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XXe siècle

Colloque Formes et (en)jeux de l’intermédialité dans l’espace européen

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Le colloque Formes et (en)jeux de l’intermédialité dans l’espace européen propose un tour d'horizon épistémologique de l'intermédialité.
Le colloque Formes et (en)jeux de l’intermédialité dans l’espace européen propose un tour d'horizon épistémologique de l'intermédialité. Située dans un « entre-deux » tant méthodologique que disciplinaire – car naviguant en permanence entre systèmes de signes, arts et médias –, la réflexion sur l'intermédialité peut s’organiser selon deux axes principaux : mise(s) en relation intermédiales : le passage du mot à l’image (fixe et/ou mobile) et inversement et mise(s) en scène intermédiales : de l’idéal du Gesamtkunstwerk aux performances contemporaines. Le colloque se tiendra à l'Université Jean Monnet de Saint-Etienne les 27 et 28 septembre 2017.  Voir programme ci-dessous.
Nom du contact: 
Patricia Viallet & Emmanuel Marigno
Courriel du contact: 
viallet.patricia@orange.fr, emmanuel.marigno@univ-st-etienne.fr
Suggéré par: 
elisa bricco
Courriel: 
Elisa.bricco@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
27/09/2017
Date de fin de l'événement: 
28/09/2017
Ville de l'événement: 
Université Jean Monnet Saint-Etienne
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Intermedialità, letteratura, cinema, fumetto, fotografia, danza, musica

