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XIX secolo

Flâneries et promenades périurbaines. Repenser, réécrire l’oïkos

Riassunto dell'annuncio: 
Réfléchir sur les pratiques de la promenade ou de la flânerie en zone périurbaine, sur les rapports entre les habitants et une nature en voie de transformation sera le défi de ce colloque qui voudrait aussi donner les bases d’une confrontation entre la France et l’Italie, deux pays dont l’histoire socio-urbanistique est différente.
La promenade est une pratique liée aux modalités de sociabilité ; elle varie donc selon les époques et les contextes. Au fil des siècles l’évolution des moyens de transports a entraîné une modification de notre appréhension du réel. Au tournant entre le XVIIIe et le XIXe siècle, à partir de Rousseau et de ses Rêveries du promeneur solitaire, l’art de voyager évolue et la promenade prend de plus en plus de place dans les récits . Le paysage arpenté par le promeneur permettait en période romantique la rencontre entre le moi et le monde. Au XIXe siècle, la pratique de la flânerie, distincte de la promenade, se répand, d’abord en milieu urbain. Le flâneur s’intéresse à un espace en pleine transformation sous l’impulsion des évolutions sociales. Nodier et Balzac ont scruté des espaces qui n’ont cessé de les interroger. Mais l’habitant des villes est aussi de plus en plus attiré vers l’extérieur, soit parce qu’il cherche des loisirs dans des espaces moins urbanisés, soit au contraire parce que l’urbanisation et l’industrialisation transforment de plus en plus l’abord des villes et que les habitants les moins riches s’y logent et y travaillent. Les écrivains et les peintres à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, puis les cinéastes, arpentent des espaces en voie d’artificialisation qu’on désignera au XXe siècle comme périurbains. Le périurbain est un concept qui est né en relation avec l’évolution urbanistique des villes, après la Seconde Guerre mondiale. En général, l’expansion urbaine au cours du XXe siècle (désignée en anglais par le mot sprawl) atténue la différence entre la ville et sa périphérie. De surcroît, de nos jours, du moins en France, il existe plusieurs types de périurbain : le périurbain industriel (usines, ateliers, entrepôts de stockage…), le périurbain mixte (des bâtiments industriels, des habitations, des équipements comme les centres hospitaliers, les centres commerciaux, les universités…), le périurbain résidentiel et notamment pavillonnaire. En Europe, le périurbain est resté longtemps un « impensé », vu la préséance donnée au dualisme ville/campagne. Or, même s’il est difficile d’adopter une approche comparative, le concept de périurbain se retrouve désormais aussi en Italie, où les chercheurs parlent par exemple de città diffusa en évoquant d’une manière imagée le phénomène de l’urban sprawl. La ville de Milan, qui va accueillir ce colloque, a connu une évolution importante quant à la représentation cinématographique, littéraire et artistique de sa banlieue au cours du XXe-XXIe siècles. En traitant de notre époque postmoderne, Giuseppe Lupo souligne par exemple qu’on est désormais loin d’une représentation de la banlieue milanaise comme « ceinture intermédiaire » entre ville et campagne, comme « poche de résistance » d’une société qui ne veut pas céder à l’invasion de la modernité industrielle (La modernità malintesa). Si, au seuil des années 1960, l’écrivain milanais Giovanni Testori a parlé du bonheur encore possible dans la ceinture périurbaine milanaise (Il Ponte della Ghisolfa), la délocalisation industrielle a depuis longtemps changé le paysage du périurbain italien. Mettre au centre de l’enquête le concept de « périurbain » conduit alors à changer de focale. « Aux binômes ville-centre/banlieue et urbain/rural, on doit substituer l’idée d’un “entre-ville”, où se mélangent les propriétés de la ville et de la campagne, où les espaces bâtis et les espaces ouverts s’interpénètrent de nouvelle façon », écrit Filippo Zanghi au début de son analyse sur la littérature périurbaine contemporaine en France. Nous nous proposons toutefois d’étudier le périurbain en diachronie, à partir du XIXe siècle jusqu’à nos jours, les exemples à étudier ne manquant pas : dans Zigzags, Théophile Gautier voyage hors des barrières de la ville pour décrire les miasmes de Montfaucon, une friche qui deviendra avec Haussmann l’un des parcs les plus prisés de la capitale, celui des Buttes-Chaumont ; Zola écrit tout un chapitre intitulé « La banlieue », dans Le Capitaine Burle et il place à Saint-Ouen le cimetière où est enseveli le peintre de « plein air » Claude Lantier. Selon Biondillo, à partir des années 1960 en Italie, le succès de la voiture individuelle a permis le développement d’une sociabilité dans les centres commerciaux, les discothèques… tandis que les espaces collectifs publics (jardins, parcs, y compris la piazza, la place