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Appels à contribution

Enseigner la langue à travers la traduction

Perspectives franco-italiennes comparées entre Renaissance et Ère numérique

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
L’enseignement des langues à travers la traduction demeure un domaine riche en potentialités didactiques et culturelles. Ce colloque international qui se déroulera les 21 et 22 novembre 2024 dans le cadre du projet PRIN PNRR “Revisiting and E-Mapping Theatre Translations of Ancient and Modern Classics in 16th-century France” vise à explorer cette thématique dans deux perspectives historiquement et culturellement significatives : la Renaissance francophone et la didactique des langues dans l’ère numérique.
ENSEIGNER LA LANGUE À TRAVERS LA TRADUCTION Perspectives franco-italiennes comparées entre Renaissance et Ère numérique   Ferrare, 21-22 novembre 2024 Responsables scientifiques Daniele Speziari (Université de Ferrare, PI PRIN) Riccardo Raimondo (Université de Catane, Co-PI PRIN) Zuzana Toth (Université de Bâle / Université de Modène) Anna Raimo (Université de Bologne) Comité d’organisation Vera Gajiu, Francesco Laurenti, Anna Raimo, Riccardo Raimondo, Daniele Speziari, Zuzana Toth L’enseignement des langues à travers la traduction demeure un domaine riche en potentialités didactiques et culturelles. Ce colloque international qui se déroulera les 21 et 22 novembre 2024 dans le cadre du projet PRIN PNRR “Revisiting and E-Mapping Theatre Translations of Ancient and Modern Classics in 16th-century France” vise à explorer cette thématique dans deux perspectives historiquement et culturellement significatives : la Renaissance francophone et la didactique des langues dans l’ère numérique. L’articulation du colloque en deux volets distincts permet une exploration comparative et diachronique, facilitant une compréhension approfondie de l’évolution des pratiques d’enseignement des langues à travers la traduction. Cette structure bi-focale, avec son approche transhistorique et comparative, encourage les participants (chercheurs mais aussi enseignants et futurs enseignants du secondaire) à établir des connexions entre les époques, tout en offrant un cadre analytique pour évaluer l’impact historique et contemporain des technologies et des théories de la traduction sur l’enseignement linguistique. Le colloque vise ainsi à créer un espace d’échange multidisciplinaire, invitant les chercheurs à enrichir la discussion sur l’enseignement des langues à travers la traduction. Il promet d’apporter des éclairages nouveaux sur les pratiques d’enseignement, les technologies éducatives, et les approches culturelles et linguistiques, de la Renaissance à l’ère numérique. Universités partenaires Université de Bâle Université de Bologne Université de Catane Université de Ferrare Université de Modène Réseaux universitaires et groupes de recherche DO.Ri.F. (Centro di documentazione e di Ricerca per la didattica della lingua francese nell’Università italiana) SUSLLF (Società Universitaria per gli Studi di Lingua e Letteratura Francese) Gruppo di Studio sul Cinquecento Francese CSML (Centro Studi sul Multilinguismo, Università Ca’ Foscari di Venezia) International Center for Research on Collaborative Translation (IULM, Milano) Reseau ImagoTrad (imagotrad.hypotheses.org | Academic Gazette ISSN 2558-4847) Dates à retenir Ouverture de l’appel à communications : mars 2024. Date limite pour l’envoi des propositions : 31 mai 2024. Notification aux intervenants: le 30 juin 2024 au plus tard. Le colloque aura lieu les 21 et 22 novembre 2024.    Contacts daniele.speziari@unife.it riccardo.raimondo@unict.it zuzana.toth@unibas.ch  anna.raimo2@unibo.it
Nom du contact: 
Daniele Speziari
Courriel du contact: 
daniele.speziari@unife.it
Suggéré par: 
Vera Gajiu
Courriel: 
vera.gajiu@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/05/2024
Ville de l'événement: 
Ferrara
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
didactique, langue française, traduction, Renaissance, numérique, Italie, France
Site web de référence: 

Appel à contribution pour TDFLE. Travaux de didactique du français langue étrangère, n. 85 (2024)

La gestion de l’apport culturel par les technologies en didactique du FLE : enjeux, défis et perspectives.

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
n°85 — Soumission des articles avant le : 31/08/2024.
La gestion de l’apport culturel par les technologies en didactique du FLE : enjeux, défis et perspectives (Eleonora Marzi, Silvia Domenica Zollo, éds.) URL: https://revue-tdfle.fr/appels-a-contribution/206-revue-85-la-gestion-de-l-apport-culturel-par-les-technologies-en-didactique-du-fle-enjeux-defis-et-perspectives
Nom du contact: 
Silvia Domenica Zollo
Courriel du contact: 
silvia.zollo@uniparthenope.it
Adresse postale: 
Naples
Suggéré par: 
Silvia Domenica Zollo
Courriel: 
silvia.zollo@uniparthenope.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
17/01/2024
Date de fin de l'événement: 
31/08/2024
Ville de l'événement: 
Napoli
Bologna
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
technologie numérique, didactique du FLE, ontologies, cultures

Les remèdes contre les épidémies dans les écritures médicales (1500-1920)

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Ce colloque se propose d’étudier les représentations des remèdes contre les épidémies dans les écritures médicales en Angleterre et en France entre 1500 et 1920. Le colloque vise non seulement à proposer une perspective diachronique sur la représentation linguistique et visuelle des remèdes, mais également à attirer l’attention sur les remèdes prescrits au cours des épidémies, afin de mieux comprendre l’histoire de la communication médicale et sanitaire. Cela permet d’ouvrir de nombreuses pistes de recherche dans le cadre d’une multitude d’approches disciplinaires, telles que la linguistique historique, l’analyse du discours, l’analyse lexicale et l’analyse des images, et de multiples genres textuels (traités médicaux, dictionnaires médicaux, publications périodiques, publicités médicales à travers le temps).
Ce colloque se propose d’étudier les représentations des remèdes contre les épidémies dans les écritures médicales en Angleterre et en France entre 1500 et 1920. Les conférenciers seront invités à se pencher sur les remèdes contre les épidémies à travers cinq siècles, sur la base de trois considérations méthodologiques principales. Tout d’abord, le rôle central de la peste et de la grippe espagnole comme points d’ouverture et de clôture de la période envisagée. Deuxièmement, la définition de « remède », à la fois comme « moyen thérapeutique » et « action, fait de combattre une maladie » et comme « moyen destiné à combattre un mal affectif, psychique, moral ; mesure destinée à redresser une situation sociale, économique, politique, mauvaise » (TLFi, s.v. « remède », A et B). Cette définition, assez large, permettra aux conférenciers une contextualisation historique des textes et la prise en compte de la variation terminologique diachronique, qu’ils seront invités à explorer et à préciser. Troisièmement, il faudra concevoir la « représentation » comme « le processus par lequel les membres d’une culture utilisent le langage (défini au sens large du terme comme tout système qui déploie les signes, tout système de signes) pour produire du sens » (Hall, 1997 : 61), avec une attention particulière pour l’utilisation du langage au niveau lexical et discursif, ainsi que pour l'interaction entre les différents systèmes sémiotiques (par exemple mot et image). De nombreuses recherches se sont focalisées sur la pratique de l’écriture médicale au fil des siècles. Parmi ces études, plusieurs se sont penchées sur la façon dont les genres, les discours et les lexiques évoluent diachroniquement (Gotti, 2006; Taavitsainen, 2006; Taavitsainen & Pahta, 2011; Taavitsainen et al., 2022) mais aussi sur les formes qu’ils prennent d’un point de vue synchronique (Gotti & Salager-Meyer, 2006). Les remèdes ont été, eux aussi, abordés dans une perspective diachronique (Jacobus et al., 1990; Laycock, 2008; Mullini, 2013). Ce colloque vise non seulement à proposer une perspective diachronique sur la représentation linguistique et visuelle des remèdes, mais également à attirer l’attention sur les remèdes prescrits au cours des épidémies, afin de mieux comprendre l’histoire de la communication médicale et sanitaire. Cela permet d’ouvrir de nombreuses pistes de recherche dans le cadre d’une multitude d’approches disciplinaires, telles que la linguistique historique, l’analyse du discours, l’analyse lexicale et l’analyse des images, et de multiples genres textuels (traités médicaux, dictionnaires médicaux, publications périodiques, publicités médicales à travers le temps). Les axes de recherche potentiels pourront comprendre, entre autres : - la description lexicale des remèdes dans la littérature médicale ; - la description métaphorique des remèdes dans la littérature médicale ; - la construction rhétorique de l'éthos dans la littérature médicale traitant des remèdes contre les épidémies ; - la représentation visuelle des remèdes dans la littérature médicale ; - la représentation visuelle des remèdes dans les journaux ou dans les magazines ; - la construction linguistique-visuelle des remèdes dans des textes relevant de plusieurs systèmes sémiotiques (notamment les publicités) ; - la montée de la désinformation et de la fausse information dans la communication sur la santé (ces catégories pourraient s’avérer pertinentes dans des communications portant sur les XIXe et XXe siècles). Les propositions de communication pourront adopter plusieurs approches et perspectives méthodologiques différentes. Pour n’en citer que quelques-unes : l’analyse de corpus discursifs, l’analyse critique du discours, l’analyse du discours multimodal, la lexicographie historique et la terminologie, le nouvel historicisme, la théorie culturelle, l’épistémologie, la philosophie des sciences, la médecine genrée et la théorie du genre. Merci de nous adresser vos propositions, rédigées en anglais ou en français (200-300 mots environ, bibliographie exclue). Le temps de parole prévu pour chaque communication sera de 20 minutes. Toutes les communications auront lieu en présentiel et seront suivies d’un débat (10 minutes environ). Les propositions doivent être envoyées personnellement à l’adresse suivante : remediesconference2023@unife.it. Elles devront être anonymisées et inclure un titre et un maximum de cinq mots-clés. Dates à retenir : Ouverture de l’appel à communications : 15 janvier 2023. Date limite pour l’envoi des propositions : 15 mars 2024. Notification aux auteurs : le 15 avril 2024 au plus tard. Inscription au colloque à partir du 1er mai 2024. Le colloque aura lieu les 18 et 19 juin 2024. Ce colloque s’insère dans le cadre du projet de recherche FIRD "Il rimedio tra divulgazione scientifica e fake news in Francia e in Inghilterra nel XVI e nel XX secolo", financé par le Département d’Études Humanistes de l’Université de Ferrare. Comité scientifique et d’organisation du Colloque: Dario Del Fante (Principal Investigator), Anna Anselmo, Daniele Speziari, Vera Gajiu. Bibliographie Gotti, M., & Salager-Meyer, F. (2006). Advances in Medical Discourse Analysis: Oral and Written Contexts. Retrieved from https://www.peterlang.com/document/1043716 Hall, S. (1997). Representation: Cultural Representations and Signifying Practices. London: Sage. Jacobus, M., Keller, E. F., & Shuttleworth, S. (1990). Body/politics: Women and the discourses of science. New York : Routledge. Retrieved from http://archive.org/details/bodypoliticswome00jacorich10.1007/978-1-4612-4618- 3_9 Jones, C. (1996). Plague and its Metaphors in Early Modern France. Representations, 53, pp. 97-127. Laycock, D. (2008). How Remedies Became a Field: A History. The Review of Litigation, 27(2), 164–267. Montagne, V. (2017). Médecine et rhétorique à la Renaissance. Le cas du traité de peste en langue vernaculaire. Paris: Classiques Garnier. Ramsey, M. (1982). Traditional Medicine and Medical Enlightenment: The Regulation of Secret Remedies in the Ancien Régime. Historical Reflections / Réflexions Historiques, 9(1/2), 215–232. Taavitsainen, I., & Pahta, P. (2011). Medical Writing in Early Modern English. Cambridge University Press. Retrieved from https://books.google.it/books?id=JI8ZDwfcalQC Taavitsainen, Irma. (2006). Audience guidance and learned medical writing in late medieval English. In M. Gotti & F. Salager-Meyer (Eds.), Advances in Medical Discourse Analysis (pp. 431–456). New York: Peter Lang. Taavitsainen, Irma, Hiltunen, T., Smith, J. J., & Suhr, C. (Eds.). (2022). Genre in English Medical Writing, 1500–1820: Sociocultural Contexts of Production and Use. Cambridge: Cambridge University Press. doi:10.1017/9781009105347 Thomas, Daniel. (2022). La grippe espagnole 1918-1919. Le virus H1N1 et la grande pandémie du XXe siècle, Collection Les Cahiers de Rennes en sciences, 15, Rennes : Chantepie Vinet, Freddy. (2018). La grande grippe 1918. La pire épidémie du siècle. Collection Chroniques. Paris: Vendémiaire.
Nom du contact: 
Dario Del Fante, Anna Anselmo, Daniele Speziari, Vera Gajiu
Courriel du contact: 
remediesconference2023@unife.it
Adresse postale: 
via Paradiso 12, Università di Ferrara, Ferrara, Italia
Suggéré par: 
Vera Gajiu
Courriel: 
remediesconference2023@unife.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/03/2024
Ville de l'événement: 
Ferrara
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
épidémies, remèdes, peste, grippe espagnole, écritures médicales
Site web de référence: 

