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Études thématiques

Discours d’Europe, discours sur l’Europe. Peurs anciennes et actuelles / Discourses of and on Europe. About old and new fears

Résumé de l'annonce: 
Appel à communication pour le colloque interdisciplinaire "Discours d’Europe, discours sur l’Europe. Peurs anciennes et actuelles/Discourses of and on Europe. About old and new fears" qui se déroulera à Turin les 26 et 27 octobre 2017.
A l’initiative du Centro Studi sull’Europa (TO-EU) - Dipartimento di Culture, Politica e Società (Université de Turin), soutenu par l’Observatoire des discours d’Europe (Université de Franche-Comté), l’Université  libre de Bruxelles (Cevipol, Graid et Resic), le Dipartimento di Scienze Economico-Sociali e Matematico-Statistiche – Sez. Lingue Straniere (Université de Turin), le Dipartimento di Lingue e Letterature Straniere e Culture Moderne (Université de Turin), Le Dipartimento di Scienze della Mediazione linguistica e di Studi interculturali de l’Université de Milan). Le thème de la peur et ses liens avec la sphère politique n’est pas nouveau dans les études menées au sein du champ scientifique et il existe déjà de nombreuses analyses qui l’ont abordé à partir d’angles différents. Il suffit de citer les recherches célèbres de Delumeau (1978, 1984…), de Shklar (1989), de Berchtold et de Porret (1994) sans oublier les travaux récents de Robin (2004), de Bucheron et Robin (2015), et de Wodak (2015), par exemple. Il est pourtant clair que ces dernières années l’on assiste à un déploiement important de ce thème, notamment en Europe, où il semble traverser sans cesse le débat public et politique actuel. Des illustrations diverses de peurs collectives sont données à voir avec de plus en plus d’intensité et de fréquences dans les médias. Ces peurs nourrissent notamment des réflexions et des polémiques autour des valeurs européennes, des frontières de l’Europe, ainsi que sur la capacité du projet européen de faire face aux défis de la mondialisation. L’On entend parler ainsi souvent d’une Europe qui est en guerre non seulement à l’extérieur de ses frontières mais aussi à l’intérieur, où des peurs anciennes sont réactualisées (comme la pauvreté, la précarité, la peur de «  l’autre  », l’apparition de nouvelles maladies (SIDA, Ebola), la fin apocalyptique de l’humanité…) tandis que de nouvelles peurs sont pointées du doigt (comme le terrorisme, l’intégrisme religieux, le réchauffement climatique et ses conséquences sur la planète, l’impact de «  progrès techniques  » sur la santé publique (pollutions, OGM, wifi, nucléaire, nanotechnologie), l’ambivalence des genres sexuels,…), ce qui renforce le sentiment général d’insécurité et d’incertitude quant à l’avenir de l’humanité et la possibilité d’instituer des sociétés viables. Plusieurs publications récentes insistent justement sur ces aspects non seulement dans le domaine littéraire et des sciences humaines (Houllebecq, Soumission 2015), mais aussi dans les domaines de l’économie, de la politique et du journalisme (Fürstenberg 2007, Tremonti 2009, Garton Ash & Franceschini 2013). Ce prochain événement scientifique prolonge la réflexion commune que le réseau de l’Observatoire des discours sur l’Europe (http://disceurope.hypotheses.org/) a déjà entamée sur les notions de contre-discours (Besançon, 2013) et de polémique (Bruxelles, 2015). Il vise à élargir le cercle de partage des études sur les productions discursives ainsi que les disciplines représentées : communication politique, économie, histoire (moderne, contemporaine, des idées), journalisme, philosophie, sciences politiques, sociolinguistique, sociologie.  Ce colloque interdisciplinaire entend retracer les mécanismes de production et d’utilisation de la peur, entendue comme un phénomène collectif (Lefebvre 1932, Delumeau 1978), et envisage l’étude du lexique des peurs européennes afin de comprendre quelles sont les transformations et les éléments de continuité des peurs anciennes et nouvelles, ainsi que la transformation de leurs représentations et des imaginaires qui leur sont rattachés. Les propositions se pencheront notamment sur : la présence éventuelle de peurs spécifiques qui sont liées à l’histoire européenne et aux facteurs politiques, religieux et sociaux qui ont joué un rôle fondamental dans