qui était le noyau de l’urbanisme en Italie), ont été délaissés. À partir des années 2000, toutefois, la prise de conscience des risques liés à pollution atmosphérique a porté à une révision radicale de ce modèle. C’est au moment où il est menacé de s’effondrer, remarque Michel Collot, que le paysage « fait l’objet d’un intérêt renouvelé dans tous les domaines de la vie sociale, intellectuelle, littéraire et artistique ». L’architecte Francesco Careri a créé le néologisme walkscape afin d’insister sur la pratique de la marche urbaine et périurbaine capable de réinventer à la fois l’architecture et le paysage ; il s’appuie notamment sur l’exemple de poètes, de philosophes et en général des artistes qui ont arpenté ces lieux : ceux-ci sont à même de voir ce qui n’est pas visible. Le fait de marcher devient alors une modalité d’appréhension et de renouvellement de ces lieux qui demandent à être rempli d’un sens, plutôt que de choses. À l’aube du XXIe siècle, Milan et Paris (à côté de Marseille, Cologne et Athènes) sont aussi au cœur des projets liés à l’Académie des Sentiers métropolitains : structurés autour de la randonnée urbaine, devenue une pratique courante, les « Sentiers Métropolitains » offrent de nouveaux espaces publics pour nous reconnecter aux territoires et à la vie, pour réinventer l’urbain, en tenant compte des préoccupations écologiques. La marche nous aiderait à penser voire à réécrire l’oïkos. À une époque de relations de plus en plus virtuelles, marquées par la vitesse des images passant sur les écrans de nos ordinateurs et nos smartphones, l’étirement du temps de la marche permet d’approfondir notre appartenance à l’espace (F. Gros). Selon cette logique, la flânerie et la promenade en zone périurbaine devraient aussi nous permettre de saisir les traits qui structurent ces espaces de l’entre-deux. Synonyme d’une disponibilité renouvelée au monde, elles favorisent la création littéraire et artistique contemporaine, l’expression d’une nouvelle manière de penser et d’écrire notre vivre ensemble. --- Lundi 4 mai 9h00 Accueil et ouverture du colloque 9h15 Introduction : Davide Vago 9h45 - 11h00 Première séance – matin Modération : Gisèle Séginger Portes, colli et collines : l’espace péri-urbain romain et la flânerie giratoire chez Stendhal voyageur – Monica Lucioni (Università della Valle d’Aosta) Vertige de la marche. Endophasie et narration dans l’espace périurbain chez Maupassant – Carlotta Contrini (Università di Siena) 11h30 - 13h15 Deuxième séance – matin Modération : Marisa Verna Les derniers romans de Zola : parcours dans une banlieue en construction – Carmen Husti (Université Gustave Eiffel, Paris) Les guinguettes péri-parisiennes ou l’otium du peuple – Lionel Dufaye (Université Gustave Eiffel, Paris) Promenades aux confins de la ville: Huysmans et Raffaëlli en quête d’une nouvelle esthétique – Gisèle Séginger (Université Gustave Eiffel, Paris) 15h00 - 16h30 Troisième séance – après-midi Modération : Davide Vago La città è un libro – Gianni Biondillo (Architecte et écrivain) Muri, vetri, gasometri. Fisiognomica della Milano in cappotto – Giuseppe Lupo (Professeur et écrivain, Università Cattolica del Sacro Cuore, Milan) Mardi 5 mai 9h00 - 10h15 Première séance – matin Modération : Monica Lucioni La flânerie baudelairiana a detta di GoodDog Theatre in The Last Songs of Lucan – Daniel Andrew Finch-Race (Università di Bologna) Du Parti pris des choses au Parti pris des lieux : pour une autobiogéographie périurbaine de Michel Collot – Edoardo Galmuzzi (Università Cattolica del Sacro Cuore, Milan) 10h45 - 12h00 Deuxième séance – matin Modération : Daniel Andrew Finch-Race Promenades botaniques périurbaines : sur les traces du galinsoge à petites fleurs (1920-1940) – Patrick Matagne (Université de Poitiers) Flâner dans une zone logistique ? Le cas de deux communes périurbaines de l’Est Parisien – Jean Estebanez (Université Paris Est-Créteil) 14h15 - 16h00 Troisième séance – après-midi Modération : Carmen Husti Une périphérie littéraire : l’écriture comme marche dans Les États et Empires du Lotissement Grand Siècle (2016) de Fanny Taillandier – Marisa Verna (Università Cattolica del Sacro Cuore, Milan) Au rebours de la flânerie : parcours périurbains dans la littérature française contemporaine – Arthur Pétin (Université Gustave Eiffel, Paris) Le Saut-de-loup et l’œil du prince – Pierre Senges (Écrivain) Remerciements et clôture des travaux
Nome del contatto: 
Edoardo Galmuzzi
Email del contatto: 
edoardo.galmuzzi@unicatt.it
Indirizzo postale: 
Università Cattolica del Sacro Cuore, Milano
Segnalato da: 
Davide Vago
Email: 
davide.vago@unicatt.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
04/05/2026
Data di fine dell'evento: 
05/05/2026
Città dell'evento: 
Milano
Tipo di evento: 
Colloques
Categoria principale: 
Parole chiave: 
Littérature, promenade, périurbain, oïkos, écopoétique
Sito web di riferimento: 