Les 50 visages de l'autofiction (1977-2027) : genèses, mutations, devenirs

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Le cinquantenaire de la création du néologisme est l’occasion de dresser un bilan critique du concept d’autofiction. L’ ILLE (Université de Haute-Alsace) qui avait déjà, en 2008, consacré un colloque à Serge Doubrovsky (le premier en France sur l’auteur) souhaite interroger le genre depuis ses premières manifestations (précurseurs, pionniers…) jusqu’à ses accomplissements les plus contemporains ou expérimentaux, que ce soit dans l’espace littéraire ou dans les autres domaines artistiques dans lesquels le genre s’est développé, en langue française ou étrangère
Les 50 visages de l'autofiction (1977-2027) : genèses, mutations, devenirs Colloque international 3 et 4 juin 2027 Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE, UR 4363) Université de Haute-Alsace, F-Mulhouse, Campus Illberg autofiction50.ille@uha.fr www.ille.uha.fr Voilà 50 ans, Serge Doubrovsky publiait la première autofiction consciente d’elle-même. Avec Fils (Galilée, 1977), l’écrivain-professeur répondait à un article que le théoricien de l’autobiographie, Philippe Lejeune, avait publié en 1973 et dans lequel il définissait le célèbre « pacte autobiographique(1) ». Dans cet article puis dans un essai du même titre qui fit date, Philippe Lejeune s’interrogeait : « Le héros d’un roman déclaré tel, peut-il avoir le même nom que l’auteur ? Rien n’empêcherait la chose d’exister, et c’est peut-être une contradiction interne dont on pourrait tirer des effets intéressants. Mais dans la pratique aucun exemple ne se présente à l’esprit d’une telle recherche(2). » Dans une lettre personnelle que Serge Doubrovsky lui adressa, il avoua qu’il avait été fortement influencé par son travail théorique, déclarant qu’il avait voulu « très profondément remplir cette ‘case’ que votre analyse laissait vide, et c’est un véritable désir qui a soudain lié votre texte critique et ce que j’étais en train d’écrire(3) ». « Auto-fiction ». C’est ainsi que le mot apparaît une première fois dans le tapuscrit originel de Fils, Le Monstre(4). Puis, c’est dans le prière d’insérer de Fils que figure la première définition du genre : Autobiographie ? Non, c’est un privilège réservé aux importants de ce monde, au soir de leur vie, et dans un beau style. Fiction, d’événements et de faits strictement réels ; si l’on veut, autofiction, d’avoir confié le langage d’une aventure à l’aventure du langage, hors sagesse et hors syntaxe du roman, traditionnel ou nouveau. Rencontres, fils des mots, allitérations, assonances, dissonances, écriture d’avant ou d’après littérature, concrète, comme on dit en musique. Ou encore, autofriction, patiemment onaniste, qui espère faire maintenant partager son plaisir(5). L’aventure de l’autofiction est alors lancée et Serge Doubrovsky découvre a postériori que « la chose » existait déjà : En fait, ce type d’autobiographie romancée foisonnait depuis longtemps. Et chez de grands auteurs. La Naissance du jour de Colette, D’un château l’autre de Céline, Journal du voleur de Genet, Nadja d’André Breton. Ces textes fonctionnent, chacun à sa façon, selon le principe contradictoire d’un récit donné comme autobiographique par l’identité de l’auteur-narrateur-protagoniste et intitulé dans les deux premiers livres, roman(6). Le terme gagne rapidement une légitimité académique et suscite des débats qui structurent la recherche littéraire des décennies suivantes. En 1989, Vincent Colonna(7) en élargit la définition en y intégrant toutes les formes de « fictionnalisation de soi », tandis que des chercheurs comme Philippe Lejeune, Jacques Lecarme ou Philippe Gasparini affinent et contestent tour à tour les contours du genre. Les années 2000 marquent un véritable essor critique, avec une multiplication de colloques (Cerisy, l'ENS, Mulhouse…), de monographies et de thèses. Le concept s’internationalise progressivement, s’appliquant aux littératures espagnole, québécoise, brésilienne ou serbe, et s’étend à d'autres arts, notamment le cinéma. L’autofiction s’impose ainsi, en quelques décennies, comme une des notions les plus fécondes et les plus débattues de la théorie littéraire contemporaine. En cinq décennies, le mot est entré dans le vocabulaire de la critique littéraire ainsi que dans la langue courante. Il a même donné son nom à une collection des Presses universitaires de Lyon, « Autofictions, etc. », dirigée par Roger-Yves Roche. La diffusion massive du terme « autofiction » dans la critique littéraire et journalistique a paradoxalement fragilisé le concept. En quittant le cercle restreint des théoriciens qui l’avaient forgé, le mot s’est vidé d'une partie de sa substance, appliqué à tout récit à la première personne mêlant, de près ou de loin, éléments biographiques et fictionnels. Cette vulgarisation a brouillé les frontières que Doubrovsky avait soigneusement posées entre autobiographie, roman autobiographique et autofiction au sens strict. Le glissement terminologique a eu des effets concrets : des œuvres très différentes se retrouvent rangées sous la même étiquette, rendant le genre difficile à circonscrire et à enseigner. Gasparini (Est-il je ? 2004) soulignait déjà cette confusion entre des formes d'écriture de soi pourtant distinctes. Pire, le mot est parfois devenu un argument marketing, apposé sur des romans pour leur conférer une aura de sincérité ou d'audace littéraire, sans que la démarche créatrice ou réflexive qui fonde le genre soit véritablement présente. Ce mésusage a conduit certains critiques à rejeter purement et simplement la notion, jugée trop floue pour être opératoire. Cependant, le concept perdure. Bien ou mal employé, on ne peut plus en faire l’économie dès lors que l’on cherche à cartographier les écrits de soi. L’usage initialement strictement littéraire du terme a investi progressivement les autres arts : « L’autofiction a dépassé le seul cadre de la littérature pour contaminer le genre pictural, plastique mais aussi scénique et performatif(8) » déclare à juste titre Eugénie Péron-Douté. De son côté, Elise Hugueny-Léger a récemment mis en lumière la manière dont « la présence de pratiques intermédiales au sein de l’autofiction mène au renouvellement de problématiques centrales de l’écriture de soi(9) ». Le roman graphique, la bande-dessinée explorent aussi les possibles du genre… L’actualité de l’autofiction montre que le concept s’est transformé, diversifié et mondialisé. L’autofiction est aujourd’hui moins un genre fermé qu’un mode d’écriture dominant dans de nombreuses littératures contemporaines. Si l’autofiction de la fin du vingtième siècle était souvent centrée sur le récit de soi, la fragmentation du sujet et le jeu entre vérité et fiction, depuis les années 2000, elle s’élargit et conquiert de nouveaux territoires littéraires : le « je » permet désormais de mener des enquêtes sur le social, le politique et l’histoire. De cette manière, l’intime se relie au collectif, comme en témoigne le « nous » générationnel d’Annie Ernaux. Depuis plus d’une décennie, une tendance forte articule autofiction et mémoire, qu’elle soit individuelle, familiale, traumatique ou collective (Edouard Louis, Delphine de Vigan, Didier Eribon), si bien que raconter sa vie devient parfois aussi une modalité d’exploration de la condition sociale et historique des individus. De même, l’autofiction est devenue un espace d’intervention politique où le « je » fait office d’outil critique. Elle interroge, par ailleurs, les questions de genre, dans un champ très dynamique – exploration des identités fluides, autobiographies trans, narrations queer –, où elle se fait fréquemment espace de déconstruction et/ou de reconstruction identitaire. Preuve de cette hybridation des formes, l’autofiction contemporaine mélange essai, roman, autobiographie, documentaire, archives et photographie, rendant la frontière entre roman et document de plus en plus poreuse. Enfin, l’essor des réseaux sociaux et des formes numériques a profondément modifié la perception du « moi », produisant une sorte d’« autofiction permanente » (au même titre que le flux d’information), qui brouille les frontières entre personne privée et personne publique, mais aussi qui joue sur les représentations d’un « je » démultiplié et constamment mis en scène. Cette nouvelle modalité d’écriture du « je », de sa mise en circulation, de son exposition, désormais accessible à tous et non plus réduit aux seuls espaces artistiques, constitue ce que l’on pourrait appeler la « post-autofiction ». En conséquence, des critiques soulignent une saturation(10) du « moi » quand d’autres soulèvent la question éthique(11) du traitement de l’entourage (famille, proches, anonymes) dans l’autofiction. L’autofiction contemporaine ne consiste plus simplement à « écrire sa vie » : elle est devenue un outil d’exploration identitaire, une forme critique du présent, un laboratoire des frontières entre mémoire, fiction et politique. En d’autres termes, l’autofiction est passée du récit de soi à une poétique du sujet dans le monde. Ainsi, le cinquantenaire de la création du néologisme est l’occasion de dresser un bilan critique du concept d’autofiction. L’ ILLE (Université de Haute-Alsace) qui avait déjà, en 2008, consacré un colloque à Serge