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Morfosintassi

Metafore e divulgazione scientifica (a cura di Micaela Rossi)

Laboratorio di redattologia e traduttologia, Università di Udine

Riassunto dell'annuncio: 
Le Laboratoire de Rédactologie et Traductologie a le plaisir d’annoncer la conférence intitulée « Metafore e divulgazione scientifica », donnée par Micaela Rossi, professeure de langue, traduction et linguistique françaises à l’Université de Gênes et directrice du Centre interuniversitaire de recherche sur les métaphores (CIRM).
À une époque où la vulgarisation des concepts spécialisés, notamment en médecine et en biologie, connaît un essor important, l’explication de notions hautement techniques a souvent recours à des stratégies définitionnelles variées. Cette conférence explorera le rôle des métaphores dans l’élaboration des langages scientifiques et techniques, ainsi que dans la médiation scientifique. À travers des exemples issus de divers domaines disciplinaires, Micaela Rossi démontrera comment les métaphores participent à la création de terminologies spécialisées et constituent un outil cognitif essentiel pour la production, la diffusion et la compréhension des concepts au sein des communautés scientifiques. Cette intervention s'adresse aux étudiants, doctorants et chercheurs intéressés par la linguistique, la terminologie, la traduction et la communication scientifique.
Nome del contatto: 
Sara Vecchiato
Email del contatto: 
redattologia@uniud.it
Indirizzo postale: 
Palazzo Antonini, via Petracco 8, Udine
Segnalato da: 
Sara Vecchiato
Email: 
redattologia@uniud.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
19/03/2026
Città dell'evento: 
Udine
Tipo di evento: 
Séminaires et conférences
Categoria principale: 
Parole chiave: 
metafora, divulgazione, terminologia
Sito web di riferimento: 

AàC : Linguistique populaire et vulgarisation des connaissances linguistiques

Langue française et technologies du web 2.0

Riassunto dell'annuncio: 
Appel à communication pour le colloque Do.Ri.F. (Milan, 12-13 mars 2026) : « Linguistique populaire et vulgarisation des connaissances linguistiques : langue française et technologies du web 2.0 ».
Ce deuxième colloque du cycle itinérant « Nouvelles formes et stratégies de vulgarisation et transmission des connaissances », qui fait suite à la journée « La divulgazione e la trasmissione di conoscenze nei nuovi media » (Modena, 26-09-2025), se propose d’examiner les différentes modalités de diffusion et de description de la linguistique et de la langue française liées aux technologies 2.0. Les relations établies au fil du temps entre la langue française, d’une part, et les technologies qui se sont développées au XXIe siècle et qui ont envahi le quotidien des locuteurs, de l’autre, ont déjà fait l’objet de plusieurs études (Paveau 2006 et 2017 ; Molinari, Paternostro 2023 ; Dufiet, Jullion 2021). S’il est vrai que le lien entre langue et technologie a toujours fasciné les chercheurs (nous citons les études sur la parole et sur l’oral qui ont commencé vers la fin du XIXème siècle (Galazzi 1993 ; Baudry, Dalibard 2024) ou encore les apports de la technologie aux études lexicologiques et discursives (Ponchon, Laborde-Milaa 2011), il n’en reste pas moins que l’introduction du web 2.0 a, en quelque sorte, bouleversé les rapports entre ces deux dimensions, dans la mesure où il a fait surgir de nouveaux besoins et a changé de façon profonde le rôle des individus : ceux-ci ne sont plus de simples usagers ou consommateurs mais peuvent devenir acteurs, voire producteurs de contenus ce qui, en même temps, amène à tracer les contours de nouvelles formes d’agrégation. Cela implique une certaine évolution par rapport à une tradition marquée par le respect du purisme et de la norme en matière linguistique. Déjà en 2008, Paveau et Rosier interrogeaient la validité du concept de « pureté de la langue » en explorant les représentations spontanées des locuteurs (Paveau, Rosier 2008). Si tout au long de leurs analyses les deux spécialistes soulignent l’attachement des Français au « bon français » que ce soit sur le plan lexical, stylistique, oral ou écrit, elles n’en concluent pas moins à la « crise » du discours puriste, la langue étant « un ensemble de régularités évolutives et profondément adaptable » (Paveau, Rosier 2008, p. 347). En outre, les recherches en linguistique populaire (folk linguistics, laienlinguistik), tant aux Etats-Unis qu’en Allemagne et en France (Niedzielski, Preston 2000 ; Achard-Bayle, Paveau 2008 ; Becker et alii 2024) ont bien montré que certaines opinions, attitudes et savoirs circulant dans les discours ordinaires sur la langue ne s’éloignent pas beaucoup des savoirs scientifiques élaborés par les spécialistes, de sorte qu’une distinction nette entre linguistes et non linguistes apparait comme un leurre. Cela est d’autant plus vrai si l’on considère le rôle que les nouvelles technologies et notamment le web 2.0 jouent aujourd’hui dans le quotidien des locuteurs et notamment, la possibilité qu’elles offrent d’avoir accès à un grand nombre d’informations fortement hétérogènes, en dépit de l’effet « bulle de filtres » (Cardon 2010). En général, les spécialistes situent la naissance des réseaux sociaux autour des années 90 (quelques premières formes rudimentaires étaient déjà présentes dans les années 70) mais leur essor est lié à la diffusion des téléphones portables et c’est autour des années 2000 qu’ils apparaissent dans les formes que nous connaissons aujourd’hui (Facebook, X – ancien Twitter – Instagram pour ne citer que les plus connus). La notion même de réseau, bien approfondie par Assens (2018), est loin d’être neutre. Si elle a évolué au fil du temps et est passée d’une acception concrète (le réseau renvoyait aux objets ayant l’apparence d’un filet) à une acception plus théorique en mesure de décrire la structure économique et sociale d’un groupe, il n’en reste pas moins que le réseau permet de réunir un groupe de personnes autour d’un sujet commun : « les membres d’un réseau sont nécessairement fédérés par un dénominateur commun, un actif spécifique, qui peut se révéler d’ordre matériel (seuil d’activation, procédures, normes techniques, interfaces) ou d’ordre immatériel (langage, connaissance, valeurs, rites, culture). Ce facteur rend les membres solidaires ; il permet de pérenniser leurs rapports et il confère à la structure une stabilité » (Assens 2003, p. 53). Les technologies impliquent donc un changement profond non seulement en termes d’accès aux savoirs, au-delà des limites imposées par certaines logiques algorithmiques, mais aussi en ce qui concerne la disponibilité d’outils numériques permettant d’accomplir les tâches quotidiennes les plus variées et, finalement, la création de nouvelles formes de sociabilité. Dans ce panorama si hétérogène et profondément modifié, on peut avancer l’hypothèse que ces mutations entrainent des conséquences importantes sur la manière dont les discours sur la linguistique et la langue française sont construits et circulent ainsi que sur les représentations de la norme linguistique. Les réseaux sociaux ayant donné droit de parole à tout usager, quelles que soient ses compétences, deviennent un espace important, voire incontournable pour la langue française. Les pages qu’on lui consacre, qu’elles prennent un ton sérieux ou comique, qu’elles soient gérées par des spécialistes, par des amateurs ou des profanes (Paveau, Rosier 2008), prolifèrent. Comme il a été souligné plus haut, les usagers jouent un rôle actif à tel point qu’ils deviennent parfois de véritables influenceurs. Il sera donc question de vérifier dans quels sens leurs réactions se développent : est-ce qu’on assiste à des interactions constructives ou bien ce sont plutôt des conflits et/ou des polémiques qui s’instaurent entre eux ? Il nous semble donc important de porter l’attention tant sur la description de ces produits et l’exploration de leurs enjeux que sur les discussions sur la langue, y compris les réactions des usagers et d’étudier les interactions qui se déploient en ligne. Les propositions de communication seront articulées autour d’un macro-sujet à partir duquel des axes seront dégagés au fur et à mesure : en d’autres mots, il sera question de réfléchir en général aux formes, aux fonctions et aux relations avec la langue française de ces dispositifs ayant une architecture pluri-sémiotique (Rabatel 2010) ou multimodale (Kress 2009 ; Kress, van Leuven 2001 ; Martinec, Salway 2005 ; Sagnier 2018), qui sort des limites du « scripto-visuel » (Jacobi 1985, 1987) de la page écrite, pour construire une transmédialité parmi les différents réseaux sociaux. À partir de ce questionnement, deux grands axes sont envisagés. Des propositions de communication reliant les deux axes ou abordant des sujets liés seront aussi prises en compte. Le premier axe s’intéressera aux formes et aux genres discursifs qui se déploient au coeur de ces dispositifs. Autrement dit, quelles sont les formes discursives privilégiées et par les vulgarisateurs et par les intervenants exprimant leurs réactions à ces discours ? S’il est aisé de supposer qu’elles changent selon le dispositif pris en compte, peut-on aussi prévoir des évolutions et des transformations des discours au fur et à mesure qu’ils se déploient ? Et quel rôle jouent les vulgarisateurs ? Il sera question d’explorer non seulement les sujets auxquels ils accordent leur(s) préférence(s) mais aussi la façon dont les intervenants s’expriment. Est-ce qu’ils parviennent à être reconnus comme des voix faisant autorité au sujet de la langue ? Ensuite, un deuxième axe se propose d’approfondir les fonctions remplies par les discours sur la langue française dans les réseaux, qu’elles tiennent à des formes de vulgarisation, d’enseignement, etc. D’une part, l’on pourra approfondir la relation entre réseaux sociaux et apprentissage du français : quelles sont les plateformes qui se prêtent davantage à l’apprentissage du français ? Quels sont les sujets abordés et comment ? Et comment le public réagit-il ? Et cela qu’il s’agisse du français standard ou des variétés présentes dans l’espace francophone. De l’autre, l’on examinera des discours, qui trouvent un espace dans ces dispositifs, ayant des objectifs différents, qu’il s’agisse de débats sociolinguistiques (féminisation de la langue par exemple, respect ou dépassement de la norme) ou de politiques linguistiques. Il s’agira de vérifier si ces nouveaux dispositifs s’avèrent un terrain fertile pour ce genre de débats. Finalement, les études devront permettre d’explorer les représentations du français que ces réseaux contribuent à construire ou, à l’inverse, à déconstruire. Le français est-il encore perçu comme une langue normée, obéissant à une norme unique, homogène et unifiante ? Quelles sont les variétés du français représentées par les réseaux sociaux ? Comment sont-elles décrites (quels aspects, grammaire, lexique, oral) ? Peut-on envisager une évolution des représentations vers un (ou « des ») français moins normé(s) ? Et encore : est-ce que ces nouveaux dispositifs s’avèrent-ils un terrain fertile pour les débats linguistiques ? Les études contrastives, ainsi que les études de cas, sont les bienvenues, à condition que l’une des langues en présence soit le français. La durée prévue pour chaque communication est de 20 minutes + 10 minutes de débat. La langue de communication est le français. L’inscription aux journées d’étude est gratuite et la participation des jeunes chercheur.e.s est encouragée. À l’occasion des journées d’étude se tiendra aussi l’AG du Do.Ri.F.
Nome del contatto: 
Giuliano Rossi
Email del contatto: 
giuliano.rossi@unimi.it
Segnalato da: 
Giuliano Rossi
Email: 
giuliano.rossi@unimi.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
12/03/2026
Data di fine dell'evento: 
13/03/2026
Città dell'evento: 
Milano
Tipo di evento: 
Colloques
Categoria principale: 

