ariano, Franca Bruera, Chiara Elefante, Franca Franchi, Roberto Gilodi, Alessandro Grosso, Shannon Magri, Valeria Marino, Benoît Monginot, Francesca Pagani, Adelaide Pagano, Nunzia Palmieri, Francesca Quey, Giacomo Raccis, Valeria Sperti, Lorenza Valsania. COMITÉ SCIENTIFIQUE Margherita Amatulli, Alessandro Bertinetto, Elisa Bricco, Franca Bruera, Alberto Cevolini, Maxime Decout, Andrea Del Lungo Laurent Demanze, Anne Duprat, Chiara Elefante, Alessandra Ferraro, Franca Franchi, Stefano Genetti, Arnaud Maillet, Benoît Monginot, Nunzia Palmieri, Dominique Rabaté, Pascale Sardin, Niccolò Scaffai, Valeria Sperti.
Nom du contact: 
Benoît Monginot
Courriel du contact: 
benoit.monginot@unito.it
Suggéré par: 
Benoît Monginot
Courriel: 
benoit.monginot@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
19/11/2025
Date de fin de l'événement: 
21/11/2025
Ville de l'événement: 
Torino
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Rischio Letteratura francese

InterArtes

Contenu de l'annonce: 

In contemporary technological acceleration, the role of imaginaries in shaping techno-scientific paradigms and in defining the relationship between the human and the machine tends to be marginalized. To propose an operative framework for reflection, we present here a selection of contributions...

Image de l'annonce: 
Mots-clés: 
Technoscience, Artificial Intelligence, Epistemologies
ISSN format électronique: 
2785-3136
Titre du numéro: 
Immaginari della tecnoscienza - numero speciale
Catégorie principale: 
Courriel: 
laura.brignoli@iulm.it
Directeur(s) scientifique(s): 
Renato Boccali- Luisa Damiano
Éditeur: 
Dipartimento Studi Umanistici - Università IULM
Date de mise en ligne: 
Dimanche, Août 10, 2025
Date de parution: 
Lundi, Novembre 10, 2025
Lieu de parution: 
online
Suggéré par: 
Laura Brignoli

Refus de maternité : corps, langues et imaginaires queer en français (XXe–XXIe siècles)