la construction de l’Europe contemporaine  ; l’identification des tournants événementiels et/ou discursifs qui ont produit des changements dans les discours, les images et les lexiques de la peur depuis le XVIIIe siècle  dans le contexte européen ; l’étude des mécanismes de production de la peur, ainsi que des façons de la propager, les stratégies énonciatives des acteurs et les contenus qui leur permettent de la circuler et de la répandre  ;  l’analyse de la manière dont les peurs anciennes (entre autres la peur de la mort, la menace des maladies, les craintes liées à la pauvreté ou à l’insécurité, la peur de l’étranger) se sont renouvelées et même renforcées dans le contexte actuel de mondialisation.  Afin de répondre à ces nombreuses questions, nous privilégierons les propositions qui présenteront des études de cas ou de corpus précis depuis le XVIIIe siècle jusqu’à nos jours, dans un cadre général restreint à l’Europe. L’approche diachronique est particulièrement souhaitée. Les méthodologies pourront varier, tout en privilégiant l’analyse du discours, ou mieux les Critical Discourse Studies (van Dijk 2013  : 1), comme approche interprétative qui permet la rencontre interdisciplinaire.     Quelques repères bibliographiques Berchtold, Jacques, Porret, Michel (éds.) (1994). La peur au XVIIIème siècle. Genève: Droz. Breton, Philippe (2000). La Parole manipulée. Paris: La Découverte. Bucheron, Patrick, Robin, Corey (2015), Les exercices de la peur. Usages politique d’une émotion. Lyon  : PUL.  Delumeau, Jean (1978). La peur en Occident (XIVe-XVIIe siècles). Une cité assiégée. Paris  : Fayard. – (1984). Le péché et la peur. La culpabilisation en Occident (XIIIe-XVIIIe siècles). Paris  : Fayard. Duez, Denis (2008) “L’Europe et les clandestins  : la peur de l’autre comme facteur d’intégration  ?”. Politiques européennes, n°26, pp. 97-119. Fürstenberg, Nina Zu (2007), Chi ha paura di Tariq Ramadan? L’Europa di fronte al riformismo islamico. Venise : Marsilio. Geremek, Bronislaw, Picht, Robert (éds.) (2007). Visions d’Europe. Paris: Odile Jacob. Garton Ash, Timothy, Franceschini, Enrico (2013). Perché diventare europei fa paura ai cittadini dell’Europa? La Repubblica delle idee. Guilhaumou, Jacques (2006). Discours et événement. L’histoire langagière des concepts. Besançon  : PUFC. Micheli, Raphaël (2010). L’émotion argumentée. L’abolition de la peine de mort dans le débat parlementaire français. Paris  : Le Cerf. Plantin, Christian (2011). Les bonnes raisons des émotions. Principes et méthode pour l’étude du discours émotionné. Berne  : Peter Lang.   Rinn, Michael  (éd.) (2008). Émotions et discours. L’usage des passions dans la langue. Rennes: Presses universitaires de Rennes.  Robin, Corey (2004). Fear. The History of a Political Idea. Oxford  : Oxford University Press. Shklar, Judith N. (1989). The Liberalism of Fear. Cambridge / London  : Harvard University Press.  Tremonti, Giulio (2009). La paura e la speranza. Europa, la crisi globale che si avvicina e la via per superarla. Milan  : Mondadori.  van Dijk, Teun A. (2013). News as Discourse. London: Routledge. Wodak, Ruth (2015). The Politics of Fear. What right-wing populist discourses mean. London  : Sage.   Informations pratiques Lieu : Université de Turin. Campus Luigi Einaudi (CLE) - Via Lungo Dora Siena 100 (Torino); date : 26-27 octobre 2017  Langues de travail : français et anglais   Calendrier Appel à communication : 5 décembre 2016  Retour des projets de communication : 5 mars 2017  Sélection des projets : 15 mai 2017 Retour des textes de communication : 1er octobre 2017    Format du projet de communication 3500-4000 signes (espaces compris) comportant le nom, la discipline, l’Université de rattachement et le courriel du/des auteurs (deux auteurs maximum), le titre de la communication, la description de l’objet de la recherche, la/les méthodes d’analyses mobilisées, la mise en évidence de son inscription dans le thème du colloque, 4-5 textes de bibliographie. Les projets de communication sont à envoyer à toeu@unito.it
Courriel du contact: 
toeu@unito.it
Suggéré par: 
Nancy Murzilli 05/1/2017
Courriel: 
nancy.murzilli@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
05/03/2017
Ville de l'événement: 
Turin
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Europe, peur, discours