« Or ne vous semble plus estre chose merveilleuse que Ferrare soit ici »: penser, imiter et traduire l’Arioste et le Tasse en France.

Riassunto dell'annuncio: 
XXII Convegno internazionale del Gruppo di Studio sul Cinquecento Francese, diretto da Rosanna Gorris Camos e da Daniele Speziari.
Il XXII Convegno internazionale del Gruppo di studio sul Cinquecento francese, organizzato da Rosanna Gorris Camos e da Daniele Speziari, si inserisce nell’ambito del progetto PRIN PNRR 2022 Revisiting and E-mapping Theatre Translations of Ancient and Modern Classics in 16th-century France (unità di Verona e di Ferrara) e del progetto di eccellenza DHT Digital Humanities Theatre. Il Convegno, in memoria di Elio Mosele, magnifico Rettore dell'Università di Verona, francesista e presidente del Gruppo (https://www.univrmagazine.it/2024/10/10/in-ricordo-del-professor-elio-mosele/), ha come obiettivo lo studio delle traduzioni e delle principali imitazioni delle opere dell’Ariosto e del Tasso in Francia con particolare attenzione alle traduzioni dei testi teatrali (per i quali è stato creato un primo archivio digitale sul sito https://bvttr.it/), ai réseaux franco-italiani e alla materialità dei testi (editori, edizioni, esemplari, traduttori, passeurs e altre figure del mondo dell’editoria franco-italiana). Sarà inoltre sondato il contesto italiano ed europeo in cui tali opere sono state create, da Ferrara a Parigi. La prima parte del Convegno sarà dedicata allo studio delle principali edizioni e traduzioni dell’Orlando Furioso, a partire dalla traduzione “seminale” in prosa del 1543-44, più volta ripresa e ristampata. Da questo viaggio dell’Orlando in Francia nasceranno costellazioni di imitazioni rappresentate da testi poetici, narrativi e teatrali, in un percorso intergenerico che connota fortemente il volo dell’Ariosto in Francia. Nella seconda parte del Convegno, si studieranno pertanto alcuni esempi di questa trasformazione del poema che ha dato vita a un gran numero di Imitations, di romanzi, di poemi, di pièces teatrali, di balletti, che fanno rivivere per i lettori francesi le splendide donne dell’Ariosto, dall’inquieta Olimpia a Bradamante. Come già per il volo dell’Orlando furioso dell’Ariosto, anche l’opera del Tasso è entée in Francia, dove trova nuova vita grazie a veri e propri innesti che, specie a teatro, producono nuove creazioni estetiche. Lo studio delle traduzioni e imitazioni verrà ampliato anche all’aspetto materiale del libro e delle edizioni, all’itinerario dei libri, alla figura dei traduttori, correttori, lettori e stampatori, alle biblioteche mobili, ai réseaux e ad altri aspetti meno noti del passaggio di uomini, libri ed idee tra Italia e Francia. Infine, saranno analizzate le strategie traduttive messe in atto dai traduttori e il loro rapporto nei confronti del texte source, anche alla luce delle riflessioni teoriche che nel Cinquecento francese iniziano a trovare spazio nei paratesti, nei trattati e nelle arts poétiques. Nel corso del Convegno verranno presentati l’ultimo volume (III, 2, in due tomi) della collana Théâtre français de la Renaissance, La tragédie à l’époque d’Henri IV (Firenze, Leo S. Olschki, 2024, cf. https://olschki.it/catalogo/collana/561) e il volume Ariosto commediografo, a cura di Patrizia Pellizzari, Franco Arato e Paola Cosentino (Manziana, Vecchiarelli, 2025). Nina Hugot e Maurizio Busca presenteranno infine le attualità della ricerca sul teatro in Italia e in Francia. mailto : rosanna.gorris@univr.it daniele.speziari@unife.it
Nome del contatto: 
Rosanna Gorris Camos, Daniele Speziari
Email del contatto: 
rosanna.gorris@univr.it, daniele.speziari@unife.it
Indirizzo postale: 
Università degli Studi di Verona. Dipartimento di Lingue e Letterature Straniere. Lungadige Porta Vittoria, 41 - 37129 Verona.
Segnalato da: 
Rosanna Gorris Camos, Daniele Speziari, Paola Martinuzzi
Email: 
rosanna.gorris@univr.it
daniele.speziari@unife.it
paolam@unive.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
29/05/2025
Data di fine dell'evento: 
30/05/2025
Città dell'evento: 
Verona
Tipo di evento: 
Colloques
Categoria principale: 
Parole chiave: 
Ariosto, Tasso, Rinascimento, traduzione, imitazione, editoria, teatro, generi letterari, arti figurative, culture, digital humanities

