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Appels à contribution

Christian Garcin, écrivain protéiforme et polymorphe

Colloque international

Résumé de l'annonce: 
Ce colloque entend faire le point sur le parcours d’un quart de siècle d’écriture de Christian Garcin.
Colloque international Università di Genova 8-9 novembre 2018 Christian Garcin, écrivain protéiforme et polymorphe Avec la présence de l’auteur Ce colloque entend faire le point sur le parcours d’un quart de siècle d’écriture de Christian Garcin. Christian Garcin (1959) est un écrivain français polymorphe : dans son œuvre (plus de quarante titres publiés), qui augmente régulièrement chaque année, les genres différents coexistent ainsi que les thématiques et les styles. Depuis son entrée dans l’écriture en 1993, Christian Garcin n’a pas cessé de publier des récits et nouvelles, des romans et poèmes, des carnets de voyage, des textes brefs, des essais et des traductions : une œuvre désormais vaste où la fiction et l’essai, l’autofiction et l’autobiographie se côtoient naturellement. En regardant la liste complète des textes garciniens, on pourrait être étonné par l’apparente hétérogénéité de cette œuvre composite et développée. Pourtant, en lisant les différents textes, le lecteur se rend compte que ce corpus est parcouru par des fils qui se tressent et se lient d’un titre à l’autre et d’un genre à l’autre. Garcin a avoué que cette trame tissée dans ses textes n’était pas pensée au départ, mais que, après coup, il lui est apparu comme une évidence que des échos se relayaient d’un roman à l’autre, d’un récit à une nouvelle etc. (Cf. Entretien dans La Femelle du requin, 2014). Cela contribue à donner à sa production littéraire cohérence et unité malgré la fragmentation générique. Dans ce colloque, on pourra aborder la production littéraire de Christian Garcin selon plusieurs approches. On pourra ainsi envisager la réflexion sur l’art qui a une large place dans ses textes : en tant que thème, et en tant qu’objet déclencheur de la création et de la recherche de l’écrivain. Dans Vidas (Gallimard, 1993) apparaissent des portraits d’artistes, Jan Van Eyck, Le Caravage, Donatello, à côté de ceux d’écrivains et de personnages célèbres de l’histoire. Ensuite, en 1997, il publie L’Encre et la couleur (Gallimard, « L’un et l’autre ») complétement consacré aux peintres italiens de la Renaissance, Masaccio, Pisanello et Piero della Francesca et aux peintres chinois (du VIIIe au XIIIe siècle), Ma Yuan, Wu Daozi, Shi Tao. Dans ces écrits, le récit de certains épisodes de la vie des artistes est prétexte à questionner le sens de la création et à réfléchir sur l’élan vers l’inconnu qu’ils engagent dans leurs œuvres. Garcin poursuit encore ce type de recherche dans L’Autre monde par exemple, et aussi dans les essais et les fictions consacrés aux écrivains : Borges de loin, Une théorie d’écrivains, pour n’en citer que quelques-uns. On pourra aussi suivre la trace de l’écrivain voyageur, passionné par les terres les plus éloignées et les plus sauvages : de la steppe mongole à la Mer Blanche, de la Terre de Feu au Japon. Les carnets de voyage, mais aussi les narrations romanesques et les livres pour la jeunesse arpentent des territoires peu connus, étrangers et étranges, où évoluent des personnages insolites, des enquêteurs improbables, des femmes férues de voyance ou de parapsychologie, des ermites vivant dans les grottes, etc. Garcin est fasciné par les cultures chamanes et il explore des continents géographiques et mentaux avec lesquels nous ne sommes pas familiarisés. Le voyage lui permet dans le même temps d’orchestrer les thèmes de la disparition, de la fuite, de la quête. D’autre part Garcin accorde à la composition romanesque une attention particulière, notamment dans les fictions les plus récentes (La Piste mongole, Les Nuits de Vladivostok, Selon Vincent, Vies multiples de Jeremiah Reynolds). Celle-ci se traduit notamment par l’alternance des voix narratives, la pratique des récits emboîtés ou des effets spéculaires, ainsi que par le recours plus ou moins parodique au récit policier ou encore par l’imitation de techniques cinématographiques. Il serait possible d’analyser la manière dont cette recherche, loin de déployer une virtuosité gratuite, recoupe certains des motifs traités, tels que la pluralité des modes de la vie psychique, l’importance du rêve et de la communication inconsciente. Nous sommes convaincus que la richesse de cette œuvre mérite d’être étudiée. Plusieurs critiques se sont penchés sur les romans (Dangy, 2012 et 2013 ; Rabaté, 2016), sur les récits des vies (Ferrato-Combe, 2006), sur les relations avec l’art qui se développent dans ses textes (Bricco, 2015 et 2017), mais il manque un ouvrage qui aborde de manière globale ses écrits et qui puisse rendre compte des fils multiples qui s’y entremêlent. Nous nous proposons de remplir ce vide à la suite du colloque international qui permettra de mettre en valeur l’œuvre et donnera la juste place aux réflexions et discussions des critiques et des chercheurs que nous publierons par la suite. MODALITÉS DE SOUMISSION Les propositions de 250 mots maximum accompagnées d’un profil bio-bibliographique sont à envoyer à Elisa Bricco et Marie Gaboriaud (elisa.bricco@unige.it et marie.gaboriaud@institutfrancais.it ) avant le 15 décembre 2017. Communication : 30 minutes + 15 minutes de discussion Comité organisateur Elisa Bricco, Marie Gaboriaud, Chiara Rolla Comité scientifique Elisa Bricco, Margareth Amatulli, Isabelle Dangy, Laurent Demanze, Alexandre Gefen, Nancy Murzilli, Chiara Rolla, Valeria Sperti, Dominique Viart.
Nom du contact: 
Elisa Bricco
Courriel du contact: 
elisa.bricco@unige.it
Adresse postale: 
Università degli Studi di Genova, Dipartimento di lingue e culture moderne, Piazza santa Sabina 2, 16124 GENOVA
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institutfrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/12/2017
Ville de l'événement: 
Gênes
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Christian Garcin, Littérature contemporaine

