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Appels à contribution

"Pour égayer l'ennui de nos prisons"

Résumé de l'annonce: 
Colloque à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Baudelaire (2-3 décembre 2021)
Organisé par l’Université de la Vallée d’Aoste, en collaboration avec l’Université Catholique de Milan et le Bandy Center (Vanderbilt University, Nashville) « D’habitude les auteurs se rapprochent et s’éloignent de nous » écrit Giovanni Macchia dans son Introduction aux Œuvres complètes de Charles Baudelaire dans l’édition « Meridiani », « comme des bateaux en papier que nous observons, immobiles, depuis le rivage ». Dans le cas du poète des Fleurs du Mal, la vision semble être bouleversée : Comme dans ces prodiges d’optique qui trompent le regard, [Baudelaire] se rapproche au fur et à mesure que le temps l’éloigne de nous et que sa figure se fait évanescente. Le monde change […] mais nous nous rendons compte qu’il ressemble toujours plus à l’univers terrible et fascinant que le poète meubla, questionna, rêva, accepta ou refusa. Baudelaire avait raison. Notre époque est devenue de plus en plus baudelairienne. (Nous traduisons) La persistance de la Covid-19, les restrictions exceptionnelles et les confinements qu’elle a imposés ont bouleversé en profondeur les rapports humains, ainsi que notre vie quotidienne. À l’heure du confinement, notre besoin d’évasion se fait ressentir plus fort que jamais : « Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile ! ». Pour conserver le moral, les spécialistes conseillent en effet d’occuper nos journées avec tout ce qui peut nous aider à nous évader ou à réfléchir. Selon Bachelard, « la maison, la chambre, le grenier où l’on a été seul, donnent les cadres d’une rêverie interminable, d’une rêverie que la poésie pourrait seule, par une œuvre, achever, accomplir » (La Poétique de l’espace). Comme le dit Antoine Compagnon, dans sa réflexion sur « La Littérature face aux pandémies », le remède contre tout mal, c’est en effet le fait de le raconter, de le partager : « les hommes ont toujours su que le récit était la panacée universelle. Nous ne vivons pas vraiment un événement, quel qu’il soit, avant de l’avoir raconté, ni avant d’avoir lu les récits qui nous permettent de le raconter ». De son côté, Pauline Petit, qui a publié une réflexion sur la question, parue dans France Culture le 9 avril 2020, souligne comment la littérature fournit des instruments pour nous interroger sur la solitude, pour la comprendre et la maîtriser : du sentiment d’ennui de l’homme cloîtré décrit par Pascal à la joie de l’isolement retrouvé de Schopenhauer, en passant par la quarantaine vécue par Rousseau ou le « rêve politique de la peste » et le « grand renfermement » étudiés par Foucault, l’écriture est traversée d’expériences d’isolement et de claustration. D’ailleurs, si les crises passent, les livres demeurent, et tout particulièrement les classiques : pas seulement parce qu’ils nous offrent l’occasion de nous évader, mais aussi et surtout parce qu’ils nous allègent le poids de la solitude et favorisent l’introspection. Dans Le Miroir de Baudelaire, Paul Éluard reformule ainsi un extrait du Spleen de Paris : « Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu’il peut être à la fois lui-même et autrui ». La modification apportée par Éluard, remplaçant « être à sa guise » par « être à la fois », souligne l’idée d’une communion totale entre le « je » et « l’autre » ; dans L’Evidence poétique, il entérine la modernité de cette posture (« La solitude des poètes aujourd’hui s’efface. Voici qu’ils sont des hommes parmi les hommes, voici qu’ils ont des frères ») et montre jusqu’à quel point le cœur apparaît comme le point commun, le siège des affections, des émotions, et non pas seulement comme une métonymie de la passion amoureuse : « le rythme de mon cœur est un rythme éternel », lit-on dans Les Petits justes III. Le sismographe affectif n’a de valeur que dans le partage et non dans la complaisance narcissique d’un seul. 
 À l’occasion du bicentenaire de la naissance du poète des Fleurs du Mal, nous avons choisi de consacrer un Colloque international à l’artiste qui, entre tous, a conçu sa vocation poétique comme une « prostitution », voire un don de soi et dont les émotions, si poétiquement et si durement racontées à son « frère et semblable », retentissent, aujourd’hui encore, dans un « ici et maintenant » partagé entre l’écriture et le lecteur. Seul et pourtant passionné de la foule, Charles Baudelaire a traité de la haine du logis, de l’« horreur du domicile » : la vie « cellulaire » est décrite comme une véritable « maladie » à étudier et à approfondir. Toute sa vie et sa poétique se résument à la fois en un désir constant et insatiable de voyager, qui est bien plus qu’un simple goût du bohémianisme, et une volonté de s’enfermer dans une chambre pour laisser libre cours aux arabesques de la créativité et s’adonner au travail. Ce dernier apparaît comme le seul moyen de fortifier véritablement l’esprit humain et de lutter contre le temps et l’ennui, ce sentiment de fatigue morale et de lassitude lié à une impression de vide et d’inutilité (« Rien n’égale en longueur les boiteuses journées/ Quand sous les lourds flocons des neigeuses années/ L’ennui fruit de la morne incuriosité/ Prend les proportions de l'immortalité »). À ce paradoxe s’en ajoutent bien d’autres chez ce poète des contradictions, comme l’opposition entre son besoin de solitude, sa vie en marge du social et les sentiments de sympathie et de compassion qui l’animent ; selon leur étymologie, ces deux substantifs renvoient à une capacité de souffrir avec l’autre, particulièrement évidente dans la section des Tableaux parisiens et dans Le Spleen de Paris, à travers lesquels la douleur apparaît comme l’essence même de l’humain et la raison de sa fierté. Nous pouvons aussi faire référence à la tension entre les lieux physiques fermés, suggérant la clôture et l’étouffement, à partir desquels on peut s’envoler vers les espaces vastes et ouverts de l’imagination, selon l’esthétique de l’ « infini dans le fini » ; ou encore, à la maladie physique et morale du poète, décrite comme une expérience intime et privée (Mon cœur mis à nu), en rapport avec la maladie sociale qui se révèle dans la corruption des esprits et du langage, dont la poésie serait le symptôme (« Muse malade », « fleurs maladives »). Toutes les questions ci-dessous proposées, ainsi que le titre du Colloque, se prêtent aussi bien à une relecture de l’œuvre littéraire du poète qu’à ses textes théoriques et critiques, abordés selon des perspectives stylistiques ou esthétiques. Nous attirons particulièrement l’attention sur ces thématiques qui fondent la poétique et l’anthropologie baudelairiennes et qui ont aussi une valeur spécifique dans le contexte actuel : - l’ennui, « monstre délicat » /« quaerere semper commutare locum » ; - les sentiments de la compassion, de la charité et de la sympathie (« Sans la charité, je ne suis qu’une cymbale retentissante » ; « Moi c’est tous, tous c’est moi ») ; - l’imagination entre réflexion esthétique, transfiguration du réel et désir de s’échapper ; - le travail qui fortifie et le temps qui ronge la vie (« on ne peut oublier le temps qu’en s’en servant » ; « si tu travaillais tous les jours, la vie te serait plus supportable ») ; - l’ « horreur du domicile » et « la douceur du foyer » ; - l’amour : « cette horreur de la solitude […] que l’homme appelle noblement besoin d’aimer » ; - la solitude et la multitude : « l’esprit qui s’adonne à la solitude doit savoir la peupler » ; - les voyages réels et les voyages métaphoriques ; - les lieux clos et les espaces ouverts ; - le rôle du lecteur, « frère et semblable » ; - la maladie physique, individuelle et sociale ; - la littérature comme panacée - (re)lire les classiques aujourd’hui. Calendrier : Nous vous remercions de faire parvenir vos propositions (200-250 mots environ) avant le 31 mai 2021 à Federica Locatelli (f.locatelli@univda.it). Les décisions du comité scientifique du colloque seront communiquées le 30 juin 2021. Comité d’organisation : Federica Locatelli, organisateur (Univda), Davide Vago - Marisa Verna co-organisateurs (UCSC Milan). Comité scientifique : Robert Barsky, Federica Locatelli, Ida Merello, Chiara Nifosi, Fabio Scotto, Davide Vago, Marisa Verna. Contacts (secrétariat) : Monica Lucioni (monica.lucioni@unicatt.it) - Carlotta Contrini (carlotta.contrini@unicatt.it) Langue du colloque : français Les actes du colloque seront publiés en volume.
Nom du contact: 
Federica Locatelli
Courriel du contact: 
f.locatelli@univda.it
Adresse postale: 
Università della Valle d'Aosta
Suggéré par: 
Federica Locatelli
Courriel: 
f.locatelli@univda.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/05/2021
Date de fin de l'événement: 
03/12/2020
Ville de l'événement: 
Aosta
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Baudelaire, ennui, solitude, maladie, choc

Le "portrait de l'artiste en jeune homme" dans les correspondances privées entre XVIIIe et XXe siècles

Résumé de l'annonce: 
Appel à contribution pour le séminaire d'étude du Doctorat international "Sapienza" Università di Roma - Université Sorbonne Nouvelle qui se tiendra à Rome les 7 et 8 octobre 2021.
Les doctorants du doctorat international d'italianistica "Sapienza" Università di Roma et de l'Université Sorbonne Nouvelle proposent un séminaire d’étude franco-italien qui puisse rassembler différents domaines de la recherche autour d’un champ d’investigation unique, mais étudié sous tous ses aspects : les débuts auctoriaux entre XVIIIe et XXe siècles, à travers l’étude des correspondances, publiées ou inédites (en considérant éventuellement les débuts comme de nouveaux départs, d’évidents tournants poétiques et stylistiques, des rapprochements avec des genres et des langages jusque là inexplorés). Les interventions qui, en plus de se concentrer sur les expériences d’auteurs particuliers, viseront également à la reconstruction d’une communauté intellectuelle seront particulièrement appréciées.
Nom du contact: 
Rabat Agathe
Courriel du contact: 
agatherabat@hotmail.fr
Suggéré par: 
Rabat Agathe
Courriel: 
agatherabat@hotmail.fr
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/05/2021
Date de fin de l'événement: 
08/10/2021
Ville de l'événement: 
Rome
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
jeune artiste - correspondance - style

