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Appels à contribution

Interprétation de dialogue

Perspectives analytiques sur des contextes et phénomènes communicatifs particuliers

Résumé de l'annonce: 
Appel à contributions pour le numéro 26 de The Interpreter's Newsletter (bilingue anglais/français, à paraître en 2021).
Appel à contributions pour le numéro 26 de The Interpreter's Newsletter, qui sera consacré à l'interprétation de dialogue (bilingue anglais/français, à paraître en 2021). L'objectif principal est d’alimenter la discussion sur les méthodologies innovantes à même d’éclairer des contextes et des phénomènes communicatifs particuliers qui n’ont jusqu’à présent reçu que peu d’attention dans la littérature, et/ou qui n’ont pas encore trouvé d’écho dans les salles de cours. Directrices invitées: Natacha Niemants (Università di Bologna) et Anne Delizée (Université de Mons). Depuis la publication de Dialogue Interpreting de Ian Mason (1999), la recherche en interprétation de dialogue (ID) s’est penchée sur différents types d’interactions interprétées, tant dans la sphère publique que privée, et s’est notamment intéressée à ceux qui ne sont généralement pas catégorisés dans l’interprétation de services publics (ISP), tels que les émissions-débats ou les négociations d’affaires. Depuis près de 20 ans, une attention toute particulière a été portée au développement de méthodes de recherche rigoureuses en ID/ISP, de plus en plus fréquemment basées sur des données empiriques, que ce soit des interactions interprétées, des interviews ou des questionnaires. Une réflexion méthodologique approfondie est menée tant sur les caractéristiques générales de l’ID/ISP (Monzó-Nebot/Wallace 2020) que sur celles qui émergent dans des secteurs d’intervention particuliers (Biel et al. 2019), tels que le juridique, la santé somatique, la santé mentale, l’immigration et les demandes d’asile. Les chercheurs explorent des aspects extrêmement diversifiés, qui vont des contextes spécifiques aux processus cognitifs à l’œuvre, en passant par des phénomènes particuliers tels que les manifestations de convergence et d’affiliation entre le soignant et l’interprète ( Ticca/Traverso 2017) ou encore l’influence de l’interprète sur la relation interpersonnelle (Goguikian Ratcliff/Pereira 2019). Ils étudient les interactions interprétées en face à face ou à distance, en langues vocales ou non vocales. Leur intérêt se porte également sur la récolte systématique des données, leur diffusion internationale, ainsi que sur les méthodes de transcription permettant leur analyse détaillée (Meyer 2019). Les chercheurs en ID/ISP peuvent à présent s’appuyer sur des corpus de données authentiques dans différents secteurs d’intervention et dans différentes combinaisons linguistiques. Certains d’entre eux ont recours à une analyse multimodale (Davitti/Pasquandrea 2017) ou triangulent les théories, les données et les outils analytiques (Aguilar Solano 2020) pour élargir et densifier la vision du phénomène étudié, ainsi qu’accroître la fiabilité des résultats de l’étude. Bref, la réflexion sur la méthodologie de recherche en ID/ISP est foisonnante, dynamique et innovante (Valero-Garcés 2020), et ses résultats viennent de plus en plus souvent enrichir la formation des interprètes et des utilisateurs de leurs services (Cirillo/Niemants 2017). C’est dans ce cadre que le numéro 26 de The Interpreters’ Newsletter, consacré à l’interprétation de dialogue, se fixe pour objectif d’explorer des contextes et des phénomènes communicatifs particuliers grâce à des lentilles analytiques spécifiques. Ce numéro est ouvert aux contributions innovantes en matière de types de données ou de secteurs d’intervention/situations communicatives étudiés, en matière de méthodes d’analyse (ou de combinaison de méthodes), ou encore d’apports à la formation des acteurs de terrain et à l’enseignement et l’apprentissage universitaires. Les contributeurs sont donc invités à alimenter la discussion sur différentes approches méthodologiques innovantes qui, dans une perspective inter/transdisciplinaire et sur la base de données authentiques, sont à même d’éclairer des pratiques et des phénomènes qui n’ont jusqu’à présent reçu que peu d’attention dans la littérature consacrée à l’ID/ISP, et/ou qui n’ont pas encore trouvé d’écho dans les salles de cours. Sujets d’intérêt Les sujets d’intérêt peuvent dès lors être les suivants, sans que cette liste soit exhaustive : - méthodes de recherche qualitatives, quantitatives ou mixtes ; - analyse multimodale ; - transcription et outils de recherche ; - accès aux données authentiques, interopérabilité et partage ; - contextes et phénomènes communicatifs spécifiques ; - apports pour la formation ; - communication interculturelle. Informations pratiques et calendrier Les articles peuvent être soumis en anglais ou en français. Ils doivent décrire une recherche originale qui n’a jamais été publiée. Ils ne peuvent pas être en cours de soumission auprès d’autres comités de lecture (revues ou conférences). Les manuscrits proposés feront l’objet d’une évaluation par les pairs en double aveugle. Le guide de style est consultable à l’adresse suivante http://www.openstarts.units.it/eut/Instructions2AuthorsInterpreters.pdf Les manuscrits comporteront entre 6 000 et 7 500 mots, références, résumé (150-200 mots) et mots clés (5-10) inclus. Ils devront être envoyés par courriel à interpretersnewsletter@units.it ; Objet du courriel : NL 26 PAPER ; Intitulé du document : nom de l’auteur_IN2021. Soumission du manuscrit : 31 janvier 2021 Envoi des résultats de l’évaluation par les pairs : 30 avril 2021 Publication : décembre 2021   Références Aguilar-Solano M. (2020) “Triangulation and Trustworthiness -Advancing Research on Public Service Interpreting through Qualitative Case Study Methodologies”, FITISPos International Journal 7/1, 31-52. Biel Ł. / Engberg J. / Ruano R. / Sosoni V. (eds) (2019) Research Methods in Legal Translation and Interpreting. Crossing Methodological Boundaries, Oxon/New York, Routledge. Cirillo L. / Niemants N. (eds) (2017) Teaching dialogue interpreting. Research-based proposals for higher education, Amsterdam/Philadelphia, John Benjamins. Davitti E. / Pasquandrea S. (2017) “Embodied participation: What multimodal analysis can tell us about interpreter-mediated encounters in pedagogical settings”, Journal of Pragmatics 107, 105 28. Goguikian Ratcliff B. / Pereira C. (2019) “L’alliance thérapeutique triadique dans une psychothérapie avec un interprète : un concept en quête de validation”, Pratiques Psychologiques 25/1, 63 77. Mason I. (ed.) (1999) Dialogue Interpreting, Special Issue of The Translator 5. Meyer B. (2019) “Corpus-based studies on interpreting and pragmatics”, in R. Tipton / L. Desilla (eds) The Routledge handbook of translation and pragmatics, London, Taylor & Francis Group, 75-92. Monzó-Nebot E. / Wallace M. (eds) (2020) Research Methods in Public Service Interpreting and Translation, Special Issue of FITISPos International Journal 7/1. Ticca A. / Traverso V. (2017) “Parole, voix et corps : convergence entre l’interprète et le soignant dans les consultations avec des migrants”, L’Autre. Cliniques, cultures et sociétés 18/3, 304 314. Valero-Garcés C. (2020) “Introduction. Broadening and Further Developing of Research Methods in PSIT”, FITISPos International Journal 7/1, 1 7.
Nom du contact: 
Natacha Niemants
Courriel du contact: 
natacha.niemants@unibo.it
Suggéré par: 
Natacha Niemants
Courriel: 
natacha.niemants@unibo.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/01/2021
Ville de l'événement: 
Trieste
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
interprétation de dialogue, interprétation de services publics, méthodologies de recherche, interdisciplinarité
Site web de référence: 
https://www.openstarts.units.it/cris/journals/journals00005/journalsInfoAuthor.html

La Fabrique des récits médiévaux (XIIIe-XVIe siècles)

