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XIXe siècle

The Balzac Review / Revue Balzac: "Dénouements/Endings"

Appel à contributions / Call for papers n° 11-2028

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Appel à contributions / Call for papers The Balzac Review / Revue Balzac n° 11-2028 Dénouements/Endings sous la direction de Jérémie Alliet et Andrea Del Lungo
THE BALZAC REVIEW / REVUE BALZAC, N° 11-2028 Dénouements/Endings Sous la direction de Jérémie Alliet et Andrea Del Lungo Varia Appel à contributions « C’est la fin de l’homme ! » s’exclament Schmucke et Pons qui dissertent du mariage – en bons célibataires (VII, 548) ; et le calembour rappelle que finir, c’est aussi mourir. Dès lors, rien d’étonnant à ce que Balzac ait toujours porté vis-à-vis de la fin d’un roman un regard méfiant : bâclées, énigmatiques, ironiques, les fins balzaciennes, qui n’ont pas jusqu’à aujourd’hui donné d’analyses étendues, restent un objet étrange et polymorphe, qui d’un côté marque l’accomplissement d’une Comédie humaine changeante ; mais de l’autre, consacre la suspension du sens, l’impossible établissement de la morale, la fuite dans l’insignifiance ou le silence. Objet narratologique complexe, la fin d’une œuvre littéraire s’expose d’abord à une difficulté terminologique, au fil des approches et des écoles : dénouement, achèvement, conclusion, terme, issue, clausule, clôture, épilogue, excipit, explicit, frontière… la richesse désignative montre que le phénomène, indéniable (une œuvre littéraire se finit toujours, d’une manière ou d’une autre, même s’il peut être « interdit à l’auteur de conclure » selon la formule de Flaubert), recoupe une intuition de chaque lecteur que, vers la fin du livre, quelque chose se produit. Pour autant, la difficulté de désigner la fin se retrouve dans la complexité des critères démarcatifs (Larroux, 1994), qui, comme ceux de l’incipit, engagent à la fois la narratologie, l’histoire des pratiques et des genres littéraires, et les théories de la réception. Marqué par un terminus ad quem (les derniers mots sur la page, quand ceux-ci sont choisis par l’auteur), le dénouement d’une œuvre interroge sur le terminus a quo, et sur le moment où l’on « entre dans le dénouement ». Il pose aussi la question de la téléologie du romanesque, puisque si la fin demeure une étape inévitable de la progression narrative, elle n’en est pas toujours le couronnement : autant de fins décevantes, en queue de poisson, en énigme en prophétie, en exclamations des personnages, qui laissent le lecteur sur sa fin. La spécificité balzacienne de la poétique de la fin est indéniable : œuvre-monde inachevée, La Comédie humaine s’appréhende comme un texte à fins multiples, où l’interruption brutale de la publication (Les Petits Bourgeois) s’oppose aux fins réécrites au cours de leur histoire éditoriale (Le Colonel Chabert) ; où les remarques amères du narrateur (Pierrette) s’opposent à la désinvolture grinçante du « copiste » (Le Cousin Pons) ; où la pensivité que repère Barthes dans Sarrasine fait écho aux calembours de Léon de Lora à la fin de La Rabouilleuse. Si l’objectif du personnage dans le roman n’apparaît pas toujours dans le dénouement, c’est que Balzac aime à opposer « fin contre fin », mélangeant les temporalités du récit et de la fiction, les voix du narrateur et du personnage, pour rebattre les significations et les « cartes du lecteur ». La réaction de ce lecteur n’est qu’imparfaitement paramétrée par l’écriture à un narrataire, et le dénouement, qui doit apporter « euphorie conclusive » (Baroni) ou sentiment de soulagement et de plaisir (Parmentier), ne remplit pas toujours ces fonctions thymiques. Bien au contraire, évacuant parfois la moralité et le sens d’une justice poétique (poetic justice), le dénouement peut parfois montrer que les méchants s’en tirent toujours, alors que les victimes subissent tous les outrages. À travers les fins, c’est une histoire de la poétique du roman balzacien entière qui semble s’écrire : la fin de l’étude de mœurs (type Eugénie Grandet), du roman fantastique à la courbe serpentine (type La Peau de chagrin), du roman-feuilleton (type La Cousine Bette), témoigne de l’évolution d’une pratique narrative qui consacre la signature de l’écrivain, mais en montre aussi les changements et les caprices. La fin du roman est l’instant où la vérité se donne et se dérobe ; mais La Comédie humaine, qui possède de nombreux sens de lecture qui reparamètrent les fins, n’est pas la Bible ; et si « Dieu fait les dénouements », Balzac semble esquiver la question sous les mots de Dinah de la Baudraye : « je ne crois pas aux dénouements […]. Il faut en faire quelques-uns de beaux pour montrer que l’art est aussi fort que le hasard ; mais, mon cher, on ne relit une œuvre que pour ses détails. » (Un prince de la bohême, VII, 838) PISTES DE RÉFLEXIONS Dénouement de La Comédie humaine 1) Dénouement et démarcation : quelle est l’échelle à laquelle on place le dénouement au sein d’une œuvre à tiroirs : dénouement d’un récit, dénouement d’un ensemble de récits (scènes), dénouement d’un ensemble d’ensemble de récits (études), dénouement de l’œuvre entière ? 2) Dénouement et chronologie interne : le dénouement est-il forcément la fin d’une œuvre ? L’épilogue, par exemple, poursuit la narration alors que l’intrigue elle-même est arrivée à son terme. Est-ce que le dénouement des scènes de la vie de province est Illusions perdues ? Est-ce que le dénouement de toute La Comédie humaine sont les études analytiques (Diaz) ? Peut-on imaginer que des œuvres achevées ne soient pas dénouées (une forme de renouement ?) Dénouement et poétique du roman 3) Dénouement et tension narrative (Baroni) : est-ce que les romans sont écrits en vue de leur dénouement ou est-ce que Balzac ne sait pas comment se finit une œuvre quand il la commence ? Quels sont les indices narratifs qui guident la lecture vers le dénouement ? Est-ce que le dénouement dénoue quelque chose ou est-ce que le roman reste tendu, flottant, « pensif » (Barthes) ou ne donne pas toutes les solutions de ce qu’il prétend ? 4) Dénouement et fiction : est-ce que le dénouement replace le fil de la fiction dans la réalité prétendue de la narration par « convergence narrative » (Alliet) ? Est-ce qu’il contribue à un effet « métaleptique » en nous faisant croire que les personnages de la fiction appartiennent à notre monde ? Ou est-ce qu’il conserve le sens de l’histoire, la séparation narrative entre la fiction et le réel ? 5) Dénouement et composition romanesque : peut-on mettre en perspective le début et la fin (Del Lungo) ? Peut-on dire de la fin d’un chapitre qu’il est le dénouement du chapitre ? de la fin d’un feuilleton ? Comment et où couper, trouver le dénouement ? Voir les propositions de Larroux, 2022. Dénouement et interprétation du roman 6) Dénouement, fin, finitude, finition (Hamon) : le roman prend-il son sens (herméneutique, esthétique) au dénouement ? reçoit-il de la part de l’auteur un geste d’autorité auctoriale (une sorte de signature ; Couleau), de délégation auctoriale (un personnage donne le dernier mot ; Léonard) ou de dénégation auctoriale (excentrique ou ironique ; Déruelle) ? le dénouement se dénude-t-il ? est-il un lieu hautement métalittéraire, comme celui d’Un prince de la bohême ? 7) Dénouement et inscription du lecteur : le dénouement remplit-il un pacte de lecture ? satisfait-il une poétique de l’énigme (Massol) qu’il éclaircit ou interroge-t-il la faculté à abandonner la recherche du vrai, pour des raisons de confort bourgeois (Un début dans la vie) ou de sagesse aporétique (Les Secrets de la princesse de Cadignan : « Est-ce un dénouement ? Oui, pour les gens d’esprit ; non pour ceux qui veulent tout savoir », VI, 1005) ? 8) Topoi et mot de la fin : comment analyser la pratique stylistique de la phrase de conclusion ? les thèmes prototypiques du dénouement romanesque (le mariage ou l’enterrement ; voir Bui) se retrouvent-ils toujours ? sont-ils parodiés ? Le dénouement en diachronie 9) Dénouement et publications successives : comment analyser le geste génétique de la réécriture du dénouement ? Peut-on donner du sens à la pratique du dénouement balzacien lorsqu’il est modifié (stratégies publicitaires dans le dénouement d’Illusions perdues ; réaménagements des parties de l’œuvre dans Béatrix ; ironisation du Père Goriot) ? 10) Dénouement et histoire littéraire : les pratiques des grands auteurs d’œuvres d’ampleur mais inachevées sont-elles des modèles pour Balzac (Marivaux ; Stendhal) ? le roman-feuilleton encourage-t-il un retardement presque infini du dénouement (Baroni) ? les rivalités avec Eugène Sue ou Dumas ont-elles une influence sur la pratique du dénouement balzacien depuis les « études de mœurs » aux grands feuilletons des années 1840 ? Les propositions (dossier thématique ou Varia) devront être envoyées conjointement aux adresses électroniques : jeremie.alliet@ens-lyon.fr adellungo@free.fr thebalzacreview@gmail.com avant le 31 octobre 2026. Les articles (35.000 signes maximum, espaces compris) seront à envoyer avant le 1er septembre 2027. Ils devront être accompagnés d’un résumé en français (500 signes maximum, espaces compris) et de 5 mots-clés. THE BALZAC REVIEW / REVUE BALZAC, N° 11-2028 Endings/Dénouements Jérémie Alliet and Andrea Del Lungo, editors Varia Call for Papers “It is the end of man!” exclaim Schmucke and Pons as they discuss marriage — as self-proclaimed bachelors (VII, 548); and this play on words serves as a reminder that ‘to end’ also means ‘to die’. It is therefore hardly surprising that Balzac always viewed the conclusion of a novel with suspicion: vague, enigmatic and ironic, Balzac’s conclusions — which have not yet been the subject of in-depth analysis — remain a strange and multifaceted phenomenon which, on the one hand, marks the culmination of a constantly evolving Comédie humaine; but on the other hand, signify the suspension of meaning, the impossibility of defining a moral, and an escape into insignificance or silence. A complex narratological subject, the ending of a literary work presents, first and foremost, a terminological challenge, depending on the approaches and schools of thought: epilogue, completion, conclusion, end, denouement, clause, closure, epilogue, excipit, explicit, limit… The wealth of these terms indicates that this undeniable phenomenon (a literary work always comes to an end, in one way or another, even if, as Flaubert put it, ‘the author is forbidden to conclude’) coincides with every reader’s intuition that, towards the end of the book, something happens. However, the difficulty in defining the end lies in the complexity of the criteria for delineating it (Larroux, 1994), which, like those for the incipit, draw upon narratology, the history of literary practices and genres, as well as reception theories. Marked by a ad quem terminus (the last words on the page, where these are chosen by the author), the end of a work raises questions about the a quo terminus and the moment at which one ‘enters the end’. It also raises the question of the novel’s teleology, for whilst the ending remains an inevitable stage in the narrative progression, it does not always constitute its culmination: there are so many disappointing, open-ended, enigmatic, prophetic conclusions, or those expressed through the characters’ exclamations, which leave the reader with a bitter aftertaste. The distinctly Balzacian nature of the poetics of the ending is undeniable: an unfinished ‘world-work’, La Comédie humaine presents itself as a text with multiple endings, in which the abrupt