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Appels à contribution

Français parlé : données, représentations, questionnements théoriques

Résumé de l'annonce: 
Les axes du colloque portent sur la constitution des corpus, les représentations de l'oral et les questionnements théoriques posés par l'intégration des données orales dans la description grammaticale.
"Français parlé : données, représentations, questionnements théoriques". Turin, 16-17 juin 2022. Colloque international organisé par les Universités de Turin et Sorbonne Université, avec la participation du Do.Ri.F.-Università (Centro di documentazione e di Ricerca per la Didattica della Lingua Francese nell’Università Italiana) et de la CRL (Cellule de Recherche en Linguistique) Après une époque pionnière, où l’étude de l’oral était confrontée à un déni de légitimité et à l’absence de cadres de référence précis et d’outils d’analyse – technologiques et conceptuels – adaptés, force est de constater que, malgré tout, le français parlé demeure encore assez peu représenté dans les ouvrages grammaticaux de référence. À l’heure où la Grande Grammaire du Français voit enfin le jour, il est donc légitime de revenir sur les représentations de l’oral, sur sa place et son rôle dans la théorie linguistique et dans la description du système unitaire de la langue française. En effet, si l’adoption d’une démarche empirique à partir de l’usage réel ne soulève pas d’objection pour les langues sans tradition grammaticale, pour lesquelles la norme, établie par les linguistes de terrain, correspond au fonctionnement « spontané » du système, il en est tout autrement pour des langues à la longue tradition grammaticale, comme le français. Pour ces langues, l’établissement de la description grammaticale est perpétuellement pris entre l’enclume et le marteau d’une double normativité : la norme interne au système lui-même et la norme externe, comme résultante de la stratification historique d’exigences émanant d’instances hétérogènes, institutionnelles, éducatives, esthétiques et sociétales. Les vœux pour une grammaire basée sur l’usage écrit et oral, sur le modèle de ce qu’ont fait Biber et ses collaborateurs pour l’anglais en 1999 (cf. Bybee 2006) butent donc tout à la fois contre trois obstacles majeurs, en plus du problème de légitimité dont il a déjà été question. Premièrement, les problèmes économiques et techniques liés à la constitution et à l’exploitation de grands corpus de référence, par rapport auxquels plusieurs projets essaient de donner une réponse ces dernières années (nous ne citerons ici, à titre d’exemple, que le projet Orféo, centralisant plusieurs corpus écrits et oraux, mais dont la taille est encore loin d’être comparable à celle des corpus anglophones BNC ou COCA). Deuxièmement, les problèmes épistémologiques liés à la possibilité d’appliquer le même cadre conceptuel et terminologique utilisé par les ouvrages courants ou de le remettre à plat suite à l’intégration des données orales. Le renouvellement du cadre d’analyse pose corollairement le problème de la création d’une terminologie « neutre ». En effet, l’abandon d’une terminologie héritée de la tradition, peu adaptée à la description de l’écrit lui-même, entraînerait néanmoins des problèmes de lisibilité pour un public non expert (comme cela s’est produit avec l’opus de Damourette et Pichon, qui intégrait déjà un très grand nombre de données orales), ainsi que des conflits entre approches linguistiques en concurrence. Troisièmement, le problème statistique de la représentativité des données orales et des conséquences sur la description qui en résulte. En effet, la fréquence de certaines structures est liée aux genres de parole de l’oral et aux dimensions de la variation linguistique. La dichotomie saussurienne langue/parole est présente ici de façon cruciale et pose la question de savoir si une telle description pourrait encore prétendre au statut de grammaire de la langue ou ne devrait pas plutôt être qualifiée de grammaire de la parole. Sans exclure d’autres propositions concernant les multiples dimensions d’analyse de l’oral, les axes privilégiés par ce colloque visent donc prioritairement : 1) la représentation de l'oral : • Dans la transcription, qui effectue une sorte de pré-analyse implicite et qui conditionne la perception de phénomènes étudiés • Dans les œuvres de fiction (œuvres littéraires, théâtre, cinéma, etc.) • Dans le discours métalinguistique des non-experts (la « folk-linguistique »), en termes de connotations associées à la langue orale par ses utilisateurs Si la possibilité même d’une analyse de l’oral passe par sa transcription, c’est-à-dire sa représentation écrite, il est certain que les choix relatifs à la manière de transcrire et de représenter cet oral ont des conséquences sur les observables, dans la mesure où la transcription constitue déjà, par elle-même, une forme d’analyse, qui retient certains éléments et en laisse de côté d’autres. L’adoption de normes de transcription particulières rend souvent les corpus difficilement exploitables et la constitution de grands corpus informatisés rend le problème encore plus évident : difficultés liées à la normalisation orthographique, à la lemmatisation, à la multitranscription, à l’annotation morpho-syntaxique, prosodique et des modalités de phrase. Des représentations pluridimensionnelles combinant la transcription alphabétique et la disposition spatiale des segments transcrits permettent par exemple de faire ressortir certaines composantes propres à l’élaboration de l’oral : mise en grilles pour le croisement des axes syntagmatique et paradigmatique (Blanche-Benveniste et al. 1979) ; grilles prosodiques et mimogestuelles (par exemple Morel & Danon-Boileau, 2001, Bouvet & Morel, 2002) pour la multimodalité. Dans quelle mesure la transcription participe-t-elle de la construction de l’objet d’analyse ? Quelles sont les conséquences de ces choix de représentation et comment ces problèmes sont-ils gérés à l’heure actuelle ? Quelles solutions pour la normalisation et l’automatisation de ces tâches ? Parallèlement, la représentation de l’oral se fait aussi de manière plus ou moins fantasmée, à travers la représentation fictionnelle du théâtre, du cinéma, de la chanson et de la littérature, qui oscille entre la mimésis et la re-création plus ou moins déformante, avec des phénomènes bien connus de stéréotypisation à partir d’un nombre réduit d’éléments dont la fréquence est artificiellement exagérée et dont le degré de représentativité est discutable. Quels sont les éléments récurrents de cette stylisation, contribuant à l’émergence d’un stéréotype du français parlé ? Un troisième palier de représentation de l’oral concerne plutôt l’imaginaire linguistique et, plus largement, la « folk linguistique ». Il s’agit, dans ce cas, des connotations associées à la langue parlée, oscillant entre valeurs positives et négatives. D’une part, les valeurs positives de la spontanéité, de la fraîcheur voire de la langue verte, ou encore de l’éloquence qui, après une longue période où elle avait été ignorée, voire décriée, est aujourd’hui remise à l’honneur à la faveur des formations d’infocom et de concours d’éloquence plus ou moins médiatisés. D’autre part, les valeurs négatives pointant le caractère approximatif, voire fautif, attribué à la langue parlée en tant que telle, qu’on qualifie très souvent en lui associant les catégories sociolinguistiques (diaphasiques et diastratiques) des productions basilectales (langue familière, populaire, vulgaire…). Quel genre de productions orales étudie-t-on ? Quelle image du français parlé se dégage-t-il de ces études ? 2) Les conséquences, sur la description grammaticale courante, de l'intégration des données orales à l'ensemble des observables et l’extension du domaine de la syntaxe au-delà des rections de catégories Les catégories d’analyse traditionnelles, telles que les parties du discours, ainsi qu’une tradition de description grammaticale centrée sur la parole écrite, sont de plus en plus souvent interrogées et mises à l’épreuve par l’analyse de l’oral, qui manifeste le caractère partiel de ces analyses, au niveau morphologique et syntaxique. Si la morphologie bénéficie en effet depuis longtemps des études sur les langues non écrites, la syntaxe, quant à elle, doit se confronter, d’une part, aux phénomènes marginaux, exclus de la description et, d’autre part, aux frontières du domaine de la rection de catégories. L’empan traditionnel de la phrase, notion reposant sur des routines communicatives basées sur la ponctuation et la typographie, est en effet remis en cause dès qu’on abandonne le médium écrit. Les notions de construction verbale (syntaxique), d’énoncé (pragmatique) et de structure thème-rhème (informationnelle), souvent utilisées dans les descriptions de l’oral, sont partiellement incommensurables par rapport aux notions de phrase et de discours et remettent en question le bien-fondé de la séparation entre domaine syntaxique et domaine sémantico-pragmatique. Les questions de cohésion et de cohérence, à la faveur de phénomènes tels que la deixis, la dislocation ou la corrélation, ainsi que les questions d’incidence (adverbes de phrase et d’énoncé, par exemple, et, plus généralement, le statut des constituants non régis), interrogent profondément la frontière entre ce qui relève de la syntaxe rectionnelle et ce qui n’en relève pas. Les propositions et les recherches autour de la notion de macrosyntaxe montrent bien l’exigence d’intégrer certains phénomènes abondamment attestés en français parlé et traditionnellement rejetés hors du champ de la connexité syntaxique, dans la grammaire plutôt que dans la rhétorique, voire de remettre en cause le cloisonnement absolu entre langue et discours. Quels phénomènes de l’oral sont encore peu ou mal décrits ? Quels phénomènes pourraient recevoir un éclairage nouveau grâce à l’apport des données orales ? Où en est-on des recherches sur la macrosyntaxe et, plus largement, sur les frontières de la syntaxe ? Calendrier de soumission 20 janvier : diffusion de l’appel à communication 15 mars : date limite pour l’envoi des propositions de communication 31 mars : notification aux auteurs de la décision du comité scientifique 16-17 juin : colloque Les propositions de communication (une page maximum, sans compter la bibliographie éventuelle) devront être anonymes et soumises à l’adresse suivante : francparle2022@gmail.com Les auteurs seront avertis au plus tard le 31 mars 2022 de la sélection opérée par le comité scientifique. Une publication d’articles sélectionnés est prévue. Déroulement du colloque : Turin, 16-17 juin 2022 Ce colloque bénéficie du soutien du département LLC (Lingue e Letterature straniere e Culture moderne) de l’Université de Turin. Il constitue le premier volet du projet de recherche « Français parlé : descriptions, didactiques, traductions » Comité d’organisation : Ruggero Druetta (Université de Turin), Maria Margherita Mattioda (Université de Turin), Patricia Kottelat (Université de Turin), Carole Conti (Université de Turin), Claire Martinot (Sorbonne Université), Sonia Gerolimich (Université de Udine), Isabelle Stabarin (Université de Trieste), Giulia D’Andrea (Université de Turin) Comité Scientifique : en cours de constitution Références bibliographiques citées dans le texte de l’appel ABEILLÉ, Anne, GODARD, Danielle, 2021, La grande grammaire du français, Paris, Actes Sud – Imprimerie Nationale Éditions BIBER, Douglas, Stig JOHANSSON, Geoffrey LEECH, Susan CONRAD & Edward FINEGAN, 1999, Longman Grammar of Spoken and Written English. Harlow: Pearson Education Limited BLANCHE-BENVENISTE Claire et al., 1979. « Des grilles pour le français parlé », Recherches sur le français parlé, 2, pp. 163-206. BOUVET, Danielle, MOREL, Mary-Annick, 2002, Le ballet et la musique de la parole, Paris-Gap, Ophrys. BYBEE Joan, 2006, “From usage to grammar: the mind’s response to repetition”, Language, 82(4), 711–733. http://www.jstor.org/stable/4490266 DAMOURETTE, Jacques, PICHON, Edouard, 1930-1950, Des mots à la pensée. Essai de Grammaire de la Langue Française, Paris, Editions d'Artrey. MOREL, M.-A. & L. DANON-BOILEAU, 1998, Grammaire de l’intonation. L’exemple du français oral, Paris : Ophrys. Corpus, Banques de données et plateformes BNC: The British National Corpus, version 2 (BNC World). 2001. Distributed by Oxford University Computing Services on behalf of the BNC Consortium. URL: http://www.natcorp.ox.ac.uk/ CFPP2000 : Corpus de français parlé parisien des années 2000. http://cfpp2000.univ-paris3.fr/ CFPB : Corpus de Français Parlé à Bruxelles. http://cfpp2000.univ-paris3.fr/cfpb.html CFPQ : Corpus de français parlé au Québec. https://applis.flsh.usherbrooke.ca/cfpq/ CLAPI Corpus de LAngue Parlée en Interaction. http://clapi.ish-lyon.cnrs.fr/ COCA: Corpus of Contemporary American English: https://www.english-corpora.org/coca/ Cocoon : COllections de COrpus Oraux Numériques. https://cocoon.huma-num.fr/exist/crdo C-PROM : Corpus libre de parole multigenre. https://sites.google.com/site/corpusprom/ Elicop : Étude linguistique de la communication parlée. https://limo.libis.be/primo-explore/fulldisplay?docid=LIRIAS1797250&context=L&vid=Lirias&search_scope=Lirias&tab=default_tab&lang=en_US&fromSitemap=1 ESLO: Enquêtes sociolinguistiques à Orléans. http://eslo.huma-num.fr/index.php FONC : French Oral Narrative Corpus. http://frenchoralnarrative.qub.ac.uk MPF (Multicultural Paris French) https://www.ortolang.fr/market/corpora/mpf OFROM : Corpus oral de français de Suisse Romande. http://www11.unine.ch Orfeo : https://repository.ortolang.fr/api/content/cefc-orfeo/11/documentation/site-orfeo/index.html ORTOLANG: Outils et Ressources pour un Traitement Optimisé de la LANGue. https://www.ortolang.fr/ TCOF : Traitement de corpus oraux en français. http://cnrtl.fr/corpus/tcof/
Nom du contact: 
Ruggero DRUETTA
Courriel du contact: 
ruggero.druetta@unito.it
Suggéré par: 
Ruggero DRUETTA
Courriel: 
ruggero.druetta@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
16/06/2022
Date de fin de l'événement: 
17/06/2022
Ville de l'événement: 
Torino
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
syntaxe, morphologie, français parlé, oralité, corpus, description