Résumé de l'annonce: 
Deux journées, les 12 mai 2021 et 11 février 2022 consacrées à une réflexion sur la fabrique du texte médiéval, sa matérialité et l’évolution des procédés de mise en forme
Journées d’étude internationales La Fabrique des récits médiévaux (XIIIe-XVIe siècles) Bordeaux – Boulogne-sur-Mer, 12 mai 2021 et 11 février 2022 Université Bordeaux Montaigne, UR 4593 CLARE Université Littoral Côte d’Opale, UR 4030 HLLI Organisatrices : Grace BAILLET, Priscilla MOURGUES Présentation du projet Cette manifestation scientifique répartie sur deux journées les 12 mai 2021 et 11 février 2022 proposera une réflexion sur la fabrique du texte médiéval, sa matérialité et l’évolution des procédés de mise en forme du XIIIe siècle au XVIe siècle en se fondant sur différents types de récit. Dans le cadre d’autres réflexions, des chercheurs se sont attelés à analyser les techniques d’écriture dans les récits médiévaux et ont appréhendé ces textes pour comprendre les modalités de transmission et de diffusion de la culture française. Pour aborder cette thématique sous un angle plus neuf, dans une double perspective, diachronique et comparatiste, nous envisagerons de sonder la structuration des récits médiévaux classiques et tardifs en laissant de côté les problèmes que peut rencontrer l’éditeur actuel lors de l’élaboration d’une édition critique pour mieux nous concentrer sur le texte dans son époque. Argumentaire Les recherches menées sur les récits médiévaux et leur élaboration ont bien souvent permis d’éclairer l’esthétique et les divers enjeux, poétiques, littéraires et historiques, subordonnés à la tradition de ces textes. Déjà dans les années 1970, Paul Zumthor adoptait dans son Essai de poétique médiévale un point de vue formaliste en décrivant et en analysant par la forme des modèles d’écriture. À la même époque, le théoricien du langage Henri Meschonnic esquissait la notion de « forme sens » en avançant l’idée que l’œuvre crée sa propre forme. Ce concept sera repris quelques décennies plus tard dans le domaine des études médiévales et développé dans les travaux de Danièle James Raoul, notamment dans « Forme-sens : du legs de la tradition à la modernité créatrice » (2002), dans la mesure où celui-ci permet d’envisager le sens des textes médiévaux, en particulier la matière arthurienne, à partir de la forme qu’ils adoptent. Ce constat prouve le besoin d’inscrire le texte dans une forme pour mieux l’éprouver. D’autres études de ce début du XXIe siècle ont tendu à présenter les textes dans une structure. En 2001, Alberto Varvaro s’interrogeait ainsi sur l’« Élaboration des textes et modalités du récit dans la littérature française médiévale » pour comprendre le mélange des genres dans les manuscrits des XIIe et XIIIe siècles et la mouvance des textes narratifs. Dans une perspective plus générale, en 2008, Pierre Chastang, dans son article sur « L’archéologie du texte médiéval », définit deux niveaux d’études complémentaires du texte pour mieux le contextualiser : le premier stade est la restitution d’une stratification textuelle grâce à l’examen du manuscrit ; le second est la nécessité de « situer le matériel dans son environnement ». Sans toutefois sonder les procédés de mise en forme du récit lui même, de telles données abordent de plus en plus la notion de structure et démontrent l’intérêt de repositionner le matériel dans son époque. Par ailleurs, la multiplication des manifestations scientifiques de la dernière décennie témoigne une fois encore du désir de saisir avec exactitude l’esthétique et les techniques d’écriture à une époque définie. Nous songeons, entre autres, aux nombreuses contributions de Maria Colombo Timelli sur les mises en prose et aux manifestations qui furent consacrées à ce phénomène (Mettre en prose aux XIVe et XVIe siècles) en combinant des approches diversifiées sur le sujet (linguistiques, philologiques, littéraires, etc.). Nous pensons également aux études qui, dans un but similaire d’approfondissement, se concentrent plus spécifiquement sur l’art de la mise en prose dans un atelier localisé, tel celui du Maître de Wavrin, qui a fait l’objet d’un ouvrage collectif, L’Art du récit à la cour de Bourgogne, coordonné par Jean Devaux et Matthieu Marchal (2018). Dans la lignée de ces manifestations, des journées d’étude et colloques ont prolongé la réflexion en interrogeant la transmission et la diffusion de ce fonds littéraire médiéval au tournant de la fin du Moyen Âge et de la première Renaissance, en lien avec le changement de média que constituent les premiers imprimés (Les premiers imprimés français et la littérature de Bourgogne (1470-1550), colloque organisé en 2015 par Jean Devaux, Matthieu Marchal et Alexandra Velissariou à l’Université du Littoral). Ce regard renforcé sur ces œuvres, manuscrites et imprimées, a contribué également à enrichir le domaine de l’édition critique actuelle en exposant les potentialités que ces deux types de témoins peuvent offrir pour soulever les difficultés qu’implique l’élaboration d’une édition (L’édition des textes médiévaux de langue française et les imprimés anciens, journée d’étude, 2016). Nous remarquons dès lors que l’étude du texte médiéval est souvent subordonnée au travail de l’éditeur actuel sans que soit considérée pour autant la matérialité du texte replacé dans son époque. D’une part, à notre connaissance, excepté quelques articles qui analysent et qui approfondissent à certains égards la question des procédés de structuration des récits médiévaux, il n’existe pas d’ouvrage de synthèse ou de collectif se consacrant uniquement à cette thématique. D’autre part, il peut être intéressant d’examiner cette problématique sur la longue durée, sans se borner au traditionnel tournant des XVe et XVIe siècles et sans non plus exclure cette période, pour pouvoir établir des passerelles entre les différentes époques. Ainsi ce projet, « La Fabrique des récits médiévaux (XIIIe XVIe siècles) », peut venir à l’appui des recherches amorcées depuis les années 2000 en les complétant et en les éclairant sous des angles moins étudiés. Afin de pouvoir combiner plusieurs types d’approches (littéraire, historiographique, paléographique, etc.) et d’avoir un panel représentatif de récits médiévaux, en vers ou en prose, au fil des siècles, pour examen, nous optons pour le corpus suivant : les chroniques, les romans, les récits de voyage, les récits hagiographiques, les mises en prose, les récits brefs et les nouvelles. Axes de recherches Pour analyser les processus de structuration des récits médiévaux et leur évolution du XIIIe siècle au XVIe siècle, les pistes d’exploitation proposées ci-dessous s’articuleront autour de l’étude de la macrostructure et de la microstructure des textes : la composition d’un recueil, la dispositio du texte, les épisodes, la mise en page, les rubriques, les colonnes, les paragraphes, les miniatures, les bois, les sauts, les blancs, les différents marqueurs du texte, la ponctuation, etc. Axe 1 – Identification et analyse de procédés de structuration Le repérage de procédés de structuration à petite et grande échelles dans les manuscrits et dans les imprimés permettra de déceler ce qui appartient spécifiquement ou non à une époque ou encore de définir ce qui relève d’une catégorie de texte (par exemple, l’écriture sous forme d’épisode dans les récits brefs). Ainsi on pourra analyser les principes qui s’installent. Par ailleurs, on pourra s’intéresser aux normes des œuvres fabriquées dans un même atelier et milieu culturel pour définir des pratiques spécifiques ou originales de mise en forme et pour en comprendre les particularités. Axe 2 – La question de la frontière générique par la forme Pour compléter le premier axe, il s’agira de croiser les techniques appliquées à différentes catégories de textes. Si l’on songe, par exemple, à la question de la mise en recueil, certains manuscrits ou imprimés regroupent parfois des textes assez différents. La présentation matérielle de récits de même catégorie possédant des caractéristiques communes ou au contraire très variées peut également être examinée. Les réflexions sur un corpus constitué de récits du même genre, envisagés sur une longue période peuvent aussi apporter des compléments à cette question. Axe 3 – L’adoption d’usages et de réflexes de structuration et les écarts Pour pouvoir mesurer l’écart de normes entre les récits médiévaux, on pourra s’interroger sur les réflexes adoptés au cours des processus d’écriture, de mises en forme et de structuration : ces gestes sont-ils comparables ou existe-t-il un fossé entre deux époques bien distinctes ? Doit-on les évaluer sur le même plan ? Les usages sont-ils toujours respectés ? Dans quelles conditions ? De même, ces questions peuvent se poser pour des productions créées à des périodes moins éloignées dans le temps, voire composées au même siècle. Si l’on pense également à la question des formats manuscrit et imprimé, il peut être intéressant de comparer les pratiques structurelles pour la composition d’une même histoire, que ce soit pour une tradition uniquement manuscrite, pour une tradition transmise par les seuls imprimés ou pour une transmission mixte du récit, pour évaluer le degré d’aménagement et pour en saisir les raisons. Axe 4 – Les effets de l’évolution des pratiques Enfin, pour parfaire les trois axes précédents, il convient d’observer les impacts et effets que peut produire l’évolution des pratiques de mise en forme lors de la fabrique du texte. Ces observations peuvent se situer au niveau de la diffusion. Pour quelles raisons un texte est-il fondu dans une forme déterminée ? Les constats peuvent aussi s’effectuer à partir de la réception des structures des récits médiévaux par les contemporains de ces textes. Quelles sont les conséquences de l’accès de plus en plus large au livre et à l’écrit ? Quelles perceptions sont décelables à la lecture d’un récit sous une forme nouvelle ? Cela entraîne-t-il de nouvelles pratiques de lecture ? Dans une époque donnée, quels ont été les effets des transformations des pratiques de lecture sur l’écriture et la structuration des récits ? En outre, l’attention peut aussi se porter sur le rapport à la matérialité du texte du point de vue de l’auteur et du lecteur. Si l’on songe au système de balisage des textes, au rôle structurant des images qui insinue un dialogue texte-image dans la page ou encore aux indices textuels laissés par l’auteur pour son lecteur, un commerce lie de manière certaine le lecteur à son livre et à celui qui participe à sa constitution. Quels rapports peut entretenir le lecteur avec l’espace du livre ? Comment est-il sollicité ? Comment le livre permet-il d’établir une relation de communication entre le lecteur et les divers acteurs gravitant autour de la fabrique des récits (auteur, éditeur, imprimeur, libraire) ? Le lecteur a-t-il finalement une influence sur la fabrication du produit qu’il lira et quels en sont les impacts sur la production ? D’autres réflexions peuvent bien sûr venir étayer les quatre axes de recherche précédemment exposés. Les propositions de communication accompagnées d’un argumentaire d’une dizaine de lignes et d’un bref curriculum vitae sont à envoyer aux organisatrices avant le 20 novembre 2020. Grace BAILLET, ulcogracebaillet@gmail.com Priscilla MOURGUES, priscilla.mourgues@gmail.com Comité scientifique Maria COLOMBO TIMELLI, Professeur à l’Università degli Studi di Milano, Langue et littérature françaises du Moyen Âge Jean DEVAUX, Professeur à l’Université du Littoral Côte d’Opale, Littérature française du Moyen Âge et de la Renaissance Nadine HENRARD, Professeur à l’Université de Liège, Littérature française du Moyen Âge Danièle JAMES-RAOUL, Professeur à l’Université Bordeaux Montaigne, Langue et littérature du Moyen Âge
Nom du contact: 
Grace Baillet
Courriel du contact: 
ulcogracebaillet@gmail.com
Suggéré par: 
Grace Baillet
Courriel: 
ulcogracebaillet@gmail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
20/11/2020
Ville de l'événement: 
Boulogne-sur-Mer et Bordeaux
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
récits médiévaux,
Site web de référence: 
https://hlli.univ-littoral.fr

