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Appels à contribution

Faire la Cité. Création et gouvernance des imaginaires urbains

Résumé de l'annonce: 
Appel à contribution pour le colloque "Faire la Cité. Création et gouvernance des imaginaires urbains", organisé le jeudi 26 et vendredi 27 avril 2012 à l’université Rennes 2 en partenariat avec l’ENSAB, École d’architecture et la Maison de Science de l’Homme de Bretagne
La ville en général, et chaque ville en particulier, sollicite un imaginaire peuplé de légendes, d’images, de représentations. Ces imaginaires ne sont pas aléatoires, mais leur construction est difficile à cerner, car le concept d’imaginaire est polysémique, tantôt lié à la subjectivité de tout un chacun, tantôt traduisant une représentation du monde partagée par une association d’images qui font sens. C’est l’imaginaire social qui rend possible l’institution de l’individu comme individu social, apte à la vie en société, par la participation à des significations collectives (Cornélius Castoriadis). L’imaginaire peut ainsi se comprendre comme un ensemble d’images fondatrices qui permettent la compréhension, voire la médiation du sujet avec le monde environnant. Le partage, avec d’autres, des mêmes images structurantes connecte le sujet au social et l’inscrit dans une intertextualité, dans une interaction aussi, qui constitue et maintient le groupe (Michel Maffesoli). S’il est difficile de circonscrire les imaginaires, c’est alors la production des images et représentations qui s’inscrit désormais jusque dans les agendas institutionnel et politique afin d’influer sur une adhésion, voire une identification avec le groupe, avec le parti, avec la Cité. Longtemps abandonnée aux entrepreneurs culturels, l’image des villes a aujourd’hui ses spécialistes et fait l’objet de politiques spécifiques, ce qu’il est convenu d’appeler le marketing territorial (l’influence de Richard Florida dans le management des villes moyennes aux Etats-Unis est ici exemplaire). Si l’on constate depuis les années quatre-vingt-dix un « virage culturel » (Frederic Jameson) dans le discours sur la société jusque dans son fonctionnement économique, il serait important de clarifier les différentes strates de la construction de ces imaginaires urbains dans une lecture critique des pratiques culturelles, aussi bien que politiques et économiques afin de comprendre comment ces représentations influent sur, voire produisent une identification avec le lieu, renforçant ainsi le lien social. S’il est sans doute naïf de souscrire à une vision démocratique ou égalitaire de droit à faire la Cité, il est tout aussi réducteur de réserver celle-ci à une production maîtrisée par quelques communicants et décideurs. Ne faudrait-il pas plutôt entendre ici le politique dans le sens que Jacques Rancière a voulu donner à ce lieu de rencontre entre gouvernance et formes d’émancipation ? Car, la Cité, faisceaux de relations sociales, comme le souligne André Sauvage, se fonde sur des actes et symboles capables de conforter, voire de susciter des imaginaires qui instaurent de l’identité. Jean-Jacques Rousseau soulignait déjà : « Le vrai sens de ce mot s’est presque entièrement effacé chez les modernes ; la plupart prennent une ville pour une Cité et un bourgeois pour un citoyen. Ils ne savent pas que les maisons font la ville mais que les citoyens font la Cité. »  Ainsi, l’attention sera portée, dans ce colloque, sur la construction (Patrick Bouchain) : des lieux et des occasions d’échange, des rapports et des savoirs, des images à defaut des imaginaires, insaisissables. Car, construire pour lui, c’est construire ensemble, c’est aussi comprendre le processus complexe qui va de l’idée au passage à l’acte, en architecture, politique, urbanisme, art. Il est à cet égard intéressant d’observer la production artistique et culturelle qui, depuis plusieurs décennies procède à une ouverture de la pratique sur des processus, permettant une plus grande accessibilité à la création jusque dans des formes d’un « nouvel art public ». Si les artistes inventent d’un côté de nouveaux usages pour les œuvres, ils travaillent également à un redécoupage des récits historiques et idéologiques, en insérant les éléments qui les composent dans des scénarios alternatifs. Il s’agit dans ces projets de formes plus ou moins interactives capables de stimuler l’émergence de nouveaux imaginaires, en proposant des espaces de négociation entre le réel et la fiction, entre récit et commentaire. Reste à analyser si et comment la création peut produire un imaginaire qui ne serait pas immédiatement instrumentalisé par l’économique (Luc Boltanski et Eve Chiapello), et si et comment les imaginaires urbains contribuent