Romanic Review, 116.3, December 2025

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"La rencontre avec des peuples non européens n’a pas retenu que l’attention des historiens et des scientifiques. La littérature, nourrie des récits de voyage, s’est emparée assez rapidement de figures exotiques qui ont permis d’interroger le fait colonial et ses corollaires, l’oppression et l’...

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Parole chiave: 
figures de l'Autre, colonialisme, littérature française XVIIe-XVIIIe-XIXe siècles
ISSN formato cartaceo: 
0035-8118
TItolo del numero: 
Appréhender l’Autre: altérités coloniales dans la littérature française du XVIIe au XIXe siècle
Categoria principale: 
Email: 
pgallo@unime.it
Direttore(i) scentifico(i): 
Pierino Gallo; Pascale Pellerin
Editore: 
Duke University Press
Lingua: 
Data di pubblicazione online: 
Friday, March 27, 2026
Data di pubblicazione: 
Friday, March 27, 2026
Luogo della pubblicazione: 
New York
Segnalato da: 
Pierino Gallo

Théâtre et médecine

Riassunto dell'annuncio: 
Nell'ambito del PRIN: TheaMed-Teatro, Medicina e Scienze, l'Università di Firenze (Dipartimento di Lettere e Filosofia-Dipartimento di Medicina Sperimentale e clinicat) organizza un convegno in due giornate sulla medicina nel teatro francese e inglese dei secoli XVIII e XIX.
Le colloque s'inscrit dans le cadre du projet PRIN TheaMed (Théâtre et Médecine) qui vise à étudier les relations fructueuses entre le théâtre et la médecine dans la dramaturgie française et anglaise, en particulier aux XVIIIe et XIXe siècles. De nature multidisciplinaire, le projet s'inscrit dans le domaine de l'histoire du théâtre et du spectacle, de l'histoire de la médecine et des sciences humaines médicales, visant d'abord à recenser (par la rédaction d'un catalogue raisonné), puis à analyser, dans une perspective historico-dramaturgique, certaines œuvres théâtrales dans lesquelles le lien avec la médecine apparaît particulièrement marqué en termes thématiques (pièces sur les médecins ; sur les différentes figures chargées des soins aux personnes et aux animaux ; sur les maladies ; sur les découvertes médico-scientifiques, etc.) ou linguistiques (utilisation substantielle de la terminologie médicale). Les recherches menées jusqu’à présent ont révélé l’existence de textes rares ou peu connus, qui n’ont fait l’objet d’aucune étude ni édition récente et qui tournent autour de thèmes extrêmement actuels tels que le pouvoir curatif de la médecine, le rôle social et politique des médecins, l’introduction de nouveaux traitements ou de mesures sanitaires préventives, l’affirmation de théories aujourd’hui considérées comme pseudo-scientifiques, l’utilisation potentiellement détournée des nouvelles découvertes médicales, la peur populaire face aux médicaments provenant de pays étrangers. Ces dernières années, la relation entre le théâtre, la médecine et la science a suscité à plusieurs reprises l’attention des spécialistes et des chercheurs. Ces travaux se sont principalement concentrés sur les XVIIe et XVIIIe siècles (par exemple, la « maladie érotique » et ses thérapies scéniques) et en particulier sur la relation entre Molière et ses pièces « médicales » (les contributions à ce sujet sont nombreuses, des chercheurs du XIXe siècle aux contemporains comme Patrick Dandrey). La relation entre théâtre et médecine a également été étudiée en ce qui concerne la production dramatique de la seconde moitié du XIXe siècle. Il convient de signaler, dans ce contexte, le colloque international qui s’est tenu à Florence (octobre 2023) et à Rouen (mars 2024) sous le titre « Le pouvoir du médecin au XIXe siècle : portraits, discours, influences », au cours duquel le théâtre a été abordé dans le contexte plus large de la rencontre entre la médecine et les arts. Ces travaux ont ensuite donné lieu à une publication intitulée Le pouvoir du médecin au XIXe siècle parue chez Classiques Garnier (2025). Récemment, la médecine a redécouvert l’utilisation de la dramaturgie : « faire du théâtre » est devenu une expérience éducative et de nombreuses initiatives de mise en scène ont été lancées, dans le but d’expérimenter et