Colloque international – Université de Ferrare (Italie) – 13 mars 2026

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Ce colloque se propose d'interroger le refus de maternité comme geste politique, poétique et corporel de dissidence face à l’ordre reproductif. À la croisée des études féministes, queer et décoloniales, il explorera la manière dont les littératures en langue française déconstruisent la maternité obligatoire et inventent d’autres formes de filiation, de création et de communauté.
Présentation Refuser la maternité, c’est s’insurger contre le récit fondateur qui naturalise la reproduction et enchaîne le féminin à la maternité, le corps à l’ordre symbolique et la langue à l’héritage. Ce geste de refus, qui traverse les littératures, les arts et les discours du XXe au XXIe siècle, ne se réduit pas à une décision individuelle, mais constitue une position politique, un acte poétique et corporel de dissidence face à l’ordre reproductif. Il subvertit les récits de la dette et de la filiation pour en tracer d’autres, où la création cesse d’être un privilège biologique et devient un acte de parole, une prise de position, un engagement. Le terme queer est mobilisé ici comme posture critique face à toute naturalisation des identités, des rôles et des désirs. Selon le Dictionnaire du Genre en Traduction (https://worldgender.cnrs.fr/etiquette_notices/queer-cuir/), le queer/cuir « désigne un ensemble de pratiques et de discours qui mettent en crise les normes de genre et de sexualité, tout en constituant un outil de résistance pour des subjectivités marginalisées ». Il nomme ce qui résiste, dévie, déplace, ce qui refuse l’assignation du corps féminin à la reproduction et ouvre la possibilité d’existences non conformes aux scripts genrés dominants, en déstabilisant les catégories de sexe, de genre et de désir comme fondements d’un ordre symbolique prétendument naturel. Dans cette perspective, le queer/cuir agit non seulement comme un geste critique, mais comme une pratique épistémologique et politique, capable de révéler les modes d’imposition du pouvoir sur les corps et les affects, tout en proposant d’autres manières de sentir, de raconter et de penser les identités situées. Ce colloque propose d’interroger la manière dont ce refus, individuel ou collectif, explicite ou implicite, bouleverse les régimes symboliques du maternel et invente de nouvelles grammaires. Situé à la croisée des études féministes, des queer studies et des pensées décoloniales, il examine comment le refus de maternité se manifeste, s’écrit et se réinvente dans les langues, les corps et les imaginaires en langue française. Cette approche permet de penser ensemble les refus féministes de la maternité obligatoire et les dissidences qui contestent la réduction des corps à leur capacité reproductive, dans le sillage des travaux fondateurs de Simone de Beauvoir (Le Deuxième Sexe, 1949), de Monique Wittig (Les Guérillères, 1969 ; La Pensée straight, 1992) et d’Élisabeth Badinter (L’amour en plus, 1980). Ces perspectives doivent être enrichies par les analyses intersectionnelles de Kimberlé Crenshaw (Demarginalizing the Intersection of Race and Sex, 1989), qui a conceptualisé l’intersectionnalité comme outil critique pour comprendre comment les oppressions de genre, de race, de classe et de sexualité s’imbriquent et se renforcent mutuellement, révélant que le refus de maternité ne peut être pensé de manière universelle. Patricia Hill Collins (Black Feminist Thought, 2000) a montré que la maternité a été instrumentalisée différemment pour contrôler et exploiter les femmes Noires, racisées et pauvres, tandis que leurs capacités maternelles ont été simultanément niées ou hypersexualisées. Nicole Brossard (La Lettre aérienne, 1985) a quant à elle interrogé les possibilités d’existence non reproductive et de création artistique comme forme d’émancipation, tandis que Luce Irigaray (Speculum. De l’autre femme, 1974 ; Ce sexe qui n’en est pas un, 1977) a repensé la différence sexuelle et dénoncé la réduction du féminin à la fonction reproductive, ouvrant la voie à des rapports à soi et à l’autre affranchis de la maternité obligatoire. Marylise Hamelin (Maternité, la face cachée du sexisme : Plaidoyer pour l’égalité parentale, 2025) approfondit cette réflexion en montrant que la maternité, loin d’être un espace neutre, se trouve au croisement du pouvoir, du corps et de la contrainte, en particulier dans les contextes francophones contemporains. Dès les années 1930, l’artiste et écrivaine Claude Cahun avait entrevu la dimension écologique du refus de maternité, en liant la baisse volontaire de la natalité à la préservation de la planète et de la biodiversité. Son œuvre, à la croisée du surréalisme, du féminisme et de la dissidence queer, anticipait une pensée où le refus de procréer devenait aussi un geste écologique, une manière de résister à la logique extractiviste de la reproduction infinie. Cette intuition sera plus tard théorisée par Françoise d’Eaubonne dans l’écoféminisme, qui établit un lien fondamental entre domination patriarcale des femmes et exploitation de la nature. Dans Le féminisme ou la mort (1974), d’Eaubonne affirme que la libération des femmes passe par la rupture avec le modèle productiviste et nataliste, ouvrant la voie à une écologie politique du corps et du désir. Aujourd’hui, ces réflexions résonnent avec les théories contemporaines de la décroissance (Serge Latouche, Petit traité de la décroissance sereine, 2007 ; Geneviève Azam, Osons rester humains : les impasses de la toute-puissance, 2015), qui interrogent la surproduction, la surpopulation et la surconsommation comme symptômes d’un même rapport de domination, et invitent à penser le refus de maternité comme une pratique de sobriété éthique, affective et écologique. Refuser d’enfanter, c’est aussi refuser de perpétuer les structures patriarcales et raciales qui assignent les femmes et les corps queer à la reproduction biologique et symbolique du pouvoir. C’est, dans cette perspective, refuser la reproduction du capitalisme et de ses logiques extractives, au sens où Silvia Federici (Caliban and the Witch, 2004) et Maria Mies (Ecofeminism, 1993) ont montré que la production de la vie et la production des ressources naturelles obéissent à des schémas similaires d’exploitation. Le refus de maternité devient ainsi un lieu de convergence entre luttes féministes et écologiques, un geste de résistance à la reproduction du monde tel qu’il est. C’est ouvrir la possibilité à d’autres formes de filiation, de transmission, d’alliance et de communauté, ce que Donna Haraway