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Études historiques

Les silences de la montagne. Littérature et discours alpins (XVIIIe-XXIe siècles)

Colloque international organisé par le Département de Sciences humaines et sociales de l’Université de la Vallée d’Aoste en collaboration avec l’Université Catholique de Milan.

Résumé de l'annonce: 
Colloque international organisé par le Département de Sciences humaines et sociales de l’Université de la Vallée d’Aoste en collaboration avec l’Université Catholique de Milan.
Appel à communication Les silences de la montagne. Littérature et discours alpins (XVIIIe-XXIe siècles) Colloque international organisé par le Département de Sciences humaines et sociales de l’Université de la Vallée d’Aoste en collaboration avec l’Université Catholique de Milan. Date du Colloque : jeudi 12 décembre 2019 Organisateurs : Federica Locatelli - Françoise Rigat (Université de la Vallée d’Aoste) Langue du colloque : français Jamais le silence n’a été connu dans les vallées tumultueuses ; ce n’est que sur les cimes froides que règne cette immobilité, cette solennelle permanence que nulle langue n’exprimera, que l’imagination n’atteindra pas. Etienne Pivert de Senancour, Obermann, lettre VII C’est ainsi que parle Obermann, le protagoniste du roman éponyme d’Etienne Pivert de Senancour (1804) ; après avoir fui sa famille parce que celle-ci lui imposait les « misérables chaînes » d’un mariage et d’un métier et s’être réfugié aux alentours de Saint-Maurice (Valais), le héros, désireux de tenter une ascension des Alpes, décrit la « permanence silencieuse des hautes cimes ». La « permanence » et le « silence » apparaissent en effet comme les traits spécifiques du sacré qui entoure, traditionnellement, les sommets : cette sacralité est souvent déclinée sous le signe de l’érémitisme (solitude, marginalité, introspection, abnégation) et de la verticalité (Gal 2018), voire de l’élévation (ascension, questionnement métaphysique, dialogue intime et/ou désespéré avec l’invisible, défi prométhéen). Elle s’exprime à la fois par un langage mystique et par une absence ou, pour mieux dire, une impossibilité de langage : « Je ne saurais vous donner une idée juste de ce monde nouveau, ni exprimer la permanence des monts dans une langue des plaines », déclare en effet Obermann. L’homme des Alpes, dont il est l’emblème comme le suggère son nom, est souvent tenté par le silence, certes plus éloquent qu’une parole menacée par la bassesse de la corruption sociale, plus sonore que la prolifération des bruits et plus profondément inhérent au sujet hanté (Locatelli 2019). Si la ville et plus généralement la plaine se donnent comme le lieu du vacarme, les sites de haute montagne représentent, même dans le rôle de stéréotype, un refuge, un havre de paix, en raison même du silence qui les habite. D’ailleurs, comme le soutenait Pascal dans ses Pensées, si dans le divertissement l’homme se perd, dans le silence il se trouve : autrement dit, le silence renvoie à une épaisseur de l’être, à une valeur ontologique impossible à discerner autre part. Toute la littérature qui s’est développée à partir de l’ascension au mont Blanc jusqu’à nos jours nous témoigne en effet du fait que le silence reste « le plus précieux des plaisirs alpins » (Samivel 1997), car il est étroitement lié aux charmes de la contemplation et à la quête intérieure. On se souvient à ce propos des vertus thérapeutiques et métaphysiques de l’altitude tant célébrées par Rousseau dans sa célèbre Lettre du Valais (La Nouvelle Héloïse) : « […] c’est une impression générale qu’éprouvent tous les hommes, […] que sur les hautes montagnes, où l’air est pur et subtil, on se sent plus de facilité dans la respiration, plus de légèreté dans le corps, plus de sérénité dans l’esprit ; […] Il semble qu’en s’élevant au-dessus du séjour des hommes, on y laisse tous les sentiments bas et terrestres, et qu’à mesure qu’on approche des régions éthérées, l’âme contracte quelque chose de leur inaltérable pureté ». Saussure (éd. 2002), faisant écho à Rousseau, a lui aussi enregistré les effets bienfaisants de la fréquentation des sommets : une fois les cimes atteintes, déclare-t-il, « l’âme s’élève, les vues de l’esprit semblent s’agrandir et, au milieu de ce majestueux silence, on croit entendre la Voix de la Nature et devenir le confident de ses opérations les plus secrètes ». Bien conscientes que tout questionnement sur le « silence » conduit à la confrontation avec ses apories et que « parler du silence » peut paraître paradoxal, pouvons-nous parler d’un silence ou faut-il que nous admettions l’existence de plusieurs formes de silence ? Qu’est-ce au fond que ce ce/s silence/s des sommets célébré/s depuis quatre siècles ? Sommes-nous autorisées à voir dans le silence le langage propre des sommets ? Le Colloque se propose d’analyser la place du silence et ses formes dans les textes littéraires ainsi que dans les discours dits « ordinaires » consacrés aux