interruption of publication (Les Petits Bourgeois) stands in contrast to endings rewritten in the course of their publishing history (Le Colonel Chabert); where the narrator’s bitter remarks (Pierrette) contrast with the strident nonchalance of the ‘copyist’ (Le Cousin Pons); where the melancholy noted by Barthes in Sarrasine echoes Léon de Lora’s wordplay at the end of La Rabouilleuse. If the character’s objective in the novel does not always become apparent in the ending, it is because Balzac likes to set ‘ending against ending’, by interweaving the temporalities of narrative and fiction, and the voices of the narrator and the character, in order to blur meanings and ‘shuffle the reader’s cards’. The reader’s reaction is only partially determined by the text addressed to a specific audience, and the ending — which ought to bring about a ‘conclusive euphoria’ (Baroni) or a sense of relief and pleasure (Parmentier) — does not always fulfil these emotional functions. On the contrary, by occasionally setting aside morality and the notion of poetic justice, the ending may sometimes show that the villains always get off scot-free, whilst the victims suffer all manner of indignities. It is through these endings that the entire history of the poetics of Balzac’s novels seems to unfold: the ending of the novel of manners (as in Eugénie Grandet), of the fantasy novel with its convoluted plot (as in La Peau de chagrin), and of the serialised novel (as in La Cousine Bette), bears witness to the evolution of a narrative practice that establishes the writer’s style, whilst also revealing its shifts and whims. The end of a novel is the moment when truth is revealed and slips away; but La Comédie humaine, which possesses numerous levels of interpretation that redefine endings, is not the Bible; and whilst ‘God decides the endings’, Balzac seems to sidestep the question through the words of Dinah de la Baudraye: “je ne crois pas aux dénouements […]. Il faut en faire quelques-uns de beaux pour montrer que l’art est aussi fort que le hasard ; mais, mon cher, on ne relit une œuvre que pour ses détails. » (Un prince de la bohême, VII, 838) TOPICS FOR REFLECTION Epilogue to La Comédie humaine 1) Epilogue and scope: at what level does the epilogue sit within a multi-layered work: epilogue to a single narrative, epilogue to a collection of narratives (scenes), epilogue to a collection of collections of narratives (studies), or epilogue to the entire work? 2) Epilogue and internal chronology: does the epilogue necessarily mark the end of a work? The epilogue, for example, extends the narrative even though the plot itself has come to an end. Is the epilogue to the ‘scènes de la vie de province’ Illusions perdues? Does the epilogue to the entire Comédie humaine consist of the analytical studies (Diaz)? Is it conceivable that completed works might lack an epilogue (a sort of reprise?) Epilogue and the poetics of the novel 3) Epilogue and narrative tension (Baroni): are novels written with their epilogue in mind, or does Balzac not know how a work will end when he begins it? What are the narrative clues that guide the reader towards the denouement? Does the denouement resolve anything, or does the novel remain tense, in suspense, ‘pensive’ (Barthes), or does it fail to provide all the answers to the issues it purports to address? 4) Epilogue and fiction: does the epilogue reintegrate the thread of fiction into the presumed reality of the narrative through a ‘narrative convergence’ (Alliet)? Does it contribute to a ‘metaleptic’ effect by making us believe that the fictional characters belong to our world? Or does it preserve the meaning of the story, the narrative separation between fiction and reality? 5) Epilogue and novelistic composition: is it possible to put the beginning and the end into perspective (Del Lungo)? Can we say that the end of a chapter is the epilogue to that same chapter? And what about the end of a multi-episode series? How and where should one draw the line, and find the denouement? See Larroux’s proposals, 2022. Denouement and interpretation of the novel 6) Denouement, end, finitude, conclusion (Hamon): does the novel acquire its meaning (hermeneutic, aesthetic) in the denouement? Is it given, by the author, a gesture of authorial authority (a sort of signature; Couleau), a delegation of the author’s authority (a character has the last word; Léonard) or a negation of the author’s authority (eccentric or ironic; Déruelle)? Does the ending reveal itself? Is it a highly meta-literary moment, akin to that in Un prince de la bohême? 7) Epilogue and reader engagement: does the epilogue fulfil a reader’s contract? Does it adhere to a poetics of the enigma (Massol) that clarifies, or does it call into question the ability to abandon the search for truth, for reasons of bourgeois comfort (Un début dans la vie) or aporetic wisdom (Les Secrets de la princesse de Cadignan: « Est-ce un dénouement ? Oui, pour les gens d’esprit ; non pour ceux qui veulent tout savoir », VI, 1005) ? 8) Topoi and conclusion: how should one analyse the stylistic practice of the concluding sentence? Do the prototypical themes of the novelistic epilogue (marriage or a funeral; cf. Bui) do they recur systematically? Are they parodied? The ending from a diachronic perspective 9) Ending and subsequent publications: how might one analyse the generative act of rewriting the ending? Is it possible to make sense of Balzac’s approach to endings when they are modified (publicity strategies in the ending of Illusions perdues; reorganisation of certain parts of the work in Béatrix; the ironic treatment of Le Père Goriot)? 10) Epilogue and literary history: do the practices of major authors of large-scale but unfinished works serve as models for Balzac (Marivaux; Stendhal)? Does the serialised novel encourage an almost infinite postponement of the ending (Baroni)? Did rivalries with Eugène Sue or Dumas influence Balzac’s approach to endings, from the ‘études de mœurs’ to the great serialised novels of the 1840s? Proposals (for the thematic dossier or Varia) should be sent to the following email addresses: jeremie.alliet@ens-lyon.fr adellungo@free.fr thebalzacreview@gmail.com before October 31, 2026. Articles (35.000 characters maximum, spaces included) are to be sent before September 1, 2027. They should be accompanied by a summary in French (500 characters maximum, spaces included) and 5 keywords. Bibliographical suggestions / Suggestions bibliographiques Alliet, Jérémie, « Convergences des fins », Poétique, n° 197, 2025, p. 49-71. Alliet, Jérémie, « Une paralipse dans La Muse du département », dans Céline Duverne, Jacques-David Ebguy et Lucie Nizard (dir.), Balzac et la question femme. Des filles d’Ève, Garnier, 2026, p. 305-320. Baroni, Raphaël, La Tension narrative. Suspense, curiosité et surprise, Paris, Seuil, 2007. Barthes, Roland, S/Z, Paris, Seuil, 1970. Bierce, Vincent, Le Sentiment religieux dans La Comédie humaine. Foi, ironie et ironisation, Paris, Classiques Garnier, 2019. Bordas, Éric, « Dénouement », Dictionnaire Balzac, Paris, Garnier, 2021, p. 354‑356. Braud, Michel (dir.), Le Récit sans fin – Poétique du récit non clos, Paris, Classiques Garnier, 2016. Bui, Véronique, La Femme, la faute et l’écrivain, Paris, Champion, 2003. Calvino, Italo, « Commencer et finir », appendice aux Leçons américaines (1985), dans Défis aux labyrinthes, t. II, Paris, Seuil, 2003. Chollet, Roland, « Ci-gît Balzac », dans Claude Duchet et Isabelle Tournier (dir.), Balzac. Œuvres complètes. Le « Moment » de La Comédie humaine, Saint-Denis, PUV, 1993. Couleau, Christèle, Balzac et le roman de l’autorité, Paris, Champion, 2007. Conrad, Thomas, « Les cycles romanesques ou la fin suspendue. Balzac, Sue, Zola », Le Récit sans fin, sous la direction de Michel Braud, Paris, Classiques Garnier, 2016, p. 117-129. Dällenbach, Lucien, « Du fragment au cosmos (La Comédie humaine et l’opération de lecture I) », Poétique, n°40, 1979, p. 420-431. Dällenbach, Lucien, « Le tout en morceaux (La Comédie humaine et l’opération de lecture II) », Poétique, n°42, 1980, p. 156-169. Del Lungo, Andrea, L’Incipit romanesque, Paris, Seuil, 2003. Del Lungo, Andrea (dir.), Le début et la fin. Roman, théâtre, B.D., cinéma, 2007, Fabula / Les colloques, en ligne. Del Lungo, Andrea (dir.), Le début et la fin du récit. Une relation critique, Paris, Garnier, 2010. Déruelle, Aude, Balzac et la digression¸ une nouvelle prose romanesque, Christian Pirot, Saint-Cyr-sur-Loire, 2004. Eco, Umberto, Lector in Fabula, Paris, Grasset, 1985.Gérard Genette, Discours du récit, Paris, éd. du Seuil, 2007 [1972, 1983]. Genette, Gérard, Seuils, Paris, éd. du Seuil, 1982. Genette, Gérard, Métalepse. De la figure à la fiction, Éditions du Seuil, « Poétique », 2004. Gleize, Joëlle, « Comment ne pas finir ? Balzac et les fins intermédiaires », 2019 (en ligne : Fabula) Gleize, Joëlle, « La Comédie humaine : un livre aux sentiers qui bifurquent », Poétique, n°115, 1998, p. 259-271. Hamon, Philippe, « Clausules », Poétique, n° 24, 1975, p. 495‑526. Huynh, Kathia, « Double fin et scandale moral dans quatre Études de mœurs », The Balzac Review / Revue Balzac, n° 5, 2022, La morale/Morality, p. 59-78. Kermode, Frank, The Sense of an Ending. Studies in the Theory of Fiction, Oxford University Press, 1966. Klauk Tobias, Köppe Tilmann & Onea Edgar, « More on narrative closure », Journal of Literary Semantics, 2016, 45/1, p. 21-48. Larroux, Guy, « Mise en cadre et clausularité », Poétique, n° 98, 1994, p. 247-253. Larroux, Guy, Le Mot de la fin. La clôture romanesque en question, Paris, Nathan, 1995. Larroux, Guy « Morale du dénouement », Les frères Goncourt : art et écriture, édité par Jean-Louis Cabanès, Presses Universitaires de Bordeaux, 1998, p. 201-208. Larroux, Guy, « Frontières et points stratégiques de l’œuvre », Romantisme, n° 195, 2022/1, p. 31-45. Léonard, Martine, « Le dernier mot », Balzac, Une Poétique du roman, sous la direction de Stéphane Vachon, Saint-Denis-Montréal, Presses Universitaires de Vincennes-XYZ éditeur, 1996, p. 55-68. Lotman, Iouri, La Structure du texte artistique, Paris, Gallimard, « Bibliothèque des sciences Humaines », 1973 (éd. orig. Moscou, 1970). Massol, Chantal Une poétique de l’énigme. Le récit herméneutique balzacien, Genève, Droz, 2006. Mortimer, Armine Kotin, La Clôture narrative, Paris, Corti, 1985. Mozet, Nicole, Balzac et le temps, Saint-Cyr-sur-Loire, Pirot, 2005. Parmentier Marie, « Faire une fin. Le dénouement problématique d’Eugénie Grandet », L’Année balzacienne, 2024, p. 205-234. Pradeau, Christophe, « Faire une fin », Itinéraires, https://journals-openedition-org.janus.bis-sorbonne.fr/itineraires/2191 Tassel, Alain, « La clôture narrative. Perspectives théoriques et pratiques textuelles. Les choix esthétiques de François Mauriac », Cahiers de narratologie, n° 7, 1996. Tournier, Isabelle, « Balzac : à toutes fins inutiles », dans Claude Duchet et Isabelle Tournier (dir.), Genèses des fins. De Balzac à Beckett, de Michelet à Ponge, Saint-Denis, PUV, 1996, p. 191‑219. Vachon, Stéphane (dir.), Balzac, une poétique du roman, Presses Universitaires de Vincennes, Saint-Denis, 1996. Vachon, Stéphane, Le Dernier Balzac, Tusson, Du Lérot, 2001.
Nom du contact: 
Francesco Spandri
Courriel du contact: 
spandrif@gmail.com
Adresse postale: 
Viale Annibal Caro 4
Suggéré par: 
Francesco Spandri
Courriel: 
spandrif@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
06/08/2026
Date de fin de l'événement: 
31/10/2026
Ville de l'événement: 
Roma
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 