La Poétique d’Aristote : des traductions aux poétiques

Les traductions de la Poétique d’Aristote du XVIe siècle à nos jours et le développement des poétiques européennes

Résumé de l'annonce: 
Colloque international, Université de Trente 4-5 mars 2021
LETRA Seminario di traduzione letteraria (LaborLETT, CeASUm) https://r1.unitn.it/laborlet/letra/ Colloque international La Poétique d’Aristote : des traductions aux poétiques. Les traductions de la Poétique d’Aristote du XVIe siècle à nos jours et le développement des poétiques européennes. Université de Trente, Italie, 4-5 mars 2021 L’histoire consignerait peu d’événements aussi beaux et aussi pathétiques que ce médecin arabe se consacrant à la pensée d’un homme dont quatorze siècles le séparaient ; aux difficultés intrinsèques s’ajoutait le fait qu’Averroës, ignorant du syriaque et du grec, travaillait sur la traduction d’une traduction. La veille, deux mots douteux l’avaient arrêté au seuil de la Poétique. Ces mots étaient tragoedia et comoedia. Il les avait déjà rencontrés, des années auparavant, au livre troisième de la Rhétorique ; personne dans l’Islam n’entrevoyait ce qu’ils voulaient dire. En vain, il avait fatigué les traités d’Alexandre d’Aphrodisie. En vain, compulsé les versions du nestorien Hunain ibn-Ishaq et de Abu Bashar Meta. Les deux mots arcanes pullulaient dans le texte de la Poétique : impossible de les éluder. J. L. Borges, La Quête d’Averroës La Poétique d’Aristote est l’un des textes les plus importants pour la formation et le développement des poétiques occidentales. Ce texte, qui avait déjà suscité un très grand intérêt au Moyen-Âge, était connu grâce à ses traductions et ses commentaires en arabe. Cependant, vers la fin du XVIe siècle, lorsque le texte grec original est retrouvé et publié par Aldo Manuzio en 1508, un travail intense de traduction commence, en latin – de William de Moerbecke (1491) et Giorgio Valla (1498) à Bernardo Segni (1549) – et en langues vernaculaires (première traduction en toscan de Bernardo Segni en 1549). C’est à partir des traductions du texte aristotélicien qui se répandent progressivement en Europe que l’on commence à élaborer des commentaires, des observations, des traités, qui influencent sensiblement la réflexion esthétique, la formation du goût, la production artistique. À titre d’exemple, l’on peut penser à l’importance que prend la règle de l’unité d’action à l’époque de la Renaissance et du Baroque, par le biais des lectures de la Poétique effectuées par Agnolo Segni et Ludovico Castelvetro plutôt que du texte aristotélicien lui-même. Or, si la littérature critique sur la réception de la Poétique est très vaste, beaucoup moins étendue est la réflexion sur l’influence des traductions en langues modernes sur cette même réception et, par conséquent, sur la pensée esthétique, sur le goût des différentes époques et traditions tout comme sur la conception des genres littéraires. Ce problème ne concerne pas que l’époque moderne : dans certains cas les traducteurs arabes avaient déjà modifié, voire déformé, la lettre du texte aristotélicien avec d’importantes conséquences sur la réflexion esthétique. C’est le cas du commentaire d’Averroès qui, sur la base d’une traduction inexacte, reliait tragédie et portée morale : cette connexion est absente dans le texte aristotélicien, mais elle sera fondamentale pour le développement des poétiques occidentales (et d’autres). Des critiques littéraires, tels qu’Antoine Compagnon et William Marx, ont montré, par d’intéressantes recherches sur certains mots-clés (tels que, par exemple, mimesis et catharsis), la nécessité d’études ponctuelles sur le rapport entre choix traductifs et déploiement des poétiques. Le but de ce colloque est d’approfondir cette question en analysant les traductions des différentes périodes et aires linguistiques dans leur rapport avec la formation et la transformation des théories esthétiques, sans négliger leur relation avec l’élaboration des genres et des formes afin d’apprécier l’influence de « l’horizon traductif » (pour utiliser la terminologie bergmanienne) des traducteurs. Il s’agit donc d’observer, à travers l’analyse et la comparaison des textes sur un plan synchronique ou diachronique, comment certains choix traductifs de la Poétique (notamment en ce qui concerne des mots-clés ou des champs sémantiques) ont déterminé l’élaboration des poétiques littéraires du XVIe siècle à nos jours. Ce colloque a l’intention de se situer dans une perspective pluridisciplinaire et se propose donc de réunir différentes typologies de chercheurs : spécialistes de littératures nationales, comparatistes, théoriciens de la littérature, traductologues, philologues, philosophes, qui s’intéressent aux traductions de la Poétique en langues modernes à partir du XVIe siècle (allemand, anglais, espagnol, français, italien). Parmi les axes de recherche, il est possible de proposer des contributions sur : - l’étude d’une seule traduction ; - la comparaison de deux ou plusieurs traductions éloignées dans le temps mais appartenant à la même aire linguistique ou de traductions de la même époque mais appartenant à des aires linguistiques différentes ; - l’analyse comparée des traductions de mots-clés ou de champs sémantiques ; - panoramas de traductions à l’intérieur d’une aire linguistique (ou d’une même époque à travers différentes aires linguistiques) ; - le rapport entre les traductions et les traités de poétique et d’esthétique. Les propositions de participation au colloque pour une intervention de 20 minutes (en français ou allemand, anglais, italien, espagnol) sont à envoyer avant le 31 octobre à l’adresse mail suivante letra.lett@unitn.it (un résumé de 300 mots maximum et une courte note bio-bibliographique). Une réponse sera donnée avant le 15 novembre 2020.
Nom du contact: 
Paolo Tamassia
Courriel du contact: 
paolo.tamassia@unitn.it
Suggéré par: 
Paolo Tamassia
Courriel: 
paolo.tamassia@unitn.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/10/2020
Ville de l'événement: 
Trento
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Aristotele Poetica traduzione
Site web de référence: 
https://r1.unitn.it/laborlet/letra/