appelle des kinships non généalogiques (Staying with the Trouble : Making Kin in the Chthulucene, 2016), ou ce que Françoise Vergès (Le Ventre des femmes, 2017) définit comme une politique du ventre, où se joue la domination économique, raciale et écologique des corps féminins et subalternes. Dans le contexte actuel d’urgence climatique, repenser la maternité et sa mise en récit ne relève plus seulement d’un enjeu féministe, mais aussi d’un impératif écologique. Les imaginaires du refus de maternité rejoignent ainsi les imaginaires de la décroissance, de la sobriété reproductive et de la réparation du vivant, en proposant des manières de « faire monde » qui ne reposent plus sur la perpétuation biologique, mais sur la création relationnelle et la solidarité interespèces. Les littératures contemporaines en langue française mettent au jour une reconfiguration profonde du rapport entre genre, langue et reproduction. Du récit de l’avortement clandestin chez Annie Ernaux (L’Événement, 2000) aux ambivalences maternelles de Marie Darrieussecq (Le bébé, 2002 ; Le mal de mer, 1999), des refus corporels de Virginie Despentes (King Kong Théorie, 2006) à la poétique « dématernisée » de Chloé Delaume, des textes de Bessora (Deux bébés et l’addition, 2000) ou de Marie NDiaye (Rosie Carpe, 2001 ; Trois femmes puissantes, 2009) aux récits postcoloniaux de Gisèle Pineau (L’Espérance-macadam, 1995) ou Kim Thúy (Mãn, 2013), s’élabore une polyphonie du refus. Ces œuvres interrogent les blessures du corps reproductif, les traumatismes de la maternité imposée, mais aussi les désirs de transformation et d’affranchissement. Pour enquêter sur la manière dont ce refus se manifeste, s’écrit et se transforme, quatre axes structurent la réflexion : Axe 1 : Refus de l’injonction – corps politiques, biopolitique et critique écologique Refuser la maternité, c’est refuser le pouvoir biopolitique de l’État, de la médecine, de l’Église et de la famille sur le corps féminin et queer. L’enjeu est d’interroger les gestes d’insoumission corporelle et symbolique : avortement, contraception, stérilité choisie, maternité refusée, childfree. La réflexion s’articule autour des formes de résistance biopolitique et de la manière dont le refus reproductif peut s’articuler à une critique écologique du productivisme, du natalisme et des politiques de croissance, dans le prolongement des intuitions de Claude Cahun (Aveux non avenus, 1930), qui liait déjà refus de procréation et dissidence créatrice, et en dialogue avec l’écoféminisme de Françoise d’Eaubonne (Le féminisme ou la mort, 1974), de Maria Mies (Patriarchy and Accumulation on a World Scale, 1986) ou de Silvia Federici (Caliban et la sorcière, 2014). Des œuvres comme L’Événement (2000) d’Annie Ernaux offrent un récit emblématique de l’avortement clandestin et de ses enjeux politiques. Marie Darrieussecq (Le mal de mer, 1999 ; Le bébé, 2002) explore les ambivalences du maternel et ses refus implicites. Deux bébés et l’addition (2000) de Bessora et Mes mauvaises pensées (2005) de Nina Bouraoui mettent en scène des corps qui se dérobent à la procréation normative. Ces récits articulent vulnérabilité et puissance, ils transforment la souffrance en geste esthétique et en parole politique. Cet axe s’intéresse aux représentations littéraires, théâtrales et performatives du refus maternel dans leurs contextes sociopolitiques. Les luttes pour la liberté reproductive engendrent des formes artistiques qui transforment l’expérience intime en discours politique, tandis que d’autres mobilisent l’implicite et le silence pour contourner les interdits. Axe 2 : Refus de l’héritage – silence, trauma et mémoire interrompue La dissidence reproductive n’est pas toujours libre. Certaines femmes refusent d’enfanter parce qu’elles n’en ont pas la possibilité matérielle ou sociale. La pauvreté, la précarité, la migration ou la violence systémique imposent des formes de refus qui révèlent la continuité entre oppression économique et domination reproductive. Le refus de maternité s’inscrit dans une mémoire blessée, coloniale, familiale, intime, et interroge le poids de l’héritage. Cette mémoire n’est pas neutre, elle est traversée par des violences différenciées selon la race, la classe et l’expérience coloniale. La transmission interrompue n’est pas un effacement, mais un mode de résistance à la violence des lignées imposées : silence des mères, secrets familiaux, mémoire des esclavages et des migrations, traumatismes intergénérationnels. Ces dynamiques prennent des formes spécifiques dans les contextes racisés et postcoloniaux. Comme l’analyse Françoise Vergès dans Le Ventre des femmes (2017), la transmission interrompue de la maternité s’inscrit dans une politique coloniale du corps où se jouent domination économique, raciale et écologique. Dans les récits de Gisèle Pineau (L’Espérance-macadam, 1995), d’Annie Ernaux (Une femme, 1987) ou de Kim Thúy (Mãn, 2013), la maternité refusée devient la scène d’une rupture avec la filiation patriarcale, mais aussi d’une relecture du trauma. Chez Ivan Jablonka (Histoire de mes grands-parents que je n’ai pas eus, 2012), l’abandon forcé devient un acte de protection et de mémoire, où la perte de l’enfant ne nie pas la maternité mais la déplace vers la survie. Laurence Tardieu (Puisque rien ne dure, 2006) explore également cette intermittence du lien et l’impossibilité de la transmission durable. Cet axe élargit la compréhension du refus de maternité en y inscrivant la contrainte, le sacrifice et la précarité comme formes de résistance invisibles, où se nouent les enjeux du genre, de la race, de la classe et de la survie. Axe 3 : Refus de la naturalisation – déconstruire les langages normatifs du maternel Refuser la maternité, c’est aussi refuser le langage qui la rend naturelle et obligatoire. Les écritures contemporaines défont les mots du maternel pour inventer d’autres manières d’exister et d’engendrer. Dire la maternité autrement revient à troubler la syntaxe du pouvoir et à libérer la langue des modèles qui lient le féminin à la reproduction. Monique Wittig (Les Guérillères, 1969), Régine Detambel, Wendy Delorme (La Mère, la sainte et la putain, 2023) et Sarah Haidar (Amenorrhée, 2025) réinventent la langue pour briser l’assignation maternelle et hétérosexuelle. Leurs écritures substituent au modèle patriarcal de la filiation biologique des formes d’engendrement symbolique, collectif ou queer, où la maternité devient un espace de résistance plutôt qu’un destin. Chloé Delaume, dans Le cri du sablier (2001), radicalise cette démarche en faisant du langage une arme contre la