Letterati/e, letteratura e fumetti

InterArtes n. 5: Call for papers

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Call for papers per il n. 5 della rivista InterArtes dedicata alle interazioni di tipo critico, metacritico e creativo fra letteratura e fumetto.
Call for papers   Revue : InterArtes, n° 5[1], 2024 Diretta da : Laura Brignoli, Silvia Zangrandi Dipartimento di « Studi Umanistici » Università IULM - Milano   Letterati/e, letteratura e fumetti   Dagli anni Sessanta, da quando cioè si sono sviluppati gli studi sul fumetto nel mondo occidentale, si è avuta una crescita esponenziale dei contributi scientifici sul linguaggio e sui suoi autori in diversi ambiti disciplinari. Ricostruzioni storiche, studi sociologici, interpretazioni culturali, analisi semiotiche e linguistiche, comparazioni intermediali hanno offerto in questi decenni un quadro storico, teorico e metodologico in grado di definire il linguaggio, le sue forme, i suoi generi e le sue evoluzioni, il suo dialogo con le altre arti, il suo valore estetico e il suo portato ideologico e culturale. Riteniamo però che ancora molto sia da esplorare e definire, in particolare nel rapporto assai dibattuto negli ultimi anni tra fumetto e letteratura. Se nei numeri precedenti InterArtes ha indagato la permeabilità dei confini, l’estetica dell’ibrido, il rapporto tra creatività artistica e automazione, con “Letterati/e, letteratura e fumetti” vuole ora contribuire a definire e delineare in maniera empirica, analitica e storica, la ricezione del fumetto tra letterati/e, e le eventuali conseguenze estetiche generali e nelle poetiche e nelle produzioni degli autori e delle autrici.   Si tratta in primo luogo indagare, in prospettiva diacronica e sincronica, come i letterati/e stessi/e si sono confrontati/e nel passato e si confrontano tuttora con il fumetto, sia attraverso la riflessione critica, sia come coinvolgimento estetico. Con “riflessione critica” intendiamo la ricezione del fumetto tra gli autori e le autrici di letteratura. Il fine è ricostruire il modo in cui il fumetto, come linguaggio e come oggetto estetico, emerge sia in opere saggistiche e pubblicistiche o in epistolari e carteggi, sia in romanzi, racconti o poesie all’interno di processi di tematizzazione, per capire se e come tale confronto abbia influito sulla loro produzione e sull’idea stessa di letteratura. La ricerca può essere svolta focalizzando sia i fenomeni di intertestualità e di metatestualità all’interno della produzione critica e letteraria di un autore o un’autrice, sia la ricezione di un libro o albo a fumetti o di un/a fumettista negli scritti di più letterati. Per limitarci a pochi esempi, pensiamo a Amélie Nothomb, che ha  in più occasioni dichiarato la sua passione per Tintin di Hergé, arrivando a dichiarare a “Le Soir” nello stesso 2014 di aver addirittura imparato a leggere prima dei tre anni grazie alle sue avventure. A prescindere dalla veridicità dell’affermazione, essa ricorda quella di Italo Calvino nelle Lezioni americane, secondo cui l’autore avrebbe imparato a leggere le storie a fumetti sul “Corriere dei Piccoli” ben prima di andare a scuola, grazie alle figure. Una passione che risale all’infanzia, quindi, come per Ray Bradbury con Buck Rogers e Flash Gordon, o per James Ballard, innamorato delle avventure di Terry and the Pirates e insofferente delle strisce umoristiche degli anni Trenta in Gran Bretagna, apprezzate invece da George Orwell, che loda autori come Nicolas Bentley e Ronald Searle in un articolo del 1949 sull’“Observer”. Con “coinvolgimento estetico”, invece, ci riferiamo alla partecipazione di scrittori e scrittrici alla stesura di fumetti, come autori e autrici di soggetti o sceneggiature, o come supervisori di adattamenti dei propri testi, ma anche a eventuali modalità e forme di sperimentazione nate dal confronto con il linguaggio del fumetto, alla ricerca di nuove soluzioni narrative, anche ibride, per storie originali. Anche su questo versante creativo non mancano esempi, come il coinvolgimento di Michel Houellebecq nell’adattamento di La Carte et le territoire, testimoniato anche dai puntuali interventi sulle battute dei personaggi documentati dagli scambi email con il fumettista Alain Dual, allegati al volume uscito nel 2014. Per l’Italia si pensi a Cesare Zavattini, che negli anni Trenta scrive il soggetto per il primo fumetto fantascientifico italiano, Saturno contro la Terra, poi ad autori come Elio Vittorini, Dino Buzzati e Pier Paolo Pasolini per il secondo dopoguerra fino agli anni Sessanta. Dagli anni Ottanta il numero di scrittori e scrittrici coinvolti aumenterà considerevolmente, fino ai nostri giorni, dando vita anche a soluzioni ibride tra prosa e fumetto, come in Sarti Antonio. Come cavare un ragno dal buco (2010) di Loriano Macchiavelli, con Otto Gabos alle matite, sul modello di La straordinaria invenzione di Hugo Cabret dello scrittore americano Brian Selznick (2007). Restando infine in ambito anglofono, tra la fine del XX secolo e il nuovo Millennio, la questione si complica pensando che un autore come Joe R. Lansdale si muove con disinvoltura tra sceneggiature per fumetti e romanzi, e può scrivere un racconto come Batman. Captured by the Engines (1991), mentre dei quattro autori che dai primi anni Ottanta hanno portato il fumetto britannico all’attenzione internazionale, ovvero Alan Moore, Neil Gaiman, Jamie Delano, Dave McKean, i primi tre sono anche autori di romanzi in prosa, per adulti o per ragazzi. Bastino quindi questi esempi per indicare un territorio assai vasto e ancora in larga parte da esplorare scientificamente. In secondo luogo, “Letterati/e, letteratura e fumetti” intende dedicare una sezione ad analisi di adattamenti e riscritture a fumetti di classici della letteratura moderna e contemporanea. In effetti, adattamenti e riscritture sono ambiti di ricerca che da diversi anni vantano significativi contributi teorici ed empirici, ma il fumetto risulta ancora un linguaggio affrontato meno di altri. Per quest’ultima sezione specifica, tra i tanti esempi possibili, basti ricordare il recente lavoro di Fred Duval e Florent Calvez, Sept Personnages (2021), crossover a partire dalle commedie di Molière, il graphic novel di Posy Simmonds che ripensa Madame Bovary (Gemma Bovery, 1999) e quello di Marino Magliani e Marco D’Aponte che nel 2021 riscrivono a fumetti La luna e i Falò integrandovi la narrazione degli ultimi giorni di Pavese, o ancora, l’adattamento di Cuore di tenebra da parte di Peter Kuper sempre nel 2021.     Modalità I testi proposti, che avranno un impianto teorico o analitico con premesse teoriche, devono essere inediti e redatti in word, nel rispetto delle norme editoriali della rivista, pubblicate sul sito. Lingue accettate : italiano, inglese, francese, spagnolo. Gli articoli vanno inviati, accompagnati da una breve notizia bio-bibliografica, entro il 30 luglio 2024 all’indirizzo : interartes@iulm.it       [1] Il n.4 della rivista ospiterà gli Atti del Convegno «Marguerite Yourcenar entre la construction de l’oeuvre et la vérité de l’art», svoltosi a Milano (IULM) il 26 e 27 ottobre 2023.
Nom du contact: 
Laura Brignoli
Courriel du contact: 
laura.brignoli@iulm.it
Suggéré par: 
Laura Brignoli
Courriel: 
laura.brignoli@iulm.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/07/2024
Date de fin de l'événement: 
31/07/2024
Ville de l'événement: 
Milano
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Letterati, fumetti, riflessioni metacritiche
Site web de référence: 