Centri Linguistici di Ateneo: strategie di intervento nei processi di comunicazione interlinguistica e interculturale

Résumé de l'annonce: 
Convegno Nazionale AICLU 2020
Centri Linguistici di Ateneo: strategie di intervento nei processi di comunicazione interlinguistica e interculturale Il Centro Linguistico dell’Università degli Studi di Salerno, in collaborazione con i Centri Linguistici degli Atenei italiani, organizza l’XI Convegno Nazionale AICLU, dal titolo: Centri Linguistici di Ateneo: strategie di intervento nei processi di comunicazione interlinguistica e interculturale. In linea con le disposizioni europee in materia di valorizzazione dei processi formativi e d’insegnamento/apprendimento delle lingue, i Centri Linguistici di Ateneo intendono contribuire all’innalzamento dei livelli di competenza, di partecipazione e di successo dell’offerta formativa erogata attraverso una maggiore promozione delle risorse del territorio e dello sviluppo locale. Partendo da tali prospettive, il Convegno intende contribuire al dibattito sul rapporto tra intercultura e internazionalizzazione nei processi di cooperazione scientifica e didattica. Saranno presi in esame tutti gli aspetti relativi all’incontro tra lingue e culture diverse, in rapporto ad azioni strategiche finalizzate all’intervento in contesti multiculturali, per sviluppare le capacità necessarie ad affrontare concrete situazioni di collaborazione tra centri linguistici, sedi d’incontro di studiosi provenienti da esperienze e culture differenti. Attraverso studi, interventi e confronti, l’obiettivo è quello di fornire strumenti per la progettazione, l’organizzazione e la valutazione di percorsi educativi in ambito linguistico-culturale nonché della cooperazione internazionale, utili a superare le barriere dell’intercomprensione linguistica. Al riguardo, ai Centri Linguistici di Ateneo spetta l’elevata responsabilità di coordinamento internazionale per la gestione della dimensione interlinguistica nei rapporti scientifici e didattici tra atenei differenti, anche a supporto di una più qualificata accoglienza degli studenti Erasmus. Sarà posta in evidenza la finalità principale dei Centri Linguistici di Ateneo, che risiede nella partecipazione attiva alla realizzazione di progetti didattici a supporto delle politiche linguistiche europee e alla tutela delle diversità linguistico-culturali. Data la vastità dell’argomento sono state individuate le seguenti aree tematiche:  Diversità linguistica e internazionalizzazione  Comunicazione interlinguistica e interculturale  Incremento e valutazione delle certificazioni internazionali in relazione al mondo del lavoro  Approccio linguistico e interdisciplinare per promuovere competenze in relazione agli sbocchi occupazionali  Nuove forme di apprendimento e di appropriazione linguistica mediante l’impiego di multiformi e nuove tecnologie  Relazioni interterritoriali e interlinguistiche: evoluzione e proposte operative  Programmazione e valorizzazione della formazione continua all’interno dei Centri Linguistici di Ateneo come modalità strategica nell’acquisizione e mantenimento delle competenze acquisite  Autonomia di apprendimento, tutorato e valutazione delle competenze in modalità e-learning  Nuove forme di apprendimento precoce della lingua  Metodologia CLIL: prospettive e nuovi traguardi INVIO DEI CONTRIBUTI Scheda di 300 parole con 5 riferimenti bibliografici, nome, cognome, email e affiliazione dell’autore/degli autori Entro il 28 settembre 2020 a: aiclu2020@unisa.it Le proposte potranno essere presentate in tutte le lingue europee. Comunicazione agli autori: accettazione della proposta entro il 5 ottobre 2020. Quota di iscrizione al Convegno: gratuita per relatori dottorandi e assegnisti di ricerca e pari a € 40,00 per i relatori incardinati in presenza. Per informazioni logistiche (prenotazioni alberghiere e spostamenti vari), rivolgersi alla dott.ssa Assunta Quattrucci (aquattrucci@unisa.it). Comitato Organizzativo: Michele Bevilacqua, Rosario Pellegrino, Assunta Quattrucci, Valeria Anna Vaccaro
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institutfrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
28/09/2020
Ville de l'événement: 
Fisciano
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Site web de référence: 
https://www.cla.unisa.it/convegnicla/index

Regards croisés sur le Québec et la France

Résumé de l'annonce: 
Colloque CISQ - Centro Interuniversitario Studi Quebecchesi 2021
Convegno CISQ – Centro Interuniversitario di Studi Quebecchesi Università degli Studi di Trento – Dipartimento di Lettere e Filosofia Trento – 20-22 maggio 2021 Regards croisés sur le Québec et la France Dans les dix dernières années, le nombre de Français qui ont décidé de s’installer au Québec a augmenté de plus de 70% et depuis peu, le Plateau Mont-Royal, le quartier populaire rendu célèbre par Michel Tremblay dans ses Chroniques, est souvent désigné par les Montréalais comme la « Petite France » ou encore comme le quartier des « Maudits Français ». Cette présence importante de Français dans ce quartier de Montréal en agace plus d’un et réactive les sentiments d’amour et de haine qu’un grand nombre de Québécois nourrit envers la France et les Français depuis la fin de l’époque de la Nouvelle-France. Pour certains Québécois, en effet, c’est lors de la signature du « Traité de Paris » en 1763, où la France cède « les quelques arpents de neige » aux Anglais, comme le soulignait Voltaire, que « l’enfant » (le Canadien français) aurait tué « la mère » (la France) coupable de l’avoir abandonné à la merci des ennemis ancestraux. Le lien politique rompu depuis 1763 n’a fait qu’augmenter la distance entre les deux pays et les relations entre la France et le Canada français (et ensuite le Québec) ont été plus ou moins tendues et ont fait couler toujours beaucoup d’encre. Que l’on pense à la « Crise de la Conscription » de 1917 (et également à celle de 1944) et au refus d’un grand nombre de Canadiens-français de partir en Europe pour aider tout d’abord l’Angleterre, mais aussi la France alors en guerre contre l’Allemagne, une France envers laquelle ils n’avaient plus aucun devoir. Comme le soulignait Henri Bourassa lors d’un discours sur le patriotisme canadien-français, l’amour des Canadiens français pour la France « peut et doit être réel, profond et durable ; mais il doit rester platonique ; et surtout il ne doit jamais nous faire oublier […] les circonstances de notre histoire ». Que l’on pense également à la querelle éclatée en 1946 entre Robert Charbonneau et un petit groupe d’écrivains français (Mauriac, Aragon, Duhamel, Billy) sur l’autonomie de la littérature canadienne-française (La France et nous, 1993). Ou à la polémique éclatée il y a quelques années d’un côté et de l’autre de l’Atlantique à propos de la remarque que l’animateur de l’émission Tout le monde en parle, Thierry Ardisson, a fait au chanteur québécois Garou en lui posant une question importune sur sa manière de s’exprimer en français : « C’est ma première question, vous qui savez tout faire, chanter, danser, jouer la comédie, pourquoi vous n’arrêtez pas cet accent ? ». Ou encore, tout récemment, au travail de réédition en France du roman Querelle de Roberval du jeune auteur québécois Kevin Lambert et au polissage linguistique fait par l’éditeur français pour rendre le texte plus compréhensible aux lecteurs de l’Hexagone. Pour les Québécois, la France est aujourd’hui un pays géographiquement lointain et l’appartenance de plus en plus revendiquée à une réalité américaine a renversé selon certains le complexe d’infériorité que le Québec avait développé par rapport à l’ancienne « mère patrie ». Certes, pour ce qui est de la langue, c’est toujours la manière de parler français, et surtout l’accent, qui représentent encore le feu de la discorde avec la France. Quel est alors le regard que l’un, le Québec, porte sur l’autre, la France, et vice-versa ? Quelles sont les représentations culturelles des Français à l’égard du Québec et des Québécois à l’égard de la France ? Les propositions pourront s’inscrire dans les thématiques suivantes, qui ne constituent néanmoins pas une liste exhaustive des possibles : – Le Québec vu par les Français (littérature, cinéma, musique, politique, télévision, sketchs humoristiques, etc.). – La France vue par les Québécois (littérature, cinéma, musique, politique, télévision, sketchs humoristiques, etc.). – La Nouvelle-France vue par les Français aux XVIIe et XVIIIe siècles : relations de voyage, lettres, ouvrages, etc. – Les querelles littéraires entre Canadiens français et Français (La France et nous de Charbonneau, par exemple, etc.). – Le Général de Gaulle et le Québec. – La participation des Québécois aux Guerres mondiales. – Les écrivains québécois qui ont « longtemps » vécu (installés) et publié en France et les écrivains français qui ont « longtemps » vécu (installés) et publié au Québec. – La présence des Parisiens (ou des Français en général) sur le Plateau Mont-Royal. – Les éditions françaises de romans québécois (par exemple Ducharme, Bienvenu, Lambert, etc.). – Présence du Québec dans les médias français et de la France dans les médias québécois (presse écrite, radio, télévision, etc.). – Présence du Québec dans les dictionnaires français et de la France dans les dictionnaires québécois (écrivains, œuvres littéraires, personnalités du monde des arts et des sciences, etc.). – Présence des régionalismes québécois dans les dictionnaires français et des régionalismes français dans les dictionnaires québécois, mais aussi argot, verlan, etc. Les communications en français ne dépasseront pas une durée de 20 minutes, 5-10 minutes seront consacrées aux questions. La date limite pour envoyer les propositions de communication individuelle ou de session est le 15 janvier 2021. Les propositions de communication doivent être envoyées, accompagnées d’une courte note biobibliographique à l’adresse : cisq2021@gmail.com Calendrier : 15 janvier 2021 : date limite pour envoyer les propositions de communication. Février 2021 : notification d’acceptation (ou de non-acceptation). Avril 2021 : programme provisoire. Publication : La publication d’un choix de textes issus des communications est prévue au cours de l’année 2022. Frais d’inscription : 80 euros (accès à la/aux session/s, pauses café ; matériel du colloque ; publication des articles évalués positivement). Les frais d’inscription ne comprennent pas les frais de voyage, d’hôtel et de restaurant. Dîner de Gala : 21 mai 2020 à 20h00 (50 euros). Comité scientifique : Gerardo Acerenza (Université de Trente) Cristina Brancaglion (Université de Milan) Franca Bruera (Université de Turin) Alessandro Costantini (Université de Venise) Émir Delic (Université Sainte-Anne, Canada) Ylenia De Luca (université de Bari) Annick Farina (Université de Florence) Anna Giaufret (Université de Gênes) Marco Modenesi (Université de Milan) Chiara Molinari (Université de Milan) Paola Puccini (Université de Bologne) Myriam Vien (Université de Bologne) Nadine Vincent (Université de Sherbrooke, Québec) Anna Zoppellari (Université de Trieste) Valeria Zotti (Université de Bologne) Comité d’organisation : Gerardo Acerenza (Université de Trente) Myriam Vien (Université de Bologne) Antonella Neri (Université de Trente) Silvia Fedrizzi (Université de Trente)
Nom du contact: 
Gerardo Acerenza
Courriel du contact: 
gerardo.acerenza@unitn.it
Adresse postale: 
Via Tommaso Gar, n. 14 - 38122 Trento
Suggéré par: 
Gerardo Acerenza
Courriel: 
gerardo.acerenza@unitn.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
15/01/2021
Ville de l'événement: 
Trento
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Québec - France

