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Linguistica

Projet Néofix : premières observations et pistes de réflexion pour une analyse critique des néologismes désignant des solutions au changement climatique

Riassunto dell'annuncio: 
Seminario di Pauline Bureau dell’Università Paris Nanterre, attualmente visiting researcher presso l'Università di Napoli Parthenope.
Il seminario, nell’ambito di un progetto di ricerca post-doc finanziato dall’Académie Française, dal titolo “Le projet Néofix: premières observations et pistes de réflexion pour une analyse critique des néologismes désignant des solutions au changement climatique”, si terrà in presenza e a distanza il 12 dicembre 2024 dalle ore 11:30 alle ore 13:00 (vedere locandina)
Nome del contatto: 
Silvia Domenica Zollo
Email del contatto: 
silvia.zollo@uniparthenope.it
Indirizzo postale: 
Univ. di Napoli Parthenope, via G. Parisi, 13 - Napoli
Segnalato da: 
Silvia Domenica Zollo
Email: 
silvia.zollo@uniparthenope.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
12/12/2024
Data di fine dell'evento: 
12/12/2024
Città dell'evento: 
Università di Napoli Parthenope, Napoli
Tipo di evento: 
Séminaires et conférences
Categoria principale: 

Discours institutionnels entre extrémisation et réparation

Riassunto dell'annuncio: 
Discours institutionnels entre extrémisation et réparation
Le colloque vise à interroger les changements radicaux des pratiques discursives des et autour des institutions qui se caractérisent par une prolifération de récits extrémistes ciblant les membres les plus fragiles (ou fragilisés) de la société. Peut-on identifier des traces d’un processus d’extrémisation dans les discours institutionnels ? Et comment les discoursinstitutionnels (de divers types : scolaire, juridique, administratif, scientifique, médical...) font-ils face aux récits extrémistes quotidiens qui se propagent de manière souvent incontrôlée ? Ces deux dynamiques – la production de récits extrémistes à partir de positions institutionnelles, et les contre-récits institutionnels qui peuvent contrer les discours extrémistes – seront analysées à travers la mise à jour des stratégies énonciatives, discursives et rhétoriques-argumentatives.
Nome del contatto: 
Paola Paissa
Email del contatto: 
paola.paissa@unito.it
Indirizzo postale: 
Corso Unione Sovietica 218 bis
Segnalato da: 
Paola Paissa
Email: 
paola.paissa@unito.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
03/12/2024
Data di fine dell'evento: 
04/12/2024
Città dell'evento: 
GENOVA
Tipo di evento: 
Colloques
Categoria principale: 
Parole chiave: 
ANALYSE DISCOURS - DISCOURS INSTITUTIONNELS - DISCOURS EXTREMISTES

Congrès international « Enseigner la langue à travers la traduction »

Perspectives franco-italiennes et multilinguisme entre Renaissance et Ère numérique

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Le colloque vise à créer un espace d’échange multidisciplinaire, invitant les chercheurs à enrichir la discussion sur l’enseignement des langues à travers la traduction. Il promet d’apporter des éclairages nouveaux sur les pratiques d’enseignement, les technologies éducatives, et les approches culturelles et linguistiques, de la Renaissance à l’ère numérique.
ENSEIGNER LA LANGUE À TRAVERS LA TRADUCTION Perspectives franco-italiennes et multilinguisme entre Renaissance et Ère numérique MODE HYBRIDE 21-22 novembre 2024 Ferrare, Château d’Este Salle “Imbarcadero 2” Responsables scientifiques Daniele Speziari (Università di Ferrara, PI PRIN) Riccardo Raimondo (Università di Catania, Co-PI PRIN) Zuzana Toth (Universität Basel / Università di Modena) Anna Raimo (Università di Bologna) Comité d’organisation Vera Gajiu, Luca Elfo Jaccond, Francesco Laurenti, Anna Raimo, Riccardo Raimondo, Daniele Speziari, Zuzana Toth
Nome del contatto: 
Riccardo Raimondo
Email del contatto: 
riccardo.raimondo@unict.it
Segnalato da: 
Riccardo Raimondo
Email: 
riccardo.raimondo@unict.it
daniele.speziari@unife.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
21/11/2024
21/11/2024
Data di fine dell'evento: 
22/11/2024
Città dell'evento: 
Ferrare
Tipo di evento: 
Colloques
Categoria principale: 
Parole chiave: 
traductologie, didactique des langues
Sito web di riferimento: 

Dictionnaires et métaphore

Riassunto dell'annuncio: 
Dans le cadre des Dictionary Days de l’Université Catholique du Sacré Cœur de Milan, cette journée rassemblera les membres du Do.Ri.F. "Lexique(s), lexicographie et phraséologie" autour d’un thème commun : la question de la présence des dénominations métaphoriques dans le dictionnaire, qu’il s’agisse d’unités simples ou multilexémiques non libres, sera abordée dans la lexicographie monolingue et bilingue, générale et spécialisée, sur papier et électronique, dans une perspective aussi bien synchronique que diachronique.
Giornata di Studi « Dictionnaires et métaphore » 8 novembre 2024 Università Cattolica del Sacro Cuore di Milano Dipartimento di Scienze Linguistiche e Letterature Straniere Responsabile dei Dictionary Days : Laura Balbiani Responsabile della Giornata di studi : Michela Murano Programma 9.30 Accoglienza e Saluti 10.00 - 10.30 Micaela Rossi (Università degli Studi di Genova) : Le traitement des métaphores scientifiques dans les dictionnaires généraux 10.30 – 11.10 Michela Murano (Università Cattolica del Sacro Cuore) e Cosimo De Giovanni (Università degli Studi di Cagliari) : Marquage sémantique et traitement de la phraséologie dans les dictionnaires anciens monolingues et bilingues français -italien Pausa caffé 11.30 - 12.00 Michela Tonti (Università degli Studi di Bergamo): Les noms de marque avec extension métaphorique dans les dictionnaires collaboratifs 12.00 - 12.30 Mariangela Albano (Università degli Studi di Cagliari): Métaphores et dictionnaires. Pour une approche épistémique du métalangage lexicographique Pausa pranzo Ateliers 14.30 – 15.30 Maria Domenica Lo Nostro (Università degli Studi di Salerno): Du papier à l’écran : une typologie des dictionnaires contemporains (mono- et bilingues) 15.30 - 16.30 Marie-Denise Sclafani (Università degli Studi di Palermo) : Les dictionnaires spécialisés
Nome del contatto: 
Michela Murano
Email del contatto: 
michela.murano@unicatt.it
Indirizzo postale: 
Via Nirone 15, Aula NI.110, Milano
Segnalato da: 
Michela Murano
Email: 
michela.murano@unicatt.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
08/11/2024
Data di fine dell'evento: 
08/11/2024
Città dell'evento: 
Milano
Tipo di evento: 
Séminaires et conférences
Categoria principale: 
Sottocategoria: 
Parole chiave: 
lexicographie monolingue; lexicographie bilingue; métaphore; dictionnaires collaboratifs; dictionnaires spécialisés