Idéologies métalinguistiques

La discipline linguistique face à son miroir idéologique

Riassunto dell'annuncio: 
Appel à communication pour la conférence Idéologies Métalinguistiques: La discipline linguistique face à son miroir idéologique (Université de Turin, 30-31 janvier 2025).
Idéologies métalinguistiques La discipline linguistique face à son miroir idéologique Conférence 30-31 janvier 2025 Université de Turin Au cours du XXe siècle, la visée scientifique de la linguistique s'est accompagnée d'une volonté revendiquée de non-interventionnisme sur son objet d'étude, imposant au linguiste une sorte d'hygiène proscrivant toute posture idéologique dans la pratique de sa discipline. Mais est-ce que cette déontologie maintes fois réaffirmée la met pour autant à l'abri de toute posture idéologique dans le choix des observables, des cadres conceptuels et des outils d'analyse? Or, on le sait depuis l’analyse du discours, la frontière entre cadre théorique et cadre idéologique est parfois si mince qu’il est difficile de ne pas lire dans les méthodes et les épistémologies des visions axiologiques du monde. Cette conférence se propose d’explorer les idéologies qui trament la discipline. -- Le demi-siècle d’âge d’or de la discipline linguistique s’est construit sur un paradoxe apparent : alors qu’elle devenait le paradigme dominant influençant une grande partie du paysage des humanités et des sciences sociales, la linguistique reposait tout entière sur l’idée non-interventionniste, le refus de la prescription et le pari de pouvoir distinguer la langue de ses normes extrinsèques. Pour le dire autrement, alors que le structuralisme imposait une empreinte forte sur la pensée du 20° siècle (Dosse 1991), il le faisait en affirmant l’autonomie des structures parfois même vis-à-vis de ceux qui les parlent, et dans une moindre mesure, de ceux qui les décrivent (Sériot 2012). Or, on le sait depuis l’analyse du discours, la frontière entre cadre théorique et cadre idéologique est parfois si mince qu’il est difficile de ne pas lire dans les méthodes et les épistémologies des visions axiologiques du monde. Quelles axiologies supportent alors le refus de la prescription ? Cette conférence se propose d’explorer les idéologies qui trament la discipline. Pour cela, trois axes sont envisagés. Axe 1 Discours linguistique, discours des linguistes, quelle altérité ? Pour se mettre en route, le discours linguistique nécessite une coupure entre ordinaire et scientifique, une suspension du régime du discours. Ce moment de distinction, cependant, peut prendre diverses formes et porter avec lui des projets intellectuels et/ou idéologiques différents. Dans certains espaces du champ des pratiques, l’intuition du linguiste chomskyen fabriquant lui-même ses exemples le rend maître à la fois des observables et du jugement de grammaticalité. Ailleurs, les approches de corpus fournissent des données dont la taille des échantillons est censée préserver l’analyse (et l’analyste) des biais de surreprésentation de certaines formes individuelles, quitte à effacer des phénomènes peu représentés ou n’apparaissant pas du fait des méthodes de collecte. Entre les deux, les approches expérimentales reposent sur une approche des fonctionnements linguistiques comme découplés de la fonction communicative de la langue. En-deçà peut-être de cette distinction, les tests de transformation du distributionnalisme visent à suspendre en quelque sorte cette opposition en lui substituant la grammaticalité. Il demeure que toute approche linguistique se confronte à cette distinction des discours. Le questionnement de cette frontière a été au cœur des travaux consacrés à la folk linguistics / linguistique populaire (Paveau 2008, Preston 2019) tout comme à l’épistémologie de la discipline (voir les travaux de la SHEL). Il s’agit en quelque sorte d’expliciter la mise à distance des locuteurs (ou du linguiste selon le point de vue) et les mécanismes de cette distanciation. La légitimité scientifique de la discipline se tient dans cette distinction, qui peut néanmoins se faire jour à partir de compréhensions diverses du rôle de la linguistique. Lorsqu’elle en vient à questionner la dimension idéologique – ou idéationnelle – du langage, la discipline peut se doter par ailleurs d’appareils conceptuels variés : imaginaires (Houdebine 2015), normes majeures et mineures (Berrendonner et al. 1983), idéologies (Kroskrity 2000), formations (Foucault 1971, Pêcheux 1975), représentations, épidiscours, folk linguistics, indexicalité et sens social (Ochs 1993, Silverstein 2003, Eckert 2019), styles, registres (Agha 2003), etc. sont autant de concepts dont le miroir « méta » sont les approches, les cadres, les méthodes et les épistémologies. Que se passe-t-il si on retourne ce miroir vers la discipline linguistique en tant qu’ensemble de discours ? Y a-t-il un imaginaire de la linguistique ? Peut-on penser la discipline en termes de normes majeures et mineures ? d’idéologies ? etc. Quelle sont les formations discursives contemporaines des sciences du langage ? Les nouvelles pratiques d’écritures scientifiques (écritures alternatives, écritures à plusieurs mains, rupture de la distinction entre auteur et enquêtés, approches documentaires, questionnement de la frontière entre terrain et corpus, etc.), en questionnant les pratiques d’écriture et les pratiques de savoir, forment-elles de nouveaux registres ? Par ailleurs, la discipline se légitime également vis-à-vis d’autres disciplines, dont certaines ont parfois mauvaise presse auprès des linguistes (telles que par exemple la littérature ou les sciences de l’information et de la communication) tandis que d’autres sont réinvesties (sémiotique, anthropologie linguistique). Il s’agit parfois même de sous-disciplines qui se concurrencent, partageant des objets mais opposant les analyses et les méthodes (approches de corpus, expérimentales, formelles ou écologiques) ou s’hybrident (sociolinguistique, analyse du discours, anthropologie linguistique). Que révèlent ces altérités et leur mise en scène, sur le projet intellectuel qu’est la linguistique ? La production du savoir se fonde sur le principe de coopération. Les conceptions du consensus et du dissensus, et les modes de gestion des conflits au sein de l’espace scientifique reposent également sur des points cardinaux idéologiques. Il s’agit d’explorer les rapports entre métadiscours de la science, nécessité de la formalisation et langage ordinaire, notamment lorsque celui-ci constitue à la fois l’observable et l’outil d’analyse. On pourra également s’interroger sur les spécificités d’une épistémologie linguistique. Ces distinctions peuvent parfois prendre la forme plus explicite de pratiques de promotion ou de défense de la discipline, et pour cela visent à défendre le pré-carré du métadiscours comme prérogative universitaire. Ce peut être pour la visibiliser auprès du grand public à travers des événements de vulgarisation (Nuit des chercheurs, etc.), des podcasts (Parler comme jamais), des chaines Youtube (Linguisticae, L comme linguistes), des blogs (Bling), ou encore à travers les différentes actions du collectif des linguistes atterré.es. Que signifie la promotion ou la défense disciplinaire par-delà l’espace académique ? Contrairement à d’autres sciences, telle que la sociologie, qui fondent la légitimité de leur discours dans la reconnaissance partagée d’une méthode, la linguistique a parfois des tentations plus universalistes en prétendant à l’ensemble des discours rationnels sur le langage. Le problème le plus direct de cette tentation est la difficulté à limiter l’empan des discours linguistes et donc à en assumer la responsabilité (Haraway 1998) et la