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Appels à contribution

Autorité et WEB 2.0 : approches discursives

Appel à contributions revue AAD

Résumé de l'annonce: 
Appel à contributions pour le numéro 26 de la revue Argumentation et Analyse du discours portant sur la circulation de l'autorité dans les discours produits dans le web 2.0
Le numéro 26 de la revue Argumentation et Analyse du Discours, dont la publication est prévue pour avril 2021, est placé sous la direction de Stefano Vicari, Université de Gênes (Italie) Si des flots d’encre ont déjà coulé sous la plume des philosophes (Weber, 1922, Arendt, 1955, Foucault, 1975, Origgi, 2008, 2008b) et des sociologues (Candel, Gkouskou-Giannakou, 2017) etc. sur l’autorité, celle-ci reste une notion dynamique dont la nature pluridimensionnelle fait un objet de recherche difficile à cerner et plus encore à définir. Comme toutes les notions complexes, elle fait l’objet d’une certaine dilution sémantique qui permet néanmoins de saisir des dimensions sur lesquelles les chercheurs semblent s’accorder. En analyse du discours, les deux numéros de Mots. Le langage du politique (Pineira, Périès, 1995 ; Monte et Oger 2015) ont permis de mettre au jour les procédés discursifs aptes à créer des discours d’autorité, à partir de corpus de « groupe » plus ou moins institutionnels et de montrer que les affirmations de Bourdieu « l’autorité vient au langage du dehors » (1982 : 105) sont à nuancer : la double nature socio-relationnelle et discursive de l’autorité en légitime pleinement une étude socio-discursive. Or, la prise en compte des discours groupaux a montré jusqu’à quel point la construction verbale de l’autorité repose sur du déjà-dit, à savoir sur le partage tacite de savoirs et de connaissances constituant le soubassement prédiscursif de tout discours d’« autorité » et garantissant ce qu’Oger (2013) a si bien appelé « surcroît de crédibilité ». Les chercheurs ont montré le fonctionnement d’un large éventail d’observables discursifs tels que l’effacement énonciatif (Rabatel 2004), le figement discursif et/ou interdiscursif (Krieg-Planque 2015), les routines discursives, les prédiscours (Paveau 2006), les mécanismes de « co-discours » (Raus 2015), etc. aptes à construire un discours marqué du sceau de l’autorité, émanant d’une source énonciative sinon individuelle, du moins institutionnelle et/ou groupale. Qu’en est-il dès lors de la circulation discursive de l’autorité lorsqu’on prend en compte les discours de locuteurs appartenant à des « groupes sociaux » différents ? Va-t-elle toujours de soi ? Ou, au contraire, peut-on identifier des « conflits d’autorité » ou, plus généralement, des « échecs » du discours d’autorité ? Ces questions seront étudiées dans le web 2.0 qui, des grands débats sociétaux aux questions culinaires et vestimentaires, apparaît aujourd’hui comme l’observatoire privilégié des modes de circulation de l’autorité dans le discours. La distinction nette entre locuteurs légitimes et « sans voix » de Bourdieu (1977) ne semblant sans doute plus pertinente dans l’univers discursif numérique, la circulation de l’autorité doit être plutôt appréhendée dans sa dimension historicisée (Leclerc 2001), à la lumière des nouvelles techniques de production des discours (« technodiscours », Paveau 2017), des nouvelles conditions sociales de circulation de ces discours (Origgi 2008b) et du caractère « liquide » des relations interpersonnelles en ligne (Bauman, 2013), qui favorisent la rencontre de discours de locuteurs qui ne partagent pas forcément les mêmes savoirs, les mêmes représentations, voire les mêmes autorités sur les différentes questions. On peut faire l’hypothèse que le web 2.0 contribue à modifier les modes de circulation de l’autorité en favorisant l’hybridation de discours de locuteurs appartenant à des groupes sociaux variés, à des « cultures » différentes, dont les « logiques » (ou « habitudes ») discursives, rationnelles et comportementales sont volontiers divergentes, voire discordantes. L’appréhension des modalités de circulation de l’autorité dans les discours ordinaires en ligne ne peut donc se faire sans prendre en compte sa dimension sociale, liée non seulement au statut du locuteur, mais surtout aux différentes communautés discursives ou, du moins, aux multiples positionnements discursifs à travers lesquels elle circule. On se propose donc de montrer dans quelles conditions discursives et à l’aide de quelles stratégies les locuteurs, dans les réseaux sociaux, manifestent ou refusent leur confiance à une autorité. Comment travaillent-ils à se soustraire au discours qui va de soi, au caractère évident et prétendu partagé des propos tenus par des instances énonciatives plus ou moins institutionnelles (médias, gouvernement, mais aussi instances plus restreintes…) et légitimes, voire aux normes, au pouvoir institutionnel ou d’une communauté ? Dans ce numéro, on observera et analysera les modalités discursives et argumentatives à travers lesquelles les locuteurs dans le web 2.0 (dispositifs en ligne des journaux, réseaux sociaux, etc.) réagissent aux manifestations de l’autorité sous différentes formes (de l’institution, de la « tradition », des médias, de la majorité - Mineur, 2017 - mais aussi de la performativité des énoncés, etc.) dans le but de répondre aux questions suivantes : • Peut-on identifier des manifestations de vulnérabilité (Garrau 2018), de résistance ou de protestation face aux normes, à l’exercice du pouvoir, au discours autoritaire et/ou d’autorité ? • Dans quelle mesure réside, à la base de la dimension plus ou moins conflictuelle de certaines polémiques (Amossy, 2014) ou controverses (Charaudeau, 2017) qui circulent dans l’espace discursif public en ligne, le non-partage des mêmes autorités par les locuteurs ? • Quelles modalités discursives et argumentatives plus ou moins conflictuelles sont utilisées par les locuteurs pour réfuter, délégitimer, ou au contraire, légitimer un discours d’autorité ? • Quels observables (techno)discursifs doit-on prendre en compte pour cerner ces phénomènes ? Dans l’objectif de montrer la contribution de l’analyse du discours et de l’argumentation à l’étude de la circulation de l’autorité dans le web 2.0, on privilégiera des propositions dotées d’une perspective théorique et/ou méthodologique bien argumentée, suivies d’une étude de cas fondée sur un corpus empiriquement structuré. Il s’agira prioritairement d’observer les dynamiques discursives dans des débats sociétaux actuels, voire des polémiques ou des controverses, permettant d’interroger la relation entre autorité et communautés discursives ou phénomènes sociaux. Modalités de soumission : • Les propositions doivent être soumises avant le 5 janvier 2020 sous la forme de résumés ou d’avant-projets de 1000 mots (au maximum) dont l’acceptation vaudra encouragement mais non pas engagement de publication. Elles doivent être envoyées au responsable du numéro, Stefano Vicari, avec une copie à Ruth Amossy • Les auteurs des propositions seront informés des décisions jusqu’au 20 janvier 2020. • Les propositions retenues devront être envoyées sous forme d’article (50 000 signes maximum, notes et bibliographies comprises) : fin juin 2020. • Les manuscrits seront lus, avec intérêt, par le comité éditorial de la revue, puis envoyés anonymement à deux spécialistes pour une évaluation finale : fin octobre 2020. • Les articles acceptés pour publication devront être renvoyés, après corrections (le cas échéant) jusqu’à fin janvier 2021. • La publication du numéro est prévue en avril 2021. Les auteurs sont priés de prendre connaissance du protocole rédactionnel de la revue Argumentation et Analyse du Discours (disponible sur : https://journals.openedition.org/aad/173) Coordonnées du responsable du numéro : Stefano Vicari stefano.vicari@unige.it Coordonnées de la Rédactrice en chef : Ruth Amossy amossy@bezeqint.net Bibliographie indicative Amossy, Ruth. 2014. Apologie de la polémique (Paris : P.U.F) Arendt, Hannah. 2004 [1955]. « Qu'est-ce que l'autorité ? », La crise de la culture (Paris : Gallimard) Bauman, Zygmunt. 2013. Communitas. Uguali e diversi nella società liquida (Roma : Aliberti) Bourdieu, Pierre. 1982. Ce que parler veut dire. L’économie des échanges linguistiques (Paris : Fayard) Bourdieu, Pierre. 1977. « L’économie des échanges linguistiques », Langue française 34, « Linguistique et sociolinguistique », 17-34 Candel Étienne & Pergia Gkouskou-Giannakou. 2017. « Autorité et pratiques de légitimation en ligne »‪, Quaderni, 93 : 2 (Paris : FMSH) ‬‬‬‬‬‬‬‬‬ Charaudeau, Patrick. 2017. Le débat public. Entre controverse et polémique. Enjeu de vérité, enjeu de pouvoir, (Limoges : Lambert-Lucas) Foucault, Michel. 1975. Surveiller et punir (Paris : Gallimard) Garrau, Marie. 2018. Politiques de la vulnérabilité (Paris : CNRS éditions) Hamer, Dean. 2008. « Folklore », Encyclopedia of the Social and Cultural Foundations of Education, SAGE Publications, http://www.sageereference.com/foundations/Article_ n160.html (consulté le 30/10/2019, accès payant). Krieg-Planque, Alice. 2015. « Construire et déconstruire l’autorité en discours. Le figement discursif et sa subversion », Mots. Les langages du politique 107, 115-132 Leclerc, Gérard. 2001. « Histoire de la vérité et généalogie de l’autorité », Cahiers internationaux de sociologie 111, « La construction sociale à l'épreuve », 205-231 Mineur, Didier. 2018. Le Pouvoir de la majorité. Fondements et limites (Paris : Classiques Garnier) Monte, Michèle & Claire Oger. 2015. « Discours d’autorité : des discours sans éclat(s) ? », Mots. Les langages du politique 107. Oger, Claire. 2013. Discours d’autorité, discours autorisés. Faire référence et dire l’institution, « inédit » du dossier d’habilitation à diriger des recherches en sciences de l’information et de la communication, soutenu le 2 décembre 2013 à l’Université Paris-Sorbonne (CELSA). Origgi, Gloria. 2008. Qu’est-ce que la confiance ? (Paris : Vrin) Origgi, Gloria. 2008b. « Trust, authority and epistemic responsibility », Theoria 61, 35-44 Paveau, Marie-Anne. 2017. L'analyse du discours numérique. Dictionnaire des formes et des pratiques (Paris : Hermann) Paveau, Marie-Anne. 2006. Les prédiscours : sens, mémoire, cognition (Paris : PUF) Pineira Carmen & Gabriel Périès. 1995. « Actes d’autorité. Discours autoritaires », Mots. Les langages du politique 43. Rabatel, Alain. 2004. « L’effacement énonciatif dans les discours rapportés et ses effets pragmatiques », Langages 156, 3-17 Raus, Rachel. 2015. « Types de contre-discours et remaniements « codiscursifs » : l’inscription du dit d’ATTAC et du LEF dans les rapports du Parlement européen sur les femmes (2004-2012) », Semen 39, 115-134. Weber, Max. 1995 [1922]. Économie et société, 2 vol. (Paris : Uge Poche)
Nom du contact: 
Stefano Vicari
Courriel du contact: 
stefano.vicari@unige.it
Suggéré par: 
Stefano Vicari
Courriel: 
stefano.vicari@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
05/01/2020
Ville de l'événement: 
Genova
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
analyse du discours, argumentation, autorité, web 2.0
Site web de référence: 
https://journals.openedition.org/aad/