filiation, fragmentant la parole pour dire la violence du lien maternel. Paul B. Preciado (Testo Junkie, 2008) inscrit ce refus dans une langue post-humaine où les technologies hormonales et les mutations du corps effacent la frontière entre le biologique et le politique. Nancy Huston (Lignes de faille, 2006) fait de la maternité un lieu d’exil linguistique où la perte de la langue maternelle devient métaphore du refus et de la fracture identitaire. Dans Le bébé (2002), Marie Darrieussecq déconstruit spécifiquement la transparence du discours maternel et révèle comment la langue de la maternité, en prétendant dire l’universel, efface les singularités du corps et du vécu féminin. Ce refus linguistique peut aussi être contraint. Dans les contextes de domination ou de migration, la parole maternelle se tait, se fracture ou se réinvente. Le silence, la honte ou la perte de langue deviennent alors d’autres formes du refus du maternel imposé. Cet axe explore comment ces pratiques d’écriture poétiques et politiques déplacent la maternité hors du biologique et queerisent la langue elle-même, en la transformant en espace de résistance et de création. Axe 4 : Refus de perpétuer – généalogies électives et créations symboliques Refuser de perpétuer ne signifie pas l’absence de transmission, mais l’invention d’autres formes d’appartenance et de mémoire. L’absence d’enfant biologique n’implique pas la disparition du lien, mais ouvre à d’autres configurations relationnelles : communautés choisies, alliances queer, héritages symboliques, transmissions artistiques et intellectuelles. Ces formes de kinship non-généalogiques redéfinissent ce que signifie appartenir et transmettre au-delà du sang. L’œuvre de Monique Wittig (Les Guérillères, 1969) incarne particulièrement cette reconfiguration à travers la création de communautés alternatives, tandis que Nicole Brossard (La Lettre aérienne, 1985) transforme la création artistique en forme de transmission et de filiation symbolique. Hélène Cixous (Homère est morte, 2014 ; Le jour où je n’étais pas là, 2000) explore quant à elle comment l’héritage symbolique et littéraire devient un espace d’appartenance et de mémoire partagée. Selon Adrienne Rich (Of Woman Born, 1976), refuser la maternité biologique ouvre des espaces d’émancipation créative, tandis que Marianne Hirsch (The Mother/Daughter Plot, 1989) analyse comment les généalogies électives redessinent les relations entre mémoire, filiation et transmission, transformant radicalement notre compréhension du lien et de l’héritage. Cet axe interroge comment la création se transforme en lignée élective où la mémoire produit des présences symboliques durables et où l’héritage devient un bien partagé. Modalités de soumission Les propositions de communication (300-350 mots) incluant le nom, le courriel, l’affiliation et cinq mots-clés, accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique (250–300 mots), sont à envoyer au plus tard le 31 décembre 2025 au format Word à : vera.gajiu@unife.it. Langue du colloque : français Responsable scientifique : Vera Gajiu Comité d’organisation : Vera Gajiu, Luca Jaccond (lucaelfo.jaccond@unife.it), Elia Carelli (elia.carelli@unife.it) Publication : Les communications feront l’objet d’une publication dans une revue OA à comité de lecture. Le colloque est financé par : Fondi di sezione 2026 STUM - Mattazzi et Fondi di sezione 2026 STUM - Speziari. Le colloque ne prévoit pas de frais de participation. Les frais de déplacement et de séjour sont à la charge des participants. Calendrier Soumission des propositions : 31 décembre 2025 Notification d’acceptation : 7 janvier 2026 Colloque : 13 mars 2026 Bibliographie indicative 1. Théorie féministe, queer et décoloniale Azam, Geneviève. Le Temps du monde fini : vers l’après-capitalisme. Paris : Les Liens qui libèrent, 2010. Azam, Geneviève. Osons rester humains : les impasses de la toute-puissance. Paris : Les Liens qui libèrent, 2015. Badinter, Élisabeth. L’amour en plus. Histoire de l’amour maternel (XVIIᵉ–XXᵉ siècle). Paris : Flammarion, 1980. Bakshi, Sandeep. « Queeritude décoloniale : quels enjeux, quelles possibilités ? » Genre, sexualité et société, no. 31, 2024. Beauvoir, Simone de. Le Deuxième Sexe. Paris : Gallimard, 1949. Bilge, Sirma. « Intersectionnalité et féminisme matérialiste ». Genre, sexualité et société, no. 19, 2018. Brossard, Nicole. La Lettre aérienne. Montréal : L’Hexagone, 1985. Cardi, Coline et al. éds., Penser les maternités d’un point de vue féministe. Toulouse : Érès, 2016. Crenshaw, Kimberlé. « Demarginalizing the Intersection of Race and Sex : A Black Feminist Critique of Antidiscrimination Doctrine, Feminist Theory and Antiracist Politics ». University of Chicago Legal Forum, 1989. Eaubonne (d’), Françoise. Le féminisme ou la mort. Paris : Éditions du Passager clandestin, 2020. Despentes, Virginie. King Kong Théorie. Paris : Grasset, 2006. Federici, Silvia. Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive. Genève : Entremonde, 2014. Federici, Silvia. Re-enchanting the World : Feminism and the Politics of the Commons. Oakland : PM Press, 2018. Hamelin, Marylise. La Maternité en question. Corps, pouvoir et résistances dans les discours féministes québécois. Montréal : Éditions du remue-ménage, 2021. Hamelin, Marylise. Maternité, la face cachée du sexisme : Plaidoyer pour l’égalité parentale. Montréal : Éditions Leméac, 2025. Haraway, Donna. Staying with the Trouble : Making Kin in the Chthulucene. Durham : Duke University Press, 2016. Hill Collins, Patricia. Black Feminist Thought : Knowledge, Consciousness, and the Politics of Empowerment. New York : Routledge, 2008. Irigaray, Luce. Speculum. De l’autre femme. Paris : Minuit, 1974. Irigaray, Luce. Ce sexe qui n’en est pas un. Paris : Minuit, 1977. Knibiehler, Yvonne. Histoire des mères et de la maternité en Occident. Paris : PUF, 2000. Knibiehler, Yvonne. La Révolution maternelle depuis 1945 : femmes, maternité, citoyenneté. Paris : Perrin, 1997. Knibiehler, Yvonne et al. éds., La maternité à l’épreuve du genre. Métamorphoses et permanences de la maternité dans l’aire méditerranéenne. Rennes : Presses de l’EHESP, 2012. Knibiehler, Yvonne et Martine Sagaert. Les mots des mères. Du XVIIe siècle à nos jours. Paris : Laffont, 2016. Kristeva, Julia. « Maternité selon Giovanni Bellini ». Polylogue, Paris : Seuil, 1977, pp. 409–435. Latouche, Serge. La Mégamachine. Raison technoscientifique, raison économique et mythe du progrès. Paris : La Découverte, 2004. Latouche, Serge. Petit traité de la décroissance sereine. Paris : Mille et une nuits, 2007. Linhart, Virginie. L’effet maternel. Paris : Flammarion, 2020. Mies, Maria. Patriarchy and Accumulation on a World Scale : Women in the International Division of Labour. Londres : Zed Books, 1986. Mies, Maria et Vandana Shiva. Ecofeminism. Londres : Zed Books, 1993. Nguena, Fabrice. Afroqueer. 