La cause écologique par le langage

Discours, lexique et traduction en action

Riassunto dell'annuncio: 
Ce numéro de Synergies Italie se propose d’explorer les différentes formes d’expression et de revendication de la cause écologique, regroupant chercheuses et chercheurs venant d’horizons différents (linguistes, analystes du discours, lexicologues, terminologues, traducteurs, littéraires, etc.).
SYNERGIES ITALIE Revue du GERFLINT Groupe d’Études et de Recherches pour le Français Langue Internationale Revue française en partenariat avec la Fondation Maison des Sciences de l’Homme de Paris (FMSH) ISSN 1724-0700 ; ISSN en ligne 2260-8087 http://gerflint.fr/synergies-italie APPEL À CONTRIBUTIONS POUR LE N°22/2026 Date limite de soumission des résumés : 15 janvier 2025 La revue Synergies Italie, revue francophone indexée dans de nombreuses bases de revues scientifiques dont ERIH PLUS, Scopus et Anvur lance un appel à contributions pour la publication du n° 22 sur le thème suivant : La cause écologique par le langage : discours, lexique et traduction en action Numéro coordonné par Silvia Domenica Zollo (Università di Napoli Parthenope, Italie) et Claire-Emmanuelle Nardone (Università di Torino, Italie) La cause écologique a souvent eu une place à part dans le paysage des contestations. Confinée à quelques cénacles dans les années 1970-1980, elle est devenue un sujet central du débat public actuel, comme en témoignent la multiplication des collectifs et des mouvements écologistes (recouvrant les associations environnementalistes et naturalistes) et l’augmentation des revues, des ouvrages, des rapports et des espaces de discussion qui y sont consacrés (ADEME, 2016 ; Libaert, 2016 ; Berlan, Carbou & Teulières, 2022 ; Comby, 2022 ; Bergamo 2022 ; Deléage & Descolonges, 2022). La cause écologique offre – par la dispersion des lieux où elle se déploie – un panorama très complexe : les inégalités socio-environnementales entre le Nord et le Sud continuent de s’accentuer, la perte de la faune et de la flore s’accélère à un rythme alarmant, la consommation énergétique augmente et le scénario d’effondrement (i.e. sixième extinction de masse, sécheresse et baisse des niveaux d’eau, catastrophes naturelles et événements météorologiques extrêmes, etc.), exposé dès 1972 dans le rapport Meadows (Meadows D. H., Meadows D. L., Randers & Behrens, 1972), est largement entamé. En réaction à l’urgence des enjeux climatiques et environnementaux, plusieurs formes de mobilisation écologique se sont développées ces dernières années et ne cessent de se diversifier dans leurs modes d’action pour faire réagir l’opinion publique et les décideurs politiques et économiques les plus influents. De tradition plus récente que les autres luttes sociales, les mobilisations écologiques du XXIe siècle se caractérisent par un renouveau de la conflictualité tant sur le plan pratique (i.e. actions directes ou en justice, ZAD, etc.) qu’idéologique (i.e. oppositions au capitalisme et à son verdissement, écoféminisme, justice environnementale, climatique, océanique, antispécisme, etc.), à tel point que des clivages surgissent au sein même du mouvement entre des écologies qui seraient qualifiées d’anticapitalistes, antispécistes, bourgeoises, capitalo-compatibles, de façade, de rupture, populaires, etc. On assiste à la naissance d’organisations et mouvements, tels Alternatiba, l’Affaire du Siècle, Extinction Rébellion, Dernière Rénovation, Pour un réveil écologique, Climate Save Movement, Sea Shepherd – pour n’en citer que quelques-uns – qui embrassent la cause écologique d’une manière très hétérogène et traduisent de profondes reconfigurations sur les plans éthique, politique, idéologique, social et langagier. Elles empruntent parfois des voies modérées (i.e. militantisme existentiel et militantisme écospirituel – Guattari, 2013 ; Albrecht, 2020) ou d’autres bien plus radicales comme la désobéissance civile (Hayes & Ollitrault, 2013) et les actions juridiques relatives aux crimes climatiques et environnementaux. À titre d’exemple, les mobilisations menées au nom de la planète Terre ou des « générations futures » se différencient de celles qui s’opposent aux dominations de genre, de race ou de classe sur le terrain écologique (Alier, 2014 ; Ferdinand, 2019). Les premières, plutôt expertes et soutenues par des militants appartenant aux classes supérieures, sont constamment confrontées à des actions de résistance qui alimentent une forme de récupération de la critique écologique par les mondes de l’économie et de la politique. Elles sont alors de plus en plus caractérisées par des prises de position plus conflictuelles qui favorisent le lien avec d’autres mouvements militants et sociaux. Les secondes, enracinées dans d’autres luttes sociales, sont portées par des militants qui se battent contre la monopolisation de l’enjeu écologique par un seul groupe et considèrent cette cause comme un moyen pour améliorer les conditions d’existence des catégories défavorisées (i.e. animaux, femmes, peuples autochtones, réfugiés climatiques, etc.). (Larrère, 2017, 2023 ; Kerbrat-Orecchioni, 2023). L’hétérogénéité de la cause écologique et ses récentes évolutions nous invitent à décentrer le regard, en examinant les mobilisations non seulement du point de vue de leurs intérêts sociaux et de leurs causes, mais aussi des « grammaires » idéologiques et des dynamiques langagières que ses acteurs mettent en place dans la construction des discours sur la cause écologique. Le processus cognitif d’élaboration linguistique de la cause représente une étape fondamentale dans les engagements militants écologiques et vise notamment à mettre en langage la contestation, c’est-à-dire à construire de nouveaux termes, de nouveaux concepts, de nouveaux genres, de nouvelles perceptions et/ou interprétations associées au combat à défendre (Kerbrat-Orecchioni, 2021). Cette opération, décomposable dans la célèbre trilogie « nommer, blâmer, revendiquer » (Felstiner, Abel & Sarat, 1980), consiste à nommer le problème à résoudre, à identifier les causes pour blâmer un coupable et, enfin, à réclamer des changements à travers un ensemble de revendications et d’actions (Bacot, Rémi-Giraud & Bonnet, 2024). Dans une époque de tensions sociales et politiques, en quoi, comment et selon quelles modalités les acteurs (i.e. militants, citoyens, politiques, associatifs, collectifs, écrivains, philosophes, etc.) participent-ils à la construction des discours sur la cause écologique ? Comment se façonnent et se polarisent les opinions et les positionnements idéologiques ? Par quelles spécificités discursives, énonciatives, lexicales et terminologiques ? Si les travaux portant sur les mots et les discours de l’écologie et de l’environnement sont bien nombreux en sciences du langage (Vargas, 2016 ; Fløttum, 2017 ; Bonnet & Geslin, 2019 ; Rakotonoelina & Reboul-Touré, 2020 ; Balnat & Gérard, 2022 ; Zollo, 2022 ; Hamon & Paissa, 2023 ; Altmanova, Cartier & Zollo, 2024), la question de la cause écologique et de ses nouvelles formes de mobilisation discursive sont, à notre connaissance, encore peu documentées. Ce numéro de Synergies Italie se propose d’explorer les différentes formes d’expression et de revendication de la cause écologique, regroupant chercheuses et chercheurs venant d’horizons différents (linguistes, analystes du discours, lexicologues, terminologues, traducteurs, littéraires, etc.). Il s’inscrit dans le champ pluridisciplinaire des humanités écologiques et veut mobiliser toutes les sciences humaines et sociales, allant de la linguistique à la littérature et à la critique des textes, en passant par les outils théorico-méthodologiques offerts par l’analyse du discours, la rhétorique, la lexicologie, la terminologie, la traduction et le traitement automatique des langues. L’objectif est d’explorer et de documenter le processus et les pratiques linguistiques de la cause écologique, afin de rendre compte des différentes formes d’engagement des citoyens et des acteurs de tout type. Les contributions pourront s’inscrire dans un ou plusieurs axes suivants (liste non exhaustive) : • Axe 1. Dimension discursive et pragmatique : cet axe porte sur les formes et les modalités de mise en discours (Charaudeau, 2016) de la cause écologique. Quels sont les types de discours déployés en matière écologique (i.e. discours incitatif, d’engagement, polémique, spécialisé, scientifique, etc.) par les activistes ? Quelles sont les stratégies argumentatives, narratives, rhétoriques, verbales et visuelles auxquelles ont recours les militants ? L’interrogation peut également s’ouvrir à des questionnements portant sur la performativité des discours d’engagement et leurs conséquences socio-politiques, la portée idéologique, l’ethos collectif (Amossy & Orkibi, 2021), l’articulation des dimensions individuelle et collective de l’écologie dans ses composantes pragmatiques, énonciatives, macrostructurelles, intertextuelles, transtextuelles (Adam, 2017) ou en termes de positionnement à travers la circulation de formules et de leur réinvestissement (Krieg-Planque, 2009). • Axe 2. Dimension lexicale et terminologique : l’analyse du discours de la cause écologique permet d’observer un certain nombre d’unités lexicales et terminologiques nouvelles introduites pour désigner de nouveaux phénomènes ou de nouveaux concepts ayant un rôle bien précis : décrire et saisir l’ampleur de l’urgence face aux changements écologiques, créer des « termes-catastrophes » pour mieux guider l’action et inviter les êtres humains à tisser de nouveaux liens avec le vivant. Cet axe concerne l’identification et l’analyse des terminologies émergentes dans les discours de la cause écologique (i.e. écoféminisme, blacklash écologique, justice climatique, justice environnementale, écologie décoloniale, crime environnemental, écosophie, topophilie, etc.) qui fait abondamment usage de la néologie (Sablayrolles, 2019) et de la néonymie (Humbley, 2018). Quels sont les procédés de formation privilégiés dans les discours sur l’écologie militante ? Existe-t-il des genres discursifs et/ou des communautés de locuteurs (experts vs profanes) plus néologènes que d’autres ? Quels sont les facteurs linguistiques et extralinguistiques susceptibles de