Relecture(s) de Joséphin Péladan

Colloque international Lyon-Paris-Milan

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
La troisième étape du colloque international « Relecture(s) de Joséphin Péladan » se tiendra à l’Università Cattolica del Sacro Cuore les 29 et 30 mai prochains.
Cette rencontre scientifique vient clore un cycle de colloques consacrés à la figure et à l’œuvre de Joséphin Péladan, après les étapes enthousiasmantes de Lyon et de Paris. Chercheurs et spécialistes y proposeront de nouvelles perspectives critiques sur l’esthétique, l’ésotérisme et la pensée de cet auteur important du symbolisme fin-de-siècle. Le colloque entend ainsi favoriser un dialogue interdisciplinaire autour des multiples relectures contemporaines de Péladan. Organisé par Marisa Verna (U. Cattolica de Milan), Laure Darcq (Chaire CVP Ircom) et Olivier Bosc (Bibliothèque de l’Arsenal, BnF) le colloque réunira de nombreux spécialistes de la littérature et de la culture fin-de-siècle. Les communications proposeront de nouvelles perspectives critiques sur l’œuvre, l’esthétique et la pensée de Péladan, ainsi que des perspectives de traduction. La première journée aura lieu le 29 mai 2026 de 14h45 à 17h30, tandis que la seconde se déroulera le 30 mai 2026 de 9h30 à 12h30, toujours dans la Salle « Maria Immacolata » de l’Università Cattolica de Milan (Largo Gemelli, 1).
Nom du contact: 
Marisa Verna
Courriel du contact: 
marisa.verna@unicatt.it
Suggéré par: 
Alberto Biscaldi
Courriel: 
alberto.biscaldi@unicatt.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
29/05/2026
Date de fin de l'événement: 
30/05/2026
Ville de l'événement: 
Milan
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Josephin Péladan, symbolisme, Belle époque, mystique, XIX siècle

AàC : "George Sand, une écrivaine face à la démocratie"