Patrimoine, Langue, Discours, Tourisme

Pour une approche interdisciplinaire

Résumé de l'annonce: 
Le patrimoine désigne, au sens large, les ressources matérielles et immatérielles, naturelles ou culturelles, partagées par une communauté et transmises de génération en génération. Acceptons, pour le moment, cette définition générale, même si nous serions amenés à la discuter davantage ultérieurement. Le patrimoine est aujourd’hui l’objet d’enjeux politiques, économiques, sociaux, identitaires, etc. C’est une notion transversale, car intimement liée à d’autres entités telles que la langue, le discours ou le tourisme, pour ne citer que les trois entrées composant la problématique de notre colloque international. Notre approche se veut pluri et transdisciplinaire, sans exclure des contributions portant sur le patrimoine matériel (notamment le bâti), nous sollicitons surtout des communications portant sur le patrimoine culturel immatériel (PCI). Aussi les communications ne doivent pas porter exclusivement sur le patrimoine mais questionner les liens étroits entre ces quatre entrées.
Colloque international   Patrimoine, Langue, Discours, Tourisme Pour une approche interdisciplinaire PaLDiT 2018   Djerba (Tunisie), 23, 24 et 25 avril 2018   Organisé par Le laboratoire DYLIS « Dynamique du langage in situ », Université de Rouen L’ISET « Institut Supérieur des Etudes Technologiques, Djerba, Tunisie L’URLDC « Unité de Recherche en Langue, Discours et Civilisation », Université de Sfax Le Laboratoire LIMPACT « Langues, Identité, Médias, Patrimoine, Culture et Tourisme », Université Cadi Ayyad de Marrakech   Appel à communication      Le patrimoine désigne, au sens large, les ressources matérielles et immatérielles, naturelles ou culturelles, partagées par une communauté et transmises de génération en génération. Acceptons, pour le moment, cette définition générale, même si nous serions amenés à la discuter davantage ultérieurement. Le patrimoine est aujourd’hui l’objet d’enjeux politiques, économiques, sociaux, identitaires, etc. C’est une notion transversale, car intimement liée à d’autres entités telles que la langue, le discours ou le tourisme, pour ne citer que les trois entrées composant la problématique de notre colloque international. Notre approche se veut pluri et transdisciplinaire, sans exclure des contributions portant sur le patrimoine matériel (notamment le bâti), nous sollicitons surtout des communications portant sur le patrimoine culturel immatériel (PCI). Aussi les communications ne doivent pas porter exclusivement sur le patrimoine mais questionner les liens étroits entre ces quatre entrées. Sans vouloir définir le concept de patrimoine par sa matérialité ou par son immatérialité, nous privilégions, lors de ce colloque,l’étude du PCI :contes, chants, mythes, légendes, pratiques, savoir-faire, traditions orales, représentations et connaissances associées aux espaces et groupes socioculturels, etc. Pour plus de précision, nous nous référonsà de la Convention pour la sauvegarde du patrimoineimmatériel, adoptée par l’Unesco, en octobre 2003, en particulier à son article 3, lequel inclut : « 1) les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel ; 2) les arts du spectacle ; 3) les pratiques sociales, rituels et événements festifs ; 4) les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ; 5) les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel. » Le colloque international tentera autant que faire se peut de questionner et de problématiser les rapports étroits que le PCI entretient avec la langue, le discours ou le tourisme, ce qui justifie les trois axes suivants : 1) PCI et langue ; 2) PCI et discours ; 3) PCI et tourisme. Chaque proposition de communication doit s’inscrire dans l’un des trois axes suivants. Axe1 : PCI et langue Le mot « patrimoine », du latin patrimonium, réfère à l’héritage paternel transmis de génération en génération. L’une de nos préoccupations est de s’interroger sur cette transmission ainsi que sur la (ou les langues) dans laquelle (lesquelles) s’exprime et se transmet ce patrimoine. La langue, conçue anthropologiquement comme le lieu où se conserve l’expérience humaine, véhicule les différentes conceptions valorisant l’héritage, matériel et immatériel, tout en l’inscrivantdans un prolongement temporel traçant une trajectoire continue dans une histoire commune. C’est aussi par l’intermédiaire de la langue, sous une forme orale (contes, légendes, chansons…) et/ouécrite (manuscrits, traces, inscriptions…) que l’interaction entre le passé et le présent se maintient et se perpétue. Dans un paysage sociolinguistique pluriculturel et plurilingue, celui du Maghreb, par exemple, dans quelle langue se fait la transmission du PCI ? Que transmet-on ? Qui transmet quoi ? Comment ?Par quel processus ? Et pour quelle finalité ? Si l’on en adopte une approche genrée, on pourrait s’intéresser au rôle des femmes dans la conservation et la transmissiondu patrimoine oral. Mais on pourrait aussi s’inscrire dans une approche intergénérationnelle. Axe 2 : PCI et discours Quel est le discours relatif aux processus de patrimonialisation ? Quels sont les discours portant sur le comment et le pourquoi de la préservation et de la sauvegarde de la diversité du PCI d’une communauté qui, sous l’effet de la globalisation, perd de plus en plus les conditions matérielles de production de son héritage ?Le discours institutionnel, celui des représentants de l’Unesco, par exemple, tient-il toujours compte des spécificités et contraintes locales ? Est-il toujours approprié au contexte local ? Comment un tel discours, perçu souvent, par les détenteurs du patrimoine, comme occidental, dominant et élitiste, est-il reçuet transposé à l’échelle nationale et locale ? Comment gère-t-on la double nécessité de la patrimonialisation et du développement local ? Dans d’autres termes, la patrimonialisation est-elle toujours perçue comme une garantie de préservation des biens culturels ou comme une injonction au développement ? Qu’en est-il, par ailleurs, des discours des décideurs politiques relatifs à l’identification, l’inventaire, la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine national ? Axe 3 : Patrimoine et tourisme Le patrimoine est, à première vue, intimement lié à un territoire, à une localité et à une communauté. Qui sont ces « communautés, groupes et individus » supposés recréer en permanence le PCI et perpétuer le sentiment d’identité et de continuité ? Pourquoi lepatrimoine immatériel est-ildifférent du patrimoine matériel ?Parce que si le premier se situe dans la localité, le second,bien qu’il y prenne sa source,n’y est assujetti ni définitivementni durablement. Dans un monde de plus en plus dominé par la globalisation, où la mobilité des personnes (tourisme, immigration, exode, guerre, etc.) et la marchandisation de la culture provoquent la déterritorialisation du PCI et l’inscrivent dans uncontexte planétaire transcendant ainsi les frontières nationales et politiques, commentles communautés procèdent-elles pour« faire-revivre »la mémoire traditionnelle à l’heure où la mise en tourisme et la muséification s’emparent du patrimoine ? Et à l’inverse, que sera le rôle du touriste véhiculant souvent des représentations plus subjectives que réelles et correspondant à des images exotiques et fortement intériorisées ?Les touristes sont-ils souvent en quête d’images plus que de contenus ? Sont-ils attachés à des démonstrations spectaculaires, voire à un exotisme teintésouvent de méconnaissance ? Si le PCI se déterritorialise, perd ses attaches matérielles et renonce, du moins en partie, à son enracinement territorial, ce n’est pas pour mourir mais pour mieux survive. Quel est donc le rôle d’Internet et de la diaspora dans sa survie ?La diaspora participe-t-elle seulement à sa déterritorialisation ou plutôt à sa virtualisation ?Si grâce à la diaspora, le PCI peut se reproduire à n’importe quel endroit de la planète, tout en gardant un lien avec son origine spatiale,comment est-il valorisé par ces communautés culturelles diasporiques ?Cependant cette déterritorialisation, voire cette rencontre entre le local et le global se fait-elle au détriment d’autre chose ? Autrement dit, la survie du PCI déterritorialisé passe-t-elle nécessairement par sa reproduction, sa transformation et sa métamorphose ? Ce dernier, en se déterritorialisant, devient-ilautre ?Quelle qu’en soit l’issue, il convient d’étudier, entre autres sur les plans discursif et représentationnel, ce processus de transformation.   Notre souhait est de voir émerger de l’approche pluridisciplinaire de notre problématique une réflexion enrichissante, constructive et à plusieurs voix, car au-delà des rapports du patrimoine avec la langue et/ou le discours (volet linguistique et sociolinguistique), avec le tourisme (volet anthropologique, économique, social et politique), il est question d’histoire (les deux volets historiques concernent le témoignage et l’archivage), de géographie (le patrimoine étant enraciné dans un milieu donné), etc. Comité scientifique AKINCI Mehmet-Ali, Université de Rouen Normandie ASSAS, Anis, ISET, Institut Supérieur des Etudes Technologiques, Djerba BEN SLAMA Kaïs, Institut Supérieur des Sciences Humaines et Sociales de Médenine, Université de Gabes BEN TAHAR, Sami, Institut National du Patrimoine, Tunis BOUJLIDI, Ali, Université de Gabès BOURGOU, Mongi, Université de Tunis KERTAOUI, Hayat, Université Cadi Ayyad Marrakech LAROUSSI, Foued, Université de Rouen Normandie  LISSIR, Fethi, Université de Sfax  OUACHANI, Adel, Université de Gabès  OUDI, Mekki, Université de Sfax  RHIBI, Chokri, Institut Supérieur des Sciences Humaines et Sociales de Médenine, Université de Gabès  SKOUNTI, Ahmed, Institut National des sciences de l'Archéologie et du Patrimoine, Rabat  SOUISSI, Taieb  TEBBAA, Ouidad, Université Cadi Ayyad de Marrakech  TEGHLET, Zouhair  TRABELSI, Mustapha, Université de Sfax Comité d’organisation  ASSAS, Anis, Institut Supérieur des Etudes Technologiques de Djerba  LAROUSSI, Foued, Université de Rouen Normandie  RHIBI, Chokri, Institut Supérieur des Sciences Humaines et Sociales de Médenine, Université de Gabès  TEBBAA, Ouidad, Université Cadi Ayyad de Marrakech  TRABELSI, Mustapha, Université de Sfax  BARDAK, Salma, Institut Supérieur des Etudes Technologiques de Djerba  BLAGHGI, Manel, Institut Supérieur des Etudes Technologiques de Djerba  BLAGHGI, Mejdi, Institut Supérieur des Etudes Technologiques de Djerba  BEN OMRANE, Imene, Institut Supérieur des Etudes Technologiques de Djerba  MHAYA, Slah, Institut Supérieur des Etudes Technologiques de Djerba Dates importantes 15 septembre 2017 : Diffusion de l’appel à communication 30 novembre 2017 : Dernier délai de réception des propositions de communication 1er janvier 2018 : Notification aux auteurs par le Comité d’organisation 1er juin 2018 : Remise des textes définitifs pour une publication en 2019 Les langues du colloque : arabe, français et anglais Les soumissions des communications et des posters s'effectuent exclusivement par l'intermédiaire du formulaire en ligne. NB : Pour plus de détails sur le déroulement du colloque, les frais de participation et les Modalités de soumission des propositions, voir le site du colloque à l’adresse suivante : http://www.isetjb.rnu.tn/paldit  
Nom du contact: 
iset djerba Tunisie
Courriel du contact: 
colloque.paldit@gmail.com
Adresse postale: 
Institut Supérieur des Etudes Technologiques de Djerba Avenue de la Liberté, 4116 Midoun - Djerba (Tunisie)
Suggéré par: 
Chokri Rhibi
Courriel: 
rhibi_chokri@yahoo.fr
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/11/2017
Date de fin de l'événement: 
30/11/2017
Ville de l'événement: 
île de Djerba Tunisie
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
patrimoine-langue-discours-tourisme
Site web de référence: 
http://www.isetjb.rnu.tn/paldit