favoriser l’introduction d’unités lexicales ou terminologiques nouvelles dans ce domaine ? Il s’agira d’étudier les matrices lexicogéniques des néologismes et/ou néonymes et d’interroger leur diffusion dans les discours écologistes. Dans une perspective lexicographique, il serait également intéressant d’analyser leur niveau de lexicalisation dans les dictionnaires et les bases de données terminographiques et d’en étudier la réception auprès des institutions, telles que la DGLFLF, l’OQLF, etc. • Axe 3. Dimension traductive et traductologique : La traduction et la traductologie jouent sans aucun doute un rôle fondamental dans les discours écologiques et environnementalistes. La réflexion peut être développée le long de plusieurs axes, tels que la fonction de la traduction dans la sphère écologique contemporaine et passée ; l’eco-translation (Cronin, 2017 : Constantinescu & Regattin, 2020), l’eco-translatology (Hu, 2021), la traduction activiste, la traduction « lente » (Colón Rodríguez, 2019), la traduction de textes écologiques (i.e. textes de divulgation, documentaires, histoires naturelles, autobiographies écologiques, etc.), l’analyse des enjeux communicationnels et argumentatifs du discours écologique dans le passage d’une langue-culture à l’autre et la naissance des écogenres (i.e. éco-fiction, science-fiction, fiction climatique, idylle, poésie pastorale, littérature de voyage, etc.). D’autres propositions pourront également concerner le rapport entre traduction et technologies, à partir de la notion d’extractivisme (issue du domaine environnemental) (Talbot, 2022) pour entamer des réflexions critiques sur l’extraction massive des données de traduction ou encore sur les concepts de traduction augmentée (Mihalache, 2021) et écologie machinique (Guattari, 1989) qui suggèrent une reconfiguration éthique et responsable du lien entre traduction et machine. Les caractéristiques langagières du discours de la cause écologique pourront être étudiées à travers la diversité de ses manifestations : discours oral, discours de langue générale ou de spécialité, débats médiatiques et institutionnels, plaidoyers, pratiques discursives en contexte numérique, slogans, dispositifs scénographiques, pancartes, formules, formes d’artivisme, écrits divers dont œuvres de divulgation, littéraires, cinématographiques, etc. « Les contributions porteront sur le français ou l’italien ou bien sur les deux langues en perspective comparative ou contrastive ». Références Adam, J.-M. (2017). Les textes, types et prototypes. Paris : Armand Colin. ADEME, Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (2016). Changer les comportements, faire évoluer les pratiques sociales vers plus de durabilité. L’apport des sciences humaines et sociales pour comprendre et agir [rapport]. Albrecht, G. (2020). Les émotions de la Terre. Des nouveaux mots pour un nouveau monde. Paris : Les Liens qui Libèrent (traduit de l’anglais par C. Smith). Alier, J. M. (2014). L’écologisme des pauvres. Une étude des conflits environnementaux dans le monde. Paris : Les Petits Matins. Altmanova, J., Cartier, E. & Zollo, S. D. (dir.) (2024). « Variation terminologique et innovations lexicales dans le domaine de la biodiversité et du changement climatique ». Repères-DORIF, 2. Amossy, R. & Orkibi, E. (dir.) (2021). Ethos collectif et identités sociales. Paris : Classiques Garnier. Bacot, P., Rémi-Giraud, S. & Bonnet, V. (2024). « Le politique n’existe que par le langage ». Mots. Les langages du politique, 134, pp. 181-189. Balnat, V. & Gérard, C. (dir.) (2022). « Néologie et environnement ». Neologica, 16, Paris : Classiques Garnier. Bergamo, J. N. (2022). Marxismo ed ecologia. Origine e sviluppo di un dibattito globale. Verona : Ombre Corte. Berlan, A., Carbou, G. & Teulières, L. (dir.) (2022). Greenwashing. Manuel pour dépolluer le débat public. Paris : Seuil. Bonnet, V. & Geslin, A. (dir.) (2019). « Les mots de l’écologie, 25 ans après. Circulation des discours et des notions ». Mots. Les langages du politique, 119. Charaudeau, P. (2016). « Le discours doit être analysé en rapport avec les dispositifs de mise en scène ». Mots. Les langages du politique, 111. Colón Rodríguez, R. E. (2019). « A complex and transdisciplinary approach to slow collaborative activist translation », in Marais, K. & Meylaerts, R. (eds.), Complexity Thinking in Translation Studies, London: Routledge, pp. 152-179. Comby, J.-B. (2022). « Un éthos pondérateur. Adoucir et filtrer la critique écologique, l’ouvrir au capitalisme. Et vice versa ». Actes de la recherche en sciences sociales, 241, pp. 74-91. Constantinescu, M. & Regattin, F. (dir.). (2020). « Écologie et traduction, écologie de la traduction ». Atelier de traduction, 33-34. Cronin, M. (2017). Eco-translation. Translation and Ecology in the Age of the Anthropocene. London : Routledge. Deléage, J.-P. & Descolonges, M. (dir.) (2022). « Penser les effondrements. Critiques d’un récit dominant ». Écologie & Politique, 64. Felstiner, W. L. F., Abel, R. L. & Sarat, A. (1980). « The emergence and transformation of disputes: Naming, blaming, claiming », Law & Society Review, 15, n. 3-4, pp. 631-654. Ferdinand, M. (2019). Une écologie décoloniale : penser l’écologie depuis le monde caribéen. Paris : Seuil. Fløttum, K. (2017). The Role of Language in the Climate Change Debate. New York : Routledge. Guattari, F. (1989). Les trois écologies. Paris : Galilée. Guattari, F. (2013). Qu’est-ce que l’écosophie ?. Paris : Éditions Lignes. Hamon, Y., & Paissa, P. (dir.) (2023). Discours environnementaux. Convergences et divergences. Roma : Aracne. Hayes, G. & Ollitrault, S. (2013). La désobéissance civile. Paris : Presses de Sciences Po. Hu, G. (2021). Eco-Translatology. Towards and Eco-paradigm of Translation Studies. Singapore : Springer. Humbley, J. (2018). La néologie terminologique. Limoges : Lambert-Lucas. Kerbrat-Orecchioni, C. (2021). Nous et les autres animaux. Limoges : Lambert-Lucas. Kerbrat-Orecchioni, C. (2023). « Ce ne sont que des animaux ». Le spécisme en question. Paris : Le Pommier. Krieg-Planque, A. (2009). La notion de ‘formule’ en analyse du discours. Cadre théorique et méthodologique. Besançon : Presses Universitaires de Franche-Comté. Larrère, C. (2017). Les inégalités environnementales. Paris : P.U.F. Larrère, C. (2023). L’écoféminisme. Paris : Éditions La Découverte. Libaert, T. (2016). La communication environnementale. Paris : CNRS éditions. Meadows, D. H., Meadows, D. L., Randers, J. & Behrens, W. W. (dir.) (1972). Halte à la croissance ? Enquête sur le Club de Rome, Paris : Fayard (traduit de l’anglais par J. Delaunay). Mihalache, I. (2021) « Human and Non-Human Crossover: Translators Partnering with Digital Tools » Desjardins, R., Larsonneur, C. & Lacour, P. (dir.), When Translation Goes Digital: Case Studies and Critical Reflections, New York: Springer, pp. 19-43. Morin, E. (2021). L’entrée dans l’ère écologique. Éditions de l’Aube. Rakotonoelina, F. & Reboul-Touré, S. (dir.) (2020). « La biodiversité en discours : communication, transmission, traduction. Les Carnets du Cediscor, 15. Sablayrolles, J.-F. (2019). Comprendre la néologie. Conceptions, analyses, emplois. Limoges : Lambert-Lucas. Talbot, A. (2022). « La traduction entre extractivisme et ‘écologie machinique ». Forum. Revue internationale d’interprétation et de traduction, 20/1, pp. 158-175. Vargas, E. (dir.) (2016). « Entre discours, langues et cultures : regards croisés sur le climat, l’environnement, l’énergie et l’écologie ». Le discours et la langue. Revue de linguistique française et d’analyse du discours, 8 (2). Zollo, S. D. (2022). « Les néologismes de Glenn Albrecht face au changement écologique : entre créativité lexicale et bouleversement émotionnel ». Neologica, 16, Paris : Classiques Garnier, pp. 203-221. Zollo, S. D. (2024). « Lexiques et corpus au service de la littératie océanique : propriétés et relations lexicales dans le domaine de la faune marine ». Studia Universitatis Babes-Bolyai. Philologia, 69 (LXIX), 1, pp. 227-252. NB : Les doctorants et chercheurs francophones italiens menant leurs travaux dans un autre domaine couvert par la revue (Ensemble des Sciences Humaines et Sociales, culture et communication internationales, sciences du langage, littératures francophones, didactique des langues-cultures, éthique et théorie de la complexité) sont également invités à participer dans la limite de l’espace éditorial disponible et selon les étapes d’évaluation décrites dans les consignes aux auteurs. Consignes, format de soumission et sélection L’auteur de la proposition, avant tout engagement, devra consulter directement en ligne :  la politique éditoriale générale de l’éditeur http://gerflint.fr/politique-editoriale-generale  la politique éditoriale de la revue http://gerflint.fr/synergies-italie/politique-editoriale  les 25 normes éditoriales et rédactionnelles http://gerflint.fr/synergies-italie/consignes-aux-auteurs  la politique orthographique précisée dans la politique éditoriale générale de l’éditeur http://gerflint.fr/politique-editoriale-generale  la politique de l’éditeur en matière d’accès libre et d’archivage http://www.sherpa.ac.uk/romeo/issn/1724-0700/ Les propositions d’articles seront présentées sous forme d’un résumé de deux pages maximum (format A4, police Times taille 10), incluant 5 mots-clés et les éléments essentiels de bibliographie, et envoyées par courriel à l’adresse suivante : synergies.italie@gmail.com Elles seront transférées pour évaluation au comité scientifique de la revue. Calendrier : Date limite de l’envoi des résumés : 15 janvier 2025 Retour des avis aux auteurs : 15 février 2025 Envoi des articles : Avant le 31 mai 2025 CONTACT : synergies.italie@gmail.com © GERFLINT - Pôle éditorial international – décembre 2016 - Tous droits réservés – Texte inscrit sur la Liste des appels officiels des revues du GERFLINT http://gerflint.fr/information
Nome del contatto: 
Syngergies Italia
Email del contatto: 
synergies.italie@gmail.com
Segnalato da: 
Benoît Monginot
Email: 
benoit.monginot@unito.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
15/01/2025
Città dell'evento: 
Torino
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
écologie, analyse du discours
Sito web di riferimento: 