Doubrovsky(12) (le premier en France sur l’auteur) souhaite interroger le genre depuis ses premières manifestations (précurseurs, pionniers…) jusqu’à ses accomplissements les plus contemporains ou expérimentaux, que ce soit dans l’espace littéraire ou dans les autres domaines artistiques dans lesquels le genre s’est développé, en langue française ou étrangère. Le colloque souhaiterait explorer l’autofiction autour des quatre axes suivants : * Genèses autofictionnelles Cet axe invite à remonter aux origines du genre, avant que Doubrovsky ne forge le néologisme en 1977. Il s'agit d’identifier les précurseurs qui, sans nommer leur démarche, pratiquaient déjà une écriture de soi hybride, jouant sur ce qui relève d’une mise en fiction de l’écriture de soi. On interrogera également les conditions historiques, psychanalytiques et littéraires qui ont rendu possible l’émergence du concept, ainsi que les premiers textes qui en ont posé les jalons fondateurs dans l'espace francophone et au-delà. * Pratiques autofictionnelles en France et à l’étranger dans l’extrême contemporain Cet axe propose un panorama comparatiste des usages de l'autofiction selon les contextes nationaux et culturels. Si le genre est né en France, il s’est rapidement développé dans d'autres littératures en se transformant au contact de traditions narratives différentes. Il s’agira alors d’examiner comment des auteurs français ou étrangers, chacun dans son contexte, se sont appropriés, ont déplacé ou réinventé les codes du genre, révélant ainsi sa plasticité et sa dimension transculturelle. * Mutations et intermédialité du genre L’autofiction n'est plus seulement une affaire littéraire : elle a migré vers le cinéma, la photographie, la bande dessinée, la performance, les blogs et les réseaux sociaux, se reconfigurant à chaque fois au contact d’un nouveau médium. Cet axe explore ces mutations formelles et médiatiques, en interrogeant ce que le genre gagne ou perd dans ces translations. On s’intéressera notamment à la façon dont l’image, le corps ou le numérique redéfinissent les frontières entre le moi intime et sa mise en représentation publique. * Théories et glissements théoriques de l’autofiction Depuis les premières auto-théorisations de Doubrovsky jusqu’aux débats les plus récents, le concept n’a cessé d'être redéfini, contesté, élargi ou restreint. Cet axe retrace les grandes étapes de la théorisation en mettant en lumière les tensions et contradictions qui traversent le champ critique. Il s’agira d’examiner les glissements sémantiques du terme, les impasses auxquelles sa vulgarisation a conduit, et de réfléchir à la pertinence ou à l'obsolescence de la notion dans le paysage théorique contemporain. — Modalités de soumission : Les propositions de communication (environ 300 mots), accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique, sont à envoyer avant le 01 / 11 / 2026 à autofiction50.ille@uha.fr Les communications seront présentées en français. Une sélection des contributions fera l’objet d’une publication ultérieure. — Comité scientifique : Régine Battiston, Université Haute-Alsace, ILLE (UR 4363) Arnaud Genon, Université de Strasbourg, ILLE (UR 4363) Carole Martin, Université Haute-Alsace, ILLE (UR 4363) Elise Hugueny-Léger, University of St Andrews Fabio Libasci, Università degli Studi dell'Insubria Bibliographie indicative Alary, Viviane, Corrado, Corrado et Mitaine, Benoît, dir. Autobio-graphismes : bande dessinée et représentation de soi. Georg Éditeur, coll. « L'Équinoxe », 2015. Battiston, Régine, et Weigel, Philippe, dir. Autour de Serge Doubrovsky. Orizons, 2010. Battiston, Régine, et Genon, Arnaud, dir. : « Je/ux d’enfants : autobiographie et littérature jeunesse », RELIEF – Revue électronique de littérature française, Vol. 19, no 2, Novembre 2025. Burgelin, Claude, Grell, Isabelle et Roche, Roger-Yves, dir. Autofiction(s). Actes du colloque de Cerisy (2008). Presses universitaires de Lyon, 2010. Camet, Sylvie, et Nourredine Sabri, dir. Les Nouvelles Écritures du moi dans les littératures française et francophone. L'Harmattan, coll. « Espaces littéraires », 2012. Casas, Ana, dir. La autoficción : reflexiones teóricas. Arco / Libros, 2012. Chabat, Guillaume. Le Verbe ou la vie. Doubrovsky et la dialectique de l'autofiction. Presses universitaires de Lyon, coll. « Autofictions, etc. », 2025. Colonna, Vincent. Autofiction et autres mythomanies littéraires. Tristram, 2004. Darrieussecq, Marie. « L'autofiction, un genre pas sérieux. » Poétique, nº 107, 1996, p. 372-373. Delaume, Chloé. La Règle du je. Presses universitaires de France, 2010. Devésa, Jean-Michel, dir. Littérature du moi, autofiction et hétérographie dans la littérature française et en français du XXe et du XXIe siècles. Presses universitaires de Bordeaux, 2015. Doubrovsky, Serge, Jacques Lecarme et Philippe Lejeune, dir. Autofictions & Cie. RITM, nº 6, Université Paris X Nanterre, 1993. Esquenazi, Jean-Pierre, et André Gardies, dir. Le Je à l'écran. L'Harmattan, coll. « Champs visuels », 2006. Federman, Raymond. Surfiction [1993]. Traduit par Nicole Mallet, Le Mot et le Reste, 2006. Gasparini, Philippe. Est-il je ? Roman autobiographique et autofiction. Seuil, 2004. ---. Autofiction. Une aventure du langage. Seuil, coll. « Poétique », 2008. Genon, Arnaud dir. « Enjeux et frontières de l'autofiction. » @nalyses, vol. 9, nº 2, printemps-été 2014, Université d'Ottawa. ---. Autofiction : pratiques et théories. Mon Petit Éditeur, 2013. Genon, Arnaud, et Isabelle Grell, dir. Lisières de l'autofiction : enjeux géographiques, artistiques et politiques. Presses universitaires de Lyon, coll. « Autofictions, etc. », 2016. Grell, Isabelle. L'Autofiction. Armand Colin, coll. « 128 », 2014. Herrou, Laurent, et Arnaud Genon. L'Inconfort du je : dialogue sur l'écriture de soi. Jacques Flament Éditions, 2017. Hilali Bacar, Darouèche. Des autofictions arabes. Presses universitaires de Lyon, coll. « Autofictions, etc. », 2019. Hugueny-Léger, Elise. Projections de soi. Identités en mouvement dans l'autofiction. Presses universitaires de Lyon, coll. « Autofictions, etc. », 2022. Jeannelle, Jean-Louis, et Catherine Viollet, dir. Genèse et Autofiction. Academia Bruylant, 2007. Lecarme, Jacques, et Éliane Lecarme-Tabone. L'Autobiographie. Armand Colin, coll. « U », 1997. Lejeune, Philippe. Le Pacte autobiographique [1975]. Seuil, coll. « Points essais », 1996. Martin, Carole, et Battiston, Régine, dir. Développement de l’écriture de soi : identité, forme et discours. Orizons, coll. « Comparaisons », 2025. Meaux, Danièle, et Jean-Bernard Vray, dir. Traces photographiques, traces autobiographiques. Publications de l'université de Saint-Étienne, coll. « Lire au présent », 2004. Noronha, Jovita, dir. Ensaios sobre a autoficção. UFMG, 2014. Uhl, Magali. Les Récits visuels de soi. Presses universitaires de Paris Nanterre, 2015, https://doi.org/10.4000/books.pupo.7680. Vilain, Philippe. Défense de Narcisse. Grasset, 2005. ---. L'Autofiction en théorie. La Transparence, 2009. — Notes 1. Philippe Lejeune, « Le pacte autobiographique, » Poétique, nº 14, 1973. 2. Philippe Lejeune, Le Pacte autobiographique (1975), coll. « Points Essais », Seuil, 1996, p. 31. 3. Lettre citée dans Serge Doubrovsky, Jacques Lecarme et Philippe Lejeune, dir., Autofictions & Cie, RITM, nº 6, Université Paris X Nanterre, 1993, p. 6. 4. Serge Doubrovsky, Le Monstre, Paris, Grasset, 2017. 5. Serge Doubrovsky, Fils [1977], Gallimard, coll. « Folio », 2001, p. 10. 6. Serge Doubrovsky, « Le dernier moi, » Autofiction(s), dir. Claude Burgelin et al., Presses universitaires de Lyon, 2010, https://doi.org/10.4000/books.pul.3723. 7. Vincent Colonna, Autofiction et autres mythomanies littéraires, Auch, Tristram, 2004. 8. Eugénie Péron-Douté, « L'autofiction, médium artistique interdisciplinaire », Voix contemporaines [En ligne], nº 2, 2020, mis en ligne le 11 mars 2022, consulté le 13 mai 2026, https://publications-prairial.fr/voix-contemporaines/index.php?id=153. 9. Elise Hugueny-Léger, Projections de soi. Identités en mouvement dans l'autofiction, Presses universitaires de Lyon, coll. « Autofictions, etc. », 2022, p. 45. 10. Cf. notamment Géraldine Mosna-Savoye, « Autofiction : est-ce qu'on n'en peut plus ? », Sans oser le demander, France Culture, 12 décembre 2022, https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/sans-oser-le-demander/autofiction-est-ce-qu-on-n-en-peut-plus-9364651, consulté le 18/05/2026. 11. Shirley Jordan, « Autofiction, Ethic and Consent : Christine Angot’s Les Petits », Revue critique de fixxion française contemporaine [En ligne], 4 | 2012, mis en ligne le 15 juin 2012, consulté le 18 mai 2026. URL : http://journals.openedition.org/fixxion/6326 ; DOI : https://doi.org/10.4000/fixxion.6326. 12. « Masculin, féminin, pluriel ? Autour de Serge Doubrovsky », colloque en présence de l'auteur, 6-8 mars 2008. Actes parus dans : Régine Battiston et Philippe Weigel, dir., Autour de Serge Doubrovsky, Orizons, 2010.
Nom du contact: 
Fabio Libasci
Courriel du contact: 
fabio.libasci@uninsubria.it
Suggéré par: 
Fabio Libasci
Courriel: 
fabio.libasci@uninsubria.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
03/06/2027
Date de fin de l'événement: 
04/06/2027
Ville de l'événement: 
Mulhouse
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Autofiction