Alpes, du XVIIIe siècle à nos jours. Les contributions porteront par conséquent sur la problématique de sa reformulation et/ou de sa résolution, ainsi que sur ses marques, ses fonctions et ses enjeux discursifs, à partir d’un ou plusieurs axes ici suggérés : 1. Les typologies du silence : les contributions pourront d’abord s’intéresser aux différentes « gammes ou textures » du silence (Margarito, Celotti 2001 ; Corbin 2016) qui s’éprouvent dans les textes au gré des situations, des époques et des cultures, et sur ce qu’elles véhiculent : du silence de la contemplation, de l’ébranlement pathémique au silence de la méditation, de l’expérience cathartique, jusqu’à la cure de silence vantée par le marketing d’aujourd’hui ; ou encore, du silence solennel, harmonieux de la communion avec la nature au silence oppressant de la solitude, du vertige, de l’horror vacui en passant par le silence « assourdissant » pour conjurer la douleur, la perte, la mort, sans oublier le silence de la cordée et le mutisme des montagnards, parfois vertueux, parfois symbole de la fermeture des hautes terres (les « taiseux »). Cet axe s’intéressera donc à l’expérience du silence, ses valeurs et ses axiologies. 2. Le silence comme mode de connaissance de la montagne : la montagne est par excellence l’espace du silence (on le trouve en entrée dans le dictionnaire de Thiriez 2016). D’ailleurs, pour Elisée Reclus (éd. 2015), la montagne ne se dit pas, mais se vit, parce qu’elle « est une expérience du regard ». Il y aurait donc, pour paraphraser Pucinelli Orlandi (1996), un mode d’être en silence, dans le silence du promeneur des montagnes : il s’ensuit qu’on pourrait entendre le silence comme mode de relation et de médiation à la montagne ou bien considérer le silence en relation avec le geste de la marche : ce n’est en effet pas par hasard si Le Breton (Du silence, 1997) est aussi l’auteur d’un Eloge de la marche (2000). On pourra dans cette veine interroger la figure du pèlerin de montagne ou encore celle du guide en tant que porte-voix d’une montagne muette mais qui communique. 3. Le mythe du silence : on se demandera dans cet axe dans quelle mesure le « silence des sommets » est un topos, un mythe, c’est-à-dire une instrumentalisation poétique et/ou un cliché publicitaire (« un refuge calme et silencieux »), depuis que la montagne est devenue le terrain de jeu de l’Europe, pour reprendre les termes de Leslie Stephen (éd. 2003) et qu’elle est de plus en plus asphyxiée par la « touristication » (De Baecque 2014). Au-delà des « silences d’auteurs » (Mortara Garavelli 2015), une attention particulière pourra être ici accordée à l’analyse en diachronie ou en synchronie des discours des associations telles que le Club Alpin Français, Alpes-là, Fédération européenne de randonnée, Mountain Wilderness France, etc. 4. Le silence et ses dichotomies : dans la foulée de Rousseau (1761), qui focalise l’attention sur la surprenante dichotomie entre le silence intime et le dialogue avec le spectacle alentour, on s’intéressera plus largement dans cet axe aux réseaux dichotomiques qui relaient le silence : montagne vs plaine, sublime vs maudit, solitude vs ville, passé vs modernité, etc. 5. Le silence et l’ineffable : le silence, c’est l’absence de bruit, de voix et de son (silēo, d’après l’étymologie), mais aussi l’absence de mots (tăcĕo), c’est-à-dire la difficulté de nommer, de décrire, de raconter les paysages, les perceptions et les péripéties en altitude et d’en restituer une « idée juste » (Windham 1912). Cet axe étudiera les procédés langagiers employés et, plus largement, les stratégies discursives et rhétoriques pour palier à ce manque. On pourra alors se demander en quoi le silence informe les œuvres qui s’en nourrissent, quels choix stylistiques et formels (les figures : Prandi 1990 ; Paissa 2015), quelles valeurs pragmatiques, quelles portées sémantiques et quelles orientations esthétiques il induit. 6. Les temps du silence : le silence en montagne peut être la possibilité de saisir le passage du temps, de le suspendre, de s’en évader. Le silence serait-il le temps de la lenteur (du « slow »), de l’immuable, du sublime, du divin ou encore de l’infini tel que le découvre Pétrarque au Mont-Ventoux (éd. 2001) ? Ce silence-là pourra être également appréhendé à partir de l’analyse de la photographie (Mons 1998) qui, depuis les premiers clichés des frères Bisson, a tant contribué à façonner l’image des Alpes (Frangne 2019). 