Scritture Melomani: tradurre le emozioni musicali

Résumé de l'annonce: 
Convegno organizzato dal gruppo di lavoro “Intermédialité et intersémiose” (Do.Ri.F) diretto da Elisa Bricco e Licia Reggiani.
Scritture Melomani: tradurre le emozioni musicali Convegno organizzato dal gruppo di lavoro “Intermédialité et intersémiose” (Do.Ri.F) diretto da Elisa Bricco e Licia Reggiani. Scadenza per le proposte : 15 dicembre 2019 Convegno: 29-30 giugno 2020 a Genova Call for papers Nell’ambito degli studi delle interconnessioni artistiche, lo studio dei legami tra letteratura e musica è spesso trascurato dai ricercatori poiché considerato troppo tecnico, quando invece si ritiene di essere in grado di “leggere” un quadro, una fotografia o un film. Eppure, la musica è parte integrante della nostra esistenza e le sue molteplici forme, tra cui in particolare la canzone, sono oggetto di studi approfonditi. Il progetto intende prendere in esame gli scritti sulla musica che, per la loro diversità e per quello che ci dicono del contesto che li ha visti nascere, meritano anch’essi l’attenzione degli studiosi. In Francia, tali lavori godono già da diversi decenni dell’interesse dei ricercatori. A tal proposito, un lavoro in più volumi sarà pubblicato a breve dalle Presses Universitaires de Rennes sulla critica musicale, esito del programma internazionale “La critique musicale au XXe siècle”. Il progetto si pone come obiettivo lo studio delle forme della musicografia, e in particolare il modo in cui la scrittura traduce e traspone le emozioni provocate dalla musica. La melomania e la questione dell’emozione musicale costituiscono l’oggetto di un paradosso: in effetti se appare evidente che il desiderio di scrivere sulla musica nasce dal piacere dell’ascolto, e di una melomania più o meno affermata, la critica musicale, dall’inizio del XX secolo, si è tuttavia mostrata diffidente nei confronti del linguaggio dei sentimenti e delle emozioni soggettive. A questa diffidenza istituzionale si aggiunge una difficoltà: la questione dell’”emozione musicale” è complessa, poiché il rapporto della musica con le emozioni si è profondamente modificato nel corso del tempo. Se la musica antica poggiava su una griglia prestabilita di legami tra forme musicali e affetti, al contrario il romanticismo ha allargato lo spettro a tutte le emozioni individuali, rendendole fluide e impossibili da cartografare. Dal canto suo il XX secolo modernista, ha spesso tentato di eliminare la possibile empatia delle opere, a favore di una marcata attenzione alla forma. Pertanto, in quest'ottica risulta indispensabile integrare e studiare la nozione di ascolto, ponendoci “all’ascolto dell’ascolto”. In altre parole: in cosa consiste l’esperienza uditiva e perchè fa scaturire tra i melomani un desiderio di scrittura? Questa scrittura vuole essere una trasposizione, una trasformazione, o altro? Quale legame sussiste tra il testo prodotto e la musica che lo ha generato? Inoltre, le emozioni prodotte dalla musica sono assimilabili alle emozioni comuni, o è necessario parlare di un tipo di emozione particolare che non potrebbe essere provocata altro che da se stessa? Infine, sarebbe altresì interessante studiare la funzione sociale che rivestono la melomania e l’espressione dell’emozione musicale. Un saggio americano tradotto e pubblicato recentemente in Francia, Anatomie de la folle lyrique (Wayne Koestenbaum, The Queen’s Throat, 1993) interroga il presunto legame privilegiato tra gli omosessuali e la melomania, e più ampiamente i particolari meccanismi sottesi all’amore folle per l’opera – nella sua dimensione personale, carnale o identitaria. Sarebbe interessante sviluppare una riflessione analoga su altri tipi di melomania. Come si possono qualificare, inoltre, le “emozioni collettive” provocate da un inno patriottico, un canto partigiano, una marcia, etc. espressioni dell’ethos di un popolo, di una comunità, o di un gruppo sociale? Queste emozioni come esprimono se stesse nel discorso sulla musica? Il progetto è interdisciplinare e sono ben accette le proposte provenienti da diversi ambiti scientifici, quali la letteratura, la musicologia, la linguistica, la traduttologia, la storia, la filosofia, le scienze cognitive. Tuttavia, l’accento dovrà essere posto sulla ricezione di – e il discorso su la musica, e non sul modo in cui la musica stessa tenta di trasmettere le emozioni. Oltre alle questioni e agli interrogativi fin qui enucleati, potranno essere studiati anche i seguenti assi di ricerca: • Diversità di espressione (di linguaggio, generica, formale) dell’emozione musicale e della melomania; • Studio linguistico del linguaggio delle emozioni musicali come espresso nei testi musicografici; • Fenomenologia dell’ascolto: cosa succede tra l’esperienza uditiva e la sua trascrizione letteraria o linguistica? • Modalità di trasformazioni linguistiche e letterarie dell’ascolto musicale e in particolare dell’ascolto interiore: come la scrittura riconfigura l’esperienza uditiva, come ricostruisce l’emozione percepita? • Studi sulla posizione dell’autore “musicografo” nel campo musicale (praticanti, critici e dilettanti della musica). Non solo sente spesso il bisogno di giustificare la sua postura, ma è anche talvolta accusato di troppa tecnicità o troppa “letterarietà” (“letterarietà” può significare tendenza alla metafora, utilizzo di un lessico delle emozioni, o altro); • Articolazione tra melomania e melofobia; • Il ruolo dell’emozione nel lessico musicale; • Traduttologia dei testi musicografici. Diversi corpus possono essere presi in considerazione: critica (stampa, radio, web), narrativa (romanzo, racconto, autobiografia, autofiction), saggi (monografie, biografie) ma saranno privilegiati gli approcci non monografici e fortemente contestualizzati. Calendario Le proposte (300 parole), accompagnate da una breve bio-bibliografia, devono essere inviate entro il 15 dicembre 2019 contemporaneamente a elisa.bricco@unige.it e marie.gaboriaud@gmail.com. Le risposte saranno notificate ai partecipanti a partire dal 1° febbraio 2020. Il convegno si terrà a Genova il 29 e il 30 giugno 2020. Comitato organizzativo Margherita Amatulli (Università di Urbino Carlo Bo) Elisa Bricco (Università degli studi di Genova) Serena Cello (Università degli studi di Genova) Giulia D'Andrea (Università del Salento) Bruna Donatelli (Università Roma Tre) Nicola Ferrari (Università degli studi di Genova) Marie Gaboriaud (Università degli studi di Genova) Licia Reggiani (Università di Bologna) Chiara Rolla (Università degli studi di Genova) Laura Santone (Università Roma Tre) Loredana Trovato (Università di Trieste) Bibliografia AUDOIN-ROUZEAU, Stéphane, BUCH, Esteban, CHIMÈNES, Myriam et DUROSOIR, Georgie (dir.), La Grande Guerre des musiciens, Lyon, Symétrie, 2009 BACKES, Jean-Louis, Musique et littérature. Essai de poétique comparée, Paris, P.U.F., 1994. BAILBE, Joseph-Marc (dir.), La Critique artistique, un genre littéraire, Centre d'art esthétique et littérature, Paris, P.U.F., Publications de l'université de Rouen, 1983 BANVILLE, Théodore de, Critique littéraire, artistique et musicale choisie, Tome 1, Paris, Champion, 2003. DONATELLI, Bruna (dir.), Flaubert en musique, revue Flaubert [En ligne], n°21, 2019, URL: https://journals.openedition.org/flaubert/3419 CARON, Sylvain, et DUCHESNEAU, Michel (dir), Musique, art et religion dans l'entre-deux-guerres, Lyon, Symétries, 2009. D’ANDREA, Giulia, “Allegro, octave, ton : termini polisemici nel linguaggio musicale settecentesco », in Jacqueline Lillo (dir.), D’hier à aujourd’hui. Réception du lexique français de spécialité, Monza, Polimetrica International Scientific Publisher, 2011, p. 107-119. - « Le Dictionnaire de Rousseau, un outil toujours actuel pour la traduction spécialisé e», in Emmanuel REIBEL (dir.), Regards sur le Dictionnaire de musique de Rousseau, Paris, Vrin, 2016, p. 249-259. ERGAL, Yves-Michel, et FINCK, Michèle (dir.), Écriture et silence au XXe siècle, Strasbourg, P.U. de Strasbourg, 2010. ESCAL, Françoise, Contrepoints. Musique et littérature, Paris, Méridiens Klincksieck, 1990. GABORIAUD Marie, « Le discours musical, un objet en soi ? », Le Comparatisme comme approche critique. Littérature, arts, sciences humaines et sociales, Tome 2, Anne Tomiche (dir.), Classiques Garnier, 2017, p. 409-423. KELLY Barbara L. (ed.), French Music, Culture, and National Identity, 1870-1939, Rochester (NY) University of Rochester Press, 2008 LANDI, Michela, Il mare e la cattedrale. Il pensiero musicale nel discorso poetico di Baudelaire, Verlaine, Mallarmé, Milano, ETS, 2002. LOCATELLI, Aude, et LANDEROUIN, Yves (dir.), Musique et roman, Paris, Éditions Le Manuscrit, 2008. PICARD, Timothée, Sur les traces d’un fantôme : la civilisation de l’opéra, Paris, Fayard, 2016 - Verdi – Wagner, imaginaire de l’opéra et identités nationales, Arles, Actes Sud, 2013 - Âge d’or – décadence – régénération, un modèle fondateur pour l’imaginaire musical européen, Paris, Classiques Garnier, 2013 - Opéra et cinéma (avec Aude Ameille, Pascal Lécroart et Emmanuel Reibel), Rennes, PUR, coll. « Le Spectaculaire », 2017. REIBEL, Emmanuel, « Musique et littérature : plaidoyer pour la création d’un champ disciplinaire par-delà les disciplines », Fabula-LhT, n° 8, Le partage des disciplines, mai 2011, URL : http://www.fabula.org/lht/8/index.php?id=238, page consultée le 11 juillet 2013. - L'Écriture de la critique musicale au temps de Berlioz, Paris, H. Champion, 2005. SCHER, Steven Paul, Word and Music Studies 5. Essays on Literature and Music (1967-2004), Walter Bernhart and Werner Wolf (ed.), Amsterdam, New York, Rodopi, 2004. SCHLOEZER, Boris de, Comprendre la musique. Contributions à "La nouvelle revue française" et à "La revue musicale", 1921-1956, Timothée Picard (éd.), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2011. SOUNAC, Frédéric (dir.), La Mélophobie littéraire. Revue littératures n°66, Toulouse, P.U. du Mirail, 2012. SZENDY, Pierre, Écoute : une histoire de nos oreilles, Paris, Éditions de Minuit, 2001. - « Un roi à l'écoute », Vacarme 2006/2, n° 35 [en ligne], p. 68-69. WOJCIECHOWSKA, Barbara (dir.), De la musique avant toute chose. Notes linguistiques et littéraires, Paris, L’Harmattan, 2014 ( textes réunis par Giulia D’ANDREA , Alessandra ROLLO, Maria SPAGNA, et Maria MASIELLO). > Versione francese nel file allegato.
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institutfrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/12/2019
Ville de l'événement: 
Genova
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
musica, musicografia, emozioni, melomania
Site web de référence: 
https://argec.hypotheses.org/