La bibliothèque d'Hervé Guibert

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
À l’occasion du cinquantième anniversaire de la parution de La Mort propagande (1977), premier livre d’Hervé Guibert, et des cinquante ans de son entrée au Monde en tant que critique journalistique, L'Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE) de l’Université de Mulhouse souhaite proposer, lors de ces journées d’études, une réflexion sur les influences, les sources et les réseaux de références qui structurent l’œuvre d’un écrivain dont la pratique n’a cessé de circuler entre littérature, photographie, journalisme et critique d’art.
La bibliothèque d’Hervé Guibert Journées d’études – 20-21 mai 2027 Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes (UR 4363) Université de Haute-Alsace, F-Mulhouse « Je crois qu'on est écrivain en étant lecteur. L'écrivain que je lisais ou son ombre, ou son fantôme devenait presque un personnage de la fiction que j'écrivais. C'est à la fois un personnage et un modèle. Je n'ai jamais eu le fantasme de la modernité, de l'invention littéraire. Je n'ai jamais voulu faire quelque chose de neuf, de nouveau. J'avais ces amours pour des écrivains et j'essayais de me laisser porter par eux. » Hervé Guibert, « Hervé Guibert et son double », propos recueillis par Didier Eribon, Le Nouvel Observateur, 18 au 24 juillet 1991, pp.87-89. À l’occasion du cinquantième anniversaire de la parution de La Mort propagande (1977), premier livre d’Hervé Guibert, et des cinquante ans de son entrée au Monde en tant que critique journalistique, L'Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE) de l’Université de Mulhouse souhaite proposer, lors de ces journées d’études, une réflexion sur les influences, les sources et les réseaux de références qui structurent l’œuvre d’un écrivain dont la pratique n’a cessé de circuler entre littérature, photographie, journalisme et critique d’art. Loin de se réduire à une écriture de l’intime, l’œuvre de Guibert se déploie dans un dialogue constant avec une vaste bibliothèque, littéraire et artistique, explicite ou implicite. Elle se nourrit de lectures fondatrices, de modèles revendiqués ou contestés, mais aussi de formes, de gestes et de dispositifs empruntés à d’autres arts. En témoigne, par exemple, Les lubies d’Arthur (Minuit, 1983), « roman kaléidoscopique » (Genon, 2007) dans lequel Guibert revisite sa bibliothèque enfantine et écrit à la lueur des peintures qui le fascinent. De même, sa pratique journalistique constitue un observatoire privilégié de cette bibliothèque en acte, où se croisent regard critique, écriture subjective et expérimentations formelles. Hervé Guibert aimait évoquer les ombres tutélaires qui marquaient chacun de ses livres. A titre d’exemple, on peut citer les auteurs et artistes que Guibert avait lus ou admirés et qu’il mentionnait lui-même dans des entretiens ou dans certains de ses livres. Dans L’Homme au Chapeau rouge (Gallimard, 1992), l’auteur-narrateur évoquait ses « fantômes chéris » : « Les écrivains morts faisaient la ronde autour de moi, une sarabande où ils m’entraînaient gentiment en me tirant par la main, le tourbillon de mes fantômes chéris : Tchekhov, Leskov, Babel, Boulgakov, Dostoïevski, Soseki, Tanizaki, Stifter, Goethe, Musil, Kafka, Ungar, Walser, Bernhard, Flaubert, Hamsun… ». Ailleurs, ce sont Jules Verne, Edgar Allan Poe, Maurice Leblanc, Jean-Paul Sartre, Jean Genet, Georges Bataille, Pierre Guyotat, Gabrielle Wittkop, Severo Sarduy, Roland Barthes, Michel Foucault… à qui il rend hommage. Il faut ajouter les peintres, parmi lesquels Rembrandt, Le Titien, Gustave Courbet, Aivazovsky, Mancini, Francis Bacon, Balthus, Miquel Barcélo, les photographes comme André Kertész, Jacques-Henri Lartigue, Henri Cartier-Bresson, Duane Michals, ou encore les cinéastes avec Antonioni, Pasolini, Brenta, Welles, Fassbinder… Ces journées d’études se proposent ainsi d’explorer la « bibliothèque » d’Hervé Guibert dans une acception large : ensemble de sources, de filiations et de réécritures, mais aussi espace de circulation intertextuelle et intersémiotique, et lieu d’élaboration d’une posture d’écrivain-critique inscrite dans les transformations contemporaines du journalisme culturel, notamment dans le sillage du new journalism. Il s’agit ainsi de relire une œuvre – littéraire, photographique, cinématographique, journalistique – à la lumière des artistes qui ont influencé son travail et dans lequel on retrouve ou devine les traces d’une culture plurielle. Ces lectures se donneront comme objectif de mieux comprendre la construction d’une posture d’écrivain-lecteur, d’écrivain-critique, et plus largement d’un artiste en dialogue permanent avec ses modèles. Axes de réflexion suggérés : 1) Lectures, influences et filiations littéraires Cet axe invite à examiner les auteurs, les œuvres et les traditions littéraires que Guibert convoque dans ses textes, qu'il s'agisse de références explicites ou de présences plus souterraines. On s'interrogera sur la manière dont il noue des héritages, des affinités électives et des détournements, assumant certaines filiations tout en les retravaillant à sa façon. Une attention particulière sera portée aux phénomènes d'intertextualité, de réécriture et de poétique de la reprise qui traversent son œuvre, ainsi qu'aux différentes formes que prend le dialogue avec ses sources : citations, allusions, palimpsestes et montages textuels. 2) La bibliothèque comme moteur narratif et critique Il s'agira ici d'interroger la genèse des œuvres guibertiennes à travers la critique des sources et les apports de la critique génétique, afin de mieux comprendre comment les matériaux littéraires, photographiques et journalistiques circulent et se transforment au fil de l'écriture. Cet axe entend montrer que la bibliothèque de Guibert n'est pas un simple réservoir de références, mais un véritable moteur de création, un espace où se nouent et se reconfigurent les différentes strates de son travail. 3) Intersémioticité et dialogue des arts Cet axe explore les relations que l'écriture guibertienne entretient avec les autres arts. On analysera notamment les liens entre texte et photographie, mais aussi les rapports au cinéma, à la peinture et à la musique, et la manière dont ces pratiques investissent les œuvres de l'auteur. L'enjeu sera de repérer les transpositions, les échos formels et les résonances esthétiques qui s'établissent entre les différents médiums, révélant une pensée artistique résolument plurielle et transversale. 4) Hervé Guibert journaliste et critique Ce dernier axe porte sur la pratique journalistique de Guibert, telle qu'elle s'est déployée dans les colonnes du Monde (1977- 1985) puis de L’Autre Journal (1985-1986). On s'attachera aux formes, aux objets, aux styles et aux influences qui caractérisent ces articles, en examinant comment la littérature vient habiter et remodeler l'écriture journalistique. La question de la subjectivité occupera une place centrale, notamment dans la perspective du new journalism, courant au sein duquel la narration, l'implication du corps et la force du regard personnel transforment en profondeur les codes de la critique d'art et de la chronique. — Modalités de soumission : Les propositions de communication (environ 300 mots), accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique, sont à envoyer avant le 30 septembre 2026 à : collguibert.ille@uha.fr Les communications seront présentées en français. Une sélection des contributions fera l’objet d’une publication ultérieure. — Comité scientifique : Arnaud Genon, Université de Strasbourg, ILLE (UR 4363) Fabio Libasci, Università degli Studi dell'Insubria Jean-Pierre Boulé, Nottingham Trent University Stefano Genetti, Università di Verona Gabriella Bosco, Università di Torino Régine Battiston, Université Haute-Alsace, ILLE (UR 4363) Comité d’organisation : Régine Battiston, Université Haute-Alsace, ILLE (UR 4363) Arnaud Genon, Université de Strasbourg, ILLE (UR 4363) Fabio Libasci, Università degli Studi dell'Insubria — Colloque organisé par l’ILLE, UHA Lieu : UHA, Mulhouse, Campus Illberg Dates : 20 et 21 mai 2027. — Bibliographie indicative Sur Hervé Guibert Bellour, R. (2021). Hervé Guibert : articles 1980–1995. Paris, France : Gallimard. Boulé, J.-P. (2001). Hervé Guibert : l’entreprise de l’écriture du moi. Paris, France: L’Harmattan. Boulé, J.-P., & Genon, A. (2015). Hervé Guibert : l’écriture photographique ou le miroir de soi. Lyon, France: Presses universitaires de Lyon. Boulé, J.-P. (Ed.). (1995). Hervé Guibert. « Nottingham French Studies », 34(1). Genon, A. (2007). Hervé Guibert : vers une esthétique postmoderne. Paris, France: L’Harmattan. Genon, A. (2012). L’aventure singulière d’Hervé Guibert. Paris, France: Mon Petit Éditeur. Genon, A. (2014). Roman, journal, autofiction : Hervé Guibert en ses genres. Paris, France: Mon Petit Éditeur. Genon, A. (2022). Fous d’Hervé : correspondance autour d’Hervé Guibert. Lyon, France: Presses universitaires de Lyon. Genon, A., & Libasci, F. (Eds.). (2023). Hervé Guibert : les échos d’une œuvre, d’hier à aujourd’hui. Paris, France: Classiques Garnier. Libasci, F. (2018). Le passioni dell’io : Hervé Guibert lettore di Michel Foucault. Milan, Italie: Mimesis. Poinat, F. (2008). L’œuvre siamoise : Hervé Guibert et l’expérience photographique. Paris, France: L’Harmattan. Pujade, R. (2008). Hervé Guibert : une leçon de photographie. Lyon, France: Université Claude Bernard Lyon 1 / INSA de Lyon. Sarkonak, R. (Ed.). (1997). Le corps textuel de Hervé Guibert. Caen, France: Minard. Sarkonak, R. (2000). Angelic echoes: Hervé Guibert and company. Toronto, Canada: University of Toronto Press. Sur la bibliothèque et l’intertextualité Compagnon, A. (1979). La seconde main ou le travail de la citation. Paris, France: Seuil. D’Iorio, P., & Ferrer, D. (Eds.). (2001). Bibliothèques d’écrivains. Paris, France: CNRS Éditions. Genette, G. (1979). Introduction à l’architexte. Paris, France: Seuil. Genette, G. (1982). Palimpsestes : la littérature au second degré. Paris, France: Seuil. Khayat, S. (2020). La bibliothèque des écrivains : le livre qui a changé leur vie. Paris, France: Flammarion. Louvel, L., & Scepi, H. (Eds.). (2005). Texte/image : nouveaux problèmes. Rennes, France: Presses universitaires de Rennes. Rabau, S. (2002). L’intertextualité. Paris, France: Flammarion. Riffaterre, M. (1976). La trace de l’intertexte. La Pensée, (27). Sur les arts et la littérature Barthes, R. (2003). La préparation du roman. Paris, France: Seuil. Denizeau, G. (2008). Le dialogue des arts : architecture, peinture, sculpture, littérature, musique. Paris, France: Larousse. Dirkx, P. (Ed.). (2015). L’œil littéraire : la vision comme opérateur scriptural. Rennes, France: Presses universitaires de Rennes. Rialland, I. (2011). Dialogue entre les écrivains et les peintres. Québec français, (161), 37–40.
Nom du contact: 
Fabio Libasci
Courriel du contact: 
fabio.libasci@uninsubria.it
Suggéré par: 
Fabio Libasci
Courriel: 
fabio.libasci@uninsubria.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
20/05/2026
Date de fin de l'événement: 
21/05/2027
Ville de l'événement: 
Mulhouse
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Guibert, photographie, autofiction

