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Studi tematici

Discours d'Europe, discours sur l'Europe : peurs anciennes et actuelles

Riassunto dell'annuncio: 
Colloque "Discours d'Europe, discours sur l'Europe : peurs anciennes et actuelles", organisé à l'initiative du Centro studi sull'Europa TO-EU di dipartimento di culture, politica e società de l'Université de Turin les 26 et 27 ottobre 2017
Le thème de la peur et ses liens avec la sphère politique n’est pas nouveau dans les études menées au sein du champ scientifique et il existe déjà de nombreuses analyses qui l’ont abordé à partir d’angles différents. Il suffit de citer les recherches célèbres de Delumeau (1978, 1984…), de Shklar (1989), de Berchtold et de Porret (1994) sans oublier les travaux récents de Robin (2004), de Bucheron et Robin (2015), et de Wodak (2015), par exemple. Il est pourtant clair que ces dernières années l’on assiste à un déploiement important de ce thème, notamment en Europe, où il semble traverser sans cesse le débat public et politique actuel. Des illustrations diverses de peurs collectives sont données à voir avec de plus en plus d’intensité et de fréquences dans les médias. Ces peurs nourrissent notamment des réflexions et des polémiques autour des valeurs européennes, des frontières de l’Europe, ainsi que sur la capacité du projet européen de faire face aux défis de la mondialisation. L’On entend parler ainsi souvent d’une Europe qui est en guerre non seulement à l’extérieur de ses frontières mais aussi à l’intérieur, où des peurs anciennes sont réactualisées (comme la pauvreté, la précarité, la peur de « l’autre », l’apparition de nouvelles maladies (SIDA, Ebola), la fin apocalyptique de l’humanité…) tandis que de nouvelles peurs sont pointées du doigt (comme le terrorisme, l’intégrisme religieux, le réchauffement climatique et ses conséquences sur la planète, l’impact de « progrès techniques » sur la santé publique (pollutions, OGM, wifi, nucléaire, nanotechnologie), l’ambivalence des genres sexuels,…), ce qui renforce le sentiment général d’insécurité et d’incertitude quant à l’avenir de l’humanité et la possibilité d’instituer des sociétés viables. Plusieurs publications récentes insistent justement sur ces aspects non seulement dans le domaine littéraire et des sciences humaines (Houllebecq, Soumission 2015), mais aussi dans les domaines de l’économie, de la politique et du journalisme (Fürstenberg 2007, Tremonti 2009, Garton Ash & Franceschini 2013). Ce prochain événement scientifique prolonge la réflexion commune que le réseau de l’Observatoire des discours sur l’Europe (http://disceurope.hypotheses.org/) a déjà entamée sur les notions de contre-discours (Besançon, 2013) et de polémique (Bruxelles, 2015). Il vise à élargir le cercle de partage des études sur les productions discursives ainsi que les disciplines représentées : communication politique, économie, histoire (moderne, contemporaine, des idées), journalisme, philosophie, sciences politiques, sociolinguistique, sociologie. Ce colloque interdisciplinaire entend retracer les mécanismes de production et d’utilisation de la peur, entendue comme un phénomène collectif (Lefebvre 1932, Delumeau1978), et envisage l’étude du lexique des peurs européennes afin de comprendre quelles sont les transformations et les éléments de continuité des peurs anciennes et nouvelles, ainsi que la transformation de leurs représentations et des imaginaires qui leur sont rattachés.   Informations pratiques : https://toeu.sciencesconf.org/ Programme: voir fichier ci-dessous
Email del contatto: 
toeu@unito.it
Segnalato da: 
Marie Gaboriaud
Email: 
marie.gaboriaud@institufrancais.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
26/10/2017
Data di fine dell'evento: 
27/10/2017
Città dell'evento: 
Turin
Tipo di evento: 
Colloques
Categoria principale: 
Parole chiave: 
Europe
Sito web di riferimento: 