25 voix engagées. Montréal : Éditions Écosociété, 2024. Preciado, Paul B. Un appartement sur Uranus. Chroniques de la traversée. Paris : Grasset, 2019. Preciado, Paul B. Je suis un monstre qui vous parle. Rapport pour une académie de psychanalystes. Paris : Grasset, 2020. Preciado, Paul B. Testo Junkie. Sexe, drogue et biopolitique. Paris : Grasset, 2008. Rich, Adrienne. Of Woman Born. Motherhood as Experience and Institution. New York : Norton, 1976. Vergès, Françoise. Le Ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme. Paris : Albin Michel, 2017. Wittig, Monique. La Pensée Straight. Paris : Éditions Amsterdam,1992. Wittig, Monique. Les Guérillères. Paris : Minuit, 1969. 2. Théorie littéraire, psychanalytique et esthétique Bricco, Elisa. Le Défi du roman. Narration et engagement oblique à l’ère postmoderne. Bern : Peter Lang, 2015. « Littératures de langue française », 22. Doria, Federica. « Mère et différence sexuelle dans l’écriture autofictionnelle d’Hélène Cixous ». Mater Genetrix. Les images de la mère dans la littérature contemporaine de l’expression française, Marina Ortrud M. Hertrampf, éd., Berlin : De Gruyter, 2024, pp. 151-169. Gefen, Alexandre. Réparer le monde. La littérature française face au XXIᵉ siècle. Paris : Éditions Corti, 2017. Hirsch, Marianne. The Mother/Daughter Plot. Bloomington : Indiana University Press, 1989. Kaplan, Ann. Motherhood and Representation. The Mother in Popular Culture and Melodrama. Londres/New York : Routledge, 1992. Marty, Éric. Le Sexe des modernes. Pensée du Neutre et théorie du genre. Paris : Seuil, 2021. Saint-Martin, Lori. « Le corps et la fiction à réinventer métamorphoses de la maternité dans l’écriture des femmes au Québec ». Recherches féministes, vol. 7, no. 2, 1994, pp. 115–134. 3. Corpus littéraire francophone contemporain Adriensen, Sophie, and Anjale. Outre-mères. Paris : Steinkis, 2019. Bessora. Deux bébés et l’addition. Paris : Le Serpent à Plumes, 2000. Bouraoui, Nina. Mes mauvaises pensées. Paris : Stock, 2005. Cixous, Hélène. Homère est morte. Paris : Galilée, 2014. Cixous, Hélène. Le jour où je n’étais pas là. Paris : Galilée, 2000. Cohen, Albert. Le livre de ma mère. Paris : Gallimard, 1954. Darrieussecq, Marie. Le bébé. Paris : P.O.L, 2002. Darrieussecq, Marie. Le mal de mer. Paris : P.O.L, 1999. Delaume, Chloé. Le cœur synthétique. Paris : Seuil, 2020. Delaume, Chloé. Le cri du sablier. Paris : P.O.L, 2001. Delaume, Chloé. Les sorcières de la République. Paris : Seuil, 2016. Delorme, Wendy. Insurrections ! En territoire sexuel. Vauvert : Au Diable Vauvert, 2009. Delorme, Wendy. Le corps est une chimère. Paris : Cambourakis, 2018. Delorme, Wendy. La Mère, la sainte et la putain. Paris : Grasset, 2023. Detambel, Régine. Le Syndrome de Diogène. Arles : Actes Sud, 2008. Detambel, Régine. Maman a tort. Paris : Gallimard, 2018. Ernaux, Annie. L’Événement. Paris : Gallimard, 2000. Ernaux, Annie. Une femme. Paris : Gallimard, 1987. Haidar, Sarah. Amenorrhée. Éditions TK, 2023. Huston, Nancy. Lignes de faille. Montréal/Arles : Leméac/Actes Sud, 2006. Jablonka, Ivan. Histoire de mes grands-parents que je n’ai pas eus. Paris : Seuil, 2012. Laurens, Camille. Dans ces bras-là. Paris : P.O.L, 2000. NDiaye, Marie. Rosie Carpe. Paris : Minuit, 2001. NDiaye, Marie. Trois femmes puissantes. Paris : Gallimard, 2009. Pineau, Gisèle. L’Espérance-macadam. Paris : Stock, 1995. Slimani, Leïla. Chanson douce. Paris : Gallimard, 2016. Tardieu, Laurence. Puisque rien ne dure. Paris : Stock, 2006. Thúy, Kim. Mãn. Montréal : Libre Expression, 2013. Weyergans, François. Trois jours chez ma mère. Paris : Grasset, 2005. 4. Études postcoloniales, décoloniales et migratoires Hertrampf, Marina Ortrud M., éd., Mater Genetrix. Les images de la mère dans la littérature contemporaine d’expression française. Berlin : De Gruyter, 2024. Hertrampf, Marina Ortrud M. « Filles – femmes – mères : contraintes sociales, images patriarcales de la femme et rupture avec le mythe de la mère chez Annie Ernaux et Camille Laurens ». Mater Genetrix. Les images de la mère dans la littérature contemporaine d’expression française, Marina Ortrud M. Hertrampf, éd., Berlin/Boston : De Gruyter, 2024, pp. 171–186. Hertrampf, Marina Ortrud M. « Les liens familiaux sacrés ? La relation entre mères et filles, pères et filles et les voies de l’autodétermination féminine dans l’œuvre de Shumona Sinha ». Femmes, migration et postcolonialisme dans l’œuvre de Shumona Sinha, Marina Ortrud M. Hertrampf et Diana Mistreanu, éds., Munich : AVM, 2024. Kačkutė, Eglė. « Orality/Aurality and Voice of the Voiceless Mother in Abla Farhoud’s Happiness Has a Slippery Tail ». Narratives of Motherhood and Mothering in Fiction and Life Writing, H. Wahlström Henriksson et al. éds., Londres: Palgrave Macmillan, 2023. Reyes, Angelita. Mothering Across Cultures : Postcolonial Representations. Minneapolis : University of Minnesota Press, 2001. Vilarino, Júnior. « Celui qui est digne d’être aimé d’Abdellah Taïa : les masculinités remises en cause ». Hybrida, no. 7, 2023, pp. 33–54. 5. Linguistique, genre et traduction Gómez Tapia, Rox et Andrea Pelegrí Kristic: « Queer/Cuir », Dictionnaire du genre en traduction / Dictionary of Gender in Translation / Diccionario del género en traducción. ISSN : 2967-3623. Mis en ligne le 5 juin 2025 : https://worldgender.cnrs.fr/notices/queer-cuir/. Doria, Federica : « Mère ». Dictionnaire du genre en traduction / Dictionary of Gender in Translation / Diccionario del género en traducción. ISSN : 2967-3623. Mis en ligne le 05 octobre 2023 : https://worldgender.cnrs.fr/notices/mere/. Elchacar, Mireille et Ada Luna Salita « Les appellations des identités de genre non traditionnelles ». Langage et société, vol. 165, no. 3, 2018, pp. 139–165. Leap, William L. « Queer Linguistics, Sexuality, and Discourse Analysis ». The Routledge Handbook of Discourse Analysis, Londres : Routledge, 2011.
Nom du contact: 
Vera Gajiu
Courriel du contact: 
vera.gajiu@unife.it
Suggéré par: 
Luca Elfo Jaccond
Courriel: 
lucaelfo.jaccond@unife.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
10/11/2025
Date de fin de l'événement: 
31/12/2025
Ville de l'événement: 
Ferrara
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Refus de maternité, Genre, Queer, (Éco)féminisme, Études décoloniales, Langue, Corps, Imaginaire
Site web de référence: 