ANALYSE DU DISCOURS ET MULTILINGUISME

25 ottobre 2024 (mode hybride)

Riassunto dell'annuncio: 
Cette table ronde en modalité hybride souhaite offrir aux chercheurs une occasion de dialoguer autour du potentiel de l’AD pour l’étude du multilinguisme et de ses ramifications.
ANALYSE DU DISCOURS ET MULTILINGUISME PERSPECTIVES FRANCOPHONES ET ANGLOPHONES Organisation: Anna Khalonina, Paola Labadessa, Francesco Laurenti, Eleonora Ravizza, Riccardo Raimondo. Si l’analyse des phénomènes multilangagiers dans les discours et l’analyse de discours plurilingues sont désormais considérés comme des champs d’enquête commun en AD, d’autres perspectives de recherche ouvrent des brèches vers des investigations pionnières. Semblablement, si le mariage de l’analyse du discours et de la sociolinguistique peut désormais vanter ses noces d’argent, les relations entre l’AD et d’autres disciplines qui s’intéressent au multilinguisme ne vivent que leur printemps. Cette table ronde en modalité hybride souhaite offrir aux chercheurs une occasion de dialoguer autour du potentiel de l’AD pour l’étude du multilinguisme et de ses ramifications. MODALITÉ HYBRIDE / HYBRID MODE 25-10-2024 | 09h30-17h00 | Sala Riunioni (Palazzo Pedagaggi) Università di Catania, Dipartimento di Scienze politiche e Sociali Via Vittorio Emanuele II n°49 (95131), Catania INTRODUCTION Pinella Di Gregorio (Director of the DSPS, Università di Catania) INTERVENANTS / DISCUSSANTS Rachele Raus (Università di Bologna) Mary Ellen Toffle (Università di Messina) Francesca Bisiani (Université Catholique de Lille) Répondants / Respondents: Anna Khalonina (Université Polytechnique Hauts-de-France) Paola Labadessa (Università di Messina) Francesco Laurenti (IULM Milano) Paola Clara Leotta (Università di Catania) Douglas Ponton (Università di Catania) Eleonora Ravizza (Università di Catania) Riccardo Raimondo (Università di Catania)
Nome del contatto: 
Riccardo Raimondo
Email del contatto: 
riccardo.raimondo@unict.it
Segnalato da: 
Riccardo Raimondo
Email: 
riccardo.raimondo@unict.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
25/10/2024
Città dell'evento: 
Catania / modalité hybride
Tipo di evento: 
Colloques
Categoria principale: 
Parole chiave: 
analyse du discours, sémiologie du discours, multilinguisme
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Idéologies métalinguistiques