Jean-François Marmontel (1723-1799). Bilan et nouvelles perspectives critiques

Colloque international du tricentenaire de la naissance de l’écrivain

Résumé de l'annonce: 
Appel à communications: Colloque "Jean-François Marmontel (1723-1799). Bilan et nouvelles perspectives critiques"
Jean-François Marmontel (1723-1799) Bilan et nouvelles perspectives critiques Colloque international du tricentenaire de la naissance de l’écrivain Lieu : Université Bordeaux Montaigne 13, 14 et 15 septembre 2023 Organisation : Université Bordeaux Montaigne (Laboratoire CEREC-Plurielles) et Université Toulouse-Jean Jaurès (Laboratoire PLH-ELH - EA 4601) avec le soutien scientifique de l’IHRIM UMR 5317 - Université de Lyon / Université Jean Monnet (Saint-Étienne) Responsables : Hélène Cussac, Magali Fourgnaud et Pierino Gallo Appel à communications En 1999 eut lieu à Clermont-Ferrand, à l’occasion du bicentenaire de la mort de Jean-François Marmontel, un colloque international, sous la houlette de Jacques Wagner, qui mena aussi les participants sur les lieux de sa naissance, à Bort-les Orgues, et sur ceux de sa formation initiale, à Mauriac, où l’écrivain fut élève du collège des jésuites. Pourtant, quelques années plus tôt, en 1994, la maison Gallimard, publiant trois de ses contes moraux, constatait avec amertume leur oubli, alors qu’ils avaient eu tant de succès en leur temps. Cet auteur polygraphe dont les œuvres avaient en effet connu dès leur publication un retentissement remarquable dans l’ensemble de l’Europe « ne mérite sans doute pas le mépris dans lequel sa mémoire est tombée », comme l’écrit Guy Chaussinand-Nogaret dans la récente biographie qu’il lui consacre (Marmontel, le philosophe qui chantait Cythère, L’Harmattan, 2017, p. 12). Les organisateurs de ce colloque proposent, à leur tour, en cette année du tricentenaire de sa naissance (11 juillet 1723), de se faire passeurs de sa mémoire, de ses valeurs, de sa langue, en fin de compte de la culture et du patrimoine littéraire que ce disciple de Voltaire nous a laissés en héritage. Quel souvenir avons-nous de cet « intellectuel exemplaire » du siècle des Lumières depuis 1999 ? L’« affaire » Bélisaire, Les Incas ne seraient-elles pas devenues œuvres mortes ? Ces récits, empreints de philosophie, mais aussi les Contes moraux et les Mémoires, ne lasseraient-ils pas, par leur morale d’un autre siècle, les lecteurs d’un temps où les valeurs des Lumières perdent chaque jour davantage de leur sens ? Ou peut-on supposer, à l’inverse, que le conteur moraliste, le mémorialiste, l’auteur des Éléments de littérature continuerait à intéresser lecteurs et chercheurs ? Aurait-il séduit même de jeunes chercheurs au point qu’ils deviendront peut-être les futurs spécialistes de l’œuvre marmontélien ? Bref, le lien entre « Marmontel et nous », pour reprendre René Pomeau, est-il encore vivace ? La réponse se trouve dans les maisons d’édition, et les lecteurs de cet appel ne seront pas surpris d’observer que l’un des organisateurs de ce colloque soit ici nommé. En effet, entre 2016 et 2019, Pierino Gallo a présenté et édité certains contes moraux en deux ouvrages séparés, mais on lui doit surtout l’édition de ce monument qu’est le texte des Incas (STFM, 2016) récit au sujet duquel le chercheur a proposé il y a peu une étude collective, au titre de (Re)lire les Incas (Presses Universitaires Blaise Pascal, 2019). On ne saurait omettre la publication récente en deux volumes de la thèse de Monique Delhoume-Sanciaud, Les Incas ou la destruction du l’Empire du Pérou de Jean-François Marmontel, le regard d’un homme du dix-huitième siècle sur le Nouveau-Monde, sa conquête et son évangélisation (Champion, 2017). Ces travaux, auxquels se joignent encore nombre d’articles, dont certains de la main des deux organisatrices du colloque, se situent dans le sillage d’un véritable regain d’intérêt pour l’écrivain bortois, qui – renouvelant le premier pic de curiosité des années 1965-1970 imputable à Jean Ehrard – remonte aux années 2000 : rappelons par exemple les premiers ouvrages fondateurs : sous la direction de John Renwick, Jean-François Marmontel (1723-1799) : dix études (Champion, 2001) et sous celle de Jacques Wagner, Jean-François Marmontel : un intellectuel exemplaire au siècle des Lumières (actes du colloque de 1999, publiés en 2003). Sous la direction de ce dernier, souvenons-nous aussi de l’ouvrage intitulé Marmontel, une rhétorique de l’apaisement (Peeters, 2003), auquel on peut ajouter l’édition des Éléments de littérature (Desjonquères, 2005) procurée par Sophie Lefay et celle des Mémoires (Champion, 2008), due à John Renwick. Une telle production en une vingtaine d’années n’est-elle pas revigorante ? Marmontel ne gît donc pas – totalement – dans les méandres de vieilles mémoires et sur les rayonnages de bibliothèques vétustes. Ce constat est peut-être déjà un élément suffisamment pertinent pour justifier la tenue d’un colloque lors du tricentenaire. Pour autant, résident d’autres questionnements. Dans quelle mesure l’œuvre de Marmontel est-elle susceptible d’intéresser un public d’étudiants ne se destinant pas à l’enseignement et/ou à la recherche ? Comment le message de cet héritier de la morale et de l’esthétique classique de Fénelon, qui diffusa en les interrogeant les principes pédagogiques rousseauistes, peut-il encore séduire ? Contient-il des enseignements universels ? Quelle résonance peuvent avoir par exemple les Contes moraux dans l’esprit d’un lecteur du XXIe siècle ? Le roman « pédagogique » lui-même, Bélisaire, serait-il susceptible d’enseigner encore la tolérance dans les temps troublés que nous traversons ? Quel est, finalement, l’intérêt d’étudier l’œuvre aujourd’hui ? Peut-on parler d’une actualité de Marmontel ? Il s’agirait là d’une première piste de travail. Une seconde pourrait être consacrée à un Marmontel « régional » et de fait au jeune Marmontel (on connaît, par exemple, les liens entre Marmontel et Berquin, auteur bordelais, collaborateur au Mercure de France, auteur entre autres d’un périodique destiné aux enfants et aux adolescents : L’Ami des enfants, L’Ami des adolescents). Avant de « monter » à Paris à l’invitation de Voltaire, Marmontel quitte Clermont pour Toulouse, où il demeure du mois de septembre 1741 au mois de novembre 1745. Au printemps 1760, la publication de ses contes moraux et leur succès lui offrant l’aisance financière, il retourne dans le Sud-Ouest, découvre d’abord Bordeaux, « ce beau port et cette ville opulente » dont la visite est « l’un des rêves de [s]a vie » (Mémoires, éd. Renwick, Champion, 2008, L. VII, p. 424), puis Toulouse qu’il reconnaît à peine, tant « l’habitude de voir Paris la rapetissait à [s]es yeux » (ibid., p. 429). La région Ouest choisie comme lieu du colloque procure, qui plus est, l’occasion de revenir sur les essais poétiques de celui qui une fois « chez les Gascons, début[a] par une gasconnade » (ibid., L. II, p. 180). Le témoignage que donne du jeune Jean-François le secrétaire perpétuel de l’Académie des Jeux floraux en 1815 (in Mémoire pour servir à l’Histoire des Jeux floraux), bien peu aimable, est-il justifié ? Y aurait-il d’autres traces de la vie de Marmontel à Toulouse, mais aussi à Bordeaux où il séjourna quelques semaines et dans les diverses villes occitanes qu’il visita ? On pourra aussi revenir sur l’Auvergne natale de celui qui la quitta à dos de mulet jusqu’à Toulouse ; observer éventuellement le lien entre sa formation intellectuelle et l’œuvre ; se demander quels souvenirs la Corrèze aurait gardés de l’écrivain. D’autres axes sont bien sûr envisageables. Les textes marmontéliens posent en effet nombre de questions d’ordre poétique, philosophique, politique, mais aussi esthétique. Leur réception et leurs traductions en Europe offrent un autre terrain d’étude intéressant à explorer. Enfin, ce colloque pourrait être l’occasion de s’interroger sur les réseaux que Marmontel a su tisser, tant en France qu’en Europe, convaincu qu’il était que la lutte contre les préjugés et les superstitions passe par une très large diffusion du savoir et de l’esprit critique dans l’espace public. Les propositions de communication sont à adresser simultanément à : helene.cussac@univ-tlse2.fr ; magali.fourgnaud@u-bordeaux.fr ; pgallo@unime.it Merci d’inclure dans votre fichier une brève bio-bibliographie, indiquant notamment votre statut ainsi que votre université et unité de rattachement. Date limite : 30 août 2021 Comité scientifique Christelle Bahier-Porte (Université Jean Monnet-Saint-Étienne) Aurélia Gaillard (Université Bordeaux-Montaigne) Gianni Iotti (Université de Pise) Christophe Martin (Université Paris-Sorbonne) Jean Mondot (Université Bordeaux-Montaigne) Stéphane Pujol (Université Toulouse-Jean Jaurès) Catriona Seth (Université d’Oxford et Université de Lorraine)
Nom du contact: 
Pierino Gallo
Courriel du contact: 
pgallo@unime.it
Suggéré par: 
Pierino Gallo
Courriel: 
pgallo@unime.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/08/2021
Ville de l'événement: 
Bordeaux
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Marmontel (Jean-François), Lumières, tricentenaire
Site web de référence: 
https://clare.u-bordeaux-montaigne.fr/colloques-manifestations/appels-a-contribution/1003-2023-13-15-sept-jean-francois-marmontel-1723-1799-bilan-et-nouvelles-perspectives-critiques-colloque-international
https://plh.univ-tlse2.fr/accueil-plh/manifestations-scientifiques/colloques/appel-a-communications-colloque-jean-francois-marmontel-1723-1799-bilan-et-nouvelles-perspectives-critiques

La représentation du travail dans les formes brèves des années quatre-vingts à aujourd’hui