7. Le silence comme oubli : on pourra enfin aborder le silence comme l’absence des récits d’ascension dans l’Histoire de la littérature de langue française, bien que la montagne offre de multiples facettes à l’imagination des écrivains, et semble s’imposer aujourd’hui comme un cadre romanesque à en juger par l’avalanche des récits et des autobiographies dans les rayons des librairies (Siestrunck 2005). Certes, tout un filon de la littérature alpine demeure plutôt médiocre, mais la froideur de la critique littéraire est-elle justifiée ? On pense bien évidemment aux ouvrages de Frison-Roche, de Rébuffat, de Samivel. Peut-on être d’accord avec De Luca (2017) lorsqu’il affirme que la littérature alpestre n’existe pas ? On pourra par ailleurs appréhender un autre manque, celui des femmes, longtemps bannies des récits de voyage et d’ascension ou reléguées dans l’anonymat, à l’exception de quelques intrépides (Georges Sand), de quelques images archétypales (Heidi), de « pastourelles » dans la narration (par exemple Peyré 1939) ou de jeunes « fiancées » (Marie Paradis), et mettre en lumière les autrices et/ou les récits contemporains. Les propositions de communication sont à adresser avec un titre, un bref résumé (200-250 mots environ) avant le 30 septembre 2019 aux adresses suivants : f.locatelli@univda.it / f.rigat@univda.it Les décisions du comité scientifique du colloque seront communiquées le 15 octobre 2019. Les articles définitifs pour la publication seront à remettre avant le 29 février 2020. Conférencières/conférenciers plénières/pléniers : Pierre-Henry Frangne, Professeur de philosophie et alpiniste, Université de Rennes Alain Guyot, Professeur de littérature, Université de Lorraine Paola Paissa, Professeur de langue et culture françaises, Università di Torino Fabio Scotto, Professeur de littérature, Università di Bergamo Marisa Verna, Professeur de littérature, Università Cattolica del Sacro Cuore di Milano Comité scientifique : Federica Locatelli (Université de la Vallée d’Aoste) Mariagrazia Margarito (Università di Torino) Ida Merello (Università di Genova) Michele Prandi (Università di Genova) Françoise Rigat (Université de la Vallée d’Aoste) Les actes du colloque seront publiés en volume. Références citées CELOTTI Nadine. « La Linguistique à l’écoute des silences », a cura di M. Margarito, E. Galazzi, M. Lebbar Politi, Oralità nella parola e nella scrittura/Oralité dans la parole et l’écriture, Torino, Edizioni Libreria Cortina, 2001, p. 91-105 Corbin Alain, Histoire du silence, de la Renaissance à nos jours, Paris, Albin Michel 2016 DE BAECQUE Antoine. La Traversée des Alpes : essai d’histoire marchée, Paris, NRF, 2014 DE LUCA Erri, Introduction, In Movimento, numéro spécial, 27 avril 2017 FRANGNE Pierre-Henry. De l’Alpinisme, Presses Universitaires de Rennes, 2019 GAL Stéphane. Histoires verticales : Les usages politiques et culturels de la montagne : XIVe – XVIIIe siècles, Paris, Champ Vallon, 2018 LE BRETON David. Du silence, Paris, Métailié, 1997 LOCATELLI Federica. Les Alpes, singuliers spectacles, Milan, Educatt, 2019 MARGARITO Mariagrazia. « Le Silence du dictionnaire », a cura di M. Margarito, E. Galazzi, M. Lebbar Politi, Oralità nella parola e nella scrittura / Oralité dans la parole et l’écriture, Torino, Edizioni Libreria Cortina, 2001, 107-118 MONS Alain. « Le silence de la photographie, la brulure de l’image », Médiation et information, n°9, 1998 MORTARA GARAVELLI Bice. Silenzi d’autore, Milano, Editori Laterza, 2015 PAISSA Paola. « Le silence sur la torture pendant la guerre d’Algérie. Analyse d’un corpus de presse française (1957 et 2000) », Mots. Les langages du politique [En ligne], 103 | 2013, mis en ligne le 16 décembre 2015 PETRARQUE. L’Ascension du mont Ventoux, Éd. Mille et une nuits, 2001 PEYRÉ Joseph, Matterhorn, Grasset, 1939 PUCINELLI ORLANDI Eni. Les Formes du silence, Paris, Ed. des Cendres, 1996 PRANDI Michele. « Una Figura testuale del silenzio : la reticenza », in M.E. Conte, A. Giacolone Ramat, P. Ramat (a cura di), Dimensioni della linguistica, Milano, Franco Angeli, 1990 RECLUS Elisée, Les Alpes, Editions Héros-Limite, 2015 ROUSSEAU, Jean-Jacques. Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Paris, Garnier, 1960 SAMIVEL (Paul Gayet-Tancrède, dit). L’Amateur d’abîmes, Paris, Hoëbeke, 1997 SAUSSURE, Horace-Bénédict de. Voyages dans les Alpes, Neuchâtel, Fauche, 1779, t. I ; Genève, 1786, t. II ; Neuchâtel, 1795, t. III-IV ; Relation abrégée d’un voyage à la cime du Mont-Blanc : en août 1787, Genève, 1787 ; Voyages dans les Alpes (1852), Julie Boch (éd.), Genève, Georg, 2002 SENANCOUR, Etienne Pivert de. Obermann (1804), Paris, Gallimard, 1984 SIESTRUNCK René, « Le roman de la montagne », Alpe, n. 26, p. 33-41, 2005 STEPHEN Leslie. Le Terrain de jeu de l’Europe, Paris, Hoëbeke, éd. 2003 THIRIEZ Frédéric. Dictionnaire amoureux de la montagne, Paris, Plon, 2016 WINDHAM, William. Relation d’un voyage aux Glacières en 1741 par M. Windham, copie manuscrite, in Lettres de Windham et de Martel. Premiers voyages à Chamouni, Lyon, A. Geneste, 1912
Nom du contact: 
Federica Locatelli
Courriel du contact: 
f.locatelli@univda.it
Adresse postale: 
Strada Cappuccini 2A 11100 AOSTA Italy
Suggéré par: 
Federica Locatelli
Courriel: 
f.locatelli@univda.it
f.rigat@univda.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/09/2019
Date de fin de l'événement: 
30/09/2019
Ville de l'événement: 
Aoste
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Littérature, discours alpins, montagne