singularité, alors même que les traditions entre arts et sciences du texte (Rastier 2001) rendent la tradition hétérogène. Ici, c’est plus largement les caractéristiques de ce qui fait science qui viennent percuter le savoir sur le langage. Axe 2 Approches historiques des idéologies métalinguistiques D’une manière plus historique, on peut aussi s’interroger sur les effets de cloisonnement, décloisonnement, recloisonnement disciplinaire que ces distinctions produisent. Au-delà de la seule légitimité, quelle vision de la langue, du social, de la science et du savoir supportent ces différentes approches et leurs associations ou leurs conflits ? De quelle manière les oppositions entre sous-domaines, en produisant un « air du temps » au sein duquel se forme notre pensée, configurent plus ou moins durablement nos recherches ? Dans un contexte de profusion conceptuelle, due à la massification de la recherche, les généalogies intellectuelles sont sans cesse remises sur le tapis, revisitées, réélaborées. Proposer une linguistique héritière de la grammaire ou de la rhétorique ou bien en rupture avec celles-ci nous place face à l’enjeu même de la linguistique, et à la singularité de notre propos en tant que discipline. Par ailleurs, après le siècle linguistique qui commence avec Saussure, la discipline devient ancillaire, à la faveur d’autres paradigmes dominants, que ce soit les sciences cognitives, la sociologie bourdieusienne, la Gestalt ou encore les réseaux neuronaux. Est-ce pour autant la fin de la linguistique ? La linguistique se meurt-elle ? À la manière de la France qui ne se remet pas de la fin de son impérialisme, la linguistique n’a-t-elle pas des difficultés à se remettre de sa nouvelle position périphérique ? On pourra s’intéresser en particulier à ce qui se passe dans le champ autour des années 1980 et 1990, avec l’éclosion de sous-domaines variés, aboutissant souvent à la constitution d’écoles. On peut citer, entre autres, le renouvellement de la pragmatique et de l’étude des productions orales (approches théoriques des interactions verbales, du parler « ordinaire » ou de la syntaxe du français parlé) et les renouveaux théoriques qui s’ensuivent. Face à une telle floraison, peut-on parler de déclin de la linguistique? Ces décennies témoignent-elle d’un tournant pour le champ, et ce tournant a-t-il une dimension idéologique, même lorsque ces recherches se revendiquent d’une forme an-idéologique ? Sans nécessairement faire la sociologie du champ, ces moments sont intéressants en ce qu’ils ne font pas rupture (au sens de la rupture saussurienne ou chomskyenne par exemple qui produisent de l’homogénéité), mais constituent plutôt des tournants et des moments d’hétérogénéisation du champ. Par ailleurs, si l’on se penche plus spécifiquement sur les trente dernières années, la super-spécialisation appelée par les nouvelles pratiques de la recherche recentre la spécificité linguistique sur la quantité de données et la manipulation d’outils et de techniques d’ingénierie poussées. Bien sûr, les dialogues entre analyse et ingénierie de la parole ont été nombreux et ces approches se sont informées l’une l’autre pendant de nombreuses années. Mais le développement rapide du champ du deep learning a rendu les espaces d’interdisciplinarité plus pointus et donc plus rares. Or, si la méthode est le fondement épistémologique d’un champ scientifique, dans ce cas la méthode est en quelque sorte confiée à la prothèse qu’est l’outil, délégant la définition de la scientificité hors du champ, par exemple aux statisticiens. Quels sont les effets de cette délégation ? Axe 3 Linguistique et politique Enfin, que se passe-t-il quand la linguistique fait irruption dans l’espace public ? Si la linguistique se fonde sur une posture descriptive et non prescriptive, qu’en est-il aujourd’hui des rapports entre les différents champs qui ne suivent pas cette proscription de la prescription ? Quelles positions les linguistes peuvent-ils soutenir vis-à-vis des discours doxaux sur le danger permanent dans lequel se trouverait la langue française (menacée tour à tour par l’anglais, les jeunes, les étrangers, le politiquement correct, les réseaux sociaux…), discours qui ne sont évidemment pas sans rapport avec le déclinisme ? La posture d’autorité du scientifique peut-elle se distinguer d’un prescriptivisme ? Plus foncièrement, peut-on proscrire de prescrire ? Par ailleurs, quels rapports entretiennent les postures prescriptives, les postures appliquées et les postures engagées ? Les univers idéologiques de ces trois programmes sont divers, mais se rencontrent-ils et, potentiellement, s’interconnectent-ils ? Ces postures viennent interpeller la linguistique traditionnelle sur son utilité ou du moins sa pertinence sociale. Est-ce une injonction à miner la tour d’ivoire pour descendre dans le champ de bataille épilinguistique au profit d’une inscription sociale de la science ? La linguistique a-t-elle vocation à devenir la boite à outils qu’en permanence la société lui demande d’être (voir par exemple le succès médiatique de Clément Viktorovitch) ? Les théories de la langue et du discours peuvent-elles assumer leur inutilité sociale ? Peuvent-elles quitter la tour d’ivoire sans pour autant céder devant les injonctions à l’impact social, voire à ce qui se nomme aujourd’hui un transfert des connaissances et d'innovations vers la société ? Depuis quelle(s) posture(s) idéologique(s) ? Qu’en est-il des nouvelles formes et modalités d’écritures scientifiques, des écritures alternatives, qui inaugure une autre manière de travailler non pas sur mais avec les gens, dans une vision de co-construction de la recherche. Quelles pratiques langagières et quelle réflexivité sur ces pratiques les linguistes peuvent formuler ? Pour le reformuler dans les termes de Castoriadis, les imaginaires linguistiques sont-ils des lieux de transformation sociale ? Et si c’est le cas, qu’en est-il des imaginaires linguistiques des linguistes en termes de transformation sociale ? Comme en témoigne la polémique autour de l’écriture inclusive, les idéologies linguistiques véhiculent des enjeux sociaux et politiques massifs. Et malgré les fréquentes déclarations de non-intervention et d’usage-roi, les linguistes résistent difficilement à se positionner sur ces questions socio-politiques. La diversité de leur position témoigne de la forte dimension idéologique de ces prises de parole, qui sont pourtant souvent faites au nom de la scientificité et d’une prétendue neutralité axiologique. Ces affrontements permettent d’éclairer directement la dimension idéologique des affrontements théoriques au sein du champ. Ils soulèvent aussi des questions sur la linguistique comme parole publique. L’un de lieux majeurs de la linguistique appliquée étant l’enseignement, qu’en est-il des idéologies linguistiques de ces autres spécialistes de la langue que sont les enseignants de langue ? Comment leurs positionnements permettent-ils d’enseigner les idéologies linguistiques (en contexte francophone comme non-francophone) ? Par ailleurs, quels sont les ancrages idéologiques des nouvelles propositions d’enseigner la linguistique dès l’école primaire (Sheehan et al. 2024) ? Se pose également la question du poids des idéologies linguistique sur la gestion concrète du plurilinguisme, par les différents acteurs qui y sont impliqués (Agresti 2021). Au-delà de l’enseignement, les idéologies linguistiques des spécialistes de la langue non-linguistes (correcteur, éditeur, etc.) ainsi que des professionnels de la parole publique (journaliste, rédacteurs administratifs, métiers du droit, etc.) seraient également intéressantes à investiguer. Les enjeux institutionnels autour de la