Canada, Crocevia di Migrazioni

Résumé de l'annonce: 
La rencontre scientifique "Canada, crocevia di migrazioni", organisée par le Centro di Cultura Canadese et par le Centro Internazionale Letterature Migranti de l'Università degli Studi di Udine se tiendra vendredi 16 décembre 2016 à Palazzo Caiselli (vicolo Florio, Udine). Il sera l'occasion pour présenter le numéro 11 de la revue Oltreoceano “L'identità canadese tra migrazioni, memorie e generazioni”, publiée chez Forum, sous la direction de Silvana Serafin, Alessandra Ferraro et Daniela Ciani Forza. Aux travaux participeront Primo De Luca, Amélie Hien, Silvano Zamaro, Alessandro Costantini et Margherita Cannavacciuolo.
Scaricare il programma:
Suggéré par: 
Alessandra Ferraro
Courriel: 
alessandra.ferraro@uniud.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
16/12/2016
Ville de l'événement: 
Udine
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Canada, migrazioni

Sorelle e sorellanza - Il rapporto sororale nella letteratura e nelle arti

Résumé de l'annonce: 
Convegno internazionale “Sorelle e sorellanza - Il rapporto sororale nella letteratura e nelle arti” (Cagliari, 24-25 novembre 2016)
Il 24 e il 25 novembre si terrà a Cagliari il convegno internazionale “Sorelle e sorellanza - Il rapporto sororale nella letteratura e nelle arti”, nel quadro dell’omonimo progetto di ricerca biennale (Legge Regionale 7/8/07, n. 7 – Regione Sardegna) diretto da Monica Farnetti e Marina Guglielmi. Per informazioni: Claudia Cao cao.claudiac@gmail.com .
Nom du contact: 
Claudia Cao
Courriel du contact: 
cao[point]claudiac[at]gmail[point]com
Suggéré par: 
Fabio Vasarri
Courriel: 
vasarri@tin.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
24/11/2016
Date de fin de l'événement: 
25/11/2016
Ville de l'événement: 
Cagliari
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
sorellanza, letteratura, arti

Prix Murat 2017 - Selezione romanzi finalisti IX edizione

Résumé de l'annonce: 
Il Comitato di lettura del GREC ha individuato i tre romanzi finalisti della nona edizione del Prix Murat. I testi selezionati per il Prix Murat 2017 sono Jean-Marc CECI, Monsieur Origami, Gallimard, 2016 Marie REDONNET, La femme au colt 45, Le Tripode, 2016 Emmanuel VENET, Marcher droit, tourner en rond, Verdier, 2016
Il Comitato di lettura del GREC ha individuato i tre romanzi finalisti della nona edizione del Prix Murat. I testi selezionati per il Prix Murat 2017 sono Jean-Marc CECI, Monsieur Origami, Gallimard, 2016 Marie REDONNET, La femme au colt 45, Le Tripode, 2016 Emmanuel VENET, Marcher droit, tourner en rond, Verdier, 2016 Si tratta di opere i cui autori, in modi diversi, trattano nelle loro narrazioni i temi della violenza, in particolare quella sulle donne, dell’arte e, in essa, dell’importanza del silenzio e del tempo, e dell’alterità misconosciuta, capace anche di mostrare i rapporti tra le persone in una luce diversa. I romanzi vogliono rispondere a problemi che angustiano questa nostra difficile stagione, con la leggerezza della letteratura. I romanzi invitano a riflettere sui luoghi comuni e sulle soluzioni possibili quando si voglia rinunciare all’ovvietà e alle abitudini consolidate. Calendario: Data della votazione e proclamazione del vincitore del Prix Murat 2017 : fine maggio 2017. Data di consegna del Premio : seconda metà di ottobre 2017. Per ulteriori informazioni sul Prix Murat, vedere il sito del GREC, www.grecart.it
Nom du contact: 
Prof. Matteo Majorano - Groupe De Recherche Sur L'extrême Contemporain
Courriel du contact: 
grec[at]lingue[point]uniba[point]it
Adresse postale: 
Università degli Studi di Bari - Dip LELIA - Palazzo Lingue - Via Garruba, 6 - 70122 BariV
Suggéré par: 
Groupe De Recherche Sur L'extrême Contemporain (grec) - Université De Bari
Courriel: 
grec[at]lingue[point]uniba[point]it
Date de début ou date limite de l'événement: 
28/09/2016
Ville de l'événement: 
Bari (70100)
Type d'événement: 
Bourses, prix, emplois
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Prix Murat