AàC : "Femmes et écriture"

Colloque international sur les autrices des XXe et XXIe siècles entre la France et l’Italie

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Le colloque explore la redécouverte des voix féminines dans la littérature italienne et française du XXe et XXIe siècles. Il vise à analyser le rôle des femmes dans l’évolution du roman et la transformation des canons littéraires, en valorisant leurs espaces d’expression dans la culture européenne.
Bien que la production littéraire féminine ait longtemps été reléguée aux marges du canon, sa place croissante dans le paysage culturel contemporain est aujourd’hui indéniable. Romancières, essayistes, militantes et théoriciennes de la littérature ont progressivement acquis un rôle central, contribuant de manière décisive à la redéfinition des langages, des genres et des structures narratives. C’est de cette prise de conscience qu’est née la nécessité d’une initiative entièrement consacrée à l’écriture des femmes, visant à déconstruire les préjugés liés à sa marginalisation, et à promouvoir une réécriture de l’histoire littéraire moderne et contemporaine qui reconnaisse et valorise la contribution féminine. Ce colloque se propose comme un parcours critique, destiné à donner voix à une pluralité de perspectives souvent exclues ou négligées dans des récits dominés par un regard masculin. La littérature italienne et française du XXe siècle et des années 2000 se révèle en effet de plus en plus complexe et riche, marquée par la redécouverte et la revalorisation de figures féminines dont les œuvres appellent une nouvelle attention critique. À travers l’analyse des voix de romancières, militantes, critiques et théoriciennes, il s’agira de réfléchir à l’évolution du genre romanesque et au rôle des femmes dans la transformation des canons littéraires, ainsi qu’à l’importance de créer des espaces reconnus d’expression féminine au sein de l’histoire culturelle et sociale européenne. Un aspect central de cette rencontre est sa dimension interculturelle : le colloque se veut un espace de dialogue entre voix féminines des contextes italien et français, avec des ouvertures vers les horizons européens et mondiaux. L’échange intellectuel et créatif entre autrices/auteurs et chercheuses/chercheurs de différents horizons a le potentiel de faire émerger de nouvelles perspectives critiques et de renforcer la coopération académique, en donnant visibilité tant aux difficultés qu’aux réussites des femmes dans les domaines de l’écriture et de la pensée critique. Axes thématiques : Les propositions de communication pourront s’inscrire dans les axes de recherche suivants : Analyses monographiques : études thématiques portant sur une ou plusieurs auteures italiennes et/ou françaises des XXe et XXIe siècles; Approches comparatistes : analyses comparées d’auteures issues des aires italienne, française, ainsi que d’autres contextes globales; Critique littéraire et réception : études sur la critique littéraire et la réception médiatique de l’autorialité féminine dans les deux contextes culturels; Théoriciennes du roman : contributions portant sur la pensée et la production théorique des femmes dans le champ de la réflexion sur le genre romanesque; Soumission des propositions Les propositions de communication (environ 15 lignes, accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique de l’auteur ou de l’autrice) sont à envoyer à l’adresse suivante : luana.doni@unito.it Comité scientifique: Johnny L. Bertolio (Università di Torino) Gabriella Bosco (Università di Torino) Luana Doni (Università di Torino) Stefano Genetti (Università di Verona) Fabrizio Impellizzeri (Università di Catania) Annalisa Lombardi (Ecampus) Beatrice Manetti (Università di Torino)
Nom du contact: 
Luana Doni
Courriel du contact: 
luana.doni@unito.it
Suggéré par: 
Luana Doni
Courriel: 
luana.doni@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
29/11/2025
Ville de l'événement: 
Université de Turin
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Femmes - écriture - France - Italie

Et moi maintenant tout entier dans la cascade céleste

Colloque international à l'occasion du centenaire de la naissance de Philippe Jaccottet

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
In occasione del centenario della nascita di Philippe Jaccottet (Moudon, 1925 – Grignan, 2021), l’Università Roma Tre, in collaborazione con l’Università di Padova e Sorbonne Université, organizza un convegno internazionale che si terrà a Roma dal 23 a 25 ottobre 2025.
L’opera di Philippe Jaccottet si distingue per la finezza e l’intensità con cui ha vissuto l'esperienza poetica. Animato da una costante ricerca di precisione espressiva, ha scelto di procedere per tentativi, avvicinandosi a una lingua essenziale e luminosa, capace di accogliere e restituire la realtà nel suo manifestarsi più autentico. Da questo approccio nasce una scrittura sobria ma incisiva, che interroga incessantemente il legame tra l'uomo e la natura, indaga le dinamiche tra luce e oscurità, silenzio e parola. Alla produzione poetica, Jaccottet affianca un'intensa attività di traduzione, offrendo al pubblico francofono versioni raffinate di autori come Omero, Rilke, Hölderlin, Musil, Ungaretti, Montale e altri ancora. Parte integrante di questo percorso è un’attenta riflessione critica, raccolta nei taccuini de La Semaison e sviluppata in saggi, recensioni e prefazioni. A quasi trent’anni dall’ultima giornata di studi dedicata al poeta in Italia (Milano, 1996), il convegno intende offrire un’occasione di approfondimento della ricchezza e della complessità della sua opera.
Nom du contact: 
Simona Pollicino
Courriel du contact: 
simona.pollicino@uniroma3.it
Suggéré par: 
Simona Pollicino
Courriel: 
simona.pollicino@uniroma3.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
23/10/2025
Date de fin de l'événement: 
25/10/2025
Ville de l'événement: 
Roma
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Philippe Jaccottet, poésie, traduction, arts

AàC : Annie Ernaux au-delà des œuvres consacrées : premiers romans, textes courts, entretiens

Annie Ernaux International Studies (éd. Michèle Bacholle et Jacqueline Dougherty)

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Les propositions de communication (250-300 mots, anglais ou français), accompagnées d’une courte bio-bibliographie, sont à adresser à Maryline Heck (heckmaryline@yahoo.fr), Fanny Cardin (fanny.cardin@gmail.com) et Adèle Plassier Angoujard (pa.adele@gmail.com) d’ici le 15 décembre 2025. Le numéro fera partie de la nouvelle collection Annie Ernaux International Studies, dirigée par Michèle Bacholle et Jacqueline Dougherty et bientôt publiée chez Brill. Il sera intégralement en français : les articles devront être rédigés dans cette langue.
Calendrier prévisionnel : Décembre 2025 : envoi des propositions Janvier 2026 : retour sur les propositions Mai 2026 : soumission des articles complets 2026-2027 : relectures en double aveugle et préparation de la publication, à paraître en septembre 2027
Suggéré par: 
Tommaso Testolin
Courriel: 
tommaso.testolin@studenti.unipd.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/12/2025
Date de fin de l'événement: 
15/12/2025
Ville de l'événement: 
-
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 