Histoire d’entalenter.

Les émotions dans le récit bref européen, entre Moyen Âge et première modernité.

Résumé de l'annonce: 
Journée d’étude, le 9 décembre 2020
« Histoire d’entalenter : Les émotions dans le récit bref européen, entre Moyen Âge et première modernité » Mercredi 9 décembre 2020 Université Littoral – Côte d’Opale, Boulogne-sur-Mer Unité de Recherche H.L.L.I. (EA 4030) Ces dernières années, les recherches sur les émotions n’ont eu cesse de se développer dans le domaine des études médiévales, littéraires et historiques et bien au-delà. En effet, la question des émotions, qui relève de celle des mentalités, paraît essentielle pour mieux appréhender l’objet que constitue toute œuvre littéraire, qu’elle soit fictionnelle ou réelle. L’objectif de cette journée d’étude est de s’interroger sur la place occupée par les émotions dans le récit bref en Europe au Moyen Âge et au début de la Renaissance. Étant donné sa forme courte, le plus souvent synonyme de concision et d’économie textuelle, ce genre est-il propice à l’expression paroxystique, ciblée, efficace des émotions ? Comment les actes émotifs (Reddy, The Navigation of Feeling. A Framework for the History of Emotions, 63 sq.) sont-ils mis en scène dans ces textes baignant dans l’oralité autant que dans la mouvance de plus en plus maîtrisée de la textualité ? Quel est le lexique employé pour dire et faire le jeu des émotions ? Qu’en est-il de la gestuelle et de la physionomie associées à leur expression ? Existe-il des émotions sous-entendues plutôt que dites ? Tabouées ? Prônées ? Politiquement (in)correctes ? Les émotions, qu’elles soient individuelles ou collectives, sont à comprendre ici dans leur acception la plus large, qui comprend les passions, les sentiments et les affects (cf. B. Rosenwein, Emotional communities, p. 4-5). Dans le cadre de cette réflexion, l’on s’intéressera au récit bref sous toutes ses formes : exemplum, dit, fabliau, lai, nouvelle et conte. La confrontation de récits issus de différentes aires géographiques européennes (Allemagne, Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie …) sera aussi l’occasion de s’interroger sur l’émergence d’une sensibilité narrativement efficace, relevant de la poétique de la brièveté et de la pragmatique de l’acmé. Les propositions de communications (résumé de 10 lignes + un bref CV) sont à adresser, avant le 15 novembre 2019, aux deux adresses mail suivantes : alexandra.velissariou@univ-littoral.fr brindusagrigoriu@yahoo.fr Les frais de déplacement des participants ne pourront pas être pris en charge dans le cadre de la journée d’étude. Organisateurs : Brindusa Grigoriu (Université de Iasi) Alexandra Velissariou (Université Littoral – Côte d’Opale) Comité scientifique : Jean Devaux (Université Littoral – Côte d’Opale) Luca Pierdominici (Université de Macerata) Danielle Quéruel (Université de Reims – Champagne Ardenne)
Nom du contact: 
Alexandra Velissariou ; Brindusa Grigoriu
Courriel du contact: 
alexandra.velissariou@univ-littoral.fr ; brindusagrigoriu@yahoo.fr
Suggéré par: 
Luca Pierdominici
Courriel: 
luca.pierdominici@unimc.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/11/2019
Ville de l'événement: 
Boulogne-sur-Mer
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
émotions, récit bref, Moyen Âge, Renaissance, première modernité
Site web de référence: 
https://www.fabula.org/actualites/les-emotions-dans-le-recit-bref-europeen-entre-moyen-ge-et-premiere-modernite_92765.php