Phrasèmes en discours

Colloque international

Résumé de l'annonce: 
Cette rencontre autour de la phraséologie multilingue oriente son débat vers la production de textes spécialisés (rédaction et traduction): cette compétence professionnelle clé requiert une formation universitaire qui sache réfléchir aux méthodes spécifiques d'enseignement de la phraséologie en langue seconde/étrangère, aux outils disponibles, aux principes et processus de leur confection (logiciels de traitement automatique des langues, dictionnaires, banques de données terminologiques, portails linguistiques, sites d'apprentissage, corpus d'internet), à la maitrise des types de textes et de discours et à leur comparaison entre usages linguistiques divers.
Colloque international Les phrasèmes en discours - Fraseologismi in discorso - Idioms in discourse Université de Padoue (Italie) Département d’études linguistiques et littéraires 4-5-6 juin 2018   Conférences plénières Maria Isabel González Rey (Universidade de Santiago de Compostela, España) Sylviane Granger (Université Catholique de Louvain, Belgique) Béatrice Lamiroy (K.U. Leuven, Belgique) Agnès Tutin (Université Stendhal – Grenoble 3, France) Pedro Mogorrón Huerta (Universitat d’Alacant, España) Calendrier Soumissions des propositions : 15 janvier 2018 Langues de communication : français, italien, anglais, espagnol, allemand Retour du Comité scientifique : 15 février 2018   Comité organisateur Geneviève Henrot Sostero, Università di Padova Luciana Tiziana Soliman, Università di Padova contact: genevieve.henrot@unipd.it
Nom du contact: 
Geneviève Henrot Sostero
Courriel du contact: 
genevieve.henrot@unipd.it
Adresse postale: 
piazzett G. Folena, 1 - 35137 Padova
Suggéré par: 
Geneviève Henrot Sostero
Courriel: 
genevieve.henrot@unipd.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/01/2018
Ville de l'événement: 
Università di Padova
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
phraséologie, figement, traduction spécialisée, phraséodidactique, banques de données phraséologiques
Site web de référence: 
http://www.maldura.unipd.it/phrasemes-en-discours/fr/

Appel à Communication colloque international de l'AIPL

Résumé de l'annonce: 
XVe COLLOQUE INTERNATIONAL DE L’A.I.P.L. (Association Internationale de Psychomécanique du Langage) ROME, les 20 et 21 juin 2018 à l’Università degli Studi di Roma Tor Vergata.Thème: Cognition, fonctionnement systémique des langues et psychomécanique du langage : aspects théoriques et applications. Axes de travail envisagés : Psychomécanique du langage et cognition, fonctionnement systémique des langues : synchronie, diachronie, sociolinguistique et typologie linguistique, applications en didactique des langues, traduction et linguistique contrastive, implication d’autres disciplines : Philosophie, Orthophonie, Psychologie. Les interventions proposées dans ces différents axes pourront s'inscrire directement ou indirectement dans la démarche de la psychomécanique du langage. Une grande partie des écrits de Gustave Guillaume est accessible gratuitement sur le site : nlip.pcu.ac.kr/gustave/
XVe COLLOQUE INTERNATIONAL DE L’A.I.P.L. (Association  Internationale de Psychomécanique du Langage) ROME, les 20 et 21 juin 2018 à l’Università degli Studi di Roma Tor Vergata avec la collaboration du Dipartimento di Studi Letterari, Filosofici e di Storia dell’Arte avec le patronage de l’Ambassade de France à Rome, de la Délégation Générale du Québec en Italie, de l’Association Do.Ri.F. (Centro di Documentazione e di Ricerca per la Didattica della Lingua Francese nell’Università Italiana) et de l’Université Laval   THÈME : Cognition, fonctionnement systémique des langues et psychomécanique du langage : aspects théoriques et applications   APPEL À COMMUNICATIONS   La linguistique occupe une place centrale dans le champ des sciences cognitives. Etant donné le rôle primordial du langage dans la cognition humaine, elle est donc incontournable dans une grande partie des travaux dans ce domaine. Cela est évident pour les recherches en psychologie, neuropsychologie, neurophysiologie, philosophie, etc. qui étudient directement l'activité de langage. La psychomécanique du langage de Gustave Guillaume propose des principes théoriques qui rendent compte de la construction et du fonctionnement du langage dans le cadre d’opérations dites « mémorielles de la pensée ». Son fondateur concevait en effet le langage comme « l’avant-science de toute science ». Les processus cognitifs relatifs au langage sont au centre de cette approche, ce qui  la met en adéquation avec les modèles théoriques récents s’appuyant sur l’architecture neuronale du cerveau et visant à rendre compte du fonctionnement de la pensée.   Les objectifs principaux de ce colloque sont de proposer une réflexion qui puisse susciter un échange à la fois théorique et pratique sur les relations que la psychomécanique du langage entretient avec différentes disciplines. Voici les principaux axes de travail envisagés :   Psychomécanique du langage et cognition. Fonctionnement systémique des langues : synchronie, diachronie, sociolinguistique   et typologie linguistique. Applications en didactique des langues. Traduction et linguistique contrastive Implication d’autres disciplines : Philosophie, Orthophonie, Psychologie ...       Les interventions proposées dans ces différents axes pourront s'inscrire directement ou indirectement dans la démarche de la psychomécanique du langage. Une grande partie des écrits de Gustave Guillaume est accessible gratuitement sur le site : nlip.pcu.ac.kr/gustave/ Langues du colloque : français, italien, anglais Dates : mercredi  20 et jeudi 21 juin 2018 Lieu : Università degli Studi di Roma Tor Vergata (Italie) Le résumé de la communication (10 lignes maximum) est à envoyer pour le 31 décembre 2017 à : rocchettialvaro@gmail.com et louis.begioni@gmail.com Janvier 2018 : résultat de la sélection des propositions de communication Février 2018 : envoi du programme définitif Frais d’inscription : 50 Euros + adhésion à l’AIPL (15 euros pour les étudiants et 32 Euros pour les autres participants). Comité scientifique : Romana Bardy, Louis Begioni, Patrick Duffley, Antonio Filippin, Louise Guénette, André Jacob, Joseph Pattee, Rocco Pittito, Alvaro Rocchetti, Philippe Séro-Guillaume, Renée Tremblay, Pierrette Vachon-L’Heureux.
Nom du contact: 
LOUIS BEGIONI
Courriel du contact: 
louis.begioni@gmail.com
Adresse postale: 
VIA BADIA DI CAVA 36 00142 ROMA
Suggéré par: 
Louis BEGIONI, Professore Ordinario di linguistica francese (Roma Tor Vergata)
Courriel: 
louis.begioni@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/12/2017
Date de fin de l'événement: 
21/06/2018
Ville de l'événement: 
Università di Roma Tor Vergata
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Linguistique, didactique des langues, traduction, linguistique contrastive, lexicologie