Appel à contribution

Résumé de l'annonce: 
Revue Ticontre. Teoria, testo, traduzione; numéro dirigé par Massimiliano De Villa, Francesca Di Blasio, José Maria Pozuelo, Paolo Tamassia.
TICONTRE. TEORIA TESTO TRADUZIONE La représentation du travail dans les formes brèves des années quatre-vingts à aujourd’hui. numéro dirigé par Massimiliano De Villa, Francesca Di Blasio, José Maria Pozuelo, Paolo Tamassia. Appel à contribution À partir des années quatre-vingt, le thème du travail n’a cessé de retenir l’attention des écrivains et des critiques littéraires. Toutefois, si les romans sur le travail – avec des narrations plus ou moins traditionnelles, souvent liées à une écriture autobiographique ou à l’enquête sociale* – ont été largement étudiés, une réflexion critique systématique sur les modes de traitement de ce thème dans les formes brèves semble faire défaut. L’on constate pourtant que plusieurs recueils de nouvelles sur le travail ont été publiés**, qui témoignent d’un intérêt renouvelé pour ce sujet de la part d’écrivains même fort différents entre eux et du marché littéraire. Il est important de considérer notamment les caractères spécifiques de la forme brève et fragmentaire, et ses différences par rapport au roman, en ce qui concerne sa capacité d’appréhender, représenter et réfléchir sur le monde du travail. Ce dossier se propose d’analyser donc les recueils de nouvelles (y compris les anthologies, les revues, les blog littéraires) ayant abordé le thème du travail à partir des années quatre-vingt, lorsque le monde du travail a commencé à être bouleversé par des transformations fondamentales dont les conséquences sont à l’œuvre encore aujourd’hui. Nous proposons les axes de recherche suivants : - les différents aspects du travail considérés dans les recueils ; - les constantes formelles ; - les différences entre la forme brève et les autres genres dans la façon d’aborder le monde du travail ; - les topos et les motifs récurrents dans les narrations brèves sur le travail (affinités et divergences par rapport au roman) ; - la situation historique et sa représentation : le démantèlement de la fabrique en France, la délocalisation et les effets de la globalisation sur la production et sur la production et sur le marché du travail, le tertiaire avancé, la précarisation et la désyndicalisation progressive des travailleurs, la féminisation du marché du travail, le travail invisible, etc. - le statut de la littérature sur le travail ; - le rapport entre les recueils de nouvelles et les débats dans les blogs littéraires ; - prépublication en ligne de parties du recueil, intermédialité ; - l’écart produit par le thème du travail dans des recueils où sont présents plusieurs thématiques. Les auteurs des articles pourront focaliser leur attention sur les modes dont le thème est formalisé dans une seule nouvelle ou bien ils pourront se concentrer sur des isotopies ou des stratégies formelles récurrentes à l’intérieur d’un ou de plusieurs recueils, sans négliger leur nature à la fois composite (recueil comme ensemble de récits autonomes) et unitaire (recueil comme ouvrage autonome). Les langues admises par la revue sont l’italien, le français, l’anglais et l’espagnol. Les propositions, avec un résumé (maximum 1000 signes) et une brève note bio-bibliographique, doivent être envoyées à l’adresse suivante: lavoroeraccolta@gmail.com, avant le 31.03.2021. Vous recevrez une réponse avant le 10.04.2021 2021. Les articles sélectionnés seront soumis à une procédure de peer-review. * F. Aubenas, J. Benameur, Th. Beistingel, F. Bon, N. Caligaris, Ph. Claudel, F. Emmanuel, E. Filhol, A. Filippetti, J.-P. Goux, M. Larnaudie, F. Magloire, G. Mordillat, A. Nothomb, É. Reinhardt, F. Salvaing, L. Salvayre, M. Sonnet, Ph. Vasset. **R. Ceuppens, Le Retour du vivant et autres nouvelles, 1987 ; R. Jauffret, Fragments de la vie des gens, 2000 ; Y. Pagès, Petites natures mortes au travail, 2000 ; Collectif, Des Nababs et des clowns, nouvelles, 2004 ; Concours Anact-Aract « Nouvelles du travail », concour annuel depuis 2006 ; S. Stern, Femmes tortues, hommes crocodiles, 2011 ; Collectif, Loi de la chute des corps, douze nouvelles du travail, bilingue allemand/français, 2013 ; Au bal des actifs. Demain le travail, 2017 ; Récits de travail par la coopérative « Dire le travail » ; P. Bride, P. Madiot (eds.), Vous faites quoi dans la vie ?; 2017 ; Edey Gamassou, C. & S. Prunier-Poulmaire (eds), Écrivons le travail ! Lycéens et chercheurs : écritures croisées sur le travail, 2018
Nom du contact: 
Paolo Tamassia
Courriel du contact: 
paolo.tamassia@unitn.it
Suggéré par: 
Paolo Tamassia
Courriel: 
paolo.tamassia@unitn.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/03/2021
Ville de l'événement: 
Trento
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Forme brevi, lavoro, letteratura francese
Site web de référence: 
http://www.ticontre.org/ojs/index.php/t3/announcement

Plurilinguisme et littératie dans les pays francophones et italophones

Résumé de l'annonce: 
"Synergies Italie", n° 18/2022
APPEL À CONTRIBUTIONS POUR LE N°18/2022 Date limite de soumission des résumés : 31 mai 2021 La revue "Synergies Italie", revue francophone indexée dans de nombreuses bases de revues scientifiques dont ERIH PLUS, Scopus et Anvur lance un appel à contributions pour la publication du n°18 sur le thème suivant : PLURILINGUISME ET LITTÉRATIE DANS LES PAYS FRANCOPHONES ET ITALOPHONES Numéro coordonné par SARA VECCHIATO Dans un cadre général de grands changements sociaux, accélérés par la crise pandémique mondiale, les compétences linguistiques s’inscrivent dans des espaces sociaux en tension (Berthoud & Burger, 2014) et augmentent leur importance à bien des égards. En effet, sur un marché où l’impact des technologies de l’information est en train de remodeler la division du travail (Frey & Osborne, 2017 ; Levy & Murnane, 2012), plusieurs professions de niveau « moyen » disparaissent. Face à cet effet sablier (Vittori, 2009) partageant de plus en plus la société, le fait de parler plusieurs langues est important pour l’épanouissement personnel et professionnel de l’individu (Grin, 2015). La formation linguistique touche de près l’ensemble des compétences mobilisées en lecture et en écriture, désignées sous le nom de « littératie » (ou « lettrisme », cf. Pruvost, 2019) : alors que l’évolution de la société impose des niveaux de plus en plus élevés de littératie, les phénomènes de l’analphabétisme et de l’illettrisme marginalisent des fractions importantes d’adultes (OCDE, 2020 ; Vertecchi & Gallina, 2007). Puisque le plurilinguisme est configuré comme un « capital culturel » (Bourdieu & Passeron, 1970 ; Coffey, 2018), l’éducation aux langues a une valeur d’émancipation sociale (De Mauro, 2018). Premièrement, la question du plurilinguisme est d’une grande actualité à un moment historique où l’Europe débat de son avenir et où l’équilibre entre les langues est en train d’être redessiné (Ginsburgh et al., 2017 ; Somssich, 2016). En effet, s’il existe un consensus sur le fait que pouvoir s’exprimer et accéder à des services dans sa propre langue est un droit (Varennes, 2016), la co-édition de textes en plusieurs langues au niveau européen soulève un certain nombre de problématiques (Raus, 2010), si bien que le coût du maintien du plurilinguisme au niveau européen fait débat (Ginsburgh et Moreno-Ternero 2020). D’autre part, il est bien connu qu’au niveau économique, le manque de compétences en langues étrangères parmi les employés entraîne un préjudice qui a été quantifié dans plusieurs études (Commission Européenne 2009 ; Holmes, 2018), tandis que certain.e.s chercheur.e.s ont souligné le rôle du plurilinguisme comme stratégie de communication efficace dans les entreprises (Gerolimich & Vecchiato, 2016 ; Lüdi, 2020). La valeur économique des langues étrangères dans la carrière professionnelle d’un individu semble être une donnée acquise, quoique les études scientifiques sur ce sujet aient une extension variable selon les pays, notamment en ce qui concerne l’Italie (Gazzola, 2017). Toujours est-il que le modèle d’une langue véhiculaire unique a longtemps été remis en question (Hogan-Brun, 2017 ; Mattioda, 2013). Parmi les alternatives possibles, la pratique de l’intercompréhension, ou lingua receptiva, a reçu l’attention de la Commission européenne (Ten Thije et al., 2017) et pourrait représenter un tournant communicatif, notamment pour les langues romanes (Badelita, 2016). En même temps, les compétences plurilingues et pluriculturelles (Coste et al., 2009 ; Gibault, 2018) risquent d’être présentées de manière enthousiaste comme la panacée à toutes les inégalités sociolinguistiques, alors qu’elles peuvent aussi faire l’objet d’exploitation par le marché, sans que l’individu en tire aucun bénéfice (Duchêne, 2011 ; Duchêne & Heller, 2012). Deuxièmement, le plurilinguisme comme gage de la connaissance et de la reconnaissance de l’Autre constitue le pari de l’Observatoire Européen du plurilinguisme qui a soumis au Conseil de l’Europe et au Parlement européen une Charte européenne du plurilinguisme (Observatoire européen du plurilinguisme, 2005 ; Telmon, 2018). En effet, l’utilisation de répertoires linguistiques plurilingues (Lüdi, 2006) permet à la personne d’entrer en contact avec d’autres cultures et d’explorer son identité d’un autre point de vue (Kinginger, 2008). Toutefois, le plurilinguisme n’est ni conçu ni accepté de la même manière au niveau international et au niveau national : la pression en faveur du monolinguisme justifie alors des revendications empreintes de purisme qui justifient l’abandon des répertoires linguistiques plurilingues au niveau local (Cerquiglini, 2003 ; sous presse ; Telmon et al., 2012). Cette divergence sur le plan symbolique devient d’une pertinence absolue dans certains contextes tels que les régions frontalières (Buonocore, 2018). Lorsque, d’autre part, l’éducation linguistique intervient positivement dans la formation de l’individu, le plurilinguisme peut donner lieu à une expérience privilégiée de réflexion sur soi, comme c’est le cas dans la proposition pédagogique de « l’autobiographie linguistique » (Favero & Sofia, 2018). Troisièmement, le plurilinguisme touche directement la transmission du savoir, bien que ce rôle soit resté relativement discret (Berthoud & Gajo, 2020). En effet, le monolinguisme de plus en plus répandu dans la communication scientifique comporte le risque pour les langues qui ne sont pas « hyper-centrales » (au sens de Calvet, 1999), comme le français et l’italien, de mener des batailles d’arrière-garde pour défendre un héritage culturel du passé (Cabiddu, 2017 ; Hamel, 2013). Inversement, la « littératie plurilingue » peut entrer en jeu dans les entreprises, les institutions, et surtout dans l’éducation (Egli Cuenat et al., 2020 ; Legros et al., 2009 ; Lo Bianco, 2000). Les éducateurs se confronteront alors à une valorisation fortement asymétrique des langues selon le pays et au phénomène de l’illettrisme dans la langue maternelle accompagné de la scolarisation de l’enfant dans une langue qu’il maitrise mal ou pas du tout (Conseil de l’Europe et Assemblée parlementaire, 2006). Voilà pourquoi les études de langues étrangères et le temps consacré à la lecture-écriture dans l’enseignement font l’objet d’une attention particulière dans la planification de l’éducation au sein de l’Union européenne (DEPP, 2020). Ce numéro de Synergie Italie se veut une occasion de faire le point sur le plurilinguisme et la littératie, en les considérant à la fois de façon autonome et à travers leurs points d’intersection. Un accent particulier sera mis sur leur rôle dans les pays francophones et italophones. Voici une liste (non exhaustive) des questions examinées : • plurilinguisme et identité(s) sociale(s), compétences pluriculturelles, droits linguistiques ; • littératie plurilingue, compétences d’écriture dans un milieu multilingue ; • illettrisme en L1, éducation au plurilinguisme, intercompréhension, lingua receptiva ; • valeur économique des langues, marché des langues ; • communautés translinguales, communautés plurilingues et écrilectes. Références Badelita, C.-G. (2016). « L’intercomprensione – una possibile svolta comunicativa in ambito romanzo ». Colóquio Internacional Comunicação e cultura na Romània europeia 2015, pp. 274–282. Berthoud, A.-C., & Burger, M. (2014). Repenser le rôle des pratiques langagières dans la constitution des espaces sociaux contemporains. De Boeck Superieur. Berthoud, A.-C., & Gajo, L. (2020). The Multilingual Challenge for the Construction and Transmission of Scientific Knowledge. John Benjamins. Bourdieu, P., & Passeron, J.-C. (1970). La Reproduction: Éléments pour une théorie du système d’enseignement (édition électronique). Minuit. Buonocore, A. (2018). « Quelques réflexions sur la didactique de la langue, de la civilisation et de la littérature françaises dans un contexte plurilingue ». Synergies Italie, n° 14, pp. 69–80. Cabiddu, M. A. (2017). L’italiano alla prova dell’internazionalizzazione. Guerini e associati. Calvet, L.-J. (1999). Pour une écologie des langues du monde. Plon. Cerquiglini, B. (A c. Di). (2003). Les langues de France. Presses Universitaires de France. Coffey, S. (2018). « Choosing to Study Modern Foreign Languages: Discourses of Value as Forms of Cultural Capital ». Applied Linguistics, n° 39(4), pp. 462–480. Conseil de l’Europe, & Assemblée parlementaire. (2006). APCE - Recommandation 1740 (2006) — La place de la langue maternelle dans l’enseignement scolaire. Coste, D., Moore, D., & Zarate, G. (2009). Compétence plurilingue et pluriculturelle. Vers un Cadre Européen Commun de référence pour l’enseignement et l’apprentissage des langues vivantes: études préparatoires. Version révisée et enrichie d’un avant-propos et d’une bibliographie complémentaire. Conseil de l’Europe, Division des Politiques linguistiques. https://www.coe.int/fr/web/language-policy/home De Mauro, T. (2018). L’ educazione linguistica democratica. Laterza. Duchêne, A. (2011). « Néolibéralisme, inégalités sociales et plurilinguisme: L’exploitation des ressources langagières et des locuteurs ». Langage et societe, n° 136(2), pp. 81–108. Duchêne, A., & Heller, M. (2012). Language in Late Capitalism: Pride and Profit. Routledge. Egli Cuenat, M., Manno, G., & Desgrippes, M. (2020). « Littératie(s) plurilingue(s) dans le contexte de l’apprentissage et de l’enseignement des langues – des perspectives complémentaires ». Bulletin VALS-ASLA, pp. 1–13. Commission Européenne. (2009). Languages mean business: Companies work better with languages : recommendations from the Business Forum for Multilingualism established by the European Commission. Publications Office of the European Union. http://op.europa.eu/en/publication-detail/-/publication/d5ee6ef0-986c-49e6-b8ac-71da8401efc6/language-en/format-PDF Favero, E., & Sofia, V. (2018). L’autobiografia linguistica nella pratica didattica: Una proposta per valorizzare la madrelingua e il plurilinguismo. Aracne. Frey, C. B., & Osborne, M. A. (2017). « The future of employment: How susceptible are jobs to computerisation? ». Technological Forecasting and Social Change, n°114, pp. 254–280. Gazzola, M. (2017). Multilinguismo ed economia in Italia. In M. A. Cabiddu (A c. Di), L’italiano alla prova dell’internazionalizzazione. Guerini e associati. Gerolimich, S., & Vecchiato, S. (A c. Di). (2016). Le plurilinguisme et le monde du travail / Plurilingualism and the Labour Market. 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Telmon, T. (2018). « Plurilinguismo e politiche linguistiche. L’esempio del CIEBP ». Lingue Antiche e Moderne, 7, 5–22. Telmon, T., Raimondi, G., & Revelli, L. (éds.). (2012). Coesistenze linguistiche nell’Italia pre e postunitaria. Società linguistica italiana, Bulzoni. Ten Thije, J. D., Gooskens, C., Daems, F., Cornips, L., & Smitss, M. (2017). « Lingua Receptiva: Position Paper on the European Commission’s Skills Agenda. European Journal of Language Policy », 9(1), 138–143. Varennes, F. de. (2016). « Importance de la médiation dans la protection des droits linguistiques : Une perspective juridique ». Etudes de linguistique appliquee, n° 181(1), 35–42. Vertecchi, B., & Gallina, V. (2007). Il disagio, l’alfabeto, la democrazia. Riflessioni sui risultati del progetto Predil. FrancoAngeli. Vittori, J.-M. (2009). L’effet sablier. Grasset. NB : Les doctorants et chercheurs francophones italiens menant leurs travaux dans un autre domaine couvert par la revue (Ensemble des Sciences Humaines et Sociales, culture et communication internationales, sciences du langage, littératures francophones, didactique des langues-cultures, éthique et théorie de la complexité) sont également invités à participer dans la limite de l’espace éditorial disponible et selon les étapes d’évaluation décrites dans les consignes aux auteurs. Consignes, format de soumission et sélection L’auteur de la proposition, avant tout engagement, devra consulter directement en ligne :  la politique éditoriale générale de l’éditeur http://gerflint.fr/politique-editoriale-generale  la politique éditoriale de la revue http://gerflint.fr/synergies-italie/politique-editoriale  les 25 normes éditoriales et rédactionnelles http://gerflint.fr/synergies-italie/consignes-aux-auteurs  la politique orthographique précisée dans la politique éditoriale générale de l’éditeur http://gerflint.fr/politique-editoriale-generale  la politique de l’éditeur en matière d’accès libre et d’archivage http://www.sherpa.ac.uk/romeo/issn/1724-0700/ Les propositions d’articles seront présentées sous forme d’un résumé de deux pages maximum (format A4, police Times taille 10), incluant 5 mots-clés et les éléments essentiels de bibliographie, et envoyées par courriel à l’adresse suivante : synergies.italie@gmail.com Elles seront transférées pour évaluation au comité scientifique de la revue. CALENDRIER : Date limite de l’envoi des résumés : 31 mai 2021 Retour des avis aux auteurs : 30 juin 2021 Envoi des articles : Avant le 30 septembre 2021 CONTACT: synergies.italie@gmail.com
Nom du contact: 
Rédaction de "Synergies Italie"
Courriel du contact: 
synergies.italie@gmail.com
Suggéré par: 
Roberto Dapavo
Courriel: 
roberto.dapavo@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/05/2021
Date de fin de l'événement: 
31/05/2021
Ville de l'événement: 
Torino
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Plurilinguisme et littératie
Site web de référence: 
http://gerflint.fr/synergies-italie