Cesare Pavese: il racconto tra razionale e irrazionale

Résumé de l'annonce: 
call for contributions relativa alla sezione monografica del numero XIII di «Ticontre» (maggio 2020) dedicata alla scrittura di Cesare Pavese, a cura di Giancarlo Alfano, Massimiliano Tortora e Carlo Tirinanzi De Medici.
È online la call for contributions relativa alla sezione monografica del numero XIII di «Ticontre» (maggio 2020) dedicata alla scrittura di Cesare Pavese, a cura di Giancarlo Alfano, Massimiliano Tortora e Carlo Tirinanzi De Medici. La deadline per l'invio degli abstract è il 1 novembre 2019, quella per la consegna degli articoli definitivi il 6 gennaio 2019. È possibile scaricare la call in formato PDF cliccando qui. Di seguito il testo completo della call: In occasione del settantesimo anniversario della morte di Cesare Pavese «Ticontre. Teoria Testo Traduzione» ha deciso di dedicare un numero monografico alla figura del critico e scrittore piemontese. L’opera di Cesare Pavese sembra percorsa da una frattura o un dissidio che ha un ruolo centrale per comprendere la produzione dell’intellettuale di Santo Stefano Belbo. Da una parte vi è la dimensione eminentemente razionale, che gli derivava in gran parte dall’insegnamento dell’area gobettiana e in particolare di Augusto Monti, come diventa chiaro negli slanci volontaristici (letterariamente Il compagno e, biograficamente, l’iscrizione al PCI) e nell’impostazione storicistica alla base dell’idea di perdita che accompagna la crescita: a questa dimensione sembra riconducibile il tema dell’ingresso nel mondo adulto visto anche come un allontanamento e distacco da un passato ormai irrecuperabile (La luna e i falò). Dall’altra vi è invece l’impulso verso l’irrazionale, uno spazio pre- o a- logico che consente tramite il processo dell’intuizione di accedere a una verità ulteriore, quella che in Feria d’Agosto chiama «aurorale verginità della natura». Al di là delle possibili ragioni soggettive, personali dell'uomo-Pavese, una tale istanza si spiega con una idea fondativa e quasi sacrale della fanciullezza, che collettivamente si sostanzia nel mito (Dialoghi con Leucò) e, attraverso la mediazione di Jung, nella ricerca di alcuni archetipi. Questo spazio irrazionalistico alla base del mito non si risolve in una comunione panica né in un’estasi mistica, ma si volge spesso in immagini di morte: l’ambivalenza in ogni caso rimane e innerva il mondo pre-storico, contadino, cui i narratori e i personaggi pavesiani guardano sempre con affetto, desiderio, nostalgia, ma nel quale si nasconde un fondo di violenza che è espressione del caos da cui il bambino si distacca quando diventa adulto. Tutto ciò influenza anche la struttura narrativa pavesiana, caratterizzata dalla «frattura dell’asse lineare del tempo» (Lanzillotta) e da un uso esteso della ripetizione (di motivi, frasi, situazioni). L'interrogazione sul Male, sull'Irrazionale, sulla potenza del Mito ha affascinato il Pavese intellettuale e consulente editoriale, e ha di certo influenzato in maniera profonda il Pavese narratore, cui si intende dedicare questa sezione monografia di «Ticontre», considerando la sua produzione romanzesca insieme a quella poetica. L'obiettivo è di contribuire a una interpretazione complessiva della visione pavesiana del racconto come dimensione di conoscenza che va al di là della mera ricostruzione del fatto (i gaddiani «due ettogrammi di piombo» che rendevano all’autore milanese sospetta una certa interpretazione del Neorealismo) o di una conoscenza puramente logica. Narrare, quindi, come atto che mette in luce la complessità del reale, i suoi molteplici livelli, e «obbliga» (per riprendere le parole di Giuseppe O. Longo) a tenerli in considerazione e a rendere sulla pagina quella complessità. Un altro aspetto che si vorrebbe indagare riguarda la presenza di elementi pavesiani nelle generazioni successive di narratori, osservando l’influenza di Pavese sull’organizzazione del racconto, la scelta delle situazioni narrative e dei temi, la definizione di uno stile nella letteratura del secondo Novecento. Partendo da queste osservazioni si invitano gli autori interessati a mandare proposte di articoli dalla lunghezza massima di 35 000 caratteri per la sezione monografica del n. 13 della rivista «Ticontre». Gli abstract, di massimo 1000 caratteri e corredati di una breve nota bio-bibliografica di massimo 300 caratteri, dovranno essere inviati all’indirizzo pavese2020@gmail.com entro il 1 novembre 2019. Le lingue accettate per gli articoli sono quelle consentite dalla rivista. La decisione definitiva verrà comunicata entro l’8 novembre 2019. Gli articoli completi, redatti secondo le norme editoriali della rivista, dovranno essere inviati entro il 6 gennaio 2020. Tutti gli articoli verranno sottoposti a revisione tra pari. «Ticontre» è inserita nell’elenco ANVUR delle riviste di fascia A per l’area 10. Le linee di ricerca suggerite comprendono: – Cultura del mito nell'Italia tra anni Trenta e Quaranta del secolo XX – Temi del sangue, del sacrificio e della rinascita nella narrativa e nella poesia pavesiana – Strutture del racconto e forme della conduzione narrativa nei romanzi di Pavese – Pavese e la cultura del romanzo europeo e statunitense (anni '20-'40) – Influenza di Pavese sulla narrativa della seconda metà del secolo XX
Nom du contact: 
Ticontre. Teoria Testo Traduzione
Courriel du contact: 
pavese2020@gmail.com
Suggéré par: 
Ticontre. Teoria Testo Traduzione
Courriel: 
pavese2020@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
11/11/2019
Ville de l'événement: 
Trento
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Cesare Pavese
Site web de référence: 
http://www.ticontre.org/ojs/index.php/t3/index