L'essentiel de la médiation

Vers un consensus sur le concept dans les sciences humaines et sociales

Résumé de l'annonce: 
Le concept et le terme de « médiation » apparaissent dans diverses sciences humaines et sociales, notamment en droit, en philosophie, en psychologie, en sciences du langage, en sciences de la communication et en sciences de l’éducation. La pluralité des conceptualisations et la polysémie du terme que l’on repère souvent dans les discours spécialisés sont susceptibles d’entraver l’intercompréhension. Dans un tel scénario, il devient urgent de discerner l’essentiel de la médiation et d’en mettre en lumière les traits conceptuels et linguistiques significatifs, identifiés par des experts. Le colloque vise à vérifier la possibilité de partager une même unité conceptuelle et terminologique à travers le dialogue scientifique interdisciplinaire. Il veut également contribuer à renforcer la médiation en tant que domaine autonome du savoir, disposant d’une ontologie et d’une terminologie de référence.
Argumentaire Le concept et le terme de « médiation » apparaissent dans diverses sciences humaines et sociales, notamment en droit, en philosophie, en psychologie, en sciences du langage, en sciences de la communication et en sciences de l’éducation. La pluralité des conceptualisations et la polysémie du terme que l’on repère souvent dans les discours spécialisés sont susceptibles d’entraver l’intercompréhension. Dans un tel scénario, il devient urgent de discerner l’essentiel de la médiation et d’en mettre en lumière les traits conceptuels et linguistiques significatifs, identifiés par des experts et plus généralement par les parties prenantes.  On en a mesuré l’urgence lors de différents colloques interdisciplinaires organisés à l’Université de Padoue (Autour de la traduction juridique, 2011 ; Pratiques communicatives de la médiation, 2012 ; Médiation et droits linguistiques, 2014 ; Une approche linguistique de la médiation : quelles retombées ?, 2014 ; Acteurs et formes de médiation pour le dialogue interculturel, 2016) et dans d’autres publications scientifiques (voir la bibliographie d’orientation ci-dessous).  Ce colloque, organisé par le Professeur Michele De Gioia dans le cadre de son projet de recherche (Ontoterminologie de la médiation. Une contribution à la médiation et aux nouvelles politiques sociales : BIRD161093/16) financé par l’Université de Padoue, a comme objectif d’amorcer la reconnaissance de l’essentiel de la médiation. Plus précisément, le colloque vise à vérifier la possibilité de partager une même unité conceptuelle et terminologique à travers le dialogue scientifique et la discussion entre experts et professionnels. Il veut également contribuer à renforcer la médiation en tant que domaine autonome du savoir, disposant d’une ontologie et d’une terminologie de référence.  Sur la base d’une confrontation fructueuse entre les connaissances explicitées par des experts d’une communauté scientifique ou professionnelle et les connaissances tirées de textes et de discours spécifiques, le colloque aspire à examiner le concept et le terme « médiation », ainsi que d’autres termes et concepts reliés, dans leurs domaines d’application. Tout en préservant les spécificités de chaque domaine, l’ambition du colloque est de mettre en place un consensus interdisciplinaire autour du concept, permettant de décrire de manière cohérente et uniforme les connaissances, les acteurs, les techniques et les discours de médiation. La mutualisation des conceptualisations pourra faire émerger une ontologie de la médiation où les concepts seront définis et corrélés par des experts et des professionnels. Parallèlement, la confrontation entre les descriptions linguistiques et discursives pourra faciliter l’identification d’une terminologie essentielle.  Les organisateurs du colloque souhaitent la participation d’organismes, d’institutions, de chercheurs, de spécialistes et d’experts oeuvrant dans le domaine des sciences humaines et sociales où ce concept et ce terme sont employés. Cet appel est adressé tout particulièrement à des lexicologues, à des terminologues ainsi qu’à des cognitivistes qui désirent proposer des analyses et des descriptions de ce concept ou de ce terme, ainsi que des traitements ou des modèles de systématisation de données conceptuelles et linguistiques. Les communications peuvent, par exemple :  présenter une réflexion théorique sur le concept de médiation dans l’une des sciences humaines et sociales ;  examiner, dans une perspective interdisciplinaire, les aspects théoriques permettant d’identifier les termes et les concepts partagés par deux ou plusieurs sciences humaines et sociales en matière de médiation ;  partager des réflexions conceptuelles ou terminologiques sur la médiation en qualité d’experts dans des domaines institutionnels, soient-ils locaux, nationaux ou internationaux, et illustrer les protocoles pour parvenir à un consensus concernant l’utilisation de concepts et de termes liés à la médiation ;  examiner un cas concret de situation de médiation à la lumière d’un cadre théorique d’où il est possible de tirer un aspect conceptuel et/ou terminologique crucial pour la définition et la compréhension de la médiation ;  décrire l’usage de termes liés à la médiation dans les domaines du droit, de la philosophie, des sciences de la communication, des sciences du langage, des sciences de l’éducation, à partir de corpus ou de textes spécifiques de ces sciences ;  décrire, dans une perspective interdisciplinaire, l’utilisation des termes liés à des concepts fondamentaux de la médiation sur la base d’analyses comparées de genres textuels dans deux ou plusieurs sciences humaines et sociales ;  présenter des propositions pour la systématisation d’aspects conceptuels (cadre théorique novateur), terminologiques (banques de données, dictionnaires, glossaires, ontologies) et discursifs (schémas discursifs) de la médiation dans une ou plusieurs sciences humaines et sociales ;  illustrer une analyse conversationnelle ou une analyse de discours portant sur des situations de médiation et mettant en évidence des aspects terminologiques et lexicologiques par rapport à un cadre théorique de la médiation dans l’une des sciences humaines et sociales ;  illustrer la portée du concept et du terme médiation au sein de l’Union européenne et son application dans ses États membres, en s’appuyant sur des textes officiels ;  étudier l’émergence de nouvelles formes de médiation par rapport au numérique, afin de comprendre leur apport à l’identification de concepts et de termes essentiels pour la médiation ;  illustrer les résultats préliminaires ou définitifs d’un projet de recherche qui porte sur la médiation dans les domaines du droit, de la philosophie, des sciences de la communication, des sciences du langage, des sciences de l’éducation, et qui souligne les spécificités conceptuelles et terminologiques de la médiation. Modalités de soumission La langue du colloque est le français.  Les propositions de communication, d’environ deux pages (A4, Times New Roman 12, interligne simple, justifié, hors bibliographie), préciseront :  le.s domaine.s ciblé.s (droit, philosophie, psychologie, sciences du langage, sciences de la communication, sciences de l’éducation ou de la formation) ;  la définition du concept de médiation et le cadre théorique de référence en lien avec le.s domaine.s ciblé.s ;  la méthodologie et les données utilisées pour l’étude présentée ;  les résultats préliminaires ou définitifs de l’étude ;  les retombées théoriques et/ou pratiques pour atteindre un consensus interdisciplinaire autour du concept de médiation.  Il faudra indiquer les références bibliographiques sur lesquelles s’appuie la proposition de communication.  Les propositions sont à envoyer au plus tard le 1er octobre 2017 par mail en fichier attaché (format .doc ou .pdf) aux deux adresses suivantes : michele.degioia@unipd.it, mario.marcon@unipd.it  Calendrier  Date limite de soumission : 1er octobre 2017  Notification aux intervenant(e)s : 13 novembre 2017 Dates du colloque : 1-2 mars 2018 Comité scientifique  Frédérique Brin-Henry (Atilf, CNRS/Université de Lorraine) Rute Costa (Universidade Nova de Lisboa) Michele De Gioia (Università degli Studi di Padova) Enrica Galazzi (Università Cattolica del Sacro Cuore, Milano) Serge Garlatti (IMT Atlantique) Alison Gourvès-Hayward (IMT Atlantique) Michèle Guillaume-Hofnung (Université Paris-Sud 11 & Université Paris 2 Panthéon-Assas) John Humbley (Université Paris 7 Paris-Diderot) Emmanuelle Huver (DYNADIV, Université François Rabelais de Tours) Evelyne Jacquey (Atilf, CNRS/Université de Lorraine) Ioannis Kanellos (IMT Atlantique) Laurence Kister (Atilf, CNRS/Université de Lorraine) Danielle Londei (Università degli Studi di Bologna) Joanna Lorilleux (DYNADIV, Université François Rabelais de Tours) Mario Marcon (Atilf, CNRS/Université de Lorraine, Università degli Studi di Padova) Cathy Sablé (IMT Atlantique) Bibliographie d’orientation BEN MRADI Fathi, 2006, « Équité, neutralité, responsabilité. À propos des principes de la médiation », Négociations 5(1), 51-65.  CAUNE Jean, 1999, Pour une éthique de la médiation : le sens des pratiques culturelles, Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble.  CAUNE Jean, 2006, Culture et communication : convergences théoriques et lieux de médiation, Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble.  DE GIOIA Michele (éd.), 2014, Pratiques communicatives de la médiation. Actes du colloque international (Padoue 6-7 décembre 2012), Berne, Peter Lang.  DE GIOIA Michele, AGRESTI Giovanni et MARCON Mario (éds), 2016, Études de Linguistique Appliquée, n° 181, Médiation et droits linguistiques. Actes du Colloque international (Université de Padoue, 23 janvier 2014), Paris, Klincksieck / Didier Érudition.  DE GIOIA Michele, GOURVES-HAYWARD Alison et SABLE Cathy (éds), 2017, Acteurs et formes de médiation pour le dialogue interculturel. GLAT Padova 2016. Actes du Colloque international (Université de Padoue, 17-19 mai 2016), Brest, Télécom Bretagne, Institut Mines-Télécom.  DE GIOIA Michele et MARCON Mario, 2014, Mots de médiation. Un lexique bilingue français-italien / Parole di mediazione. Un lessico bilingue francese-italiano, Padoue, Padova University Press.  DE GIOIA Michele et MARCON Mario (éds), 2016, Approches linguistiques de la médiation, Limoges, Lambert-Lucas.  GUILLAUME-HOFNUNG Michèle, 2002, « Le concept de médiation et l’urgence théorique », Les Cahiers du CREMOC 35, 17-25.  GUILLAUME-HOFNUNG Michèle, 2014, « La survie de la médiation et ses impératifs théoriques », in De Gioia M. (éd.), Pratiques communicatives de la médiation. Actes du colloque international (Padoue 6-7 décembre 2012), Berne, Peter Lang, 13-38.  GUILLAUME-HOFNUNG Michèle, 2015 [1995], La Médiation, 7e éd. mise à jour, Paris, Puf (coll. « Que-sais-je ? », 2930).  HUMBLEY John, 2017, « La néologie de la médiation », in De Gioia M., Gourvès-Hayward A. et Sablé C. (éds), Acteurs et formes de médiation pour le dialogue interculturel. GLAT Padova 2016. Actes du Colloque international (Université de Padoue, 17-19 mai 2016), Brest, Télécom Bretagne, Institut Mines-Télécom, 135-144.  LAMIZET Bernard, 1992, La médiation politique, Paris, L’Harmattan.  LAMIZET Bernard, 1999, La médiation culturelle, Paris, L’Harmattan.  NAVARRO Élisabeth, BENAYOUN Jean-Michel et HUMBLEY John, 2016, « Une terminologie de référence pour l’interprétation-médiation », in De Gioia M. et Marcon M. (éds), Approches linguistiques de la médiation, Limoges, Lambert-Lucas, 66-83.  SIX Jean-François, 2001 [1990], Le temps des médiateurs, Paris, Seuil.  SIX Jean-François, 2002, Les médiateurs, Paris, Le Cavalier Bleu.
Nom du contact: 
Mario Marcon
Courriel du contact: 
mario.marcon@unipd.it
Suggéré par: 
Mario Marcon
Courriel: 
mario.marcon@unipd.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
01/10/2017
Ville de l'événement: 
Padova
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
médiation, concept, terme, interdisciplinarité, sciences humaines et sociales, terminologie, corpus