à faire la Cité, à constituer un espace public. Car la Cité implique aussi les faisceaux de relations sociales et de services, les aspects d’identités, constituant cet ensemble de liens sociaux, de responsabilités croisées qui œuvrent à un vivre ensemble plus ou moins réussi. L’objectif du présent projet est de proposer une analyse pluridisciplinaire à l’échelle internationale de la création et de la gouvernance de l’imaginaire urbain afin de préciser les attendus et perspectives de la CIté. Ce colloque souhaite d’instaurer un regard croisé entre les recherches en sciences humaines et sociales sur la Cité et la création artistique. Comment les acteurs artistiques articulent-ils la Cité, comment travaillent-ils les notions de la représentation, de la participation, de la créativité ? Comment peut-on articuler création et gouvernance de l’imaginaire ? Peut-on gouverner l’imaginaire ? Si l’art, la création et l’image ne pose qu’un cadre, comment peuvent-ils œuvrer en tant que passeurs ? Nous encourageons les contributions émanant des champs disciplinaires des Sciences humaines et sociales et des Arts, dans une perspective transdisciplinaire capable de répondre aux problématiques évoquées. Les mots clés sont : - La Cité, l’espace public - Participation, public authorship - Création des imaginaires, représentation et identité - Gestion et autogestion, politics of place - Dire la ville, faire la cité Colloque labelisé MSH, équipe d’accueil Arts : pratiques et poétiques (EA 3208), programme de recherche Pratiques artistiques, société et urbanité. Interactions, limites et interférences, sous la responsabilité de Denis Briand et Marion Hohlfeldt, université Rennes 2. Responsable scientifique : Marion Hohlfeldt Commité scientifique : Catherine Guy (urbaniste, Rennes 2), Dominique Jézéquellou (architecte, ENSAB Rennes), Christian Le Bart (politiste, Rennes 1), Malcolm Miles (sciences culturelles, University of Plymouth), André Sauvage (science humaines et sociale, Rennes 2), Olga Schmedling (historienne de l’art, IFIKK, University of Oslo). Veuillez adresser un résumé ne dépassant pas les 2000 signes pour le 20 février 2011, avec votre nom, fonction et contact à marion.hohlfeldt@univ-rennes2.fr
Nom du contact: 
Marion Hohlfeldt
Courriel du contact: 
marion.hohlfeldt@univ-rennes2.fr
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancymurzilli@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
20/02/2012
Ville de l'événement: 
Rennes
Type d'événement: 
Appels à contribution
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Malraux et ses harmoniques juives

Résumé de l'annonce: 
Appel à contribution pour le prochain numéro de Perspectives. Revue de l'Université hébraïque de Jérusalem, intitulé "Malraux et ses harmoniques juives".
Perspectives. Revue de l'Université hébraïque de Jérusalem est une revue interdisciplinaire francophone (Littérature, Arts, Histoire, Sciences du Langage), qui publie chaque année un volume sur un thème donné. Les récents numéros publiés ont porté sur des sujets aussi divers que  "André Chouraqui", "la Bible dans tous ses états", "Terres promises", "le Théâtre juif", les interférences culturelles judéo-arabes ("Mosaïques et Arabesques") ou (en 2011) "De Samson à Superman". Le nouveau numéro de Perspectives ("Malraux et ses harmoniques juives") sera consacré à André Malraux  et à sa relation avec le peuple hébreu, qu'il s'agisse de l'héritage biblique, du judaïsme ancien ou moderne, ou de l'Etat d'Israël, sans compter les amitiés personnelles. Un état des recherches s'impose après la publication par Michaël de Saint-Cheron de Malraux et les juifs. Histoire d'une fidélité et la tenue à Jérusalem, en 2010, d'un colloque international sur le même sujet. Les textes que nous accueillons ont en général de 10 à 15 pages, donc aux environs de 5500 mots, notes comprises. Les propositions [(titre et bref argumentaire)] sont à transmettre à Thierry Alcoloumbre (Université de Bar-Ilan), Thierry.Alcoloumbre@biu.ac.il , avant la fin mars 2012.
Nom du contact: 
Thierry Alcoloumbre
Courriel du contact: 
Thierry.Alcoloumbre@biu.ac.il
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancymurzilli@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/03/2012
Ville de l'événement: 
Jérusalem
Type d'événement: 
Appels à contribution
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L’idée de littérature à l’épreuve des arts populaires (1870-1945)

Résumé de l'annonce: 
Appel à contribution pour le colloque "L’idée de littérature à l’épreuve des arts populaires (1870-1945)", Projet ANR HIDIL (Université Paris Sorbonne) Histoire de l’idée de littérature, qui se déroulera à l'Universite Paris-Est Marne-la-Vallée les 13-14-15 juin 2012.