La condition postmoderne. Quarante ans après

Résumé de l'annonce: 
Quarante ans après la publication de "La Condition postmoderne" de Jean-François Lyotard, le colloque entend relancer la réflexion sur un concept qui a guidé l’interprétation de la structure politico-économique de la société occidentale.
La condition postmoderne. Quarante ans après Università degli Studi di Genova, 5-7 décembre 2019 Sous la direction de Elisa Bricco et Luca Malavasi Università degli Studi di Genova - DIRAAS (Dipartimento di italianistica, romanistica, antichistica, arti e spettacolo), Dipartimento di Lingue e culture moderne. En partenariat avec le centre de recherche PLEIADE (Université Paris 13) Comité d’organisation Le colloque est organisé par le DIRAAS (Dipartimento di italianistica, romanistica, antichistica, arti e spettacolo) et le DLCM (Dipartimento di Lingue e culture moderne) de l’Università degli Studi di Genova. Comité scientifique Stefano Ballerio (Università degli Studi di Milano), Elisa Bricco (Università degli Studi di Genova), Barbara Grespi (Università degli Studi di Bergamo), Ruggero Eugeni (Università Cattolica del Sacro Cuore), Laurent Jullier (Université de Lorraine), Luca Malavasi (Università degli Studi di Genova), Oscar Meo (Università degli Studi di Genova), Roberto Mordacci (Università Vita-Salute San Raffaele), Magali Nachtergael (Université Paris 13), Krešimir Purgar (Josip Juraj Strossmayer University), Antonio Somaini (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3), Simone Venturini (Università degli Studi di Udine). Keynote Speakers Ruggero Eugeni (Università Cattolica del Sacro Cuore), Roberto Mordacci (Università Vita-Salute San Raffaele), Magali Nachtergael (Université Paris 13), Krešimir Purgar (Josip Juraj Strossmayer University), Josh Toth (MacEwan University). Après 40 ans de la publication de La Condition postmoderne de Jean-François Lyotard, le colloque entend relancer la réflexion sur un concept qui, depuis près de trois décennies, a guidé l’interprétation de la structure politico-économique de la société occidentale, de ses dynamiques sociales et de sa production artistique et culturelle. Cette notion apparaît aujourd’hui tendue en direction de deux pôles opposés : celui d’un refus radical (Kirby 2009, Ferraris 2012) et celui d’un processus de révision et d’historisation (Jencks 2010, Faye 2012, Franzini 2018). Toutefois, un élément semble unir le vaste débat international et transdisciplinaire alimenté par l’avènement du nouveau millénaire (Brooks, Toth 2007; Toth 2010; Nealon 2012; Rudrum, Stavris, 2015, Mordacci 2017) : l’idée de la fin de postmoderne, tantôt acquise comme une sorte de fait inéluctable (quoique avec des nuances très différentes), tantôt souhaitée ou forcée. La sortie du postmoderne et, en particulier, de ses hypothèses philosophiques et épistémiques, est ainsi envisagées comme un passage nécessaire pour être en mesure de faire face aux défis posés par la société contemporaine. En plus, et inévitablement, ce débat s’est préoccupé soit d’évaluer l’héritage (éventuel) du postmodernisme, soit de définir, par différence, la physionomie de la société actuelle (Altermodernism, Digimodernisme, Neomodernité, Hypermodernité, Post-Postmodernité, Remodernisme, ecc.). Le colloque, ouvert à tous les domaines disciplinaires, a donc l’intention de partir du débat le plus récent afin d’interroger la dynamique et la physionomie de cette fin (ou de ce désir de « faire finir »), ses motivations (crise ? épuisement ?) et ses conséquences, ainsi que ses implications paradoxales : vu que le postmoderne est resté, grâce aux discours sur sa fin, au centre du débat sur le contemporain. En outre, le colloque a pour but de questionner l’héritage éventuel de la pensée postmoderne et de sa production culturelle, ainsi que la pertinence de sa production théorique bien articulée. En effet, le postmoderne a représenté, de nombreux points de vue, la première tentative de réagir à une série de changements radicaux – la mondialisation, l’avènement d’une société visuelle, la dématérialisation, la technologisation de l’expérience, etc. – au point que cette notion définit encore aujourd’hui, dans une version intensifiée, notre société. En même temps, le fait d’interroger la sortie de la société occidentale de la postmodernité ne peut que conduire à se demander : quelle « condition » vivrait-elle aujourd’hui ? Le colloque vise à être aussi un moment d’investigation des nombreuses propositions – philosophiques, éthiques, esthétiques – qui, ces dernières années, ont tenté de formuler de nouveaux concepts opérationnels pour l’interprétation et l’analyse de la condition post postmoderne. Le colloque sera organisé en sessions plénières et en sessions parallèles. Les propositions pourront viser à réfléchir sur certaines articulations théoriques générales, ainsi qu’à vérifier les retombées par rapport à des domaines disciplinaires spécifiques et à des domaines ou phénomènes particuliers de la production artistique et culturelle. Parmi les sujets que le colloque entend approfondir par rapport aux questions mentionnées ci-dessus, nous signalons : -L’interprétation historique et philosophique du postmoderne -Postmodernisme après le postmodernisme -Historicité et historisation du style postmoderne -Le postmodernisme comme international style -La relation entre la théorie postmoderne et les études visuelles -Théorie postmoderne et médias -Le postmodernisme littéraire et artistique Informations Deadline pour la présentation des propositions: le 26 août 2019. Les résumés (1000-1500 caractères), accompagnés d’un bref CV doivent être envoyés à l’adresse : thepostmodernconference@gmail.com Réponses prévues : le 16 septembre 2019. Les langues du colloque seront l’anglais, le français et l’italien.
Nom du contact: 
Elisa Bricco
Courriel du contact: 
thepostmodernconference@gmail.com
Suggéré par: 
Elisa Bricco
Courriel: 
elisa.bricco@unige.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
26/08/2019
Ville de l'événement: 
Genova
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
postmoderne, études visuelles, études littéraires, esthétique postmoderne, cinéma, médias
Site web de référence: 
https://argec.hypotheses.org/2090