d’évaluer des protocoles de formation, destinés également aux professionnels de santé. L’Unité de recherche interdépartementale en littérature, médecine et sciences de l’Université de Florence a récemment testé l’efficacité du théâtre dans le cadre de la formation des futurs médecins et infirmiers, en organisant des sessions de formation pour les étudiants. Le colloque, qui associe la recherche scientifique à la réflexion sur ses applications pédagogiques, se tiendra à Florence les 5 et 6 novembre 2026 : 5 novembre – Journée d’études : Levez le rideau ! La médecine en scène - table ronde sur le rôle du théâtre dans le contexte des sciences humaines médicales et de l’enseignement universitaire 6 novembre – Théâtre et médecine (XVIIIe-XIXe siècles). — Les propositions, assorties d'un bref résumé et d'une note bio-bibliographique, sont à envoyer avant le 30 juin 2026 aux adresses suivantes : barbara.innocenti@unifi.it; michela.landi@unifi.it Les organisateurs ne prendront en charge que l'hébergement Les frais de voyage sont à la charge des participants au colloque. Comité scientifique: Michel Delon (Sorbonne Université); Pierre Frantz (Sorbonne Université); Barbara Innocenti (Université de Florence); Michela Landi (Université de Florence); Donatella Lippi (Université de Florence) Comité d'organisation: Giulia Abbadessa (Université de Florence); Claudio Favazza (Université de Florence); Barbara Innocenti (Université de Florence); Michela Landi (Université de Florence); Donatella Lippi (Université de Florence); Veronica Massai (Université de Florence)
Nome del contatto: 
Michela Landi
Email del contatto: 
michela.landi@unifi.it
Indirizzo postale: 
Università di Firenze, Dipartimento DILEF, Via della Pergola 60, 50121 Firenze
Segnalato da: 
Michela Landi
Email: 
michela.landi@unifi.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
05/11/2026
Data di fine dell'evento: 
06/11/2026
Città dell'evento: 
Florence
Tipo di evento: 
Colloques
Categoria principale: 
Sottocategoria: 
Parole chiave: 
Théâtre; médecine; XVIIIe siècle; XIXe siècle

Colloque International Valle d’Aosta tra Storia e rappresentazione – Vallée d’Aoste entre histoire et représentations

Riassunto dell'annuncio: 
Le Colloque International "Valle d’Aosta tra Storia e rappresentazione – Vallée d’Aoste entre histoire et représentations" se propose de réfléchir autour d’une possible spécificité valdôtaine qui émergerait dans le panorama culturel italien et européen, dans des domaines tels que l’historiographie, la littérature et plus généralement dans les différentes productions artistiques, comme la musique, l’art et le cinéma.
Dans un moment historique de profonds et rapides changements, l’objectif de ce colloque est de fournir, à travers une approche interdisciplinaire et transnationale qui donne de l’espace aux voix critiques les plus diverses, une image approfondie et multi-perspective de la réalité culturelle valdôtaine actuelle, ainsi que de son évolution dans le temps. Un état de l’art qui permettrait, à travers la reconsidération des aspects historiques, artistiques et littéraires, de définir, ou de redéfinir, un possible noyau identitaire valdôtain et qui peut être à la fois une opportunité pour des évaluations et des bilans, mais aussi un point de départ pour la construction et le développement de futurs scénarios culturels. Promu et organisé par le département LLCER (Langues, Littératures et Civilisations Étrangères et Régionales) de l’Université Savoie Mont Blanc, en collaboration avec l’Université de la Vallée d’Aoste et la Région autonome Vallée d’Aoste et avec le Centro studi-letterari Natalino Sapegno et le Gruppo di studio sul Cinquecento francese de l’Université de Vérone.
Nome del contatto: 
Moreno Savoretti e Laurent Ripart
Email del contatto: 
moreno.savoretti@univ-smb.fr
Segnalato da: 
Anderson Magalhães
Email: 
anderson.magalhaes@univr.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
25/03/2026
Data di fine dell'evento: 
26/03/2026
Città dell'evento: 
AOSTA
Tipo di evento: 
Colloques
Categoria principale: 
Parole chiave: 
Valle d'Aosta, identità valdostana, Xavier de Maistre, Laura Mancinelli, Giosue Carducci