Paris, Université Sorbonne Nouvelle, 13-15 mai 2027

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
L'œuvre de George Sand, qu'il s'agisse de ses romans, pièces, critiques ou lettres, est traversée par une pensée constante sur la démocratie — ses principes, ses conquêtes, ses promesses et ses défaites. Mais sa fiction constitue aussi, en elle-même, une pensée de la démocratie : elle y élabore littérairement les transformations d'une société en voie de démocratisation, en travaillant discours publics et imaginaire social. En incitant ses lectrices et ses lecteurs à modifier leur regard sur les sujets sociaux marginalisés et promus citoyens, en inventant des intrigues qui travaillent les problèmes posés par le projet démocratique, en explorant par son imagination des éventualités de vie alternatives à celles qu’on observe dans la réalité, Sand invitait ses lecteurs à porter un regard critique sur leur réalité. C'est cette double dimension, encore insuffisamment explorée, que ce colloque se propose d'étudier.
Appel à communications George Sand, une écrivaine face à la démocratie (Paris, université Sorbonne Nouvelle, 13-15 mai 2027) À l’occasion d’un échange avec son ami Charles Duvernet, républicain comme elle mais peu convaincu par le premier numéro de la Revue Indépendante que George Sand vient de lancer avec Pierre Leroux et Louis Viardot à la fin de 1841, l’écrivaine débat de la question du sujet historique ; ce dernier doit créer les institutions nouvelles dont devra se doter la société égalitaire du futur : "Qui fera donc ces lois ? un Messie ? Nous n’y croyons pas. Des révélateurs ? Nous ne les avons pas vus apparaître. Nous ? Nous ne lisons pas dans l’avenir et ne savons pas quelle forme matérielle devra prendre la pensée humaine à un moment donné. Qui donc fera ces lois ? Nous tous, le peuple d’abord, vous et nous, par-dessus le marché. Le moment inspirera les masses." (George Sand, Correspondance, éd. Georges Lubin, Paris, Classiques Garnier, t. V, 2013, p. 542.) On touche là à une conviction enracinée dans la pensée sandienne et qui façonne en profondeur son attitude démocratique : l’idée que toute philosophie, toute solution politique envisagée à un moment historique donné, est le fruit d’une maturation collective, à laquelle toutes et tous participent. Les grands hommes, d’esprit ou d’action, puisent donc leurs ressources de pensée et d’initiative moins dans leur géniale individualité que dans un réservoir plus vaste, qui nourrit leur inspiration et se nourrit de leur contribution. La confiance dans l’action des masses populaires y trouve un argument de plus : "[T]u verras que tu n’as guère connu les masses jusqu’ici. Tu les verras pleines d’ardeur et de trouble, les unes (c’est le grand nombre) animées de ces bons et grands sentiments sans lesquels, ni Leroux, ni toi, ni moi ne les aurions (puisque rien n’est isolé dans l’ordre moral ou physique de l’humanité." (Ibid., p. 538). Cette foi profonde dans la démocratie, George Sand n'y a jamais renoncé et elle mérite d’être examinée plus systématiquement qu’on ne l’a fait jusqu’alors. Les historiens et les littéraires ont certes déjà pris en compte le militantisme politique de Sand (M. Perrot, M. Hecquet, B. Hamon, J.-P. Lacassagne, A. Poli, P. Vermeylen : voir la bibliographie). Celui-ci se caractérise par un engagement républicain indéfectible à partir des années 1830, avec une phase de radicalisation idéologique socialiste autour de 1848 et, vers la fin de sa vie, par l’incompréhension de la Commune. Des pièces importantes ont été versées au dossier, bien que le chantier de la contribution de Sand à l'histoire politique, française et européenne, soit loin d’être vraiment clos. Sans éliminer cet horizon plus proprement militant de l’autrice, ce colloque voudrait se concentrer sur un aspect de son œuvre qui nous semble capital et qui a à voir avec ce choix précoce et fécond de la démocratie. Il faut certainement convoquer, avec Michelle Perrot, le métissage social de George Sand (« Sand : une femme en politique », dans George Sand, Politique et polémiques : 1843-1850, Paris, Belin, 2004, p. 11) qui a toujours revendiqué avec orgueil sa double ascendance, aristocratique et populaire ; mais reconnaître l’ancrage d’une sensibilité à la valeur, à la dignité, au droit de citoyenneté des classes travailleuses dans l’expérience intime et douloureuse d’une enfant déchirée entre une grand-mère patricienne et une mère humble modiste, n’épuise évidemment pas le sujet. En premier lieu, en effet, toute l’œuvre de Sand ‒ en tant que romancière, dramaturge, critique, épistolière ‒ est traversée par une pensée sur la démocratie : sur ses principes, sur ses conquêtes et sur ses obstacles, sur ses promesses et sur ses défaites, sur ses protagonistes et sur son futur. Sand parle ainsi, à propos de l’Amérique, d’une « fausse démocratie, qui, en proclamant l’égalité et la liberté, n’a oublié qu’une chose, la fraternité, qui rend les deux richesses stériles et même nuisibles » (lettre à Armand Barbès, 8 janvier 1862). Il s’agit là de remarques qui naissent de l’analyse de l’histoire récente d’un siècle fertile en bouleversements politiques et sociaux, remarques qui peuvent également s’ouvrir sur des perspectives de longue, voire très longue durée, en impliquant la mobilisation d’une philosophie de l’histoire fortement teintée de foi religieuse, bien que cette foi soit hétérodoxe par rapport à la théologie catholique de l’époque. Des romans tels que Spiridion ou le diptyque qui a Consuelo comme héroïne en sont un exemple frappant. Cependant, cette pensée sur la démocratie évolue : l’autrice de 1830 ou celle qui proclame Proudhon « utile et vigoureux champion de la démocratie » en mai 1849 (lettre à Théophile Thoré) n’est plus celle de l’après 48 et moins encore celle de l’après-Commune. La question de la violence politique, de sa légitimation ou de son refus, explique en partie l’évolution de Sand vers le réformisme. De plus, si elle conserve dans ses feuilletons de la Revue des Deux Mondes où elle côtoie des romanciers conservateurs comme Octave Feuillet, toute sa liberté de point de vue, notamment à l’égard du rôle de l’Église (en témoigne la publication de Mademoiselle La Quintinie en réponse à l’Histoire de Sibylle de Feuillet), elle n’en est pas moins une représentante de la littérature bourgeoise qui s’y publie. N’y a-t-il pas alors pour elle nécessité d’une forme d’euphémisation ou d’atténuation, voire d’oblicité dans ses prises de position politiques ? Il sera intéressant d’examiner les procédés de ce discours démocratique : il se dit dans des scènes, qu'on pourrait qualifier de topoï démocratiques (repas, banquet, situation de contage, scènes de veillée…), ou dans des moments de débats, parfois conflictuels entre les personnages (voir par exemple Mauprat ou Les Maîtres sonneurs). La langue même de la romancière n’est-elle pas aussi le meilleur véhicule de la démocratie ? Les travaux de Nelly Wolf autour de la notion de contrat permettraient sans doute d’éclairer son projet romanesque. L’invention poétique d’une langue « berrichonne » dans le roman ou au théâtre vise aussi à intégrer des mots et des voix dans une langue littéraire élargie et enrichie. On pourrait également relever que la reprise des schémas attendus du romance ouvre au lecteur et à la lectrice un horizon de familiarité qui concourt à cette contractualisation : en terrain de reconnaissance, il ou elle ne peut qu’entrer de plain-pied dans l’œuvre et en adopter d’autant plus aisément les valeurs. L’éthique démocratique, qui passe par l’identification à des personnages positifs, en particulier féminins, s’y diffuse ainsi efficacement, et ce d’autant dans le cadre du roman d’apprentissage. C’est aussi le théâtre qui doit se faire « grand moyen d’expansion », « moralisation douce et honnête » selon George Sand, qui célèbre l’action de l’« artiste démocrate » Bocage à la tête du théâtre de l’Odéon sous la 2e République (lettre à Armand Barbès, 27 août 1850). En second lieu, toutefois, l’œuvre fictionnelle de George Sand constitue, en elle-même, une pensée de la démocratie, en entendant par là une façon d’élaborer littérairement les métamorphoses d’une société en voie de démocratisation, de travailler les discours publics et l’imaginaire social qui accompagnent les processus de transformation économique, politique et sociale dont elle est témoin. Philippe Dufour a récemment démontré comment « le réalisme pense la démocratie » (Genève, La Baconnière, 2021) ; mais l’esthétique réaliste n’est pas seule à s’en charger ! L’œuvre de Sand présente, en effet, une autre tentative de raconter l’Histoire selon des catégories démocratiques, en prenant en compte les conséquences de la nouvelle mobilité sociale inaugurée par la Révolution française, ainsi que l’expérience des laissés-pour-compte du libéralisme économique et politique : les femmes, d’abord, que le Code de 1804 a privées des droits civiques ; les travailleurs manuels, paysans ou ouvriers ; les artisans et les artistes, de condition obscure ou vivant à l’écart de la célébrité ; les marginaux, jusqu’aux vagabonds et aux fous. En accueillant leurs voix, leur regard, parfois leur langue, en imaginant leurs parcours de vie et leurs destins, en les figurant sur scène, Sand cherche à élaborer une contre-histoire, ou une histoire contre-factuelle, qui les place au cœur de l’événement (comme c’est le cas dans Nanon en particulier). Parallèlement à l’entreprise réaliste qui redonne leur place aux subalternes et aux invisibles, elle œuvre à les présenter en héros de l’histoire. Si cette volonté de prendre très au sérieux les gens de peu a ses limites, elle demeure néanmoins éloignée de tout misérabilisme comme