Du pacte aux impacts autobiographiques : 1975-2025

Colloque international

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Du pacte aux impacts autobiographiques : 1975-2025 (Pescara – Italie, 16-17 octobre 2025)
La publication du Pacte autobiographique en 1975 a constitué un temps fort dans la définition d’un genre souvent délaissé par la critique et considéré avec suspicion. La définition littérale d’autobiographie proposée par Philippe Lejeune – « récit rétrospectif en prose qu’une personne réelle fait de sa propre existence » – entend limiter un champ littéraire tout en évoquant les genres voisins qui n’en remplissent pas toutes les conditions : mémoires, biographie, roman personnel, poème autobiographique, journal intime et autoportrait. Au fil des études et des années, Lejeune a fini par s’intéresser aux possibles variations d’un genre qui semble inviter à la transgression et à la déflagration. Le récit d’enfance, l’interview, le film biographique sont, en effet, au cœur de Je est un autre (Seuil, 1980) ; les bords et les aberrations ont été traités dans Moi aussi (Seuil, 1986). Au sein de ce troisième ouvrage, Lejeune ne manque pas de nommer Fils, le roman à l’origine du terme autofiction à travers lequel Serge Doubrovsky s’emploie à remplir « l’une des deux cases vides, en combinant le pacte romanesque et l’emploi de son propre nom » . Dans ses recherches successives (Le moi des demoiselles, Seuil, 1993 ; Les brouillons de soi, Seuil 1998 ; « Cher écran… », Seuil, 2000 ; Signes de vie, Seuil, 2005), Lejeune s’est attardé sur les ruses d’une écriture personnelle qui se dérobe tout en montrant sa vitalité et la montée en puissance d’autres termes censés concurrencer l’autobiographie et ses études . Malgré les tentatives précédentes de théorisation de l’autobiographie et les réserves qu’a pu susciter le Pacte lejeunien, celui-ci demeure un pilier dans le panorama critique des cinquante dernières années autour duquel ou envers lequel se sont développées les différentes articulations du genre. D’un côté, on s’emploie à ne pas utiliser le mot autobiographie, préférant le substituer avec autofiction, récit de soi, roman du je, écriture de soi et écriture personnelle et, de l’autre, on assiste à une sorte de déflagration autour du mot autobiographie : auto-socio-biographie, pathographie, ethnobiographie, photobiographie etc. Ce colloque international se propose de réunir des spécialistes et des jeunes chercheurs et chercheuses dans le but d’analyser, selon trois axes, l’impact et les déflagrations du pacte autobiographique cinquante ans après sa publication. Le colloque est organisé par l’Université “G. d’Annunzio” de Pescara (Italie) en collaboration avec l’Université de Catane et l’Université de l’Insubria. Comité scientifique : Margherita Amatulli (Université “Carlo Bo” de Urbino) Nella Arambasin (Université de Franche-Comté – Besançon) Eylem Aksoy (Université Hacettepe – Ankara) Gabriella Bosco (Université de Turin) Elisa Bricco (Université de Gênes) Federica D’Ascenzo (Université “G. d’Annunzio” de Chieti-Pescara) Alessandra Ferraro (Université d’Udine) Fabrizio Impellizzeri (Université de Catane) Jean-Louis Jeannelle (Université Paris-Sorbonne) Sabine Kraenker (Université d’Helsinki) Fabio Libasci (Université de l’Insubria) Françoise Simonet-Tenant (Université Paris-Sorbonne) Valeria Sperti (Université “Federico II” de Naples) Comité d’organisation : Federica D’Ascenzo, Martina Guccione, Fabrizio Impellizzeri, Fabio Libasci. Le colloque est organisé avec le soutien du Groupe de recherche EcriSoi et du Centre interuniversitaire Visages.
Nom du contact: 
Federica D'Ascenzo
Courriel du contact: 
federica.dascenzo@unich.it
Adresse postale: 
Dipartimento di Lingue, Letterature e Culture moderne - Viale Pindaro, 42 - 65127 Pescara (PE)
Suggéré par: 
Federica D'Ascenzo, Fabrizio Impellizzeri e Fabio Libasci
Courriel: 
federica.dascenzo@unich.it
fabrizio.impellizzeri@unict.it
fabio.libasci@uninsubria.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
16/10/2025
Date de fin de l'événement: 
17/10/2025
Ville de l'événement: 
Pescara
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Autobiografia, riscritture dell'io, variazioni autobiografiche