Appel à contributions Ponti/Ponts

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Appel à contributions : revue Ponti/Ponts. Langues littératures civilisations des Pays francophone (n. 24/2024)
Appel à contributions Revue Ponti/Ponts. Langues littératures civilisations des Pays francophones n. 24/2024       Publiée depuis 2001, la revue Ponti/Ponts est une publication annuelle multidisciplinaire, réalisée grâce au soutien du Département de Langues, Littératures, Cultures et Médiations de l’Università degli Studi de Milan. Dirigée par Marco Modenesi, elle se veut un haut lieu de rendez-vous des cultures francophones d’Europe, d’Afrique, des Amériques et océaniennes. Chaque numéro est révisé par les pairs et publié en volume ainsi qu’en libre accès sur son site internet. Ponti/Ponts s’avère un espace de diffusion pour les travaux réalisés par les chercheurs italiens et étrangers qui s’intéressent à la francophonie extra-hexagonale. De même, la revue se propose d’offrir une vitrine des parutions récentes dédiées à ce domaine de recherche, à travers la publication de comptes rendus critiques et surtout d’un vaste répertoire de notes de lecture portant sur les publications à visée linguistique, littéraire et culturelle concernant les différentes francophonies. Ponti/Ponts vise ainsi à mettre en lumière la richesse de la multiplicité des regards que les spécialistes de toutes les disciplines émanant des différents horizons des sciences humaines peuvent jeter sur les problématiques et les questionnements relatifs aux espaces francophones, en perspective synchronique ou diachronique. Du n. 1 de 2001 au n. 21 de 2021 les différentes livraisons ont proposé un dossier thématique et des études libres ; à partir du n. 22 de 2022 Ponti/Ponts se caractérise par des études à caractère littéraire, culturel ou linguistique dégagées de contraintes thématiques. La proposition d’interviews et d’inédits littéraires (poèmes, poèmes en prose, nouvelles) est également possible et encouragée.   Les propositions de contribution pour le n. 24/2024 devront être rédigées en français selon les modalités décrites ci-dessous et envoyées à la rédaction (redazione.ponts@unimi.it) jusqu'au 20 janvier 2024. * * * * *   Soumission d’une proposition d’article La revue reçoit des articles rédigés en français, d’auteurs invités et d’auteurs qui, de leur propre initiative, soumettent des travaux pour évaluation. Les articles proposés doivent être inédits et ne doivent pas être sous évaluation par une autre revue. Les propositions de contribution, en français, comprendront un titre, une bibliographie et un descriptif d’environ 400 mots qui précisera le cadre théorique, les objectifs et méthodes, le corpus utilisé. Elles doivent être soumises en version anonyme. L’auteur précisera à part ses coordonnées (nom, prénom, institution d’appartenance) et fournira un bref CV d’une page au maximum.   Modalités d’évaluation Les articles (45.000 signes au maximum, tout espace compris), qui sont jugés potentiellement publiables par le Comité scientifique de la revue, sont acheminés, en version anonyme, à des rapporteurs pour une évaluation des qualités et des lacunes éventuelles du travail. Le Comité scientifique prend ensuite connaissance des évaluations et décide de publier ou de ne pas publier l’article. Un avis synthétique et motivé peut être transmis aux auteurs des articles acceptés, qui mettent en œuvre les recommandations éventuelles du comité dans le délai accordé. Le contenu des textes publiés et l’exactitude de leurs références bibliographiques sont la responsabilité exclusive des auteurs. Calendrier Jusqu’au 20 janvier 2024 : envoi des propositions à redazione.ponts@unimi.it  20-31 janvier 2024 : évaluation des propositions reçues 30 avril 2024 : date limite pour la remise des articles retenus 30 avril-15 juin 2024 : évaluation anonyme par les pairs des articles reçus 30 juin 2024 : remise de la version finale des articles retenus Décembre 2024/janvier 2025 : parution du n. 24/2024     _____________________________ Site internet de la revue: https://mimesisjournals.com/ojs/index.php/ponts/index Adresse : Ponti/Ponts. Langues littératures civilisations des Pays francophones. Dipartimento di Lingue, Letterature, Culture e Mediazioni – Università degli Studi di Milano – Piazza S. Alessandro 1, 20123 Milano, Italia Directeur : marco.modenesi@unimi.it Rédaction: redazione.ponts@unimi.it  
Courriel du contact: 
redazione.ponts@unimi.it
Suggéré par: 
Francesca Paraboschi
Courriel: 
francesca.paraboschi@unimi.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
19/12/2023
Date de fin de l'événement: 
20/01/2024
Ville de l'événement: 
Milano
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 

Discours institutionnels dans les médias sociaux : quelles transformations ?