A l’encontre de la littérature pure, idéal qui fut porté pendant plus d’un demi-siècle par les générations des écrivains post-romantiques, symbolistes ou issus du symbolisme et qui a fait l’objet d’un colloque international organisé à Florence en septembre 2011, s’édifie une littérature, a priori moins pure, qui puise dans des formes artistiques considérées comme populaires : le feuilleton, l’almanach, le roman policier, le roman d’aventures, le roman colonial, le conte bleu, la bande dessinée, la chanson, le mélodrame, l’opérette, le jazz, le cirque, le carnaval, la pantomime, le music-hall, la littérature destinée à vulgariser les savoirs, la littérature scolaire… Bien des auteurs empruntent à ces littératures et ces pratiques populaires, Materlinck, Jarry, Apollinaire et ses héritiers, Mac Orlan par exemple, Péguy, Claudel, les avant-gardes, Colette, Cocteau. Bien des auteurs participent à la reconnaissance d’une littérature populaire, qui puise dans les traditions et les arts populaires son inspiration et son matériau. Que l’on songe aux écrivains de la terre, Giono, Pourrat, Ramuz, ou à la littérature nationale produite pendant la Première Guerre mondiale, ou à la littérature régionaliste, ou à la littérature scolaire destinée au public des écoles communales. On le voit, ce n’est pas tant la notion de littérature qui pose ici problème que l’épithète de populaire, qui recouvre autant la notion de peuple, héritée de la pensée romantique, repensée par les socialismes et le marxisme, que celle de nation, issue de la Révolution française ou encore celle de communauté, régionale, ethnique, religieuse, scolaire… Et cette culture populaire recoupe les pratiques propres à un groupe, le folklore, des arts pensés comme premiers ou originels, des esthétiques qui privilégient l’effet intense, le pathétique, l’émotionnel, le larmoyant. On mesurera bien l’empan du champ littéraire couvert par la notion en opposant, de 1870 à 1945, deux références aux arts populaires : Jarry, Claudel, Apollinaire, font de la marionnette l’acteur idéal de leur théâtre ; Roger Caillois fait du roman policier, en 1942, l’exemple même du romanesque, construit contre l’œuvre de Valéry qui représente la littérature d’esprit. Dans l’écriture, ce métissage bouscule les frontières et les hiérarchies, artistiques, esthétiques, génériques. Dans la mise en scène, il bouleverse la hiérarchie des spectacles. Dans le cadre d’une sociologie des littératures, il conteste l’élitisme intellectuel et social souvent associé à l’idée convenue de littérature. Dans la géographie littéraire, réelle ou symbolique, il défait les centres reconnus, institution, ville, nation, d’une autorité jusqu’alors incontestée : le populaire, dans ses multiples acceptions, c’est l’autre, non l’autre d’une alternative, mais la différence radicale et parfois irréductible. Dans le discours critique enfin, on pourrait mesurer la place occupée, dans la critique dramatique, par les arts populaires, ou l’introduction progressive de références aux écritures populaires dans la pensée de la littérature, par exemple par le collège de sociologie. A ce titre, la littérature populaire s’avère un observatoire privilégié des mutations esthétiques, poétiques, spectaculaires qui travaillent l’idée de littérature impure de 1870 à la Seconde Guerre mondiale. Le champ est immense. Ouvert aux monographies ou aux communications couvrant de larges corpus (un mouvement, un genre, un metteur en scène, un théâtre …), le colloque aura pour objectif d’étudier : -le transfert de formes populaires (écrits, arts, traditions) dans la littérature de 1870 à 1945 ; -les effets esthétiques et poétiques de ces transferts ; -les bouleversements des canons littéraires provoqués par ces transferts ; -la relation établie avec le public, de la complicité à la provocation ; -la part faite à cette culture populaire, dans le discours critique de 1870 à 1945. Les propositions de communication doivent être faites au plus tard le 15 février  2012 et adressées à pascale.alexandre@wanadoo.fr.
Courriel du contact: 
pascale.alexandre@wanadoo.fr.
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancymurzilli@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/02/2012
Ville de l'événement: 
Paris
Type d'événement: 
Appels à contribution
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Mots-clés: 
littérature, épreuve, arts populaires

Le manifeste artistique: un genre collectif à l'ère de la singularité

Résumé de l'annonce: 
Appel à contribution pour "Le manifeste artistique: un genre collectif à l'ère de la singularité", journée d'études doctorales du 5 avril 2012, organisée par le Centre de recherches sur les arts et le langage, EHESS, Paris.