La fille aux yeux d'or di Honoré de Balzac

Résumé de l'annonce: 
Seminario di studi sull'opera di Honoré de Balzac La fille aux yeux d'or a cura di Luca Pietromarchi (Università degli Studi Roma Tre) e Agnese Silvestri (Università degli Studi di Salerno).
Sessione I   presiedeValeria Pompejano(Università degli Studi Roma Tre)   9.30 Alessandra Ginzburg (Società Italiana di Psicoanalisi): A ciascuno la sua chimera?   10.15 Agnese Silvestri (Università di Salerno): Suggestioni orientali:la dimensioneideologica dellaFilleauxyeuxd’or   10.45 – Pausa caffè   11.15 – Fabio Vasarri (Università di Cagliari): Sventure e prosperità dell’eros   11.50 Discussione   12.30-14.00 Pausa pranzo   Sessione II   presiedeLucaPietromarchi(Università degli Studi Roma Tre)   14.15 Susi Pietri (Università di Macerata): Filles aux yeux d’or. Riscritture balzachiane   14.50Francesco Spandri (Università degli Studi Roma Tre): Réflexions sur le symbolisme des « yeux d’or »   15.30 Discussione e chiusura della giornata
Suggéré par: 
Andrea Di Giuseppe
Courriel: 
andrea.digiuseppe@uniroma3.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
07/11/2016
Ville de l'événement: 
Roma
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Balzac