Proust et les écrans II

Quaderni proustiani

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Le numéro 21 des "Quaderni proustiani" (Université de Padoue) lance un second volet de la thématique des écrans en relation à la Recherche du temps perdu de Marcel Proust. Il revient sur ce sujet abordé en 2019 (nᵒ 13) et qui, depuis, a pris toujours plus d'ampleur, dans ses diverses déclinaisons, prioritairement : 1) Proust et nos petits écrans : numérisation, partage et fouille des textes grâce aux outils informatiques ; 2) Proust et la Toile : développement de sites dédiés, de blogs, de carnets de recherche, de patronages sociologiques, de produits commerciaux et d'icônes en tous genres ; 3) Proust et le grand écran : adaptations filmiques, captations théâtrales ou chorégraphiques.
Pour sa livraison de 2027, la revue "Quaderni Proustiani" souhaite proposer à ses contributeurs et contributrices une nouvelle campagne de réflexion centrée sur « Proust et les écrans », qui pourra s’articuler selon les trois axes suivants : 1) Proust sur nos petits écrans : les diverses « incarnations numériques » des textes proustiens accordent à l’œuvre un support visant à en manifester visuellement les multiples dimensions: spatiales, dans sa gestion toute particulière de la page et du cahier ; temporelles, dans les méandres temporels de sa genèse. Cet immense travail des généticiens propose des démarches et offre des outils théoriques et méthodologiques d’une richesse inouïe. Quelles logiques (appropriation, vulgarisation, etc.) et quelles intentions sous-tendent les différents résultats de cette numérisation et instrumentation ? S’agit-il de verres grossissants, susceptibles de ménager des angles de vision inédits, ou bien de lunettes déformantes ? Dans quelle mesure ces hybridations et ces « trafics » de Proust (A. Simon) contribuent-ils à la consolidation de son « mythe » et influencent-elles notre rapport à l’homme et à son œuvre ? 2) Proust et le grand écran : en dépit du scepticisme, voire de l’aversion de Proust pour le tout nouveau cinématographe, de nombreux passages de la Recherche témoignent de « l’œil cinématographique » (T. Carrier-Lafleur) de l’écrivain et semblent anticiper sur les découvertes des cinéastes. Toujours est-il que le roman proustien, aussi bien par sa structure narrative que par sa longueur, pose des défis majeurs aux metteurs en scène et scénaristes qui s’essaient à l’exercice périlleux d’une adaptation. Bien que les transpositions filmiques de la Recherche aient déjà fait l’objet d’investigations et de travaux au sein de la critique proustienne (Schmid, Kravanja, Ferré, Carrier-Lafleur), il reste encore beaucoup à dire et à écrire sur ce Proust vu au cinéma et par le cinéma. De quels écueils et de quels enjeux propres au grand écran les adaptations filmiques tentées jusqu’à ce jour font-elles état ? Quels choix et quelles directions laissent entrevoir les projets de scénarios de Suso Cecchi D’Amico pour Luchino Visconti et de Harold Pinter pour Joseph Losey ? Les transpositions les plus fidèles de l’œuvre de Proust ne seraient-elles pas finalement à rechercher dans d’autres films ? Qu’en est-il des échos proustiens au cinéma aujourd’hui ? 3) Les écrans dans la Recherche : les écrans nourrissent de façon consistante la poétique et l’esthétique de la Recherche. Dans ses nombreuses métaphores et déclinaisons (verres, fenêtres, lunettes, lorgnettes, instruments d’optique), l’écran se configure avant tout comme une barrière, perceptive ou spirituelle, dressée entre la conscience du sujet et le monde (G. Henrot). Il se voit par conséquent associé à la notion de croyance et apparaît comme un foyer d’ambiguïtés et de tensions dialectiques : entre la surface et la profondeur, l’opacité et la transparence, l’aplatissement et le relief, la proximité et l’éloignement, l’illusion et la réalité, autant de pistes et de dichotomies qui pourront être examinées d’un point de vue thématique, stylistique, narratologique, philosophique ou psychanalytique. Modalité de présentation des contributions Date d’échéance pour l’envoi des articles définitifs : le 30 mars 2027 • Résumé de 500 signes, espaces comprises. • Biobibliographie de 300 signes, espaces comprises. • Article de maximum 50.000 signes, espaces comprises. • Bibliographie en fin d’article. • Mise en page selon le modèle Word et les normes de la revue (téléchargeable sur le site de Padova University Press : http://www.padovauniversitypress.it/riviste). Révision en double aveugle Retour des avis : pour le 30 mai 2027. Réponse de la revue : le 15 juin 2027. Les articles approuvés par la révision en double aveugle et remis dans leur version définitive pour le 20 août 2027 seront publiés dans le numéro 2027 des Quaderni proustiani. Correction des épreuves : mi-octobre 2027. Publication : mi-novembre 2027. Pour une bibliographie initiale, voir l'appel à communication en pièce jointe.
Nom du contact: 
Geneviève Henrot
Courriel du contact: 
genevieve.henrot@unipd.it
Adresse postale: 
via E. Vendramini, 13 - 35137 Padova
Suggéré par: 
Geneviève Henrot
Courriel: 
genevieve.henrot@unipd.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/03/2027
Date de fin de l'événement: 
30/03/2027
Ville de l'événement: 
Padova
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Proust, écran, brouillons, Toile, adaptation filmique, thème et motif

Chantiers Régine Robin. Interprétations de l’auteure à l’œuvre

Contenu de l'annonce: 

"Chantiers Régine Robin. Interprétations de l’auteure à l’œuvre", édité par Kathleen Gyssels et Christa Stevens, retrace la carrière riche et variée de l’anthropologue des « non-lieux », Régine Robin (1939-2021). Elle fut une intellectuelle hors norme. Historienne et sociologue, philosophe et...