La morale / Revue Balzac

Résumé de l'annonce: 
Revue Balzac n°5/2022 - Sous la dir. de Paolo Tortonese
The Balzac Review/Revue Balzac, n° 5/2022 Morality/La morale Sous la direction de Paolo Tortonese Varia Appel à contributions Dans sa réponse à Hippolyte Castille (La Semaine, 11 octobre 1846), Balzac se défend des reproches qu’on lui a adressées au sujet de la moralité de son œuvre. Castille avait souligné l’effet désespérant de la représentation d’une humanité essentiellement mauvaise, mais également l’effet passionnant de la représentation de types humains exécrables et pourtant intéressants et attachants. Le lecteur de La Comédie humaine était selon lui entraîné dans une détestable sympathie pour le mal, que ce soit le crime de Vautrin, la faiblesse finale de Mme de Mortsauf, la filouterie, la débauche, l’égoïsme extrême de tant d’autres. Balzac répond en défendant ses personnages et son procédé. Il utilise deux arguments pour contrer le reproche d’immoralité. Le premier est un argument de véridicité : hélas, l’humanité se comporte mal, et le romancier de mœurs ne peut mentir en la faisant plus vertueuse qu’elle ne l’est. Les « tendances dépravées de l’homme » sont bien réelles, et la scène finale du Lys dans la vallée ne fait que montrer comment la chair se bat contre l’esprit (peu importe qu’elle l’emporte ou non). De même, Vautrin n’est pas un personnage « gigantesque » et donc susceptible d’admiration, il est tellement vrai qu’un homme lui ressemblant existe (Vidocq). Le second argument, en revanche, porte sur l’efficacité romanesque : si au lieu de montrer la lutte du corps et de l’esprit dans un drame individuel passionnant (ce qui implique une participation) ou dans un individu aux dons extraordinaires, le romancier s’était limité à la représentation de la vie la plus ordinaire et fade, combien de lecteurs aurait-il pu avoir ? Il fallait bien faire de Vautrin un géant, pour qu’il représente les forces souterraines qui agitent la société ; il fallait faire de lui une exception pour qu’il incarne un principe. De même, il faut peindre un séducteur formidable, si l’on veut montrer les « cinq cents dandys » que contient une génération. Réussir la mise en scène d’« un honnête homme », d’un « personnage faisant le bien » est une entreprise excessivement difficile ; le romanesque a ses contraintes morales. Ces deux arguments, de véridicité et d’efficacité, établissent un lien fondamental entre données morales et narration. On peut aborder la question de la morale chez Balzac à partir de ce trio : morale, réalité, roman. Cela ouvre des chemins différents, certains déjà souvent parcourus, d’autres peut-être un peu moins explorés : La morale et l’étude des mœurs La morale et la pensée moraliste (le Balzac moraliste d’Alphonse Pagès) La morale et la moralité (avec les pratiques de la conclusion) L’imaginaire moral à caractère mélodramatique La caractérisation morale du personnage et du type L’opposition entre le type et le cas (le catégoriel et l’exceptionnel) La question des circonstances dans son rapport à la tradition casuistique La doctrine des circonstances (Vautrin) : cynisme ou phronésis ? La moralité du réel, ou la nécessité historique La répression (le « système répressif complet ») La bienfaisance, la charité, l’altruisme Science et morale Morale et énergie Le culte de la force et la sympathie pour la victime La probité bourgeoise La morale des artistes L’ironie dans le discours moral L’ambigüité axiologique Les propositions (dossier thématique ou Varia) devront être envoyées aux adresses suivantes : paolo.tortonese@sorbonne-nouvelle.fr thebalzacreview@gmail.com avant le 31 octobre 2020. Les articles (35.000 signes maximum, espaces compris) seront à envoyer avant le 1er septembre 2021. Ils devront être accompagnés d’un résumé en français (500 signes maximum, espaces compris) et de 5 mots-clés. ------- The Balzac Review/Revue Balzac, n° 5/2022 Morality/La morale Paolo Tortonese, editor Varia Call for Papers In his reply to Hippolyte Castille (La Semaine, October 11, 1846), Balzac defends himself against criticisms regarding the morality of his work. Castille had pointed out the feeling of despair resulting from the representation of humanity as essentially bad, but also the fascination inherent to the representation of vile, yet interesting and endearing human types. In his view, the reader of the Comédie humaine was made to feel a detestable sympathy for evildoing, whether it was Vautrin’s crimes, Mme de Mortsauf’s ultimate weakness, fraud, debauchery, or the extreme selfishness of so many others. Balzac answers by defending his characters and his method. He uses two arguments to refute the charge of immorality. The first is the claim of veracity: human beings misbehave, unfortunately, and the novelist of manners would be lying if he portrayed them as more virtuous than they are. The “depraved tendencies of man” are real, and the final scene of Le Lys dans la vallée demonstrates how the flesh fights against the mind (regardless of whether the flesh wins or not). In the same vein, Vautrin is not a “larger than life” character and therefore likely to be admired. He is so true to life that a man like him actually exists (Vidocq). The second argument, on the other hand, is about novelistic effectiveness: if the novelist had limited himself to the representation of life at its most ordinary and dull, rather than showing the struggle of the body and the mind through an engaging individual drama (which would imply a participation) or in the person of a character with extraordinary gifts, how many readers would he attract? It was necessary to make Vautrin a giant, so that he could represent the underground forces that trouble society; it was necessary to make him the exception that proves the rule. In the same way, it is necessary to depict a formidable seducer if the writer wants to capture the “five hundred dandies” contained in a generation. Successfully portraying an “honest man”, a “do-gooder” is an exceedingly difficult task. Fiction has its moral constraints. These two arguments, of truthfulness and effectiveness, create a fundamental link between moral elements and narration. One can address the question of morality in Balzac through this trio: morality, reality, novel. This opens different avenues of inquiry, some already well explored, others perhaps less so: Morals and the study of manners Morals and moralistic thought (Alphonse Pagès’ Balzac moraliste) Morals and the moral of the story (with the custom of the conclusion) The moralistic imaginary of the melodrama The moral characterization of individual characters and types The opposition between the type and the individual case (categorical or exceptional) The question of circumstances in relation to the casuistic tradition The doctrine of circumstances (Vautrin): cynicism or phronesis? The morality of the real, or historical necessity Suppression (the “full suppressive system”) Charity and altruism Science and morality Energy and morals The cult of force and sympathy for the victim Bourgeois probity The morals of artists Irony in moral discourse Axiological ambiguity Proposals (for the thematic dossier or Varia) should be sent to the following addresses: paolo.tortonese@sorbonne-nouvelle.fr thebalzacreview@gmail.com before October 31, 2020. Articles (35.000 characters maximum, spaces included) are to be sent before September 1, 2021. They should be accompanied by a summary in French (500 characters maximum, spaces included) and 5 keywords.
Courriel du contact: 
thebalzacreview@gmail.com
Suggéré par: 
Francesco Spandri
Courriel: 
francesco.spandri@uniroma3.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/10/2020
Ville de l'événement: 
Paris
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
morale, Balzac