langue sont massifs, tout comme les interventions régulières de l’État en la matière, qu’il s’agisse des textes ministériels encadrant les programmes scolaires, d’organismes tels que la DGLFLF, ou du soft power de la francophonie. Qui sont les auteurs et les acteurs de ces interventions et quels rapports entretiennent-ils avec les linguistes ? Les diverses commissions terminologiques dont se dote la France peuvent-elles être considérées comme des espaces de lobbying d’idéologies linguistiques, à la manière des groupes d’intérêt qui promeuvent ou défendent certaines causes ? D’où viennent les idéologies linguistiques de l’État ? Peut-on en retracer la généalogie ? Que dessinent les politiques linguistiques contemporaines, qui simultanément prêtent l’oreille aux linguistes (comme cela a été le cas pour la glottophobie (Blanchet 2016), ou bien la DGLFLF) et les ignorent (enseignement du français, Académie française, diplomatie culturelle de la francophonie, etc.) ? En France, l’utilisation appuyée de la langue dans la construction nationale a rendu la question langagière d’autant plus saillante dans l’entreprise nationaliste, et certains linguistes se sont volontiers prêtés à l’exercice, à l’instar de Damourette et Pichon. Y a-t-il encore aujourd’hui des approches nationalistes de la science linguistique ? Les linguistes font-ils parfois preuve de glottophobie ? Comment agissent les différentes idéologies linguistiques en fonction des variétés de français sur lesquelles on travaille ? Sous quelle forme se rencontrent-elles ? Enfin, on pourra s’interroger sur les pratiques de muséification de la langue et de la linguistique, du musée associatif Mundolingo (Paris) à la récente Cité internationale de la langue française, inaugurée par Macron en octobre 2023, en passant par les pratiques de patrimonialisation des instruments d’analyse que peuvent mener certains laboratoires de linguistique. Quelle vision du savoir sur la langue et quels enjeux ces pratiques portent-elles ? Alors qu’elles sont des véhicules idéologiques de ce qu’est la linguistique, elles en incarnent une version qui doit être tout à la fois explicative et ancrée socialement. À ce titre, elle constitue peut-être une nouvelle version du paradoxe fondateur de la linguistique : performer un ethos de la description scientifique, qui a vocation à agir socialement. Les communications pourront s’inscrire dans un ou plusieurs de ces trois axes, et mobiliser les cadres théoriques, y compris interdisciplinaires, qui sont pertinents. Les propositions de communications préciseront les textes et discours (y compris théoriques), et les éventuels corpus sur la base desquels seront élaborés le propos et la structure envisagée de la communication. Références Agha, Asif. (2003). The social life of a cultural value. Language and communication, 23, 231–273. Agresti, Giovanni (2021). « Former aux politiques linguistiques et éducatives. Considérations générales, pratiques de terrain », Synergies France, 14-15 : 151-166. Berrendonner, Alain, Michel Le Guern, et Gilbert Puech. 1983. Principes de grammaire polylectale. Lyon : Presses Universitaires de Lyon. Blanchet, Philippe. 2016. Discriminations : combattre la glottophobie. Paris : Textuel. Dosse, François. 1991. Histoire du structuralisme. Paris : La Découverte. Eckert, Penelope. 2019. “The limits of meaning: Social indexicality, variation, and the cline of interiority”. Language 95(4) : 751-776. Foucault, Michel. 1971. L’ordre du discours. Paris : Gallimard. Haraway, Donna, (1988), « Situated Knowledges: The Science Question in Feminism and the Privilege of Partial Perspective ». Feminist Studies, 14(3): 575-599. Houdebine, Anne-Marie. 2015. “De l’imaginaire linguistique à l’imaginaire culturel” La linguistique 51(1) : 3-40. Kroskrity, Paul V. (ed.). 2000. Regimes of Language: Ideologies, Polities, and Identities. Santa Fe, NM : School of American Research. Ochs, Elinor. 1993. « Indexing Gender ». In Sex and Gender Hierarchies, Barbara D. Miller, 335 58. Cambridge: Cambridge University Press. Paveau, Marie-Anne. 2008. “Les non-linguistes font-ils de la linguistique ?” Pratiques 139-140 : en ligne Pêcheux M., 1975, « Les Vérités de La Palice », In Maldidier D., éd., L’Inquiétude du discours. Textes de Michel Pêcheux, Éd. des Cendres : 175-244. Preston, Dennis R. 2019. “What is Folk Linguistics?” Målbryting : n. pag. Rastier, François. 2001. Arts et sciences du texte. Paris : PUF. Sériot, Patrick. 2012. Structure et totalité : Les origines intellectuelles du structuralisme en Europe centrale et orientale. Limoges : Lambert-Lucas. Silverstein, Michael. 2003. “Indexical order and the dialectics of sociolinguistic life”. Language and Communication 23 : 193–229 Sheehan, Michelle, Havinga Anna D., Kasstan, Jonathan R., Stollhans Sascha, Corr, Alice & Gillman Peter. 2024. “Teacher perspectives on the introduction of linguistics in the languages classroom: Evidence from a co-creation project on French, German and Spanish”. British Educational Research Journal: online. * * * INFORMATIONS PRATIQUES Calendrier • Lancement de l’appel : 18 juillet 2024 • Date limite de réception des propositions : 15 octobre 2024 • Notification : 30 octobre 2024 • Conférence : 30-31 janvier 2025 Modalités de soumissions Résumé de 500 mots à envoyer, accompagné d’une courte présentation biographique à : Ruggero Druetta : ruggero.druetta@unito.it Julie Abbou : julie.abbou@unito.it Format de la conférence La conférence accueillera des communications sur un format classique (20 minutes de présentation et un temps de discussion collective) et se clôturera sur un moment de parole libre pour accueillir les propositions spontanées qui pourraient éclore des discussions. Une publication est envisagée, dont la forme sera décidée à l’issue du colloque. Comité d’organisation Ruggero Druetta (Università degli Studi di Torino) : ruggero.druetta@unito.it Julie Abbou (Università degli Studi di Torino) : julie.abbou@unito.it Comité scientifique Guy ACHARD-BAYLE (Université de Lorraine) Giovanni AGRESTI (Université Bordeaux Montaigne ; Università degli Studi di Napoli) Christophe BENZITOUN (Université de Lorraine) Josiane BOUTET (Université de Paris-Sorbonne) Cécile CANUT (Université Paris Cité) Gilles CORMINBOEUF (Université de Fribourg) Patrick CHARAUDEAU (Université Sorbonne Paris Nord) James COSTA (Université Sorbonne Nouvelle) José DEULOFEU (Aix-Marseille Université) Alexandre DUCHENE (Université de Fribourg) Oreste FLOQUET (Sapienza Università di Roma) Luca GRECO (Université de Lorraine) Patricia KOTTELAT (Università degli Studi di Torino) Vincenzo LAMBERTINI (Università degli Studi di Torino) Chloé LAPLANTINE (CNRS) Noémie MARIGNIER (Université Sorbonne Nouvelle) Maria Margherita MATTIODA (Università degli Studi di Torino) Benoit MONGINOT (Università degli Studi di Torino) Silvia NUGARA (Università degli Studi di Torino) Alain RABATEL (Université Claude Bernard Lyon 1) Rachele RAUS (Università degli Studi di Bologna) Laurence ROSIER (Université Libre de Bruxelles) Nathalie Rossi GENSANE (Université Lumière Lyon 2) Marie VENIARD (Université Paris Cité)
Nome del contatto: 
Ruggero Druetta, Julie Aboou
Email del contatto: 
ruggero.druetta@unito.it julie.abbou@unito.it
Indirizzo postale: 
Torino, Campus Luigi Einaudi; Dipartimento di Lingue e Letterature Straniere e Culture Moderne
Segnalato da: 
Ruggero Druetta
Email: 
ruggero.druetta@unito.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
18/07/2024
Data di fine dell'evento: 
15/10/2024
Città dell'evento: 
Torino
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
Ideologie metalinguistiche, Linguistica descrittiva, Linguistica prescrittiva, norma, ruolo sociale del linguista