de l’emploi esthétique des ressources du code mélodramatique, même dans son théâtre, qu’elle souhaite intimiste et « intérieur ». Poser la question de la démocratie sociale va pour Sand de pair avec la construction d’un regard autre qui facilite la reconnaissance qu’il n’y a pas de vie commune satisfaisante sans le concours de toutes et de tous. L’écriture de son autobiographie porte, notamment, cet effort d’un récit nouveau et inclusif jusque sur le terrain de sa propre histoire personnelle. Sa pratique de la critique littéraire, même, pratiquée « autour de la table », se fonde sur l’échange horizontal et égalitaire des points de vue. Éloignée de toute confiance dans « l’homme supérieur » ou dans des élites, n’accordant pas de privilèges aux milieux intellectuels auxquels elle savait appartenir, George Sand « pense » donc la démocratie dans une œuvre qui, pour ne pas être pessimiste, n’a rien à voir avec un contentement lénifiant et conformiste face à la réalité. Si cette œuvre « console », comme elle-même l’écrivait à Flaubert, c’est par l’offre de perspectives existentielles, idéologiques et éthiques alternatives tant au cynisme du capitalisme libéral qu’au désespoir suscité dans toute une génération par les apories de l’histoire et les misères de la nature humaine. En incitant ses lectrices et ses lecteurs à modifier leur regard sur les sujets sociaux marginalisés et promus citoyens, en inventant des intrigues qui travaillent les problèmes posés par le projet démocratique, en explorant par son imagination des éventualités de vie alternatives à celles qu’on observe dans la réalité, mais non fantastiques (des couples parfaitement paritaires, des femmes entrepreneuses, des ouvriers philosophes ou artistes, des paysans utopistes, des aristocrates communistes…), Sand sollicite une lecture critique de la réalité ambiante dont l’analyse littéraire doit encore prendre vraiment la mesure, travail auquel ce colloque voudrait contribuer. L’approche sandienne de l’idée démocratique n’est pas exempte de transformations dans le temps dont il est indispensable de dessiner les contours. La longévité de l’écrivaine nous oblige, en effet, à nous confronter à des phases historiques et existentielles très différentes : la décennie qui voit son entrée dans le champ littéraire, celle qui précède la révolution de 1848, le moment 1848 et son tournant conservateur, les années du Second Empire, la naissance de la Troisième République voient son art se renouveler, son image publique se modifier, ses convictions politiques évoluer. Comment changent-elles, alors, sa méditation sur la démocratie, et sa façon de « penser » la démocratie par son œuvre et de la mettre en pratique ? Parmi les directions possibles à explorer : Une pensée démocratique ➢ Le rapport avec la pensée démocratique du XVIIIe siècle (Rousseau, Voltaire, Montesquieu, Robespierre, mais aussi d’autres). L’apport de la pensée du XIXe (Leroux, les saint-simoniens, Louis Blanc, Armand Barbès, les fouriéristes et autres socialismes utopiques). Quelles tensions ou oppositions peut-on déceler avec d’autres pensées démocratiques et républicaines de son époque ? ➢ La portée politique et démocratique de sa philosophie de la nature. ➢ Les usages des mots « démocratie » et « démocrate » sous la plume de George Sand, l’évolution de leurs significations en relation avec les termes « république » et « socialisme ». ➢ L’extension et le degré d’« inclusivité » de la démocratie selon Sand (question du suffrage universel, des femmes, des minorités, des exclu(e)s de la citoyenneté). Quelle démocratie accomplir – représentative ou directe, selon quel régime et dans quel cadre constitutionnel ? ➢ L e jugement (historico-politique) de Sand sur les tentatives effectuées : quelle démocratie réalisée en 1789-1793, en 1830, en 1848, pendant la Commune. Des politiques démocratiques ➢ Quelles « batailles » idéales pour faire avancer la démocratie ? ➢ Le rôle de l’éducation et la conception d’une éducation démocratique / à la démocratie. ➢ La place des femmes, des travailleurs (ouvriers et paysans) conviés aussi à l’écriture, des bourgeois et des aristocrates, des artisans/artistes dans la société nouvelle. ➢ Quel rôle et quelles actions pour un « artiste démocrate » ? Une poétique démocratique ➢ Quelles intrigues ? quels héros/héroïnes ? Quelles formes littéraires romanesques pour « penser » la démocratie ? (le dialogue ? la lettre ? l’expérimentation ?) ➢ Quels choix énonciatifs, entre délégation de voix et polyphonie, y compris dans l’écriture médiatique ? ➢ Quelles formes médiatiques pour une pratique démocratique du journal ? ➢ Quelles formes et quelles pratiques dramatiques, entre théâtre de société et théâtre officiel, théâtres principaux et salles populaires ? ➢ Quels supports éditoriaux, quels choix à visée démocratique à l’intérieur du marché de l’édition ? Quelle langue pour faire « parler » la démocratie ? Les propositions de communication sont à adresser à Olivier Bara (olivier.bara@univ-lyon2.fr), Éléonore Reverzy (eleonore.reverzy@sorbonne-nouvelle.fr) et Agnese Silvestri (asilvestri@unisa.it) avant le 15 septembre 2026. Les réponses du comité scientifique seront communiquées le 15 octobre 2026. Comité scientifique : Pascale Auraix-Jonchière, Olivier Bara, Marie Baudry, Laura Colombo, Brigitte Diaz, François Kerlouégan, Isabelle Naginski, Catherine Nesci, Elisabeth Plas, Michelle Perrot, Paule Petitier, Éléonore Reverzy, Vincent Robert, Agnese Silvestri. BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE Corpus primaire : Gustave Flaubert-George Sand, Correspondance, éd. Alphonse Jacob, Paris, Flammarion, 1981. George Sand, Emmanuel Arago, Notre fraternité est scellée à jamais par des liens sacrés, éd. Paul Baquiast et Bertrand Sabot, Paris, le Passeur éditeur, 2022. Sand-Barbès : correspondance d'une amitié républicaine, 1848-1870, préf. et notes par Michelle Perrot, Lagarde-Fimarcon, Éd. Le Capucin, coll. « Lettres d’hier et d’aujourd’hui », 1999. George Sand critique, 1833-1876, textes de George Sand sur la littérature ; présentés, édités et annotés sous la direction de Christine Planté, Tusson, du Lérot, 2007. George Sand, Politique et polémiques : 1843-1850, présentation par Michelle Perrot, Paris, Imprimerie nationale, 1996. Corpus secondaire : Maurice Agulhon, 1848 ou l'Apprentissage de la République, Paris, Seuil, 1984. Julie Anselmini et Corinne Saminadayar-Perrin (dir.), « Qu’est-ce qu’une littérature démocratique au XIXe siècle ? », Autour de Vallès, n° 55, 2025. Olivier Bara, Le Sanctuaire des illusions : George Sand et le théâtre, Paris, PUPS, 2010. Olivier Bara et Christine Planté (dir.), George Sand critique, une autorité paradoxale, Saint-Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2011. Brigitte Diaz et Agnese Silvestri (dir.), « L’utopie sociale dans la littérature française du XIXe siècle », Francofonia, n° 81, 2021. Philippe Dufour, Le Réalisme pense la démocratie, Genève, La Baconnière, coll. « Langages », 2021. Corinne Grenouillet, Éléonore Reverzy (dir.). Les Voix du peuple dans la littérature des XIXe et XXe siècles, Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, 2006. Bernard Hamon, George Sand et la politique, préf. de Michelle Perrot, Paris, L’Harmattan, 2001. Bernard Hamon, George Sand et le prince Napoléon. Histoire d’une amitié (1852-1876), Vendœuvres, Lancosme éditeur, 2008. Michèle Hecquet, Poétique de la parabole : les romans socialistes de George Sand : 1840-1845, Paris, Klincksieck, 1992. Jean-Pierre Lacassagne, Histoire d'une amitié : d’après une correspondance inédite, 1836-1866 / Pierre Leroux et George Sand, Paris, Klincksieck, 1973. David Marcel, Le Printemps de la fraternité : genèse et vicissitudes, 1830-1851, Paris, Aubier, 1992. Catherine Mariette-Clot (dir.), « George Sand face à la violence de l’histoire », Cahiers George Sand, n°37, 2015. Michelle Perrot, George Sand à Nohant : une maison d’artiste, Paris, Seuil, 2018. Annarosa Poli, George Sand et les années terribles, Bologna, R. Pàtron / Paris, Librairie A. G. Nizet, 1975. Jacques Rancière, La Haine de la démocratie, Paris, La Fabrique éditions, 2005. Jacques Rancière, La Nuit des prolétaires. Archives du rêve ouvrier, Paris, Fayard, coll. « Pluriel », 2012. Michèle Riot-Sarcey, Le Réel de l’utopie. Essai sur le politique au XIXe siècle, Paris, Albin Michel, 1998. Michèle Riot-Sarcey et Martine Reid (dir.), George Sand, Littérature et politique, Nantes, éd. Pleins Feux, coll. « Horizons littéraires », 2007. Vincent Robert, La Petite-fille de la sorcière : enquête sur la culture magique des campagnes au temps de Georges Sand, Paris, les Belles lettres, 2015. Pierre Rosanvallon, Le Peuple introuvable : histoire de la représentation démocratique en France, Paris, Gallimard, 2002. Pierre Rosanvallon, La Démocratie inachevée : histoire de la souveraineté du peuple en France, Paris, Gallimard, 2003. Alain Vergnioux, George Sand et l’éducation populaire : Leroux, Nadaud, Perdiguier, Limoges, Lambert-Lucas, 2014. Pierre Vermeylen, Les Idées politiques et sociales de George Sand, Bruxelles, Éd. de l’université de Bruxelles, 1984. Nelly Wolf, Le Peuple dans le roman français de Zola à Céline, Paris, PUF, 1990. Nelly Wolf, Le Roman de la démocratie, Saint-Denis, Presses Universitaires de Vincennes, 2003.
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Agnese SILVESTRI
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Agnese Silvestri
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Date de début ou date limite de l'événement: 
15/09/2026
Ville de l'événement: 
Paris
Type d'événement: 
Colloques
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Mots-clés: 
littérature XIXe siècle; démocratie; George Sand