"Synergies Italie" n. 21/2025

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Ce appel à contributions se propose d’explorer davantage les caractéristiques de la communication institutionnelle (au sens large, qu’elle soit scientifique, politique, médicale, sportive, etc.), au sein des médias sociaux dans le but de mettre en lumière continuités et discontinuités des stratégies (techno-)discursives pour s’adresser aux citoyens et créer un discours d’autorité.
SYNERGIES ITALIE Revue du GERFLINT Groupe d’Études et de Recherches pour le Français Langue Internationale Revue française en partenariat avec la Fondation Maison des Sciences de l’Homme de Paris (FMSH) ISSN 1724-0700 ; ISSN en ligne 2260-8087 http://gerflint.fr/synergies-italie   APPEL À CONTRIBUTIONS POUR LE N°21/2025 Date limite de soumission des résumés : 15 janvier 2024 La revue Synergies Italie, revue francophone indexée dans de nombreuses bases de revues scientifiques dont ERIH PLUS, Scopus et Anvur lance un appel à contributions pour la publication du n°21 sur le thème suivant : Discours institutionnels dans les médias sociaux : quelles transformations ? Numéro coordonné par Stefano Vicari  (Università di Genova) et Carine Duteil (Université de Limoges, Ecole d'Ingénieurs ENSIL-ENSCI, France) Depuis au moins une dizaine d’années, les discours numériques font l’objet de plus en plus de recherches tant en sciences de l’information et de la communication qu’en linguistique et analyse du discours, comme le témoignent la création de certaines revues (Les Cahiers du numérique, etc.) et de nombreux titres d’ouvrages et de numéros de revues explorant les productions langagières dans l’univers numérique. Les analystes du discours se sont dotés d’un appareil théorique et épistémologique apte à saisir les spécificités des discours numériques jusqu’à proposer des paradigmes théoriques prenant en compte la nature mixte techno-langagière des productions discursives numériques (Paveau, 2017, Marcoccia, 2016). Au niveau théorique et épistémique, ces paradigmes ont permis d’intégrer de nouvelles notions telles que celle d’affordance (Ghliss, Perea, Ruchon, 2019) et d’en revisiter d’autre, déjà bien connues des analystes, telles que celle d’éthos (Couleau, Deseilligny, Hellégouarc’h, 2016) d’autorité (Vicari, 2021), mais aussi de textualité et d’iconisation textuelle (Mayeur, Paveau, 2020, Paveau, 2015), de modalités de fonctionnement discursif des tweets (Duteil, Longhi, Pernet, à paraître), et d’énonciation, dans sa version matérielle visuelle (Ghliss, Perea, Ruchon, 2019). Ce changement de paradigme a ainsi entrainé un enrichissement des observables, qui loin d’être seulement verbaux, intègrent des composants techniques aux affordances variées, comme les hashtags, les hyperliens, etc. modifiant la nature même des productions ainsi que leur interprétation. Au niveau des objets de recherche, de nombreuses études se sont concentrées sur des phénomènes communicatifs spécifiques ou, du moins, particulièrement visibles dans les réseaux socio-numériques, comme les problèmes posés par la circulation des discours, tels que les discours de haine (Monnier, Seoane, Hubé, Leroux, 2021), les récits complotistes et les fausses nouvelles (Bonnet, Mercier, Siouffi, 2022) et sur des formes de communication assez inédites telles que les mèmes internet (pour se tenir au domaine francophone, Wagener, 2022, 2021, Wagener, Simon, à par., Attruia et Vicari, 2023, Vicari, à par.). L’ensemble de ces recherches montre l’essor de nouvelles socialités qui vont des formes inédites de militantisme et d’activisme en ligne à la construction de communautés épistémiques autour d’intérêts communs (Pierot, Henry, 2021) qui basculent volontiers les frontières traditionnelles entre experts et non experts, entre communication institutionnelle, scientifique, politique d’un côté et ordinaire, quotidienne de l’autre, et favorisent la création d’un régime de communication caractérisé par une plus grande horizontalité et proximité entre les agents. Cela est vrai non seulement de la part des usagers, dont la participation au débat public a favorisé l’essor de ce que Milner appelle « polivocality citizenship » (Milner 2013 : 34), mais aussi de la part des politiques, des institutions qui n’ont pas hésité à recourir à de nouvelles figures « d’autorité » issues du web 2.0, comme des jeunes « influenceurs », pour s’adresser aux citoyens (c’est le cas notamment de plusieurs gouvernements européens et canadiens pendant la pandémie du Covid-19 ; c’est le cas également des batailles de mèmes qui se déclenchent lors de campagnes électorales) et à mettre en place des stratégies et des dispositifs de lutte contre certaines dérives de la communication dans les RSN (on peut notamment penser aux décodeurs du Monde, ou à des sites contre les fausses nouvelles et les discours de haine, les comptes Twitter des politiques, les debunkers, etc.). Dans les RSN, ce type de discours institutionnel, produit par des énonciateurs individuels ou collectifs, porte-parole ou membres d’institutions, mais énoncé « en dehors des contextes officiels » (Oger, Ollivier-Yaniv 2003 : en ligne), doit faire face à des défis du moins partiellement inédits ayant trait tant aux caractéristiques technodiscursives des plateformes qu’à la nécessité d’atteindre des publics très vastes et variés. Ces défis peuvent concerner plusieurs aspects de la communication institutionnelle : D’abord, les techno-genres (Paveau, 2013) adoptés et différant des genres plus traditionnels et « plus » performatifs » (comme les arrêtés, les décrets, les communiqués de presse, les chartes, les manifestes), habituellement étudiés dans le cadre de l’analyse du discours institutionnelle ; Ensuite, les procédés de légitimation de ces discours : si, comme l’a très bien montré Oger (2021), les discours des institutions puisent leur autorité essentiellement dans les marques de la dépersonnalisation et de la neutralité discursive, ainsi que dans l’effacement énonciatif généralisé (Rabatel, 2004), cela est-il valable aussi pour les discours institutionnels sur les réseaux sociaux ? Quelles macro-stratégies rhétoriques et persuasives caractérisent les discours des institutions en ligne ? Quels actes de langage peut-on identifier ? De plus, alors que la décontextualisation des énoncés tend à imprimer au discours une temporalité sur le long terme, caractéristique de l’institution (Oger & Ollivier-Yaniv, 2006), qu’en est-il lorsque le discours institutionnel est énoncé sur les RSN ? Observe-ton les mêmes « procédés de lissage discursif » décrits par Oger & Ollivier-Yaniv (2006), procédés qui donnent à lire ou à entendre un discours unifié et homogène, destiné au grand public ? En outre, la polémicité des discours numériques (Amossy et Burger, 2011), influe-t-elle sur le contenu des énoncés institutionnels ? Ce dossier se propose alors d’explorer davantage les caractéristiques de la communication institutionnelle (au sens large, qu’elle soit scientifique, politique, médicale, sportive, etc.), au sein des médias sociaux dans le but de mettre en lumière continuités et discontinuités des stratégies (techno-)discursives pour s’adresser aux citoyens et créer un discours d’autorité. En particulier, tout en partant d’une approche écologique des discours numériques, qui prend en compte les affordances des dispositifs et l’articulation entre caractéristiques technologiques et discursives, les contributions s’inscriront principalement au sein de trois axes non exhaustifs : 1.         Un axe portant sur la dimension énonciative : est-ce que les énonciateurs parlent en tant que membres d’une institution dont ils se présentent comme les porte-parole ou à titre individuel ? Comment sont repris les discours officiels ? Le cas échéant, comment les énonciateurs interagissent avec les usagers ? 2.         Un axe intégrant la dimension argumentative et rhétorique : quelles stratégies persuasives sont utilisées dans l’adresse aux citoyens ? Quel rôle est joué par les affordances des dispositifs dans la construction de ces stratégies ? 3.         Un axe relevant de la dimension pragmatique : quels genres et types textuels sont privilégiés par les énonciateurs et quels bénéfices apportent-ils ? Quels actes de langage caractérisent les discours institutionnels au sein des réseaux sociaux ? Quelle performativité peut-on établir ? Références Amossy R. & Burger M. (2011). « Introduction : La polémique médiatisée », Semen, 31, pp. 7-24. Attruia, F. & Vicari, S. (2023) « Polémiques et propos haineux dans les mèmes Internet autour de Greta Thunberg » in  Hamon Y. & Paissa P. (dir.), Discours environnementaux : convergences et divergences. Aracne, Rome, pp. 77-99. Couleau, C.,  Deseilligny, O. & Hellégouarc’h P. (2016) (dir.). « Ethos numériques ». Itinéraires, n° 2015-3. Bonnet, V., Mercier, A.. & Siouffi, G. (2022) (dir.) « Circulation des discours dans les récits complotistes ». Mots, n° 130. Longhi, J., Duteil, C., Pernet, L. (à par). « Commenter, répondre, réagir, ou relayer : analyse des stratégies énonciatives sur Twitter lors de « l’affaire du PSG et du char à voile » et étude des modalités de la construction d’une polémique en ligne » Cahiers de praxématique, n°79. Mayeur, I. & Paveau, M.-A.  (2020) (dir.). « Textuel, textiel. Repenser la textualité numérique ». Corela, n° 33. Marcoccia, M. (2016). Analyser la communication numérique écrite. Colin, ‪Paris. Milner, R. (2013). « Pop Polyvocality: Internet Memes, Public Participation, and the Occupy Wall Street Movement», International Journal of Communication, n°7, pp. 2357–2390. Monnier, A., Annabelle, S., Hubé, N. & Leroux, P. (2021) (dir.). « Discours de haine dans les réseaux socionumériques ». Mots, n°125.      Oger, C. (2021). Faire reference. La construction e l’autorité dans le discours des institutions. EHESS, Paris. Oger, C. & Ollivier-Yaniv, C. (2006).  « Conjurer le désordre discursif. Les procédés de « lissage » dans la fabrication du discours institutionnel », Mots. Les langages du politique, 2006/2 (n° 81), p. 63-77. DOI : 10.4000/mots.675. URL : https://www.cairn.info/revue-mots-2006-2-page-63.htm Oger, C. & Ollivier-Yaniv, C. (2003).  « Analyse du discours institutionnel et sociologie compréhensive : vers une anthropologie des discours institutionnels ». Mots, n° 71, pp. 125-145. Paveau, M.-A.  (2017). L'analyse du discours numérique  Dictionnaire des formes et des pratiques, Hermann, Paris.  Paveau, M.-A.  (2015) (dir.).  « Textualités numériques ». Itinéraires, n° 2014-1. Pierot, E. & Henry, A. (2021) (dir.). « Intelligences Collectives : communautés et interactions épistémiques ». Les Cahiers du numérique, n° 17. Rabatel, A. (2004). « L'effacement énonciatif dans les discours rapportés et ses effets pragmatiques ».  Langages,  n° 156,  pp.  3-17.  Vicari, S. (à par.) « A propos de l’énonciation mémétique : le cas du compte Twitter ‘Mèmes de gauche’ » Semen, n°54. Vicari, S. (2021) (dir.), « Autorité et web 2.0 : approches discursives ». Argumentation et Analyse du discours, n°26, en ligne : https://journals.openedition.org/aad/4929, consulté le 20/09/23.   Wagener, A. Simon, J. (à par.) (dir.), Approches discursives des mèmes en politique. Semen, n°54. Wagener, A. (2022). Mèmologie. Théorie postdigitale des mèmes, UGA Éditions, Grenoble. Wagener, A. (2021). « Le même. Un objet politique ». The conversation, en ligne : https://theconversation.com/le-meme-un-objet-politique-173950, consulté le 20/09/23.    NB : Les doctorant.es et chercheurs ou chercheuses francophones italien.nes menant leurs travaux dans un autre domaine couvert par la revue (Ensemble des Sciences Humaines et Sociales, culture et communication internationales, sciences du langage, littératures francophones, didactique des langues-cultures, éthique et théorie de la complexité) sont également invité.es à participer au numéro dans la limite de l’espace éditorial disponible  et selon les étapes d’évaluation décrites dans les consignes aux auteurs.   Consignes, format de soumission et sélection  L’auteur de la proposition, avant tout engagement, devra consulter directement en ligne : la politique éditoriale générale de l’éditeur  http://gerflint.fr/politique-editoriale-generale la politique éditoriale de la revue  http://gerflint.fr/synergies-italie/politique-editoriale les  25 normes éditoriales et rédactionnelles        http://gerflint.fr/synergies-italie/consignes-aux-auteurs la politique orthographique précisée dans la politique éditoriale générale de l’éditeur http://gerflint.fr/politique-editoriale-generale la politique de l’éditeur en matière d’accès libre et d’archivage http://www.sherpa.ac.uk/romeo/issn/1724-0700/ Les propositions d’articles seront présentées sous forme d’un résumé de deux pages maximum (format A4, police Times taille 10), incluant 5 mots-clés et les éléments essentiels de bibliographie, et envoyées par courriel à l’adresse suivante : synergies.italie@gmail.com  Elles seront transférées pour évaluation au comité scientifique de la revue. Calendrier : Date limite de l’envoi des résumés : 15 janvier 2024 Retour des avis aux auteurs : 15 février 2024 Envoi des articles : Avant le 31 mai 2024 CONTACT : synergies.italie@gmail.com
Nom du contact: 
Rédaction de "Synergies Italie"
Courriel du contact: 
synergies.italie@gmail.com
Suggéré par: 
Roberto Dapavo
Courriel: 
roberto.dapavo@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
11/10/2023
Date de fin de l'événement: 
15/01/2024
Ville de l'événement: 
Torino
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
discours institutionnels, discours d'autorité, discours numériques, médias sociaux, stratégies (techno-)discoursives...
Site web de référence: 

AAC Syn-thèses 16 (2025)

La didactique de la terminologie dans l’espace universitaire francophone : approches innovantes et outillées