Les impressions d’un instant: les échos croisés de Proust et Woolf

Quaderni proustiani, n. 14, 2020, a cura di E. Bolchi e D. Vago

Résumé de l'annonce: 
AàC pour le numéro 14 de la revue Quaderni proustiani (2020). Date limite pour l'envoi des articles: le 30 avril 2020
Argumentaire Dans son essai Phases of fiction, Virginia Woolf encadre Marcel Proust parmi les écrivains «psychologues»e n le définissant «tellement poreux, tellement flexible, voire parfaitement réceptif, que nous ne le sentons que comme un fourreau, fin et néanmoins élastique, s’allongeant toujours davantage et servantn on pas à imposer une opinion, mais à renfermer un univers». Cette affirmation pourrait bien être référée à Woolf elle-même, flexible et réceptive, possédant cette «porosité» d’esprit dont elle parle dans A Room of One’s Own. D’ailleurs, l’adjectif «poreux» pourrait s'étendre au protagoniste de la Recherche qui, grâce à son hyperesthésie, tente de restituer une unité aux rapports hétérogènes qu’il a instaurés avec le monde sensible. Virginia Woolf aussi bien que Marcel Proust cherchent tous les deux à concrétiser les impressions fugitives d’un instant en leur donnant une forme solide, dont font partie intégrante les objets matériels tout comme les espaces physiques. Cette double porosité a été l’objet d’analyses différentes, qui se sont concentrées en particulier sur la réception et les influences de Proust chez Woolf (Painter 1972, Dezon-Jones 1978, Eells 1996, Chelain 2013, Lewis 2008, Wolkenstein 2010), aussi bien que sur l’analyse de la temporalité dans leur prose (Delaplace 2007, Chaudier 2009, Giulietti 2013). Une autre convergence dans les études concerne les rapports entre écriture et peinture (Leonard 1981, Mares 1989, Godeau 2003), à l’égard de l’esthétique impressionniste et postimpressionniste, aussi bien qu’en relation à la transformation esthétique de la réalité, vue à travers une fenêtre ou des vitraux. Dans la plupart de ces études, les chercheurs ont souligné les correspondances stylistiques existant entre les deux écrivains, leur tension entre l’éphémère et le durable, les aspects les plus intimes de leur écriture aussi bien que la modernité de leur prose (qui détruit toute illusion de linéarité temporelle, par exemple); il faut néanmoins tenir compte, comme S. Chaudier l’a intelligemment montré, de la différence qui existe entre leurs deux postures d’auteur. Beaucoup ont souligné comment Woolf, en se confrontant avec Proust, craignait d’être en retard, ou inférieure, par rapport à l’auteur de la Recherche (Cheilan, Giulietti). Dans ce tableau, il nous semble manquer une analyse plus approfondie des échos réciproques existant au niveau de la réception des deux écrivains, dans leur pays natal aussi bien qu’en Italie, par exemple. Ces interférences agissent surtout sur–et par le bais –des traductions. En nous inspirant de la méthodologie proposée par Gilles Philippe dans son essai French style (2016), nous voudrions retrouver des échos et des consonances, stylistiques aussi bien que structurelles, dans les traductions de deux écrivains et à partir de celles-ci. Scott-Moncrieff, qui le premier atraduit Proust en anglais, a permis à Woolf et à toute sa génération de découvrir l’auteur de la Recherche: Woolf a été influencée par Scott-Moncrieff, à tel point que Cheilan a pu affirmer qu’«à partir de 1922, tous les romans woolfians seront proustians». Jusqu’à quel point le Proust «imparfait» de Moncrieff (souvent un «Anglicized Proust» qui renvoie aussi à la prose d’un Henry James) a facilité son assimilation de la part de Woolf, qui en effet lisait Proust en original aussi bien que dans sa traduction anglaise? Dans une perspective plus ample, comment «le moment français» de la littérature anglaise (moment qui s’étend selon G. Philippe de 1880 à 1930) a pu favoriser et remodeler les échos entre Proust et Woolf? Vice-versa, nous invitons les chercheurs à étudier si, et jusqu’à quel point, les traductions de Woolf en français gardent ou nient des traces proustiennes, à partir des premières traductions des années 1920 jusqu’aux versions plus récentes (Woolf a été plusieurs fois traduite en français, même récemment). Y a-t-il des échos plus profonds entre ces deux auteurs dans une tierce langue, comme par exemple l’italien? En revenant à l’idée de «porosité», jusqu’à quel point la littérature nationale du XXe siècle est redevable d’influences ressortant des échos croisés entre Proust et Woolf? Voici quelques pistes pour lesquelles nous invitons les chercheurs en études anglaises, françaises, italiennes, en littérature comparée, en stylistique et en traductologie à proposer leur contribution pour ce numéro thématique des Quaderni proustiani. Pour son issue de 2020, ce numéro est ouvert à d’autres contributions revoyant aux relations obliques existant entre les deux écrivains du «Modernisme». Modalité de présentation des contributions Date d’échéance pour l’envoi des articles définitifs: le 30 avril 2020 •Résumé de 500 signes, espaces comprises •Biobibliographie de 300 signes, espaces comprises •Article de maximum 50.000 signes, espaces comprises •Bibliographie en fin d’article •Mise en page selon le modèle Word et les normes de la revue (téléchargeable sur le site de Padova University Press). Révision en double aveugle •Retour des avis: pour le 15 mai 2020. •Réponse de la revue: le 15 juin 2020. •Correction des épreuves: juillet 2020
Nom du contact: 
Davide Vago
Courriel du contact: 
davide.vago@unicatt.it
Suggéré par: 
Davide Vago
Courriel: 
davide.vago@unicatt.it
elisa.bolchi@unicatt.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/04/2020
Ville de l'événement: 
Padova
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Proust, Marcel; Woolf, Virginia; comparatisme; stylistique; traduction
Site web de référence: 
https://quaderniproustiani.padovauniversitypress.it/quaderni-proustiani-14-2020

Esclandre / Scandalo

Résumé de l'annonce: 
Le colloque entend explorer les différentes facettes d’esclandre/scandalo dans la littérature et les arts, en France comme en Italie, depuis le Moyen Age jusqu'à l’âge contemporain.
Proposta di contributo per il convegno "Esclandre - Scandalo", che si terrà all'Università di Macerata nei giorni 5-6 ottobre 2020. Organizzato nell'ambito degli accordi di laurea binazionale Mediazione Linguistica-Macerata/Université Clermont-Auvergne, esso darà luogo alla pubblicazione di Atti nel n°2 della collana internazionale "Regards croisés", pubblicata presso le EUM-Edizioni Università di Macerata. Gli organizzatori sono: - Donatella Bisconti, UCA - IHRIM, - Daniela Fabiani - Università di Macerata, - Cristina Schiavone - Università di Macerata, - Luca Pierdominici - Università di Macerata. Le proposte di intervento andranno inviate entro il 30 marzo 2020 a : Donatella Bisconti (université Clermont Auvergne): donatella.bisconti@uca.fr Cristina Schiavone (università degli Studi di Macerata): cristina.schiavone@unimc.it Dettagli in allegato.
Nom du contact: 
Luca Pierdominici / Cristina Schiavone
Courriel du contact: 
luca.pierdominici@unimc.it / cristina.schiavone@unimc.it
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institutfrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/03/2020
Ville de l'événement: 
Macerata
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
scandalo, scandale, esclandre

La plume et la fourchette : de la nourriture en littérature

Nouvelle Fribourg, n. 5

Résumé de l'annonce: 
Le prochain numéro de "Nouvelle Fribourg" vise à analyser les représentations de la nourriture dans la littérature française à partir du XIXe siècle jusqu'à l'époque contemporaine.
Qu’est-ce que la nourriture ? Selon Roland Barthes, « ce n’est pas seulement une collection de produits, justiciables d’études statistiques ou diététiques. C’est aussi et en même temps un système de communication, un corps d’images, un protocole d’usage, de situations et de conduites » (Pour une psycho-sociologie de l’alimentation contemporaine, 1961). Si tous les arts, et en particulier la peinture et la photographie, ont toujours célébré la nourriture depuis leur origine, la littérature n’en fait pas moins. Pourquoi tant d’intérêt pour un sujet apparemment banal ? Nous suggérons que c’est en vertu de sa nécessité pour l’être humain, cet humain qui est d’ailleurs au cœur de toute tentative et ambition littéraire. Chaque écrivain traduit par sa plume l’existence sous ses aspects les plus divers, et l’acte vital de manger trouve par conséquent dans la création littéraire une place essentielle. Comme Alexandre Dumas, qui nous a offert sa « bible culinaire », de nombreux artistes ont parsemé en effet leurs ouvrages de gestes liés à ce besoin primordial. Si l’alimentation est indispensable à la survie du corps et de l’esprit, elle est pourtant célébration, consolation, séduction, éros, offrande, soulagement : autrement dit, elle est inscrite en profondeur dans l’expérience perceptive et dans la sensibilité d’un individu et d’une société. La nourriture apparaît en effet comme la marque par laquelle s’exprime un peuple, un ensemble social, dans son rapport au monde. Nous pourrions pour cela affirmer à juste titre qu’elle est mode de vie et langage à la fois. Les descriptions des tables, des repas, les mots que s’échangent les convives ne se bornent pas à donner plus de réalisme aux œuvres littéraires. Ils permettent de découvrir les enjeux constitutifs des sujets romanesques et la vision du monde que ceux-ci incarnent. C’est dans cette perspective qu’il faudrait relire et analyser les comportements et les gestes des mangeurs, afin d’en dégager l’importance au-delà de la fonction thématique dans l’ensemble d’un texte littéraire. En effet, l’acte de s’alimenter implique le plus souvent commensalité, c’est-à-dire convivialité autour d’un repas. Le plaisir de manger, outre à donner libre essor à la jouissance physique, voire charnelle, relève du désir de partage et de la volonté d’établir des liens entre les individus. Cela dit, nous avons considéré jusqu’ici la nourriture comme soumise au geste humain et comme objet de marchandisation. Elle est pourtant sujet actif pourvu de sa propre autonomie et de son existence au-delà de l’individu qui se l’approprie. Pour cette raison, l’homme a voulu donner sa voix à ce qui ne la possède pas, dans l’intention d’explorer un univers étranger et à l’apparence impénétrable. Que l’on songe par exemple à cette célèbre description des légumes dans Le Ventre de Paris : « Les cœurs élargis des salades brûlaient, (…) les carottes saignaient, les navets devenaient incandescents, dans ce brasier triomphal » que Zola essaie d’animer à travers une anthropomorphisation. Suivant l’esthétique zolienne du débordement, très proche du gigantisme rabelaisien, les aliments dépassent ici leurs limites en nombre et en nature, jusqu’à vivre, agir et souffrir comme des êtres. Le monde animal se prête encore mieux à un travail d’identification et de rapprochement visant au développement d’une empathie entre les différentes espèces vivantes. Seulement la reconnaissance de la pleine subjectivité des animaux les affranchit de leur condition de simples biens de consommation, de manière que leur point de vue soit effectivement pris en compte. Toutes ces réflexions, d’une extrême actualité, nous poussent à formuler une question : qu’enseigne la littérature à propos du rapport entre l’homme et l’environnement dans une perspective durable ? Pour conclure, comme le dit Claude Lévi-Strauss, « il ne suffit pas qu’un aliment soit bon à manger, encore faut-il qu’il soit bon à penser ». C’est pour cela que dans le prochain numéro de Nouvelle Fribourg nous vous invitons à alimenter les interrogatifs liés à ce fondement incontournable de la vie quotidienne, en particulier dans la littérature française du XIXe, XXe et XXIe siècles. Nous vous prions de nous envoyer vos propositions d’article avant le 31 octobre 2019 à l’adresse suivante : info@nouvellefribourg.com Calendrier  Date limite pour la remise des propositions :  31 octobre 2019 Date limite pour la remise des contributions : 31 décembre 2019 Vous pouvez envoyer vos propositions de titre accompagnées de 10 lignes de projet et d’une courte biographie professionnelle à l’adresse info@nouvellefribourg.com. Le Comité scientifique de lecture prendra sa décision dans les jours qui suivront et nous communiquerons ensuite les consignes éditoriales aux auteurs sélectionnés. Présentation du projet Nouvelle Fribourg Nouvelle Fribourg est une revue de recherche scientifique en langue française, prioritairement axée sur des questions d’ordre littéraire, stylistique, didactique et interdisciplinaire. Nouvelle Fribourg invite les professeurs, chercheurs et étudiants francophones à contribuer à la publication d’articles consacrés à la littérature française du XIXe, XXe et XXIe siècles, à la critique et à l’enseignement du FLE, mais aussi à la littérature comparée. Chaque article répondant à nos appels à contribution et publié dans Nouvelle Fribourg sera soumis de manière anonyme à un Comité scientifique de lecture (selon la modalité de la double peer review), conformément au protocole des revues savantes. Nous vous invitons à visiter notre site internet et à explorer toutes ses sections à l’URL suivant : http://www.nouvellefribourg.com
Nom du contact: 
Federica Locatelli, Chiara Nifosi
Courriel du contact: 
info@nouvellefribourg.com
Suggéré par: 
Federica Locatelli, Chiara Nifosi
Courriel: 
info@nouvellefribourg.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
05/08/2019
Date de fin de l'événement: 
31/10/2019
Ville de l'événement: 
Milan
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Site web de référence: 
http://www.nouvellefribourg.com