La discipline linguistique face à son miroir idéologique

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Appel à communication pour la conférence Idéologies Métalinguistiques: La discipline linguistique face à son miroir idéologique (Université de Turin, 30-31 janvier 2025).
Idéologies métalinguistiques La discipline linguistique face à son miroir idéologique Conférence 30-31 janvier 2025 Université de Turin Au cours du XXe siècle, la visée scientifique de la linguistique s'est accompagnée d'une volonté revendiquée de non-interventionnisme sur son objet d'étude, imposant au linguiste une sorte d'hygiène proscrivant toute posture idéologique dans la pratique de sa discipline. Mais est-ce que cette déontologie maintes fois réaffirmée la met pour autant à l'abri de toute posture idéologique dans le choix des observables, des cadres conceptuels et des outils d'analyse? Or, on le sait depuis l’analyse du discours, la frontière entre cadre théorique et cadre idéologique est parfois si mince qu’il est difficile de ne pas lire dans les méthodes et les épistémologies des visions axiologiques du monde. Cette conférence se propose d’explorer les idéologies qui trament la discipline. -- Le demi-siècle d’âge d’or de la discipline linguistique s’est construit sur un paradoxe apparent : alors qu’elle devenait le paradigme dominant influençant une grande partie du paysage des humanités et des sciences sociales, la linguistique reposait tout entière sur l’idée non-interventionniste, le refus de la prescription et le pari de pouvoir distinguer la langue de ses normes extrinsèques. Pour le dire autrement, alors que le structuralisme imposait une empreinte forte sur la pensée du 20° siècle (Dosse 1991), il le faisait en affirmant l’autonomie des structures parfois même vis-à-vis de ceux qui les parlent, et dans une moindre mesure, de ceux qui les décrivent (Sériot 2012). Or, on le sait depuis l’analyse du discours, la frontière entre cadre théorique et cadre idéologique est parfois si mince qu’il est difficile de ne pas lire dans les méthodes et les épistémologies des visions axiologiques du monde. Quelles axiologies supportent alors le refus de la prescription ? Cette conférence se propose d’explorer les idéologies qui trament la discipline. Pour cela, trois axes sont envisagés. Axe 1 Discours linguistique, discours des linguistes, quelle altérité ? Pour se mettre en route, le discours linguistique nécessite une coupure entre ordinaire et scientifique, une suspension du régime du discours. Ce moment de distinction, cependant, peut prendre diverses formes et porter avec lui des projets intellectuels et/ou idéologiques différents. Dans certains espaces du champ des pratiques, l’intuition du linguiste chomskyen fabriquant lui-même ses exemples le rend maître à la fois des observables et du jugement de grammaticalité. Ailleurs, les approches de corpus fournissent des données dont la taille des échantillons est censée préserver l’analyse (et l’analyste) des biais de surreprésentation de certaines formes individuelles, quitte à effacer des phénomènes peu représentés ou n’apparaissant pas du fait des méthodes de collecte. Entre les deux, les approches expérimentales reposent sur une approche des fonctionnements linguistiques comme découplés de la fonction communicative de la langue. En-deçà peut-être de cette distinction, les tests de transformation du distributionnalisme visent à suspendre en quelque sorte cette opposition en lui substituant la grammaticalité. Il demeure que toute approche linguistique se confronte à cette distinction des discours. Le questionnement de cette frontière a été au cœur des travaux consacrés à la folk linguistics / linguistique populaire (Paveau 2008, Preston 2019) tout comme à l’épistémologie de la discipline (voir les travaux de la SHEL). Il s’agit en quelque sorte d’expliciter la mise à distance des locuteurs (ou du linguiste selon le point de vue) et les mécanismes de cette distanciation. La légitimité scientifique de la discipline se tient dans cette distinction, qui peut néanmoins se faire jour à partir de compréhensions diverses du rôle de la linguistique. Lorsqu’elle en vient à questionner la dimension idéologique – ou idéationnelle – du langage, la discipline peut se doter par ailleurs d’appareils conceptuels variés : imaginaires (Houdebine 2015), normes majeures et mineures (Berrendonner et al. 1983), idéologies (Kroskrity 2000), formations (Foucault 1971, Pêcheux 1975), représentations, épidiscours, folk linguistics, indexicalité et sens social (Ochs 1993, Silverstein 2003, Eckert 2019), styles, registres (Agha 2003), etc. sont autant de concepts dont le miroir « méta » sont les approches, les cadres, les méthodes et les épistémologies. Que se passe-t-il si on retourne ce miroir vers la discipline linguistique en tant qu’ensemble de discours ? Y a-t-il un imaginaire de la linguistique ? Peut-on penser la discipline en termes de normes majeures et mineures ? d’idéologies ? etc. Quelle sont les formations discursives contemporaines des sciences du langage ? Les nouvelles pratiques d’écritures scientifiques (écritures alternatives, écritures à plusieurs mains, rupture de la distinction entre auteur et enquêtés, approches documentaires, questionnement de la frontière entre terrain et corpus, etc.), en questionnant les pratiques d’écriture et les pratiques de savoir, forment-elles de nouveaux registres ? Par ailleurs, la discipline se légitime également vis-à-vis d’autres disciplines, dont certaines ont parfois mauvaise presse auprès des linguistes (telles que par exemple la littérature ou les sciences de l’information et de la communication) tandis que d’autres sont réinvesties (sémiotique, anthropologie linguistique). Il s’agit parfois même de sous-disciplines qui se concurrencent, partageant des objets mais opposant les analyses et les méthodes (approches de corpus, expérimentales, formelles ou écologiques) ou s’hybrident (sociolinguistique, analyse du discours, anthropologie linguistique). Que révèlent ces altérités et leur mise en scène, sur le projet intellectuel qu’est la linguistique ? La production du savoir se fonde sur le principe de coopération. Les conceptions du consensus et du dissensus, et les modes de gestion des conflits au sein de l’espace scientifique reposent également sur des points cardinaux idéologiques. Il s’agit d’explorer les rapports entre métadiscours de la science, nécessité de la formalisation et langage ordinaire, notamment lorsque celui-ci constitue à la fois l’observable et l’outil d’analyse. On pourra également s’interroger sur les spécificités d’une épistémologie linguistique. Ces distinctions peuvent parfois prendre la forme plus explicite de pratiques de promotion ou de défense de la discipline, et pour cela visent à défendre le pré-carré du métadiscours comme prérogative universitaire. Ce peut être pour la visibiliser auprès du grand public à travers des événements de vulgarisation (Nuit des chercheurs, etc.), des podcasts (Parler comme jamais), des chaines Youtube (Linguisticae, L comme linguistes), des blogs (Bling), ou encore à travers les différentes actions du collectif des linguistes atterré.es. Que signifie la promotion ou la défense disciplinaire par-delà l’espace académique ? Contrairement à d’autres sciences, telle que la sociologie, qui fondent la légitimité de leur discours dans la reconnaissance partagée d’une méthode, la linguistique a parfois des tentations plus universalistes en prétendant à l’ensemble des discours rationnels sur le langage. Le problème le plus direct de cette tentation est la difficulté à limiter l’empan des discours linguistes et donc à en assumer la responsabilité (Haraway 1998) et la