Enseigner la langue à travers la traduction

Perspectives franco-italiennes comparées entre Renaissance et Ère numérique

Riassunto dell'annuncio: 
L’enseignement des langues à travers la traduction demeure un domaine riche en potentialités didactiques et culturelles. Ce colloque international qui se déroulera les 21 et 22 novembre 2024 dans le cadre du projet PRIN PNRR “Revisiting and E-Mapping Theatre Translations of Ancient and Modern Classics in 16th-century France” vise à explorer cette thématique dans deux perspectives historiquement et culturellement significatives : la Renaissance francophone et la didactique des langues dans l’ère numérique.
ENSEIGNER LA LANGUE À TRAVERS LA TRADUCTION Perspectives franco-italiennes comparées entre Renaissance et Ère numérique   Ferrare, 21-22 novembre 2024 Responsables scientifiques Daniele Speziari (Université de Ferrare, PI PRIN) Riccardo Raimondo (Université de Catane, Co-PI PRIN) Zuzana Toth (Université de Bâle / Université de Modène) Anna Raimo (Université de Bologne) Comité d’organisation Vera Gajiu, Francesco Laurenti, Anna Raimo, Riccardo Raimondo, Daniele Speziari, Zuzana Toth L’enseignement des langues à travers la traduction demeure un domaine riche en potentialités didactiques et culturelles. Ce colloque international qui se déroulera les 21 et 22 novembre 2024 dans le cadre du projet PRIN PNRR “Revisiting and E-Mapping Theatre Translations of Ancient and Modern Classics in 16th-century France” vise à explorer cette thématique dans deux perspectives historiquement et culturellement significatives : la Renaissance francophone et la didactique des langues dans l’ère numérique. L’articulation du colloque en deux volets distincts permet une exploration comparative et diachronique, facilitant une compréhension approfondie de l’évolution des pratiques d’enseignement des langues à travers la traduction. Cette structure bi-focale, avec son approche transhistorique et comparative, encourage les participants (chercheurs mais aussi enseignants et futurs enseignants du secondaire) à établir des connexions entre les époques, tout en offrant un cadre analytique pour évaluer l’impact historique et contemporain des technologies et des théories de la traduction sur l’enseignement linguistique. Le colloque vise ainsi à créer un espace d’échange multidisciplinaire, invitant les chercheurs à enrichir la discussion sur l’enseignement des langues à travers la traduction. Il promet d’apporter des éclairages nouveaux sur les pratiques d’enseignement, les technologies éducatives, et les approches culturelles et linguistiques, de la Renaissance à l’ère numérique. Universités partenaires Université de Bâle Université de Bologne Université de Catane Université de Ferrare Université de Modène Réseaux universitaires et groupes de recherche DO.Ri.F. (Centro di documentazione e di Ricerca per la didattica della lingua francese nell’Università italiana) SUSLLF (Società Universitaria per gli Studi di Lingua e Letteratura Francese) Gruppo di Studio sul Cinquecento Francese CSML (Centro Studi sul Multilinguismo, Università Ca’ Foscari di Venezia) International Center for Research on Collaborative Translation (IULM, Milano) Reseau ImagoTrad (imagotrad.hypotheses.org | Academic Gazette ISSN 2558-4847) Dates à retenir Ouverture de l’appel à communications : mars 2024. Date limite pour l’envoi des propositions : 31 mai 2024. Notification aux intervenants: le 30 juin 2024 au plus tard. Le colloque aura lieu les 21 et 22 novembre 2024.    Contacts daniele.speziari@unife.it riccardo.raimondo@unict.it zuzana.toth@unibas.ch  anna.raimo2@unibo.it
Nome del contatto: 
Daniele Speziari
Email del contatto: 
daniele.speziari@unife.it
Segnalato da: 
Vera Gajiu
Email: 
vera.gajiu@unito.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
31/05/2024
Città dell'evento: 
Ferrara
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
didactique, langue française, traduction, Renaissance, numérique, Italie, France
Sito web di riferimento: 

Appel à contribution pour TDFLE. Travaux de didactique du français langue étrangère, n. 85 (2024)

La gestion de l’apport culturel par les technologies en didactique du FLE : enjeux, défis et perspectives.

Riassunto dell'annuncio: 
n°85 — Soumission des articles avant le : 31/08/2024.
La gestion de l’apport culturel par les technologies en didactique du FLE : enjeux, défis et perspectives (Eleonora Marzi, Silvia Domenica Zollo, éds.) URL: https://revue-tdfle.fr/appels-a-contribution/206-revue-85-la-gestion-de-l-apport-culturel-par-les-technologies-en-didactique-du-fle-enjeux-defis-et-perspectives
Nome del contatto: 
Silvia Domenica Zollo
Email del contatto: 
silvia.zollo@uniparthenope.it
Indirizzo postale: 
Naples
Segnalato da: 
Silvia Domenica Zollo
Email: 
silvia.zollo@uniparthenope.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
17/01/2024
Data di fine dell'evento: 
31/08/2024
Città dell'evento: 
Napoli
Bologna
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
technologie numérique, didactique du FLE, ontologies, cultures

Bando Ricercatore universitario L-LIN/04 Università eCampus

Riassunto dell'annuncio: 
Procedura selettiva per titoli e discussione pubblica per il reclutamento di N° 37 posti di Ricercatore universitario a tempo determinato ai sensi dell’art. 24 della L.240/2010. 10/H1 - LINGUA, LETTERATURA E CULTURA FRANCESE L-LIN/04 – Lingua e traduzione – Lingua francese
Procedura selettiva per titoli e discussione pubblica per il reclutamento di N° 37 posti di Ricercatore universitario a tempo determinato ai sensi dell’art. 24 della L.240/2010. 1 POSTO per: 10/H1 - LINGUA, LETTERATURA E CULTURA FRANCESE L-LIN/04 – Lingua e traduzione – Lingua francese Partecipazione entro il 16 dicembre 2023, maggiori informazioni al link indicato per questo annuncio.
Segnalato da: 
Francesco Pigozzo
Email: 
francesco.pigozzo@uniecampus.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
12/12/2023
Data di fine dell'evento: 
16/12/2023
Città dell'evento: 
Online
Tipo di evento: 
Bourses, prix, emplois
Categoria principale: 
Parole chiave: 
Ricercatore universitario, L-LIN/04, Lingua francese, Traduzione francese

Le français de nos jours. Caractères, formes, aspects

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Cet ouvrage propose un accès linguistique et culturel vaste au français contemporain, grâce à l’analyse de ses caractères principaux: les dynamiques du français oral et écrit, la syntaxe, la néologie et la phraséologie, les particularités de la communication spécialisée, les traits marquants de...

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Categoria principale: 
Segnalato da: 
Maria Teresa Zanola
Email: 
mariateresa.zanola@unicatt.it
ISBN: 
9788829020188
Collezione: 
Studi Superiori
Anonyme
Editore: 
Carocci
Luogo della pubblicazione: 
Roma
Data di pubblicazione: 
Saturday, January 7, 2023
URL: 
https://www.carocci.it/prodotto/le-francais-de-nos-jours
Sito web di riferimento: 
https://www.carocci.it/prodotto/le-francais-de-nos-jours