Appel à contribution pour la revue Annales du patrimoine

Call for paper for issue 19, 2019 of Journal Annals of Heritage

Résumé de l'annonce: 
La revue Annales du patrimoine de l'université de Mostaganem (Algérie) lance un appel à publication pour le numéro 19 / 2019.
Les chercheurs peuvent soumettre leurs articles dans les disciplines suivantes : - littérature comparée (orientale, hispano-arabe, occidentale et africaine), orientalisme. - littérature mystique, littérature de voyage, imagologie, littérature maghrébine, - langues, traduction et interculturalité, - patrimoine matériel et immatériel, histoire et civilisation... La revue accepte également des articles de varia en rapport avec le patrimoine. Modalités de soumission : Les chercheurs intéressés sont invités à envoyer leurs contributions (le résumé de 15 lignes, l'article de 15 pages maximum et 5 mots-clés, en format Word), au plus tard le 31 juillet 2019, à l'adresse email de la revue : annales@mail.com Veuillez préciser votre affiliation institutionnelle et votre grade académique si possible. Les propositions d'articles devront respecter les normes de publication de la revue : http://annales.univ-mosta.dz Responsable : Pr Mohammed Abbassa
Nom du contact: 
Mohammed Abbassa
Courriel du contact: 
annales@mail.com
Adresse postale: 
Faculté des lettres et des arts - Université de Mostaganem (27000), Algérie
Suggéré par: 
Mohammed Abbassa
Courriel: 
annales@mail.com
Date de début ou date limite de l'événement: 
31/07/2019
Ville de l'événement: 
Mostaganem
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Littérature comparée, orientalisme, langues et traduction, civilisation, art.
Site web de référence: 
http://revue.univ-mosta.dz/index.php/annales

La mémoire européenne mise en question

Résumé de l'annonce: 
Appel à contribution pour un numéro de la revue De Europa dirigé par Angela Condello (Università di Roma 3) et Anna Mastromarino (Università di Torino)
Appel à contribution La mémoire européenne mise en question Numéro dirigé par Angela Condello (Università di Roma 3) et Anna Mastromarino (Università di Torino) www.deeuropa.unito.it - n. 2 -2020 ISSN 2611-853X Au cours de ces dernières années, les études sur la « mémoire » ont connu un succès grandissant, ce type d’études ne portant plus seulement sur les fonctions cognitives et psychiques mais devenant un domaine interdisciplinaire qui s’intéresse à l’analyse des liens entre le passé, le présent et l’avenir d’après des perspectives différentes (sociologique, juridique, culturelle). La revue De Europa envisage la publication d’un numéro sur l’analyse interdisciplinaire du rôle que les processus mémoriels jouent dans le processus d’intégration européenne, tout en considérant que le fait de construire une mémoire entraîne la construction d’une identité groupale et que donc la réflexion sur le passé est une étape fondamentale lors du processus d’autodéfinition d’un peuple. Par conséquent, ce numéro de la revue s’intéressera à la mémoire en relation à la construction et à l’élaboration d’identités plurielles dans l’histoire européenne mais aussi par rapport à leurs projections vers l’avenir, ce qui leur permet d’être sans cesse remodelées. Dans ce contexte, les événements, les personnes, les lieux, les discours, les dates deviennent des éléments essentiels pour consolider les liens d’unité d’un peuple. Ce numéro de la revue abordera donc les questions suivantes : - de quelle manière la mémoire peut créer identité dans la société europenne ; - si la coexistence de mémoires différenciées, voire opposées, est possible au sein d’un espace public européen commun et partagé ; - à travers quel type de processus de sélection (individuel, privé, public) il est possible de créer une mémoire européenne collective ; - quels objets « exemplaires » et / ou quels discours sont capables de déclencher des processus mémoriels ; - dans le contexte européen, qui sont les sujets censés devenir les acteurs « légitimes » de la mémoire ; - quels peuvent être les lieux capables de créer de la mémoire (lieux matériels, immatériels, discursifs ; dates, musées...) ; - quel rôle peut jouer l’éducation, notamment l’enseignement de l’histoire, par rapport à la création d’une mémoire européenne ; - s’il est possible de contourner les risques possibles d’instrumentalisation des processus mémoriels de la part des forces antieuropéennes et de renforcer un espace de confrontation ouvert qui favorise la coexistence de mémoires potentiellement conflictuelles. Un résumé d'environ 300 mots et 5 mots-clés devront être envoyés en français et dans une des autres langues de la revue (italien, anglais ou espagnol) à l’adresse redazione.deeuropa@unito.it avant le 30 septembre 2019. Les articles des propositions acceptées devront être envoyés à la même adresse avant le 31 mars 2020. Les consignes rédactionnelles sont disponibles au lien: http://www.deeuropa.unito.it/content/contacts
Suggéré par: 
Rachele Raus
Courriel: 
rachele.raus@unito.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
30/09/2019
Ville de l'événement: 
Torino
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
europe, europa, mémoire, memoria
Site web de référence: 
www.deeuropa.unito.it