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Numéro thématique autour des axes suivants : Les approches pédagogiques de la terminologie dans les différents cursus universitaires ; Les méthodes innovantes d’enseignement de la terminologie ; Les projets et/ou outils utilisés en didactique de la terminologie ; L’élaboration de matériaux didactiques.
Appel à contributions | Syn-Thèses 16 (2025): La didactique de la terminologie dans l’espace universitaire francophone: approches innovantes et outillées Composante des cursus de linguistique, de lexicographie ou de traduction professionnelle, la terminologie occupe de nos jours une place grandissante dans l’enseignement universitaire européen. Nombreux sont les programmes universitaires qui proposent l'enseignement de la terminologie par le biais de projets authentiques et innovants, se basant sur la tendance pédagogique de l’apprentissage par projet (Project-Based Learning, Kiraly 2005, Maruenda-Bataller et Santaemilia-Ruiz 2016) souvent en collaboration avec le marché du travail ou au sein des organisations internationales (Loupaki et Maslias 2017, Frérot 2018, Frérot, Lavault-Olléon et Karagouch 2019, Biel et Martín Ruano 2022, Elbaz et Loupaki 2023), sans oublier le rôle important des experts en communication technique (Kübler, Mestivier et Pecman 2018). Dans ce contexte, intégrer des composantes numériques dans la didactique de la terminologie est devenu essentiel à l'ère moderne. Les avancées technologiques ont profondément modifié la manière dont nous accédons à l'information et interagissons avec les connaissances spécialisées (Roche 2023). Ainsi, l'utilisation d'outils numériques tels que les applications, les plateformes en ligne et les logiciels spécialisés offre de nouvelles opportunités pour l'enseignement et l'apprentissage de la terminologie (Pecman et Kübler 2011, Pecman 2021, L’Homme, Marshman et San Martín 2022). Ces ressources numériques permettent une exploration plus approfondie tant de la dimension conceptuelle que linguistique de la terminologie (Costa 2013, Santos et Costa 2015), facilitent la création de collections de données terminologiques multilingues personnalisées et favorisent la collaboration entre les apprenants (Vezzani 2021, 2022). En intégrant les outils numériques, la didactique de la terminologie s'adapte aux besoins et aux pratiques actuelles, permettant aux étudiants de développer des compétences terminologiques pertinentes dans notre société numérique, ainsi que d’aiguiser leur esprit critique sur la qualité et la fiabilité des résultats obtenus. Ce numéro thématique sera l’occasion d’examiner plusieurs questions majeures sur : Les approches pédagogiques de la terminologie dans les différents cursus universitaires ; Les méthodes innovantes d’enseignement de la terminologie ; Les projets et/ ou outils utilisés en didactique de la terminologie ; L’élaboration de matériaux didactiques. Les contributions pourront prendre la forme de textes de réflexion, d’études empiriques, de présentations d’outils ou de projets spécifiques, lorsqu’ils sont accompagnés d’analyse de leur validité. Langue : français   Calendrier de soumission Date limite d’envoi des résumés: 15/01/2024 Notification d’acceptatiον: 15/03/2024 Date limite de réception des articles: 15/10/2024 Date limite d’envoi des manuscrits révisés: 15/03/2025 Publication prévue: printemps 2025   Équipe et comités Comité de direction Elpida LOUPAKI, maître de conférences, Université Aristote de Thessalonique Federica VEZZANI, chercheuse (RTDa), Université de Padoue   Comité scientifique Anna ANASTASSIADIS-SYMEONIDIS, Université Aristote de Thessalonique Panos ARVANITIS, Université Aristote de Thessalonique Lucja BIEL, Université de Varsovie Lynne BOWKER, Université d’Ottawa Giorgio DI NUNZIO, Université de Padoue Patrick DROUIN, Université de Montréal Geneviève HENROT, Université de Padoue Panagiotis G. KRIMPAS, Université Démocrite de Thrace Tita KYRIAKOPOULOU, Université Aristote, Université Paris-Est-Marne-la-Vallée Rodolfos MASLIAS, Université de Luxembourg, TermCoord Margarida RAMOS, Université Nouvelle de Lisbonne Christophe ROCHE, Université Savoie Mont Blanc Micaela ROSSI, Université de Gênes Thodoris VYZAS, Université ionienne   Les soumissions sont à adresser à Elpida LOUPAKI (eloupaki@frl.auth.gr) et Federica VEZZANI (federica.vezzani@unipd.it).   Recommandation aux auteur.es Veuillez-vous reporter aux recommandations de la revue (https://ejournals.lib.auth.gr/syn-theses/about/submissions). Cette page contient les informations nécessaires à la soumission de l’article. Pour tout renseignement complémentaire, nous vous invitons à contacter le comité de direction.   Références bibliographiques Biel, Łucja et Rosario Martín Ruano (2022) “Institutions' outreach to and involvement with universities. How international organizations collaborate with universities in training translators” In T. Svoboda, Ł. Biel, V. Sosoni, Institutional Translator Training, New York: Routledge, 151-169, DOI: 10.4324/9781003225249-11. Costa, Rute (2013) “Terminology and Specialised Lexicography: two complementary domains” Lexicographica 29, no. 2013: p.p. 29-42. Elbaz, Pascale et Elpida Loupaki (2023) “Terminologie collaborative : analyse d'un projet inter-universitaire outillé en contexte européen” In Digital Scholarship in the Humanities, 38  (1), p.p. 148–160, https://doi.org/10.1093/llc/fqad027.   Frérot, Cécile, Elisabeth Lavault-Olléon et Lionel Karagouch (2019) “Designing an Authentic Translation Environment for Future Translators: Integrating a Collaborative and Ergonomic Perspective into Translator Training” In inTRAlinea, https://www.intralinea.org/specials/article/2427. Frérot, Cécile (2018) “Enseignement de la terminologie appliquée à une formation universitaire professionnalisante : illustration d’une collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle”, Myriades, Université du Minho. 4: p.p. 33-49. Kiraly, Don (2005) "Project-Based Learning: A Case for Situated Translation" In Meta : journal des traducteurs / Meta: Translators' Journal, 50 (4), p.p. 1098-1111. Kübler, Natalie, Alexandra Mestivier et Mojca Pecman (2018) “Teaching Specialised Translation Through Corpus Linguistics: Translation Quality Assessment and Methodology Evaluation and Enhancement by Experimental Approach” In Meta, Traductologie de corpus : 20 ans après, 63 (3), p.p. 807–825. L’Homme, Marie-Claude, Elizabeth Marshman et Antonio San Martín (2022) “Environment terms and translation students. A reading based on Frame Semantics” In Babel, 68 (1), p.p. 55 – 85, DOI: https://doi.org/10.1075/babel.00254.lho. Loupaki, Elpida et Rodolfo Maslias (2017) “Challenges in Managing Terminological Resources: the case of an IATE project” Terminological Approaches in the European Context. In P. Faini (ed.), Cambridge Scholars Publishing, p.p. 400-412. Maruenda-Bataller, Sergio et Jose´ Santaemilia-Ruiz (2016) “Project-Based Learning and Competence. Assessment in Translation Training” In M.L. Carrio´-Pastor (ed.), Technology Implementation in Second Language Teaching and Translation Studies, New Frontiers in Translation Studies, p.p. 207-228, DOI 10.1007/978-981-10-0572-5_11 Pecman, Mojca (2021) “10th anniversary of the ARTES terminological and phraseological database: on the advantages for combining disciplinary with transdisciplinary language resources” In Ivana Brač & Ana Ostroški Anić (Eds) Svijet od riječi: terminološki i terminografski ogledi (“The world of words: Terminological and terminographic discussions), u čast Maje Bratanić (in honour of Maja Bratanić). Izdavalacko izdanje Instituta za hrvatski jezik i jezikoslovlje (Publication of the Institut of Croatian language and linguistics), Zagreb, Croatia, p.p. 301-324. Pecman, Mojca, et Natalie Kübler (2011) “ARTES: an online lexical database for research and teaching in specialized translation and communication” In Proceedings of the First International Workshop on Lexical Resources, p.p. 87-93. Roche, Christophe (2023) La Théorie du Concept des Normes ISO à l’Ere Numérique In Digital Scholarship in the Humanities, 38 : 1, p.p. i73–i82, https://doi.org/10.1093/llc/fqad023. Santos, Claudia, et Rute Costa. (2015) “Domain specificity” Handbook of terminology 1: 153-79. Vezzani, Federica (2022) Terminologie numérique : conception, représentation et gestion. Peter Lang International Academic Publishers. Vezzani, Federica (2021) “La ressource FAIRterm: entre pratique pédagogique et professionnalisation en traduction spécialisée.” Synergies Italie17.
Suggéré par: 
Micaela Rossi
Courriel: 
micaela.rossi@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/01/2024
Ville de l'événement: 
revue Syn-thèses
Type d'événement: 
Appels à contribution
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Sous-catégorie: 

Boulogne 1550

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Ce colloque traitera des thématiques suivantes : la prise de Boulogne par les Anglais et l'occupation de la ville (1544-1550), son rachat à l’Angleterre (1550) et le contexte politique de ces événements.
Colloque international Boulogne 1550 Boulogne-sur-Mer, 23-25 novembre 2023 Cercle d’Études en Pays Boulonnais Université Littoral Côte d’Opale, UR HLLI Organisateurs : Isabelle CLAUZEL-DELANNOY, Jean DEVAUX Argumentaire Le 25 avril 1550, jour de la Saint-Marc, le roi Henri II de France fait son entrée solennelle dans la cité de Boulogne-sur-Mer rachetée aux Anglais après six ans d’occupation. L’événement, salué par la littérature et la musique, marque le passage de la ville à l’ère moderne : nouvelle charte de commune, rénovation du coutumier boulonnais, création d’un présidial, ouverture de nouveaux documents comptables et de registres paroissiaux, transformations urbaines et architecturales. Organisée conjointement par l’Université Littoral Côte d’Opale et le Cercle d’Études en Pays Boulonnais avec le soutien de la municipalité, la présente manifestation scientifique visera à éclairer d’un jour nouveau cette étape décisive de l’histoire du Boulonnais et à la situer plus largement dans son contexte politique régional, national et international. Le champ d’investigation comprendra la sénéchaussée de Boulogne ainsi que ses champs relationnels, et s’étendra de 1532 à 1568. Le colloque, ouvert à un large public, permettra en outre de mettre en valeur le riche fonds de manuscrits et d’incunables de la Bibliothèque des Annonciades de même que les documents archivistiques et les objets archéologiques conservés depuis cinq siècles par la ville de Boulogne. Axes de recherche 1) La prise de Boulogne et l’occupation anglaise (1544-1550) L’on examinera ainsi les circonstances militaires et humaines ayant permis la conquête de cette cité portuaire réputée imprenable, décrite dans l’une des missives de Maximilien d’Autriche comme une « ville merveilleusement forte de murailles et de fossés couverts ». Après avoir rappelé l’épisode tragique de la reddition de Boulogne, les six années d’occupation anglaise constitueront une part de l’étude qu’il conviendra de mener à la lumière d’une documentation lacunaire et peu exploitée jusqu’à ce jour. Nous nous interrogerons sur les projets du roi d’Angleterre Henri VIII quant au sort de Boulogne et sur leur réalisation. L’on s’intéressera en outre aux modifications de la vie quotidienne imposées par les officiers anglais et aux relations de l’occupant avec la population urbaine, de même qu’à l’implication des villages des alentours. Les tentatives françaises de reprise de la ville, par voie diplomatique et par voie militaire, feront l’objet d’un examen approfondi. Le traité d’Ardres fut signé dès 1546 et, en 1547, de nouvelles frontières franco-anglaises furent fixées ; en dépit de ces accords, Boulogne connut quatre ans de paix armée jusqu’à son rachat en 1550 : travaux de fortification de part et d’autre, combats navals au large de la ville ou dans les eaux anglaises, blocus, attaques contre la garnison, au point que les événements prirent le nom de « question de Boulogne ». 2) Le rachat de Boulogne à l’Angleterre À quelles fins le rachat de la ville, conclu par François Ier et soldé par Henri II, fut-il négocié ? Nous cernerons les conditions fixées par les traités d’Ardres et de Capécure et leur exécution. Nous évoquerons les circonstances qui accompagnèrent le départ des Anglais, la libération des otages français, l’entrée solennelle du roi Henri II de France dans sa ville recouvrée et le châtiment que subirent Jacques de Coucy et Oudard du Biez, accusés de haute trahison pour avoir abandonné la place. L’on s’intéressera au témoignage des chroniqueurs et des mémorialistes contemporains qui déplorèrent les souffrances occasionnées par ces années de siège, d’autant que la peste avait envahi le Boulonnais, tuant jusqu’au dauphin de France. À l’opposé, le recouvrement de la ville fit éclore de beaux chants de circonstance, comme ceux de Clément Jannequin : « Pour toi ô mon prince » et « Réveillez-vous Boulongnois ». Le jour de la Saint-Marc fut désormais chômé à Boulogne par décision royale, en lieu et place d’autres festivités médiévales. Le roi Henri II resta dans les mémoires comme le sauveur de Boulogne : au XIXe siècle, un grand buste d’Henri II fut érigé près du rempart. La liesse populaire méritera un examen à la lumière des sources conservées. C’est un véritable renouveau que connaît en 1550 la ville de Boulogne, qui entre alors dans l’ère moderne. Le roi Henri II lui concède une nouvelle charte de commune, confirmant les exemptions dont les habitants avaient joui dans les temps anciens, affecte la recette des impôts indirects à la réfection de la ville et autorise les argentiers de celle-ci à ne rendre leur compte qu’à partir de 1563. Un présidial est créé dès 1552 en application de l’édit de Crémieu, des registres de catholicité sont mis en place à la suite de l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), le coutumier du Boulonnais médiéval est réformé dès 1550. La cité se reconstruit et se modernise, pave ses rues, aligne ses maisons « à la française », entuile ses toitures, crée un collège, adapte son port. Le choix de Boulogne comme siège épiscopal en 1559, sollicité en vain depuis cinq siècles, couronnera les efforts des habitants. 3) Le contexte politique L’événement boulonnais sera replacé dans le contexte politique tumultueux de la première moitié du XVIe siècle, dont le Nord de la France fut l’un des épicentres. Dans la foulée des travaux de David Potter et de Charles Giry-Deloison, l’on s’attachera à en définir les prémices : conflits et pactes franco-anglais dans le Calaisis et le Boulonnais, tel, en 1532, le remake du Camp du Drap d’Or (1532), campagne menée par François Ier contre Charles Quint et paix de Crépy (1537-1544). L’on s’interrogera sur les rôles respectifs de l’empereur et du futur Henri II dans « l’affaire de Boulogne ». L’intérêt capétien pour la ville de Boulogne mérite de retenir l’attention : dès 1535, le roi avait fait procéder à l’inventaire des titres boulonnais détenus au château de Vic. La reine Catherine de Médicis, dernière dame de Boulogne, fit rédiger une généalogie de ses ancêtres en 1556. L’on sait aussi que les conflits qui eurent lieu en Bretagne et en Normandie servirent la propagande royale : en ce domaine, l’affaire de Boulogne fut-elle un rendez-vous manqué et difficilement rattrapé ? On s’appliquera enfin à tenter d’évaluer l’impact du retour de la ville dans la construction capétienne. Place forte et ville de loi, mais aussi siège de sénéchaussée et bientôt d’évêché, son rôle varia encore après la reprise de Calais par François de Guise en 1558, et, la même année, l’incendie de Thérouanne. Boulogne devait garder, au moins en titre, un statut particulier au sein de la Grande Picardie, et ce jusqu’aux États généraux de 1789. Comité scientifique international Jean-Marie Cauchies, Membre de l’Académie royale de Belgique, Professeur à l’Université Saint-Louis (Bruxelles) Alain Joblin, Professeur à l’Université d’Artois David Potter, Professeur à l’Université du Kent Les propositions de communication accompagnées d’un argumentaire d’une dizaine de lignes et d’un bref curriculum vitae sont à envoyer aux organisateurs avant le 10 septembre 2022 : Jean.Devaux@univ-littoral.fr iclauzelCEPB@gmail.com
Nom du contact: 
Jean Devaux
Courriel du contact: 
Jean.Devaux@univ-littoral.fr
Adresse postale: 
Centre universitaire du Musée, 34 Grande Rue, 62200 Boulogne-sur-Mer
Suggéré par: 
Jean Devaux
Courriel: 
Jean.Devaux@univ-littoral.fr
Date de début ou date limite de l'événement: 
10/09/2022
Ville de l'événement: 
Boulogne-sur-Mer
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Boulogne-sur-Mer, Angleterre, siège, guerre, occupation, François Ier, Henri II