CINEO 2022

5ème Congrès international de néologie des langues romanes

Résumé de l'annonce: 
5ème Congrès international de néologie des langues romanes à Gênes du 1 au 3 septembre 2022.
Le Centre de Recherche en Terminologie (Ce.R.Te.M.) de l'université de Gênes a le plaisir d'organiser le 5ème Congrès international de néologie des langues romanes du 1 au 3 septembre 2022. Cet événement s'adresse à tous les chercheurs, institutions et organismes qui s'intéressent à la néologie en tant que reflet des évolutions et de la vitalité des langues romanes, dans leur unité et dans leur diversité. Après quatre éditions réussies, à Barcelone en 2008, à São Paulo en 2011, à Salamanque en 2015 et à Lyon en 2018, c'est à l’Italie et à Gênes que revient l'honneur de continuer à faire vivre les fructueux échanges entre nos langues voisines, entre des communautés de chercheurs et chercheuses aux centres d'intérêt communs. Les volets thématiques des colloques précédents ont été repris et trois conférenciers pléniers ont accepté notre invitation à participer à CINEO 2022 : Judit Freixa, Universitat Pompeu Fabra de Barcelone, Christophe Gérard, Université de Strasbourg, et Riccardo Gualdo, Università della Tuscia. Modalités de soumission et de communication Le comité d'organisation invite toutes les personnes intéressées à soumettre une proposition de communication relevant de l'un des thèmes suivants : – aspects théoriques de la néologie – la détection et la classification des néologismes – le traitement automatique de la néologie – la néologie terminologique – la néologie en diachronie – études contrastives de la néologie dans les langues romanes – politiques linguistiques et néologie – aspects sociolinguistiques de la néologie – aspects cognitifs et communicatifs de la néologie – néologie et traduction – néologie et création littéraire – néologie et médias – néologie et réseaux sociaux. La date limite d’envoi des propositions de communication est le 31 janvier 2022 et les résumés doivent être soumis via l'interface disponible dans cette page web. Les résumés doivent être rédigés dans la langue romane qui sera utilisée pour la présentation lors du colloque. Ils ne doivent pas dépasser 500 mots et seront soumis à une évaluation anonyme. Les résultats de l'évaluation du Comité scientifique seront communiqués aux auteurs en mars 2022. Le colloque aura lieu en modalité mixte. Les exposés individuels seront limités à 20 minutes et suivis de 10 minutes de questions/discussion. Comité d’organisation Virginia Caporali, Elena Errico, Anna Giaufret, Mara Morelli, Edoardo Pusillo, Micaela Rossi, Laura Sanfelici, Francesca Strik-Lievers, Jacqueline Visconti. Comité d’honneur Ieda Alves, Maria Teresa Cabré, Vittorio Coletti, Paolo D’Achille, Joaquín García Palacios, François Maniez, Maria Teresa Zanola, Claudio Grimaldi. Comité scientifique Ieda Alves (São Paulo), Mercé Lorente (Barcelona), Margarita Correia (Lisboa), Patrick Drouin (Montréal), Rosa Estopà Bagot (Barcelona), Joaquín García Palacios (Salamanca), Cecilio Garriga Escribano (Barcelona), Xosé María Gómez Clemente (Vigo), Gloria Guerrero Ramos (Malaga), John Humbley (Paris), François Maniez (Lyon), Antoni Nomdedeu (Tarragona), Micaela Rossi (Genova), Esme Winter-Froemel (Würzburg), Christophe Gérard (Strasbourg), Judit Freixa (Barcelona), Riccardo Gualdo (Università della Tuscia).
Nom du contact: 
Micaela Rossi
Courriel du contact: 
micaela.rossi@unige.it
Adresse postale: 
Piazza Santa Sabina 2 - 16124 - Genova
Suggéré par: 
Micaela Rossi
Courriel: 
micaela.rossi@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
01/09/2022
Date de fin de l'événement: 
03/09/2022
Ville de l'événement: 
Gênes
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
néologie, langues romanes
Site web de référence: 
https://certem.unige.it/node/24

Premières Rencontres OTALF - Orientations Théoriques et Appliquées dans les études de Linguistique Française synchronique et diachronique

Appel à communications pour doctorant.e.s et jeunes docteur-es.