Presse et Femmes en Italie

Résumé de l'annonce: 
l’émergence de la subjectivité féminine dans les journaux littéraires et politiques entre 1750 et 1861
Appel à contributions pour la Journée d'Etudes sur Presse et Femmes en Italie : l’émergence de la subjectivité féminine dans les journaux littéraires et politiques entre 1750 et 1861 qui se tiendra à l'UCA de Clermont-Ferrand le 24 octobre 2019 organisée par le centre de recherche Celis. Responsable: Paola Roman: paola.roman@uca.fr Date d'échéance des propositions: 14 juillet 2019. Dans le sillage des travaux de Christiane Veauvy et de Laura Pisano (Paroles oubliées : les femmes et la construction de l’Etat-Nation en France et en Italie (1789-1860), 1999) et des apports théoriques des gender studies (voir les réflexions, entre autres, de Chantal Savoie, Pour une sociopoétique historique des pratiques littéraires des femmes, 2009) faisant de la presse « bien plus qu’un simple espace de diffusion mais un véritable foyer de pratiques qui a le mieux façonné l’émergence de la pratique littéraire et politique des femmes », cette journée d’études voudrait approfondir la connaissance du journalisme féminin « italien » entre 1750 et 1861. La période envisagée est ponctuée par une série d’enjeux d’envergure du point de vue historique (expérience révolutionnaire jacobine et construction de l’Etat-Nation) ou culturel (diffusion de la culture des Lumières et transformation du rôle de la presse). Pendant cette période, l’écriture journalistique féminine souffre d’une double marginalisation. D’une part, le caractère hétérogène, pour ne pas dire hétéroclite, des textes proposés dans la presse de l’époque (extrait, lettre, chronique, poème, narration brève, roman-feuilleton) rend cette écriture suspecte aux yeux des lettrés et du monde académique, qui tente d’en définir, par ailleurs, frontières et limites (anonymat, l’injonction de la « neutralité » lors des comptes-rendus des ouvrages d’autrui ect.). D’autre part, le journalisme - et le journalisme politique notamment - étant un champ éminemment « genré » au masculin, la parole des femmes y est encore peu visible. Son existence même « demeure encore largement insoupçonnée » (Christiane Veauvy) puisque largement soumise à des préjugés fortement enracinés. Dans l’intention de dépasser la confusion entre « invisibilité » et « absence », essayer de retrouver les contours de cette existence publique des femmes nous semble du plus grand intérêt. L’approche envisagée est celle de s’interroger sur la manière adoptée par les femmes-journalistes pour « exister » au sein des journaux, à travers d’adoption des stratégies d’appropriation, de contournement ou de refus des pratiques courantes, pour répondre à l’ émergence de leur désir de « présence subjective ». Il s’agira de saisir, dans cet espace non homogène, les traces, souvent fragmentaires et soumises à toute forme de censure ou d’ « autocensure », d’ une pensée littéraire, esthétique, politique ou morale autonome, plus ou moins revendiquée comme telle, ainsi que d’une dimension plus intime. La recherche italienne a pris en compte l’activité et le rôle culturel joués par des figures de référence de ce journalisme au féminin italien de l’époque, telles qu’ Elisabetta Caminer Turra (première directrice des deux plus importants journaux littéraires de la seconde moitié du siècle, l’Europa letteraria et Il Giornale enciclopedico) ou Eleonora Fonseca Pimentel (première directrice d’un journal politique, il Monitore napoletano) ou Cristina di Belgioioso (très active dans la diffusion de la « cause italienne » en France pendant le Risorgimento avec un journal comme l’Ausonio, entre autres). Par rapport à ces figures, il est maintenant envisable une analyse plus ponctuelle de leurs « discours » afin d’en dégagé les enjeux évoqués plus haut. C’est, nous l’espérons, l’un des buts de cette journée d’études. L’appel à communication tendra, d’ailleurs, à privilégier aussi les axes suivants : Figures de femmes-journalistes peu ou mal connues. Analyses du « discours » des femmes-journalistes : stratégies d’appropriation, de parodie, de contournement des pratiques de référence culturelle « genrées ». Présence réelle ou « fictive » des femmes-lectrices dans les journaux littéraires et politiques.
Nom du contact: 
Paola Roman
Courriel du contact: 
paola.roman@uca.fr
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institufrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
14/07/2019
Ville de l'événement: 
Clermont-Ferrand
Type d'événement: 
Appels à contribution
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
presse politique, presse littéraire, femmes