Appel à contributions della rivista "The Balzac Review/Revue Balzac" n° 7-2024

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Appel à contributions della rivista "The Balzac Review/Revue Balzac" n° 7-2024: "Analogy/L'analogie".
The Balzac Review/Revue Balzac, n° 7/2024 Analogy/L’analogie Éric Bordas, editor Varia Call for Papers Analogy is a way of thinking that begins with a depiction, almost always based in a concrete, clearly visualizable point of reference, in order to suggest a conceptualization. If I say that “Paul is as brave as a lion,” I am mobilizing the object lion and its familiar point of reference (image) to describe the subject Paul and to make not only an individual characterization, but also a statement about the status and identity of courageous people in general. With its theorization based in the logic of the Aristotelian tradition (Michel), analogy is thus a way of knowing that calls upon the resources of the imaginary through the representation of alterity to suggest an identification and an understanding, supposedly rational and reasonable (Bartha, Borella, Secretan) – even, and perhaps especially, in the face of the occasionally violent and unpredictable disorder of the unconscious (Frigoli). Literature, which develops a representation, either fictional or held up as “real” (that is, existing outside of the text), at the level of prose or verse, can thus be defined in its entirety as the unstated extension of analogic thinking about objects. And in the literary field, the discourse of novel writing and the symbolic associations of poetry are certainly the two semiotic formats the most irreducibly beholden to analogic thought. Linguistic tradition has sought to limit analogy to a rhetoric of designation, making the tropic figures into the principles of an eventual poetics: thus metaphor became the ultimate focus, as it was supposedly richer than comparison, which was deemed to be too obvious and always more or less didactic and pedagogic (as in the case of an example used to explain an idea [Soulez] or, to a lesser extent, of metonymy whose principle of contiguity is another form of selective analogy [Bonhomme]). Analysis of the decorative value that is coded in the meaning of a particular aesthetic (sublime or grotesque) with its cultural or individual motivations, has for a long time dominated “stylistic” literary research, which tried first to understand the meaning of a certain metaphor in a certain author’s work. For this reason, studies of animal metaphors in Balzac, or the metaphor of the angel, or gambling metaphors or other micro-structures of representation have been common (Hoffmann, Larthomas, Frappier-Mazur, Thérien, Plas). Lately, these studies have been expanded to include more anthropological and less rhetorical approaches that are primarily interested in the macro-structures present in the plot, with a particular concern for the economic models of production dynamics, whether they be applied to narrative or capitalist production (Péraud). It is true that Balzac provides particularly exemplary material for examining the concept of analogy. After all, he named his great collection of novels La Comédie humaine and seemed not to know how to speak theoretically about the project other than through the language of theater. In this respect, he was a man of his time, constrained by the French language, and yet a man who knew how to make these linguistic conditions into a unique and unwelcome object of self-representation. For that matter, is the theater, for him, a common metaphorical analogy, a metonymical contiguity of representation within representation (as when Lucien sees the curtains of the Opéra rise over the failure of his Parisian dreams) or one of those experiential Gestalten of the cognitivists (Lakoff and Johnson) who reject the idea of the chosen (poetic?) image in favor of a principle of representation that is primarily revealed through a lexical limit in the conceptualization of perceptible phenomena? Is this analogy a polyvalent rhetoric, an original idea about the world inspired by science and philosophy (Tortonese), or an absence of Balzac’s own thought? General studies of metaphor and metonymy have been profoundly modified in the last twenty years by the influence of Anglo-Saxon philosophers of knowledge (Gentner, Hofstadter and Sander, Polzenhagen) as much as by the linguistics of enunciation, which proposes analyses of discourse more centered on the contextualization of customs (Jamet: chapters 6-9). It is time for the field of Balzac studies to take note of this important evolution. This volume of The Balzac Review/Revue Balzac will take care to not be distracted by the rhetorical distinctions of another era. We will not try to determine, for example, whether the image of the “social body” that structures fictional representation in Balzac is a metaphor, a metonymy, or an allegory. Rather, we will seek to examine analogy as a general principle of thought, articulated through a discourse of designation that is also a proposal, through a portrayal, of a representation, which would be the starting point for the realization of a novelistic aspect of fiction. The forms that analogy can take interest us as much as the analogic objects mobilized to put forward an image that needs to make sense within the narrative. Analogy must be studied not only as an original discourse that has its own grammar (vocabulary and syntax: Blevins, Monneret), but above all as an argumentative discourse (Perelman & Olbrechts-Tyteca, Plantin), one that remains filled with ideologies and prejudices, with cliches, with platitudes, and with subversions. An intellectual matrix as much as a novelistic pre-text, analogy, in Balzac, is a knowledge that thinks about science, of which only the poet-turned-novelist possesses the principle and the meaning. Analogy is, above all, the form and especially the legibility of an episteme of the totality of the world: to understand, to name, to represent. And in this Balzac participates in the ambition of European Romanticism. Thus, Balzac pays tribute to “cette puissance de déduction et d’analogie à laquelle est dû le génie de Cuvier” (La Comédie humaine, Paris, Gallimard, 1976-1981, v. III, p. 386), wherein the immediacy of the adjective “cette” points to his own experience and acts as a point of reference. For indeed “l’art littéraire” is beholden to two fundamental conditions: “l’observation – l’expression”, from which “il se passe, chez les poètes ou chez les écrivains réellement philosophes, un phénomème moral, inexplicable, inouï, dont la science peut difficilement rendre compte. C’est une sorte de seconde vue qui leur permet de deviner la vérité dans toutes les situations possibles […]” : “Ils inventent le vrai, par analogie” (ib. v. X, p. 52). Among the main topics of reflection, we can expect studies of: The (Romantic) historicity of analogy, a concept of totality Episteme and knowledge of/by analogy The discourse of analogy (grammar, rhetoric, style) The material favored by analogy (when analogy anticipates a conceptual or lexical deficiency) Analogy and fantasy The politics of analogy Proposals (for the thematic dossier or Varia) should be sent to the following addresses: eric.bordas@ens-lyons.fr and thebalzacreview@gmail.com (thematic dossier) thebalzacreview@gmail.com (Varia) before October 31, 2022. Articles (35.000 characters maximum, spaces included) are to be sent before September 1, 2023. They should be accompanied by a summary in French (500 characters maximum, spaces included) and 5 keywords. -- The Balzac Review/Revue Balzac, n° 7/2024 Analogy/L’analogie sous la direction d’Éric Bordas Varia Appel à contributions L’analogie est un mode de pensée qui part d’une représentation, presque toujours de support référentiel concret, mentalement visualisable, pour proposer une conceptualisation. Si je dis que « Paul est courageux comme un lion », je mobilise l’objet lion et son support référentiel familier (image) pour décrire le sujet Paul et proposer une représentation qui est un portrait particulier mais aussi une réflexion générale sur le statut et l’identité d’un homme courageux. Relevant de la logique de tradition aristotélicienne dans sa théorisation (Michel), l’analogie est donc un mode de connaissance qui sollicite les ressources de l’imaginaire par la représentation de l’altérité pour suggérer une identification et une compréhension prétendument rationnelle et motivée (Bartha, Borella, Secretan) – et ce même, et peut-être surtout, dans les désordres parfois violents de l’inconscient et de ses surprises (Frigoli). La littérature, support même d’une représentation développée dans le temps du récit ou du poème (représentation fictive ou affirmée comme « réelle », i. e. existant dans l’extra-texte), peut ainsi se définir dans son entier comme l'extension non marquée en tant que telle d’une pensée analogique des objets. Et dans le champ littéraire, le discours d’invention du roman et les associations symboliques de la poésie sont sans doute les deux supports sémiotiques les plus irréductiblement soumis à une pensée analogique générale. La tradition linguistique a voulu circonscrire l’analogie à une rhétorique de la désignation, faisant des figures tropes les principes de ce qui allait être une poétique : la métaphore devint ainsi le centre de toutes