Teatro, scienza e medicina

Résumé de l'annonce: 
Convegno internazionale organizzato congiuntamente dal Dipartimento di Lettere e Filosofia e il Dipartimento di Medicina sperimentale e clinica dell'Università degli Studi di Firenze
Teatro, Scienza e Medicina Università degli Studi di Firenze - febbraio 2022 “Sui palcoscenici francesi si è celebrato a lungo un matrimonio misto, tanto bizzarro quanto affascinante. Incredibile! Peccato non avere più il tempo per poterlo raccontare!” Con queste parole, scritte di suo pugno su uno dei tanti fogli volanti raccolti nel suo archivio, Ferdinando Martini (1841-1928), uomo politico e letterato, dichiarava a se stesso il definitivo abbandono di una delle tracce di ricerca a cui più volte aveva progettato di dedicarsi, senza tuttavia riuscire mai a concretizzarne un vero inizio, a causa dei suoi numerosi impegni istituzionali. Bibliofilo appassionato, Martini aveva raccolto, nel corso della sua vita, un cospicuo numero di testi drammatici rari e rarissimi, soprattutto concernenti il teatro francese e italiano del Settecento e dell’Ottocento. Il “matrimonio misto”, al quale Martini si riferiva, era quello tra Teatro, Scienza e Medicina di cui egli stesso aveva potuto in un certo senso essere testimone leggendo alcune delle pièces settecentesche e primo ottocentesche che componevano la sua Raccolta libraria: pièces che dovevano aver in qualche modo meravigliato, per il loro contenuto 'ibrido', il Martini critico drammaturgico e letterario, convinto - come molti altri - che esistesse una netta distinzione di competenze e campi d’indagine fra “letteratura” e “scienze”. In tempi recenti, il rapporto fra Teatro, Scienza e Medicina ha suscitato a varie riprese l’attenzione degli studiosi e dei ricercatori. Se gli studi su “Teatro e medicina” si sono concentrati oltre che sul Settecento (Sade a Charenton) sul Seicento (ad esempio, la “malattia erotica” e le sue terapie sceniche: Massimo Ciavolella, Marco Lombardi) e in particolare sul rapporto fra Molière e le sue pièces “mediche” (numerosi sono i contributi in merito, a partire da quelli di studiosi dall’Ottocento fino ai contemporanei come Patrick Dandrey), il rapporto tra Teatro e Scienza è stato indagato soprattutto relativamente alla produzione drammatica del secondo Ottocento, con particolare riferimento all’esperienza del teatro scientifico del chimico Louis Figuier. Un discreto interesse critico è stato anche rivolto alla produzione teatrale contemporanea “a vocazione scientifica”: si consideri, per fare solo un esempio, la compagnia di Nantes “Science 89” a cui sono stati dedicati alcuni articoli (uno fra tutti Convoquer la science au théâtre di Michel Valmer, Ocim, 82, 2002, pp. 10-16). Due significativi volumi su Teatro e Scienza sono stati pubblicati negli anni 2000: il primo, frutto della rielaborazione di una tesi di dottorato, ha come autore lo stesso Michel Valmer (Le théâtre des sciences, CNRS éditions, 2006), mentre il secondo, più recente, raccoglie alcuni contributi sullo stesso tema (Théâtre et science, sous la direction de Florence Fix, Orizons, 2018). Altri contributi da segnalare sono: il volume Science and spectacle in European Enlightment (2008), che raccoglie ‘studi di caso’ sui tentativi nell'Europa settecentesca di diffondere al largo pubblico i risultati delle scoperte scientifiche, e il volume di Daniel Raichvarg Science et Spectacle, figure d’une rencontre (2002), in cui si analizzano i metodi di divulgazione scientifica che ricorrono in senso ampio alla spettacolarizzazione (dalle dimostrazioni pubbliche alle conferenze, dagli spettacoli di strada alle rappresentazioni teatrali) nell’arco cronologico che va dal Seicento alla Contemporaneità. In tempi molto recenti, la medicina ha ri-scoperto l’uso del teatro e il “fare teatro” è diventato un’esperienza educativa e sono state attivate numerose iniziative di drammatizzazione, con l’obiettivo di sperimentare e valutare protocolli di formazione, rivolti anche agli operatori sanitari (si pensi all’accordo stabilito nel 2013 tra la Facoltà di Medicina di Montpellier e l’Ecole Nationale Supérieure d’Art Dramatique: https://ensad-montpellier.fr/actualites-de-lensad/theatre-medecine/). Nel quadro delle Medical Humanities, infatti, sono numerosi ed articolati gli obiettivi, che possono essere perseguiti dal teatro, sia come strumento terapeutico per alcuni tipi di patologie, sia come strategia per rafforzare la capacità comunicativa dei professionisti. Se è stato dimostrato che lezioni di improvvisazione teatrale possono aiutare gli operatori a migliorare la qualità della relazione con i pazienti, spunti metodologici proficui riguardano il role playing e i diversi modelli di simulazione: non a caso, la Società Italiana di Medicina Generale e delle Cure Primarie, che raccoglie i Medici di famiglia, ha recentemente affidato le aperture di alcune sessioni dei suoi Congressi a La Compagnia delle Seggiole (Firenze), che trova uno dei punti di forza delle sue rappresentazioni nel rapporto tra testo e recitazione, utilizzando scenografie scarne ed essenziali. Il Convegno, che si concentrerà, in particolare, su “case studies” relativi ai connubi tra Teatro, Scienza e Medicina osservabili nella produzione francese dal Seicento ai giorni nostri, intende aprirsi più in generale ai rapporti fra Letteratura, Scienza e Medicina osservabili in altre realtà europee (italiana, inglese, tedesca, spagnola, ecc.). Tracce di ricerca possibili (lista non esaustiva): - Indagini sui rapporti che nei secoli si sono creati fra Letteratura, Scienza e Medicina, concentrandosi in modo particolare sullo studio e l’analisi della volgarizzazione (con intento di volta in volta didattico, parodico, satirico, critico) delle nuove scoperte scientifiche e mediche (i palloni aerostatici, il paracadute, il parafulmine, i primi esperimenti sull’elettricità, ma anche le grandi scoperte mediche - i vaccini - o le teorie che in seguito la medicina ufficiale escluderà dal suo campo di studi e di applicazione: il magnetismo animale, la craniologia, ecc.), fino alle più recenti scoperte medico-scientifiche. - Il tema della Scienza o della Medicina al centro dell’opera letteraria nelle sue varie declinazioni e all’interno dei ‘generi’ (teatro, romanzo, poesia…) - Il Medico e lo Scienziato protagonisti dell’opera letteraria. - Malattia e cura nella produzione letteraria e artistica. - Il teatro come strumento terapeutico o di diffusione scientifica o per rafforzare la strategia comunicativa dei professionisti del settore sanitario Il convegno è organizzato congiuntamente dal Dipartimento di Lettere e Filosofia e dal Dipartimento di Medicina sperimentale e clinica dell’Università degli Studi di Firenze Comitato scientifico: Michel Delon (Sorbonne Université), Michela Landi (Università di Firenze), Donatella Lippi (Università di Firenze) Marco Lombardi (Università di Firenze), Ilaria Natali (Università di Firenze). Le proposte di intervento, di circa 300 parole, dovranno essere accompagnate da un breve CV del proponente e inviate congiuntamente prima del 30 giugno 2021 ai seguenti indirizzi: barbara.innocenti@unifi.it; michela.landi@unifi.it Théâtre, science et médecine un dialogue fructueux qui prend ses racines dans le temps Colloque international – février 2022 Un mariage mixte est célébré depuis longtemps sur les scènes françaises, aussi bizarre que fascinant. Incroyable! Dommage que je n'ai plus le temps pour pouvoir le décrire! Avec ces mots, écrits de sa propre main sur l'une des nombreuses pages détachées rassemblées dans ses archives, Ferdinando Martini (1841-1928), homme politique et écrivain, déclarait à lui même l'abandon définitif de l'une des traces de recherches auxquelles il avait maintes fois prévu de se consacrer, sans jamais réussir cependant à commencer ses études, en raison de ses nombreux engagements institutionnels. Bibliophile passionné, Martini avait rassemblé, au cours de sa vie, un grand nombre de textes dramatiques rares et très rares, notamment concernant le théâtre français et italien des XVIIIe et XIXe siècles. Le "mariage mixte" auquel Martini faisait allusion était celui entre le théâtre, la science et la médecine : ce ‘mariage’ était au cœur de certaines des pièces du XVIII-XIXème siècles qui composaient sa collection de livres : pièces qui ont dû en quelque sorte étonner, pour leur contenu «hybride», Martini, convaincu - comme beaucoup d'autres - qu'il y avait une nette distinction de compétences et de champs d'investigation entre «littérature» et «science». Dernièrement, la relation entre le théâtre, la science et la médecine a attiré l'attention des chercheurs à plusieurs reprises. Si les études sur «Théâtre et médecine» se sont concentrées - outre que sur le XVIIIème siècle (Sade à Charenton) - sur le XVIIème siècle (la mise en scène de la « maladie érotique » : Massimo Ciavolella, Marco Lombardi) et notamment sur la relation entre Molière et ses pièces «médicales» (les contributions sur le sujet sont nombreuses, à commencer par celles des savants du XIXe siècle jusqu’à celles des Patrick Dandrey, par exemple), la relation entre le théâtre et la science a été étudiée avant tout en relation avec la production dramatique de la seconde moitié du XIXème siècle, avec une référence particulière à l'expérience du théâtre scientifique du chimiste Louis Figuier. Un intérêt critique modéré a également été adressé à la production théâtrale contemporaine "à vocation scientifique": considérons, pour ne citer qu'un exemple, la compagnie nantaise "Science 89" à laquelle certains articles ont été consacrés (un parmi tous Convoquer la science au théâtre par Michel Valmer, Ocim, 82, 2002, p. 10-16). Deux volumes importants sur le théâtre et la science ont été publiés dans les années 2000: le premier, fruit d'une thèse de doctorat, a été rédigé par Michel Valmer lui-même (Le théâtre des sciences, CNRS éditions, 2006), tandis que le second, plus récent rassemble quelques contributions sur le même thème (Théâtre et science, sous la direction de Florence Fix, Orizons, 2018). D'autres contributions à noter sont le volume Science and spectacle in European Enlightment (2008), qui rassemble des « études de cas » sur les tentatives dans l'Europe du XVIIIe siècle de diffuser les résultats des découvertes scientifiques au grand public, et le volume de Daniel Raichvarg Science et Spectacle, figure d'une rencontre (2002), qui analyse les méthodes de diffusion scientifique qui reviennent au sens large à la spectaculaire (des démonstrations publiques aux conférences, des spectacles de rue aux représentations théâtrales) dans la période chronologique du XVIIème siècle à la contemporanéité. Récemment, la médecine a redécouvert l'usage du théâtre et «faire du théâtre» est devenu une expérience pédagogique. De nombreuses initiatives de dramatisation (par exemple celle de Montpellier depuis 2013: https://ensad-montpellier.fr/actualites-de-lensad/theatre-medecine/) ont été activées, dans le but d'expérimenter et d'évaluer des protocoles de formation, destinés également aux professionnels de santé. En effet, dans le cadre des Humanités Médicales, les objectifs que peut poursuivre le théâtre sont nombreux et articulés, à la fois comme outil thérapeutique pour certains types de pathologies, et comme stratégie de renforcement des capacités de communication des professionnels. S'il a été démontré que les cours d'improvisation théâtrale peuvent aider les opérateurs à améliorer la qualité de leur relation avec les patients, des idées méthodologiques fructueuses concernent le jeu de rôle et les différents modèles de simulation: sans surprise, la Société Italienne de Médecine Générale et des Soins Primaires, qui réunit les médecins généralistes, a récemment confié l'ouverture de certaines sessions de ses congrès à la troupe «La Compagnia delle Seggiole» (Florence), qui utilise des scénographies simples et essentielles. Le colloque, qui portera notamment sur des «études de cas» relatives à l'union entre Théâtre, Science et Médecine observable dans la production française du XVIIe siècle à nos jours, entend s'ouvrir plus généralement aux relations entre Littérature, Science et Médecine observables aussi dans d'autres réalités européennes (italienne, anglaise, allemande, espagnole, etc.). Pistes de recherche possibles (liste non exhaustive): - Enquêtes sur les relations qui se sont créées au fil des siècles entre la littérature, la science et la médecine, en se concentrant notamment sur l'étude et l'analyse de la vulgarisation (didactique, parodique, satirique, critique…) de nouvelles découvertes scientifiques (les ballons, le parachute, le paratonnerre, les premières expériences sur l'électricité…) mais aussi les grandes découvertes médicales - les vaccins - ou les théories que plus tard la médecine officielle exclura de son champ d'étude et d'application (magnétisme animal, cranologie, etc.), jusqu'aux découvertes médico-scientifiques les plus récentes. - Le thème de la Science ou de la Médecine au centre de l'œuvre littéraire sous ses différentes formes et au sein des «genres» (théâtre, roman, poésie…) - Le médecins ou les savants protagonistes de l'œuvre littéraire. - Maladie et soins dans la production littéraire et artistique. - Le théâtre comme outil de diffusion thérapeutique ou scientifique, ou pour renforcer la stratégie de communication des professionnels de santé. Le colloque est organisé conjointement par le Département de Lettres et Philosophie et le Département de Médecine Expérimentale et Clinique de l'Université de Florence (Italie) Comité scientifique: Michel Delon (Sorbonne Université), Barbara Innocenti (Université de Florence), Michela Landi (Université de Florence), Donatella Lippi (Université de Florence), Marco Lombardi (Université de Florence), Ilaria Natali (Université de Florence). Les propositions de communication d’environ 300 mots seront accompagnées par une brève présentation du proposant et seront envoyées avant le 30 juin 2021 aux adresses suivantes: barbara.innocenti@unifi.it; michela.landi@unifi.it
Nom du contact: 
Barbara Innocenti
Courriel du contact: 
barbara.innocenti@unifi.it
Adresse postale: 
Università degli Studi di Firenze, DILEF, via della Pergola 58/60 Firenze
Suggéré par: 
Barbara Innocenti
Courriel: 
barbara.innocenti@unifi.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/06/2021
Ville de l'événement: 
Firenze
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Teatro; scienza; medicina