Una lettura al Museo

Presentazione del volume di Emilio Campagnoli, "La Normandie entre Proust et Monet. Site, Paysage, Lieu de Mémoire"

Riassunto dell'annuncio: 
Presentazione del volume di Emilio Campagnoli, "La Normandie entre Proust et Monet. Site, paysage, lieu de mémoire", Paris, Classiques Garnier, 2025.
Mercoledì 25 marzo presso Il Giardino d'Inverno del Palazzo Ducale di Urbino si svolgerà la presentazione del volume di Emilio Campagnoli, "La Normandie entre Proust et Monet. Site, paysage, lieu de mémoire", Paris, Classiques Garnier, 2025. L'autore dialogherà con Davide Vago. Moderano Margareth Amatulli e Natasa Raschi.
Nome del contatto: 
Margherita Amatulli
Email del contatto: 
margherita.amatulli@uniurb.it
Indirizzo postale: 
Giardino d'inverno, Palazzo Ducale, Urbino
Segnalato da: 
Margherita Amatulli e Nataša Raschi
Email: 
margherita.amatulli@uniurb.it
natasa.raschi@uniurb.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
25/03/2026
Data di fine dell'evento: 
25/03/2025
Città dell'evento: 
Urbino
Tipo di evento: 
Séminaires et conférences
Categoria principale: 
Sottocategoria: 
Parole chiave: 
Letteratura, arte, turismo

AàC : « Politiquer » par lettre / Fare politica per lettera

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Ce colloque propose d’explorer, dans une perspective diachronique, la manière dont l’épistolaire ne reflète pas simplement le politique mais contribue à le produire. Il réunira des spécialistes et des jeunes chercheurs et chercheuses afin de mettre en lumière la place de la lettre comme genre discursif majeur dans l’histoire des idées et des luttes politiques.
Questo convegno si propone di esplorare, da una prospettiva diacronica, come la scrittura epistolare non rifletta semplicemente la politica, ma contribuisca anche alla sua produzione. Riunirà specialisti e giovani ricercatrici e ricercatori allo scopo di evidenziare il ruolo della lettera come genere discorsivo di primaria importanza nella storia delle idee e delle lotte politiche.
Nome del contatto: 
Francesca Piselli
Email del contatto: 
francesca.piselli@unipg.it
Segnalato da: 
Francesca Piselli
Email: 
francesca.piselli@unipg.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
08/10/2026
01/04/2027
Data di fine dell'evento: 
09/10/2026
02/04/2027
Città dell'evento: 
Perugia
Brest
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
lettres, politique, correspondance, épistolaire

Revue Nerval, n°11, 2027

Dossier : Nerval et les arts de la mémoire (dir. Jean-Nicolas Illouz, Henri Scepi)