La narration de soi dans l’autotraduction

Résumé de l'annonce: 
Ce numéro monographique de Ticontre. Teoria Testo Traduzione vise à étudier comment l'autotraduction façonne le récit de soi des auteurs multilingues.
Dès le début du XXIe siècle, les pratiques littéraires des écrivains multilangues ont suscité l’intérêt de plusieurs chercheurs, qui ont commencé à parler de « littérature translinguistique » (Kellmann 200), de « mémoires langagiers » (Nic Craith 2012) et du rapport entre le multilinguisme et les questions identitaires (Besemeres 2002). Un nombre croissant de ces écrivains a, en outre, choisi d’autotraduire ses écrits ou bien d’écrire le même texte en deux langues différentes. Bien que son histoire soit assez ancienne et que sa pratique soit très répandue, l’autotraduction a été longtemps négligée par les études littéraires et traductologiques, à cause du préjugé selon lequel il s’agirait d’un phénomène rare et sans conséquences. Cependant, la recherche sur les pratiques autotraductives s’est développée de manière considérable, comme en témoigne le grand nombre de monographies (Quimera 2002, Atelier de Traduction 2007, Quaderns 2009, Oltroceano 2011, Orbis Litterarum 2013, Tradução em revista. 2014) et de conférences (Pescara 2010, Bologna 2011, Perpignan 2012, Cork 2013, Vitoria-Gasteiz 2015) consacrées récemment à ce sujet. En 2012, Anselmi signe le certificat de naissance des Self-translation studies, en tant que “rapidly growing subfield within translation studies.” Désormais, le corpus des études sur l’autotraduction compte environ 1000 ouvrages publiés et 200 en attente de publication. Il comprend des études de cas, des analyses concernant les stratégies traductives (Oustinoff 2001) et les raisons profondes de l’autotraduction (Anselmi 2012) ; des précis d’ordre historique (Hokenson & Munson 2007) et des travaux socio-linguistiques (voire notamment le numéro spécial de Glottopol 2015). Les écrivains qui ont décidé de s’autotraduire consacrent à ce choix une place centrale dans leurs écrits autobiographiques et autofictionnels, en rapprochant la création littéraire de l’activité de traduction. L’individu bilingue pense, parle et écrit dans deux langues : il est façonné par deux cultures et, souvent, il arpente deux lieux géographiques et deux lieux de l’esprit différents. Par la voie (et la voix) de la traduction, il choisit de mettre en relation ces éléments qui constituent le mélange – divers pour chacun – de son identité, de sa Weltanschauung linguistique et culturelle. Maintes autotraducteurs, en effet, ont éprouvé le besoin de prendre position par rapport à leur bilinguisme, pour le décrire, pour en différencier les traits, pour légitimer leur double afférence, pour démontrer que leur état « ne va pas de soi ». Le bilinguisme ou le multilinguismesont devenus ainsi des thèmes littéraires permettant de réfléchir aux enjeux personnels et collectifs de l’identité linguistique (vivre dans un pays différent de celui de sa naissance ; publier les mêmes textes dans plusieurs langues et s’adresser ainsi à des lecteurs différents). Ainsi, les narrations de soi manifestent une sorte de « surconscience linguistique » (Gauvin 1997 : 6), notamment chez des auteurs migrants car, comme l’a dit Alain Ausoni, l’autotraduction permet d’« échapper au double silence de l'étranger » (Ausoni 2013 : 77). En se traduisant, ces auteurs parlent de manière double et leurs œuvres permettent d’analyser la fonction du langage dans la perception et dans la narration de soi (sous la forme de l’autobiographie, des mémoires, de l’autofiction). Souvent, la première langue d’écriture est la langue d’adoption, à savoir la langue qui permet à l’auteur de garder une certaine distance à l’égard des événements racontés. L’autotraduction annule, ensuite, cette distance. Le travail d’analyse et de comparaison des versions peut donc montrer aussi bien la quête identitaire de l’auteur bilingue que l’influence de différentes langues sur la narration. Si, comme l’estime Rita Wilson, « self-translation is closely linked to the representation of self » (2009 : 186), comment le passage d’une langue à l’autre change-t-il cette représentation ? Vladimir Nabokov nous fournit un exemple illustre, ayant traduit en russe (Drugie berega, 1954) son livre anglais Conclusive Evidence. A memoir (1951) et l’ayant ensuite retraduit en anglais (Speak memory. An Autobiography Revisited, 1967). Cette expérience du va-et-vient langagier a été définie par l’auteur comme  un« re-Englishing of a Russian re-version of what had been an English re-telling of Russian memories in the first place » (Nabokov 2000 : 10). Parmi les autotraducteurs qui ont thématisé leur bilinguisme, leur exil culturel ainsi que l’écriture et la traduction, on peut mentionner à titre d’exemple : Ariel Dorfman, qui raconte ses souffrances de l’entre-deux-langues dans Heading South, Looking North : A Bilingual Journey, 1998 / Rumbo al Sur, deseando el Norte: un romance en dos lenguas. 1999) ; Esmeralda Santiago (When I was a Puerto Rican, 1993 / Cuando era puertorriqueña, 1994) ; Gustavo Pérez-Firmat (Next Year in Cuba. A Cubano’s Coming of Age in America, 1995 /El ano que viene estamos en Cuba, 1997) ; Georges-Arthur Goldschmidt (La traversée des fleuves. Autobiographie, 1999 / Über die Flüsse.Autobiographie, 2001) ; Carlo Coccioli (Piccolo Karma, 1987 ; Petit Karma, 1988, Pequeño Karma, 1988). Le choix de la langue d’écriture est au cœur de Paris-Athènes (1989) de Vassilis Alexakis, ainsi que de Moreno (2003) de Brina Svit. D’autres écrivains, comme Julien Green (Le langage et son double / Language and its shadow, 1987) et Nancy Huston (Nord perdu, 1999 / Losing North, 2002) ont donné à leur méditations sur le bilinguisme et l’identité la forme de l’essai. Ce numéro monographique de Ticontre. Teoria Testo Traduzione vise à étudier comment l'autotraduction façonne le récit de soi des auteurs multilingues. Nous signalons ici à titre d’exemple et en dehors de toute exhaustivité quelques perspectives d’enquête : mémoire transculturelle / transnationale des auteurs migrants qui s’autotraduisent ; formes autobiographiques / mémoires de langue / autofictions où l'identité linguistique et culturelle est façonné par le passage de la langue maternelle à la langue d’adoption ; choix de la langue d’écriture (langue maternelle vs. langue d’adoption / vernaculaire vs. variété codifiée) et directionnalité du processus de traduction ; (auto-)traduction comme dispositif thématique et comme appel à la création littéraire ; ré-autotraduction ; réinvention de soi à travers la traduction et la réécriture ; (auto)-censure rendue visible par l'autotraduction. Les articles sur l'autotraduction `interne' ou `mentale' ne seront pas pris en considération. Les articles pourront être écrits en italien, français, espagnol ou anglais. Ceux qui sont intéressés pourront envoyer un abstract (300 mots maximum), accompagné d’une notice bio-bibliographique (150 mots maximum), à l’adresse : selftranslation@ticontre.org, avant le 10 juillet 2016. Les auteurs des articles retenus seront contactés avant le 30 juillet 2016. Les articles devront parvenir avant le 30 octobre 2016 et ils seront soumis à peer review. Pour tout renseignement ou question, veuillez écrire à : selftranslation@ticontre.org
Nom du contact: 
Claudia Crocco
Courriel du contact: 
claudia.crocco@unitn.it
Suggéré par: 
Claudia Crocco
Courriel: 
claudia.crocco@unitn.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
10/07/2016
Ville de l'événement: 
Trente
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
autotraduction, récit de soi, auteurs multilingues
Site web de référence: 
http://www.ticontre.org/

Appel à contribution: "Le compositeur dans la littérature"