Image de l'annonce: 
Catégorie principale: 
Suggéré par: 
Francesca Dainese
Courriel: 
francesca.dainese@unipd.it
Collection: 
coll. "Francopolyphonies "
Anonyme
Éditeur: 
BRILL
Lieu de parution: 
Leiden, Boston, Brill,
Date de parution: 
Lundi, Janvier 12, 2026
Date de mise en ligne: 
Lundi, Janvier 12, 2026
URL: 
https://brill.com/display/title/72503?rskey=HpnL1M&result=1
Langue: 
Francese
Mots-clés: 
Régine Robin, identité, exil, Shoah
Site web de référence: 
https://brill.com/display/title/72503?rskey=HpnL1M&result=1

Le mythe littéraire de Robinson Crusoé dans la littérature francophone contemporaine

dans le cadre du Séminaire Richesses de la Francophonie: textes et patrimoines culturels des littératures francophones

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Conférence de Mathilde Bataillé (Université d’Angers) en dialogue avec Luigi Marfé (Université de Padoue).
« Le mythe littéraire de Robinson Crusoé dans la littérature francophone contemporaine » Dans le cadre du séminaire "Richesses de la Francophonie : textes et patrimoines culturels des littératures francophones", en collaboration avec In Teoria – Séminaire de littérature comparée et de théorie de la littérature. Que reste-il des aventures de Robinson Crusoé (1719) aujourd’hui ? Trois cents ans après la publication du roman de Daniel Defoe, on ne peut que constater la pérennité de ce récit mythique et le regain d’intérêt dont il fait l’objet depuis la seconde moitié du XXe siècle. Selon le critique Jean-Paul Engélibert, ce retour du mythe questionne notamment trois aspects majeurs du texte fondateur : « l’idée coloniale, le primat du travail, l’assujettissement de la nature aux desseins des hommes ». C’est le développement, dans la littérature de langue française, d’une veine écologique du mythe de Robinson qui retiendra notre attention à travers l’étude de quatre récits : le roman Vendredi ou les limbes du Pacifique (1967) de Michel Tournier, dont l’écriture fait écho à l’émergence d’une conscience écologique en France dans les années 1960 ; et trois récits contemporains, qui, pour certains, se revendiquent du texte de Tournier – L’Affaire Furtif (2010) de Sylvain Prudhomme, L’Empreinte à Crusoé (2012) de Patrick Chamoiseau, et Soudain, seuls (2015) d’Isabelle Autissier. La conférence mettra en avant la dimension critique de ces récits spéculaires, qui, à la lumière de leur contexte d’écriture, procèdent à une réflexion renouvelée sur la place de l’homme au sein du vivant. Présentation de l’intervenante : Agrégée de Lettres Modernes et docteure en littérature française, Mathilde Bataillé est maitresse de conférences en littérature française à l’Université d’Angers et membre du laboratoire CIRPaLL. Elle a consacré sa thèse de doctorat à l’œuvre de Michel Tournier. Elle est notamment l’auteur du livre Michel Tournier : l'écriture du temps (2017) et d’une cinquantaine de notices pour le Dictionnaire Tournier (2019). Ses travaux de recherche portent sur le temps dans le roman et sur les mythes et réécritures dans la littérature de langue française des XXe et XXIe siècles, chez des auteurs comme Michel Tournier, Michel Chaillou, Patrick Chamoiseau, Sylvain Prudhomme ou Marguerite Yourcenar. Elle co-anime également l’axe de recherche « Nouvelles et formes brèves » du CIRPaLL. Info: francesca.dainese@unipd.it | marika.piva@unipd.it
Nom du contact: 
Francesca Dainese
Courriel du contact: 
francesca.dainese@unipd.it
Suggéré par: 
Francesca Dainese
Courriel: 
francesca.dainese@unipd.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
07/05/2026
Date de fin de l'événement: 
07/05/2026
Ville de l'événement: 
Padoue, Meeting room Beato Pellegrino, Via Beato Pellegrino 28
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Robinson Crusoé, Tournier, Chamoiseau, Prudhomme, Autissier.