Résumé de l'annonce: 
L'appel à communications est ouvert pour la séance des 1ères Rencontres OTALF consacrée aux doctorant.e.s (et jeunes docteur-es).
L’Osservatorio di Terminologie et Politiche Linguistiche (OTLP), en collaboration avec l’Università degli Studi di Bologna (Département des Langues, Littératures et Cultures modernes), l’Università degli Studi di Napoli « Parthenope » (Département d’Études Économiques et Juridiques), l’Università degli Studi di Perugia (Département des Sciences Politiques) et l’Università degli Studi di Verona (Département des Langues et Littératures Étrangères), avec le soutien de la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France, lance la première édition des Rencontres OTALF - Orientations Théoriques et Appliquées dans les études de Linguistique Française synchronique et diachronique, qui se tiendront les 19 et 20 mai 2022 auprès de l’Università Cattolica del Sacro Cuore, à Milan. Les Rencontres OTALF offrent un plateau aux différentes dimensions de la recherche de pointe en cours en linguistique française : conférences de spécialistes, présentations des travaux d’équipe et de projets nationaux et internationaux, interventions de chercheur.euse.s seniors et juniors, études de cas, dans la perspective d’une mutualisation fructueuse des savoirs. Les participant.es seront invité.es en fonction de la thématique choisie chaque année. Au cours de ces journées une séance est spécialement consacrée aux doctorant.e.s (en cours, en fin de doctorat, ayant conclu leur parcours depuis deux ans maximum) en lexicologie, lexicographie et terminologie françaises, qui pourront présenter leurs travaux dans ces domaines. Un débat avec des spécialistes est prévu en conclusion de la séance. Un appel à communications est ouvert pour la séance des 1ères Rencontres OTALF consacrée aux doctorant.e.s ; la sélection des propositions sera faite par les membres du Comité scientifique des Rencontres OTALF. Le Comité scientifique des Rencontres OTALF décernera le Prix de la meilleure communication par un.e jeune doctorant.e présentée lors des Rencontres. Le Prix est remis à un.e doctorant.e (en cours, en fin de doctorat, ayant soutenu sa thèse depuis deux ans maximum) et lui donnera la possibilité de publication dans les formes prévues par les Rencontres OTALF. Des propositions touchant à des projets de recherche en lexicologie, lexicographie et terminologie françaises, en perspective diachronique et/ou synchronique, sont acceptées. Toutes les perspectives théoriques sont les bienvenues. Les principaux critères d’évaluation pour le Prix sont les suivants : - la pertinence et l’importance du sujet de recherche dans le cadre des études françaises et francophones ; - la rigueur scientifique de l’analyse et la qualité de la bibliographie ; - la contribution des résultats de recherche à l’avancement des connaissances ; - la maîtrise du français et l’efficacité communicative. Calendrier: Jusqu’au 18 mars 2022 – réception des propositions ; Jusqu’au 10 avril 2022 – communication du résultat de l’évaluation des propositions faite par le Comité scientifique ; Jusqu’au 30 avril 2022 – inscription aux Premières Rencontres OTALF ; 19 et 20 mai 2022 – Premières Rencontres OTALF.
Nom du contact: 
Maria Teresa Zanola
Courriel du contact: 
mariateresa.zanola@unicatt.it
Adresse postale: 
Largo Gemelli 1, 20123 Milano
Suggéré par: 
Maria Teresa Zanola
Courriel: 
mariateresa.zanola@unicatt.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
19/05/2022
Date de fin de l'événement: 
20/05/2022
Ville de l'événement: 
Brescia
Università Cattolica del Sacro Cuore
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
lexicologie; lexicographie; terminologie
Site web de référence: 
https://centridiricerca.unicatt.it/otpl-home

Appel à contributions Il tolomeo n°24 (2022)

Appel à contributions pour la revue "Il Tolomeo - journal d’études postcoloniales" pour le prochain numéro: section thématique consacrée aux transmédialités postcoloniales, plus section généraliste.

Résumé de l'annonce: 
La revue Il Tolomeo - journal d’études postcoloniales invite tous les chercheurs intéressés à soumettre leurs contributions pour le prochain numéro de 2022 (n° 24), pour la section généraliste (sujet libre) ou la section thématique (transmédialités postcoloniales et récits postcoloniaux dans les médias).
IL TOLOMEO – JOURNAL D’ÉTUDES POSTCOLONIALES APPEL À CONTRIBUTION 2022 Transmédialités postcoloniales Les récits postcoloniaux à travers les médias La revue Il Tolomeo - journal d’études postcoloniales invite tous les chercheurs intéressés à soumettre leurs contributions pour le prochain numéro de 2022 (n° 24). Le numéro sera structuré en une section généraliste à sujet libre et une section thématique consacrée aux transmédialités postcoloniales, à savoir aux récits postcoloniaux dans les médias. Ces dernières décennies, l’intérêt de la critique pour des structures narratives fondamentales non plus réservées à la littérature mais spécifiques à tout média capable de raconter une histoire, s’est traduit par une multiplication considérable de publications consacrées à la narratologie transmédiale. Nous pouvons citer à titre d’exemple : l’étude monographique de J.-N. Thon, Transmedial Narratology and Contemporary Culture (2016) ; l’article de R. Baroni, «Pour une narratologie transmédiale», publié dans Poétique, n° 182 (2017) ; le texte de M.-L. Ryan «Sur les fondements théoriques de la narratologie transmédiale», paru dans Introduction à la narratologie postclassique. Les nouvelles directions de la recherche sur le récit (2018), sous la direction de S. Patron ; les deux numéros monographiques des revues Mediapolis – Revista de Comunicação, Jornalismo e Espaço Público («Personagens mediáticas: teoria, problemas, análises», n° 6, 2018) et 2i – Revista de Estudos de Identidade e Intermedialidade («Literatura e televisão: novas narrativas – Ficções transmédia», vol. 2, n° 1, 2020). Si l’idée d’une grammaire des récits propre à l’ensemble des médias avait déjà été proposée par les pionniers de la narratologie (cf. Communications, n° 8, « Recherches sémiologiques : l’analyse structurale du récit », 1966), la discipline ne s’est que très récemment émancipée de son périmètre littéraire d’origine (Baroni 2017, 155). Aujourd’hui, les spécialistes préfèrent plutôt parler de narratologie transmédiale pour mettre davantage l’accent sur le caractère pluriel de certains phénomènes narratifs, en renvoyant ainsi à une approche comparative des médias qui ne privilégie pas un support particulier au détriment des autres (Wolf 2011, 5). Si l’identification de pratiques narratives communes aux différents médias demeure un objectif majeur de la discipline, A. Goudmand et R. Baroni (2019) soulignent cependant que la narratologie transmédiale a aussi pour but de voir « comment les récits exploitent les ressources particulières du support dans lesquels ils s’inscrivent afin d’actualiser ces invariants dans une forme spécifique ». Dans le domaine postcolonial, les intellectuels et les artistes ont attiré l’attention sur le rôle que le cinéma, la radio, la télévision, internet et les réseaux sociaux ont joué et jouent encore plus aujourd’hui, à l’ère de la révolution numérique dans la médiation de pratiques culturelles qui non seulement définissent, mais également défient, réorganisent les barrières sociales et des notions binaires telle que l’opposition entre centre et périphérie, entre local et global, mettant en cause l’idée moderne d’État-Nation. Puissants moyens de communication capables d’atteindre un vaste public en peu de temps, les médias peuvent se révéler un dangereux vecteur d’idéologies aux conséquences souvent tragiques – pour ne citer que le fait historique le plus récent, nous rappelons le rôle dramatique joué par la radio dans le génocide rwandais. Cependant, les médias peuvent également contribuer à la création et à la consolidation d’une culture populaire et décoloniale qui dépasse toute division de classe, qui résiste à l’assimilation culturelle imposée par les anciens colonisateurs et prouve tout son potentiel émancipateur en mettant en place un processus continu d’autocritique (Cabral 1970). Parmi les études postcoloniales sur la transmédialité, de nombreuses recherches ont été consacrées à des aires géographiques et/ou à des médias spécifiques, comme dans le cas des réflexions de F. Fanon sur le cinéma : dans Peau Noire, Masques Blancs (1952), l’auteur analyse les différents degrés d’identification vécus par les publics antillais et européen en regardant le film Tarzan. Nous pouvons également citer l’étude de F. Stadler sur l’influence formelle du cinéma indien dans les romans de Salman Rushdie (Fiction, Film and Indian Popular Cinema: Salman Rushdie's Novels and the Cinematic Imagination, 2013) ainsi que le manuel de A.M. Leite, E.W. Sapega, H. Owen et C.L. Tindó Secco sur le rôle joué par le récit littéraire et cinématographique dans la construction d’un imaginaire national au sein des anciennes colonies portugaises en Afrique (Nação e narrativa pós-colonial. III-IV, Literatura & cinema: Cabo Verde, Guiné Bissau e São Tomé e Príncipe, 2018). Cependant, des textes fondateurs qui examinent des phénomènes transnationaux ne manquent pas, comme en témoigne le manuel de R. Ceballos et al. sur les récits transmédiaux et transculturels, Passagen: Hybridity, Transmédialité, Transculturalidad di R. Ceballos et al. (2009). Ce dossier de la revue Il Tolomeo a pour but de faire avancer une réflexion sur des histoires, des mémoires et des récits postcoloniaux à travers les médias dans leur ensemble. Il vise à mettre en lumière les tendances critiques, formelles et éditoriales (communes ou divergentes) dans les différents contextes nationaux des littératures postcoloniales – anglophone, francophone, lusophone –, portant sur un ou plusieurs médias. Les champs possibles d’investigation sont les suivants : • Analyse d’œuvres postcoloniales plurimédiales utilisant simultanément plusieurs médias et plusieurs systèmes sémiotiques ; • Transpositions intermédiales – adaptations d’un média à l’autre – d’œuvres postcoloniales ; • Réexamen des concepts clés des études postcoloniales à travers une perspective transmédiale, avec ou sans un accent particulier sur un média spécifique ; • Identification de références intermédiales dans le domaine postcolonial, comme dans le cas d’œuvres qui ont pour sujet d’autres médias (par exemple, un roman consacré à la vie d’un peintre ou d’un musicien postcolonial), ou qui citent de façon explicite un autre support (insertion d’un texte dans un tableau), le décrivent (un tableau décrit dans un conte) ou encore l’imitent d’un point de vue formel (un roman structuré comme une fugue) ; • Analyse de récits postcoloniaux devenus transmédiaux, c’est-à-dire des histoires tellement inscrites dans l’imaginaire collectif populaire qu’elles ont spontanément engendré des phénomènes culturels qui se sont répandus sur plusieurs supports (par exemple, le préquel, la suite, la Fan-fiction, les réécritures, etc.). Les études visant une approche historique et comparative, qui placent les œuvres dans leur contexte littéraire et culturel de référence, ou qui réfléchissent de manière critique sur la catégorie de la transmédialité dans le contexte postcolonial, seront particulièrement appréciées. Il Tolomeo accepte les soumissions dans les catégories suivantes : • Articles (35.000-40.000 caractères, espaces compris) • Critiques (9.000-12.000 caractères, espaces compris) • Entretiens (9.000-15.000 caractères, espaces compris) • Œuvres inédites. Pour les articles : Toute personne souhaitant soumettre une contribution est priée d'envoyer un résumé (1000 caractères maximum, espaces compris) à tolomeo.redazione@unive.it avant le 15 FEVRIER 2022. La prochaine date limite, pour la soumission des articles complets, est le 31 MAI 2022. Veuillez joindre, en plus du résumé, une note biobibliographique (en anglais, 1000 caractères maximum, espaces compris) et 5 mots clés (en anglais). Veuillez également indiquer si l'article est destiné à la section généraliste ou au numéro thématique. Pour toutes les autres soumissions : La date limite de dépôt des contributions est le 31 MAI 2022. Veuillez également joindre une note biobibliographique. Les travaux doivent être rédigés conformément aux normes éditoriales et bibliographiques de la revue, qui se trouvent sur la page web du Tolomeo. Nous acceptons les contributions en anglais, en français, en portugais, en italien respectivement pour les domaines anglophone, francophone, lusophone et italophone (la Rédaction se réserve le droit d’accorder des dérogations sous réserve de conditions spécifiques et justifiées). Pour plus d'informations, écrivez à : tolomeo.redazione@unive.it ou consultez le site web de la revue : https://edizionicafoscari.unive.it/it/edizioni4/riviste/il-tolomeo/
Nom du contact: 
Silvia Boraso
Courriel du contact: 
tolomeo.redazione@unive.it
Adresse postale: 
Dipartimento di Studi Linguistici e Culturali Comparati, Università Ca' Foscari Venezia, Dorsoduro 1405, 30123, Venezia
Suggéré par: 
Fulvia Ardenghi
Courriel: 
fulvia.ardenghi@unive.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/02/2022
Ville de l'événement: 
Venezia
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
postcolonial, médias, récit, transmédialité, réseaux sociaux, narratologie, transmedial
Site web de référence: 
https://edizionicafoscari.unive.it/it/edizioni4/riviste/il-tolomeo/