Appel à contributions

L’honnêteté au Grand Siècle : belles manières et Belles Lettres

Résumé de l'annonce: 
La NASSCFL, société nord américaine réunissant les spécialistes du XVIIe siècle français du monde entier, tiendra à Lecce (Italie) son 48e Colloque international pour s’interroger sur la notion d’honnêteté au Grand Siècle.
48e Congrès de la  North American Society for Seventeenth Century French Literature UNIVERSITÀ DEL SALENTO – LECCE 27-30 juin 2018   L’honnêteté au Grand Siècle : belles manières et Belles Lettres   La NASSCFL, société nord‑américaine réunissant les spécialistes du XVIIe siècle français du monde entier, tiendra à Lecce (Italie) son 48e Colloque international pour s’interroger sur la notion d’honnêteté au Grand Siècle. *** Dès la Renaissance, l’Italie fournit à la France non seulement de nombreuses notions conceptuelles (cf. par exemple l’importance de l’école de Padoue pour le courant libertin français), mais aussi un grand nombre d’ouvrages et de ‘modèles’. Pour les « bonnes manières », par exemple, le prototype du « courtisan » joue un rôle capital : on assiste en France à une large diffusion des manuels de conduite italiens (il suffit de songer à la fortune de la Civil Conversazione de Stefano Guazzo, du Galateo de Giovanni Della Casa, et du Cortegiano de Baldassarre Castiglione), lesquels ont beaucoup contribué à l’élaboration de l’idéal de l’honnêteté et du principe de la bienséance. Liées à leur tour au concept des « bonnes manières » et associées presque toujours au profil du parfait courtisan, les notions d’« honnête » et d’« honnêteté » jouent un rôle de premier ordre en France tout au long du XVIIe siècle, comme en témoignent l’ouvrage fondateur de Nicolas Faret, L’Honneste homme (Paris, T. du Bray, 1630), et ses nombreux émules, tels que, par exemple, L’Honnête femme de Jacques Du Bosc (Paris, Billaine, 1632), L’Honneste fille, L’Honneste Mariage et L’Honneste garçon de François de Grenaille, entre 1639 et 1642, etc. Les mots « honnête » et « honnêteté » embrassent plusieurs notions et se rattachent aux concepts de « bienséance » et de « politesse », comme en témoignent les définitions suivantes fournies par Furetière dans son Dictionnaire universel (1690) :   BIENSEANCE s.f. Ce qui convient à une chose, qui luy donne de la grace, de l’agréement. Il est de la bienseance de se tenir decouvert et en une posture honneste devant les Grands et les Dames. La bienseance exige de nous plusieurs devoirs et civilitez. Il faut en toutes choses observer les bienseances. (p. 228)   HONNESTE adj. m. et f. Ce qui merite de l’estime, de la loüange, à cause qu’il est raionnable, selon les bonnes mœurs. On le dit premierement de l’homme de bien, du galant homme, qui a pris l’air du monde, qui sçait vivre. Faret a fait un livre de l’honneste homme, le Pere du Bosc un de l’honneste femme ; Grenaille un de l’honneste fille et de l’honneste garçon, qui contiennent des instructions pour ces personnes-là. Il ne faut hanter que d’honnestes gens. Honneste Femme, si dit particulierement de celle qui est chaste, prude et modeste, qui se donne aucune occasion de parler d’elle, ni même de la soupçonner. […] HONNESTETÉ. s.f. Pureté de mœurs. […] les regles de l’honnesteté sont les regles de la bienseance, des bonnes mœurs, l’honnesteté des femmes, c’est la chasteté, la modestie, la pudeur, la retenuë. L’honnesteté des hommes, est une manière d’agir juste, sincere, courtoise, obligeante, civile. (p. 1037)   POLITESSE s.f. conduite honneste, civile er agreable dans les mœurs, dans les manieres d’agir et d’escrire. (p. 1265)   Ces définitions, qui ne fournissent que quelques exemples des différents aspects sémantiques et domaines (social, mondain, moral, littéraire) impliqués dans la notion  d’« honnêteté », enchaînent sur la question des femmes et en soulignent certaines valeurs incontournables telles la modestie, la pudeur, la retenue. Les dictionnaires de ce siècle révèlent que la question de la déclinaison au féminin de la notion d’« honnêteté » est particulièrement riche et complexe, avec des débats sur l’accès des filles au savoir et sur le contenu de leur éducation : savoirs profanes, tels que musique, histoire, philosophie (cf. L’honnête femme du Père Du Bosc, 1632), logique, physique, rhétorique, grec, latin, italien, espagnol, cosmographie (cf. L’Honnête fille de Grenaille, 1639).   ≈≈≈≈≈ Le but de ce congrès interdisciplinaire est de s’interroger le plus largement possible sur le concept et les pratiques de l’honnêteté. Les principaux axes que nous  proposons sont ainsi : - une analyse des sens et des usages de la notion d’« honnêteté » tout au long du XVIIe siècle. Une étude du transfert et des réappropriations des ‘modèles’ italiens en France à partir du prototype du « courtisan » sera un aspect important de ces questions ; - une exploration des avatars de l’honnête homme, l’honnête femme, l’honnête fille, l’honnête garçon, etc. La question du rapport établi entre les discours sur l’honnêteté et les discours sur les femmes (éducation, manière, codes sociaux, etc.) est là d’une importance particulière. Il faudra aussi étudier les différents aspects des livres et des discours sur l’honnêteté qui se font jour, du champ pédagogique au domaine moral et littéraire. La présence et le rôle de ces questions dans la littérature fictionnelle, notamment, sera un point important à prendre en compte ; - un examen des relations entre le modèle de l’honnêteté et les pratiques de sociabilité du temps. La question de la duplicité, voire du malhonnête (et donc des personnages littéraires qui n’ont aucun souci de la notion d’honnêteté) retiendra notre attention ; - une réflexion, en partant de la notion d’honnêteté, à propos de la République internationale des Lettres (XVIe-XVIIIe siècle).  Dans une optique de méditerranéité et de cosmopolitisme, on fournira des ‘configurations’ du Grand siècle (juste avant et après le XVIIe siècle) au-delà de la France.     Les propositions de communication (en français ou en anglais) d’une moyenne de 300 mots, sont à envoyer avant le 15 octobre 2017 à l’adresse suivante : nasscfl2018@gmail.com Les propositions de séance (en français ou en anglais), avec ou sans intervenants, sont à envoyer avant le 10 octobre 2017 à l’adresse suivante : nasscfl2018@gmail.com
Nom du contact: 
North American Society for Seventeenth Century French Literature
Courriel du contact: 
nasscfl2018@gmail.com
Suggéré par: 
Marcella Leopizzi
Courriel: 
marcellale@libero.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
10/10/2017
Date de fin de l'événement: 
27/06/2018
Ville de l'événement: 
Lecce
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Honnêteté. Grand Siècle. Belles Lettres
Site web de référence: 
www.nasscfl2018.wordpress.com