Journée d’étude : Quel avenir pour les partis politiques

Riassunto dell'annuncio: 
Quel avenir pour les partis politiques dans les modèles républicains français et italien ? Troisième journée d’étude organisée par la Fondation Charles de Gaulle et la Fondazione Magna Carta Vendredi 22 septembre 2017 Rome, Institut Français - Centre Saint Louis Largo Toniolo 22. Piazza San Luigi dei Francesi Comité scientifique Maria Elena Cavallaro, Frédéric Fogacci, Olivier Jacquot, Christine Vodovar
PROGRAMME 9.00 Enregistrement 9.20 Introduction Philippe ZELLER, Ambassadeur de France près le Saint Siège Arnaud TEYSSIER, Président du Conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle Gaetano QUAGLIARIELLO, ancien ministre, Président de la Fondazione Magna Carta 9.45 Première table ronde Quelles place pour les partis politiques dans les équilibres constitutionnels et institutionnels? Présidence : Eugenio CAPOZZI, Professeur d’histoire contemporaine, Université Suor Orsola, Naples Alain LAQUIEZE, Professeur de droit constitutionnel, Université Paris V-Descartes Francesco BONINI, Professeur d’histoire des institutions politiques, Recteur de la LUMSA Pause 11.15 Deuxième table ronde Une « forme-parti » en crise depuis les années 1970 ? Présidence : Arnaud TEYSSIER, Président du conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle Gilles LE BEGUEC, Professeur émérite d’Histoire contemporaine, Université Paris X - Nanterre Paolo POMBENI, Professeur émérite à l’Université de Bologne. Déjeuner 15.00 Troisième table ronde Les Primaires, la concurrence des think-tanks : des partis politiques pris en tenaille ? Présidence : Antonio POLITO, éditorialiste au Corriere della Serra Laurent BIGORGNE, Directeur de l’Institut Montaigne, Paris Hervé GAYMARD, ancien ministre, Président du Conseil départemental de la Savoie Gaetano QUAGLIARIELLO, ancien ministre, Président de la Fondazione Magna Carta Arnaud LEROY, ancien député, membre du conseil d’administration de la République en Marche (LREM) Luciano VIOLANTE, ancien Président de la Chambre des Députés, membre du PD. 18.00 Conclusioni Arnaud TEYSSIER, Président du conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle. Gaetano QUAGLIARIELLO, ancien ministre, Président de la Fondazione Magna Carta PRESENTATION En 1997, Pietro Scoppola, dans son ouvrage classique, définissait la République italienne comme « La République des partis ». Il renvoyait par là à un élément fondateur commun à la France et à l’Italie, le fait que la reconstruction du système politique à la Libération s’est nourrie d’un consensus commun entre partis (de masse), et a correspondu à une ère de socialisation politique massive par leur biais. En témoignent l’exemple des contre-sociétés communistes, analysées par Marc Lazar, ou le modèle de la Démocratie Chrétienne en Italie. Le consensus partisan est donc l’une des clés du modèle républicain, aussi bien constitutionnelle que politique (le célèbre programme du CNR en France), même si la contrepartie réside bien évidemment dans une monopolisation de la vie publique par ces formations, sous tous ses aspects (sélection et formation de la classe dirigeante, animation du débat politique, et même, dans une forme de dérive, prise en main de certains pans du domaine administratif avec des phénomènes de « bastions » et de recrutements partisans). Ce compromis mérite d’être réinterrogé. Il souffre, à l’évidence, de la crise de légitimité des formations politiques classiques, laquelle semble s’enclencher à partir du tournant des années 1970, aussi