Écrits sur l'art de l'Empire à la Restauration

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Publiés par C. W. Thompson avec la collaboration d’Elaine Williamson et Hélène de Jacquelot, les Écrits sur l’art sous l’Empire et la Restauration offrent la première édition unifiée des écrits de Stendhal sur l’art de 1810 à 1830, tous revus à partir des sources manuscrites et imprimées, tous...

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Hélène de Jacquelot
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ISBN: 
978-2-406-13083-3
Collection: 
Bibliothèque du XIXe siècle
Anonyme
Éditeur: 
Classiques Garnier
Lieu de parution: 
Paris
Date de parution: 
Mercredi, Mars 4, 2026
Date de mise en ligne: 
Mercredi, Mars 4, 2026
URL: 
https://classiques-garnier.com/ecrits-sur-l-art-sous-l-empire-et-la-restauration.html
Mots-clés: 
peinture italienne, Stendhal, histoire de l'art, littérature du XIXe, peinture française du XIXe
Site web de référence: 
https://classiques-garnier.com/ecrits-sur-l-art-sous-l-empire-et-la-restauration.html

Le mythe littéraire de Robinson Crusoé dans la littérature francophone contemporaine

dans le cadre du Séminaire Richesses de la Francophonie: textes et patrimoines culturels des littératures francophones

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Conférence de Mathilde Bataillé (Université d’Angers) en dialogue avec Luigi Marfé (Université de Padoue).
« Le mythe littéraire de Robinson Crusoé dans la littérature francophone contemporaine » Dans le cadre du séminaire "Richesses de la Francophonie : textes et patrimoines culturels des littératures francophones", en collaboration avec In Teoria – Séminaire de littérature comparée et de théorie de la littérature. Que reste-il des aventures de Robinson Crusoé (1719) aujourd’hui ? Trois cents ans après la publication du roman de Daniel Defoe, on ne peut que constater la pérennité de ce récit mythique et le regain d’intérêt dont il fait l’objet depuis la seconde moitié du XXe siècle. Selon le critique Jean-Paul Engélibert, ce retour du mythe questionne notamment trois aspects majeurs du texte fondateur : « l’idée coloniale, le primat du travail, l’assujettissement de la nature aux desseins des hommes ». C’est le développement, dans la littérature de langue française, d’une veine écologique du mythe de Robinson qui retiendra notre attention à travers l’étude de quatre récits : le roman Vendredi ou les limbes du Pacifique (1967) de Michel Tournier, dont l’écriture fait écho à l’émergence d’une conscience écologique en France dans les années 1960 ; et trois récits contemporains, qui, pour certains, se revendiquent du texte de Tournier – L’Affaire Furtif (2010) de Sylvain Prudhomme, L’Empreinte à Crusoé (2012) de Patrick Chamoiseau, et Soudain, seuls (2015) d’Isabelle Autissier. La conférence mettra en avant la dimension critique de ces récits spéculaires, qui, à la lumière de leur contexte d’écriture, procèdent à une réflexion renouvelée sur la place de l’homme au sein du vivant. Présentation de l’intervenante : Agrégée de Lettres Modernes et docteure en littérature française, Mathilde Bataillé est maitresse de conférences en littérature française à l’Université d’Angers et membre du laboratoire CIRPaLL. Elle a consacré sa thèse de doctorat à l’œuvre de Michel Tournier. Elle est notamment l’auteur du livre Michel Tournier : l'écriture du temps (2017) et d’une cinquantaine de notices pour le Dictionnaire Tournier (2019). Ses travaux de recherche portent sur le temps dans le roman et sur les mythes et réécritures dans la littérature de langue française des XXe et XXIe siècles, chez des auteurs comme Michel Tournier, Michel Chaillou, Patrick Chamoiseau, Sylvain Prudhomme ou Marguerite Yourcenar. Elle co-anime également l’axe de recherche « Nouvelles et formes brèves » du CIRPaLL. Info: francesca.dainese@unipd.it | marika.piva@unipd.it
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Francesca Dainese
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Francesca Dainese
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Date de début ou date limite de l'événement: 
07/05/2026
Date de fin de l'événement: 
07/05/2026
Ville de l'événement: 
Padoue, Meeting room Beato Pellegrino, Via Beato Pellegrino 28
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Robinson Crusoé, Tournier, Chamoiseau, Prudhomme, Autissier.