Résumé de l'annonce: 
Les points de rencontre de la littérature et de la musique sont multiples, leurs points de friction également. Si les deux pratiques artistiques n’ont cessé de se nourrir l’une de l’autre, elles se sont aussi concurrencées. Une abondante critique a déjà rendu compte de l’imaginaire de la musique dans la littérature, et les relations entre littérature et musique sont depuis longtemps un objet d’étude privilégié de la littérature comparée. Il convient maintenant de focaliser l'attention sur la représentation du compositeur dans le texte littéraire.
Premier volet du projet Obvil (Paris-Sorbonne): "Autorités en partage" Les points de rencontre de la littérature et de la musique sont multiples, leurs points de friction également. Si les deux pratiques artistiques n’ont cessé de se nourrir l’une de l’autre, elles se sont aussi concurrencées. Certains poètes, comme Mallarmé, ont revendiqué le pouvoir musical intrinsèque de la langue. À l’inverse, certains compositeurs ont revendiqué la capacité de la musique à produire un sens, voire à raconter une histoire, s’attribuant les mêmes pouvoirs que les écrivains. Une abondante critique a déjà rendu compte de l’imaginaire de la musique dans la littérature, et les relations entre littérature et musique sont depuis longtemps un objet d’étude privilégié des études comparées.   La représentation du compositeur dans la littérature, qui fera l’objet de ce colloque, est l’une des manifestations les plus frappantes et les plus ostensibles de cet imaginaire littéraire de la musique – que l’on songe, par exemple, aux compositeurs mis en scène par George Sand dans Consuelo, à Johannes Kreisler, l’alter ego de E.T.A. Hoffmann, ou au Doktor Faustus de Thomas Mann, dans lequel le compositeur Adrian Leverkühn a vendu son âme au diable, basculant dans un nihilisme qui finit par l’anéantir. La représentation du compositeur dans la littérature s’inscrit souvent dans une réflexion sur la création littéraire, les pratiques du compositeur modélisant celles de l’écrivain, et la fabrique de l’œuvre musicale celle de l’œuvre littéraire – mais en soulignant la porosité entre les arts, elle repense en même temps leur spécificité. Elle pose surtout la question du partage – ou du conflit – des autorités. Ainsi la littérature, incomplète par nature, semble parfois attendre de la musique qu’elle vienne la parachever (Wilhelm Müller ne déclarait-il pas : « Mes lieder mènent seulement à une moitié de vie, une vie de papier, en noir et blanc, jusqu’à ce que la musique les anime du souffle de la vie, ou plus encore, alors que celui-ci sommeille en eux, l’appelle et le réveille ») ; la représentation littéraire du compositeur peut alors être interprétée comme un hommage rendu à un art avec lequel ne peut rivaliser la littérature.  Mais c’est aussi une rivalité qui parfois se fait jour (on pense par exemple à Edouard, l’écrivain des Faux-Monnayeurs de Gide : « ce que je voudrais faire, (…) c’est quelque chose comme L’Art de la fugue. Et je ne vois pas pourquoi ce qui fut possible en musique, serait impossible en littérature »), ou encore une forme de condescendance de la littérature à l’égard d’un art condamné à rester privé de toute fonction cognitive. Ces différentes pistes ne sont bien sûr ni exclusives ni exhaustives, l’enjeu scientifique de ce colloque, qui se déroule dans le cadre du projet Obvil « Autorités en partage », étant d’explorer la manière dont la figure du compositeur au sein de la fiction littéraire contribue à repenser la relation entre les arts, et la figure de l’auteur en particulier. Ce colloque est le premier volet d’un diptyque ; le second volet, prévu au printemps 2018, sur « l’homme de lettres dans la musique », permettra de compléter la réflexion. Les propositions de communications, pour le premier volet, sont attendues avant le 30 mars 2016.
Nom du contact: 
Michela Landi
Courriel du contact: 
michela[point]landi[at]unifi[point]it
Adresse postale: 
Università di Firenze - Dipartimento di Lingue, Letterature e Studi Interculturali, via s. Reparata 93-95-50129 Firenze
Suggéré par: 
Michela Landi
Courriel: 
michela[point]landi[at]unifi[point]it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/03/2016
Ville de l'événement: 
Paris
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
musique, compositeur