CFP «Ticontre. Teoria Testo Traduzione», XV (Maggio 2021): Sezioni fisse

Résumé de l'annonce: 
Aperta la CFP per le sezioni fisse del primo numero del 2021 (XV, Maggio) della rivista accademica "Ticontre. Teoria Testo Traduzione"
La rivista "Ticontre.Teoria Testo Traduzione" ha aperto la call for paper per le tre sezioni fisse del primo numero del 2021 («Ticontre» XV, maggio 2021): Saggi – nei quali trovano posto interventi critici di varia natura –, Teoria e pratica della traduzione – sezione che raccoglie interventi di carattere traduttologico, nonché traduzioni di testi letterari corredate da una nota di commento –, infine la sezione Reprints, la quale ospita testi di grande importanza scientifica e/o per la storia della disciplina non ancora tradotti in italiano o non più reperibili. Chi fosse interessato a sottoporre una proposta per la sezione Saggi o Teoria e pratica della traduzione , dovrà inviare un abstract all’indirizzo proposal@ticontre.org. La proposta di articolo deve contenere il titolo, uno stringato profilo dell’autore (massimo 150 parole), un abstract esteso (minimo 800 parole, massimo 1.200 parole) e una bibliografia di riferimento. All’interno dell’abstract devono essere indicati anche il taglio critico e/o le metodologie che si intendono adottare. Si invitano gli interessati a consultare la presentazione della rivista (link) nella quale sono indicate le aree di interesse di «Ticontre». La scadenza per l’invio degli abstract di proposta è il 27 settembre 2020; la Redazione comunicherà l’esito della valutazione entro il 10 ottobre 2020. Il termine ultimo per inviare gli articoli selezionati sarà il 22 novembre 2020, per essere quindi sottoposti al processo di peer-review, previo vaglio da parte della Redazione.
Nom du contact: 
Redazione rivista "Ticontre. Teoria Testo Traduzione"
Courriel du contact: 
proposal@ticontre.org
Suggéré par: 
Alessandra Visinoni
Courriel: 
alessandraelisa.visinoni@unibg.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
23/07/2020
Date de fin de l'événement: 
27/09/2020
Ville de l'événement: 
Trento
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Site web de référence: 
http://www.ticontre.org/ojs/index.php/t3/announcement/view/29
http://www.ticontre.org/ojs/index.php/t3/index

Annales du patrimoine numéro 20 / 2020

Call for paper for issue 20, 2020 of Journal Annals of Heritage

Résumé de l'annonce: 
La revue "Annales du patrimoine" de l'Université de Mostaganem (Algérie) lance un appel à publications pour le numéro 20 / 2020.
Les chercheurs peuvent soumettre leurs articles dans les disciplines suivantes : - littérature comparée (orientale, occidentale et africaine), - littérature postcoloniale, orientalisme, - littérature mystique, littérature de voyage, littérature maghrébine, - langues, traduction et interculturalité, - patrimoine matériel et immatériel, histoire et civilisation... La revue accepte également des articles de varia en rapport avec le patrimoine. Les chercheurs sont invités à envoyer leurs contributions (le résumé de 15 lignes, l'article de 15 pages maximum et 5 mots-clés, en format Word), au plus tard le 31 juillet 2020, à l'adresse email de la revue : annales@mail.com Le titre, le résumé et les cinq mots-clés doivent être en français et en anglais. Veuillez préciser votre affiliation institutionnelle et votre grade académique si possible. Les propositions d'articles devront respecter les normes de publication de la revue : https://annales.univ-mosta.dz Responsable : Pr Mohammed Abbassa
Nom du contact: 
Mohammed Abbassa
Courriel du contact: 
annales@mail.com
Adresse postale: 
Faculté des lettres et des arts - Université de Mostaganem (27000), Algérie
Suggéré par: 
Mohammed Abbassa
Courriel: 
annales@mail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/07/2020
Ville de l'événement: 
Mostaganem
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
littérature comparée, langue et traduction, mysticisme, histoire, intrculturalité
Site web de référence: 
https://annales.univ-mosta.dz

Les hôtes du hasard: la poésie hodéporique/ Gli ospiti del caso: la poesia odeporica