« Nous déclarons qu’il faut mépriser toutes les formes d’imitation et glorifier toutes les formes d’originalité » (Manifeste des peintres futuristes, 11 avril 1910) Le manifeste artistique est un genre qui résiste à la définition, un genre « protée » dont la nature est double, à la fois texte et geste. Au-delà de la dimension textuelle, le manifeste est l’acte de légitimation d’un groupe d’artistes, une intervention dans la sphère publique visant à définir une nouvelle position dans l’espace des possibles du champ. En tant qu’acte, le manifeste représente ainsi un objet d’investigation propice à l’étude des manifestations de l’art et de l’artiste dans une époque historique spécifique. L’âge d’or du manifeste coïncide avec la période des avant-gardes (1908-1930). Les manifestes qu’elles ont lancés en grand nombre ont contribué à fixer les traits canoniques du genre. Si le manifeste littéraire et artistique est étroitement lié à la période des avant-gardes historiques, deux publications collectives récentes, L’art qui manifeste(A. Larue dir, Paris, L’Harmattan, 2008) et Le manifeste littéraire au tournant du XXIe siècle (I. Vitali dir, Bologne, Olschki Editore, automne 2010) ont cependant bien mis en évidence la continuité et  la vivacité du genre longtemps après la soi-disant « mort des avant-gardes». Avec la présente journée d’études, qui voudrait considérer les manifestes des divers domaines de l’art, nous souhaitons poursuivre les chantiers ouverts par ces deux publications. Plus particulièrement, nous nous proposons d’approfondir une évolution qui a été relevée par plusieurs chercheurs (A. Larue et A. Tomiche dans L’art qui manifeste, 2008) ; E. Bricco et P. Aron dans Le manifeste littéraire au tournant du XXIe siècle, 2010) : l’affaiblissement de la dimension collective constitutive du genre et l’avènement d’un manifeste lancé par un seul artiste. Il nous semble que ce phénomène témoigne d’une radicalisation de ce que N. Heinich (dans Être artiste. Les transformations du statut des peintres et des sculpteurs, Paris, Klincksieck, 1996) a défini comme le « régime de singularité » apparu à l’heure de l’autonomisation du marché de l’art et où se dessine la représentation de l’artiste en « génie isolé ». Pour être reconnu comme artiste dans la société moderne, son oeuvre doit nécessairement être marquée d’une certaine individualité, originalité et excentricité par rapport aux normes, des critères qui, au fil du XXe siècle, ont entraîné un intérêt croissant pour la biographie de l’artiste. Cette conception de l’artiste se reflète dans les manifestes contemporains et a pour résultat d’accroître la tension, qui a marqué le genre dès ses origines, entre le collectif et le singulier. Le manifeste porte en effet la trace d’un projet commun à un groupe d’artistes dont l’ambition est de construire une identité collective singulière. A partir de ces constats, nous nous proposons de problématiser la place que peut occuper ce genre collectif dans « l’ère de la singularité » qui semble caractériser l’époque contemporaine. Comment l’affaiblissement du groupe en tant que noyau symbolique et identitaire influence-t-il les formes linguistiques du manifeste aussi bien que ses canaux de diffusion et ses enjeux symboliques et sociaux ? A travers l’étude de cas, issus du milieu des arts plastiques et de la littérature aussi bien que des arts visuels et de la musique, la réflexion proposée par la journée d’études s’articulera autour de deux axes principaux : 1) Perspective sociologique : L’affaiblissement de la dimension collective du manifeste, peut-il être interprété comme une perte de croyance dans la capacité prêtée à l’art de changer le monde et, plus largement, comme une perte de la confiance dans le pouvoir des mots ? Dans quelle mesure cette singularisation du discours du manifeste fait-elle écho à ce qu’on a appelé la « fin des grands récits de la modernité » ? Si aujourd’hui a été abandonné le « mythe de l’originalité » (R. Krauss, L’originalité de l’avant-garde et autres mythes modernistes, Paris, Macula, 1993) qui caractérisait l’époque des avant-gardes historiques, quelle valeur donner à la notion de « nouveauté » dans les manifestes d’aujourd’hui? Une autre piste d’interrogation pourrait porter sur les nouvelles possibilités de diffusion de textes offertes par Internet et l’édition numérique. Ces supports influencent-ils les traits formels du manifeste et, dans ce cas, de quelle manière ? Dans la perspective d’une ouverture comparatiste, nous invitons à confronter les manifestes des différents domaines artistiques pour pouvoir mettre en évidence leurs conditions sociales particulières.   