singularité, alors même que les traditions entre arts et sciences du texte (Rastier 2001) rendent la tradition hétérogène. Ici, c’est plus largement les caractéristiques de ce qui fait science qui viennent percuter le savoir sur le langage. Axe 2 Approches historiques des idéologies métalinguistiques D’une manière plus historique, on peut aussi s’interroger sur les effets de cloisonnement, décloisonnement, recloisonnement disciplinaire que ces distinctions produisent. Au-delà de la seule légitimité, quelle vision de la langue, du social, de la science et du savoir supportent ces différentes approches et leurs associations ou leurs conflits ? De quelle manière les oppositions entre sous-domaines, en produisant un « air du temps » au sein duquel se forme notre pensée, configurent plus ou moins durablement nos recherches ? Dans un contexte de profusion conceptuelle, due à la massification de la recherche, les généalogies intellectuelles sont sans cesse remises sur le tapis, revisitées, réélaborées. Proposer une linguistique héritière de la grammaire ou de la rhétorique ou bien en rupture avec celles-ci nous place face à l’enjeu même de la linguistique, et à la singularité de notre propos en tant que discipline. Par ailleurs, après le siècle linguistique qui commence avec Saussure, la discipline devient ancillaire, à la faveur d’autres paradigmes dominants, que ce soit les sciences cognitives, la sociologie bourdieusienne, la Gestalt ou encore les réseaux neuronaux. Est-ce pour autant la fin de la linguistique ? La linguistique se meurt-elle ? À la manière de la France qui ne se remet pas de la fin de son impérialisme, la linguistique n’a-t-elle pas des difficultés à se remettre de sa nouvelle position périphérique ? On pourra s’intéresser en particulier à ce qui se passe dans le champ autour des années 1980 et 1990, avec l’éclosion de sous-domaines variés, aboutissant souvent à la constitution d’écoles. On peut citer, entre autres, le renouvellement de la pragmatique et de l’étude des productions orales (approches théoriques des interactions verbales, du parler « ordinaire » ou de la syntaxe du français parlé) et les renouveaux théoriques qui s’ensuivent. Face à une telle floraison, peut-on parler de déclin de la linguistique? Ces décennies témoignent-elle d’un tournant pour le champ, et ce tournant a-t-il une dimension idéologique, même lorsque ces recherches se revendiquent d’une forme an-idéologique ? Sans nécessairement faire la sociologie du champ, ces moments sont intéressants en ce qu’ils ne font pas rupture (au sens de la rupture saussurienne ou chomskyenne par exemple qui produisent de l’homogénéité), mais constituent plutôt des tournants et des moments d’hétérogénéisation du champ. Par ailleurs, si l’on se penche plus spécifiquement sur les trente dernières années, la super-spécialisation appelée par les nouvelles pratiques de la recherche recentre la spécificité linguistique sur la quantité de données et la manipulation d’outils et de techniques d’ingénierie poussées. Bien sûr, les dialogues entre analyse et ingénierie de la parole ont été nombreux et ces approches se sont informées l’une l’autre pendant de nombreuses années. Mais le développement rapide du champ du deep learning a rendu les espaces d’interdisciplinarité plus pointus et donc plus rares. Or, si la méthode est le fondement épistémologique d’un champ scientifique, dans ce cas la méthode est en quelque sorte confiée à la prothèse qu’est l’outil, délégant la définition de la scientificité hors du champ, par exemple aux statisticiens. Quels sont les effets de cette délégation ? Axe 3 Linguistique et politique Enfin, que se passe-t-il quand la linguistique fait irruption dans l’espace public ? Si la linguistique se fonde sur une posture descriptive et non prescriptive, qu’en est-il aujourd’hui des rapports entre les différents champs qui ne suivent pas cette proscription de la prescription ? Quelles positions les linguistes peuvent-ils soutenir vis-à-vis des discours doxaux sur le danger permanent dans lequel se trouverait la langue française (menacée tour à tour par l’anglais, les jeunes, les étrangers, le politiquement correct, les réseaux sociaux…), discours qui ne sont évidemment pas sans rapport avec le déclinisme ? La posture d’autorité du scientifique peut-elle se distinguer d’un prescriptivisme ? Plus foncièrement, peut-on proscrire de prescrire ? Par ailleurs, quels rapports entretiennent les postures prescriptives, les postures appliquées et les postures engagées ? Les univers idéologiques de ces trois programmes sont divers, mais se rencontrent-ils et, potentiellement, s’interconnectent-ils ? Ces postures viennent interpeller la linguistique traditionnelle sur son utilité ou du moins sa pertinence sociale. Est-ce une injonction à miner la tour d’ivoire pour descendre dans le champ de bataille épilinguistique au profit d’une inscription sociale de la science ? La linguistique a-t-elle vocation à devenir la boite à outils qu’en permanence la société lui demande d’être (voir par exemple le succès médiatique de Clément Viktorovitch) ? Les théories de la langue et du discours peuvent-elles assumer leur inutilité sociale ? Peuvent-elles quitter la tour d’ivoire sans pour autant céder devant les injonctions à l’impact social, voire à ce qui se nomme aujourd’hui un transfert des connaissances et d'innovations vers la société ? Depuis quelle(s) posture(s) idéologique(s) ? Qu’en est-il des nouvelles formes et modalités d’écritures scientifiques, des écritures alternatives, qui inaugure une autre manière de travailler non pas sur mais avec les gens, dans une vision de co-construction de la recherche. Quelles pratiques langagières et quelle réflexivité sur ces pratiques les linguistes peuvent formuler ? Pour le reformuler dans les termes de Castoriadis, les imaginaires linguistiques sont-ils des lieux de transformation sociale ? Et si c’est le cas, qu’en est-il des imaginaires linguistiques des linguistes en termes de transformation sociale ? Comme en témoigne la polémique autour de l’écriture inclusive, les idéologies linguistiques véhiculent des enjeux sociaux et politiques massifs. Et malgré les fréquentes déclarations de non-intervention et d’usage-roi, les linguistes résistent difficilement à se positionner sur ces questions socio-politiques. La diversité de leur position témoigne de la forte dimension idéologique de ces prises de parole, qui sont pourtant souvent faites au nom de la scientificité et d’une prétendue neutralité axiologique. Ces affrontements permettent d’éclairer directement la dimension idéologique des affrontements théoriques au sein du champ. Ils soulèvent aussi des questions sur la linguistique comme parole publique. L’un de lieux majeurs de la linguistique appliquée étant l’enseignement, qu’en est-il des idéologies linguistiques de ces autres spécialistes de la langue que sont les enseignants de langue ? Comment leurs positionnements permettent-ils d’enseigner les idéologies linguistiques (en contexte francophone comme non-francophone) ? Par ailleurs, quels sont les ancrages idéologiques des nouvelles propositions d’enseigner la linguistique dès l’école primaire (Sheehan et al. 2024) ? Se pose également la question du poids des idéologies linguistique sur la gestion concrète du plurilinguisme, par les différents acteurs qui y sont impliqués (Agresti 2021). Au-delà de l’enseignement, les idéologies linguistiques des spécialistes de la langue non-linguistes (correcteur, éditeur, etc.) ainsi que des professionnels de la parole publique (journaliste, rédacteurs administratifs, métiers du droit, etc.) seraient également intéressantes à investiguer. Les enjeux institutionnels autour de la