Flâneries et promenades périurbaines. Repenser, réécrire l’oïkos

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Réfléchir sur les pratiques de la promenade ou de la flânerie en zone périurbaine, sur les rapports entre les habitants et une nature en voie de transformation sera le défi de ce colloque qui voudrait aussi donner les bases d’une confrontation entre la France et l’Italie, deux pays dont l’histoire socio-urbanistique est différente.
La promenade est une pratique liée aux modalités de sociabilité ; elle varie donc selon les époques et les contextes. Au fil des siècles l’évolution des moyens de transports a entraîné une modification de notre appréhension du réel. Au tournant entre le XVIIIe et le XIXe siècle, à partir de Rousseau et de ses Rêveries du promeneur solitaire, l’art de voyager évolue et la promenade prend de plus en plus de place dans les récits . Le paysage arpenté par le promeneur permettait en période romantique la rencontre entre le moi et le monde. Au XIXe siècle, la pratique de la flânerie, distincte de la promenade, se répand, d’abord en milieu urbain. Le flâneur s’intéresse à un espace en pleine transformation sous l’impulsion des évolutions sociales. Nodier et Balzac ont scruté des espaces qui n’ont cessé de les interroger. Mais l’habitant des villes est aussi de plus en plus attiré vers l’extérieur, soit parce qu’il cherche des loisirs dans des espaces moins urbanisés, soit au contraire parce que l’urbanisation et l’industrialisation transforment de plus en plus l’abord des villes et que les habitants les moins riches s’y logent et y travaillent. Les écrivains et les peintres à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, puis les cinéastes, arpentent des espaces en voie d’artificialisation qu’on désignera au XXe siècle comme périurbains. Le périurbain est un concept qui est né en relation avec l’évolution urbanistique des villes, après la Seconde Guerre mondiale. En général, l’expansion urbaine au cours du XXe siècle (désignée en anglais par le mot sprawl) atténue la différence entre la ville et sa périphérie. De surcroît, de nos jours, du moins en France, il existe plusieurs types de périurbain : le périurbain industriel (usines, ateliers, entrepôts de stockage…), le périurbain mixte (des bâtiments industriels, des habitations, des équipements comme les centres hospitaliers, les centres commerciaux, les universités…), le périurbain résidentiel et notamment pavillonnaire. En Europe, le périurbain est resté longtemps un « impensé », vu la préséance donnée au dualisme ville/campagne. Or, même s’il est difficile d’adopter une approche comparative, le concept de périurbain se retrouve désormais aussi en Italie, où les chercheurs parlent par exemple de città diffusa en évoquant d’une manière imagée le phénomène de l’urban sprawl. La ville de Milan, qui va accueillir ce colloque, a connu une évolution importante quant à la représentation cinématographique, littéraire et artistique de sa banlieue au cours du XXe-XXIe siècles. En traitant de notre époque postmoderne, Giuseppe Lupo souligne par exemple qu’on est désormais loin d’une représentation de la banlieue milanaise comme « ceinture intermédiaire » entre ville et campagne, comme « poche de résistance » d’une société qui ne veut pas céder à l’invasion de la modernité industrielle (La modernità malintesa). Si, au seuil des années 1960, l’écrivain milanais Giovanni Testori a parlé du bonheur encore possible dans la ceinture périurbaine milanaise (Il Ponte della Ghisolfa), la délocalisation industrielle a depuis longtemps changé le paysage du périurbain italien. Mettre au centre de l’enquête le concept de « périurbain » conduit alors à changer de focale. « Aux binômes ville-centre/banlieue et urbain/rural, on doit substituer l’idée d’un “entre-ville”, où se mélangent les propriétés de la ville et de la campagne, où les espaces bâtis et les espaces ouverts s’interpénètrent de nouvelle façon », écrit Filippo Zanghi au début de son analyse sur la littérature périurbaine contemporaine en France. Nous nous proposons toutefois d’étudier le périurbain en diachronie, à partir du XIXe siècle jusqu’à nos jours, les exemples à étudier ne manquant pas : dans Zigzags, Théophile Gautier voyage hors des barrières de la ville pour décrire les miasmes de Montfaucon, une friche qui deviendra avec Haussmann l’un des parcs les plus prisés de la capitale, celui des Buttes-Chaumont ; Zola écrit tout un chapitre intitulé « La banlieue », dans Le Capitaine Burle et il place à Saint-Ouen le cimetière où est enseveli le peintre de « plein air » Claude Lantier. Selon Biondillo, à partir des années 1960 en Italie, le succès de la voiture individuelle a permis le développement d’une sociabilité dans les centres commerciaux, les discothèques… tandis que les espaces collectifs publics (jardins, parcs, y compris la piazza, la place qui était le noyau de l’urbanisme en Italie), ont été délaissés. À partir des années 2000, toutefois, la prise de conscience des risques liés à pollution atmosphérique a porté à une révision radicale de ce modèle. C’est au moment où il est menacé de s’effondrer, remarque Michel Collot, que le paysage « fait l’objet d’un intérêt renouvelé dans tous les domaines de la vie sociale, intellectuelle, littéraire et artistique ». L’architecte Francesco Careri a créé le néologisme walkscape afin d’insister sur la pratique de la marche urbaine et périurbaine capable de réinventer à la fois l’architecture et le paysage ; il s’appuie notamment sur l’exemple de poètes, de philosophes et en général des artistes qui ont arpenté ces lieux : ceux-ci sont à même de voir ce qui n’est pas visible. Le fait de marcher devient alors une modalité d’appréhension et de renouvellement de ces lieux qui demandent à être rempli d’un sens, plutôt que de choses. À l’aube du XXIe siècle, Milan et Paris (à côté de Marseille, Cologne et Athènes) sont aussi au cœur des projets liés à l’Académie des Sentiers métropolitains : structurés autour de la randonnée urbaine, devenue une pratique courante, les « Sentiers Métropolitains » offrent de nouveaux espaces publics pour nous reconnecter aux territoires et à la vie, pour réinventer l’urbain, en tenant compte des préoccupations écologiques. La marche nous aiderait à penser voire à réécrire l’oïkos. À une époque de relations de plus en plus virtuelles, marquées par la vitesse des images passant sur les écrans de nos ordinateurs et nos smartphones, l’étirement du temps de la marche permet d’approfondir notre appartenance à l’espace (F. Gros). Selon cette logique, la flânerie et la promenade en zone périurbaine devraient aussi nous permettre de saisir les traits qui structurent ces espaces de l’entre-deux. Synonyme d’une disponibilité renouvelée au monde, elles favorisent la création littéraire et artistique contemporaine, l’expression d’une nouvelle manière de penser et d’écrire notre vivre ensemble. --- Lundi 4 mai 9h00 Accueil et ouverture du colloque 9h15 Introduction : Davide Vago 9h45 - 11h00 Première séance – matin Modération : Gisèle Séginger Portes, colli et collines : l’espace péri-urbain romain et la flânerie giratoire chez Stendhal voyageur – Monica Lucioni (Università della Valle d’Aosta) Vertige de la marche. Endophasie et narration dans l’espace périurbain chez Maupassant – Carlotta Contrini (Università di Siena) 11h30 - 13h15 Deuxième séance – matin Modération : Marisa Verna Les derniers romans de Zola : parcours dans une banlieue en construction – Carmen Husti (Université Gustave Eiffel, Paris) Les guinguettes péri-parisiennes ou l’otium du peuple – Lionel Dufaye (Université Gustave Eiffel, Paris) Promenades aux confins de la ville: Huysmans et Raffaëlli en quête d’une nouvelle esthétique – Gisèle Séginger (Université Gustave Eiffel, Paris) 15h00 - 16h30 Troisième séance – après-midi Modération : Davide Vago La città è un libro – Gianni Biondillo (Architecte et écrivain) Muri, vetri, gasometri. Fisiognomica della Milano in cappotto – Giuseppe Lupo (Professeur et écrivain, Università Cattolica del Sacro Cuore, Milan) Mardi 5 mai 9h00 - 10h15 Première séance – matin Modération : Monica Lucioni La flânerie baudelairiana a detta di GoodDog Theatre in The Last Songs of Lucan – Daniel Andrew Finch-Race (Università di Bologna) Du Parti pris des choses au Parti pris des lieux : pour une autobiogéographie périurbaine de Michel Collot – Edoardo Galmuzzi (Università Cattolica del Sacro Cuore, Milan) 10h45 - 12h00 Deuxième séance – matin Modération : Daniel Andrew Finch-Race Promenades botaniques périurbaines : sur les traces du galinsoge à petites fleurs (1920-1940) – Patrick Matagne (Université de Poitiers) Flâner dans une zone logistique ? Le cas de deux communes périurbaines de l’Est Parisien – Jean Estebanez (Université Paris Est-Créteil) 14h15 - 16h00 Troisième séance – après-midi Modération : Carmen Husti Une périphérie littéraire : l’écriture comme marche dans Les États et Empires du Lotissement Grand Siècle (2016) de Fanny Taillandier – Marisa Verna (Università Cattolica del Sacro Cuore, Milan) Au rebours de la flânerie : parcours périurbains dans la littérature française contemporaine – Arthur Pétin (Université Gustave Eiffel, Paris) Le Saut-de-loup et l’œil du prince – Pierre Senges (Écrivain) Remerciements et clôture des travaux
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Edoardo Galmuzzi
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edoardo.galmuzzi@unicatt.it
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Università Cattolica del Sacro Cuore, Milano
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Davide Vago
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davide.vago@unicatt.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
04/05/2026
Date de fin de l'événement: 
05/05/2026
Ville de l'événement: 
Milano
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Littérature, promenade, périurbain, oïkos, écopoétique
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Romanic Review, 116.3, December 2025

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"La rencontre avec des peuples non européens n’a pas retenu que l’attention des historiens et des scientifiques. La littérature, nourrie des récits de voyage, s’est emparée assez rapidement de figures exotiques qui ont permis d’interroger le fait colonial et ses corollaires, l’oppression et l’...