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Appel en deux volets : Varia et dossier thématique, "Nerval et les arts de la mémoire".
Dossier : Nerval et les arts de la mémoire (dir. Jean-Nicolas Illouz, Henri Scepi) « L’aspect des lieux aimés rappelle en moi le sentiment des choses passées », écrit Nerval dans *Promenades et souvenirs* : sous cette formule, on ne peut plus simple, qui dit une expérience, on ne peut plus familière, nous croyons déceler – ce sera l’hypothèse de recherche pour ce nouveau dossier de la *Revue Nerval* – la survivance des anciens arts de la mémoire dans les formes propres du ressouvenir nervalien. Cicéron (*De Oratore*, Livre II, LXXXVI) rapporte que l’invention de l’Art de la mémoire revient au poète Simonide de Céos : celui-ci, attablé avec des convives à un banquet, fut sauvé par Castor et Pollux de l’effondrement du plafond ; revenant sur les lieux, il parvint à identifier les convives défigurés en se rappelant la place qu’ils occupaient autour de la table. Tous les éléments de cette fable font sens : érigée contre la mort qui efface jusqu’aux noms, la mémoire établit une presque gémellité (suggérée par le couple des demi-jumeaux Castor et Pollux) entre le passé et son ressouvenir ; mi-humaine (Castor est fils d’un mortel) mi-divine (Pollux est fils de Zeus), elle fait naître des images qui expriment à la fois le devenir mortel de l’événement et sa ressaisie idéale dans l’esprit. Toutefois, Simonide tira surtout une conséquence pratique de son expérience : remarquant que les souvenirs ont pour ancrage des lieux et que la mémoire prend appui sur des configurations de l’espace, il déduisit un art (une *technè*) propre à exercer cette faculté humaine : pour se remémorer un fait ou la partie d’un discours, l’orateur devra imaginer des emplacements distincts, attacher à chaque lieu une image, et, en passant mentalement d’un lieu à l’autre, déployer, d’image en image, l’ordre des faits et l’ordre du discours dans l’art de la parole. L’image est filée de manière très suggestive : « Les emplacements, où sont conservées les idées, sont la tablette de cire, et les images, les lettres qu’on y trace », écrit Cicéron. Depuis l’ouvrage fondateur de France A. Yates, *L’Art de la mémoire*, plusieurs études ont entrepris déjà de déplacer ce dispositif mnémonique des âges de l’éloquence, antérieurs à l’invention de l’imprimerie, à la littérature elle-même : aux arts rhétoriques de la mémoire succèderaient donc des arts poétiques de la mémoire, ceux-ci conservant comme la rémanence inconsciente de ceux-là. L’œuvre de Nerval nous semble permettre de déployer cette hypothèse selon plusieurs directions : **1. Une expérience spatiale du temps** Si peu d’œuvres associent aussi étroitement l’espace et le temps que celle de Nerval, celle-ci peut nous inviter, très concrètement, à prendre à la lettre la métaphore architecturale sur laquelle s’appuient les arts de la mémoire dès lors que l’orateur, pour produire son discours, est amené à édifier en lui-même une « maison intérieure » qu’il parcourt mentalement de pièce en pièce. La chaumière ou le château ; la ruine ou la bibliothèque ; les fouilles archéologiques de Pompéi ou les rues de Paris ; les lieux de la mémoire individuelle ou ceux de la mémoire nationale (la Basilique de Saint-Denis, le château de Saint-Germain, Châalis, Ermenonville, etc.), spatialisent la perception nervalienne du temps et dessinent les linéaments d’une cartographie intérieure, fécondant le souvenir. Plus largement, le paysage, quel qu’il soit, dans sa réalité la plus concrète comme dans sa valeur affective la plus secrète, balise l’espace de la mémoire. Il nous faudra revenir sur le Valois nervalien, qui est à tous égards une terre de mémoire : la mémoire personnelle et affective, la mémoire collective et historique, ou encore la mémoire d’outre-mémoire des mythes, quand, dans les strates géologiques du territoire, se découvrent des grottes, des souterrains, ou des roches-témoins, valant comme autant de cryptes inconscientes, où s’élaborent le mythe personnel des enfants du feu. De la même façon que l’orateur qui s’aide des arts de mémoire est invité à circuler mentalement d’un lieu à l’autre de sa « maison intérieure », le point de vue qu’adopte le narrateur nervalien sur le paysage est un point de vue mobile : s’y dessine un parcours, qui n’est plus cependant le parcours réglé dont découle un discours ordonné de l’orateur, mais un parcours en caprices et zigzags, fantasque ou fantasmatique, où la promenade se change en errance et l’errance en divagation, selon la loi d’un « déplacement » qui fait s’équivaloir le mouvement physique du corps dans l’espace et les « lignes d’erre » de la psyché. **2. Mémoire et histoire** La réflexion sur les arts de la mémoire nous invitera à reconsidérer sur nouveaux frais le discours historiographique qui sous-tend les rêveries ou divagations nervaliennes. La spatialisation du temps (que critiquera Bergson, mais qui demeure chère à Bachelard) fait éclater l’illusion d’un continu de l’histoire. Nerval relève, tout au long de ses périples, des traces du passé, mais des traces éparses, hétéroclites, comme les fragments d’une totalité perdue ou les reflets diffractés d’une origine absente. Nerval, dirait Walter Benjamin, est un « chiffonnier de l’histoire » : il emprunte à tout ce qui vient, rencontré au hasard des chemins ou bien parmi les livres des bibliothèques, faisant de chaque trace un indice, – et recyclant sans fin les chiffons en papiers. D’autre part, le modèle des arts de la mémoire implique que le passé lui-même, en tant qu’objet de remémoration, a cessé d’être seulement passé : il devient affaire, non d’une saisie objective comme le voudrait l’historien, mais d’un travail