Revue Annales du patrimoine N° 17 / 2017

Résumé de l'annonce: 
La revue en ligne Annales du patrimoine de l'université de Mostaganem (Algérie) lance un appel à publication pour le numéro 17 / 2017.
Annales du patrimoine (ADP), est une revue académique en libre accès consacrée aux domaines de littérature, de langue et des sciences humaines. Elle paraît en arabe, en français et en anglais une fois par année. La revue est en ligne depuis sa création en 2004. Elle paraît au mois de septembre. Les chercheurs peuvent soumettre leurs articles dans les disciplines suivantes : - littérature comparée (orientale, hispano-arabe, occidentale et africaine), - mysticisme et littérature religieuse, - langues, traduction et interculturalité, - histoire et civilisation. La revue accepte également des articles de varia en rapport avec le patrimoine. Les chercheurs intéressés sont invités à envoyer leurs contributions (le résumé de 15 lignes, l'article de 15 pages maximum et 5 mots-clés, en format Word) avant le 25 Août 2017 à l'adresse email de la revue : annales@mail.com Veuillez préciser votre établissement de rattachement et votre titre ou statut professionnel si possible. Les auteurs doivent consulter les normes de publication. http://annales.univ-mosta.dz Responsable : Mohammed Abbassa
Suggéré par: 
Mohammed Abbassa
Courriel: 
abbassa@mail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
25/08/2017
Ville de l'événement: 
Mostaganem
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Annales du patrimoine

Aux frontières de l’essai

Pour un bilan sur les destinées de la forme essayistique

Résumé de l'annonce: 
Près de vingt ans après La forma del saggio et plus de cent après L’Âme et les Formes, ce numéro monographique vise à fournir un nouveau bilan des destins multiples de cette fascinante forme littéraire. On souhaiterait encourager les propositions portant sur l’étude du panorama actuel et passé formé autour de l’essai, examiné par une perspective supranationale ou nationale ; les études de grande envergure seront acceptées, tout comme les analyses ponctuelles de textes essayistiques.
À l’aube du siècle dernier, aux débuts du célèbre texte L’Âme et les Formes, György Lukács confie à son ami Leo Popper comment le simple désir de présenter son œuvre s’était rapidement transformé en une interrogation purement théorique : qu’est-ce que l’essai ? En 1911 remontait ainsi à la surface une question vieille de plusieurs siècles, dont Michel de Montaigne et Francis Bacon avaient été les premiers inspirateurs et dont la production littéraire du XVIIIème siècle avait représenté l’ἀκμή. L’âge moderne semble avoir ensuite favorisé le développement de cette vocation antisystématique, qui avait déjà été attribué à l’essai par son étymologie même : sa dérivation du bas latin exagium (la « balance ») a permis d’identifier dans l’attitude de « peser », à savoir de ramener perpétuellement les idées établies à l’épreuve concrète de l’expérience, le caractère fondamental de l’écriture essayistique. Le repérage de ce trait distinctif (son inclination expérimentale) a facilité la reconnaissance de l’essai en tant que forme autonome, et a également permis d’en découvrir les interactions de plus en plus fréquentes avec les autres arts littéraires.   Si, aussi bien que la poésie, l’essai se caractérise par sa propension à la forme brève ainsi que sa tendance à procéder par associations libres, il semble partager avec le roman son ontologie : cette dernière germerait du même regard ironique, que l’essayiste et le romancier emploient dans la critique des vérités présumés, et du choix commun de la prose comme instrument de relation avec le monde. Le débat critique n’a pas manqué de souligner ces ressemblances : des critiques tels que Thomas Pavel ont bien reconnu dans le mélange de narration et de méditation essayistique un aspect décisif du roman moderne et contemporain (on pense à Marcel Proust, Thomas Mann, Robert Musil, Jorge Luis Borges et, parmi les exemples plus récents, à Thomas Bernhard, Milan Kundera ou à Enrique Vila-Matas).Cela a conduit François Ricard – dans le numéro que la revue française L’Atelier du roman a consacré aux rapports entre le roman et l’essai (Roman, essai : affinités électives, 2007) – à considérer le roman comme le chantier par excellence du développement de la pratique essayistique au XXèmesiècle. C’est dans cette période que la critique littéraire signée par les romanciers fut l’un des territoires plus fertiles rattrapés par l’essai : des auteurs comme Hermann Broch, Julien Gracq, Alejo Carpentier, Julio Cortázar, Milan Kundera, Javier Cercas, Ricardo Piglia et Martin Amis, renommés pour leurs œuvres romanesques, se sont révélés également de grands essayistes ; parmi ceux-ci, on peut certainement compter Julio Cortázar pour l’essai Imagen de John Keats. L’intensité de l’échange que l’essai a entretenu avec les autres formes littéraires révèle peut-être le scénario contradictoire dans lequel est contraint d’opérer l’essayiste moderne :  frère du poète et du romancier, contrairement à eux il ne peut toutefois compter sur la reconnaissance d’une tradition suffisamment définie avec laquelle se confronter ; ainsi, à part les cas rares mais lumineux d’essayistes pures, à savoir d’écrivains qui ont embrassé l’art de l’essai avec un certain niveau de conscience (outre Montaigne, probablement Alain, Cioran ou José Ortega y Gasset, notamment pour ses Méditations sur Don Quichotte), tous les autres ne l’ont été qu’incidemment. L’absence d’un nombre suffisant de modèles a rendu difficile pour les chercheurs d’atteindre une analyse, plus ou moins complète, des objectifs esthétiques et cognitives de l’essai. Il a donc été plus facile procéder par négation, selon la méthode suivie par Irène Langlet dans sa récente monographie (L’Abeille et la Balance : penser l’essai, 2015). Donc, déterminer ce que l’essai n’est pas: traité académique, article, pamphlet, poème en prose, journal intime, autobiographie, etc. ; tous genres dans lesquels, cependant, des aspects de l’essai subsistent. Malgré la difficulté objective d’encadrer le portrait de l’essayiste (qui est toujours « en apprentissage et en épreuve », comme l’écrit Montaigne), il a quand même été possible de voir que, dans les dernières années, des intellectuels tels que Theodor Adorno, Walter Benjamin et Jean Starobinski avaient réfléchi sur l’essai et donc préparé le terrain pour ce qui va être l’un des débats critiques européens les plus prometteurs.   En Italie, à part dans des études très récentes, où toutefois l’essai n’est traité que partiellement, par exemple en ce qui concerne son rapport avec le roman – voir Il romanzo-saggio de Stefano Ercolino, 2017 – ou avec l’écriture humoristique – L’umorismo letterario. Una lunga storia europea (secoli XIV-XX) de Giancarlo Alfano, (2016) –, le texte de référence à cet égard est encore le bilan qu’Alfonso Berardinelli a tenté avec sa Forma del saggio. Definizione e attualità del genere letterario (2002). Selon le critique italien, l’essayiste serait l’expression de la conscience laïque, de la subjectivité individuelle problématique et divisée, il serait antidogmatique et ironique tout comme un authentique esthète. Toutefois, à part l’exception représentée par quelques proses de Leopardi et par la production de De Sanctis, pour Berardinelli la critique essaystique italienne en XXème siècle paraît épuisée, écartelée entre la tentation de l’évasion et la tentation de l’encadrement historique ; cela attesterait l’impossibilité des essayistes italiens du siècle dernier d’atteindre une médiation entre continuité et rupture, tradition et innovation. Berardinelli se concentre également sur la condition d’exilé de la contemporanéité qui serait le propre de l’essai : exilé alors que l’avènement et le développement du journalisme et des écritures spécialisées semblent menacer, la vocation des vrais essayistes restant rare.   Près de vingt ans après La forma del saggio et plus de cent après L’Âme et les Formes, ce numéro monographique vise à fournir un nouveau bilan des destins multiples de cette fascinante forme littéraire. On souhaiterait encourager les propositions portant sur l’étude du panorama actuel et passé formé autour de l’essai, examiné par une perspective supranationale ou nationale ; les études de grande envergure seront acceptées, tout comme les analyses ponctuelles de textes essayistiques. On prendra notamment en considération les propositions de communication consacrées aux sujets suivants :                                                 Reconstructions et propositions d’interprétation théorique du sujet. Propositions de périodisation et d’historisation de la forme essayistique. Interventions autour d’auteurs uniques, de leur production spécifiquement essayistique ou de leur rapport à l’essai. Reconstructions d’une possible tradition de l’essai en tant que forme d’art. Comparaison entre essayistes. Analyses des rapports entre essai et roman ; essai et poésie, etc. Études de l’évolution de l’essai au cours des dernières décennies. Les articles pourront être écrits en italien, français, espagnol et anglais. Ceux qui sont intéressés pourront envoyer un abstract (300 mots maximum), accompagné d’une notice bio-bibliographique (150 mots maximum) à l’adresse : confinidelsaggio@ticontre.org, avant le 25 juillet. Les auteurs des articles retenus seront contactés avant le31 juillet ; les articles devront parvenir avant le 30 octobre et ils seront soumis à peer review. Pour toute question, veuillez écrire à :confinidelsaggio@ticontre.org. « Ticontre. Teoria Testo Traduzione » n. 9 (mai 2018) Aux frontières de l’essai. Pour un bilan sur les destinées de la forme essayistique Sous la direction de Federico Bertoni, Simona Carretta, Nicolò Rubbi   Pour envoyer des propositions ou demander de renseignements : confinidelsaggio@ticontre.org. Langues : italien, français, espagnol, anglais. Extension des articles : 50 000 signes maximum, espaces inclus. Abstract : 300 mots — Notice biobibliographique : 150 mots Envoi des propositions (abstract et notice biobibliographique) : 25 juillet Notification de l’acceptation des propositions : 31 juillet Envoi des articles définitifs : avant le 30 octobre Publication du numéro de la revue : mai 2018 ; peer review : oui.
Suggéré par: 
Claudia Crocco
Courriel: 
claudia.crocco@unitn.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
13/07/2017
Date de fin de l'événement: 
25/07/2017
Ville de l'événement: 
Trento
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 