Les mèmes : approches sémiolinguistiques et discursives

Journée d’études

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Cette journée d'études, consacrée à une appréhension sémiolinguistique et discursive des mèmes internet, se tiendra à l'Université de Pise le 28 octobre 2022. La date butoir pour la soumission des propositions est le 30 juillet 2022. La langue principale du colloque est le français, mais des communications en anglais, espagnol et italien seront aussi bienvenues.
Dipartimento di Filologia, Letteratura e Linguistica Journée d’études Les mèmes : approches sémiolinguistiques et discursives Pise, 28 octobre 2022 L’avènement du Web 2.0 et l’émergence des réseaux sociaux numériques (RSN), aux débuts des années 2000, ont marqué un tournant radical dans la manière de concevoir la communication et les pratiques sociodiscursives qui leur sont associées. La galaxie numérique est ainsi devenue un terrain d’étude fertile pour les chercheurs et chercheuses dans de nombreux domaines des sciences humaines et sociales, tels que la sociologie, les sciences de l’information et de la communication, l’Histoire, l’anthropologie, les sciences de l’éducation, la littérature et, bien évidemment, les disciplines linguistiques et discursives. L’analyse du discours en et hors France ne cesse depuis ces dernières années d’enrichir le débat autour du numérique à travers de nombreuses analyses sémiotiques, sémantiques et pragmatiques, portant aussi bien sur des études exploratoires que sur le dépouillement de grands corpus (Longhi, 2017 ; Longhi et Vicari, 2020), souvent en lien avec des notions clés de la rhétorique et de l’argumentation comme celle d’ « autorité » (Vicari, 2021), de « polémique » (Mercier, 2015) ou de « violence verbale », voire de « haine », en ligne (Romain & Fracchiolla, 2016 ; Doucet, 2020 ; Amadori, 2012). Alors que d’autres études insistent sur les routines scripturales et énonciatives de l’écriture numérique (Marcoccia, 2016), ou bien sur la typologisation de nouveaux technogenres (Longhi, 2013 ; Paveau, 2013 ; Halté 2019), Marie-Anne Paveau s’attache dans son ouvrage heuristique à donner une assise épistémologique et théorique solide aux concepts et aux notions opératoires en Analyse du discours numérique (ADN) et, corollairement, à cerner une première caractérisation des nouvelles pratiques technodiscursives circulant sur le Web (Paveau, 2017) . Parmi les nombreuses productions discursives « natives » du Web, c’est-à-dire « l’ensemble des productions verbales élaborées en ligne, quels que soient les appareils, les interfaces, les plateformes ou les outils d’écriture » (Paveau 2017 : 8), Paveau consacre une place privilégiée à ces « technographismes » (ibid.) que sont les mèmes. Les mèmes tiennent désormais une place privilégiée dans les discours du Web 2.0, qu’il s’agisse des réseaux sociaux ou bien des plateformes communautaires comme Reddit, Tumblr ou 4chan pour ne citer que quelques exemples parmi beaucoup d’autres. Depuis que le terme a fait son apparition, sous la plume du biologiste britannique R. Dawkins (1976) qui en a cerné les propriétés d’imitation et réplication , ces objets culturels – composé[s] la plupart du temps d'une unique photo, sur laquelle peut figurer un élément langagier qui s'apparente à une légende ou à une citation » (Gautier et Siouffi 2016 : 7) – se caractérisent à la fois par la plurisémioticité, associant le plus souvent image et texte, et par une viralité constitutive qui, sans se confondre avec le simple buzz numérique, témoigne d’un pouvoir réplicatif où « le contenu n’est pas simplement diffusé, il est utilisé comme matrice pour en générer de nouveaux » (Kaplan et Nova, 2016 : 8). Principalement conçu dans une visée humoristique et/ou ironique, le mème se fait en réalité porteur d’une dimension argumentative (Amossy, 2020) qui le charge d’une force illocutoire aux multiples facettes. Comme le souligne Albin Wagener, « les mèmes ne sont pas que de simples objets humoristiques à l’apparence inoffensive ; tout au contraire, ils fonctionnent comme de redoutables objets politiques » (Wagener, 2021 : en ligne). Ainsi peuvent-ils prendre les formes de l’engagement politique, mais aussi répondre à la rhétorique de la polarisation, aboutissant souvent à la dérision, voire à la violence contre tout acteur potentiellement impliqué dans la vie publique. Son caractère figé, se prêtant à la déconstruction et, successivement, à des réélaborations a priori infinies, permet à ce culturème de cristalliser un référent social en entraînant des propos polémiques, ce qui l’apparente à une « formule » au sens de Krieg-Planque (Krieg-Planque, 2009). Ainsi, tandis que la production du mème assume un rôle crucial dans la construction d’enjeux sociaux, sa réception – voire consommation en ligne à travers le Web – se fait à travers l’appropriation, par les utilisateurs, des pratiques socionumériques à travers lesquelles les mèmes sont relayés. En servant une vision parodique ou subtilement ironique de la culture populaire (Jost, 2022), les mèmes agissent sur la réalité, dans la mesure où ils font émerger et structurent les débats autour d’un évènement ou d’un enjeu social, politique, économique ou culturel (Wagener, 2022). À l’instar des gifs, les mèmes ne sont pas seulement symptomatiques d’une culture numérique contingente, mais constituent un nouveau langage sémiotique et polysémique : « en assistant à la naissance des mèmes et des gifs comme langage numérique multimodal et multi-usages, nous assistons tout simplement à la naissance d’une nouvelle forme de langage » (Wagener, 2020). Il ne fait aucun doute que, parmi ces domaines, le politique tient le plus de place dans le cadre d’une vision participative de la gestion de la res publica ou bien lors des campagnes éléctorales (Mancera Rueda, 2020). Comme le souligne L. Shifman : « Whereas traditional political-science accounts of participation have focused on easily measurable practices, as voting or joining political organizations, in recent years the perception of what include political participation has been broadened to include mundane practices, such as commenting on political blogs and posting jokes about politicians » (Shifman, 2014: 120). C’est aussi la thèse de G. Mazzoleni et R. Bracciale (2019) qui mesurent l’impact, de nos jours, du tournant pop de la communication politique, où les mèmes font leur entrée spectaculaire dans l’agora numérique et se présentent à l’interprétation des normies , à condition que ces derniers aient une connaissance préalable de l’univers narratif ainsi que des stéréotypes interprétatifs sous-jacents, et partagent l’univers de croyance, au sens de Martin (2001 [1992]), auquel ont accès les producteurs de mèmes. Cette journée d’études ne prétend pas épuiser une problématique qui, malgré la qualité de la littérature scientifique existante, n’a pas fait l’objet jusqu’à présent d’une appréhension systématique dans les domaines linguistique et discursif. Les contributions pourront porter sur différents niveaux d’analyse du fait mémétique, la liste suivante n’étant pas exhaustive : • Une réflexion visant à mieux cerner le mème comme objet culturel qui non seulement décrit et agit sur la réalité, mais s’observe de manière sui-référentielle (Berrendonner, 1982) comme une production qui se prend elle-même pour objet de l’analyse. Il s’agira alors de réfléchir non seulement sur le mème en tant que produit numérique, mais aussi à travers le discours qu’il produit sur lui-même, ce qu’on appelle en d’autres termes un métamème. En même temps, il s’agit d’apprécier, sur le plan morphologique, les dérivations liées au terme « mème » (le verbe memare en italien, tout comme l’adjectif et substantif mémétique en français) et quels sont les domaines dans lesquels ces dérivations sont en usage . • Un regard plus vaste sur les différents procédés et degrés de « normification » (Mazzoleni & Bracciale, 2019 : 65 et ssqq ; Lolli 2020 : 119) qui sont à l’œuvre dans l’élaboration et circulation d’un mème (par ex. les moules syntaxiques ou phrasal templates, ainsi que les stéréotypes interprétatifs que le signifiant et le signifié suggèrent). • Le mème comme nouvelle substance sémiotique qui, d’après Lolli (2020), s’inscrit dans un paradigme figuratif longtemps rejeté par une certaine forme d’intellectualisme tournée vers une conception « tyrannique » de l’image , s’opposant et dépassant l’authenticité dialogique de la parole (ibid : 165). Cet axe de recherche pourra être intégré par une réflexion portant sur les formes de l’argumentation linguistique ou rhétorique des mèmes. Autrement dit, comment les locuteurs argumentent-ils à travers les mèmes ? Un discours mémétique peut-il donner lieu à un contrediscours mémétique ? • Une vision plus ample sur les aspects de récursivité, intertextualité et multimodalité que les mèmes sous-tendent (Zenner & Geeraerts, 2018) et qui les placent à l’intersection de plusieurs formes sémiotiques telles que les images macros, rage comics, recut trailers, etc. au point de pouvoir élargir le champ des genres mémétiques qui composerait ce que Lolli (2020) appelle métaphoriquement « famiglia memetica ». Il s’agit de questionner, comme le proposait Barthes (1964), comment le sens découle de l’image, mais aussi – sous l’angle envisagé plus récemment par R. Falcinelli, comment fonctionnent les images. Suivant cette perspective, il faudra alors s’affranchir de l’idée que les images représentent tout simplement quelque chose et dépasser leur fonction symbolique, afin d’observer plutôt les mécanismes qui gouvernent l’articulation et le fonctionnement du rapport entre texte et image. Les propositions de communication de 3000 signes, à l’exclusion de la bibliographie, sont attendues à l’adresse suivante : colloquepise.meme@gmail.com au plus tard le 30 juillet 2022, avec le nom, prénom et affiliation universitaire. La langue principale du colloque sera le français, mais des communications en anglais, espagnol et italien seront aussi bienvenues. L’inscription est gratuite. Les frais d’hébergement et de transport sont en revanche à la charge de chaque participant.e. Conférencier.es invité.es : Marie-Anne Paveau (Université Sorbonne Paris Nord) Albin Wagener (Université de Rennes 2 / INALCO) Comité scientifique Francesco Attruia (Université de Pise) Roberta Bracciale (Université de Pise) Aurora Fragonara (Université de Poitiers) Ilaria Frana (Université “Kore” – Enna) Rosa Maria García Jimenez (Université de Pise) Julien Longhi (CY Cergy Paris université) Elisa Lupetti (Université de Pise) Silvia Modena (Université de Modène et de Reggio d’Émilie) Chiara Molinari (Université de Milan “Statale”) Marie-Anne Paveau (Université Sorbonne Paris Nord) Paola Paissa (Université de Turin) Micaela Rossi (Université de Gênes) Laura Santone (Université de Rome – “Roma Tre”) Stefano Vicari (Université de Gênes) Albin Wagener (Université de Rennes 2 / INALCO) Comité d’organisation : Francesco Attruia (Université de Pise) Aurora Fragonara (Université de Poitiers) Elisa Lupetti (Université de Pise) Dario Nicolosi (Université de Pise), Stefano Vicari (Université de Gênes) Bibliographie Amadori, S., 2012, « Le débat d'idées en ligne : formes de la violence polémique sur Youtube », Signes, discours et société, 9, http://revue-signes.gsu.edu.tr/article/-LXz7XjdmoGn60Q8Uf2t, Réf. 21/03/2022. Amossy, R., 2021, L’argumentation dans le discours, Paris, Colin, 4ème édition. Barthes, R., 1964, « Rhétorique de l'image », Communications, 4, « Recherches sémiologiques », pp. 40-5. Berrendonner A., 1982, Éléments de pragmatique linguistique, Paris, Minuit. Dawkins, R., 1976, The Selfish Gene, Oxford, Oxford University Press. Falcinelli, R., 2020, Figure. Come funzionano le immagini dal Rinascimento a Instagram, Torino, Einaudi. Gautier, A. & Siouffi, G., 2016. « Les mèmes langagiers : propagation, figement et déformation ». Travaux de linguistique, 73, pp. 7-25. Halté, P., 2019, « Les gestes à l’écrit dans les interactions numériques : description et fonctions », Pratiques, n° 183-184, 2019. Jost, F., 2022, Est-ce que tu mèmes ? De la parodie à la pandémie numérique, Paris, CNRS Editions. Kaplan, F., Nova, N., 2016, La culture internet des mèmes, Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes. Krieg-Planque, A., 2009, La notion de « formule » en analyse du discours. 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Nome del contatto: 
Francesco Attruia
Email del contatto: 
francesco.attruia@unipi.it
Indirizzo postale: 
Università di Pisa - Palazzo Matteucci. Piazza E. Torricelli, 2 - 56126 Pisa
Segnalato da: 
Francesco Attruia
Email: 
colloquepise.meme@gmail.com
Data di inizio o data limite dell'evento: 
30/07/2022
Città dell'evento: 
Pisa
Tipo di evento: 
Appels à contribution
Categoria principale: 
Parole chiave: 
mèmes, Web 2.0, discours numériques, RSN, technographismes