Revue Semicerchio

Résumé de l'annonce: 
Le numéro 63 de la Revue de Poésie comparée «Semicerchio» (Florence), sous la direction de Michela Landi, avec la collaboration de Sara Svolacchia, propose aux contributeurs le sujet suivant: Les hôtes du hasard: la poésie hodéporique
Le numéro 63 de la Revue de Poésie comparée «Semicerchio» (Florence), sous la direction de Michela Landi, avec la collaboration de Sara Svolacchia, propose aux contributeurs le sujet suivant: Les hôtes du hasard: la poésie hodéporique/ Gli ospiti del caso: la poesia odeporica/ The Guests of Chance: hodeporic poetry Par une formule du poète anglais William Wordsworth nous nous proposons d’étudier le phénomène du «passage» en poésie autant sous l’aspect thématique que formel. Le «pas» en tant qu’unité rythmique et unité de mouvement s’articule en fait à plusieurs niveaux: se traduisant d’abord en schèmes mentaux, il est à l’origine de nombreuses représentations culturelles. Connue aussi sous le nom de «poésie viatique» («viatic poetry»), la poésie hodéporique concerne tout d’abord l’expérience de l’espace, soit par voie directe (voyage à pied) soit par la médiation réelle et imaginaire des moyens de transport. Si dans la tradition gréco-latine et judéo-chrétienne les métaphores du ‘transport’ du sens, très récurrentes, se rattachent à la possibilité d’une transmission du sens, au moyen âge l’écriture est, elle-même, voyage (Curtius), et la plûme le moyen de transport métaphorique élu. L’idée d’une République des Lettres dans le milieu humaniste, où la métaphore du voyage est foisonnante, sembre céder la place, en Europe, à une société ‘classique’, qui associe aux stabilités des formes la primauté de l’idée de permanence. Le mouvement en tant que valeur se repropose, avec ses implications imaginaires, à l’époque des Lumières où le voyage est associé à l’idée de progrès et de formation du sujet. C’est bien sur cette base que le romantisme récupère, par la figure du Wanderer, un certain mysticisme viatique, en l’associant volontiers à la forme libre et ouverte. Cette dernière prépare l’avènement du courant verslibriste, qui se propose d’affranchir la poésie de la prosodie normative, pour récupérer la composante rythimique et pnéumatique inscrite dans le mouvement naturel de la langue. D’autres poètes, à vocation formaliste, vont par contre reconnaître, dans la forme close, la nécessité de l’expérience de la limite, laquelle seule peut porter au niveau de la conscience créatrice le mouvement du corps et de la pensée. Chutes, trébuchements, présence d’obstacles symboliques, se font alors l’expression d’une poétique dysfonctionnelle et critique à la fois. À l’époque industrielle, où triomphe le moyen de transport en tant qu’amplificateur du temps et de la volonté du sujet, le déplacement à pied en vient à acquérir une valeur inédite. Là où le physiologue Balzac revendiquait, par sa «théorie de la démarche» (1833), la paternité d’une science ‘urbaine’, la pratique de la flânerie allait répondre polémiquement à la soustraction du temps subjectif à la loi homorythmique (Barthes) de la production et du dressage social. C’est au début du XXe siècle – au moment même où on exalte la vitesse de l’automobile – que se développe, suite à l’exemple de Walt Whitman, une variante de la poésie hodéporique, connue sous le nom de «poésie déambulatoire» (Bernard), ou «pedestrian poetry». Cette dernière, tout en contemplant la possibilité d’autres moyens de déplacement, valorise l’activité pédestre ouverte, en l’associant au vers libre, et à la suppression de la ponctuation. De la nécessité d’une intéraction harmonique entre sujet et milieu atteste, plus récemment, l’attention portée par de nombreux poètes, pour la plupart redevables du théâtre pulsionnel d’Antonin Artaud, à la lecture performative du texte poétique. Parmi d’autres, Charles Olson relance, dans les années cinquante du XXe siècle, une conception énérgétique de la poésie, où la respiration et le pas de danse accompagne la lecture dynamique du texte. En Italie, les «pensées vagabondes» (pensieri viandanti) d’Italo Testa reproposent aujourd’hui une «poétique de la marche» à travers des occasions de performance collective. Voici, ci-dessous, quelques suggestions thématiques: 1) La poésie hodéporique: de l’époque classique à la poésie déambulatoire moderne et contemporaine 2) Symétries, dissymétries, achronies et abasies: pas et mètre dans la poésie viatique 3) Épiphanies du hasard dans la flânerie métropolitaine Bibliographie essentielle: Giampaolo Nuvolati, L’interpretazione dei luoghi. Flânerie come esperienza di vita, Firenze, FUP, 2013. André Spire, Plaisir poétique et plaisir musculaire. Essai sur l’évolution des techniques poétiques, Paris, Corti,1949. Niccolò Scaffai, Letteratura e ecologia. Forme e temi di una relazione narrativa, Roma, Carocci, 2017. K. Benesch-F. Specq, Walking and the Aestetics of Modernity: Pedestrian Mobility in Literature and the Arts, London, Palgrave Macmillan, 2016. Michel Baglin, Poésie et pesanteur, Villelongue d’Aude, Atelier du Gué, 1984; réed. 1992. Kirk Freudenburg, The Walking Muse: Horace on the Theory of Satire, Princeton Legacy Library, 1992. Pensieri viandanti I: Antropologia ed estetica del camminare, a cura di Italo Testa, Parma, Diabasis, 2008. Pensieri viandanti III. Poetiche del camminare, a cura di Italo Testa, Parma, Diabasis, 2010. Kate North, Charles Olson’s, Projective verse: The Breath and the Line, in Portable Poetry Workshop, edited by Nigel Mc Loughlin, London, Palgrave-Macmillan Publishers, 2017, pp. 201-207. --------------------------------------------------------- Modalité de soumission des contributions: Les résumés, rédigés en anglais, français, italien, espagnol, allemand, sont à envoyer à: semicerchiorpc@libero.it avant le 30 juin 2020. Réponse de la part du comité avant le 15 juillet. Les contributions, qui ne dépasseront pas les 30.000 caractères espaces compris, seront remises en format word avant le 30 septembre 2020.
Nom du contact: 
Michela Landi
Suggéré par: 
Michela Landi
Courriel: 
michela.landi@unifi.it
semicerchiorpc@libero.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/06/2020
Ville de l'événement: 
Pisa
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
poésie hodéporique; poésie déambulatoire
Site web de référence: 
http://semicerchio.bytenet.it/notizia.asp?id=1186