Flâneries et promenades périurbaines. Repenser, réécrire l’oïkos

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Réfléchir sur les pratiques de la promenade ou de la flânerie en zone périurbaine, sur les rapports entre les habitants et une nature en voie de transformation sera le défi de ce colloque qui voudrait aussi donner les bases d’une confrontation entre la France et l’Italie, deux pays dont l’histoire socio-urbanistique est différente.
La promenade est une pratique liée aux modalités de sociabilité ; elle varie donc selon les époques et les contextes. Au fil des siècles l’évolution des moyens de transports a entraîné une modification de notre appréhension du réel. Au tournant entre le XVIIIe et le XIXe siècle, à partir de Rousseau et de ses Rêveries du promeneur solitaire, l’art de voyager évolue et la promenade prend de plus en plus de place dans les récits . Le paysage arpenté par le promeneur permettait en période romantique la rencontre entre le moi et le monde. Au XIXe siècle, la pratique de la flânerie, distincte de la promenade, se répand, d’abord en milieu urbain. Le flâneur s’intéresse à un espace en pleine transformation sous l’impulsion des évolutions sociales. Nodier et Balzac ont scruté des espaces qui n’ont cessé de les interroger. Mais l’habitant des villes est aussi de plus en plus attiré vers l’extérieur, soit parce qu’il cherche des loisirs dans des espaces moins urbanisés, soit au contraire parce que l’urbanisation et l’industrialisation transforment de plus en plus l’abord des villes et que les habitants les moins riches s’y logent et y travaillent. Les écrivains et les peintres à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, puis les cinéastes, arpentent des espaces en voie d’artificialisation qu’on désignera au XXe siècle comme périurbains. Le périurbain est un concept qui est né en relation avec l’évolution urbanistique des villes, après la Seconde Guerre mondiale. En général, l’expansion urbaine au cours du XXe siècle (désignée en anglais par le mot sprawl) atténue la différence entre la ville et sa périphérie. De surcroît, de nos jours, du moins en France, il existe plusieurs types de périurbain : le périurbain industriel (usines, ateliers, entrepôts de stockage…), le périurbain mixte (des bâtiments industriels, des habitations, des équipements comme les centres hospitaliers, les centres commerciaux, les universités…), le périurbain résidentiel et notamment pavillonnaire. En Europe, le périurbain est resté longtemps un « impensé », vu la préséance donnée au dualisme ville/campagne. Or, même s’il est difficile d’adopter une approche comparative, le concept de périurbain se retrouve désormais aussi en Italie, où les chercheurs parlent par exemple de città diffusa en évoquant d’une manière imagée le phénomène de l’urban sprawl. La ville de Milan, qui va accueillir ce colloque, a connu une évolution importante quant à la représentation cinématographique, littéraire et artistique de sa banlieue au cours du XXe-XXIe siècles. En traitant de notre époque postmoderne, Giuseppe Lupo souligne par exemple qu’on est désormais loin d’une représentation de la banlieue milanaise comme « ceinture intermédiaire » entre ville et campagne, comme « poche de résistance » d’une société qui ne veut pas céder à l’invasion de la modernité industrielle (La modernità malintesa). Si, au seuil des années 1960, l’écrivain milanais Giovanni Testori a parlé du bonheur encore possible dans la ceinture périurbaine milanaise (Il Ponte della Ghisolfa), la délocalisation industrielle a depuis longtemps changé le paysage du périurbain italien. Mettre au centre de l’enquête le concept de « périurbain » conduit alors à changer de focale. « Aux binômes ville-centre/banlieue et urbain/rural, on doit substituer l’idée d’un “entre-ville”, où se mélangent les propriétés de la ville et de la campagne, où les espaces bâtis et les espaces ouverts s’interpénètrent de nouvelle façon », écrit Filippo Zanghi au début de son analyse sur la littérature périurbaine contemporaine en France. Nous nous proposons toutefois d’étudier le périurbain en diachronie, à partir du XIXe siècle jusqu’à nos jours, les exemples à étudier ne manquant pas : dans Zigzags, Théophile Gautier voyage hors des barrières de la ville pour décrire les miasmes de Montfaucon, une friche qui deviendra avec Haussmann l’un des parcs les plus prisés de la capitale, celui des Buttes-Chaumont ; Zola écrit tout un chapitre intitulé « La banlieue », dans Le Capitaine Burle et il place à Saint-Ouen le cimetière où est enseveli le peintre de « plein air » Claude Lantier. Selon Biondillo, à partir des années 1960 en Italie, le succès de la voiture individuelle a permis le développement d’une sociabilité dans les centres commerciaux, les discothèques… tandis que les espaces collectifs publics (jardins, parcs, y compris la piazza, la place qui était le noyau de l’urbanisme en Italie), ont été délaissés. À partir des années 2000, toutefois, la prise de conscience des risques liés à pollution atmosphérique a porté à une révision radicale de ce modèle. C’est au moment où il est menacé de s’effondrer, remarque Michel Collot, que le paysage « fait l’objet d’un intérêt renouvelé dans tous les domaines de la vie sociale, intellectuelle, littéraire et artistique ». L’architecte Francesco Careri a créé le néologisme walkscape afin d’insister sur la pratique de la marche urbaine et périurbaine capable de réinventer à la fois l’architecture et le paysage ; il s’appuie notamment sur l’exemple de poètes, de philosophes et en général des artistes qui ont arpenté ces lieux : ceux-ci sont à même de voir ce qui n’est pas visible. Le fait de marcher devient alors une modalité d’appréhension et de renouvellement de ces lieux qui demandent à être rempli d’un sens, plutôt que de choses. À l’aube du XXIe siècle, Milan et Paris (à côté de Marseille, Cologne et Athènes) sont aussi au cœur des projets liés à l’Académie des Sentiers métropolitains : structurés autour de la randonnée urbaine, devenue une pratique courante, les « Sentiers Métropolitains » offrent de nouveaux espaces publics pour nous reconnecter aux territoires et à la vie, pour réinventer l’urbain, en tenant compte des préoccupations écologiques. La marche nous aiderait à penser voire à réécrire l’oïkos. À une époque de relations de plus en plus virtuelles, marquées par la vitesse des images passant sur les écrans de nos ordinateurs et nos smartphones, l’étirement du temps de la marche permet d’approfondir notre appartenance à l’espace (F. Gros). Selon cette logique, la flânerie et la promenade en zone périurbaine devraient aussi nous permettre de saisir les traits qui structurent ces espaces de l’entre-deux. Synonyme d’une disponibilité renouvelée au monde, elles favorisent la création littéraire et artistique contemporaine, l’expression d’une nouvelle manière de penser et d’écrire notre vivre ensemble. --- Lundi 4 mai 9h00 Accueil et ouverture du colloque 9h15 Introduction : Davide Vago 9h45 - 11h00 Première séance – matin Modération : Gisèle Séginger Portes, colli et collines : l’espace péri-urbain romain et la flânerie giratoire chez Stendhal voyageur – Monica Lucioni (Università della Valle d’Aosta) Vertige de la marche. Endophasie et narration dans l’espace périurbain chez Maupassant – Carlotta Contrini (Università di Siena) 11h30 - 13h15 Deuxième séance – matin Modération : Marisa Verna Les derniers romans de Zola : parcours dans une banlieue en construction – Carmen Husti (Université Gustave Eiffel, Paris) Les guinguettes péri-parisiennes ou l’otium du peuple – Lionel Dufaye (Université Gustave Eiffel, Paris) Promenades aux confins de la ville: Huysmans et Raffaëlli en quête d’une nouvelle esthétique – Gisèle Séginger (Université Gustave Eiffel, Paris) 15h00 - 16h30 Troisième séance – après-midi Modération : Davide Vago La città è un libro – Gianni Biondillo (Architecte et écrivain) Muri, vetri, gasometri. Fisiognomica della Milano in cappotto – Giuseppe Lupo (Professeur et écrivain, Università Cattolica del Sacro Cuore, Milan) Mardi 5 mai 9h00 - 10h15 Première séance – matin Modération : Monica Lucioni La flânerie baudelairiana a detta di GoodDog Theatre in The Last Songs of Lucan – Daniel Andrew Finch-Race (Università di Bologna) Du Parti pris des choses au Parti pris des lieux : pour une autobiogéographie périurbaine de Michel Collot – Edoardo Galmuzzi (Università Cattolica del Sacro Cuore, Milan) 10h45 - 12h00 Deuxième séance – matin Modération : Daniel Andrew Finch-Race Promenades botaniques périurbaines : sur les traces du galinsoge à petites fleurs (1920-1940) – Patrick Matagne (Université de Poitiers) Flâner dans une zone logistique ? Le cas de deux communes périurbaines de l’Est Parisien – Jean Estebanez (Université Paris Est-Créteil) 14h15 - 16h00 Troisième séance – après-midi Modération : Carmen Husti Une périphérie littéraire : l’écriture comme marche dans Les États et Empires du Lotissement Grand Siècle (2016) de Fanny Taillandier – Marisa Verna (Università Cattolica del Sacro Cuore, Milan) Au rebours de la flânerie : parcours périurbains dans la littérature française contemporaine – Arthur Pétin (Université Gustave Eiffel, Paris) Le Saut-de-loup et l’œil du prince – Pierre Senges (Écrivain) Remerciements et clôture des travaux
Nom du contact: 
Edoardo Galmuzzi
Courriel du contact: 
edoardo.galmuzzi@unicatt.it
Adresse postale: 
Università Cattolica del Sacro Cuore, Milano
Suggéré par: 
Davide Vago
Courriel: 
davide.vago@unicatt.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
04/05/2026
Date de fin de l'événement: 
05/05/2026
Ville de l'événement: 
Milano
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Littérature, promenade, périurbain, oïkos, écopoétique
Site web de référence: 