inconscient dont le lieu est le présent où se forme le souvenir. On pourra donc étudier un Nerval historien « benjaminien » en quelque sorte, un Nerval historien de différents « lieux de mémoire » (Pierre Nora), un Nerval archéologue (du passé et de l’inconscient), mais aussi, par exemple encore, un Nerval folkloriste du Valois, pour qui les chansons perdues de l’enfance ne gagnent rien à être « patrimonialisées » si elles ne demeurent l’enjeu d’une recherche poétique vivante, pour le présent et l’avenir. **3. Philosophies de l’image mémorielle** Aux formes du discours historique portés par les arts de la mémoire, on ajoutera une réflexion sur les enjeux philosophiques que comportent ceux-ci, et qui se maintiennent quand on passe des arts rhétoriques du passé à certaines poétiques modernes de l’écriture. De quelle nature, en effet, est « l’image » que l’orateur dépose mentalement en chaque « lieu » de sa « maison intérieure », pour qu’éclose, par elle et en ce lieu, le souvenir ? Dans une perspective néoplatonicienne, très active dans les réemplois des arts de la mémoire à la Renaissance, cette image conduit vers l’Idée ; et Nerval s’en souvient directement quand il évoque le *Second Faust* de Goethe, lui-même construit, comme *La Divine Comédie*, sur le modèle des arts de la mémoire : Faust parcourt, comme autant de « lieux », les spirales du temps, et, à chaque cercle, il rappelle, comme autant d’images mentales, des archétypes éternels, ramenant ainsi le fantôme d’Hélène des limbes de l’oubli à la lumière de la vie. Le récit d’*Aurélia* quant à lui s’appuie sur le modèle, lui aussi néo-platonicien, de la *Vita nova* que Dante présente explicitement comme un lieu particulier (la « rubrique ») du « livre de (sa) mémoire », où il va évoquer, non pas les « choses » elles-mêmes, mais leur « sens » : de la même façon, Nerval tente d’élucider symboliquement l’histoire d’amour et de mort qui fut la sienne ; mais l’idéalisme platonicien repris à Dante se brouille dans le récit d’une expérience qui n’est plus seulement l’expression d’une folie amoureuse interprétable « à plus haut sens », mais l’expression de failles psychiques propres au sujet moderne, conscient aussi des déterminismes historiques qui ont marqué son existence. Autre piste : en retravaillant l’intertextualité du *Songe de Poliphile* dans l’œuvre de Nerval, on pourra montrer comment l’art des jardins, très codé philosophiquement à la Renaissance, fait l’objet, dans *Sylvie* ou *Aurélia*, de réemplois secrets qui disséminent son message philosophique, le rendant, non moins intense, mais plus incertain. **4. Écritures de la mémoire** Enfin, le modèle des arts de la mémoire, transposé à la littérature elle-même, invite à faire de l’écriture un espace propre, que le narrateur, comme l’orateur autrefois, parcourt en faisant de chaque « lieu » du texte le conservatoire d’une ou de plusieurs « images », et de ces images le germe d’un souvenir et le principe d’un récit. Il faudra donc s’intéresser cette fois à des dispositifs d’écriture. Dans le théâtre de Nerval, les changements à vues ne sont-ils pas comme autant de lieux propices à l’éclosion d’images, qui creusent le souvenir en remontant l’ordre du temps ? Ne peut-on prendre à la lettre le motif du « château » dans *Petits châteaux de Bohême*, et voir alors dans cette forme fantaisiste d’une autobiographie poétique la recherche d’une écriture de soi qui composerait moins avec la vérité qu’avec l’illusion ? On pourra revenir sur « l’autobiographie spirituelle » qui sert de modèle au récit d’*Aurélia*, livre de mémoire autant que livre de deuil. Le défilé des chapitres dans *Sylvie* n’est-il pas conçu comme un parcours de lieux, suscitant des images, qui, selon maints détails, qui insistent et se répètent, diffractent le récit de souvenir ? Une piste encore : l’architecture du recueil des *Chimères* n’est-elle pas, sur la page et selon l’ordre du recueil, celle d’un « temple » de papier, édifié selon un art de la mémoire à usage tout personnel, – et déployé pour quel Sens ? Jean-Nicolas Illouz & Henri Scepi **Indications bibliographiques (sur les arts de la mémoire)** BOLZONI, Lina, *La Chambre de la mémoire* [1995], Genève, Groz, 2005. GENDREL, Bernard, *Les Voies de la mémoire. Chateaubriand, Balzac, Huysmans*, Paris, Hermann, 2015. ILLICH, Ivan, *Du lisible au visible : la naissance du texte. Un commentaire du Didascalicon de Hugues de Saint-Victor*, trad. Jacque Mignon, Paris, Cerf, 1991. ROSSI, Paolo, *Clavis Universalis* [1960], Grenoble, Jérôme Million, 1993. ROUBAUD, Jacques, *L’Invention du fils de Léoprepes (poésie et mémoire)*, Paris, Circé, 1993. YATES, Frances A., *L’Art de la mémoire* [1966], trad. Daniel Arasse, Paris, Gallimard, 2022. ZANONE, Damien, « Art de la mémoire et sens du passé. D’un usage des jardins chez Rousseau et Chateaubriand », dans Frédéric Charbonneau et Marie-Paule de Weerdt-Pilorge (dir.), *Le Passé composé*, Paris, Classiques Garnier, 2020, p. 277-293. --- Les propositions d’articles, pour les Varia comme pour le dossier, doivent nous parvenir avant le 1er avril 2026, sous la forme d’un résumé de 1500 signes environ, assorti d’une courte biobibliographie. Pour les propositions retenues, les articles eux-mêmes doivent nous être remis, sous forme de fichiers électroniques, au plus tard au 1er septembre 2026. Le numéro 11 de la Revue Nerval paraîtra en avril 2027.
Nome del contatto: 
Jean-Nicolas Illouz
Email del contatto: 
jean-nicolas.illouz@wanadoo.fr
Segnalato da: 
Benoît Monginot
Email: 
benoit.monginot@unito.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
01/04/2026
Città dell'evento: 
Parigi
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Sottocategoria: 
Parole chiave: 
Arts de la mémoire, Nerval