La désuétude au carrefour des savoirs

Résumé de l'annonce: 
Colloque 18 et 19 mars 2021 à Meknès
L’Université Moulay Ismail en collaboration avec l’Université de Lorraine et l’Association Marocaine des Etudes Lexicographiques Colloque international « La désuétude au carrefour des savoirs » 18 et 19 Mars 2021 à Meknès 2ème appel à communication Argumentaire Au sens propre, la désuétude désigne la sortie d’usage, d’un mot, d’une expression ou de leur référent, mental ou réel. Au sens technique, c’est un processus qui rend un mot/une expression ou une pratique in-opérationnelle dans le tissu communicatif et culturel d’un groupe linguistique bien déterminé. Complexe, long et plutôt inconscient, le processus de désuétude a, le plus souvent, des origines obscures : On ne sait pas pour quelle raison un mot/une pratique tombent définitivement en désuétude et pas d’autres. Ce phénomène pourrait frapper divers secteurs de la société : les noms propres, les slogans, les expressions quotidiennes, mais aussi les concepts et les pratiques culturelles ainsi que leurs connotations (l’ensemble de pratiques et d’habitudes d’une société d’ordre culturel, juridique, politique…) (J. RICHARD : 1990 ; M. C. JONES : 1998 ; F. BALLE : 1999 ; Ph. MINARD : 2002 ; A. TOURAINE : 2007 ; J. HAMEL :2012 ; L. GUERAUD : 2014 ; F. JOIGNOT : 2015 …) Aussi, notre questionnement portera sur les conditions linguistiques, cognitives et socioculturelles qui rendent un mot, une expression, un fait social… désuets et donc incapables de remplir la fonction communicative, sociale et pragmatique qui est la leur. Le phénomène inverse consiste à revivifier des mots morts, des habitudes et des pratiques délaissées, à les faire réintégrer dans l’usage communicatif et social, notamment grâce à la néologie sémantique en tant que processus de renouvellement de la langue. Celle-ci consiste à prendre un mot désuet et le revivifier en lui accordant une nouvelle signification/extension/restriction. Les mass médias actuels modernes - presse, radio, télévision, cinéma, réseaux sociaux- connaissent bien ce phénomène ; leurs actions néologiques, exercée presque quotidiennement, méritent d’être explorées. Notre colloque a pour but de réunir des chercheurs de différentes disciplines, intéressés par ces problématiques gravitant autour de « la désuétude » ; et ceci dans une perspective pluridisciplinaire. À travers cette rencontre, nous souhaitons apporter des éléments de réponse à ces questions :  Peut-on préciser à partir de quel moment on considère comme désuets un mot/une expression/ une pratique/ une référence…?  Quel est le rôle des philologues/des lexicologues/des critiques littéraires, qui voient de mauvais œil l’emploi des mots surannés, dans le processus de leur désuétude/revivification ?  Quels sont les facteurs linguistiques, socioculturels, politiques… qui décident (ou pas) de la désuétude d’un mot, d’une expression et de leurs connotations socioculturelles politiques et juridiques ?  A quel moment une société, une communauté, une culture laissent-elles tomber des mots, des habitudes, des valeurs, des dogmes, des représentations, des lois et mêmes des idéologies … et pour quelle raison? Axes du colloque : A. Axe lexical : Dans cet axe, nous interrogerons, principalement, les dictionnaires et lexiques (arabes, français ou d’autres langues) contemporains afin de voir comment ont-ils traité les mots dépassés ? Les ont-ils consignés ou définitivement écartés du corpus officiel ? Nous pourrions aussi traiter des mots/ locutions, qui ne remplissent plus leur fonction référentielle. La dimension diachronique importe ici : A partir de quelle date/fait/ événement, les « autorités linguistiques et culturelles » considèrent que le mot est désuet ? B. Axe terminologique : cet axe portera sur la désuétude des vocabulaires de spécialité (termes) face aux différentes métamorphoses du monde. Les propositions de contribution peuvent concerner tous les domaines de connaissance qui relèvent des sciences exactes et des technologies. Les études peuvent porter sur : - Les dictionnaires spécialisés ; - Les banques de données terminologiques ; - Les classifications, les thesaurus ; - Les dictionnaires informatiques (CD/DVD) - Les glossaires informatiques . C. Axe culturel : Ce volet concerne la désuétude d’un référent/un objet/ ou un acte qui n'existe plus/a cessé d'être fabriqué/utilisé/ connu, et ce à l’instar de : - La désuétude des habitudes alimentaires ; - La désuétude des représentations sociales ; - La désuétude des méthodes pédagogiques et de l’enseignement ; - La désuétude des lois dans le domaine juridique et leur expression terminologique ; - La désuétude des habitudes vestimentaires et de la mode … D. Axe formel : Cet aspect se rapporte aux procédés linguistiques et cognitifs, plutôt formels, aux stratégies implicites de la traduction des mots désuets, celles de la restitution de sens, dans une langue étrangère, aux grilles psychosociologiques qui interviennent pour rendre une pratique, une habitude, une représentation, un mot désuets, aux conditions linguistiques (lexicales, sémantique, phonétiques, morphologiques…) psychologique, sociologique, juridique et politique qui favorisent ce phénomène. Les propositions de contributions peuvent concerner un (ou plusieurs) des corpus suivants : - Les dictionnaires contemporains - Les textes juridiques - Les médias sociaux - Les textes littéraires Les communications consacrées à la manière dont les écrivains de toutes disciplines confondues présentent le concept de « la désuétude » des mots, des valeurs, des représentations sociales, des dogmes et des idéologies, seront les biens venus. Les communications qui traiteront la « désuétude » en rapport avec la mémoire individuelle et la mémoire collective à travers les œuvres littéraires et artistiques de tous mouvements confondus (les textes autobiographiques ou fictionnels (l’époque coloniale), la littérature maghrébine (postcoloniale), la littérature de jeunesse…) seront aussi appréciées. Bibliographie ALVES, I. M.(2016) As denominações da crise econômica mundial no entrecruzamento da Economia e da Medicina. Filologia e Linguística Portuguesa (Online), v. 18, p. 43-67. ALVES, I. M. (2004) Neológismo. Cráçáo lexical, Sao Paulo : Atica ALVES, I. M. (Org.) (2001). Glossário de termos neológicos da economia. Cadernos de Terminologia, v. 3. 2. ed. São Paulo: Humanitas. BALLE F. (1999), Médias et sociétés. Presse, édition, internet, radio, cinéma, télévision, télématique, cédéroms, DVD, réseaux multimédias, Montchrestien. BEN ELAZMIA, N. (2019) « Le néologisme dans le vocabulaire politique arabe : processus de créativité et de lexicalisation » in Discours politique arabe : contraintes de traduction et de terminologie, (ouvrage collectif), Nancy, P. U.N., Editions Universitaires de Lorraine. CABRE, Maria Teresa (1998) : La terminologie, théorie, méthodes et applications. Ottawa : Presses de l’Université d’Ottawa FOURNIER M. (dir.), Knowledge, Communication & Creativity, Londres, Sage Publications. FRANQUESA E. (2000) «La Innovació terminològica i l’actualització de la llengua», La Neologia en el tombant del segle: I Simposi sobre neologia. diciembre de 1998, Institut de Lingüístic Aplicada, Universitat Pompeu Fabra. GAIDDENS A. (1994), Les Conséquences de la modernité, Paris, Éditions l’Harmattan. GAUDIN, François (2003) : Socioterminologie : une approche sociolinguistique de la terminologie. Bruxelles : De Boeck/Larcier/Duculot. GUERAUD L. (2014), La désuétude : entre oubli et mort du droit ? Presses Universitaires de Limoges – Pulim ; Collection : Cahiers de l'Institut d'Anthropologie Juridique. HAMEL J., « La sociologie doit-elle changer afin de pouvoir étudier les sociétés en continuel changement ? », Sociologie[En ligne], URL : http://journals.openedition.org/sociologies/4143 JOIGNOT F.(15 Octobre 2015) La « chienlit », histoire d’un mot de Rabelais à Sarkozy, Le Monde. KHLFALLAH N. (2019) Discours politique arabe : contraintes de traduction et de terminologie, Nancy, P. U.N. , Editions Universitaires de Lorraine LATOUR B. (2006), Changer de société – Refaire de la sociologie, Paris, Éditions La Découverte. OGDENS ET RICHARD (1923), The Meaning of the Meaning, London, Kegan Paul. MINARD Ph. et al. (2002) Histoire et anthropologie, nouvelles convergences ?Dans Revue d’histoire moderne & contemporaine 5 (no49-4bis), pages 81 à 121. RICHARD, J. (1990) Anthropologie religieuse et théologie. Laval théologique et philosophique, 46 (3), 383–402. https://doi.org/10.7202/400559ar. SALES A. et MARCEL F. (dir.) (2007), Knowledge, Communication and Creativity, Sage Publications, Thousand Oaks/Londres. TOURAINE A. (2007), Penser autrement, Paris, Éditions Fayard. TOURAINE A. (2005), Un nouveau paradigme. Pour comprendre le monde d’aujourd’hui, Paris, Éditions Fayard. URY J. (2007), Sociologie des mobilités. Une nouvelle approche pour la sociologie ?Paris, Éditions Armand Colin. URY J. (2005), « Mobilities, Networks and Communities », dans SALES A. &FOURNIER A. (dir.), Knowledge, Communication & Creativity, Londres, Sage Publications, pp. 67-76. Calendrier et modalités de soumission Vous pouvez envoyer des propositions de communication en arabe en français ou en anglais conjointement aux adresses suivantes : colloque_meknes2016@yahoo.fr et nejmid@gmail.com La communication orale pourra avoir lieu en arabe en français ou en anglais. Nous vous prions de respecter ces normes : - Nom et prénom, affiliation(s) académique(s) de l’auteur ; - Titre de la communication, mots-clés (5 maximum) et bibliographie sommaire ; - Positionnement par rapport aux axes de l’appel à communication : Axe A, B, C.D ; - Résumé court de 500 mots. Dates importantes : Date limite de soumission : 30 septembre 2020 Notification aux auteurs : Octobre 2020 Date du colloque : 18 et 19 Mars 2021. Comité d’organisation : Nadia BEN ELAZMIA (Université Moulay Ismail, Meknès, Maroc); Nejmeddine KHALFALLAH (Université de Lorraine, France) ; Mohamed BENNASER (Université Moulay Ismail, Meknès, Maroc) ; Abdelghani ABOULAAZM (Université Ain choq, Maroc) Omar MEHDIOUI (Université Moulay Ismail, Meknès, Maroc). Latifa BENAZZI (Université Moulay Ismail, Meknès, Maroc) Comité scientifique : Abdelghani ABOULAAZM (Université Ain choq, Maroc) Abdellatif KIDAI (Université Mohammed V, Rabat) Abdelkarim BELHAJ (Université Mouhamed V, Rabat) Ali FELLOUS (Université Moulay Ismail, Meknès, Maroc) Anouar BENMSILA (Université Moulay Ismail, Meknès, Maroc) Catherine DELESSE (Université de Lorraine, France). El-Mostapha ABOUHASSANI (Université Moulay Ismail, Maroc) Fadi JABER (Université de Lorraine, France) Hamid DAMOUM (Université Moulay Ismail, Meknès, Maroc) Hela NEJJAR (Université de Balamand, Liban) Ieda MARIA ALVES (Université de Sao Paulo, Brésil) Isabelle BILLO (Université de Lille, France) Joana LUCAS (Université Nouvelle de Lisbonne, Portugal) Laurence DENOOZ (Université de Lorraine, France) Loïc BIENASSIS (Université de Tours, France) Maria NASR (Université de Balamand, Liban) Micaela ROSSI (Università di Genova, Italie) Mohamed BENNACER (Université Moulay Ismail, Meknès, Maroc) Mohammed BERNOUSSI (Université Moulay Ismail, Meknès, Maroc) Nadia BEN ELAZMIA (Université Moulay Ismail, Meknès, Maroc) Nejmeddine KHALFALLAH (Université de Lorraine, France) Nevine SARWAT (Université d’Alexandrie, Egypte) Omar MEHDIOUI (Université Moulay Ismail Meknès, Maroc) Ousmane NDIOGOU THIAW (Université cheikh anta Diop de Dakar, Sénégal) Sylvie CAMET (Université de Lorraine-France).
Nom du contact: 
Nadia Ben Elazmia
Courriel du contact: 
nbenelazmia@yahoo.fr
Adresse postale: 
Université Moulay Ismail, Meknes, Maroc
Suggéré par: 
Pr. Nadia Ben Elazmia
Courriel: 
nbenelazmia@yahoo.fr
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/09/2020
Ville de l'événement: 
Meknes (Maroc)
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
la désuétude, culture, langue, société

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