Imparare con la letteratura per ragazzi

Résumé de l'annonce: 
Il francese une lingua vicina per andare lontano! Presente nei cinque continenti con 274 milioni di locutori nel mondo, la lingua francese costituisce un vero atout per i nostri ragazzi: quindi confrontarsi con la lingua francese già dalle classi dei più piccoli permette di iniziare un bagaglio culturale e linguistico, primo passo verso percorsi d'eccellenza, come per esempio l'EsaBac al liceo. Per accompagnare i maestri della scuola, i docenti della scuola media e i formatori di docenti, l'Institut français Italia organizza due giornate di studio sulla letteratura per ragazzi a scuola, il suo posto e il suo ruolo, al fine d scoprire una lingua e la sua cultura.
Giornate di studio  giovedì 3 e venerdì 4 dicembre Institut français - Centre Saint Louis Largo Toniolo, 20/22 (tra piazza Navona e Panteon) – ROMA (Traduzione simultanea) Venerdì 4 dicembre pomeriggio: Salone Più libri Più liberi, Palazzo dei Congressi, Piazza John Fitzgerald Kennedy, 1 – ROMA EUR   Giovedì 3 dicembre Institut français - Centre Saint Louis Auditorium   ore 8.45 - Accoglienza dei partecipanti ore 9.30 - Saluto di benvenuto di Olivier Jacquot, Consigliere culturale dell’Ambasciata di Francia presso la Santa Sede, Direttore dell’Institut français - Centre Saint Louis Apertura dei lavori : Davide D’Amico, Dirigente MIUR - Formazione del personale docente; Gisella Langé, Ispettrice di lingue straniere - MIUR; Eric Tallon, Consigliere culturale dell’Ambasciata di Francia in Italia, Direttore dell’Institut français Italia ore 10.00 - La littérature de jeunesse entre à l’école : le cas de la France. François Quet, Université de Lyon 1 ore 10.45 - L’albo illustrato fra università e scuola. Lorenzo Cantatore, Université de Roma 3 ore 11.30 - Pausa ore 12.00 - avec les voix des albums : Leo Lionni, un fabuleux raconteur. Serge Martin, Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 ore 12.45 - Dibattito ore 13.15 - Pausa pranzo ore 14.45 - Inizio primo atelier a scelta ore 16.15 - Inizio secondo atelier a scelta Atelier proposti: L’atelier de lecture bilingue pour les enfants italophones de classe maternelle. Nancy Murzilli – Université de Gênes Un atelier pour les adolescents. la lecture est une découverte. Chiara Ramero, Université Paris-Est / Università degli Studi di Torino – Alliance française de Cuneo  -«LireAdos» Faire entrer les langues dans la classe : sacs d’histoires, boîtes à histoires et albums plurilingues a l’école primaire. Gabriella Vernetto, Université du Val d’Aoste Du raconté au lu : s’approprIer un récIt a l’école. Ileana Guzman, Université de Besançon, Attachée de coopération pour le français en Italie   Venerdì 4 dicembre Institut français - Centre Saint Louis Auditorium Institut français - Centre Saint Louis Palazzo dei Congressi - Roma   ore 9.15 - Conoscere il mondo, esplorare il francese. viaggio attraverso l’albo illustrato. Mariarosa Rossitto, Université de la Sapienza ore 10.00 - Que donne à lire la littérature de jeunesse plurilingue ? Véronique Bourhis, Université de Cergy Pontoise ore 10.45 - Pausa ore 11.15 - Lecteurs plurilingues : l’ouverture aux langues et aux cultures à travers les albums jeunesse. Gabriella Vernetto, Université du Val d’Aoste ore 12.00 - Dibattito ore 12.30 - Buffet ore 14.00 - Partenza in pullman verso il salone del libro Più libri più liberi Palazzo dei Congressi - Roma Tradurre la letteratura per giovani: le domande che si pongono con la diffusione internazionale di storie e figure. Marcella Terrusi, Università di Bologna - moderatrice Mireille D’Allancé, Autrice ed illustratrice, Ecole des Loisirs / Babalibri; Francesca Archinto, Direttrice editoriale di Babalibri Della Passarelli, Direttrice delle edizioni Sinnos ore 17.00 - Chiusura delle giornate di studio
Nom du contact: 
Nancy Murzilli
Courriel du contact: 
nancy.murzilli@unige.it
Suggéré par: 
Nancy Murzilli
Courriel: 
nancy.murzilli@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
03/12/2015
Date de fin de l'événement: 
04/12/2015
Ville de l'événement: 
Rome
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
enseignement scolaire, littérature pour les enfants

Séminaire international "Raconter le Canada: générations, mémoires, identités", 11-12 novembre 2015, Venise