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Mots-clés: 
figures de l'Autre, colonialisme, littérature française XVIIe-XVIIIe-XIXe siècles
ISSN format papier: 
0035-8118
Titre du numéro: 
Appréhender l’Autre: altérités coloniales dans la littérature française du XVIIe au XIXe siècle
Catégorie principale: 
Courriel: 
pgallo@unime.it
Directeur(s) scientifique(s): 
Pierino Gallo; Pascale Pellerin
Éditeur: 
Duke University Press
Langue: 
Date de mise en ligne: 
Vendredi, Mars 27, 2026
Date de parution: 
Vendredi, Mars 27, 2026
Lieu de parution: 
New York
Suggéré par: 
Pierino Gallo

Théâtre et médecine

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Nell'ambito del PRIN: TheaMed-Teatro, Medicina e Scienze, l'Università di Firenze (Dipartimento di Lettere e Filosofia-Dipartimento di Medicina Sperimentale e clinicat) organizza un convegno in due giornate sulla medicina nel teatro francese e inglese dei secoli XVIII e XIX.
Le colloque s'inscrit dans le cadre du projet PRIN TheaMed (Théâtre et Médecine) qui vise à étudier les relations fructueuses entre le théâtre et la médecine dans la dramaturgie française et anglaise, en particulier aux XVIIIe et XIXe siècles. De nature multidisciplinaire, le projet s'inscrit dans le domaine de l'histoire du théâtre et du spectacle, de l'histoire de la médecine et des sciences humaines médicales, visant d'abord à recenser (par la rédaction d'un catalogue raisonné), puis à analyser, dans une perspective historico-dramaturgique, certaines œuvres théâtrales dans lesquelles le lien avec la médecine apparaît particulièrement marqué en termes thématiques (pièces sur les médecins ; sur les différentes figures chargées des soins aux personnes et aux animaux ; sur les maladies ; sur les découvertes médico-scientifiques, etc.) ou linguistiques (utilisation substantielle de la terminologie médicale). Les recherches menées jusqu’à présent ont révélé l’existence de textes rares ou peu connus, qui n’ont fait l’objet d’aucune étude ni édition récente et qui tournent autour de thèmes extrêmement actuels tels que le pouvoir curatif de la médecine, le rôle social et politique des médecins, l’introduction de nouveaux traitements ou de mesures sanitaires préventives, l’affirmation de théories aujourd’hui considérées comme pseudo-scientifiques, l’utilisation potentiellement détournée des nouvelles découvertes médicales, la peur populaire face aux médicaments provenant de pays étrangers. Ces dernières années, la relation entre le théâtre, la médecine et la science a suscité à plusieurs reprises l’attention des spécialistes et des chercheurs. Ces travaux se sont principalement concentrés sur les XVIIe et XVIIIe siècles (par exemple, la « maladie érotique » et ses thérapies scéniques) et en particulier sur la relation entre Molière et ses pièces « médicales » (les contributions à ce sujet sont nombreuses, des chercheurs du XIXe siècle aux contemporains comme Patrick Dandrey). La relation entre théâtre et médecine a également été étudiée en ce qui concerne la production dramatique de la seconde moitié du XIXe siècle. Il convient de signaler, dans ce contexte, le colloque international qui s’est tenu à Florence (octobre 2023) et à Rouen (mars 2024) sous le titre « Le pouvoir du médecin au XIXe siècle : portraits, discours, influences », au cours duquel le théâtre a été abordé dans le contexte plus large de la rencontre entre la médecine et les arts. Ces travaux ont ensuite donné lieu à une publication intitulée Le pouvoir du médecin au XIXe siècle parue chez Classiques Garnier (2025). Récemment, la médecine a redécouvert l’utilisation de la dramaturgie : « faire du théâtre » est devenu une expérience éducative et de nombreuses initiatives de mise en scène ont été lancées, dans le but d’expérimenter et d’évaluer des protocoles de formation, destinés également aux professionnels de santé. L’Unité de recherche interdépartementale en littérature, médecine et sciences de l’Université de Florence a récemment testé l’efficacité du théâtre dans le cadre de la formation des futurs médecins et infirmiers, en organisant des sessions de formation pour les étudiants. Le colloque, qui associe la recherche scientifique à la réflexion sur ses applications pédagogiques, se tiendra à Florence les 5 et 6 novembre 2026 : 5 novembre – Journée d’études : Levez le rideau ! La médecine en scène - table ronde sur le rôle du théâtre dans le contexte des sciences humaines médicales et de l’enseignement universitaire 6 novembre – Théâtre et médecine (XVIIIe-XIXe siècles). — Les propositions, assorties d'un bref résumé et d'une note bio-bibliographique, sont à envoyer avant le 30 juin 2026 aux adresses suivantes : barbara.innocenti@unifi.it; michela.landi@unifi.it Les organisateurs ne prendront en charge que l'hébergement Les frais de voyage sont à la charge des participants au colloque. Comité scientifique: Michel Delon (Sorbonne Université); Pierre Frantz (Sorbonne Université); Barbara Innocenti (Université de Florence); Michela Landi (Université de Florence); Donatella Lippi (Université de Florence) Comité d'organisation: Giulia Abbadessa (Université de Florence); Claudio Favazza (Université de Florence); Barbara Innocenti (Université de Florence); Michela Landi (Université de Florence); Donatella Lippi (Université de Florence); Veronica Massai (Université de Florence)
Nom du contact: 
Michela Landi
Courriel du contact: 
michela.landi@unifi.it
Adresse postale: 
Università di Firenze, Dipartimento DILEF, Via della Pergola 60, 50121 Firenze
Suggéré par: 
Michela Landi
Courriel: 
michela.landi@unifi.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
05/11/2026
Date de fin de l'événement: 
06/11/2026
Ville de l'événement: 
Florence
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Théâtre; médecine; XVIIIe siècle; XIXe siècle

Colloque International Valle d’Aosta tra Storia e rappresentazione – Vallée d’Aoste entre histoire et représentations

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Le Colloque International "Valle d’Aosta tra Storia e rappresentazione – Vallée d’Aoste entre histoire et représentations" se propose de réfléchir autour d’une possible spécificité valdôtaine qui émergerait dans le panorama culturel italien et européen, dans des domaines tels que l’historiographie, la littérature et plus généralement dans les différentes productions artistiques, comme la musique, l’art et le cinéma.
Dans un moment historique de profonds et rapides changements, l’objectif de ce colloque est de fournir, à travers une approche interdisciplinaire et transnationale qui donne de l’espace aux voix critiques les plus diverses, une image approfondie et multi-perspective de la réalité culturelle valdôtaine actuelle, ainsi que de son évolution dans le temps. Un état de l’art qui permettrait, à travers la reconsidération des aspects historiques, artistiques et littéraires, de définir, ou de redéfinir, un possible noyau identitaire valdôtain et qui peut être à la fois une opportunité pour des évaluations et des bilans, mais aussi un point de départ pour la construction et le développement de futurs scénarios culturels. Promu et organisé par le département LLCER (Langues, Littératures et Civilisations Étrangères et Régionales) de l’Université Savoie Mont Blanc, en collaboration avec l’Université de la Vallée d’Aoste et la Région autonome Vallée d’Aoste et avec le Centro studi-letterari Natalino Sapegno et le Gruppo di studio sul Cinquecento francese de l’Université de Vérone.
Nom du contact: 
Moreno Savoretti e Laurent Ripart
Courriel du contact: 
moreno.savoretti@univ-smb.fr
Suggéré par: 
Anderson Magalhães
Courriel: 
anderson.magalhaes@univr.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
25/03/2026
Date de fin de l'événement: 
26/03/2026
Ville de l'événement: 
AOSTA
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Valle d'Aosta, identità valdostana, Xavier de Maistre, Laura Mancinelli, Giosue Carducci

Una lettura al Museo

Presentazione del volume di Emilio Campagnoli, "La Normandie entre Proust et Monet. Site, Paysage, Lieu de Mémoire"

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Presentazione del volume di Emilio Campagnoli, "La Normandie entre Proust et Monet. Site, paysage, lieu de mémoire", Paris, Classiques Garnier, 2025.
Mercoledì 25 marzo presso Il Giardino d'Inverno del Palazzo Ducale di Urbino si svolgerà la presentazione del volume di Emilio Campagnoli, "La Normandie entre Proust et Monet. Site, paysage, lieu de mémoire", Paris, Classiques Garnier, 2025. L'autore dialogherà con Davide Vago. Moderano Margareth Amatulli e Natasa Raschi.
Nom du contact: 
Margherita Amatulli
Courriel du contact: 
margherita.amatulli@uniurb.it
Adresse postale: 
Giardino d'inverno, Palazzo Ducale, Urbino
Suggéré par: 
Margherita Amatulli e Nataša Raschi
Courriel: 
margherita.amatulli@uniurb.it
natasa.raschi@uniurb.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
25/03/2026
Date de fin de l'événement: 
25/03/2025
Ville de l'événement: 
Urbino
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Letteratura, arte, turismo

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