Les silences de la montagne. Littérature et discours alpins (XVIIIe-XXIe siècles)

Colloque international organisé par le Département de Sciences humaines et sociales de l’Université de la Vallée d’Aoste en collaboration avec l’Université Catholique de Milan.

Résumé de l'annonce: 
Colloque international organisé par le Département de Sciences humaines et sociales de l’Université de la Vallée d’Aoste en collaboration avec l’Université Catholique de Milan.
Appel à communication Les silences de la montagne. Littérature et discours alpins (XVIIIe-XXIe siècles) Colloque international organisé par le Département de Sciences humaines et sociales de l’Université de la Vallée d’Aoste en collaboration avec l’Université Catholique de Milan. Date du Colloque : jeudi 12 décembre 2019 Organisateurs : Federica Locatelli - Françoise Rigat (Université de la Vallée d’Aoste) Langue du colloque : français Jamais le silence n’a été connu dans les vallées tumultueuses ; ce n’est que sur les cimes froides que règne cette immobilité, cette solennelle permanence que nulle langue n’exprimera, que l’imagination n’atteindra pas. Etienne Pivert de Senancour, Obermann, lettre VII C’est ainsi que parle Obermann, le protagoniste du roman éponyme d’Etienne Pivert de Senancour (1804) ; après avoir fui sa famille parce que celle-ci lui imposait les « misérables chaînes » d’un mariage et d’un métier et s’être réfugié aux alentours de Saint-Maurice (Valais), le héros, désireux de tenter une ascension des Alpes, décrit la « permanence silencieuse des hautes cimes ». La « permanence » et le « silence » apparaissent en effet comme les traits spécifiques du sacré qui entoure, traditionnellement, les sommets : cette sacralité est souvent déclinée sous le signe de l’érémitisme (solitude, marginalité, introspection, abnégation) et de la verticalité (Gal 2018), voire de l’élévation (ascension, questionnement métaphysique, dialogue intime et/ou désespéré avec l’invisible, défi prométhéen). Elle s’exprime à la fois par un langage mystique et par une absence ou, pour mieux dire, une impossibilité de langage : « Je ne saurais vous donner une idée juste de ce monde nouveau, ni exprimer la permanence des monts dans une langue des plaines », déclare en effet Obermann. L’homme des Alpes, dont il est l’emblème comme le suggère son nom, est souvent tenté par le silence, certes plus éloquent qu’une parole menacée par la bassesse de la corruption sociale, plus sonore que la prolifération des bruits et plus profondément inhérent au sujet hanté (Locatelli 2019). Si la ville et plus généralement la plaine se donnent comme le lieu du vacarme, les sites de haute montagne représentent, même dans le rôle de stéréotype, un refuge, un havre de paix, en raison même du silence qui les habite. D’ailleurs, comme le soutenait Pascal dans ses Pensées, si dans le divertissement l’homme se perd, dans le silence il se trouve : autrement dit, le silence renvoie à une épaisseur de l’être, à une valeur ontologique impossible à discerner autre part. Toute la littérature qui s’est développée à partir de l’ascension au mont Blanc jusqu’à nos jours nous témoigne en effet du fait que le silence reste « le plus précieux des plaisirs alpins » (Samivel 1997), car il est étroitement lié aux charmes de la contemplation et à la quête intérieure. On se souvient à ce propos des vertus thérapeutiques et métaphysiques de l’altitude tant célébrées par Rousseau dans sa célèbre Lettre du Valais (La Nouvelle Héloïse) : « […] c’est une impression générale qu’éprouvent tous les hommes, […] que sur les hautes montagnes, où l’air est pur et subtil, on se sent plus de facilité dans la respiration, plus de légèreté dans le corps, plus de sérénité dans l’esprit ; […] Il semble qu’en s’élevant au-dessus du séjour des hommes, on y laisse tous les sentiments bas et terrestres, et qu’à mesure qu’on approche des régions éthérées, l’âme contracte quelque chose de leur inaltérable pureté ». Saussure (éd. 2002), faisant écho à Rousseau, a lui aussi enregistré les effets bienfaisants de la fréquentation des sommets : une fois les cimes atteintes, déclare-t-il, « l’âme s’élève, les vues de l’esprit semblent s’agrandir et, au milieu de ce majestueux silence, on croit entendre la Voix de la Nature et devenir le confident de ses opérations les plus secrètes ». Bien conscientes que tout questionnement sur le « silence » conduit à la confrontation avec ses apories et que « parler du silence » peut paraître paradoxal, pouvons-nous parler d’un silence ou faut-il que nous admettions l’existence de plusieurs formes de silence ? Qu’est-ce au fond que ce ce/s silence/s des sommets célébré/s depuis quatre siècles ? Sommes-nous autorisées à voir dans le silence le langage propre des sommets ? Le Colloque se propose d’analyser la place du silence et ses formes dans les textes littéraires ainsi que dans les discours dits « ordinaires » consacrés aux Alpes, du XVIIIe siècle à nos jours. Les contributions porteront par conséquent sur la problématique de sa reformulation et/ou de sa résolution, ainsi que sur ses marques, ses fonctions et ses enjeux discursifs, à partir d’un ou plusieurs axes ici suggérés : 1. Les typologies du silence : les contributions pourront d’abord s’intéresser aux différentes « gammes ou textures » du silence (Margarito, Celotti 2001 ; Corbin 2016) qui s’éprouvent dans les textes au gré des situations, des époques et des cultures, et sur ce qu’elles véhiculent : du silence de la contemplation, de l’ébranlement pathémique au silence de la méditation, de l’expérience cathartique, jusqu’à la cure de silence vantée par le marketing d’aujourd’hui ; ou encore, du silence solennel, harmonieux de la communion avec la nature au silence oppressant de la solitude, du vertige, de l’horror vacui en passant par le silence « assourdissant » pour conjurer la douleur, la perte, la mort, sans oublier le silence de la cordée et le mutisme des montagnards, parfois vertueux, parfois symbole de la fermeture des hautes terres (les « taiseux »). Cet axe s’intéressera donc à l’expérience du silence, ses valeurs et ses axiologies. 2. Le silence comme mode de connaissance de la montagne : la montagne est par excellence l’espace du silence (on le trouve en entrée dans le dictionnaire de Thiriez 2016). D’ailleurs, pour Elisée Reclus (éd. 2015), la montagne ne se dit pas, mais se vit, parce qu’elle « est une expérience du regard ». Il y aurait donc, pour paraphraser Pucinelli Orlandi (1996), un mode d’être en silence, dans le silence du promeneur des montagnes : il s’ensuit qu’on pourrait entendre le silence comme mode de relation et de médiation à la montagne ou bien considérer le silence en relation avec le geste de la marche : ce n’est en effet pas par hasard si Le Breton (Du silence, 1997) est aussi l’auteur d’un Eloge de la marche (2000). On pourra dans cette veine interroger la figure du pèlerin de montagne ou encore celle du guide en tant que porte-voix d’une montagne muette mais qui communique. 