bien en France qu’en Italie. On peut y voir les effets de l’offensive gaullienne, qui privilégie le modèle du « rassemblement » à celui du parti : si la Ve République reconnaît le rôle et la place des partis politiques dans l’expression démocratique (article 7), son système institutionnel conduit en effet à les marginaliser autant que possible. En Italie, à la même période, les partis s’imposent comme le principal verrou du « bipartisme imparfait », tout en abritant en leur sein des courants et des aspirations de plus en plus contradictoires. La montée progressive des partis « hors système » accélère ce processus de crise, qui se traduit par une baisse drastique des effectifs et de la représentativité, mais aussi par la recherche croissante de formes démocratiques alternatives, et par des moments de reconfiguration douloureux (après 1992 en Italie). Le phénomène Cinque Stelle, avec la mise en avant de procédures de démocratie directe systématiques, mais un fonctionnement interne très hiérarchisé et autoritaire, peut apparaître comme le contre-projet partisan par excellence. Bref, les partis apparaissent de moins en moins « protégés » par le système institutionnel, et peinent à renouveler leurs discours et leurs pratiques : leur crise est aussi une crise de l’appartenance et du militantisme. La période la plus récente semble constituer un aboutissement de ces problématiques, puisque des formes d’expression démocratique nouvelles, alternatives aux partis et visant à se substituer à eux dans certaines de leurs missions essentielles s’imposent peu à peu. La popularisation des primaires, inventées en Italie, et adoptées progressivement en France, renvoie à la difficulté des partis à assurer la sélection de leur personnel politique et à créer un consensus interne produisant l’« obligation politique » chère à Paolo Pombeni. Paradoxalement, les principaux chefs de parti ont moins l’aura de leaders que celle d’hommes d’un consensus minimal, chargés de maintenir, à leur corps défendant, des unités de plus en plus précaires, à coup de synthèses doctrinales complexes et souvent improbables. Or, précisément, l’élaboration doctrinale, tâche par excellence des formations politiques, souffre aussi de cet affaiblissement du sentiment partisan. La multiplication des think tanks et des fondations, l’externalisation de la production doctrinale renvoie soit à l’usure des doctrines politiques classiques qui ont nourri les partis pendant des décennies, soit au contraire au fait que ceux-ci ne constituent plus un cadre de réflexion et de débat adapté, d’où la tentation d’externaliser cette tâche. Mais quelle est alors la légitimité de ces éléments politiques nouveaux, leurs liens avec les formations politiques ? Afin de proposer une réflexion d’ensemble sur ces questionnements, l’approche comparative franco-italienne est apparu une nouvelle fois pertinente et heuristique. La journée d’étude du 28 septembre prochain, troisième d’un cycle de collaboration entre la Fondation Charles de Gaulle et la Fondation Magna Carta, avec le soutien de l’Ambassade de France près le Saint Siège a pour objectif de proposer une réflexion actualisée sur ces enjeux.
Email del contatto: 
segreteria@magna-carta.it
Indirizzo postale: 
FONDAZIONE MAGNA CARTA - Via Simeto 64- 00198 Roma
Segnalato da: 
Marie Gaboriaud
Email: 
marie.gaboriaud@institutfrancais.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
22/09/2017
Data di fine dell'evento: 
22/09/2017
Città dell'evento: 
Rome
Tipo di evento: 
Colloques
Categoria principale: 