2) Perspective discursive : Nous nous appuierons sur une série de textes manifestaires pour tenter de saisir les changements discursifs engendrés par le travail solitaire de l’artiste dans la société actuelle. De quelle manière l’artiste procède-t-il pour affirmer sa singularité dans les manifestes signés par un collectif ? Comment le manifeste émanant d’un seul artiste modifie-t-il les outils rhétoriques du genre ? Par exemple, on pourrait se demander quelle valeur attribuer aux changements déictiques dans la définition du locuteur et du destinataire – singulier ou pluriel – et dans le lien qui s’établit entre les interlocuteurs. Une autre approche possible concerne l’autoréflexivité, un trait récurrent du genre dès ses origines. On pourrait penser que la transgression du genre manifestaire que représente le manifeste en singulier entraîne un emploi plus ample du métadiscours. Si c’est le cas, sous quelles formes le métadiscours se présente-t-il dans les manifestes publiés à l’ère de la singularité ?  En conclusion, on peut se demander dans quelle mesure l’apparat théorique – descriptif, taxonomique et définitionnel – développé pour les manifestes est encore pertinent. Les hypothèses proposées par C. Abastado («Introduction à l’analyse des manifestes», Littérature, nº 39,1980), J. Demers et L. McMurray (L’enjeu du manifeste, le manifeste en jeu, Québec, Le Préambule, 1986) et M. Burger (Les manifestes, paroles de combat : de Marx à Breton, Paris, Delachaux et Niestlé, 2002), sont-elles encore valables ? Doit-on envisager une redéfinition globale du genre, donnant – par le biais de la notion de geste ou d’acte manifestaire – la priorité à la fonction sur des traits discursifs multiples et disparates ?   Les propositions de communication, d’environ 250 mots et accompagnées d’une brève notice bibliographique, devront parvenir au plus tard le 30 janvier 2012 aux adresses mail suivantes : mettetjell@gu.se vivianabirolli@gmail.com Pour tout déplacement, les frais de voyage devront être pris en charge par l’institution de départ. Responsable : Mette Tjell, doctorante au Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL), EHESS Adresse : CRAL, EHESS, 96 bd. Raspail 75006 Paris
Nom du contact: 
Mette Tjell
Courriel du contact: 
mettetjell@gu.se
Adresse postale: 
CRAL, EHESS, 96 bd. Raspail 75006 Paris
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancymurzilli@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/01/2012
Ville de l'événement: 
Paris
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
manifeste artistique, singularité, genre collectif

Appel à projets : collection "Savoirs littéraires et imaginaires scientifiques"

Résumé de l'annonce: 
Éditions littéraires et linguistiques de l'Université de Grenoble : appel à projets pour la collection «Savoirs littéraires et imaginaires scientifiques», dirigée par Lise Dumasy , Yves Citton et Patrick Pajon.
Cette collection se propose de publier des ouvrages se situant sur les zones-frontières éminemment poreuses qui séparent et solidarisent les approches de type « scientifique » et les sensibilités de type « littéraire ». Qu’est-ce qu’une enquête littéraire peut nous apprendre sur les formes, les limites, les vertus, les points aveugles, les évolutions et les enjeux actuels des discours à prétention scientifique. La collection repose sur un certain nombre de principes constitutifs, qu’il appartient à chaque ouvrage d’investir, de préciser et de réagencer à sa façon propre. Littérature et sciences se matérialisent et se transmettent toutes à travers des discours ; ces discours sont toujours structurés par des logiques combinatoires multiples que l’analyse cherche à mettre en lumière ; quoique ces logiques répondent à des fonctionnements très différents dans le cas des textes scientifiques et dans le cas des textes littéraires, aucun d’eux n’échappe à la nécessité de déployer par des moyens linguistiques un certain imaginaire, qui peut toujours faire l’objet d’une analyse non seulement linguistique mais proprement littéraire – à savoir une analyse qui mobilise les vertus signifiantes propres à la « lettre » des textes (polysémies, paronomase, tensions syntaxiques, connotations) pour construire des interprétations qui nous conduisent au-delà du sens intentionnel et explicite de ces textes. Les projets proposés pourront se pencher sur les formes des discours scientifiques eux-mêmes, sur les modes de parole et d’intervention langagière dont ils