La Fontaine et la culture européenne. Au carrefour des Fables

Résumé de l'annonce: 
Appel à contribution pour le colloque international "La Fontaine et la culture européenne. Au carrefour des Fables", qui aura lieu à l'Université Paris-Sorbonne les 4, 5 et 6 octobre 2018.
L’année 2018 offre l’occasion de célébrer le 350e anniversaire des Fables de La Fontaine, dont le premier recueil parut le 31 mars 1668 (à partir d’un privilège pris le 6 juin de l’année précédente). La Société des Amis du fabuliste a décidé de fêter cette période de préparation et d’éclosion d’un coup d’éclat poétique dont la pérennité ne s’est jamais démentie jusqu’aujourd’hui auprès du plus vaste public que puisse espérer un recueil de vers. Outre une journée des « Rencontres de Psyché » de Château-Thierry, qui s'est tenue le 10 juin 2017 sur un thème en écho avec l’esprit des Fables (« La Fontaine et la jeunesse »), une autre journée dans le même cadre, en juin 2018, se penchera sur un sujet en étroit rapport lui aussi avec l’entreprise ésopique du poète français : « La Fontaine et la nature ». Enfin, en octobre 2018, la Société des Amis de La Fontaine, associée au programme de recherche « Jouvences de la fable » du Centre d’Étude de la Langue et de la Littérature Françaises (CELLF 16-21, Unité mixte de recherche Paris-Sorbonne/CNRS 8599) et au programme Fabula numerica de l’Observatoire de la Vie Littéraire (Labex OBVIL Sorbonne-Universités) organisera, avec l’Università degli studi di Napoli L'Orientale (Dipartimento di Studi Letterari, Linguistici e Comparati/ Letteratura francese, prof. Federico Corradi), un colloque international sur le thème : « La Fontaine et la culture européenne. Au carrefour des Fables ». Cette rencontre internationale se donne pour projet de synthétiser, de prolonger et de renouveler les recherches sur les Fables envisagées comme un carrefour entre le temps long et l’espace rayonnant de leur gestation et de leur propagation : depuis l’antiquité immémoriale du genre jusqu’à l’actualité de leur fortune inépuisable, la culture de l’apologue dont a hérité La Fontaine s’étend sur plus de deux millénaires ; et le traitement qu’il lui applique est imprégné d’influences et de connivences qui franchissent les frontières des langues et des sphères culturelles pour s’harmonier dans le creuset qu’offre le fabuliste français à des matériaux dispersés par l’histoire et la géographie. Si la seconde brassée des Fables réunies en 1678-1679 se ressent de la découverte fécondante du filon oriental, celle de 1668 dont on commémore la publication limite au domaine européen la sphère de sa culture antique et moderne. C’est de ce constat qu’est sorti le projet de ce colloque. Analyser ce que La Fontaine fabuliste doit à la culture européenne antérieure à son époque et contemporaine de sa création ; et analyser réciproquement ce que la culture européenne postérieure à leur publication doit aux Fables de La Fontaine, et comment elles furent et sont reçues dans les sphères géographiques et linguistiques diverses qui composent l’Europe d’aujourd’hui, ce double mouvement convie aussi à les rétablir dans leur statut et leur rôle de carrefour et de creuset pour l’œuvre entier du fabuliste lui-même : cette œuvre d’un papillon du Parnasse réverbère sa diversité d’inspiration et d’écriture dans le microcosme esthétique des Fables, tout comme celles-ci n’auront cessé de profiter des expériences de leur auteur dans les genres variés auxquels il s’essaya tout au long de sa carrière. Le colloque pourrait s’articuler en deux parties : l’une consacrée à « Culture et acculturation européennes de La Fontaine : traductions, transferts et translations » ; l’autre à un portrait de « La Fontaine (en) poète européen ». La première partie pourra à son tour se diviser en deux : une section consacrée à la traduction et aux transmissions de savoir et d’invention jusqu’à La Fontaine et à la manière dont il en « phagocyta » l’héritage divers, tout particulièrement latin et italien ; et une section consacrée à La Fontaine traduit et transmis, aux difficultés et aux malentendus de la traduction, de la transmission et de l’enseignement d’un poète et conteur du Grand Siècle. La deuxième partie pourra porter sur l’insertion de La Fontaine, de ses Fables et plus largement de son œuvre dans la culture européenne de son temps, les influences subies par lui et celle qu’il exerça tout particulièrement à travers ses Fables sur la littérature, l’art et le goût de la fin du XVIIe et de la première moitié du XVIIIe siècle européen. Voici quelques thèmes et pistes, nullement exhaustifs, nullement limitatifs, nullement indispensables, qui pourraient être développés dans chacune de ces trois sections.   Première partie « Culture et acculturation européennes de La Fontaine : traductions, transferts et translations »   Section 1 : « La Fontaine héritier de l’Europe antique, médiévale et humaniste ». Le vivier inépuisable de la fable : un réseau européen de translations. — La Fontaine traducteur — Le génie lafontainien de l’imitation. — Langues et langages de l’Europe antique, ancienne et contemporaine dans l’œuvre de La Fontaine. — L’adaptation et l’appropriation par La Fontaine des genres et des formes hérités. — Influences antiques, anciennes et modernes sur la théorie poétique de la Fontaine. — Les ramifications de l’influence : un travail de marqueterie.   Section 2 : « Diffusion, propagation et appropriation de l’œuvre de La Fontaine en Europe ». La Fontaine traducteur. — Théorie, problématique et problèmes de la traduction des Fables (style, forme, ton). — Comment lisait-on/lit-on La Fontaine ? L’œuvre du fabuliste / du conteur dans l’histoire de la lecture. — La Fontaine devant la critique d’hier et d’aujourd’hui : en France et dans diverses sphères culturelles (réception, assimilation, rôle de modèle). — Histoire de la constitution de l’image de l’homme et de l’œuvre : sédimentations, redécouvertes, réévaluations.   Deuxième partie « La Fontaine, poète européen »   Section 3 : « Portrait à facettes d’un Européen du Grand Siècle français ». La Fontaine et la culture néolatine de l’Europe de la Renaissance et du XVIIe siècle. — La Fontaine et l’Europe savante de son temps (voyageurs, philosophes, physiciens). — La tentation anglaise de La Fontaine. — La culture italienne de La Fontaine. — La Fontaine et la tradition européenne mythologique et mythographique. — La Fontaine et la tradition européenne du conte. — Les Fables de La Fontaine et l’art rocaille en Europe : un inépuisable réservoir de motifs. — La Fontaine et la naissance européenne de l’opéra.   Les propositions de communications, sous la forme d’un titre et de quelques mots d’explication du projet (qui peuvent être très succincts), seront envoyées à l’adresse électronique suivante : colloquefables2018@gmail.com entre la date de réception de cet appel et le 15 septembre 2017. Le colloque se déroulera en Sorbonne les 4, 5 et 6 octobre 2018. Les communications seront publiées dans la revue Le Fablier en 2019 et 2020. La langue du colloque est le français. Comité d’organisation : Julien Bardot, Antoine Biscéré, Céline Bohnert, Federico Corradi, Patrick Dandrey, Damien Fortin, Maxime Jebar, Tiphaine Rolland.
Nom du contact: 
Damien Fortin
Courriel du contact: 
colloquefables2018@gmail.com
Suggéré par: 
Federico Corradi
Courriel: 
fcorradi@unior.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/09/2017
Ville de l'événement: 
Paris
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
La Fontaine, Fables, Europe