Ibrido : call for papers per il n.2 di InterArtes

Résumé de l'annonce: 
Ibrido : call for papers per il n.2 di InterArtes
Call for papers InterArtes, n° 2, 2022 Diretta da: Laura Brignoli, Silvia Zangrandi Dipartimento di «Studi Umanistici» Università IULM – Milano Ibrido Se il primo numero della rivista si è occupato di permeabilità dei confini – segno stesso dell’attualità – come condizione che avvalora un’estetica dell’ibrido, il secondo numero di InterArtes intende domandarsi in quale modo questo processo di ibridazione di generi, contenuti, temi, stili e linguaggi diversi tra loro modifichi la natura e la struttura del testo, quale sia il prodotto finale nato da questa interazione e se veramente da esso possano scaturire livelli di lettura molteplici generati dalla presenza di mezzi espressivi diversi tra loro; ma si apre anche all’indagine attorno ai limiti stessi dell’ibridazione e ai nuovi orizzonti che questo concetto porta con sé. Gli incroci tra le diverse arti (letteratura, fotografia, cinema, fumetto, pittura, danza, musica…) sono possibili in molte direzioni che non necessariamente devono privilegiare la letteratura come prospettiva di confronto. Anche in questo secondo numero InterArtes apre alla possibilità di assumere un punto di vista ontologico o una prospettiva pragmatica o analitica, con lo scopo finale di esplorare un campo d’indagine che continua a offrire prospettive di ampliamento. Conferenze ibride, spazi museali ibridi, usi ibridi di materiali… la nozione di ibrido sembra ergersi a motore propulsivo della contemporaneità. Se nel passato ibrido portava con sé connotazioni negative dovute alla presenza di elementi eterogenei considerati male assortiti e privi di armonia, oggi ibrido ha assunto una valenza neutra e indica l’esistenza di due o più modelli che si incrociano contaminandosi e si appropria di discorsi e livelli di scrittura diversi, rielaborandoli. Ogni elemento, sia esso un testo compiuto o un frammento di linguaggio, va considerato nella sua capacità di intrattenere rapporti con altri elementi: ci ricorda Bachtin che il linguaggio letterario è un ibrido linguistico (cfr. Estetica e romanzo, 1975). La questione dell’eterogeneità viene letta così nei termini di una creazione su livelli plurimi che necessita di una visione multidisciplinare e che incrocia generi diversi tra loro: la letteratura si ibrida con il cinema e viceversa, la pittura contamina la musica... Ibrido annulla le barriere esistenti tra i generi, tempo e spazio diventano elementi porosi che si incrociano e da questo processo di ibridazione nascono prodotti nuovi capaci di inglobare tecniche, contenuti, stili diversi, ibridi appunto. Nel settore televisivo si notano con più vigore queste ibridazioni, si pensi alla docufiction, all’infotainment, ma anche al reportage narrativo, con le sue ibridazioni tra letteratura e resoconto giornalistico (da Goethe a Truman Capote a Tiziano Terzani). Ci sono poi ibridazioni meno scontate, come quella proposta negli anni Trenta del Novecento da Massimo Bontempelli, il cui 522. Romanzo di una giornata (1932) costituisce un esempio di ibridazione tra letteratura e pubblicità. La spinta tecnologica sembra aver accelerato le possibilità di ibridazione e lo stesso concetto di ibridazione diviene una chiave di lettura per tornare a esaminare oggetti e pratiche e riflettere sui principi di categorizzazione (cfr. Jean-Jacques Wünenberger, «Pratiques artistiques post-modernes et hybridité» in L. Gwiazdzinski, L’hybridation des mondes. Territoires et organisations à l’épreuve de l’hybridation, Seyssinet-Pariset, Elya Éditions, 2016). Un approccio metodologico e teorico è offerto da diversi studi (cfr. tra i tanti, Georges Barski, Yves Demarly, Simone Gilgenkrantz, «Hybridation», Encyclopædia Universalis, https://www.universalis.fr/encyclopedie/hybridation/; Dominique Budor, Walter Geerts, Le Texte hybride, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2004; Guido Gallerani, «The Hybrid Essay in Europe in the Late Nineteenth and Early Twentieth Century», Comparaison: An International Journal of Comparative Literature, «Narration and Reflection», Christy Wampole and Stefano Ercolino (eds.), 33, 2015); tuttavia, la nozione di ibrido apre ancora a vaste possibilità di analisi e di interpretazione grazie alla moltitudine di pratiche e di soggetti. Se il primo numero della rivista si è occupato di permeabilità dei confini – segno stesso dell’attualità – come condizione che avvalora un’estetica dell’ibrido, il secondo numero di InterArtes intende domandarsi in quale modo questo processo di ibridazione di generi, contenuti, temi, stili e linguaggi diversi tra loro modifichi la natura e la struttura del testo, quale sia il prodotto finale nato da questa interazione e se veramente da esso possano scaturire livelli di lettura molteplici generati dalla presenza di mezzi espressivi diversi tra loro; ma si apre anche all’indagine attorno ai limiti stessi dell’ibridazione e ai nuovi orizzonti che questo concetto porta con sé. Gli incroci tra le diverse arti (letteratura, fotografia, cinema, fumetto, pittura, danza, musica…) sono possibili in molte direzioni che non necessariamente devono privilegiare la letteratura come prospettiva di confronto. Anche in questo secondo numero InterArtes apre alla possibilità di assumere un punto di vista ontologico o una prospettiva pragmatica o analitica, con lo scopo finale di esplorare un campo d’indagine che continua a offrire prospettive di ampliamento Modalità I testi proposti, che avranno un impianto teorico o analitico con premesse teoriche, devono essere inediti e redatti in word, nel rispetto delle norme editoriali della rivista pubblicate sul sito, e saranno sottoposti a valutazione in doppio cieco. Lingue accettate: italiano, inglese, francese. Gli articoli vanno inviati, accompagnati da una breve notizia bio-bibliografica, entro il 15 giugno 2022 all’indirizzo: interartes@iulm.it
Nom du contact: 
Laura Brignoli
Courriel du contact: 
laura.brignoli@iulm.it
Adresse postale: 
via Carlo Bo 1 Milano
Suggéré par: 
Laura Brignoli
Courriel: 
laura.brignoli@iulm.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/06/2022
Ville de l'événement: 
Milano
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Ibrido, contaminazioni studi interartistici
Site web de référence: 
https://www.iulm.it/speciali/interartes

Appel à contributions Ponti / Ponts n°22 (2022)