participent, sur les imaginaires qui s’y déploient. Ils pourront aussi repérer des translations de ces discours au sein d’œuvres littéraires, en analysant alors en quoi cette mise en scène littéraire de la science contribue à déplacer les significations, les régimes de visibilité, les visées et les enjeux du projet scientifique originel. Ils pourront également projeter sur un corpus littéraire des modèles interprétatifs inspirés par les méthodes et les résultats de la recherche scientifique. Ils pourront faire ce travail sur des objets contemporains ou sur des œuvres et des savoirs tirés des siècles passés, mais il faudra dans tous les cas que l’analyse débouche sur une réflexion actualisante, aidant le lecteur d’aujourd’hui à se situer dans le monde d’aujourd’hui. Il s’agit bien à travers cette collection d’affirmer, d’une part, que les études littéraires sont le lieu de constitution d’un savoir littéraire pertinent pour notre époque en ce qu’il nous apporte une distance critique à l’égard des disciplines et des croyances qui orientent (ou ont orienté) notre devenir sociétal et d’affirmer, d’autre part, que les discours de savoir qui circulent (ou ont circulé) parmi nous participent d’un imaginaire scientifique qu’il importe d’étudier dans son statut d’imaginaire (et non seulement dans ses traductions pragmatiques, mathématiques, technologiques). Tirer de l’approche littéraire un savoir qui mette en lumière la dimension imaginaire du discours scientifique, telle sera la devise de cette collection. *Yves Citton est professeur de littérature française du XIIIe siècle, Lise Dumasy, professeur de littérature française des XIXe et XXe siècles, et Patrick Pajon, MCF en sciences de l'information et de la communication. Les propositions d'ouvrages ou les questions concernant cet appel seront envoyées à : elisabeth.greslou@u-grenoble3.fr ou lise.dumasy@u-grenoble3.fr Elisabeth Greslou Responsable des éditions Éditions littéraires et linguistiques de l'Université de Grenoble Université Stendhal BP 25 38040 Grenoble cedex 9 Tel 04 76 82 43 72 Fax 04 76 82 41 12
Nom du contact: 
Elisabeth Greslou
Courriel du contact: 
elisabeth.greslou@u-grenoble3.fr
Adresse postale: 
Université Stendhal BP 25 38040 Grenoble cedex 9
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancymurzilli@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/02/2012
Ville de l'événement: 
Grenoble
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
collection, savoir littéraire, imaginaire scientifique

Mémoires et représentations de la déportation en Europe aujourd’hui

Résumé de l'annonce: 
Appel à contribution pour "Mémoires et représentations de la déportation en Europe aujourd’hui", Colloque de l’Université de Strasbourg (Institut d’Etudes Politiques, mercredi 12 et jeudi 13 décembre 2012, organisé par le Groupe FARE : Michel Fabréguet/Danièle Henky.
Le projet de ce colloque s’inscrit dans la continuité d’une première journée d’étude organisée par l’équipe de recherche Frontières, Acteurs et Représentations de l’Europe (FARE) de l’Université de Strasbourg en décembre 2009 sur le thème des grandes figures du passé et des héros référents. Un des acquis de cette journée a mis en évidence l’importance de la césure représentée par les décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale dans la transformation des figures et des stéréotypes des héros contemporains, suite en particulier à l’ampleur du traumatisme engendré par les pratiques criminelles et génocidaires du nazisme. Il paraît donc tout à fait stimulant de s’intéresser désormais aux mémoires et aux représentations de la déportation dans l’Europe la plus contemporaine, au cours des deux ou trois dernières décennies. L’historien Tal Bruttmann souligne à juste titre que le terme de « déportation » s’est imposé en France pour désigner « les victimes des nazis acheminées vers les camps de concentration », avec cette ambiguïté qu’il évoque dans un premier temps, moins la détention que le déplacement, le transfert et l’éloignement. Mais ce terme a lui-même une longue histoire antérieure à la Seconde Guerre mondiale et renvoie à « tout phénomène de masse touchant des populations civiles réduites en esclavage », associant l’idée de peine au sens judiciaire et de travail forcé dans des circonstances particulièrement dures. En France, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et la définition législative du statut des déportés en 1948, le terme de « déportation » s’est par ailleurs trouvé au coeur de conflits de mémoires liés à des définitions de statuts