Robert Desnos, poète de la nuit et de la solitude : The Night of loveless nights

Conférence de Damiano De Pieri

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Damiano De Pieri présentera son édition critique du long poème de Robert Desnos (Paris, Éditions des Cendres, 2025).
Ce volume, paru initialement à Anvers en 1930, est le fruit d’une collaboration fructueuse entre Robert Desnos (décédé à Theresienstadt en 1945), que Breton considérait comme le « prophète » du surréalisme, et Georges A. Malkine (1898-1970). Témoignage d’une profonde amitié, ainsi que d’une époque singulière et complexe, ce texte évoque la relation féconde entre poésie et peinture. Dans sa magnifique postface, Damiano De Pieri retrace l’histoire singulière de cette œuvre unique et commente avec finesse le long poème, ainsi que les illustrations de Malkine, seul peintre cité dans le Manifeste du surréalisme. Damiano De Pieri est docteur en littérature française, auteur d’une Thèse en cotutelle (Vérone-Paris III, sous la direction de Rosanna Gorris Camos et de Marie-Paule Berranger) portant sur les origines du surréalisme. Il est Faculty Member de l'Université Paris III-Sorbonne Nouvelle. Ses recherches portent sur la littérature française des XIXe et XXe siècles, l'histoire de l'art du XXe siècle, l'avant-garde et la génétique textuelle. Dans le cadre du séminaire doctoral L’Alphabet de la Shoah (https://www.dlls.univr.it/?ent=iniziativa&id=9085), dirigé par Rosanna Gorris Camos.
Nom du contact: 
Rosanna Gorris Camos
Courriel du contact: 
rosanna.gorris@univr.it
Suggéré par: 
Anderson Magalhães
Courriel: 
anderson.magalhaes@univr.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
16/04/2026
Ville de l'événement: 
Verona
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Robert Desnos, Georges A. Malkine, Surrealismo

Lire, relire, situer Inès Cagnati

Journée d'études, Bologne, 28 avril 2026

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Dans le cadre de la redécouverte récente de ses œuvres, nous organisons une journée d’étude consacrée à Inès Cagnati, écrivaine française d’origine italienne (1937-2007). On se penchera sur différents aspects de son écriture, en ouvrant à des approches variées portant sur les thématiques, le style, la poétique, le rapport à la langue ainsi que sur l'histoire éditoriale de ses œuvres. Rencontre, en fin de journée, avec les trois traductrices italiennes de ses œuvres (Adelphi).
Journée d’études Lire, relire, situer Inès Cagnati 28 avril 2026 Palazzo Malvezzi, Sala delle Armi – Via Zamboni 22, Bologne Alliance Française – Via de’ Marchi 4, Bologne 9h30-9h45 : Ouverture, Filippo Fonio (Université Grenoble Alpes) et Maria Chiara Gnocchi (Università di Bologna) Présidence de session : Marika Piva (Università di Padova) 9h45-10h10 : Thierry Ozwald (Université de Limoges), Les sanglots longs d’Inès Cagnati, ou la rédemption par l’écriture 10h10-10h35 : Rosa Pugliese (Università di Bologna), Étrangère mais incontournable : la langue française dans l’enfance d’Inès Cagnati, entre fictions et témoignages 10h35-11h00 : Laura Brignoli (IULM), La fonction des présences non humaines dans Le Jour de congé de Cagnati Débat 11h15-11h30 : Pause Présidence de session : Laura Brignoli (IULM) 11h30-11h55 : Elisa Hatzidaki (Université de Montpellier Paul-Valéry), Inès Cagnati à l’épreuve d’une écriture à deux voix : répétitions et décharges émotionnelles dans Génie la folle 11h55-12h20 : Debora Sciolla (Università di Udine), Le mal comme impossibilité de réalisation du bien : la stase tragique dans l’œuvre d’Inès Cagnati 12h20-12h45 : Francesca Dainese (Università di Padova), (Ré)Écrire autrement : Galla ou le Jour de congé d’Inès Cagnati. Du roman à la scène Débat 13h00-14h30 : Déjeuner Présidence de session : Filippo Fonio (Université Grenoble Alpes) 14h30-14h55 : Martina Bolici (Université Clermont-Auvergne), Étrangeité du moi, étrangeité de l’autre, dans Les Pipistrelles d’Inès Cagnati 14h55-15h20 : Emanuela Nanni (Université Grenoble Alpes), « Je les ai regardés de loin ». Une analyse de l’action du regard dans Génie la folle et Jour de congé de Inès Cagnati Débat 15h30-15h45 : Pause Présidence de session : Anna Taglietti (Université Grenoble Alpes) 15h45-16h10 : Maria Francesca Ruggiero (Università di Bologna), Une salamandre à deux roues : imaginaires aquatiques et zone métamorphique dans Le Jour de congé d’Inès Cagnati 16h10-16h35 : Marta Giacomelli (Università di Bologna), « L'enfant, c'est la mémoire de la vie » : pour une poétique de la mémoire dans les romans d'Inès Cagnati Débat 16h45-17h15 : Propos de clôture Alliance Française de Bologne, via de’ Marchi 4 18h00 : Table ronde (en italien) avec Lorenza Di Lella, Ena Marchi et Francesca Scala, traductrices italiennes d’Inès Cagnati, animée par Marta Giacomelli (Università di Bologna) et Emanuela Nanni (Université Grenoble Alpes). Comité d’organisation Filippo Fonio (Université Grenoble Alpes) : filippo.fonio@univ-grenoble-alpes.fr Marta Giacomelli (Università di Bologna) : marta.giacomelli@studio.unibo.it Maria Chiara Gnocchi (Università di Bologna) : mariachiara.gnocchi@unibo.it Anna Taglietti (Université Grenoble Alpes) : anna.taglietti@univ-grenoble-alpes.fr
Nom du contact: 
Maria Chiara Gnocchi
Courriel du contact: 
mariachiara.gnocchi@unibo.it
Adresse postale: 
via Zamboni 22, Bologna
Suggéré par: 
Maria Chiara Gnocchi
Courriel: 
mariachiara.gnocchi@unibo.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
28/04/2026
Date de fin de l'événement: 
28/04/2026
Ville de l'événement: 
Bologna
Type d'événement: 
Colloques
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terroir, immigration, translingue, modernisme, style

Conférence "Pastiches sans frontières : variazioni sull’arte della riscrittura"

Dans le cadre du Séminaire DiSLL - UniPD : "Richesses de la francophonie : textes et patrimoines culturels des littératures francophones"

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Che cos’è un pastiche? È possibile tracciarne una storia? E cosa succede quando lo si traduce? Tradurre un pastiche significa riscrivere una riscrittura: una sfida che interroga i rapporti tra imitazione, stile e creazione. In questo seminario a due voci esploreremo l’arte di scrivere “alla maniera di…”: prima con uno sguardo teorico alla sua storia, alle sue forme e alle sue funzioni, poi con l’analisi di alcuni esempi dalla tradizione letteraria francese. Un’occasione per riflettere sui confini porosi tra imitazione, riscrittura e traduzione.
Interverranno Francesca Lorandini (Università di Modena e Reggio Emilia) & Ornella Tajani (Università per Stranieri di Siena) La conferenza si inserisce all’interno del Seminario DiSLL - UniPD "Richesses de la francophonie : textes et patrimoines culturels des littératures francophones", quest'anno dedicato alle pratiche di riscrittura nelle letterature francofone contemporanee. Giovedì 2 aprile 2026, ore 16.00 Meeting Room – Biblioteca Beato Pellegrino (Complesso Beato Pellegrino), Università di Padova Partecipazione libera e aperta a tutte e tutti Per informazioni: francesca.dainese@unipd.it | marika.piva@unipd.it
Nom du contact: 
Francesca Dainese
Courriel du contact: 
francesca.dainese@unipd.it
Suggéré par: 
Francesca Dainese
Courriel: 
francesca.dainese@unipd.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
02/04/2026
Date de fin de l'événement: 
02/04/2026
Ville de l'événement: 
Padova, meeting room Biblioteca Beato Pellegrino
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Francophonie, réécriture, pastiche, adaptations intermédiatiques, réélaborations translingues

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