Résumé de l'annonce: 
Appel à contribution pour la revue Ponti / Ponts : langues littératures civilisations des Pays francophones, n°22 (2022).
Publiée depuis 2001, la revue Ponti/Ponts est une publication annuelle multidisciplinaire, réalisée grâce au soutien du Département de Langues et littératures étrangères de l’Università degli Studi de Milan. Dirigée par Marco Modenesi, elle se veut un haut lieu de rendez-vous des cultures francophones d'Europe, d'Afrique, des Amériques et océaniennes. Chaque numéro est révisé par les pairs et publié en volume ainsi qu'en libre accès sur son site internet. Ponti/Ponts s’avère un espace de diffusion pour les travaux réalisés par les chercheurs italiens et étrangers qui s'intéressent à la francophonie extra-hexagonale. De même, la revue se propose d’offrir une vitrine des parutions récentes dédiées à ce domaine de recherche, à travers la publication de comptes rendus critiques et surtout d’un vaste répertoire de notes de lecture portant sur les publications à visée linguistique, littéraire et culturelle concernant les différentes francophonies. La proposition de numéros thématiques est également possible et encouragée. Ponti/Ponts vise ainsi à mettre en lumière la richesse de la multiplicité des regards que les spécialistes de toutes les disciplines émanant des différents horizons des sciences humaines peuvent jeter sur les problématiques et les questionnements relatifs aux espaces francophones, en perspective synchronique ou diachronique. Les propositions de contribution pour le n. 22/2022 devront être rédigées en français selon les modalités décrites ci-dessous et envoyées à la rédaction (redazione.ponts@unimi.it) jusqu'au 13 février 2022. * * * * * Soumission d’une proposition d’article La revue reçoit des articles rédigés en français, d'auteurs invités et d'auteurs qui, de leur propre initiative, soumettent des travaux pour évaluation. Les articles proposés doivent être inédits et ne doivent pas être sous évaluation par une autre revue. Les propositions de contribution, en français, comprendront un titre, une bibliographie et un descriptif d’environ 400 mots qui précisera le cadre théorique, les objectifs et méthodes, le corpus utilisé. Elles doivent être soumises en version anonyme. L’auteur précisera à part ses coordonnées (nom, prénom, institution d’appartenance) et fournira un bref CV d’une page au maximum. Modalités d’évaluation Les articles jugés potentiellement publiables par le Comité scientifique de la revue sont acheminés, en version anonyme, à des rapporteurs pour une évaluation des qualités et des lacunes éventuelles du travail. Le Comité scientifique prend ensuite connaissance des évaluations et décide de publier ou de ne pas publier l’article. Un avis synthétique et motivé peut être transmis aux auteurs des articles acceptés, qui mettent en œuvre les recommandations éventuelles du comité dans le délai accordé. Le contenu des textes publiés et l’exactitude de leurs références bibliographiques sont la responsabilité exclusive des auteurs. Calendrier Jusqu’au 13 février 2022 : envoi des propositions à redazione.ponts@unimi.it 14-28 février 2022: évaluation des propositions reçues 15 mai 2022: remise des articles retenus 15 mai-30 juin 2022: évaluation anonyme par les pairs des articles reçus 31 juillet 2022: remise de la version finale des articles retenus Décembre 2022/janvier 2023: parution du n. 22/2022 _____________________________ Site internet de la revue: https://mimesisjournals.com/ojs/index.php/ponts/index Autre site de référence : http://www.lingue.unimi.it/ecm/home/riviste-e-collane/riviste/ponti-ponts Adresse : Ponti/Ponts. Langues littératures civilisations des Pays francophones. Dipartimento di Lingue e letterature straniere – Università degli Studi di Milano – Piazza S. Alessandro 1, 20123 Milano, Italia Directeur : marco.modenesi@unimi.it Rédaction: redazione.ponts@unimi.it
Suggéré par: 
Francesca Paraboschi
Courriel: 
francesca.paraboschi@unimi.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
13/02/2022
Ville de l'événement: 
Milano
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Site web de référence: 
https://mimesisjournals.com/ojs/index.php/ponts/index

L'écriture du silence dans "À la recherche du temps perdu" de Marcel Proust

Résumé de l'annonce: 
Colloque international pour le centenaire de la mort de Marcel Proust (1922-2022), consacré au motif du silence (environnemental, dialogal, textuel) dans ses diverses déclinaisons narratives, stylistiques, pragmatiques et rhétoriques.
Source d’information qui paraît se soustraire à la communication et forme langagière qui répudie la parole, le silence manifeste sa présence par la rupture, et donc par l’absence momentanée, d’un flux sonore. Symbole du sublime naturel et de l’inspiration de l’artiste, il participe esthétiquement, graphiquement et stylistiquement à la construction du texte littéraire. « Le silence, apparente figure du vide, doit être compris comme une promesse de sens » (BOUCHARENC 1987, 240) : la nature polymorphe et paradoxale de ce phénomène implique et impose un travail de déchiffrement herméneutique à plusieurs niveaux. Qu’elle soit délibérée ou involontaire, une omission de la part de l’auteur questionne le lecteur sur les étapes diégétiques voire génétiques du récit, tandis que le silence d’un personnage impose des contraintes au co-énonciateur, surtout si ce dernier n’avait pas l’intention de réduire au silence son partenaire.
Nom du contact: 
Geneviève Henrot
Courriel du contact: 
genevieve.henrot@unipd.it
Adresse postale: 
via Vendramini, 13 - 35137 Padova
Suggéré par: 
Geneviève Henrot
Courriel: 
genevieve.henrot@unipd.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
01/12/2022
Date de fin de l'événement: 
03/12/2022
Ville de l'événement: 
Padova
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Proust, silence, pragmatique, stylistique, rhétorique

Appel à chapitres pour un ouvrage sur le Théâtre du Soleil intitulé « Les marges du Soleil »

Résumé de l'annonce: 
Les éditrices recherchent quelques contributions ciblées pour compléter un ouvrage sur la notion de marge dans l'oeuvre et le travail du Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine.
Les éditrices de l’ouvrage Les Marges du Soleil recherchent encore quelques contributions ciblées pour compléter l’ouvrage. Nous recherchons plus particulièrement (mais pas exclusivement) des chapitres portant sur le costume, le lieu Cartoucherie, la scénographie. La réalisation de ce projet étant assez avancée, la date de remise est impérative (il restera, toutefois, du temps pour les relectures). Les articles devront nous parvenir le vendredi 11 février au plus tard. Ils devront faire entre 10 et 15 pages (6000 à 10 000 mots ou 30 000 à 45000 caractères environ). Les propositions de communication de 250-300 mots (titre, grandes lignes), ainsi qu’une biobliographie succincte de l’auteur, sont à envoyer dès que possible conjointement à Sandrine Siméon (ssimeon@soka.edu) et Agathe Torti Alcayaga (agathetorti@yahoo.fr). Thème général de l’ouvrage : Cet ouvrage souhaite avant tout présenter des aspects moins souvent abordés mais tout aussi éloquents du décentrage comme parti pris, ce qui « fait marge » dans l’œuvre et le travail de la troupe du Théâtre du Soleil. Les façons dont il joue sur et avec les marges géographique, organisationnelle, esthétique, thématique, entre autres, nous permettent d’explorer plus avant l’intimité du lien qu’il crée avec son public et sa place dans le panorama théâtral mondial. En effet, dès 1964, lorsqu’Ariane Mnouchkine crée le Théâtre du Soleil, la troupe affiche sa volonté de ne pas fonctionner selon les modèles en vigueur à l’époque. Elle se place du côté des novateurs de la scène qui lient leur engagement dans la recherche de nouvelles voies théâtrales à celui de nouvelles voies sociales. Installé à la périphérie de Paris, Le Théâtre du Soleil se situe « en marge », dans tous les sens du terme, du paysage théâtral français contemporain. Pourtant, malgré ou à cause de cette originalité, il est internationalement reconnu. Comment Ariane Mnouchkine et sa troupe ont-ils réalisé et tenu sur près de soixante ans leur projet artistique face à la commercialisation progressive de la scène contemporaine ? La facture éclectique de ses spectacles, qui va puiser son inspiration dans les cultures du monde, la maîtrise de la troupe de techniques à la périphérie du théâtre (masques, marionnettes, danse, etc.), la place de la musique, le lieu total de vie et d’art que constitue le bâtiment, construisent un théâtre sans pareil dont les formes originales proposent au public de se prêter au jeu de la « défamiliarisation » de manière à la fois exigeante et bienveillante. Le décentrage semble bien jouer un rôle-clef dans le succès de cette entreprise. Les propositions pourront aborder la transformation de la Cartoucherie, ancienne usine désaffectée en un espace modulable qui remet en question la scène à l’italienne ; la construction d’espaces scéniques au sein desquels les corps des acteurs permettent à des histoires fragmentaires de retrouver une unité dans l’activité théâtrale proprement dite ; la fonction des lieux annexes à la scène (atrium, librairie) ; la scénographisation d’espaces atypiques, et leur influence sur les dispositifs des spectacles, ainsi que ceux remaniés pour leur filmage ; les manières dont les costumes participent à l’économie générale des spectacles, leur processus de création accompagnant celui du spectacle, leur esthétique et symbolisme, déterminante pour la caractérisation des personnages. Il ne s’agit là que de suggestions ; toutes les propositions seront étudiées.
Nom du contact: 
Agathe Torti Alcayaga
Courriel du contact: 
agathetorti@yahoo.fr
Suggéré par: 
Agathe Torti Alcayaga
Courriel: 
agathetorti@yahoo.fr
Date de début ou date limite de l'événement: 
14/11/2021
Ville de l'événement: 
Paris
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Théâtre, Mnouchkine, Marges

Declinazioni del rischio / Déclinaisons du risque

Per un'archeologia degli immaginari estetico-letterari dal Novecento ad oggi. - Une archéologie des imaginaires esthético-littéraires du vingtième siècle à nos jours.