juridiques, entre différentes catégories de victimes des politiques de répression, de persécution et du travail forcé mises en oeuvre par le régime national-socialiste et ses satellites à l’intérieur comme à l’extérieur des camps de concentration stricto sensu. On en retiendra donc ici, délibérément, la définition la plus large en l’appliquant indifféremment aux camps de concentration proprement dits (KL), dans la dépendance de l’Inspection des camps (IKL), comme aux autres types de camps aux fonctions analogues à celles des KL, qui constituèrent un monde parallèle : camps d’éducation par le travail, prisons de police, camps de prisonniers de guerre édifiés à partir de 1941 sur ordre de l’OKW, mais aussi aux ghettos, camps de travail forcé pour les juifs, centres de mises à mort, camps d’extermination relevant de l’action Reinhardt et fermés à l’automne 1943, ou encore aux camps de tziganes, sans que la liste soit exhaustive. L’objectif de ce colloque ne consistera donc pas à revenir sur les conflits de mémoires désormais bien identifiés en France entre les « héros » et les « victimes » de la déportation en deçà comme au-delà de la fameuse césure de la fin des années 1970, mais à s’interroger, dans une perspective résolument pluridisciplinaire conformément à l’esprit et à la pratique de l’équipe FARE, sur les mémoires et les représentations actuelles de la déportation en Europe. Quels sont les enjeux des mémoires de la déportation, définie dans son acception la plus large comme sanction répressive, persécution et travail forcé ? Comment les différentes aires géographiques et nationales du continent peuvent-elles s’approprier ces différents enjeux et que représentent ceux-ci pour elles ? De quelle manière ces mémoires peuvent-elles entrer en résonance ou au contraire en confrontation avec les mémoires d’autres pratiques criminelles et génocidaires, en particulier sous les auspices des « totalitarismes » ? De quelle manière ces mémoires entrent-elles désormais aussi en relation avec les notions d’Europe et de construction européenne?  Quelles sont les sources et les vecteurs (littéraires bien sûr, mais aussi cinématographiques et audiovisuels, associatifs, muséographiques sans oublier entre autres l’Internet) qui assurent la formation et la transmission de ces mémoires ? Par quels moyens, dans quels buts et avec quelle réception ? Quelles représentations ces medias proposent-ils des figures et acteurs de cette époque historique et avec quels effets dans des domaines culturels aussi différents que l’art, la littérature et les sciences humaines ? Qu’en est-il également du rapport de ces mémoires avec les pratiques scientifiques et cognitives, ou avec les revendications victimaires catégorielles dans les différentes aires géographiques et nationales du continent européen ? La réflexion devra donc rester très largement inter- et pluridisciplinaire. Toutes les disciplines aux approches complémentaires s’inscrivant dans le champ des sciences humaines (histoire, littérature, philosophie, sociologie, sciences politiques, sciences de l’information et de la communication, sciences de l’éducation, sciences économiques…) se trouvent ici sollicitées. Ce colloque se déroulera dans la mercredi 12 et le jeudi 13 décembre 2012 à l’Institut d’Etudes Politiques de Strasbourg. Les propositions de communication, composées d’un abstract comprenant entre 500 et 1000 signes au maximum espaces compris et précédées d’un titre, accompagnées d’une brève biobibliographie devront être envoyées à Michel Fabréguet (michelfabreguet@noos.fr) et à Danièle Henky (daniele.henky@wanadoo.fr ) pour le 15 mai 2012 au plus tard.     Ces propositions seront examinées par un comité scientifique. Les auteurs des propositions retenues seront informés d’ici le 30 juin 2012. Les actes du colloque feront ultérieurement l’objet d’une publication.  Responsable : Michel Fabréguet et Danièle Henky Adresse : Danièle Henky1, route de Tréhémont57250 Moyeuvre-Grande
Nom du contact: 
Michel Fabréguet
Courriel du contact: 
michelfabreguet@noos.fr
Adresse postale: 
Danièle Henky 1, route de Tréhémont 57250 Moyeuvre-Grande
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancymurzilli@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/05/2012
Ville de l'événement: 
Strasbourg
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Mémoires, représentations, déportation, Europe

Colloque Médias/Santé Publique

Résumé de l'annonce: 
Appel à communications pour le colloque "Médias/Santé Publique" qui se tiendra à Bordeaux les 18 et 19 octobre 2012.