Quaderni di filologia e lingue romanze

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Nouvelle parution : Quaderni di filologia e lingue romanze. Ricerche svolte nell'Università di Macerata, terza serie, XXXI (2016); ISSN: 1971–4858 ; ISBN: 978–88–255–0306–7.

Web :...

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ISSN formato cartaceo: 
1971–4858-31
ISSN formato elettronico: 
1971–4858-31
Categoria principale: 
Email: 
lpierdominici@unimc.it
lpierdominici@yahoo.fr
Direttore(i) scentifico(i): 
Giulia Latini Mastrangelo
Editore: 
Aracne
Data di pubblicazione: 
Saturday, July 1, 2017
Luogo della pubblicazione: 
Roma
Segnalato da: 
Luca Pierdominici

Aux frontières de l’essai

Pour un bilan sur les destinées de la forme essayistique

Riassunto dell'annuncio: 
Près de vingt ans après La forma del saggio et plus de cent après L’Âme et les Formes, ce numéro monographique vise à fournir un nouveau bilan des destins multiples de cette fascinante forme littéraire. On souhaiterait encourager les propositions portant sur l’étude du panorama actuel et passé formé autour de l’essai, examiné par une perspective supranationale ou nationale ; les études de grande envergure seront acceptées, tout comme les analyses ponctuelles de textes essayistiques.
À l’aube du siècle dernier, aux débuts du célèbre texte L’Âme et les Formes, György Lukács confie à son ami Leo Popper comment le simple désir de présenter son œuvre s’était rapidement transformé en une interrogation purement théorique : qu’est-ce que l’essai ? En 1911 remontait ainsi à la surface une question vieille de plusieurs siècles, dont Michel de Montaigne et Francis Bacon avaient été les premiers inspirateurs et dont la production littéraire du XVIIIème siècle avait représenté l’ἀκμή. L’âge moderne semble avoir ensuite favorisé le développement de cette vocation antisystématique, qui avait déjà été attribué à l’essai par son étymologie même : sa dérivation du bas latin exagium (la « balance ») a permis d’identifier dans l’attitude de « peser », à savoir de ramener perpétuellement les idées établies à l’épreuve concrète de l’expérience, le caractère fondamental de l’écriture essayistique. Le repérage de ce trait distinctif (son inclination expérimentale) a facilité la reconnaissance de l’essai en tant que forme autonome, et a également permis d’en découvrir les interactions de plus en plus fréquentes avec les autres arts littéraires.   Si, aussi bien que la poésie, l’essai se caractérise par sa propension à la forme brève ainsi que sa tendance à procéder par associations libres, il semble partager avec le roman son ontologie : cette dernière germerait du même regard ironique, que l’essayiste et le romancier emploient dans la critique des vérités présumés, et du choix commun de la prose comme instrument de relation avec le monde. Le débat critique n’a pas manqué de souligner ces ressemblances : des critiques tels que Thomas Pavel ont bien reconnu dans le mélange de narration et de méditation essayistique un aspect décisif du roman moderne et contemporain (on pense à Marcel Proust, Thomas Mann, Robert Musil, Jorge Luis Borges et, parmi les exemples plus récents, à Thomas Bernhard, Milan Kundera ou à Enrique Vila-Matas).Cela a conduit François Ricard – dans le numéro que la revue française L’Atelier du roman a consacré aux rapports entre le roman et l’essai (Roman, essai : affinités électives, 2007) – à considérer le roman comme le chantier par excellence du développement de la pratique essayistique au XXèmesiècle. C’est dans cette période que la critique littéraire signée par les romanciers fut l’un des territoires plus fertiles rattrapés par l’essai : des auteurs comme Hermann Broch, Julien Gracq, Alejo Carpentier, Julio Cortázar, Milan Kundera, Javier Cercas, Ricardo Piglia et Martin Amis, renommés pour leurs œuvres romanesques, se sont révélés également de grands essayistes ; parmi ceux-ci, on peut certainement compter Julio Cortázar pour l’essai Imagen de John Keats. L’intensité de l’échange que l’essai a entretenu avec les autres formes littéraires révèle peut-être le scénario contradictoire dans lequel est contraint d’opérer l’essayiste moderne :  frère du poète et du romancier, contrairement à eux il ne peut toutefois compter sur la reconnaissance d’une tradition suffisamment définie avec laquelle se confronter ; ainsi, à part les cas rares mais lumineux d’essayistes pures, à savoir d’écrivains qui ont embrassé l’art de l’essai avec un certain niveau de conscience (outre Montaigne, probablement Alain, Cioran ou José Ortega y Gasset, notamment pour ses Méditations sur Don Quichotte), tous les autres ne l’ont été qu’incidemment. L’absence d’un nombre suffisant de modèles a rendu difficile pour les chercheurs d’atteindre une analyse, plus ou moins complète, des objectifs esthétiques et cognitives de l’essai. Il a