Résumé de l'annonce: 
Il convegno si propone di mostrare la presenza e la rilevanza del concetto di rischio in ambito letterario e artistico lungo tutto il Novecento europeo fino alla contemporaneità.
[Version française en bas de page - English below] Declinazioni del rischio - Per un’archeologia degli immaginari estetico-letterari dal Novecento ad oggi 28-30 marzo 2022, Università di Torino. Organizzato da: Dipartimento di Studi Umanistici dell’Università di Torino in collaborazione con l’ANR Project ALEA Nonostante la sua centralità in un vasto spettro di discipline – dalla matematica alla fisica passando per l’economia e le scienze sociali – il concetto di rischio, elemento cruciale nelle società post-industriali emerse dal processo di modernizzazione (Beck, 1986), ha ad oggi ricevuto scarsa attenzione nell’ambito delle discipline umanistiche. Parliamo di rischio nei casi in cui una progettualità viene commisurata a possibili avvenimenti nefasti, suscettibili di minacciare l’integrità o l’incolumità di individui, società, sistemi o organizzazioni. Il rischio implica, in questo senso, la possibilità di un imprevisto, l’esistenza di un margine di incertezza quanto al futuro e la questione della sua gestione (attraverso il calcolo delle probabilità, l’invenzione di narrazioni anticipatorie, ecc.). Il convegno, che si terrà dal 28 al 30 marzo 2022 a Torino, si propone di mostrare la presenza e la rilevanza del concetto di rischio in ambito letterario e artistico lungo tutto il Novecento europeo fino alla contemporaneità. In particolare, vorremmo capire in che modo il rischio intervenga nelle pratiche artistico-letterarie, permettendo di plasmare non soltanto nuove pratiche sociali e stili di vita, ma anche nuove forme di progettualità, di razionalità e di cura del mondo. Il rischio, in effetti, può apparire come il modo in cui un progetto (razionale o, più generalmente, di configurazione del mondo) viene messo in discussione attraverso l'ipotesi del suo possibile fallimento. Ci chiederemo se attraverso la valorizzazione o lo svilimento del rischio nell’arte e nella letteratura del Novecento sia ancora possibile individuare tracce di una definizione umanistica e illuministica delle arti, coerente con una progettualità razionale. A partire da queste premesse, il convegno indagherà i seguenti oggetti: le opere artistiche, letterarie, musicali, ecc., che mettono in gioco rappresentazioni o attuazioni del rischio dalle avanguardie del primo Novecento europeo fino alla contemporaneità e agli interrogativi estetici sull’antropocene (Logé, 2019), il “capitalocene” (Bourriaud, 2017) o il post-futurismo (Berardi, 2013); i discorsi sulle opere letterarie, musicali, artistiche, ecc., che tematizzano direttamente o indirettamente rappresentazioni o attuazioni del rischio; i discorsi teorici provenienti da altri campi (filosofia, scienza, sociologia, antropologia, linguistica) che fungono esplicitamente da riferimento per i discorsi sulle opere menzionate o che costituiscono il loro contesto implicito. Il Convegno si propone di avviare un lavoro di ricerca mirato alla redazione di una Storia delle idee e delle tematizzazioni del rischio dal Novecento alla contemporaneità. Lo scopo del progetto è quello di fare emergere i meccanismi di costituzione di immaginari e complessi teorici legati al rischio. Il comitato scientifico del convegno prenderà in esame le proposte di comunicazione che si iscriveranno negli seguenti assi. a. Come evolve nel corso del secolo l’idea comune nata nell’Ottocento secondo la quale esisterebbe un’isomorfia tra arte e rischio? Sembra che nel Novecento prenda forma e consistenza l’idea secondo la quale l’opera d’arte può o deve essere definita attraverso nozioni quali rottura, innovazione e sorpresa (Benjamin, 2012) come se fosse impensabile un’esperienza artistica o letteraria che faccia a meno di un’apertura al rischio. È possibile storicizzare questa concezione ponendola all'interno dei possibili estetici con e contro i quali ha preso forma? Quali sono le retoriche narrative che rispecchiano l’isomorfia in questione (si pensi alle mitobiografie o ai biopics cinematografici)? b. Come definire la situazione contestuale dei discorsi di valorizzazione del rischio? In che modo le valorizzazioni del rischio in ambito artistico rispecchiano i discorsi che trattano del rischio fuori dalla sfera estetica? Come queste valorizzazioni entrano in risonanza con eventi storici e con discorsi sulla storia che enfatizzano o meno la possibilità di una fine inevitabile? Quali posture etiche e politiche di creatori, critici, teorici si delineano a seconda dell’adesione o meno alle diverse valorizzazioni o svalutazioni del rischio nel campo artistico (Jullien, 2018)? Esiste una connessione tra pratiche estetiche di rischio e teorie rivoluzionarie da un lato (si pensi a Brecht o Piscator) e posizioni conservatrici dall’altro (come nell’opera di Jünger)? c. Come si costruisce e si articola nel discorso critico l’ipotesi del fallimento (definitoria del rischio)? Qual è la funzione di questa ipotesi (Le Breton propone di considerare il rischio come un modo per “pallier un sentiment de perte de sens et d’identité”)? L’eventualità del fallimento permette di fare emergere in maniera contrastiva nuove definizioni dell’arte in un’epoca in cui le definizioni tradizionali sono in crisi (T. Macrì, 2017)? Quali sono i criteri del possibile fallimento? Cosa implicano rispetto a un possibile successo dell’opera? Le proposte di comunicazione, di circa 250 parole, vanno indirizzate al comitato organizzatore tramite la casella email convegnorischio2022@gmail.com, entro il 20/12/2021, insieme a un breve profilo biografico. Le proposte saranno valutate entro il 10/01/2022. Gli interventi dovranno essere di 20 minuti ciascuno. COMITATO ORGANIZZATIVO: Emanuele Arielli, Alessandro Bertinetto, Franca Bruera, Pietro Cavallotti, Franca Franchi, Andrea Malvano, Valeria Marino, Benoît Monginot, Nicola Perullo, Armando Petrini, Valeria Sperti COMITATO SCIENTIFICO Olivier Caïra, Paola Cattani, Gaetano Chiurazzi, Laurent Demanze, Anne Duprat, Roberto Gilodi, Alison James, Valerio Magrelli, Alessandro Pontremoli convegnorischio2022@gmail.com ********************************************************************************************** Déclinaisons du risque - Une archéologie des imaginaires esthético-littéraires du vingtième siècle à nos jours. 28-30 mars 2022, Université de Turin Organisé par : Dipartimento di Studi Umanistici, Université de Turin en collaboration avec le projet ANR “ALEA” En dépit de son importance cruciale dans un large éventail de disciplines ⎯ des mathématiques à la physique en passant par l'économie et les sciences sociales ⎯ le concept de risque, élément fondamental des sociétés post-industrielles issues du processus de modernisation (Beck, 1986), a reçu peu d'attention dans le champ des humanités. On parle généralement de risque dans les cas où l’établissement d’un projet se mesure à l’hypothèse d’événements indésirables mais possibles qui peuvent menacer l'intégrité ou la sécurité d’individus, de sociétés ou plus généralement de systèmes ou d’organisations. En ce sens, le risque implique la possibilité de l'inattendu, l'existence d'une marge d'incertitude quant à l'avenir ainsi que la question de savoir comment gérer cette incertitude (par le calcul de probabilités, l'invention de récits d'anticipation, etc.) Le colloque “Déclinaisons du risque”, qui se tiendra du 28 au 30 mars 2022 à Turin, vise à montrer la présence et la pertinence de ce concept dans la littérature et l'art tout au long du vingtième siècle européen jusqu'à aujourd’hui. Nous tâcherons de comprendre comment le risque intervient dans les pratiques artistiques et littéraires, comment il permet de façonner non seulement de nouvelles pratiques sociales et de nouveaux modes de vie, mais aussi de nouvelles formes de rationalité et de soin du monde, de nouvelles manières de penser la formation d’objets et de projets ⎯ en effet, il y a risque dès lors qu’un projet (rationnel ou, plus généralement, de mise en forme du monde) se trouve mis en question par l'hypothèse d’un échec possible. Nous nous demanderons donc ce qui demeure, dans les valorisations et les dévalorisations du risque dans l'art et la littérature du vingtième siècle, d'une définition humaniste des arts encore cohérente avec un projet rationnel. Dans le cadre de cette interrogation générale, le colloque s’attachera à l’étude des objets suivants : les œuvres artistiques, littéraires, musicales, etc., qui mettent en jeu des représentations ou des actualisations du risque, depuis les avant-gardes européennes du début du XXe siècle jusqu'au contemporain et aux questionnements esthétiques sur l'anthropocène (Logé, 2019), le " capitalocène " (Bourriaud, 2017) ou le post-futurisme (Berardi, 2013) ; les discours sur les œuvres littéraires, musicales, artistiques, etc., qui thématisent directement ou indirectement des représentations ou effectuations du risque ; les discours théoriques d'autres domaines (philosophie, sciences, sociologie, anthropologie, linguistique) qui servent explicitement de