L'héritage de Molière

Réécritures, traductions et représentations du Grand Siècle à l'âge contemporain

Résumé de l'annonce: 
Colloque 6-7 mai 2022 , Università degli Studi di Torino
L’héritage de Molière: réécritures, traductions et représentations du Grand Siècle à l’âge contemporain. 6-7 mai 2022 , Università degli Studi di Torino, Dipartimento di Lingue e Letterature straniere e Culture moderne. Appel à communication. Pour célébrer le quatrième centenaire de la naissance de Molière, ce colloque se propose de présenter son héritage et sa fortune dans plusieurs pays et cultures de réception, à travers les traductions, réécritures, adaptations et mises en scène de son œuvre, depuis l’âge moderne jusqu’à la contemporanéité, dans les pays européens (Italie, Espagne, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal, Russie) et extra-européens (Etats-Unis, Chine, Japon). De nombreuses initiatives destinées à célébrer le quatrième centenaire de la naissance de Molière sont prévues en 2022 : les Universités et les théâtres à une échelle internationale se préparent à rendre hommage au dramaturge français le plus représenté, lu et traduit dans le monde entier. Parmi les raisons d’un tel succès, notamment, la complexité de son œuvre: Molière est un homme de théâtre capable de récupérer les legs du passé, tout en les innovant ; un dramaturge dont l’écriture réfléchit son identité prismatique, révélant à la fois le moraliste, le libertin, le comédien, l’esprit mélancolique. Il s’agit d’un artiste capable de dialoguer avec le pouvoir, mais aussi de se heurter avec la censure ; d’un écrivain sachant mêler plusieurs registres pour s’adresser à un public hétérogène. Ces différentes facettes ont été relevées depuis longtemps par la critique qui, suivant les époques et les espaces géographiques, en a souligné toute la richesse : l’herméneutique des textes moliéresques permet de découvrir les enjeux des horizons de réception. C’est surtout la théâtralité de son œuvre que la critique contemporaine a visé, pour déceler les conditions matérielles de ses créations et des mises en scène de ses pièces, ainsi que les relations avec ses acteurs et actrices, ainsi que les stratégies d’organisation liées aux nécessités économiques de sa troupe. Prenant appui sur les acquis critiques contemporains, ce colloque se propose de présenter l’héritage de Molière, sa fortune dans plusieurs pays et cultures de réception, à travers les traductions, réécritures, adaptations et mises en scène de son œuvre. Nous voudrions poser notre attention sur l’héritage de Molière depuis l’âge moderne jusqu’à la contemporanéité, dans les pays européens (Italie, Espagne, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal, Russie) et extra-européens (Etats-Unis, Chine, Japon). Un deuxième volet du colloque sera consacré à l’espace culturel franco-italien, étant donné la tradition des études françaises de l’Université de Torino, depuis longtemps orientée dans cette direction. Nous envisageons des communications visant à relever les échos et les passages intersémiotiques entre l’œuvre moliéresque et d’autre genres littéraires, ou différentes formes théâtrales et artistiques ; ou portant sur la contemporanéité de Molière, sur les scènes et dans les institutions scolaires et académiques dans l’espace franco-italien actuel. Dans cette perspective, les propositions d’intervention pourront s’inscrire dans les axes de réflexion suivantes : -Réception dans la dramaturgie italienne, européenne et extra-européenne du Grand Siècle au XX siècle. Dès sa parution, le théâtre de Molière est considéré en Italie comme un modèle du point de vue dramaturgique et théâtral. Parcourir sa réception dans un horizon plus vaste nous permettra de saisir historiquement la portée de son influence à ces deux niveaux. - Reprise et resémantisation des pièces en France et en Italie dans d’autres genres littéraires et artistiques. Le phénomène de la migration de ses hypotextes théâtraux, grâce à la pratique citationnelle, au passage d’un genre littéraire à l’autre ou à la traduction intersémiotique, mérite notre attention pour évaluer la capacité de ce corpus de générer de nouveaux horizons sémantiques, suivant les époques de réception. - Les mises en scène dans les théâtres français et italiens au XXIe siècle. Pour ce volet, une collaboration avec le Teatro Stabile de Torino est prévue. - Enseigner Molière aujourd’hui à l’école secondaire et à l’Université. Expériences et réflexions sur la pédagogie et les instruments didactiques contemporains. Une table ronde est prévue, consacrée aux enseignants. Les langues du colloque sont l’italien, le français et l’anglais. Pour consentir la discussion après chaque séance, le temps de parole est limité à 20 minutes. Les communications seront soumises à la peer review avant d’être publiées dans la revue «Studi Francesi». Les propositions de communication d’environ 300 mots seront accompagnées par une brève présentation du proposant et seront envoyées avant le 30 juin 2021 aux adresses suivantes : monica.pavesio@unito.it; laura.rescia@unito.it Comité d’organisation : Monica Pavesio, Laura Rescia, Virginia Melotto. Comité scientifique : Luca Badini Confalonieri (Università di Torino); Paolo Bertinetti (Università di Torino); Gabriella Bosco (Università di Torino); Claude Bourqui (Université de Fribourg); Daniela Dalla Valle (Università di Torino); Alessandro Fambrini (Università di Pisa); Georges Forestier (Sorbonne Université); Luciana Gentilli (Università di Macerata); Charles Mazouer (Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3); Monica Pavesio (Università di Torino); Laura Rescia (Università di Torino).
Nom du contact: 
Laura Rescia
Courriel du contact: 
laura.rescia@unito.it
Suggéré par: 
Laura Rescia
Courriel: 
laura.rescia@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/06/2021
Date de fin de l'événement: 
30/06/2021
Ville de l'événement: 
Torino
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
storia del teatro; traduzione; ricezione del testo teatrale; Molière
Site web de référence: 
http://moliere2022.org

Nouveaux paradigmes linguistiques dans la littérature belge francophone (de 1989 à aujourd’hui)

Résumé de l'annonce: 
Revue "Annali- sezione romanza", décembre 2021
Nouveaux paradigmes linguistiques dans la littérature belge francophone (de 1989 à aujourd’hui) Les spécificités de la littérature belge de langue française, depuis Camille Lemonnier jusqu’à la génération de la « belgitude » (1976 et 1980) ont fait l’objet de nombreux travaux scientifiques, non seulement sur le plan des études culturelles, de la sociologie et de l’histoire littéraires, mais aussi sur le plan de la linguistique. Littérature qui s’est construite à l’ombre du grand frère français, la littérature francophone de Belgique ne pouvait pas se targuer du même « génie de la langue » que celle issue de l’hexagone, dans la mesure où elle s’écrit dans un idiome qui est perçu comme non propre, dans lequel peut se percevoir la rencontre des mondes latin et germanique. Ce fut là sa première caractéristique assumée, et ce dès Charles De Coster. L’insécurité linguistique, les belgicismes, l’hypercorrectisme et les audaces verbales (Lemonnier, Verhaeren, les surréalistes, etc.) ont donc fait partie des principaux traits, distribués conjointement ou non, permettant d’identifier la spécificité belge francophone. À partir du moment où la Belgique – Bruxelles en particulier – se met à occuper une place de premier ordre à l’échelle internationale (en plus d’être le siège de l’OTAN, Bruxelles devient de facto la capitale de l’Union européenne), le devenir de la Belgique tend vers un cosmopolitisme bien plus grand encore que le pays ne l’avait connu au tournant des XIXe et XXe siècles, lorsque la petite et jeune nation septentrionale était parvenue à se hisser au rang des cinq plus grandes puissances économiques mondiales. Ce regain d’attention portée au Plat Pays finit par faire de celui-ci et de certains de ses habitants des sujets « à la mode » (de Jean-Claude Van Damme jusqu’à Stromae et Angèle, en passant par Amélie Nothomb ou Jean-Philippe Toussaint). Les ambassadeurs culturels du Royaume rencontrent un succès aussi inédit qu’improbable, parfois, des États-Unis jusqu’au Japon, sans oublier l’immense aire culturelle francophone, répartie sur les deux hémisphères. Parallèlement et peut-être paradoxalement, l’État belge se fédéralise à vitesse constante depuis les années 1970 mais adopte sa forme actuelle dans la dernière décennie du XXe siècle (1989 étant la date à laquelle sont définitivement fixées les entités fédérées, régions et communautés, telles qu’elles existent encore aujourd’hui), ce qui n’est pas sans incidence sur la façon dont l’imaginaire linguistique se configure – et ce aussi bien dans la littérature de langue néerlandaise que de langue française. Le concept même de « frontière linguistique », issu de l’imaginaire, se charge d’un poids politique de plus en plus pesant à mesure que les nationalismes et les populismes gagnent du terrain au sein d’une Europe des régions qui peine à identifier, pour les habitants de l’Union, un projet commun. Moins marqué dans la partie francophone du pays, le