Fête de la lecture 2019

«On a cloué un peuple aux bateaux de haut bord»

Résumé de l'annonce: 
La traite négrière: lectures d’hier et d’aujourd’hui
La Fête de la lecture est une initiative de la SUSLLF (Società Universitaria per gli Studi di Lingua e Letteratura Francese), dont le but est de promouvoir la lecture et le français, la lecture en français chez nos étudiants, et d’impliquer nos Membres d’honneur dans cet événement. Chaque année, deux universités italiennes (départements, laboratoires, centres de recherche) peuvent inviter l’un des Membres d’honneur ou l’un des sociétaires professeur émérite – un par université – et lui confier l’organisation de la Journée. L’implication des étudiants est incontournable; les textes lus à haute voix doivent être en français. Chaque professeur invité est le «metteur en scène» de la journée et l’organise à sa guise (choix des textes de la part des étudiants, promenades de lecture, implication d’autres disciplines etc.). Pour la SUSLLF il s’agit d’une occasion pour rencontrer ses Membres d’honneur et ses sociétaires les plus illustres, au cœur d’une initiative qui place les étudiants sur le devant de la scène. La Fête de la lecture 2019, organisée à l’Université de Macerata, a pour invité d’honneur Carminella Biondi, professeur émérite de l’Université de Bologne, internationalement reconnue pour ses études sur la pensée antiesclavagiste.
Nom du contact: 
Ilaria Vitali
Courriel du contact: 
ilaria.vitali@unimc.it
Adresse postale: 
Auditorium Unimc - Via Padre Matteo Ricci 2 - Macerata
Suggéré par: 
Ilaria Vitali
Courriel: 
ilaria.vitali@unimc.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
07/05/2019
Date de fin de l'événement: 
07/05/2019
Ville de l'événement: 
Macerata
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
pensée antiesclavagiste; traite négrière; francophonie
Site web de référence: 
https://www.francesisti.it/node/4960
http://studiumanistici.unimc.it/it/site-news/eventi/2019/fete-de-la-lecture-2019

Conferenza sull’opera di Jean-Philippe Toussaint

Résumé de l'annonce: 
Con Jean-Philippe Toussaint e Maria Giovanna Petrillo, Professoressa associata di Letteratura francese presso l'Università degli Studi di Napoli "Parthenope".
Conferenza sull'opera di Jean-Philippe Toussaint, organizzata da Laurent Burin des Roziers, Console generale di Francia a Napoli e Direttore dell’Institut français di Napoli, alla quale parteciperanno Jean-Philippe Toussaint, scrittore, regista ed artista belga, e Maria Giovanna Petrillo, Professoressa associata di Letteratura francese presso l'Università degli Studi di Napoli "Parthenope".
Nom du contact: 
Teresa Camerlingo
Courriel du contact: 
mediateca-napoli@institutfrancais.it
Adresse postale: 
Via Francesco Crispi, 86
Suggéré par: 
Maria Giovanna Petrillo
Courriel: 
magi.petrillo@uniparthenope.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
09/04/2019
Date de fin de l'événement: 
09/04/2019
Ville de l'événement: 
Naples
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
littérature, roman, Jean-Philippe Toussaint
Site web de référence: 
https://www.institutfrancais.it/napoli