Identité, Diversité et Langue, entre ponts et murs - Identity and Language Diversity, between walls and bridges

Résumé de l'annonce: 
L’Université du Sannio, en collaboration avec le Centre de Recherche IlanD (Identity and Language Diversity), de l’Université Orientale de Naples a l’intention de publier un livre qui réunira des contributions en langue Française, Anglaise et Espagnole, autour d’un sujet de grande actualité et d’une large portée linguistique et sociale: "Identité, Diversité et Langue, entre ponts et murs/Identity and Language Diversity, between walls and bridges".
Cette initiative est née pour rendre un homage concret et scientifique à notre collègue et amie Giulia Papoff, professeur titulaire de Langue Française à l’Université du Sannio (Bénévent) qui a consacré à la langue Française, à la promotion des langues en général et aux études linguistiques en particulier, surtout en qualité de responsable du Centre Linguistique de son Université, toutes les énergies d’une longue carrière. Ce livre, dont les éditeurs seront Carolina Diglio, Antonella Napolitano, Fabio Perilli,  sera publié chez Loffredo, maison d’édition  napolitaine de longue tradition et comprendra une vingtaine de contributions qui seront soumises au jugement d’un comité scientifique anonyme. Argumentaire Dans un monde en voie de mondialisation, caractérisé par des flux migratoires de portée historique, où les identités nationales, religieuses et culturelles se sentent menacées par la diversité et la multiculturalité, le vrai défi ne peut être que celui d’investir dans le dialogue interculturel, ainsi que le souligne, dans son introduction, le Rapport n.2 de l’UNESCO qui a pour titre: Investir dans ladiversité culturelle et le dialogue interculturel, “Jamais, peut-être, on n’aura autant parlé de diversité culturelle qu’en ce début de ce XXIe siècle. Cependant, l’étendue des questions que l’on renvoie plus ou moins confusément à la diversité culturelle est telle que cette notion a fini par revêtir un sens tout aussi varié que changeant. Pour certains, la diversité culturelle est positive en soi, en ce qu’elle renvoie au partage des richesses que recèle chaque culture du monde, et donc aux liens qui nous unissent dans l’échange et le dialogue. Pour d’autres, les différences culturelles sont au contraire ce qui nous ferait perdre l’horizon de notre commune humanité, et seraient ainsi la source de nombreux conflits. Ce second diagnostic jouit aujourd’hui d’un crédit d’autant plus grand que la mondialisation a démultiplié les points de contact et de friction entre les cultures, exacerbant les questions identitaires – qui se manifestent sous la forme de crispations, de replis ou de revendications nouvelles, notamment religieuses, qui deviennent sources de conflits. Le principal défi serait par conséquent de proposer une vision cohérente de la diversité culturelle et donc d’élucider à quelles conditions la diversité culturelle, loin d’être une menace, peut devenir bénéfique pour l’action de la communauté internationale” Les langues en tant que facteurs fondamentaux d’identité nationale ou etno-culturelle sont les vecteurs clés de la diversité et jouent un rôle important de délimitation des frontières entre les divers groupes sociaux. Mais elles représentent en même temps un véhicule important de transmission et de communication des contenus culturels qu’elles contiennent, contribuant ainsi à surmonter les barrières nationales et à répandre les valeurs identitaires qu’elles renferment. Les langues ne sont pas seulement un moyen de communication, mais aussi et surtout les vecteurs de notre identité et de nos conceptions du monde. Les langues donc, justement en tant qu’expression de la réalité qui nous entoure et de notre manière de l’interpréter, traduisent la conception même que nous avons du monde et de notre manière de le percevoir, violà pourquoi elles peuvent constituer une barrière difficile à surmonter, ou au contraire contribuer à construire un dialogue interculturel devenant un pont entre les peuples et les communautés. S’inspirant du débat actuel sur les diverses manières dans lesquelles identité, altérité et diversité s’entrelacent dans la langue, le mélange d’études que nous proposons vise à stimuler une réflexion sur les rapports qui existent entre langue et identité culturelle, entre langue et identité de genre, entre langue, identité et traduction; les domaines d’investigation pourraient concerner aussi les différentes typologies de variation, les langages multimodaux ainsi que toute forme de diversification linguistique provenant de la contamination ou de la migration des discours, des genres et des typologies textuelles, telles que les transformation des formes de la communication orale ou écrite, la difference entre discours specialisés et divulgation etc. On souhaite donc des contributions orientées sur les thématiques et approches suivantes bien que non exclusivement bornées à elles: Analyse critique du discours Médiation linguistique et culturelle Perspectives de traduction Linguistique de corpus Variation linguistique Langage multimodal, digital, audio-visuel Etudes de genre Langage et identité Culture, identité et traduction Coordonnées pour l’envoi les propositions de contributions Email: pontiemuri2017@unisannio.it Objet: Ponti e Muri Abstract Titlle de la contribution  Nom auteur/s, institution , adresse e-mail  Langue choisie: Français, Anglais, Espagnol Dernier délai pour l’envoides résumés : 30 juin 2017 Dernier délai pour la communication d’acceptation des propositions : 30 juillet 2017 Dernier délai pour l’envoides textes: 30 septembre 2017
Nom du contact: 
Carolina Diglio
Courriel du contact: 
diglio@uniparthenope.it
Suggéré par: 
Micaela Rossi
Courriel: 
micaela.rossi@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/06/2017
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
identité, diversité, langue

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