les attentions, prétendument plus riche que la comparaison trop explicite et toujours plus ou moins pédagogique et didactique (comme l’exemple mobilisé pour faire comprendre une idée [Soulez]), ainsi que – mais dans une moindre mesure – la métonymie dont le principe de contiguïté est une autre forme d’analogie sélective (Bonhomme). L’analyse de la valeur ornementale codée dans le sens d’une esthétique (sublime ou grotesque) et ses motivations culturelles ou individuelles, a longtemps quasiment résumé les travaux dits « stylistiques » littéraires qui cherchaient d’abord à comprendre le sens de telle métaphore chez tel auteur. C’est ainsi que les études sur la métaphore animale chez Balzac, la métaphore de l’ange, puis les métaphores du jeu ou autres micro-structures de représentation ont été régulières (Hoffmann, Larthomas, Frappier-Mazur, Thérien, Plas), avant d’être complétées par des approches moins rhétoriques et plus anthropologiques qui s’intéressent d’abord à la macro-structure du roman dans le récit, en particulier pour penser les modèles économiques des dynamiques de production, narratives et capitalistes (Péraud). Balzac, il est vrai, est un matériau particulièrement exemplaire pour interroger la notion d’analogie, lui qui a intitulé son grand ensemble romanesque La Comédie humaine et semblait ne pas s’avoir s’exprimer pour en parler théoriquement autrement que par le vocabulaire du théâtre – ce en quoi il était un homme de son époque, contraint par la langue française, mais un homme qui a su faire de cette condition linguistique un objet singulier et intempestif d’auto-représentation. Le théâtre est-il d’ailleurs pour lui une analogie métaphorique trope, une contiguïté métonymique de représentation dans la représentation (comme quand Lucien voit le rideau de l’Opéra se lever sur son échec parisien), ou l’une de ces Gestalten expérientielles des cognitivistes (Lakoff & Johnson) qui refusent la pensée de l’image (poétique ?) choisie au profit d’un principe de représentation qui est d’abord découverte d’une limite lexicale dans la conceptualisation des phénomènes sensibles ? Cette analogie est-elle pour lui une rhétorique polyvalente, une pensée originale du monde inspirée des sciences et des philosophes (Tortonese), ou une absence de pensée propre ? Les études générales sur la métaphore et la métonymie se sont profondément modifiées depuis une vingtaine d’années sous l’influence des philosophies anglo-saxonnes de la connaissance (Gentner, Hofstadter & Sander, Polzenhagen) autant que des linguistiques de l’énonciation proposant des analyses du discours toujours plus centrées sur les contextualisations des usages (Jamet : chapitres 6 à 9) : il est temps que les études balzaciennes prennent acte de cette évolution considérable. Ce volume de The Balzac Review/Revue Balzac veillera à ne pas s’aveugler sur des distinctions rhétoriques d’un autre âge, par exemple pour savoir si l’image du « corps social » qui structure la représentation romanesque balzacienne est une métaphore, une métonymie ou encore une allégorie. On cherchera plutôt à interroger d’abord l’analogie en tant que principe général de pensée articulée par un discours de la désignation qui est en même temps proposition, par une figuration, d’une représentation, laquelle serait le point de départ de réalisation d’un romanesque de la fiction. Les supports d’analogie nous intéressent autant que les objets analogiques mobilisés pour proposer une image qui doit faire sens dans la signification narrative. L’analogie doit être étudiée comme un discours original, qui a, certes, sa grammaire (vocabulaire et syntaxe : Blevins, Monneret), mais discours argumentatif avant tout (Perelman & Olbrechts-Tyteca, Plantin), lequel reste chargé d’idéologies et de partis pris, de clichés, de lieux communs et de subversions. Matrice intellectuelle autant que pré-texte romanesque, chez Balzac, l’analogie est une connaissance qui pense à la science, dont seul le poète devenu romancier possède le principe et le sens. Elle est avant tout et absolument la forme et surtout la lisibilité d’une épistémè de la totalité du monde : à comprendre, à nommer, à représenter. Et en cela Balzac s’inscrit dans l’ambition du romantisme européen. C’est ainsi que Balzac salue « cette puissance de déduction et d’analogie à laquelle est dû le génie de Cuvier » (La Comédie humaine, Paris, Gallimard, 1976-1981, t. III, p. 386), dans un démonstratif d’immédiateté qui désigne sa propre expérience qui fait référence. Car en effet « l’art littéraire » est soumis à deux conditions de base : « l’observation – l’expression » ; à partir de quoi « il se passe, chez les poètes ou chez les écrivains réellement philosophes, un phénomène moral, inexplicable, inouï, dont la science peut difficilement rendre compte. C’est une sorte de seconde vue qui leur permet de deviner la vérité dans toutes les situations possibles […] » : « Ils inventent le vrai, par analogie » (ib., t. X, p. 52). Parmi les principaux sujets de réflexion, l’on peut attendre des études sur : Historicité (romantique) de l’analogie, une pensée de la totalité Épistémè et connaissance de/par l’analogie Les discours de l’analogie (grammaire, rhétorique, style) Analogie et sémiologie : une science de la signification et de la désignation Les supports privilégiés de l’analogie (quand l’analogie anticipe une carence conceptuelle et lexicale) Analogie et fantaisie. Politique de l’analogie Les propositions devront être envoyées avant le 31 octobre 2022 aux adresses suivantes : eric.bordas@ens-lyons.fr and thebalzacreview@gmail.com (dossier thématique) thebalzacreview@gmail.com (Varia) Les articles dans leur version définitive (35.000 signes maximum, espaces compris) seront à envoyer avant le 1er septembre 2023. Ils devront être accompagnés d’un résumé en français (500 signes maximum, espaces compris) et de 5 mots-clés. Bibliographie indicative Analogie et connaissance, Paris, Maloine, 1980. Paul Bartha, By parallel Reasoning. The Construction and Evaluation of analogical Arguments, Oxford, Oxford University Press, 2010. James & Juliette Blevins (dir.), Analogy in Grammar. Form and Acquisition, Oxford, Oxford University Press, 2009. Marc Bonhomme, Le Discours métonymique, Bern, Peter-Lang, 2006. Éric Bordas, Les Chemins de la métaphore, Paris, PUF, 2003. Jean Borella, Penser l’analogie, Paris, L’Harmattan, 2012. Jean-Loup Bourget, « Balzac et le déchiffrement des signes », L’Année balzacienne 1977, Paris, p. 73-82. Lucienne Frappier-Mazur, L’Expression métaphorique dans la Comédie humaine, Paris, Klincksieck, 1976. Diego Frigoli (dir.), Intelligenza analogica. Oltre il mito della ragione, Rome, Magi, 2015. Dedre Gentner et al. (dir.), The Analogical Mind. Perspectives from cognitive Science, Cambridge (Mass.), the MIT Press, 2001. Devin Griffiths, The Age of Analogy. Science and Literature between the Darwins, Baltimore, The John Hopkins University, 2016. Léon-François Hoffmann, « Les métaphores animales dans Le Père Goriot », L’Année balzacienne 1963, Paris, p. 91-100. Douglas Hofstadter & Emmanuel Sander, L’Analogie, cœur de la pensée, traduction, Paris, Odile-Jacob, 2013. Denis Jamet, L’Énonciation métaphorique en anglais et en français, Limoges, Lambert-Lucas, 2009. George Lakoff & Mark Johnson, Les Métaphores dans la vie quotidienne, traduction, Paris, Minuit, 1985. Pierre Larthomas, « Sur une image de Balzac », L’Année balzacienne 1974, Paris, p. 301-316. Christian Michel (dir.), Le Démon de l’analogie. Analogie, pensée et invention, d’Aristote au XXe siècle, Paris, Classiques Garnier, 2016. Philippe Monneret, Essais de linguistique analogique, Dijon, ABELL, 2004. Agathe Novak-Lechevalier, La Théâtralité dans le roman. Stendhal, Balzac, thèse, Université Paris 3, 2007. Chaïm Perelman & Lucie Olbrechts-Tyteca, La Nouvelle Rhétorique : traité de l’argumentation, Paris, PUF, 1958, p. 499-549 (« Le raisonnement par analogie »). Alexandre Péraud, Le Crédit dans la poétique balzacienne, Paris, Classiques Garnier, 2012, p. 283-355. Christian Plantin, « Analogie et métaphore argumentative », A contrario, 2011/2, n° 16, p. 110-130. Élisabeth Plas, Le Sens des bêtes. Rhétorique de l’anthropomorphisme au XIXe siècle, Paris, Classiques Garnier, 2020, p. 203-266 (« Les savoirs de l’analogie chez Balzac. Métaphore et physiognomonie »). Frank Polzenhagen et al. (dir.), Cognitive Explorations in Metaphor and Metonymy, Francfort, Peter-Lang, 2014. Michele Prandi, Grammaire philosophique des tropes, Paris, Minuit, 1992. Paul Ricœur, La Métaphore vive, Paris, Seuil, 1975. Philibert Secretan, L’Analogie, Paris, PUF (« Que sais-je ? »), 1984. Antonia Soulez, Wittgenstein et le tournant grammatical, Paris, PUF, 2004, p. 44-58 (« Grammaire de la méthode de comparaison »). Michel Thérien, « Métaphores animales et écriture balzacienne : le portrait et la description », L’Année balzacienne 1979, Paris, p. 193-208. Paolo Tortonese, L’Œil de Platon et le regard romantique, Paris, Kimé, p. 192-203. Paolo Tortonese, « Balzac et la querelle des analogues », in F. Spandri (dir.), Balzac penseur, Paris, Classiques Garnier, 2019, p. 29-40. Ilaria Vidotto, Proust et la comparaison vive, Paris, Classiques Garnier, 2020.
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The Balzac Review/Revue Balzac
Type d'événement: 
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Catégorie principale: 