langue sont massifs, tout comme les interventions régulières de l’État en la matière, qu’il s’agisse des textes ministériels encadrant les programmes scolaires, d’organismes tels que la DGLFLF, ou du soft power de la francophonie. Qui sont les auteurs et les acteurs de ces interventions et quels rapports entretiennent-ils avec les linguistes ? Les diverses commissions terminologiques dont se dote la France peuvent-elles être considérées comme des espaces de lobbying d’idéologies linguistiques, à la manière des groupes d’intérêt qui promeuvent ou défendent certaines causes ? D’où viennent les idéologies linguistiques de l’État ? Peut-on en retracer la généalogie ? Que dessinent les politiques linguistiques contemporaines, qui simultanément prêtent l’oreille aux linguistes (comme cela a été le cas pour la glottophobie (Blanchet 2016), ou bien la DGLFLF) et les ignorent (enseignement du français, Académie française, diplomatie culturelle de la francophonie, etc.) ? En France, l’utilisation appuyée de la langue dans la construction nationale a rendu la question langagière d’autant plus saillante dans l’entreprise nationaliste, et certains linguistes se sont volontiers prêtés à l’exercice, à l’instar de Damourette et Pichon. Y a-t-il encore aujourd’hui des approches nationalistes de la science linguistique ? Les linguistes font-ils parfois preuve de glottophobie ? Comment agissent les différentes idéologies linguistiques en fonction des variétés de français sur lesquelles on travaille ? Sous quelle forme se rencontrent-elles ? Enfin, on pourra s’interroger sur les pratiques de muséification de la langue et de la linguistique, du musée associatif Mundolingo (Paris) à la récente Cité internationale de la langue française, inaugurée par Macron en octobre 2023, en passant par les pratiques de patrimonialisation des instruments d’analyse que peuvent mener certains laboratoires de linguistique. Quelle vision du savoir sur la langue et quels enjeux ces pratiques portent-elles ? Alors qu’elles sont des véhicules idéologiques de ce qu’est la linguistique, elles en incarnent une version qui doit être tout à la fois explicative et ancrée socialement. À ce titre, elle constitue peut-être une nouvelle version du paradoxe fondateur de la linguistique : performer un ethos de la description scientifique, qui a vocation à agir socialement. Les communications pourront s’inscrire dans un ou plusieurs de ces trois axes, et mobiliser les cadres théoriques, y compris interdisciplinaires, qui sont pertinents. Les propositions de communications préciseront les textes et discours (y compris théoriques), et les éventuels corpus sur la base desquels seront élaborés le propos et la structure envisagée de la communication. Références Agha, Asif. (2003). The social life of a cultural value. Language and communication, 23, 231–273. Agresti, Giovanni (2021). « Former aux politiques linguistiques et éducatives. Considérations générales, pratiques de terrain », Synergies France, 14-15 : 151-166. Berrendonner, Alain, Michel Le Guern, et Gilbert Puech. 1983. Principes de grammaire polylectale. Lyon : Presses Universitaires de Lyon. Blanchet, Philippe. 2016. Discriminations : combattre la glottophobie. Paris : Textuel. Dosse, François. 1991. Histoire du structuralisme. Paris : La Découverte. Eckert, Penelope. 2019. “The limits of meaning: Social indexicality, variation, and the cline of interiority”. Language 95(4) : 751-776. Foucault, Michel. 1971. L’ordre du discours. Paris : Gallimard. Haraway, Donna, (1988), « Situated Knowledges: The Science Question in Feminism and the Privilege of Partial Perspective ». Feminist Studies, 14(3): 575-599. Houdebine, Anne-Marie. 2015. “De l’imaginaire linguistique à l’imaginaire culturel” La linguistique 51(1) : 3-40. Kroskrity, Paul V. (ed.). 2000. Regimes of Language: Ideologies, Polities, and Identities. Santa Fe, NM : School of American Research. Ochs, Elinor. 1993. « Indexing Gender ». In Sex and Gender Hierarchies, Barbara D. Miller, 335 58. Cambridge: Cambridge University Press. Paveau, Marie-Anne. 2008. “Les non-linguistes font-ils de la linguistique ?” Pratiques 139-140 : en ligne Pêcheux M., 1975, « Les Vérités de La Palice », In Maldidier D., éd., L’Inquiétude du discours. Textes de Michel Pêcheux, Éd. des Cendres : 175-244. Preston, Dennis R. 2019. “What is Folk Linguistics?” Målbryting : n. pag. Rastier, François. 2001. Arts et sciences du texte. Paris : PUF. Sériot, Patrick. 2012. Structure et totalité : Les origines intellectuelles du structuralisme en Europe centrale et orientale. Limoges : Lambert-Lucas. Silverstein, Michael. 2003. “Indexical order and the dialectics of sociolinguistic life”. Language and Communication 23 : 193–229 Sheehan, Michelle, Havinga Anna D., Kasstan, Jonathan R., Stollhans Sascha, Corr, Alice & Gillman Peter. 2024. “Teacher perspectives on the introduction of linguistics in the languages classroom: Evidence from a co-creation project on French, German and Spanish”. British Educational Research Journal: online. * * * INFORMATIONS PRATIQUES Calendrier • Lancement de l’appel : 18 juillet 2024 • Date limite de réception des propositions : 15 octobre 2024 • Notification : 30 octobre 2024 • Conférence : 30-31 janvier 2025 Modalités de soumissions Résumé de 500 mots à envoyer, accompagné d’une courte présentation biographique à : Ruggero Druetta : ruggero.druetta@unito.it Julie Abbou : julie.abbou@unito.it Format de la conférence La conférence accueillera des communications sur un format classique (20 minutes de présentation et un temps de discussion collective) et se clôturera sur un moment de parole libre pour accueillir les propositions spontanées qui pourraient éclore des discussions. Une publication est envisagée, dont la forme sera décidée à l’issue du colloque. Comité d’organisation Ruggero Druetta (Università degli Studi di Torino) : ruggero.druetta@unito.it Julie Abbou (Università degli Studi di Torino) : julie.abbou@unito.it Comité scientifique Guy ACHARD-BAYLE (Université de Lorraine) Giovanni AGRESTI (Université Bordeaux Montaigne ; Università degli Studi di Napoli) Christophe BENZITOUN (Université de Lorraine) Josiane BOUTET (Université de Paris-Sorbonne) Cécile CANUT (Université Paris Cité) Gilles CORMINBOEUF (Université de Fribourg) Patrick CHARAUDEAU (Université Sorbonne Paris Nord) James COSTA (Université Sorbonne Nouvelle) José DEULOFEU (Aix-Marseille Université) Alexandre DUCHENE (Université de Fribourg) Oreste FLOQUET (Sapienza Università di Roma) Luca GRECO (Université de Lorraine) Patricia KOTTELAT (Università degli Studi di Torino) Vincenzo LAMBERTINI (Università degli Studi di Torino) Chloé LAPLANTINE (CNRS) Noémie MARIGNIER (Université Sorbonne Nouvelle) Maria Margherita MATTIODA (Università degli Studi di Torino) Benoit MONGINOT (Università degli Studi di Torino) Silvia NUGARA (Università degli Studi di Torino) Alain RABATEL (Université Claude Bernard Lyon 1) Rachele RAUS (Università degli Studi di Bologna) Laurence ROSIER (Université Libre de Bruxelles) Nathalie Rossi GENSANE (Université Lumière Lyon 2) Marie VENIARD (Université Paris Cité)
Nome del contatto: 
Ruggero Druetta, Julie Aboou
Email del contatto: 
ruggero.druetta@unito.it julie.abbou@unito.it
Indirizzo postale: 
Torino, Campus Luigi Einaudi; Dipartimento di Lingue e Letterature Straniere e Culture Moderne
Segnalato da: 
Ruggero Druetta
Email: 
ruggero.druetta@unito.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
18/07/2024
Data di fine dell'evento: 
15/10/2024
Città dell'evento: 
Torino
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
Ideologie metalinguistiche, Linguistica descrittiva, Linguistica prescrittiva, norma, ruolo sociale del linguista