Écritures du moi en contexte caraïbéen : regards croisés

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Ce colloque se propose d’interroger les modalités de l’écriture de soi dans la littérature caribéenne à travers une approche comparatiste, attentive aux enjeux linguistiques, culturels et politiques propres à l’archipel. Dire « je » dans un espace marqué par l’histoire coloniale, la créolisation des langues et la marginalisation des subjectivités minorées revient à contester les régimes de légitimité et de lisibilité du sujet littéraire. L’écriture de soi, loin d’être un geste neutre, engage une prise de parole qui doit souvent négocier avec des dispositifs normatifs hérités du canon occidental. Qui parle ? Pour qui ? Et selon quelles formes ? En s’inscrivant dans un champ de recherche en pleine expansion, ce colloque entend combler un manque : l’absence d’études qui prennent en compte la pluralité des traditions de l'écriture de soi dans les différentes langues et cultures caribéennes. Il s’adresse en priorité aux jeunes chercheur·e·s et s’articule autour de trois axes principaux : les tensions entre mémoire et Histoire dans les récits de vie caribéens ; les contradictions liées à l’adoption d’un genre littéraire hérité du colonialisme ; et enfin, les réappropriations queer et féministes de l’écriture de soi comme espace de dissidence et d’expérimentation. En croisant les perspectives théoriques et les corpus plurilingues, ce colloque souhaite offrir un espace critique où repenser l’autobiographie caribéenne au prisme de ses multiples querelles.
L’écriture de soi dans la littérature caribéenne est liée aux multiples influences culturelles et linguistiques ainsi qu’à l’empreinte coloniale sur le bassin caribéen dans toutes ses différentes nuances. Dans ce contexte, dire « je » et « nous » depuis une position trop souvent marginalisée, c’est affronter un système de représentations hégémoniques qui balisent l’énonciation, et contraignent l’accès à une parole reconnue comme légitime. Vu que la prise de parole à la première personne n’est pas neutre, mais tend aussi à fonctionner comme un dispositif normatif, souvent excluant pour les sujets minorés, respirer à l’universalité du sujet littéraire revient à devoir se désidentifier de soi-même pour se conformer aux normes dominantes du discours. Qui peut écrire la littérature caribéenne et pour quel public ? Nous constatons que l’écriture de soi caribéenne fait l’objet d’une attention croissante au vu de la parution d’un certain nombre de travaux scientifiques remarquables, parmi lesquels figurent ceux de Sandra Pouchet Paquet, Caribbean Autobiography (2002) fournissant la première monographie consacrée à ce sujet, suivi par la suite d’autres ouvrages universitaires tel que Childhood, Autobiography and the Francophone Caribbean (2013) de Louise Hardwick, qui met en relief le primat de l’enfance dans les écritures du soi et Postcolonial Francophone Autobiographies: From Africa to the Antilles (2011) d’Edgar Sakara. À ce jour, il manque, toutefois, des études qui prennent en compte les différentes langues et cultures de l’archipel afin de saisir la notion d’écriture de soi caribéenne dans une perspective comparative, notamment pour ce qui concerne les différentes expressions linguistiques de la région et les différentes traditions d’écriture de soi dans lesquelles elles s’inscrivent. C’est dans cette visée qui s’insère notre colloque, adressé en premier lieu aux doctorant.es et aux post-doctorant.es. Nous invitons des propositions qui s’inscrivent dans un ou plusieurs des axes de recherche suivants : Querelles avec l’Histoire Par le biais des mémoires, le récit de vie ne se contente pas de compléter les archives, mais les défit. En remettant en cause leur propre absence et celle de leur famille dans l’Histoire des îles, les écrivain.es caribéen.nes revendiquent un pouvoir épistémique dans l’intrigue de l’archipel. Dans ces contextes, les frontières entre l'autobiographique et le romanesque sont souvent extrêmement difficiles à déceler. Nous nous intéressons aux tensions qui s’y dessinent entre fait et fiction tout comme entre Histoire et histoires. Nous accueillons des contributions portant sur des textes de tous les siècles, qu’il s’agisse de témoignages qui, comme The History of Mary Prince (1831), relèvent du domaine des récits d’esclaves, de romans qui, comme Je suis martiniquaise (1948) de Mayotte Capécia, ont longtemps été faussement considéré comme (authentiquement) biographiques, ou d’œuvres qui, comme Assata (1998) de Assata Shakur, ont été écrits et publiés en exil pour des raisons politiques. Querelles avec le genre L’écriture autobiographique est un genre que les écrivain.es caribéen.nes ont emprunté du canon littéraire de ses colonisateurs. A l’époque coloniale, les rapports des colonisé.es formé.es dans les écoles coloniales servaient à transmettre la pensée coloniale. Dès lors, l’expression de soi caribéenne se trouve tiraillée entre les exigences que le marché littéraire global impose aux auteur.es de l’archipel et le souci de témoigner de la vie sous domination coloniale. Cette contradiction se traduit souvent par des tensions entre l’oral et l’écrit, ainsi qu’entre les langues des colonisateurs et ceux des colonisés. Nous invitons les chercheur.es, d’une part, à élucider des conditions de production et de réception dans lesquelles le récit de vie caribéenne voit le jour et, d’autre part, de se pencher sur la manière dont ces derniers se voient thématisés dans les textes eux-mêmes écrits par des écrivain.es de l’archipel. Querelles avec le Genre Avec The Female Autograph (1984), Domna Stanton a probablement été la première, mais en tout cas pas la dernière à critiquer l’autobiographie en tant que genre masculin, reproduisant des logiques patrilinéaires et patriarcales. Notre colloque se veut être l’occasion de soulever des réflexions à ce sujet dans le contexte des Caraïbes. Les participant·es sont invité·es non seulement à relire des œuvres majeures du récit de vie caribéen, telles qu’Une enfance créole (1993-2005) de Patrick Chamoiseau, mais à le faire dans une perspective queer, afin de mettre en lumière la déconstruction de la norme dominante straight, patriarcale et coloniale opérée par ces textes (Wittig, 1992). Nous souhaiterions également accorder une attention particulière aux textes écrits par et/ou sur des personnes queer, dont les identités de genre et les sexualités dissidentes les placent en marge des normes dominantes. Des œuvres comme Tongues on Fire (1998) de Rosamund Elwin ou Antes que anochezca (1992) de Reinaldo Arenas témoignent d’expériences minoritaires, tout en réinventant les modalités de l’écriture de soi depuis des positions queers, diasporiques ou subalternes. Plutôt que de définir un concept, ce colloque souhaite réfléchir aux implications de ce débat animé sur les écritures de moi et examiner comment les auteur(e)s des Caraïbes se positionnent par rapport à cette approche littéraire. Les propositions (400 mots) en anglais, espagnol ou français, doivent être accompagnées d’une biobibliographie (100 mots) et envoyées au plus tard le 29 août à kbehr@uni-kassel.de ; clara.rochemont@univ-antilles.fr ; jacopo.romei@uni-kassel.de Le colloque est adressé en premier lieu aux doctorant.es et aux post-doctorant.es. Des propositions de communication de la part de mastérant·es seront également considérées. Une publication des actes est envisagée. Le colloque aura lieu de manière présentielle au Campus Schoelcher à l’Université des Antilles en Martinique. Des démarches sont en cours afin d’obtenir un soutien financier destiné aux jeunes chercheur·es participant·es. Comité scientifique : Axel Arthéron (Université des Antilles) Anne Brüske (Université de Ratisbonne) Claudia Gronemann (Université de Mannheim) Agnieszka Komorowska (Université de Kassel) Gerry L’Étang (Université des Antilles) Kirenia Rodríguez Puerto (Universidad de La Habana) Lisa Tomlinson (University of the West Indies)
Nom du contact: 
Jacopo Romei
Courriel du contact: 
jacopo.romei@uni-kassel.de
Adresse postale: 
Kurt-Wolters-Straße 5
Suggéré par: 
Jacopo Romei
Courriel: 
jacopo.romei@uni-kassel.de
Date de début ou date limite de l'événement: 
23/06/2026
Date de fin de l'événement: 
24/06/2026
Ville de l'événement: 
Schoelcher, Martinique
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 

Pages

S'abonner à RSS - XXIe siècle