donc été plus facile procéder par négation, selon la méthode suivie par Irène Langlet dans sa récente monographie (L’Abeille et la Balance : penser l’essai, 2015). Donc, déterminer ce que l’essai n’est pas: traité académique, article, pamphlet, poème en prose, journal intime, autobiographie, etc. ; tous genres dans lesquels, cependant, des aspects de l’essai subsistent. Malgré la difficulté objective d’encadrer le portrait de l’essayiste (qui est toujours « en apprentissage et en épreuve », comme l’écrit Montaigne), il a quand même été possible de voir que, dans les dernières années, des intellectuels tels que Theodor Adorno, Walter Benjamin et Jean Starobinski avaient réfléchi sur l’essai et donc préparé le terrain pour ce qui va être l’un des débats critiques européens les plus prometteurs.   En Italie, à part dans des études très récentes, où toutefois l’essai n’est traité que partiellement, par exemple en ce qui concerne son rapport avec le roman – voir Il romanzo-saggio de Stefano Ercolino, 2017 – ou avec l’écriture humoristique – L’umorismo letterario. Una lunga storia europea (secoli XIV-XX) de Giancarlo Alfano, (2016) –, le texte de référence à cet égard est encore le bilan qu’Alfonso Berardinelli a tenté avec sa Forma del saggio. Definizione e attualità del genere letterario (2002). Selon le critique italien, l’essayiste serait l’expression de la conscience laïque, de la subjectivité individuelle problématique et divisée, il serait antidogmatique et ironique tout comme un authentique esthète. Toutefois, à part l’exception représentée par quelques proses de Leopardi et par la production de De Sanctis, pour Berardinelli la critique essaystique italienne en XXème siècle paraît épuisée, écartelée entre la tentation de l’évasion et la tentation de l’encadrement historique ; cela attesterait l’impossibilité des essayistes italiens du siècle dernier d’atteindre une médiation entre continuité et rupture, tradition et innovation. Berardinelli se concentre également sur la condition d’exilé de la contemporanéité qui serait le propre de l’essai : exilé alors que l’avènement et le développement du journalisme et des écritures spécialisées semblent menacer, la vocation des vrais essayistes restant rare.   Près de vingt ans après La forma del saggio et plus de cent après L’Âme et les Formes, ce numéro monographique vise à fournir un nouveau bilan des destins multiples de cette fascinante forme littéraire. On souhaiterait encourager les propositions portant sur l’étude du panorama actuel et passé formé autour de l’essai, examiné par une perspective supranationale ou nationale ; les études de grande envergure seront acceptées, tout comme les analyses ponctuelles de textes essayistiques. On prendra notamment en considération les propositions de communication consacrées aux sujets suivants :                                                 Reconstructions et propositions d’interprétation théorique du sujet. Propositions de périodisation et d’historisation de la forme essayistique. Interventions autour d’auteurs uniques, de leur production spécifiquement essayistique ou de leur rapport à l’essai. Reconstructions d’une possible tradition de l’essai en tant que forme d’art. Comparaison entre essayistes. Analyses des rapports entre essai et roman ; essai et poésie, etc. Études de l’évolution de l’essai au cours des dernières décennies. Les articles pourront être écrits en italien, français, espagnol et anglais. Ceux qui sont intéressés pourront envoyer un abstract (300 mots maximum), accompagné d’une notice bio-bibliographique (150 mots maximum) à l’adresse : confinidelsaggio@ticontre.org, avant le 25 juillet. Les auteurs des articles retenus seront contactés avant le31 juillet ; les articles devront parvenir avant le 30 octobre et ils seront soumis à peer review. Pour toute question, veuillez écrire à :confinidelsaggio@ticontre.org. « Ticontre. Teoria Testo Traduzione » n. 9 (mai 2018) Aux frontières de l’essai. Pour un bilan sur les destinées de la forme essayistique Sous la direction de Federico Bertoni, Simona Carretta, Nicolò Rubbi   Pour envoyer des propositions ou demander de renseignements : confinidelsaggio@ticontre.org. Langues : italien, français, espagnol, anglais. Extension des articles : 50 000 signes maximum, espaces inclus. Abstract : 300 mots — Notice biobibliographique : 150 mots Envoi des propositions (abstract et notice biobibliographique) : 25 juillet Notification de l’acceptation des propositions : 31 juillet Envoi des articles définitifs : avant le 30 octobre Publication du numéro de la revue : mai 2018 ; peer review : oui.
Segnalato da: 
Claudia Crocco
Email: 
claudia.crocco@unitn.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
13/07/2017
Data di fine dell'evento: 
25/07/2017
Città dell'evento: 
Trento
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 