IL POTERE IN-/ES-CLUDENTE DELLA LINGUA

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Dopo i primi tre volumi, Il Potere della lingua. Politica, Letteratura, media (2020, ed. Comares: https://www.comares.com/libro/il-potere-della-lingua-i_113184/) Il Potere della Lingua. Comunicazione, narrazione,...

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Categoria principale: 
Segnalato da: 
Mariadomenica Lo Nostro
Email: 
mlonostro@unisa.it
ISBN: 
978-2-336-47553-0
Collezione: 
L'Orizzonte
Anonyme
Editore: 
L'armattan / Aga
Luogo della pubblicazione: 
Parigi/Alberobello
Data di pubblicazione: 
Monday, July 15, 2024
Data di pubblicazione online: 
Monday, July 15, 2024
Lingua: 
Francese, spagnolo, italiano
Parole chiave: 
Linguistica, scrittura e linguaggio inclusivo, politiche di inclusione, sociolessicografia, lingue minoritarie
Sito web di riferimento: 
https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=result

CfP Convegno Internazionale "TOPONIMI, PERCEZIONI E RAPPRESENTAZIONI TERRITORIALI"

Letture critiche, metodologie e nuove prospettive tra ricerca e didattica

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Il Convegno propone una serie di orientamenti di ricerca “sub specie nominum”, volti a evidenziare il valore intrinseco della Toponomastica e le sue potenzialità epistemologiche come scienza del territorio e del paesaggio tout court. Punta così a far emergere, sotto diverse prospettive di studio, i molteplici significati e aspetti dei nomi di luogo, quali manifestazioni di tipo culturale, linguistico, geografico, storico, economico, politico, ideologico, artistico, simbolico, religioso e via enumerando. In particolare, il convegno intende valorizzare gli aspetti denotativi e connotativi dei toponimi, quali indicatori geografici e ‘sentinelle’ del senso integrale dei luoghi, contenitori di conoscenze condivise e della produzione artistica, documenti di sintesi territoriale e testimoni dei significati identitari dei paesaggi, oggi riconosciuti dalla Convenzione Europea del Paesaggio e dalla logica sistemica sottesa agli obiettivi dell’Agenda 2030. Il Convegno, inclusivo dei lavori finali del Progetto di Ricerca Nazionale “Per riscrivere la storia del Mezzogiorno bassomedievale. Forme testuali del potere (secoli XIV-XV)”, è organizzato dalle cattedre di Geografia e di Lingua Francese, in collaborazione con il GESTO (Laboratorio di Geostoria) e il GenderLab (Laboratorio Didattico Interdisciplinare di Studi di Genere), del Dipartimento di Studi Umanistici dell’Università degli Studi di Salerno, e dal Centro Italiano per gli Studi Storico-Geografici. L’evento, aperto al pubblico, si svolgerà nella Sala conferenze del Dipartimento di Studi Umanistici dell’Università degli Studi di Salerno. Non è prevista alcuna quota di iscrizione.
Gli studiosi interessati a partecipare sono invitati a presentare proposte in relazione ai temi del convegno, strutturati in nove sessioni: 1) approcci metodologici e applicativi per lo studio della Toponomastica: dai criteri di reperimento, analisi e interpretazione dei nomi di luogo alle modalità di classificazione e conciliazione dei loro aspetti qualitativi e quantitativi; 2) toponimi e cartografia: dalla ricostruzione dei paesaggi e delle loro funzioni all’interpretazione delle dinamiche e dei rapporti gerarchico-territoriali in essi sottesi; 3) toponimi come forme testuali del potere: dalla toponomastica politico-amministrativa ai conflitti di denominazione negli spazi contesi o di frontiera, in relazione alla lingua e/o al punto di osservazione; 4) toponimi come strumenti di controllo simbolico del territorio: dai nomi di luogo del colonialismo, post-colonialismo e neocolonialismo alle politiche di costruzione e ricostruzione del senso identitario e della memoria collettiva, alla toponomastica di genere; 5) Toponomastica e mutato valore dei quadri ambientali: dalla corruzione e/o perdita dei toponimi nei fenomeni di deterritorializzazione alle ricerche sui caratteri originali dei paesaggi rurali storici, sulle lingue regionali o sugli idiomi locali; 6) toponimi delle calamità naturali: dalla prevenzione del rischio alla tutela dell’ambiente, alla pianificazione territoriale; 7) Toponomastica partecipata e collaborativa: dalla salvaguardia dell’Heritage culturale al rapporto amplificato tra toponimi e paesaggio (attraverso l’uso di performing media, esperimenti “crossmediali”, storytelling), alle frontiere dell’Intelligenza Artificiale e del Metaverso; 8) Toponomastica nella letteratura di viaggio e nella produzione artistica: la costruzione degli immaginari collettivi per la nascita di un patrimonio paesaggistico e culturale condiviso (dai luoghi e racconti dei viaggiatori fino al cinema e ai mass-media); 9) Toponomastica nella didattica: dalle istanze del costruttivismo e della ricerca-azione allo sviluppo del concetto di sostenibilità e di cittadinanza attiva. La scheda di iscrizione va compilata entro il 15 luglio 2024, con l’indicazione di autore e titolo della proposta di contributo, accompagnati da un breve abstract (2.500 caratteri). Tutte le proposte saranno sottoposte alla valutazione preliminare del Comitato scientifico. I contributi saranno pubblicati in un volume dedicato, secondo criteri successivamente comunicati.
Nome del contatto: 
Michele Bevilacqua
Email del contatto: 
mibevilacqua@unisa.it
Indirizzo postale: 
Università degli Studi di Salerno - Via Giovanni Paolo II, 132 - 84084 Fisciano (SA)
Segnalato da: 
Valeria Anna Vaccaro, Michele Bevilacqua
Email: 
vvaccaro@unisa.it
mibevilacqua@unisa.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
10/12/2024
Data di fine dell'evento: 
11/12/2024
Città dell'evento: 
Università degli Studi di Salerno
Fisciano (SA)
Tipo di evento: 
Colloques
Categoria principale: 
Parole chiave: 
toponomastica, toponimi, didattica della lingua francese, letteratura francese e francofona di viaggio
Sito web di riferimento: 

Inclusion, communication institutionnelle et traduction

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Cette journée d'étude se donne pour objectif de développer une réflexion sur le rapport entre inclusion et langage.
Deux principaux axes de recherche seront suivis : l'un porte sur les stratégies d'écriture inclusive et leur traduisibilité ; l'autre sur l'analyse et la traduction des représentations discursives de l'inclusion en rapport avec les différentes sphères de la vie sociale, telles que l’éducation, l’employabilité, l’accessibilité et le numérique. On accordera aussi une place à la présentation de résultats obtenus dans le cadre d’expérimentations pédagogiques, d’enquêtes ou d’études de cas en matière d’inclusion et de multilinguisme.
Nome del contatto: 
Ilaria Cennamo
Email del contatto: 
ilaria.cennamo@unito.it
Segnalato da: 
Ilaria Cennamo
Email: 
ilaria.cennamo@unito.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
05/12/2024
Data di fine dell'evento: 
05/12/2024
Città dell'evento: 
Torino
Tipo di evento: 
Colloques
Categoria principale: 
Parole chiave: 
inclusion - institutions - société - représentations discursives - traduction

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