Les mèmes : approches sémiolinguistiques et discursives

Journée d’études

Résumé de l'annonce (2 lignes maximum): 
Cette journée d'études, consacrée à une appréhension sémiolinguistique et discursive des mèmes internet, se tiendra à l'Université de Pise le 28 octobre 2022. La date butoir pour la soumission des propositions est le 30 juillet 2022. La langue principale du colloque est le français, mais des communications en anglais, espagnol et italien seront aussi bienvenues.
Dipartimento di Filologia, Letteratura e Linguistica Journée d’études Les mèmes : approches sémiolinguistiques et discursives Pise, 28 octobre 2022 L’avènement du Web 2.0 et l’émergence des réseaux sociaux numériques (RSN), aux débuts des années 2000, ont marqué un tournant radical dans la manière de concevoir la communication et les pratiques sociodiscursives qui leur sont associées. La galaxie numérique est ainsi devenue un terrain d’étude fertile pour les chercheurs et chercheuses dans de nombreux domaines des sciences humaines et sociales, tels que la sociologie, les sciences de l’information et de la communication, l’Histoire, l’anthropologie, les sciences de l’éducation, la littérature et, bien évidemment, les disciplines linguistiques et discursives. L’analyse du discours en et hors France ne cesse depuis ces dernières années d’enrichir le débat autour du numérique à travers de nombreuses analyses sémiotiques, sémantiques et pragmatiques, portant aussi bien sur des études exploratoires que sur le dépouillement de grands corpus (Longhi, 2017 ; Longhi et Vicari, 2020), souvent en lien avec des notions clés de la rhétorique et de l’argumentation comme celle d’ « autorité » (Vicari, 2021), de « polémique » (Mercier, 2015) ou de « violence verbale », voire de « haine », en ligne (Romain & Fracchiolla, 2016 ; Doucet, 2020 ; Amadori, 2012). Alors que d’autres études insistent sur les routines scripturales et énonciatives de l’écriture numérique (Marcoccia, 2016), ou bien sur la typologisation de nouveaux technogenres (Longhi, 2013 ; Paveau, 2013 ; Halté 2019), Marie-Anne Paveau s’attache dans son ouvrage heuristique à donner une assise épistémologique et théorique solide aux concepts et aux notions opératoires en Analyse du discours numérique (ADN) et, corollairement, à cerner une première caractérisation des nouvelles pratiques technodiscursives circulant sur le Web (Paveau, 2017) . Parmi les nombreuses productions discursives « natives » du Web, c’est-à-dire « l’ensemble des productions verbales élaborées en ligne, quels que soient les appareils, les interfaces, les plateformes ou les outils d’écriture » (Paveau 2017 : 8), Paveau consacre une place privilégiée à ces « technographismes » (ibid.) que sont les mèmes. Les mèmes tiennent désormais une place privilégiée dans les discours du Web 2.0, qu’il s’agisse des réseaux sociaux ou bien des plateformes communautaires comme Reddit, Tumblr ou 4chan pour ne citer que quelques exemples parmi beaucoup d’autres. Depuis que le terme a fait son apparition, sous la plume du biologiste britannique R. Dawkins (1976) qui en a cerné les propriétés d’imitation et réplication , ces objets culturels – composé[s] la plupart du temps d'une unique photo, sur laquelle peut figurer un élément langagier qui s'apparente à une légende ou à une citation » (Gautier et Siouffi 2016 : 7) – se caractérisent à la fois par la plurisémioticité, associant le plus souvent image et texte, et par une viralité constitutive qui, sans se confondre avec le simple buzz numérique, témoigne d’un pouvoir réplicatif où « le contenu n’est pas simplement diffusé, il est utilisé comme matrice pour en générer de nouveaux » (Kaplan et Nova, 2016 : 8). Principalement conçu dans une visée humoristique et/ou ironique, le mème se fait en réalité porteur d’une dimension argumentative (Amossy, 2020) qui le charge d’une force illocutoire aux multiples facettes. Comme le souligne Albin Wagener, « les mèmes ne sont pas que de simples objets humoristiques à l’apparence inoffensive ; tout au contraire, ils fonctionnent comme de redoutables objets politiques » (Wagener, 2021 : en ligne). Ainsi peuvent-ils prendre les formes de l’engagement politique, mais aussi répondre à la rhétorique de la polarisation, aboutissant souvent à la dérision, voire à la violence contre tout acteur potentiellement impliqué dans la vie publique. Son caractère figé, se prêtant à la déconstruction et, successivement, à des réélaborations a priori infinies, permet à ce culturème de cristalliser un référent social en entraînant des propos polémiques, ce qui l’apparente à une « formule » au sens de Krieg-Planque (Krieg-Planque, 2009). Ainsi, tandis que la production du mème assume un rôle crucial dans la construction d’enjeux sociaux, sa réception – voire consommation en ligne à travers le Web – se fait à travers l’appropriation, par les utilisateurs, des pratiques socionumériques à travers lesquelles les mèmes sont relayés. En servant une vision parodique ou subtilement ironique de la culture populaire (Jost, 2022), les mèmes agissent sur la réalité, dans la mesure où ils font émerger et structurent les débats autour d’un évènement ou d’un enjeu social, politique, économique ou culturel (Wagener, 2022). À l’instar des gifs, les mèmes ne sont pas seulement symptomatiques d’une culture numérique contingente, mais constituent un nouveau langage sémiotique et polysémique : « en assistant à la naissance des mèmes et des gifs comme langage numérique multimodal et multi-usages, nous assistons tout simplement à la naissance d’une nouvelle forme de langage » (Wagener, 2020). Il ne fait aucun doute que, parmi ces domaines, le politique tient le plus de place dans le cadre d’une vision participative de la gestion de la res publica ou bien lors des campagnes éléctorales (Mancera Rueda, 2020). Comme le souligne L. Shifman : « Whereas traditional political-science accounts of participation have focused on easily measurable practices, as voting or joining political organizations, in recent years the perception of what include political participation has been broadened to include mundane practices, such as commenting on political blogs and posting jokes about politicians » (Shifman, 2014: 120). C’est aussi la thèse de G. Mazzoleni et R. Bracciale (2019) qui mesurent l’impact, de nos jours, du tournant pop de la communication politique, où les mèmes font leur entrée spectaculaire dans l’agora numérique et se présentent à l’interprétation des normies , à condition que ces derniers aient une connaissance préalable de l’univers narratif ainsi que des stéréotypes interprétatifs sous-jacents, et partagent l’univers de croyance, au sens de Martin (2001 [1992]), auquel ont accès les producteurs de mèmes. Cette journée d’études ne prétend pas épuiser une problématique qui, malgré la qualité de la littérature scientifique existante, n’a pas fait l’objet jusqu’à présent d’une appréhension systématique dans les domaines linguistique et discursif. Les contributions pourront porter sur différents niveaux d’analyse du fait mémétique, la liste suivante n’étant pas exhaustive : • Une réflexion visant à mieux cerner le mème comme objet culturel qui non seulement décrit et agit sur la réalité, mais s’observe de manière sui-référentielle (Berrendonner, 1982) comme une production qui se prend elle-même pour objet de l’analyse. Il s’agira alors de réfléchir non seulement sur le mème en tant que produit numérique, mais aussi à travers le discours qu’il produit sur lui-même, ce qu’on appelle en d’autres termes un métamème. En même temps, il s’agit d’apprécier, sur le plan morphologique, les dérivations liées au terme « mème » (le verbe memare en italien, tout comme l’adjectif et substantif mémétique en français) et quels sont les domaines dans lesquels ces dérivations sont en usage . • Un regard plus vaste sur les différents procédés et degrés de « normification » (Mazzoleni & Bracciale, 2019 : 65 et ssqq ; Lolli 2020 : 119) qui sont à l’œuvre dans l’élaboration et circulation d’un mème (par ex. les moules syntaxiques ou phrasal templates, ainsi que les stéréotypes interprétatifs que le signifiant et le signifié suggèrent). • Le mème comme nouvelle substance sémiotique qui, d’après Lolli (2020), s’inscrit dans un paradigme figuratif longtemps rejeté par une certaine forme d’intellectualisme tournée vers une conception « tyrannique » de l’image , s’opposant et dépassant l’authenticité dialogique de la parole (ibid : 165). Cet axe de recherche pourra être intégré par une réflexion portant sur les formes de l’argumentation linguistique ou rhétorique des mèmes. Autrement dit, comment les locuteurs argumentent-ils à travers les mèmes ? Un discours mémétique peut-il donner lieu à un contrediscours mémétique ? • Une vision plus ample sur les aspects de récursivité, intertextualité et multimodalité que les mèmes sous-tendent (Zenner & Geeraerts, 2018) et qui les placent à l’intersection de plusieurs formes sémiotiques telles que les images macros, rage comics, recut trailers, etc. au point de pouvoir élargir le champ des genres mémétiques qui composerait ce que Lolli (2020) appelle métaphoriquement « famiglia memetica ». Il s’agit de questionner, comme le proposait Barthes (1964), comment le sens découle de l’image, mais aussi – sous l’angle envisagé plus récemment par R. Falcinelli, comment fonctionnent les images. Suivant cette perspective, il faudra alors s’affranchir de l’idée que les images représentent tout simplement quelque chose et dépasser leur fonction symbolique, afin d’observer plutôt les mécanismes qui gouvernent l’articulation et le fonctionnement du rapport entre texte et image. Les propositions de communication de 3000 signes, à l’exclusion de la bibliographie, sont attendues à l’adresse suivante : colloquepise.meme@gmail.com au plus tard le 30 juillet 2022, avec le nom, prénom et affiliation universitaire. La langue principale du colloque sera le français, mais des communications en anglais, espagnol et italien seront aussi bienvenues. L’inscription est gratuite. Les frais d’hébergement et de transport sont en revanche à la charge de chaque participant.e. Conférencier.es invité.es : Marie-Anne Paveau (Université Sorbonne Paris Nord) Albin Wagener (Université de Rennes 2 / INALCO) Comité scientifique Francesco Attruia (Université de Pise) Roberta Bracciale (Université de Pise) Aurora Fragonara (Université de Poitiers) Ilaria Frana (Université “Kore” – Enna) Rosa Maria García Jimenez (Université de Pise) Julien Longhi (CY Cergy Paris université) Elisa Lupetti (Université de Pise) Silvia Modena (Université de Modène et de Reggio d’Émilie) Chiara Molinari (Université de Milan “Statale”) Marie-Anne Paveau (Université Sorbonne Paris Nord) Paola Paissa (Université de Turin) Micaela Rossi (Université de Gênes) Laura Santone (Université de Rome – “Roma Tre”) Stefano Vicari (Université de Gênes) Albin Wagener (Université de Rennes 2 / INALCO) Comité d’organisation : Francesco Attruia (Université de Pise) Aurora Fragonara (Université de Poitiers) Elisa Lupetti (Université de Pise) Dario Nicolosi (Université de Pise), Stefano Vicari (Université de Gênes) Bibliographie Amadori, S., 2012, « Le débat d'idées en ligne : formes de la violence polémique sur Youtube », Signes, discours et société, 9, http://revue-signes.gsu.edu.tr/article/-LXz7XjdmoGn60Q8Uf2t, Réf. 21/03/2022. 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