Résumé de l'annonce: 
Le Département d’Études Linguistiques et Culturelles Comparatives de l’Université Ca’ Foscari de Venise, le CCC (Centre de Culture Canadienne) et le CILM (Centre International Littératures Migrantes) de l’Université d’Udine (Italie) et l’ENAS (European Network in Aging Studies) annoncent le séminaire international “Raconter le Canada : générations, mémoires, identités/Narrating Canada: Generations, Memories, Identities” qui se tiendra à Venise le 11 et le 12 novembre 2015.
Séminaire international/International Conference Raconter le Canada: générations, mémoires, identités Narrating Canada: Generations, Memories, Identities 11-12 novembre 2015, Université Ca' Foscari de Venise (Ca'  Bernardo sala B, Dorsoduro 3199, Venise)  Le séminaire – réalisé par Daniela Ciani Forza, Simone Francescato et Alessandra Ferraro avec le soutien du Conseil des Arts et des Lettres du Québec, du Ministère des Relations Internationales du Québec et de la Délégation du Québec à Rome – regroupera des spécialistes de littérature ainsi que des auteurs francophones et anglophones pour analyser les représentations du vieillissement et des relations intergénérationnelles dans la culture canadienne pour définir leur impact dans la construction des identités individuelles et communautaires. Les intervenants (Gianfranca Balestra, Amandine Bonesso, Daniela Ciani Forza, Agnese De Marchi, Alessandra Ferraro, Simone Francescato, Ulla Kriebernegg, Davide Giurlando, Rossella Mamoli, Pia Masiero, Francesca Romana Paci, Binacamaria Rizzardi, Pierre Samson, Andrea Schincariol, Valeria Sperti, Rosemary Sullivan) stimuleront un débat interdisciplinaire (littérature, arts visuels, musique, théâtre) autour des axes suivants : relations intergénérationnelles, relations intergénérationnelles et voyage/migrations, vieillissement et mémoire, qualité de vie au troisième âge et soins institutionnels, créativité au troisième âge.
Suggéré par: 
Amandine Bonesso
Courriel: 
amandine[point]bonesso[at]uniud[point]it
Date de début ou date limite de l'événement: 
11/11/2015
Date de fin de l'événement: 
12/11/2015
Ville de l'événement: 
Venise
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Sous-catégorie: 
Mots-clés: 
Canada

Politiche della letteratura francese in Italia nel XX secolo / Les politiques de la littérature française en Italie au XXe siècle

Résumé de l'annonce: 
Convegno dell’Università di Bologna, 29-30 ottobre 2015, presso la Biblioteca d'Arte e di Storia di San Giorgio in Poggiale, via Nazario Sauro 20/2.
Giovedì 29 ottobre ore 10.00 : saluti La diplomatie culturelle française au service de la littérature presidenza: Daniela Gallingani (Bologna) 10.30: Aldo Pirola (Comune di Milano), La circolazione dei testi francesi in alcune biblioteche di Milano: la Civica Sormani e l'Institut français 11.15: Stéphane Mourlane (Aix-Marseille), Tenir son rang: le livre et l’action culturelle française dans l’Italie des années 1960 12.00: Marco Lombardi (Firenze) e Elisa Sanna (Firenze), L’Institut français de Florence: le biblioteche di Julien Luchaire e d’Henri Graillot pausa pranzo Institutions et industries culturelles italiennes presidenza: Benoît Tadié(IFI) 15.00: Laura Desideri (Gabinetto Vieusseux), I Francesi più letti nella Biblioteca Vieusseux: 1897-1914 15.45: Paolo Tinti (Bologna), La presenza del libro francese nel “Bollettino delle opere moderne straniere” pausa presidenza: Maria Chiara Gnocchi (Bologna) 16.45: Anna Ferrando (Pavia), L’Agenzia Letteraria Internazionale e gli scrittori di lingua francese (1898-1945) 17.30: Raphaël Muller (IHMC/ENS-CNRS), Les éditeurs italiens face au livre français (1900-1920)   Venerdì 30 ottobre Usages et appropriations la littérature française par les élites intellectuelles et littéraires italiennes presidenza: Anna Soncini (Bologna) 9.30: Nicola Barbuti (Bari), Autori francesi a Bari nella transizione verso il XX secolo. Il catalogo ritrovato della biblioteca del Prof. Domenico Zampetta 10.15: Valentina Sestini (Messina), Libri francesi nella Sicilia Orientale: il caso del Fondo Broggi-Picardi della Biblioteca Comunale di Barcellona Pozzo di Gotto (ME) 11.00: Jérémie Dubois (Reims-Champagne-Ardenne), Des usages de Stendhal. Les “Stendhaliens” dans les relations intellectuelles et politiques franco-italiennes de 1945 aux années 1990 pausa presidenza: Bruna Conconi (Bologna) 12.00: Paolo Albertazzi (Bologna), Libri francesi nelle biblioteche dell’Università di Bologna. Fondi e presenze del Novecento 12.45: Ilaria Vitali (Bologna) e Romain Jalabert (Bologna/IFI), Le riviste “Francofonia” e “Studi Francesi”
Nom du contact: 
Romain Jalabert
Courriel du contact: 
romain[point]jalabert[at]unibo[point]it
Suggéré par: 
Romain Jalabert
Courriel: 
romain[point]jalabert[at]unibo[point]it
Date de début ou date limite de l'événement: 
29/10/2015
Date de fin de l'événement: 
30/10/2015
Ville de l'événement: 
Bologne
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
littérature française, Italie

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