3. Le mythe du silence : on se demandera dans cet axe dans quelle mesure le « silence des sommets » est un topos, un mythe, c’est-à-dire une instrumentalisation poétique et/ou un cliché publicitaire (« un refuge calme et silencieux »), depuis que la montagne est devenue le terrain de jeu de l’Europe, pour reprendre les termes de Leslie Stephen (éd. 2003) et qu’elle est de plus en plus asphyxiée par la « touristication » (De Baecque 2014). Au-delà des « silences d’auteurs » (Mortara Garavelli 2015), une attention particulière pourra être ici accordée à l’analyse en diachronie ou en synchronie des discours des associations telles que le Club Alpin Français, Alpes-là, Fédération européenne de randonnée, Mountain Wilderness France, etc. 4. Le silence et ses dichotomies : dans la foulée de Rousseau (1761), qui focalise l’attention sur la surprenante dichotomie entre le silence intime et le dialogue avec le spectacle alentour, on s’intéressera plus largement dans cet axe aux réseaux dichotomiques qui relaient le silence : montagne vs plaine, sublime vs maudit, solitude vs ville, passé vs modernité, etc. 5. Le silence et l’ineffable : le silence, c’est l’absence de bruit, de voix et de son (silēo, d’après l’étymologie), mais aussi l’absence de mots (tăcĕo), c’est-à-dire la difficulté de nommer, de décrire, de raconter les paysages, les perceptions et les péripéties en altitude et d’en restituer une « idée juste » (Windham 1912). Cet axe étudiera les procédés langagiers employés et, plus largement, les stratégies discursives et rhétoriques pour palier à ce manque. On pourra alors se demander en quoi le silence informe les œuvres qui s’en nourrissent, quels choix stylistiques et formels (les figures : Prandi 1990 ; Paissa 2015), quelles valeurs pragmatiques, quelles portées sémantiques et quelles orientations esthétiques il induit. 6. Les temps du silence : le silence en montagne peut être la possibilité de saisir le passage du temps, de le suspendre, de s’en évader. Le silence serait-il le temps de la lenteur (du « slow »), de l’immuable, du sublime, du divin ou encore de l’infini tel que le découvre Pétrarque au Mont-Ventoux (éd. 2001) ? Ce silence-là pourra être également appréhendé à partir de l’analyse de la photographie (Mons 1998) qui, depuis les premiers clichés des frères Bisson, a tant contribué à façonner l’image des Alpes (Frangne 2019). 7. Le silence comme oubli : on pourra enfin aborder le silence comme l’absence des récits d’ascension dans l’Histoire de la littérature de langue française, bien que la montagne offre de multiples facettes à l’imagination des écrivains, et semble s’imposer aujourd’hui comme un cadre romanesque à en juger par l’avalanche des récits et des autobiographies dans les rayons des librairies (Siestrunck 2005). Certes, tout un filon de la littérature alpine demeure plutôt médiocre, mais la froideur de la critique littéraire est-elle justifiée ? On pense bien évidemment aux ouvrages de Frison-Roche, de Rébuffat, de Samivel. Peut-on être d’accord avec De Luca (2017) lorsqu’il affirme que la littérature alpestre n’existe pas ? On pourra par ailleurs appréhender un autre manque, celui des femmes, longtemps bannies des récits de voyage et d’ascension ou reléguées dans l’anonymat, à l’exception de quelques intrépides (Georges Sand), de quelques images archétypales (Heidi), de « pastourelles » dans la narration (par exemple Peyré 1939) ou de jeunes « fiancées » (Marie Paradis), et mettre en lumière les autrices et/ou les récits contemporains. Les propositions de communication sont à adresser avec un titre, un bref résumé (200-250 mots environ) avant le 30 septembre 2019 aux adresses suivants : f.locatelli@univda.it / f.rigat@univda.it Les décisions du comité scientifique du colloque seront communiquées le 15 octobre 2019. Les articles définitifs pour la publication seront à remettre avant le 29 février 2020. Conférencières/conférenciers plénières/pléniers : Pierre-Henry Frangne, Professeur de philosophie et alpiniste, Université de Rennes Alain Guyot, Professeur de littérature, Université de Lorraine Paola Paissa, Professeur de langue et culture françaises, Università di Torino Fabio Scotto, Professeur de littérature, Università di Bergamo Marisa Verna, Professeur de littérature, Università Cattolica del Sacro Cuore di Milano Comité scientifique : Federica Locatelli (Université de la Vallée d’Aoste) Mariagrazia Margarito (Università di Torino) Ida Merello (Università di Genova) Michele Prandi (Università di Genova) Françoise Rigat (Université de la Vallée d’Aoste) Les actes du colloque seront publiés en volume. Références citées CELOTTI Nadine. « La Linguistique à l’écoute des silences », a cura di M. Margarito, E. Galazzi, M. Lebbar Politi, Oralità nella parola e nella scrittura/Oralité dans la parole et l’écriture, Torino, Edizioni Libreria Cortina, 2001, p. 91-105 Corbin Alain, Histoire du silence, de la Renaissance à nos jours, Paris, Albin Michel 2016 DE BAECQUE Antoine. La Traversée des Alpes : essai d’histoire marchée, Paris, NRF, 2014 DE LUCA Erri, Introduction, In Movimento, numéro spécial, 27 avril 2017 FRANGNE Pierre-Henry. De l’Alpinisme, Presses Universitaires de Rennes, 2019 GAL Stéphane. Histoires verticales : Les usages politiques et culturels de la montagne : XIVe – XVIIIe siècles, Paris, Champ Vallon, 2018 LE BRETON David. Du silence, Paris, Métailié, 1997 LOCATELLI Federica. Les Alpes, singuliers spectacles, Milan, Educatt, 2019 MARGARITO Mariagrazia. « Le Silence du dictionnaire », a cura di M. Margarito, E. Galazzi, M. Lebbar Politi, Oralità nella parola e nella scrittura / Oralité dans la parole et l’écriture, Torino, Edizioni Libreria Cortina, 2001, 107-118 MONS Alain. « Le silence de la photographie, la brulure de l’image », Médiation et information, n°9, 1998 MORTARA GARAVELLI Bice. Silenzi d’autore, Milano, Editori Laterza, 2015 PAISSA Paola. « Le silence sur la torture pendant la guerre d’Algérie. Analyse d’un corpus de presse française (1957 et 2000) », Mots. Les langages du politique [En ligne], 103 | 2013, mis en ligne le 16 décembre 2015 PETRARQUE. L’Ascension du mont Ventoux, Éd. Mille et une nuits, 2001 PEYRÉ Joseph, Matterhorn, Grasset, 1939 PUCINELLI ORLANDI Eni. Les Formes du silence, Paris, Ed. des Cendres, 1996 PRANDI Michele. « Una Figura testuale del silenzio : la reticenza », in M.E. Conte, A. Giacolone Ramat, P. Ramat (a cura di), Dimensioni della linguistica, Milano, Franco Angeli, 1990 RECLUS Elisée, Les Alpes, Editions Héros-Limite, 2015 ROUSSEAU, Jean-Jacques. Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Paris, Garnier, 1960 SAMIVEL (Paul Gayet-Tancrède, dit). L’Amateur d’abîmes, Paris, Hoëbeke, 1997 SAUSSURE, Horace-Bénédict de. Voyages dans les Alpes, Neuchâtel, Fauche, 1779, t. I ; Genève, 1786, t. II ; Neuchâtel, 1795, t. III-IV ; Relation abrégée d’un voyage à la cime du Mont-Blanc : en août 1787, Genève, 1787 ; Voyages dans les Alpes (1852), Julie Boch (éd.), Genève, Georg, 2002 SENANCOUR, Etienne Pivert de. Obermann (1804), Paris, Gallimard, 1984 SIESTRUNCK René, « Le roman de la montagne », Alpe, n. 26, p. 33-41, 2005 STEPHEN Leslie. Le Terrain de jeu de l’Europe, Paris, Hoëbeke, éd. 2003 THIRIEZ Frédéric. Dictionnaire amoureux de la montagne, Paris, Plon, 2016 WINDHAM, William. Relation d’un voyage aux Glacières en 1741 par M. Windham, copie manuscrite, in Lettres de Windham et de Martel. Premiers voyages à Chamouni, Lyon, A. Geneste, 1912
Nom du contact: 
Federica Locatelli
Courriel du contact: 
f.locatelli@univda.it
Adresse postale: 
Strada Cappuccini 2A 11100 AOSTA Italy
Suggéré par: 
Federica Locatelli
Courriel: 
f.locatelli@univda.it
f.rigat@univda.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/09/2019
Date de fin de l'événement: 
30/09/2019
Ville de l'événement: 
Aoste
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Littérature, discours alpins, montagne

