« Je sens bien que toutes ces considérations politiques sont nulles aux yeux du philosophe, et que dans une âme sensible la voix de l’humanité souffrante doit faire taire les clameurs importunes de l’intérêt. Eh bien ! joignons-nous à ces amis de l’homme opprimé ; embrassons un sentiment rejeté par la société dépravée, mais que dicte la nature […]. Puisque l’esclavage est un mal, puisque semblable au mancenillier et l’arbre, et ses fruits, et jusqu’à ses feuilles sont tous un affreux poison, coupons-le dans sa racine, détruisons jusqu’aux faibles rejetons qui pourraient le reproduire un jour. »
Duval-Sanadon, Discours sur l’esclavage des nègres