Corps et perception de l'être

Riassunto dell'annuncio: 
Appel à contribution pour la première mise en ligne d'un nouveau site internet de critique et littérature française, prévue pour février 2015.
« La première chose qui s’offre à l’homme, quand il regarde, c’est son corps, c’est-à-dire une certaine portion de matière qui lui est propre. Mais pour comprendre ce qu’elle est, il faut qu’il la compare avec tout ce qui est au-dessus de lui, et tout ce qui est au-dessous, afin de reconnaître ses justes bornes. » Blaise Pascal, Pensées (1669)   « Qu’est-ce qu’un corps ? », titre de l’exposition d’ouverture du Musée du Quai Branly de Paris (2007), pose à nouveau la question centrale amenée par la modernité poétique : mis en cause par les changements sociaux et historiques produits au cours du XXe  siècle, le statut du corps se situe en effet au cœur des préoccupations, aussi bien esthétiques qu’ontologiques, de tous les arts qui en ont fait un objet soigné et torturé, idéalisé et manipulé, géométrisé et sectionné, multiplié jusqu’à l’effacement. Le corps est devenu ainsi le siège même de l’expérimentation artistique. Ce bouleversement relève d’ailleurs de l’irruption de la pensée phénoménologique en philosophie qui, en brisant le dualisme entre l’âme et le corps, a placé ce dernier au centre du rapport de l’individu au monde : « Mon corps, écrit Maurice Merleau-Ponty, est à la fois voyant et visible (...). Visible et mobile, mon corps est au nombre des choses, il est l’une d’elles, il est pris dans le tissu du monde». Ainsi, le corps devient l’instrument d’un voyage kinesthésique dans l’espace du monde, de même que dans l’ « espace du dedans », pour le dire avec Henri Michaux. De plus, en tant que visible et voyant à la fois, il assume la charge d’être simultanément le sujet et l’objet d’une exploration de l’extérieur et de l’intérieur, la forme et l’outil pour être perçus et pour se concevoir ; il devient le lieu propice à un processus inépuisable de tensions dialectiques entre affirmation et rectification, entre identité et altérité, fabriqué tant par soi-même que par les autres. Comme le soutient Alain Corbin, « le corps est une fiction, un ensemble de représentations mentales, une image inconsciente qui s’élabore, se dissout, se reconstruit au fil de l’hist oire du sujet », sous la médiation de l’expérience et du discours autour d’elle. Or est-ce qu’on peut accepter la définition proposée par Umberto Eco, qui conçoit le corps comme une « œuvre ouverte » ? Certes, le corps est une œuvre : une œuvre d’art en soi. Mais à quoi fait-il allusion l’adjectif “ouvert” ? La littérature et les arts figuratifs du XXe siècle nous offrent une image du corps sous le double signe de l’ouverture et de la finitude : ils nous ont montré qu’il s’agit d’un infini de pluralités. Le corps se définit en particulier comme : Hybride : à côté de la connotation symbolique d’hybridation, le corps se révèle effectivement hétérogène et, en tant que tel, en mesure de créer de nouvelles catégories à appliquer à la lecture d’un monde où elles se projettent ; Fragmenté : le moi, dont le corps est signe, n’est pas que variable mais aussi fondamentalement pluriel, ce qui n’implique pas seulement une fluctuation dans la succession chronologique, mais aussi dans la synchronie de chaque instant ; on passe de la continuité dans le temps à la pluralité dans le présent ; Défiguré : le corps perd son visage individuel en refusant toute imposition identitaire aprioristique ; néanmoins, le mouvement de déconstruction prélude à la tentative d’une recomposition plus vraie qui passe à travers une expérience de déséquilibre, de vertige, de vide. En suivant ces trois substantifs clés de la réflexion littéraire et artistique – hybridation, fragmentation et défiguration – nous demandons ici de “travailler” sur le corps, sur ses images et ses représentations, et de le concevoir comme “l’objet d’un travail”, d’une “fabrication”. Le corps, matière et pensée, serait ainsi envisagé comme un champ d’investigation et d’expériences, comme le relais entre le geste et le mot, la vie et l’écriture. Quels liens s’établissent alors entre le corps et l’expression dans le processus créateur ? De quelle manière le corps est-il mis en jeu dans la production artistique du XXe siècle ? Notre défi est aussi celui de mettre en relation arts figuratifs et littérature, étant donné la réflexion commune à ces deux domaines qui a caractérisé tout le XXe siècle. En fait, peintres et sculpteurs ébranlent les codes figuratifs de la tradition pour donner à leur tour cette image hybridée, fragmentée et défigurée du corps, et donc du moi, de l’homme moderne. Nous proposons des pistes d’analyse : -       Corps hybrides et hybridation de la forme : emprunts, combinatoire et mélanges vont redéfinir les relations entre composition, formes et figures. -       Le corps entre représentation et défiguration. -       Visages fragmentés et pluralité d’énonciation. -       Le corps entre mouvement kinesthésique et immobilité physique. -       Recherche d’une identité fixe ou acceptation et valorisation de la pluralité ?  -       Mesurer, penser, maîtriser le temps et l’espace à travers le corps. -       La perception : perçu et percepteur à la fois, le corps comme plaque sensible qui produit et reçoit des sensations.  Calendrier : Date limite pour la remise des propositions : 15 octobre 2014 Date limite pour la remise des contributions : 15 décembre 2014 Vous pouvez envoyer vos propositions de titre accompagnées de 10 lignes de projet et votre profil à l’adresse info@nouvellefribourg.com, avant le 15 mars 2014. Le comité scientifique décidera dans les mois qui suivent et nous communiquerons ensuite les consignes éditoriales aux auteurs sélectionnés.
Nome del contatto: 
F. Locatelli (università Cattolica Milano) et C. Nifosi (university Of Chicago)
Segnalato da: 
F. Locatelli (università Cattolica Milano) et C. Nifosi (university Of Chicago)
Email: 
-
Data di inizio o data limite dell'evento: 
15/10/2014
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 

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