InterArtes n.7

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Il presente numero di InterArtes raccoglie alcuni contributi legati alla persistenza e alla tenacia del mito di Faust e alla intrinseca capacità di trasformazione del mito nella cultura prevalentemente europea, dal Rinascimento alla contemporaneità, attraverso letteratura, cinema, arti visive e...

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Parole chiave: 
Mythe, Faust, connaissance
ISSN formato elettronico: 
2785-3136
TItolo del numero: 
Faust, mito della modernità (n°7)
Categoria principale: 
Email: 
laura.brignoli@iulm.it
Direttore(i) scentifico(i): 
Laura Brignoliv - Silvia Zangrandi
Data di pubblicazione online: 
Saturday, December 20, 2025
Data di pubblicazione: 
Monday, December 29, 2025
Luogo della pubblicazione: 
Dipartimento di Studi Umanistici – Università IULM
Segnalato da: 
Laura Brignoli

Presentazione del volume di Francesco Fiorentino, "Balzac" (Laterza, 2025).

Riassunto dell'annuncio: 
Presentazione del volume di FRANCESCO FIORENTINO, "Balzac" (Laterza, 2025) Giovedì 11 dicembre 2025, ore 17.30 Fondazione Primoli (via Zanardelli 1, Roma)
Introduce LUCA PIETROMARCHI Università Roma Tre Intervengono ANDREA DEL LUNGO Sapienza Università di Roma FRANCESCO SPANDRI Università Roma Tre Sarà presente l’autore. Per chi non potrà partecipare in sala, l’evento sarà trasmesso in diretta streaming sul canale YouTube della Fondazione Primoli.
Nome del contatto: 
Francesco Spandri
Email del contatto: 
spandrif@gmail.com
Segnalato da: 
Francesco Spandri
Email: 
spandrif@gmail.com
Data di inizio o data limite dell'evento: 
11/12/2025
Data di fine dell'evento: 
11/12/2025
Città dell'evento: 
Roma
Tipo di evento: 
Parutions d'ouvrages
Categoria principale: 
Sottocategoria: 

Intersections. Avatars et péripéties d’espaces en interaction

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Le troisième numéro de la collection « Regards croisés » explore le concept d’intersection, notion ambivalente impliquant à la fois rencontre, conflit et transformation examinés sous divers angles. Cette notion à deux endroits s’avère d’autant plus fructueuse dans le parallèle établi entre la...

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Categoria principale: 
Segnalato da: 
Luca Pierdominici
Email: 
luca.pierdominici@unimc.it
ISBN: 
979-12-5704-033-8
Collezione: 
Regards croisés, 3
Anonyme
Editore: 
EUM
Luogo della pubblicazione: 
Macerata
Data di pubblicazione: 
Monday, October 20, 2025
Data di pubblicazione online: 
Thursday, November 6, 2025
URL: 
https://eum.unimc.it/it/catalogo/941-intersections
Lingua: 
Francese
Sito web di riferimento: 
https://eum.unimc.it/it/index.php?controller=attachment&id_attachment=1692

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