référence aux discours sur les œuvres ou qui constituent leur contexte implicite. Le but du colloque est de jeter les bases d’une histoire des idées et des thématisations du risque du 20ème siècle à nos jours, en mettant en évidence les mécanismes de constitution des imaginaires et des complexes théoriques liés à cette notion. Le comité scientifique de la conférence examinera les propositions de communication qui s'inscriront dans les axes suivants: a. Comment a évolué au cours du siècle l'idée commune, née au XIXe siècle, selon laquelle il existe un isomorphisme entre art et prise de risque ? Au XXe siècle, l'idée qu'une œuvre d'art peut ou doit être définie par des notions telles que la rupture, l'innovation et la surprise (Benjamin, 2012) s’est affirmée avec la force et la constance que l’on sait, comme s'il était devenu impensable qu’une expérience artistique ou littéraire s’effectue sans prise de risque. Est-il possible d'historiciser une telle conception en la situant dans les possibles esthétiques avec et contre lesquels elle a pris forme ? Quelles sont les rhétoriques narratives qui reflètent une telle isomorphie ? b. Comment définir la situation contextuelle des discours de valorisation du risque ? Comment les évaluations du risque dans la sphère artistique reflètent-elles les discours traitant du risque en dehors de la sphère esthétique? Comment ces valorisations résonnent-elles avec les événements historiques et les discours sur l'histoire qui soulignent (ou non) la possibilité d'une fin inévitable? Quelles sont les postures éthiques et politiques de créateurs, de critiques ou de théoriciens qui émergent selon qu’on adhère ou non à telles ou telles valorisations ou à telles ou telles dévalorisations du risque dans le champ artistique (Jullien, 2018)? Y a-t-il un lien entre les pratiques esthétiques du risque et les théories révolutionnaires ou bien, au contraire, ces pratiques peuvent-elles s’articuler à certaines positions nettement conservatrices ? c. Comment l'hypothèse de l'échec (définitoire du risque) s’articule-t-elle dans le discours critique ? Quelle est la fonction de cette hypothèse (Le Breton propose de considérer le risque comme un moyen de "pallier un sentiment de perte de sens et d'identité") ? La reconnaissance de la possibilité de l'échec permet-elle de faire émerger, par contraste, de nouvelles définitions de l'art à un moment où ses définitions traditionnelles sont en crise (T. Macrì, 2017) ? Quels sont les critères d'un éventuel échec ? Qu'impliquent-ils quant à une éventuelle réussite de l'œuvre ? Les propositions, d'environ 250 mots, doivent être adressées au comité d'organisation à l’adresse convegnorischio2022@gmail.com, avant le 20/12/2021. Elles seront accompagnées d'un bref profil bio-bibliographique et seront évaluées avant le 10/01/2022. Les interventions retenues seront de 20 minutes chacune. COMITÉ D'ORGANISATION Emanuele Arielli, Alessandro Bertinetto, Franca Bruera, Pietro Cavallotti, Franca Franchi, Andrea Malvano, Valeria Marino, Benoît Monginot, Nicola Perullo, Armando Petrini, Valeria Sperti COMITÉ SCIENTIFIQUE Olivier Caïra, Paola Cattani, Gaetano Chiurazzi, Laurent Demanze, Anne Duprat, Roberto Gilodi, Alison James, Valerio Magrelli, Alessandro Pontremoli ********************************************************************************************** Declinations of risk - An archeology of aesthetic-literary imaginaries from the 20th century to the present. 28-30 March 2022, University of Turin Organised by: Department of Humanities, University of Turin in collaboration with the ANR Project ALEA Despite its centrality in a wide range of disciplines - from mathematics to physics through economics and social sciences - the concept of risk, a crucial element in post-industrial societies that have emerged from the modernisation process (Beck, 1986), has so far received little attention in the humanities. One speaks about risk when a project is commensurate with possible adverse events that could threaten the integrity or safety of individuals, companies, systems or organisations. Thus risk implies the possibility of the unexpected, the existence of some uncertainty about the future and the question of how to manage it (by calculating probabilities, inventing anticipatory narratives, etc.). The conference, to be held from 28 to 30 March 2022 in Turin, aims to show the presence and relevance of the concept of risk in literature and art throughout the European 20th century up to contemporary times. We would like to understand how risk is involved in artistic and literary practices, allowing us to shape not only new social practices and lifestyles, but also new forms of planning, rationality, and care for the world. Indeed, risk may appear as the way a project (rational or, more generally, of configuring the world) is challenged by the hypothesis of its possible failure. We will thus ask ourselves what remains, in the valuations and devaluations of the risk in the art and the literature of the twentieth century, of a humanist definition of arts still coherent with a rational project. Based on these premises, the conference will investigate the following objects: the artistic, literary, musical works, etc., that bring into play representations or realisations of risk from the avant-garde of the early 20th century in Europe up to contemporary times and the aesthetic questions about the Anthropocene (Logé, 2019), the "Capitalocene" (Bourriaud, 2017) or the Post-Futurism (Berardi, 2013); discourses on literary, musical, artistic works, etc., which directly or indirectly focus on representations or implementations of risk; theoretical discourses from other fields (philosophy, science, sociology, anthropology, linguistics) that explicitly serve as a reference for the above-mentioned discourses on the artwork or constitute their implicit context. The aim of the conference is to sketch a History of the ideas and themes of risk from the 20th century to the present day by bringing out the mechanisms of constitution of imaginaries and theoretical complexes related to risk. The scientific committee of the conference will consider communication proposals that fit into the following axes. a. How has the common idea, born in the 19th century, according to which there is an isomorphism between art and risk, evolved over the 20th century? It seems that in the 20th century the idea that a work of art can or should be defined through notions such as rupture, innovation and surprise (Benjamin, 2012) took shape and consistency, as if an artistic or literary experience were unthinkable without an openness to risk. Is it possible to historicize this notion by placing it within the aesthetic possibilities with and against which it developed? Which rhetorical narratives reflect the isomorphy in question (think of mythobiographies or biopics)? b. How to define the contextual situation of risk valorization discourses? How do valorizations of risk in the artistic sphere reflect discourses dealing with risk outside the aesthetic sphere? How do these valuations echo historical events and discourses on history that do or do not underline the possibility of an inevitable end? What ethical and political posture of creator, critic and theorist emerges depending on whether or not one adheres to this or that valorization or devaluation of risk in the artistic field (Jullien, 2018)? Is there a link between aesthetic practices of risk and revolutionary theories or, on the contrary, can these practices be articulated with certain fiercely conservative positions? c.How is the hypothesis of failure ( which defines risk) articulated in the critical discourse? What is the function of this hypothesis (Le Breton proposes to consider risk as a way of "pallier un sentiment de perte de sens et d'identité")? Does the recognition of the possibility of failure allow for the emergence, by contrast, of new definitions of art at a time when its traditional definitions are in crisis (T. Macrì, 2017)? What are the criteria for a possible failure? What do they imply about the eventual success of the work? Proposals of about 250 words may be submitted to convenors through convegnorischio2022@gmail.com by 20 December 2021, together with a bio-bibliographical profile. Proposals will be read and evaluated by 10 January 2022. The time of delivery for each paper should be no more than 20 minutes. ORGANIZING COMMITTEE: Emanuele Arielli, Alessandro Bertinetto, Franca Bruera, Pietro Cavallotti, Franca Franchi, Andrea Malvano, Valeria Marino, Benoît Monginot, Nicola Perullo, Armando Petrini, Valeria Sperti SCIENTIFIC COMMITTEE: Olivier Caïra, Paola Cattani, Gaetano Chiurazzi, Laurent Demanze, Anne Duprat, Roberto Gilodi, Alison James, Valerio Magrelli, Alessandro Pontremoli
Nom du contact: 
Comitato organizzativo
Courriel du contact: 
convegnorischio2022@gmail.com
Suggéré par: 
Benoît Monginot
Courriel: 
benoit.monginot@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
20/12/2021
Ville de l'événement: 
Torino
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Letteratura Filosofia Storia dell'arte Estetica Storia dell'idee