Bourses Gerda Henkel

Résumé de l'annonce: 
Le Centre de Recherche de l’Historial de la Grande Guerre attribue chaque année des bourses à des étudiants de thèse (Phd), chercheurs français ou étrangers de toutes les disciplines.
Bourses Gerda Henkel du Centre international de recherche de l’Historial de la Grande Guerre Le Centre de Recherche de l’Historial de la Grande Guerre avec le soutien de la Fondation Gerda Henkel et du Conseil départemental de la Somme attribue chaque année des bourses (non renouvelables) à des étudiants de thèse (Phd), chercheurs français ou étrangers de toutes les disciplines, réalisant leurs recherches sur les causes, le déroulement ou les conséquences de la Première Guerre mondiale. Poser sa candidature La bourse sera décernée, pour une seule année, à un candidat dont la recherche est susceptible de contribuer à sa carrière. Pour les bourses de la Fondation Henkel, les candidats devront être âgés de 35 ans maximum au moment de la demande de bourse. Pour poser sa candidature, il faut nous faire parvenir, pour le 26 février , un dossier de 20 pages maximum (les deux langues de travail sont le français ou l’anglais) en 5 exemplaires ainsi qu’une version électronique (c.fontaine@historial.org) composé des éléments suivants : * un C.V (en indiquant la date de naissance); * une lettre de motivation ; * une lettre du directeur de recherche ; * une bibliographie raisonnée ; * une analyse des sources ; * un résumé de la problématique ; * le plan du travail. Ce dossier de candidature est à faire parvenir à : Madame Fontaine Caroline, Centre de Recherche, Historial de la Grande Guerre Château de Péronne BP 20063 80201 Péronne cedex Pour tout renseignement n’hésitez pas à nous contacter : c.fontaine@historial.org
Nom du contact: 
Caroline Fontaine
Courriel du contact: 
c.fontaine@historial.org
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institutfrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
26/02/2019
Ville de l'événement: 
Péronne
Type d'événement: 
Bourses, prix, emplois
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
grande guerre

Langues parlées, langues chantées

Langues et chansons dans l'espace méditerranéen

Résumé de l'annonce: 
Journée d'études franco-italienne consacrée à la question des langues dans le genre de la chanson.
Champ de recherche par définition intermédial et transnational, la recherche sur la chanson traite en permanence de la question de la langue, bien que peu d’études y soient spécialement consacrées. De fait, le choix d’une langue chantée n’est jamais anodin : combat entre le latin et la langue vernaculaire dans la musique ancienne, ou affirmation identitaire régionale pour la chanson populaire, la langue porte en elle aspirations et traces des luttes. Il faudrait s’interroger sur les choix faits par les auteurs d’un dialecte particulier : au-delà de toute revendication, c’est parfois davantage le choix de la langue la plus proche, la plus courante qui s’impose aux artistes. En ce sens, la chanson apparaît comme un genre musical à part, dans la continuité de la parole quotidienne. En outre, la chanson ancienne et la chanson populaires ont comme autre similitude une circulation rapide à l’échelle européenne, qui met en jeu également la question de la traduction. La langue joue enfin un rôle essentiel dans les frontières mêmes que l’on a placées, à partir de l’ère baroque, entre musique savante et musique populaire ; la question de l’appartenance de telle ou telle forme de chanson à des champs plus ou moins légitimés de la culture pose évidemment de nombreuses questions et devra être au cœur des questionnements. La journée d’étude s’inscrit dans le programme du festival "La Voce e il tempo", consacré cette saison au thèmes des "langages", en collaboration avec Vera Marenco et Paola Cialdella; elle est financée par la bourse Cassini Senior de l'Institut français en Italie.
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institufrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
08/02/2019
Ville de l'événement: 
Gênes
Type d'événement: 
Colloques
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
chanson, langues, musique
Site web de référence: 
https://argec.hypotheses.org/1866

Civiltà letteraria dell'Otto-Novecento tra Italia ed Europa

Ateneo di Salò onlus

Résumé de l'annonce: 
Scuola estiva promossa dalla Fondazione Il Vittoriale degli Italiani (via Vittoriale, Gardone Riviera).
Scuola Estiva "Civiltà letteraria dell'Otto-Novecento tra Italia ed Europa" Si invia, per conoscenza e per cortese divulgazione, il programma della Scuola estiva, dal titolo Civiltà letteraria dell'Otto-Novecento tra Italia ed Europa, promossa dalla Fondazione Il Vittoriale degli Italiani (via Vittoriale, Gardone Riviera) che si terrà dal 3 al 9 giugno 2019. La scuola propone lezioni, conferenze, seminari, dibattiti tenuti da docenti che garantiscono l'alta qualificazione dei corsi. le lezioni sono affiancate da attività integrative come le relazioni tenute dai corsisti, le visite guidate negli archivi del Vittoriale e le visite in luoghi turistico-culturali della zona. La Segreteria operativa è presso l'Ateneo di Salò (Palazzo della Cultura, via Leonesio 4, Salò) dove possono essere richieste tutte le informazioni utili (iscrizioni, prenotazioni alberghiere, organizzazione escursioni): e-mail: ateneodisalo@gmail.com; tel. +39 0365 22361 - +39 331 9416089
Nom du contact: 
Ateneo di Salò
Courriel du contact: 
ateneodisalo@gmail.com
Adresse postale: 
Palazzo della Cultura, via Leonesio 4, Salò
Suggéré par: 
Marie Gaboriaud
Courriel: 
marie.gaboriaud@institufrancais.it
Date de début ou date limite de l'événement: 
03/06/2019
Date de fin de l'événement: 
09/06/2019
Ville de l'événement: 
Gardone Riviera
Type d'événement: 
Séminaires et conférences
Catégorie principale: 
Mots-clés: 
Europa, Europe
Site web de référence: 
http://www.ateneodisalo.com/attivita/scuola-estiva-civilta-letterario-dell-otto-novecento-tra-italia-ed-europa-2019-06-03

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