repli identitaire demeure néanmoins une donnée qui caractérise le paysage culturel belge. Ce double mouvement (tensions linguistiques internes au pays et ouverture à la diversité linguistique mondiale – qui fait de Bruxelles la deuxième ville où est parlé le plus grand nombre de langues différentes après Dubaï) vient forcément informer l’imaginaire littéraire et exiger des écrivains d’apporter de nouvelles réponses linguistiques pour se conformer à cette mutation de l’imaginaire. N'assiste-t-on pas à une quatrième phase du « modèle gravitationnel » qui balise l’histoire de la littérature belge de langue française, et ce bien que Jean-Marie Klinkenberg et Benoît Denis fassent reposer leur troisième phase (après 1970), qualifiée de dialectique, sur la tension « vers un monde global, vers un État fédéral » ? Le changement de paradigme historique affecte d’abord la génération des écrivains qui commencent leur carrière autour de 1990 (François Emmanuel, Caroline Lamarche, Nicole Malinconi, Amélie Nothomb, Jean-Marie Piemme, Jean-Philippe Toussaint, etc.) et permettrait peut-être d’expliquer, pour une part, le tournant que prend l’œuvre de quelques auteurs pourtant déjà bien installés, dont la renommée augmente sensiblement à la même époque (Henry Bauchau, Guy Goffette, Jacqueline Harpman, Pierre Mertens ou Eugène Savitzkaya, par exemple). Assurément, la génération qui commence à publier après l’an 2000 (Véronique Bergen, Laurent Demoulin, Thomas Gunzig, Bernard Quiriny, Grégoire Polet, etc.) a parfaitement intégré la nouvelle donne et bénéficie largement de la nouvelle aura qui nimbe la Belgique, désormais mieux connue à l’international, que ce soit pour de mauvaises raisons (affaires de pédophilie, crises politiques à répétition, terrorisme) ou de bonnes raisons (société cosmopolite dans un monde globalisé, humour et autodérision spécifiques, succès cinématographiques et littéraires croissants, etc.). Des études pourront ainsi être consacrées à des auteurs au parcours encore récent, qui ont attiré l’attention de la critique (Axel Cornil, Céline Delbecq, Adeline Dieudonné, Kenan Görgün, Charline Lambert, Lisette Lombé, Aïko Solovkine, Guillaume Sørensen, Antoine Wauters, etc.). Toutes les approches disciplinaires seront prises en considération : linguistique, sémiotique, esthétique, stylistique, génétique, sociologique, histoire littéraire, ainsi que les études comparatistes (une attention particulière sera accordée aux ponts jetés entre les littératures belges francophone et néerlandophone). Parmi les pistes à explorer : - La conception polymorphe de la parole théâtrale (Axel Cornil, Geneviève Damas, Céline Delbecq, Paul Émond, Jean-Marie Piemme, etc.) ; - La plasticité des formes poétiques (Maxime Coton, Guy Goffette, Charline Lambert, Philippe Lekeuche, Lisette Lombé, etc.) ; - La tension entre polyphonie romanesque et resserrement subjectif du point de vue (Véronique Bergen, Philippe Blasband, Caroline Lamarche, Yun Sun Limet, Grégoire Polet, etc.) ; - La forme brève ou le morcellement de la forme longue (Caroline Lamarche, Nicole Malinconi, Bernard Quiriny, etc.) ; - Les expérimentations linguistiques comme condition de la fiction (Paul Émond, Nicole Malinconi, Eugène Savitzkaya, Antoine Wauters, etc.) ; - L’évolution du fantastique réel, du réalisme magique et du récit d’anticipation (Thomas Gunzig, Xavier Hanotte, Amélie Nothomb, Bernard Quiriny, etc.) - La saisie singulière de fables connues (Henry Bauchau, Laurent de Graeve, Jacqueline Harpman, etc.) ou de figures célèbres (Véronique Bergen, Axel Cornil, Nicole Malinconi, etc.) ; - Les marqueurs linguistiques de l’humour et de l’autodérision (Nicolas Ancion, Philippe Blasband, Laurent Demoulin, Thomas Gunzig, Jean-Philippe Toussaint, etc.) ; - L’épreuve des limites du dire (Corinne Hoex, Charline Lambert, Nicole Malinconi, etc.) et/ou pour les personnages marqués par l’impuissance de la langue (Véronique Bergen, Geneviève Damas, François Emmanuel, etc.) ; - Le thème de l’insécurité linguistique (Veronika Mabardi, Nicole Malinconi, etc.) ; - L’oscillation entre langue géographiquement marquée (les belgicismes, entre autres) et apparente neutralité géolinguistique ; - L’influence du bilinguisme (Jan Baetens, Caroline De Mulder, Paul Pourveur, etc.) et de la pratique de la traduction (Xavier Hanotte, Diane Meur, etc.) ; - L’usage des langues étrangères et la tentation du lointain (François Emmanuel, Grégoire Polet, Guillaume Sørensen, Jean-Philippe Toussaint, etc.) ; - La mise en scène de la complexité de la société belge et, plus généralement, les modes de représentation fictionnelle de la Belgique (Xavier Hanotte, Pierre Mertens, Jean-Luc Outers, Jean-Philippe Toussaint, etc.) ; - Les marqueurs linguistiques du positionnement identitaire ; - L’investissement ou la réinvention du concept de belgitude. Les propositions (moins de 400 mots) sont attendues pour le vendredi 15 mars au plus tard et doivent être adressées à annaliromanza@unior.it. Une réponse sera fournie aux auteurs avant le vendredi 15 avril 2021. Les articles finalisés (40 000 caractères maximum, espaces comprises) seront à livrer pour le vendredi 3 septembre 2021 au plus tard. Les contributions retenues après évaluation en double aveugle seront publiées dans la revue Annali- sezione romanza de l’Université « L’Orientale » en décembre 2021. Responsables scientifiques : Jana Altmanova (jaltmanova@unior.it) Christophe Meurée (christophe.meuree@aml-cfwb.be) Maria Giovanna Petrillo (magi.petrillo@uniparthenope.it) Bibliographie indicative « La Belgique malgré tout », dir. par Jacques Sojcher, in Revue de l’Université de Bruxelles, 1980. Maria Teresa Puleio (dir.), « Réalités magiques », Le Ragione critiche, vol. 17, nos 63-66 (1988). Anna Soncini Fratta (dir.), Les Avatars d’un regard. L’Italie vue à travers les écrivains belges de langue française, Actes du colloque « La dérive des Francophonies » (Centro interfacoltà sorelle Clarke dell’Università di Bologna, Bagni di Lucca, 5-6 octobre 1987), Bologna, CLUEB (Belœil ; Bussola ), 1989. Anna Soncini Fratta (dir.), Jeux de langue. Jeux d’écriture, Atti del Convegno « Les irréguliers du langage » (Firenze, 1993), Bologna, CLUEB (Beloeil, Atti del Centro Studi sulla letteratura belga di lingua francese ; Bussola, Atti di recerche, seminari et convegni), 1995. Benoît Blampain, Jean-Marie Klinkenberg et Marc Wilmet, Le Français en Belgique. Une langue, une communauté, Louvain-La-Neuve, Duculot, 1997. Marc Quaghebeur, Balises pour l’histoire des lettres belges, Bruxelles, Labor, « Espace Nord », 1998. Reine Meylaerts, « La construction d’une identité littéraire dans la Belgique de l’entre-deux-guerres », in Textyles, « L’institution littéraire », dir. Jean-Marie Klinkenberg, n°15, 1999, pp. 17-32. Christian Berg et Pierre Halen, dir., Littératures belges de langue française. Histoire et perspectives (1830-2000), Bruxelles, Le Cri, 2000. Ruggero Campagnoli, Belgitures, Bologna, CLUEB, 2003. Estrella de la Torre, Martine Renouprez, L’Autobiographie dans l’espace francophone 1 : la Belgique, Cádiz, Servicio de Publicaciones de la Universidad de Cádiz, 2003. Dirk De Geest, Reine Meylaerts et al., dir., Littératures en Belgique : diversités culturelles et dynamiques littéraires, Bruxelles-Berne, PIE-Peter Lang, 2004. Annamaria Laserra (dir.), Histoire, mémoire, identité dans la littérature non fictionnelle. L’exemple belge, Actes du colloque de Salerne (novembre 2004), Bruxelles, PIE-Peter Lang (Documents pour l’histoire des francophonies / Théorie), 2005. Benoît Denis et Jean-Marie Klinkenberg, La Littérature belge. Précis d’histoire sociale, Bruxelles, Labor, « Espace Nord », 2005. Martine Renouprez, Introducción a la litteratura belga en lengua francesa. Un approximación sociológica, Cádix, Universidad de Cádix, 2006. Annamaria, Laserra Nicole Leclercq, Marc Quaghebeur (dir.), Mémoires et antimémoires littéraires au XXe siècle : la Première Guerre mondiale, Acte du colloque de Cerisy-la-Salle (septembre 2005), Bruxelles, Peter Lang (Documents pour l’histoire des francophonies), 2008, 2 vols. Annamaria Laserra (dir.), Album Belgique, Bruxelles, PIE-Peter Lang, 2010. José Domingues de Almeida, De la belgitude à la belgité. Un débat qui fit date, Bruxelles-Berne, PIE-Peter Lang, 2013. Marc Quaghebeur et Judyta Zbierska-Mościcka (dir.), Entre belgitude et postmodernité. Textes, thèmes et styles, Bruxelles, PIE-Peter Lang (Documents pour l’histoire des francophonies), 2015. Marc Quaghebeur, Histoire, forme et sens en littérature. La Belgique francophone, Bruxelles-Berne, PIE-Peter Lang, 2015-2017, 2 tomes. Isabelle Moreels, « Hommage à la belgitude : “mutations” après “honte” et “malaise” », in Çédille, n°12, 2016, pp. 257-276. « Quarante ans de belgitude. Nommer l’indéfinissable ? », dir. par Nathalie Gillain et Cristal Huerdo Moreno, in La Revue nouvelle, n°7, 2016, pp. 20-51.
Nom du contact: 
Jana Altmanova
Courriel du contact: 
annaliromanza@unior.it
Suggéré par: 
Jana Altmanova
Courriel: 
jaltmanova@unior.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/03/2021
Ville de l'événement: 
Naples
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Site web de référence: 
www.annaliromanza.unior.it