Passer à la postérité : contours et représentations des figures du passé

Journée d'étude jeunes chercheurs Lettres / Histoire / Sciences humaines

Résumé de l'annonce: 
Cette journée d'étude jeunes chercheurs s'intéressera aux figures du passé et privilégiera les approches historiques et littéraires.
JOURNÉE D’ÉTUDE JEUNES CHERCHEURS LETTRES / HISTOIRE / SCIENCES HUMAINES « Passer à la postérité : contours et représentations des figures du passé » Université Littoral Côte d’Opale, Boulogne-sur-Mer, Centre universitaire du Musée Mercredi 6 avril 2022 Unité de Recherche sur l’Histoire, les Langues, les Littératures et l’Interculturel (UR 4030 HLLI) Argumentaire Nombreux sont aujourd’hui les médias (presse, télévision, littérature, cinéma, radio, expositions, etc.) qui se consacrent à la biographie de telle figure historique, afin de la faire découvrir au grand public. Leur démarche varie selon le degré de célébrité du personnage, qu’il appartienne à l’histoire locale ou nationale. Preuve qu’il n’est pas rare, lorsqu’il s’agit de présenter un pan de la vie d’une figure du passé, que l’histoire et la littérature proposent des versions divergentes, qui s’enchevêtrent parfois, voire s’interpénètrent. Ce phénomène n’est d’ailleurs pas l’apanage de notre époque. En effet, pour ne citer que deux exemples placés aux antipodes de l’Histoire, déjà dans l’Antiquité, le rôle de l’historien ne se résumait pas stricto sensu à ce que l’on entend de nos jours par cette profession : l’historien, à bien des titres, était l’équivalent de l’écrivain qui rédige sa version de l’histoire : songeons par exemple à Suétone lorsque, dans la Vie des douze Césars, il se délecte à nous narrer les forfaits perpétrés par Néron et à en accentuer la monstruosité ; l’on peut comparer ces épisodes à la version différente proposée par Tacite. De même, au XIXe siècle, Chateaubriand constatait pour sa part en littérature l’engouement de ses contemporains pour l’histoire : « Tout prend aujourd’hui la forme de l’histoire : théâtre, roman, poésie… » Au point d’ailleurs que les Goncourt définissent l’histoire et le roman l’un par rapport à l’autre : « l’histoire est un roman qui a été, le roman de l’histoire qui aurait pu être ». Par ailleurs, parler de « figures du passé » plutôt que de « personnages » n’est pas un choix anodin ; il résulte de la volonté de garder une neutralité suffisante et de ne pas nous restreindre au fictionnel qu’implique en premier lieu la seconde appellation ; de surcroît, les acceptions pour le terme « figure » sont très riches. En effet, en latin, la figura signifie largement la « configuration », la « forme extérieure » ou encore l’« aspect », l’« apparence physique » d’une personne. Ces sens s’étendent jusqu’à l’« illustration », la « représentation sculptée » et donc les « effigies » et les « statues » qui modélisent de manière figée une personnalité, qui en dessinent les contours extérieurs et qui en laissent une impression. Au delà des contours, et si l’on n’oublie pas toutes les expressions comprenant le mot et faisant appel à l’expression, vraie ou composée, du visage, comme « faire bonne figure », le substantif inclut également tout ce qui constitue un personnage, ce qui le façonne, lorsqu’il « prend figure ». Un personnage devient une figure lorsque l’on peut le citer en guise d’« exemple » ou de « modèle ». Ainsi, si l’on veut pleinement saisir la notion de figure, il faut la considérer dans son ensemble, pour ses actes, pour ce qui l’illustre, pour ce qu’elle a suscité dans nos esprits et pour ce que nous en avons gardé. Pour cette question de la « figure du passé », nous opterons pour la dichotomie suivante. Deux types de figures du passé sont à distinguer : - le premier type est le personnage historique de grande envergure qui a marqué une époque ou qui reste encore présent dans les esprits, tels Vercingétorix, Jeanne d’Arc ou Napoléon ; - le second type s’attache à une histoire plus locale qui s’est répandue au niveau national, tels Gilles de Rais, dit Barbe Bleue, les attaques imputées à la bête du Gévaudan, ou Landru et sa cheminée. Il s’agira donc de nous concentrer sur des figures du passé qui ont marqué les mémoires, si bien qu’elles sont passées à la postérité. Ces dernières peuvent appartenir à l’histoire locale ou nationale. Nous nous proposons donc de nous pencher sur cette thématique sous l’angle suivant : comment l’image d’un personnage bien réel peut elle évoluer au fil de la tradition historique et littéraire ? Axes de recherche Sans exclure pour autant toute approche relevant du champ de l’histoire de l’art ou du domaine de la cinématographie, cette Journée d’Étude centrée sur les figures historiques passées à la postérité, encore célèbres de nos jours ou seulement renommées à une période précise de l’Histoire, privilégiera les approches historiques et littéraires. Sans exclusive, pour le corpus, au préalable, il semble indispensable que l’ensemble des contributions portent sur une figure historique qui a réussi, volontairement par des techniques d’expression ou autre (discours, propagande, embrigadement idéologique, etc.) ou par la force des événements, à atteindre les foules. De surcroît, sans nous borner à la littérature et aux genres historiques, mais sans non plus négliger ces textes, en parallèle des œuvres qui traitent de figures historiques identifiables, il sera utile de confronter les différentes représentations aux travaux des historiens qui ont établi la biographie de telle figure en s’appuyant sur des sources variées incluant des textes littéraires et/ou les médias. Il peut alors être judicieux de travailler sur les préfaces, avant propos, postfaces ou autres documents exprimant les intentions de l’auteur et ses démarches lors du processus d’écriture. Ou encore il peut également être intéressant de confronter des textes à dominante littéraire portant sur la même figure du passé aussi bien écrits par des historiens de profession que par des littéraires ; les auteurs peuvent appartenir à d’autres domaines. Quelques pistes d’exploitation non exhaustives sont proposées pour l’étude : - Comment aborder la figure historique et l’analyser ? Comment son identité a t elle été élaborée et selon quelles motivations ? Quels sont les paramètres qui peuvent influer sur la représentation d’une figure ? Le statut de l’auteur pose t il un problème de légitimité quant à sa manière de traiter d’un personnage historique ? De quelle manière l’auteur justifie t il parfois son choix d’écriture pour restituer la vie d’une figure historique ? Et quelles sont les répercussions notables sur ladite figure ? D’une part, le problème que peut poser cette popularité de la matière historique, et particulièrement la curiosité du grand public pour les personnages historiques, est la question de la légitimité de celui qui s’empare de cette matière. Un journaliste, comme Stéphane Bern qui a popularisé l’histoire en la vulgarisant sans en être pourtant spécialiste, est il moins légitime qu’un Christian Jacq, formé en égyptologie, qui excelle en tant qu’auteur de romans historiques se déroulant en Égypte ancienne, ou qu’un Ken Follett, philosophe de formation et journaliste, qui situe notamment une partie de ses romans à la période médiévale ? D’autre part, cette perspective est doublée d’une seconde approche où c’est ici le document qui est sujet à caution : l’on peut considérer le texte littéraire comme un document historique de seconde main. Si l’on songe entre autres à Alban Gautier et à ses travaux sur le roi Arthur à partir de textes littéraires, ces historiens privilégient leurs capacités d’expertise dans leur domaine respectif pour reconstruire le réel ou bien pour mieux comprendre les us et coutumes d’une époque ou encore pour retracer dans les moindres détails et nuances la vie d’une figure historique, l’imaginaire qu’elle a convoqué et ses différentes représentations selon l’époque. - Comment évaluer l’évolution d’une figure dans le temps ? À quel titre peut on parler de détournement, de dépassement, voire de transfiguration ? Dans ces cas précis, comment la figure peut-elle parfois se démanteler, voire se déconstruire totalement ? Comment alors mesurer le décalage entre la vérité historique de la vie d’un personnage et l’instrumentalisation d’une figure ? Que retient on finalement de cette figure ? Pourquoi certains personnages accèdent ils à la postérité et d’autres sombrent ils dans l’oubli ? Pourquoi d’autres connaissent ils une période de gloire définie et n’ont ils plus la même notoriété de nos jours ? À quel moment la dimension mémorielle intervient elle (aspect politique, acteur d’une période, la censure, etc.) ? Une reconfiguration de l’histoire est elle nécessaire pour pérenniser une figure ou les aspects purement historiques peuvent ils suffire ? Ou à l’inverse existe t il des figures historiques, bien que plébiscitées, que l’on a choisi volontairement de faire oublier, mais qui ne disparaissent pas et qui restent des symboles ? Pour quelles raisons ? Nous évaluerons ainsi de quelles manières les auteurs intègrent et exploitent ces figures dans leurs œuvres. Dans son ouvrage Le Roman historique, Isabelle Durand Le Guern liste plusieurs démarches. La première est celle du père du genre du roman historique, Walter Scott, qui la pratique notamment dans son Ivanhoé ; ce dernier utilise le personnage historique comme une figure d’arrière plan : dans ce cas ce personnage aura des contacts limités avec les personnages de fiction. La deuxième option consiste à utiliser un personnage historique dont la trajectoire de vie est peu connue et dont la biographie recèle des lacunes que l’auteur peut combler. Cette conception est notamment reprise par Alejo Carpentier pour le Siècle des Lumières. Si l’on poursuit son idée, un personnage de l’envergure d’un Napoléon ne peut, de toute manière, convenir à l’invention : « […] je doute qu’on puisse faire un grand roman avec un personnage central de type Napoléon, ou du type de Robespierre, ou de n’importe quel personnage dont la trajectoire soit connue dans son entier. Ces personnages tuent le roman ou le transforment en biographie romancée ». Néanmoins, cet avis n’est pas partagé par des auteurs comme Alfred de Vigny qui choisissent au contraire de Walter Scott de placer au premier plan les grandes figures historiques : « Je crus aussi ne pas devoir imiter les étrangers qui, dans leurs tableaux, montrent à peine à l’horizon les hommes dominants de leur histoire ; je plaçai les nôtres sur le devant de la scène, je les fis principaux acteurs de cette tragédie ». Cependant cette manière d’opérer contient un écueil qui est de faire d’une de ces grandes figures un stéréotype et de s’éloigner de plus en plus de la vérité historique pour favoriser l’esthétique. Fait dont est parfaitement conscient, du reste, Vigny qui le revendique même : « L’art ne doit jamais être considéré que dans ses rapports avec sa beauté idéale. Il faut le dire, ce qu’il y a de vrai n’est que secondaire ; c’est seulement une illusion de plus dont il s’embellit, un de nos penchants qu’il caresse. Il pourrait s’en passer, car la vérité dont il doit se nourrir est la vérité d’observation sur la nature humaine, et non l’authenticité du fait. Les noms des personnages ne font rien à la chose ». Pourtant ce choix peut aussi instaurer un jeu entre l’auteur et son public, dans lequel le premier peut déjouer les attentes du second, en ne s’appesantissant pas sur les faits indissolubles de la personnalité historique choisie mais en s’intéressant davantage à sa nature humaine. On trouve cette démarche sous la plume de Prosper Mérimée dans sa Chronique de Charles IX au moment du portrait du monarque « Au reste, on ne lit pas écrit dans ses yeux : SAINT BARTHÉLÉMY, ni rien de semblable ». Autant de perspectives qui s’offrent aux auteurs pour exploiter le personnage historique, chacun leur trouvant des qualités et des défauts, et qui démontrent ainsi l’intérêt de sonder des figures historiques ainsi que d’étudier leur évolution au fil de la tradition historique et littéraire pour mieux comprendre les ressorts qui les ont fait passer à la postérité. Ce ne sont que quelques pistes d’approches pour aborder cette thématique ; d’autres perspectives peuvent être envisagées, si elles sont complémentaires, et peuvent venir à l’appui de ces réflexions. Comité scientifique Jean DEVAUX, Professeur à l’ULCO, Littérature française du Moyen Âge et de la Renaissance Xavier ESCUDERO, Professeur à l’ULCO, Études hispaniques Jean Louis PODVIN, Professeur à l’ULCO, Histoire ancienne, Directeur de l’UR HLLI Modalités de soumission Pour cette Journée d’Étude, nous prendrons uniquement en considération les propositions de jeunes chercheurs (doctorants et jeunes post doctorants). Dans une perspective pluridisciplinaire, nous souhaiterions croiser les regards de littéraires et d’historiens sur cette thématique. Les spécialistes d’autres disciplines d’arts ou de sciences humaines ou de sciences du langage peuvent bien entendu proposer des communications pour cette journée si elles éclairent l’un des points mentionnés ci dessus. Les interventions seront limitées à 25 minutes. Les propositions de communications se présenteront sous la forme d’un résumé d’une dizaine de lignes précédé d’un titre provisoire. Elles seront suivies d’un bref curriculum vitae. Ces propositions sont à soumettre par mail sous un format lisible (Word, OpenOffice, PDF) aux organisatrices Grace Baillet, Virginie Picot et Cécile Rault avant le 25 novembre 2021 aux adresses mail suivantes : ulcogracebaillet@gmail.com ulcovirginie@gmail.com cecile-rault@laposte.net Une réponse individuelle sera communiquée par mail. Pour toute information pratique supplémentaire concernant la journée d’étude, merci d’écrire aux mêmes adresses. Il est à noter que l’Unité de Recherche HLLI ne pourra pas prendre en charge les frais de déplacement.
Nom du contact: 
Baillet Grace
Courriel du contact: 
ulcogracebaillet@gmail.com
Adresse postale: 
Université du Littoral Côte d'Opale, Centre universitaire du Musée, 34 Grande Rue 62200 Boulogne-sur-Mer
Suggéré par: 
Baillet Grace
Courriel: 
ulcogracebaillet@gmail.com
ulcovirginie@gmail.com
cecile-rault@laposte.net
Date de début ou date limite de l'événement: 
25/11/2022
Ville de l'événement: 
Boulogne-sur-Mer (France)
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
figures du passé, postérité, mémoire, représentations, transfigurations, biographie, authenticité, littératures, histoire locale, histoire nationale
Site web de référence: 
https://hlli.univ-littoral.fr/appels-a-communication-ou-a-contribution/

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