Appel à communications A côté d’un traitement plus ordinaire des questions médicales, scientifiques ou techniques, les épisodes du SRAS en 2003, de la grippe A (H1N1) en 2009 ou très récemment de la bactérie ECEH ont montré comment des questions de santé publique pouvaient devenir des problèmes politiques dont les médias s’emparaient dans leur immédiateté, comme des scoops, contribuant ainsi à les ériger en événements. En traitant alors ces « événements » sous différents angles (scientifique, médical, technique, politique, économique, industriel, social, environnemental), les médias mettent en scène des acteurs relevant de sphères discursives distinctes : scientifiques, responsables politiques, citoyens malades avérés ou potentiels, professionnels de la santé. Une polyphonie de discours publics se laisse alors saisir, pouvant parfois donner l’impression d’une cacophonie, parfois d’une orchestration vite vue comme manipulatrice. Au delà d’une information classiquement relayée et commentée par la presse (généraliste ou plus spécialisée), la télévision, la radio ou internet, des campagnes de communication sont alors mises en place pour faire connaître des moyens de prévention, ou pour inciter à la vaccination par exemple. On peut aussi voir émerger des reprises ironiques, sous forme de clips sur internet, faux journaux, créations théâtrales... Le colloque qui sera organisé à Bordeaux les 18 et 19 octobre 2012 vise à réunir des chercheurs d’horizons différents (en Sciences de l’Information et de la Communication, Philosophie, Linguistique, Sciences du Langage, Sociologie) ainsi que des professionnels de la santé, de la politique et des médias, afin de croiser leurs réflexions sur le mode de traitement par les médias des questions de santé publique. Les problématiques suivantes pourront être abordées, sans exclusive : En matière de santé publique, comment le discours de la science est-il diffusé ? Comment les paroles des experts scientifiques sont-elles rapportées ? Quelle texture énonciative se dessine ? Lorsque le journaliste endosse le rôle de médiateur, quel dialogisme interactionnel se met en place ? Quelles en sont les marques linguistiques et sémiotiques (reformulations, vulgarisation, désignations qualifiantes, infographies, encadrés et illustrations à vocation didactique, etc.) ? En contexte de santé publique, quelles sont les stratégies rhétoriques que les médias mettent en acte ? Comment les médias ventilent-ils les raisons (scientifique, politique, économique) dans les différents discours à propos de la santé publique ? Plus largement, quelle importance les médias accordent-ils aux questions de santé publique ? Comment mettent-ils en scène les questions ou les problèmes de santé publique ? A partir de quand peut-on parler d’« événement médiatique » ? Et à quel moment passe-t-on de « question » à « problème politique » de santé publique ? Comment les médias interviennent-ils dans la mise en place d’une alerte sanitaire ? Observateurs, acteurs, révélateurs, amplificateurs ? Comment les différents publics réagissent-ils au traitement médiatique des problèmes de santé publique ? Quelles sont les stratégies rhétoriques que les médias mettent en œuvre en contexte de santé publique? Comment, dans un contexte d’abondance de l’information et de possibilité de bruitage, les médias permettent-ils de distinguer le vrai du faux ? Quelle désinformation peut se mettre en place ? Comment se redéfinit l’expertise en matière de santé publique et qui peut être considéré comme expert ? Les propositions de communication en fichier Word ou rtf (un titre et un résumé de 450 mots maximum, en français ou en anglais) seront à déposer avant le 17 mars 2012 à l’adresse suivante : www.conference-universite.org/MedSante2012 Calendrier : - Date limite de dépôt des propositions, via le site du colloque : 17 mars 2012 - Notification d’acceptation : fin mai 2012 - Pré-inscriptions : avant le 15 juin 2012 - Date du colloque : 18 et 19 octobre 2012 Contact : medsante2012 [ à ] conference-universite.org Composition du comité scientifique : Benkimoun Paul Journaliste en charge des questions de santé - Le Monde Boutet Josiane, Professeur des Universités en Sciences du Langage, Université Paris IV-La Sorbonne et Université Paris VII-Denis Diderot Brun Cédric, Maître de conférences en Philosophie, Université Bordeaux, SPH (EA4574) Doury Marianne, Chargée de recherche, Laboratoire Communication et politique. Duteil-Mougel Carine, Maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication, ENSIL-Université de Limoges, CeReS (EA 3648) Gonon François, Directeur de recherche, Institute of Neurodegenerative Diseases, CNRS, UMR 5227 Krieg-Planque Alice, Maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication, Université Paris-Est Créteil (UPEC), Céditec. Laügt Olivier, Maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication, Université Bordeaux, SPH (EA4574) Ledegen Gudrun, Maître de conférences en Sciences du Langage, Université de Rennes 2, Préfics Londei Danielle, Professore Ordinario di Lingua francese auprès de la Scuola Superiore di Lingue Moderne per Interpreti e Traduttori (Forli)- Università di Bologna Moirand Sophie, Professeur des universités en Sciences du Langage, Université Sorbonne nouvelle et Paris 3, Cediscor-Syled Rastier François, Directeur de recherche CNRS, ERTIM Reboul-Touré Sandrine, Maître de conférences en Sciences du Langage, Université Sorbonne nouvelle et Paris 3, Cediscor-Syled Santone Laura, Université Roma Tre, Faculté de Lettres et Philosophie - Département de Langues et cultures étrangères, Rome Venturini Tommaso, Maître de conférences à Sciences Po Paris Vergely Pascale Maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication, Université Bordeaux, SPH (EA4574)
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancymurzilli@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
17/03/2012
Ville de l'événement: 
Bordeaux
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 

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