1920-2020 : un siècle de mots et d’images pour raconter l’amnésie

Résumé de l'annonce: 
Colloque international, 23-24 septembre 2021
1920-2020 : un siècle de mots et d’images pour raconter l’amnésie Colloque international 23-24 septembre 2021, Urbino (Université d’Urbino Carlo Bo) PRÉSENTATION Des sujets tels que les maladies dégénératives, la douleur et la mort soulèvent des questions bioéthiques que la littérature et le cinéma permettent d’aborder depuis des perspectives inédites et fécondes, avec un regard complexe qui se propose d’accompagner et d’intégrer la littérature médicale spécialisée. La démarche créative favorise l’approfondissement des dilemmes éthiques liés à ces sujets et peut influer en profondeur sur notre compréhension de leurs implications ainsi que sur la nécessité d’élaborer des réponses collectives. En outre, elle facilite un dialogue et un échange interdisciplinaire embrassant des domaines du savoir éloignés les uns des autres comme la bioéthique, les sciences cognitives, les théories culturelles, la critique littéraire, la culture visuelle et la linguistique. Le colloque sera consacré aux formes de représentation littéraire et audiovisuelle (au sens le plus large et inclusif vis-à-vis de l’éventail des supports) des trous de mémoire causés par des déficits neurologiques (la maladie d’Alzheimer et d’autres formes de démence) ou par des traumatismes psychiques (dus à des événements historiques, et donc collectifs, ou à des circonstances personnelles) et à leurs manifestations linguistiques dans un contexte italien, anglais, américain, français, allemand et russe. Concernant la dimension artistico-littéraire, l’attention se concentrera sur les genres et les stratégies rhétorico-stylistiques adoptés par des artistes et des écrivains pour décrire, raconter et représenter l’oubli. Quant au langage, le travail portera plutôt sur l’élément verbal, ou iconique, entendu comme symptomatique du trou de mémoire. LIGNES DE RECHERCHE À la lumière des problèmes énoncés ci-dessus, le colloque entend explorer les questions relatives au sujet des « trous de mémoire » selon deux axes principaux : le premier relatif à la narration littéraire, graphique et audiovisuelle ; le second aux dynamiques linguistiques. Il est demandé aux intervenants de se conformer à ces deux lignes de recherche. Les propositions sans pertinence évidente vis-à-vis de la thématique du colloque et de ces lignes directrices ne seront pas acceptées. *Axe des OEUVRES LITTÉRAIRES, GRAPHIQUES ET AUDIOVISUELLES - Les intervenants feront référence à la représentation, au cours des cent dernières années, dans un contexte italien, français, anglais, américain, allemand et russe, dans l’optique également de réutiliser des modèles culturels de la période classique, des phénomènes suivants : 1) le trou de mémoire causé par la dégénérescence neurophysiologique, identifié avec la maladie d’Alzheimer et d’autres pathologies similaires ; 2) les amnésies et refoulements post-traumatiques d’origine psychologique (y compris les cas de paramnésie ou de faux souvenirs), liés aussi bien à des périodes historiques (avec des moments cruciaux tels que les deux guerres mondiales, la Shoah, le terrorisme international, les vicissitudes des migrants) qu’à des circonstances personnelles (maladies, accidents, deuils). Quelle que soit la perspective adoptée, diachronique (évolution du problème, représentation et autoreprésentation de celui-ci dans la modernité) ou synchronique (déclinaisons contemporaines du problème), il sera possible de prendre en considération différentes typologies d’écriture, telles que les romans, les autobiographies et les autofictions, la poésie, les romans graphiques et les chansons ainsi que les oeuvres audiovisuelles (films, séries télévisées, spectacles de théâtre). Parmi les principaux objectifs poursuivis se trouve la possibilité d’enquêter et d’analyser, y compris d’un point de vue anthropologique, les analogies et les différences dans la représentation des troubles de la mémoire en lien avec les différents contextes culturels où un même schéma narratif et/ou symbolique est employé (toujours dans une perspective aussi bien synchronique que diachronique). Il suffit de penser à l’évolution fonctionnelle du mythe d’OEdipe dans la culture contemporaine, par la transformation du thème de l’ignorance de la faute en celui du refoulement traumatique de la mémoire de la faute elle-même, grâce aussi au filtre synchronique de la relecture psychanalytique de ce mythe. *Axe LINGUISTIQUE - À partir d’un corpus de textes littéraires et/ou audiovisuels pertinents vis-à-vis des sujets traités, les intervenants procéderont à une exploration des niveaux linguistiques (syntaxique, lexical, morphologique, discursif, suprasegmental) qui mettent le mieux en exergue, en termes symptomatologiques, des phénomènes traumatiques ou pathologiques d’oubli et de trous de mémoire ainsi que l’étude des parties du discours utilisées pour suppléer à l’amnésie. Cette étude sera menée, à l’aide des corpus, d’une manière contrastive par rapport aux productions linguistiques tirées de cas réels de patients souffrant des pathologies examinées (aphasie, maladie d’Alzheimer et amnésie en général). Parmi les objectifs à large spectre se trouve celui de démontrer comment la narration, en contribuant à modifier la perception des phénomènes amnésiques, peut faire office de vecteur de résilience aussi bien individuelle que collective (dans sa dimension figurative, interprétative, curative, voire cathartique). En effet, les mots et/ou les images permettent aussi bien le démarrage d’un travail de conscience, de redécouverte, de réintégration du moi qu’une mise en évidence de l’impact que les lacunes post-traumatiques ainsi que les maladies neurodégénératives ont sur la conservation de la mémoire culturelle (à cet égard, les cas des anciens combattants, des survivants de la Shoah et des récents attentats terroristes ou encore des migrants sont des exemples caractéristiques). PARTICIPATION AU COLLOQUE: Propositions pour une INTERVENTION (20 minutes de présentation et 10 minutes de débat) Date limite d’envoi des propositions : 30 mars 2021 À faire parvenir à l’adresse électronique suivante : amnesiedautore@uniurb.it Langues : italien, anglais, français, allemand, espagnol. Consignes : toute proposition doit contenir les informations suivantes : A) titre de l’intervention ; B) résumé d’une longueur maximale de 1 200 caractères (espaces comprises) ; C) brève présentation biobibliographique du candidat (10 lignes maximum); D) indication de l’axe souhaité pour l’intervention. Le Comité scientifique examinera la pertinence effective des propositions par rapport à la thématique et au déroulement du Colloque. Les propositions devront concerner de près les sujets susmentionnés et pourront se dérouler dans une perspective interdisciplinaire, interdiscursive ou intermédiale, et sur un échiquier géographique s’étendant aux cultures citées plus haut. Le résultat de la sélection sera communiqué d’ici le 15 mai 2021. MODALITÉS D’ORGANISATION Le colloque aura lieu « en présentiel », sauf si les mesures sanitaires étaient maintenues, auquel cas il se déroulera en visioconférence. La participation est gratuite, mais aucun défraiement ne sera possible. DÉFINITION DU PROGRAMME La publication du programme définitif est prévue pour le mois de juillet 2021 sur le site https://amnesiedautore.uniurb.it/?page_id=229. Une publication scientifique avec referees est prévue. COMITÉ SCIENTIFIQUE Margareth Amatulli (Università di Urbino) Alessandra Calanchi (Università di Urbino) Giovanna Carloni (Università di Urbino) Gloria Cocchi (Università di Urbino) Roberto Danese (Università di Urbino) Riccardo Donati (Università di Salerno) Claus Ehrhardt (Università di Urbino) Giuseppe Ghini (Università di Urbino) Maryline Heck (Université de Tours) Brian Hurwitz (King’s College London) Aurélie Moioli (Université Côte d'Azur) Massimiliano Morini (Università di Urbino) Cristina Pierantozzi (Università di Urbino) Flora Sisti (Università di Urbino) Salvatore Ritrovato (Università di Urbino) Shawn Wong (University of Washington) COMITÉ ORGANISATEUR Emilio Campagnoli (Università di Urbino) - Giovanna Carloni (Università di Urbino) - Cristina Pierantozzi (Università di Urbino) POUR TOUT RENSEIGNEMENT:
Courriel du contact: 
amnesiedautore@uniurb.it
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institutfrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/03/2021
Ville de l'événement: 
Urbino
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
amnésie, trous de mémoire, Alzheimer, neurologie
Site web de référence: 
https://amnesiedautore.uniurb.it/?page_id=229