Français parlé : données, représentations, questionnements théoriques (Turin, 16-17 juin 2022)

Riassunto dell'annuncio: 
Après une époque pionnière, où l’étude de l’oral était confrontée à un déni de légitimité et à l’absence de cadres de référence précis et d’outils d’analyse – technologiques et conceptuels – adaptés, force est de constater que, malgré tout, le français parlé demeure encore assez peu représenté dans les ouvrages grammaticaux de référence. À l’heure où la Grande Grammaire du Français voit enfin le jour, il est donc légitime de revenir sur les représentations de l’oral, sur sa place et son rôle dans la théorie linguistique et dans la description du système unitaire de la langue française.
PROGRAMME DES JOURNÉES 16 juin 2022 9h Accueil des participants 9h15 Mot de bienvenue du directeur du département et des organisateurs Représentation, transcriptions, corpus Présidente de séance : Enrica Galazzi (Università Cattolica del Sacro Cuore – Milano) 9h45 Nathalie Rossi-Gensane (Université Lumière Lyon 2 et ICAR – UMR 5191), Biagio Ursi (LabEx ASLAN, Lyon, et ICAR – UMR 5191) : Segmentation syntaxique et disfluences : les propositions du projet SegCor 10h20 Françoise Gadet (Université Paris X Nanterre, émérite), Emmanuelle Guerin (Université Sorbonne Nouvelle) : Écouter par écrit 10h55 Pause Présidente de séance: Patricia Kottelat (Università di Torino) 11h30 Anna Giaufret (Università di Genova), Wim Remysen (Université de Sherbrooke), Philippe Rioux (Université de Sherbrooke) : Comment représenter le français de la BD ? L’exemple du corpus Ébullition dans le FDLQ 12h05 Philippe Martin (Université Paris 7 – Diderot, émérite) : Les défis de l’annotation prosodique dans l’oral 12h40 Alida M. Silletti (Università degli Studi di Bari Aldo Moro) : La macrosyntaxe à l’épreuve de la transcription générée automatiquement : le cas des « parenthèses » 13h15 Pause Représentations fictionnelles de l’oral : le vrai du faux ? Présidente de séance : Claire Martinot (Sorbonne Université ; présidente de la CRL) 15h00 Isabelle Stabarin (Università di Trieste) : Comment l’oral de fiction simule-t-il l’oral spontané et avec quelles limites ? 15h35 Márton Gergely Horváth (Université Pázmány Péter) : Phénomènes d’oralisation dans Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre 16h10 Vincent Berthelier (Université Lumière Lyon 2) : La fixation littéraire du français parlé à travers le polar des années 1950-1970 16h45 Pause Présidente de séance : Marie-Christine Jamet (Università Cà Foscari Venezia ; consule honoraire de France à Venise) 17h20 Véronic Algeri (Università degli Studi Roma Tre) : L’oral dans les romans de Faïza Guène : de la transcription à la représentation Représenter – décrire – systématiser : le travail du 17h55 Guy Achard-Bayle (Université de Lorraine, émérite) : La Grande Grammaire du Français (GGF) : place à l’oral ! 18h30 Fin de la première journée 20h15 Dîner festif : Porto di Savona, Piazza Vittorio Veneto 2. 17 juin 2022 Observer pour expliquer : entre particulier et général Présidente de séance : Sonia Gerolimich (Università degli Studi di Udine) 9h15 Louis Begioni (Università Roma Tor Vergata) : La langue française, une langue à part parmi les langues romanes. Une évolution typologique vers un modèle néo-isolant. 9h50 Sara Vecchiato (Università degli Studi di Udine) : Les interrogatives indirectes à l’oral. Hypothèse d’étude lexico-grammaticale 10h25 Pause-Café Présidente de séance : Micaela Rossi (Università degli Studi di Genova ; présidente du DoRiF - Università) 11h00 Henri-José Deulofeu (Aix-Marseille Université, émérite) : Quel statut syntaxique pour les constituants « cadratifs » en français parlé ? Extension de l’analyse aux « anticadratifs », constituants à portée sémantique large rétrospective. 11h35 Alain Berrendonner (Université de Fribourg, émérite) : Syntaxe de ‘donc’ à l’oral 12h10 François Guillaume Tabi Manga (Université de Yaoundé I au Cameroun) : Un constituant syntaxique non régi : analyse macro-syntaxique et sémantique de ‘parce que’ dans le discours spontané des étudiants du cycle licence 1 du département de français de l’Université de Yaoundé I 12h45 Pause Déjeuner Entre micro et macro. Analyse des opérations énonciatives Président de séance : Ruggero Druetta (Università di Torino) 14h30 Gilles Corminboeuf (Université de Fribourg) : Les énonciations en ‘tu sais’ : opérations sur la mémoire discursive 15h05 Irina Ghidali (Université Sorbonne Nouvelle) : Les anaphores énonciatives. Pour une description du fonctionnement résomptif de quelques marqueurs discursifs 15h40 Marie-José Béguelin (Université de Neuchâtel, émérite) : Un emploi parenthétique de ‘j’entends’ en français parlé de Suisse romande. Quelles conséquences pour la description linguistique du français ? 16h15 Pause-Café Rétrospectives et perspectives de recherche 16h45 Table ronde participative, animée par Ruggero Druetta, José Deulofeu, Françoise Gadet, Marie-José Béguelin : Où en est la description du français parlé : corpus, outils, méthodes ? 18h15 Conclusion du colloque
Nome del contatto: 
Ruggero Druetta
Email del contatto: 
francparle2022@gmail.com ; ruggero.druetta@unito.it
Indirizzo postale: 
Via S. Ottavio 18 – TORINO
Segnalato da: 
Sonia Gerolimich
Email: 
sonia.gerolimich@uniud.it
ruggero.druetta@unito.it
Data di inizio o data limite dell'evento: 
16/06/2022
Data di fine dell'evento: 
17/06/2022
Città dell'evento: 
TORINO - TURIN
Tipo di evento: 
Colloques
Categoria principale: 
Parole chiave: 
Français parlé, oral, grammaire de l'oral, représentation de l'oral, normativité, spontanéité, description de l'oral

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