La condition postmoderne. Quarante ans après

Résumé de l'annonce: 
Quarante ans après la publication de "La Condition postmoderne" de Jean-François Lyotard, le colloque entend relancer la réflexion sur un concept qui a guidé l’interprétation de la structure politico-économique de la société occidentale.
La condition postmoderne. Quarante ans après Università degli Studi di Genova, 5-7 décembre 2019 Sous la direction de Elisa Bricco et Luca Malavasi Università degli Studi di Genova - DIRAAS (Dipartimento di italianistica, romanistica, antichistica, arti e spettacolo), Dipartimento di Lingue e culture moderne. En partenariat avec le centre de recherche PLEIADE (Université Paris 13) Comité d’organisation Le colloque est organisé par le DIRAAS (Dipartimento di italianistica, romanistica, antichistica, arti e spettacolo) et le DLCM (Dipartimento di Lingue e culture moderne) de l’Università degli Studi di Genova. Comité scientifique Stefano Ballerio (Università degli Studi di Milano), Elisa Bricco (Università degli Studi di Genova), Barbara Grespi (Università degli Studi di Bergamo), Ruggero Eugeni (Università Cattolica del Sacro Cuore), Laurent Jullier (Université de Lorraine), Luca Malavasi (Università degli Studi di Genova), Oscar Meo (Università degli Studi di Genova), Roberto Mordacci (Università Vita-Salute San Raffaele), Magali Nachtergael (Université Paris 13), Krešimir Purgar (Josip Juraj Strossmayer University), Antonio Somaini (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3), Simone Venturini (Università degli Studi di Udine). Keynote Speakers Ruggero Eugeni (Università Cattolica del Sacro Cuore), Roberto Mordacci (Università Vita-Salute San Raffaele), Magali Nachtergael (Université Paris 13), Krešimir Purgar (Josip Juraj Strossmayer University), Josh Toth (MacEwan University). Après 40 ans de la publication de La Condition postmoderne de Jean-François Lyotard, le colloque entend relancer la réflexion sur un concept qui, depuis près de trois décennies, a guidé l’interprétation de la structure politico-économique de la société occidentale, de ses dynamiques sociales et de sa production artistique et culturelle. Cette notion apparaît aujourd’hui tendue en direction de deux pôles opposés : celui d’un refus radical (Kirby 2009, Ferraris 2012) et celui d’un processus de révision et d’historisation (Jencks 2010, Faye 2012, Franzini 2018). Toutefois, un élément semble unir le vaste débat international et transdisciplinaire alimenté par l’avènement du nouveau millénaire (Brooks, Toth 2007; Toth 2010; Nealon 2012; Rudrum, Stavris, 2015, Mordacci 2017) : l’idée de la fin de postmoderne, tantôt acquise comme une sorte de fait inéluctable (quoique avec des nuances très différentes), tantôt souhaitée ou forcée. La sortie du postmoderne et, en particulier, de ses hypothèses philosophiques et épistémiques, est ainsi envisagées comme un passage nécessaire pour être en mesure de faire face aux défis posés par la société contemporaine. En plus, et inévitablement, ce débat s’est préoccupé soit d’évaluer l’héritage (éventuel) du postmodernisme, soit de définir, par différence, la physionomie de la société actuelle (Altermodernism, Digimodernisme, Neomodernité, Hypermodernité, Post-Postmodernité, Remodernisme, ecc.). Le colloque, ouvert à tous les domaines disciplinaires, a donc l’intention de partir du débat le plus récent afin d’interroger la dynamique et la physionomie de cette fin (ou de ce désir de « faire finir »), ses motivations (crise ? épuisement ?) et ses conséquences, ainsi que ses implications paradoxales : vu que le postmoderne est resté, grâce aux discours sur sa fin, au centre du débat sur le contemporain. En outre, le colloque a pour but de questionner l’héritage éventuel de la pensée postmoderne et de sa production culturelle, ainsi que la pertinence de sa production théorique bien articulée. En effet, le postmoderne a représenté, de nombreux points de vue, la première tentative de réagir à une série de changements radicaux – la mondialisation, l’avènement d’une société visuelle, la dématérialisation, la technologisation de l’expérience, etc. – au point que cette notion définit encore aujourd’hui, dans une version intensifiée, notre société. En même temps, le fait d’interroger la sortie de la société occidentale de la postmodernité ne peut que conduire à se demander : quelle « condition » vivrait-elle aujourd’hui ? Le colloque vise à être aussi un moment d’investigation des nombreuses propositions – philosophiques, éthiques, esthétiques – qui, ces dernières années, ont tenté de formuler de nouveaux concepts opérationnels pour l’interprétation et l’analyse de la condition post postmoderne. Le colloque sera organisé en sessions plénières et en sessions parallèles. Les propositions pourront viser à réfléchir sur certaines articulations théoriques générales, ainsi qu’à vérifier les retombées par rapport à des domaines disciplinaires spécifiques et à des domaines ou phénomènes particuliers de la production artistique et culturelle. Parmi les sujets que le colloque entend approfondir par rapport aux questions mentionnées ci-dessus, nous signalons : -L’interprétation historique et philosophique du postmoderne -Postmodernisme après le postmodernisme -Historicité et historisation du style postmoderne -Le postmodernisme comme international style -La relation entre la théorie postmoderne et les études visuelles -Théorie postmoderne et médias -Le postmodernisme littéraire et artistique Informations Deadline pour la présentation des propositions: le 26 août 2019. Les résumés (1000-1500 caractères), accompagnés d’un bref CV doivent être envoyés à l’adresse : thepostmodernconference@gmail.com Réponses prévues : le 16 septembre 2019. Les langues du colloque seront l’anglais, le français et l’italien.
Nom du contact: 
Elisa Bricco
Courriel du contact: 
thepostmodernconference@gmail.com
Suggéré par: 
Elisa Bricco
Courriel: 
elisa.bricco@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
26/08/2019
Ville de l'événement: 
Genova
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
postmoderne, études visuelles, études littéraires, esthétique postmoderne, cinéma, médias
Site web de référence: 
https://argec.hypotheses.org/2090

Appel à contribution pour la revue Annales du patrimoine

Call for paper for issue 19, 2019 of Journal Annals of Heritage

Résumé de l'annonce: 
La revue Annales du patrimoine de l'université de Mostaganem (Algérie) lance un appel à publication pour le numéro 19 / 2019.
Les chercheurs peuvent soumettre leurs articles dans les disciplines suivantes : - littérature comparée (orientale, hispano-arabe, occidentale et africaine), orientalisme. - littérature mystique, littérature de voyage, imagologie, littérature maghrébine, - langues, traduction et interculturalité, - patrimoine matériel et immatériel, histoire et civilisation... La revue accepte également des articles de varia en rapport avec le patrimoine. Modalités de soumission : Les chercheurs intéressés sont invités à envoyer leurs contributions (le résumé de 15 lignes, l'article de 15 pages maximum et 5 mots-clés, en format Word), au plus tard le 31 juillet 2019, à l'adresse email de la revue : annales@mail.com Veuillez préciser votre affiliation institutionnelle et votre grade académique si possible. Les propositions d'articles devront respecter les normes de publication de la revue : http://annales.univ-mosta.dz Responsable : Pr Mohammed Abbassa
Nom du contact: 
Mohammed Abbassa
Courriel du contact: 
annales@mail.com
Adresse postale: 
Faculté des lettres et des arts - Université de Mostaganem (27000), Algérie
Suggéré par: 
Mohammed Abbassa
Courriel: 
annales@mail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/07/2019
Ville de l'événement: 
Mostaganem
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Littérature comparée, orientalisme, langues et traduction, civilisation, art.
Site web de référence: 
http://revue.univ-mosta.dz/index.php/annales

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