Interprétation de dialogue: perspectives analytiques sur des contextes et phénomènes communicatifs particuliers

Résumé de l'annonce: 
Rappel et nouvelle date limite de soumission pour le numéro 26 de The Interpreter's Newsletter, qui sera consacré à l'interprétation de dialogue (bilingue anglais/français, à paraître en 2021).
Rappel et nouvelle date limite de soumission pour le numéro 26 de The Interpreter's Newsletter, qui sera consacré à l'interprétation de dialogue (bilingue anglais/français, à paraître en 2021). L'objectif principal est d’alimenter la discussion sur les méthodologies innovantes à même d’éclairer des contextes et des phénomènes communicatifs particuliers qui n’ont jusqu’à présent reçu que peu d’attention dans la littérature, et/ou qui n’ont pas encore trouvé d’écho dans les salles de cours. Directrices invitées: Natacha Niemants (Università di Bologna) et Anne Delizée (Université de Mons). Informations pratiques et calendrier dans le document en pièce jointe. Depuis la publication de Dialogue Interpreting de Ian Mason (1999), la recherche en interprétation de dialogue (ID) s’est penchée sur différents types d’interactions interprétées, tant dans la sphère publique que privée, et s’est notamment intéressée à ceux qui ne sont généralement pas catégorisés dans l’interprétation de services publics (ISP), tels que les émissions-débats ou les négociations d’affaires. Depuis près de 20 ans, une attention toute particulière a été portée au développement de méthodes de recherche rigoureuses en ID/ISP, de plus en plus fréquemment basées sur des données empiriques, que ce soit des interactions interprétées, des interviews ou des questionnaires. Une réflexion méthodologique approfondie est menée tant sur les caractéristiques générales de l’ID/ISP (Monzó-Nebot/Wallace 2020) que sur celles qui émergent dans des secteurs d’intervention particuliers (Biel et al. 2019), tels que le juridique, la santé somatique, la santé mentale, l’immigration et les demandes d’asile. Les chercheurs explorent des aspects extrêmement diversifiés, qui vont des contextes spécifiques aux processus cognitifs à l’œuvre, en passant par des phénomènes particuliers tels que les manifestations de convergence et d’affiliation entre le soignant et l’interprète ( Ticca/Traverso 2017) ou encore l’influence de l’interprète sur la relation interpersonnelle (Goguikian Ratcliff/Pereira 2019). Ils étudient les interactions interprétées en face à face ou à distance, en langues vocales ou non vocales. Leur intérêt se porte également sur la récolte systématique des données, leur diffusion internationale, ainsi que sur les méthodes de transcription permettant leur analyse détaillée (Meyer 2019). Les chercheurs en ID/ISP peuvent à présent s’appuyer sur des corpus de données authentiques dans différents secteurs d’intervention et dans différentes combinaisons linguistiques. Certains d’entre eux ont recours à une analyse multimodale (Davitti/Pasquandrea 2017) ou triangulent les théories, les données et les outils analytiques (Aguilar Solano 2020) pour élargir et densifier la vision du phénomène étudié, ainsi qu’accroître la fiabilité des résultats de l’étude. Bref, la réflexion sur la méthodologie de recherche en ID/ISP est foisonnante, dynamique et innovante (Valero-Garcés 2020), et ses résultats viennent de plus en plus souvent enrichir la formation des interprètes et des utilisateurs de leurs services (Cirillo/Niemants 2017). C’est dans ce cadre que le numéro 26 de The Interpreters’ Newsletter, consacré à l’interprétation de dialogue, se fixe pour objectif d’explorer des contextes et des phénomènes communicatifs particuliers grâce à des lentilles analytiques spécifiques. Ce numéro est ouvert aux contributions innovantes en matière de types de données ou de secteurs d’intervention/situations communicatives étudiés, en matière de méthodes d’analyse (ou de combinaison de méthodes), ou encore d’apports à la formation des acteurs de terrain et à l’enseignement et l’apprentissage universitaires. Les contributeurs sont donc invités à alimenter la discussion sur différentes approches méthodologiques innovantes qui, dans une perspective inter/transdisciplinaire et sur la base de données authentiques, sont à même d’éclairer des pratiques et des phénomènes qui n’ont jusqu’à présent reçu que peu d’attention dans la littérature consacrée à l’ID/ISP, et/ou qui n’ont pas encore trouvé d’écho dans les salles de cours. Sujets d’intérêt Les sujets d’intérêt peuvent dès lors être les suivants, sans que cette liste soit exhaustive : - méthodes de recherche qualitatives, quantitatives ou mixtes ; - analyse multimodale ; - transcription et outils de recherche ; - accès aux données authentiques, interopérabilité et partage ; - contextes et phénomènes communicatifs spécifiques ; - apports pour la formation ; - communication interculturelle. Informations pratiques et calendrier Les articles peuvent être soumis en anglais ou en français. Ils doivent décrire une recherche originale qui n’a jamais été publiée. Ils ne peuvent pas être en cours de soumission auprès d’autres comités de lecture (revues ou conférences). Les manuscrits proposés feront l’objet d’une évaluation par les pairs en double aveugle. Le guide de style est consultable à l’adresse suivante http://www.openstarts.units.it/eut/Instructions2AuthorsInterpreters.pdf Les manuscrits comporteront entre 6 000 et 7 500 mots, références, résumé (150-200 mots) et mots clés (5-10) inclus. Ils devront être envoyés par courriel à interpretersnewsletter@units.it ; Objet du courriel : NL 26 PAPER ; Intitulé du document : nom de l’auteur_IN2021. Soumission du manuscrit : 15 mars 2021 (nouvelle date limite) Envoi des résultats de l’évaluation par les pairs : 30 juin 2021 Publication : décembre 2021   Références Aguilar-Solano M. (2020) “Triangulation and Trustworthiness -Advancing Research on Public Service Interpreting through Qualitative Case Study Methodologies”, FITISPos International Journal 7/1, 31-52. Biel Ł. / Engberg J. / Ruano R. / Sosoni V. (eds) (2019) Research Methods in Legal Translation and Interpreting. Crossing Methodological Boundaries, Oxon/New York, Routledge. Cirillo L. / Niemants N. (eds) (2017) Teaching dialogue interpreting. Research-based proposals for higher education, Amsterdam/Philadelphia, John Benjamins. Davitti E. / Pasquandrea S. (2017) “Embodied participation: What multimodal analysis can tell us about interpreter-mediated encounters in pedagogical settings”, Journal of Pragmatics 107, 105 28. Goguikian Ratcliff B. / Pereira C. (2019) “L’alliance thérapeutique triadique dans une psychothérapie avec un interprète : un concept en quête de validation”, Pratiques Psychologiques 25/1, 63 77. Mason I. (ed.) (1999) Dialogue Interpreting, Special Issue of The Translator 5. Meyer B. (2019) “Corpus-based studies on interpreting and pragmatics”, in R. Tipton / L. Desilla (eds) The Routledge handbook of translation and pragmatics, London, Taylor & Francis Group, 75-92. Monzó-Nebot E. / Wallace M. (eds) (2020) Research Methods in Public Service Interpreting and Translation, Special Issue of FITISPos International Journal 7/1. Ticca A. / Traverso V. 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Mots-clés: 
interprétation de dialogue, interprétation de services publics, méthodologies de recherche, interdisciplinarité
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